Le fils de mon conjoint, aujourd’hui âgé de 8 ans, a été suivi par une psychologue pendant de nombreuses années. Au tout début du suivi mon conjoint a eu un rendez vous avec elle qui s’est mal passé puis un rendez vous par téléphone qui s’est également mal passé. Depuis il n ‘a plus eu de rendez-vous mais il a laissé son fils consulté cette spécialiste.
Son fils nous faisant part d’un retour très négatif et nous disant qu’il ne lui faisait pas confiance, lorsqu’il a eu un rendez-vous chez une pédopsychiatre mon conjoint a demandé à la psychologue de ne plus suivre son enfant.
Il est suivi pour de la violence orientée vers sa maman. Tout se passe bien lorsqu’il est avec nous mais également à l’école.
Tout se passait bien avec la pédopsychiatre jusqu’à ce que la psychologue envoie un courrier à la pédopsychiatre. Au dernier rendez-vous mon conjoint a été accusé d’aliéner son enfant et donc d’être responsable de la violence de son enfant envers sa maman. Il a également appris que la maman était dorénavant suivie par cette psychologue.
Mes questions sont les suivantes :
- La psychologue a-t-elle le droit d’envoyer des courriers à la pédopsychiatre sans en informer mon conjoint ?
- La psychologue a-t-elle le droit de suivre la maman ?
- La psychologue a-t-elle le droit d’envoyer des courriers à la pédopsychiatre sachant qu’elle suit la maman en consultation ?
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11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 6 personnes
Bonjour,
Je comprends que cette situation vous mette mal à l’aise, parce que ce que vous décrivez donne vraiment une impression de manque de transparence, et ça vient toucher quelque chose de sensible : le suivi d’un enfant.
Ce qui paraît surtout compliqué ici, ce n’est pas seulement “ce qui est autorisé ou non”, mais le fait que votre conjoint ait le sentiment d’être mis à l’écart, voire jugé, sans avoir pu comprendre ce qui se disait réellement entre professionnels.
Qu’une psychologue échange avec une pédopsychiatre, ça peut exister dans certains suivis, mais normalement ça se fait dans un cadre clair, et surtout sans créer de confusion ou de déséquilibre entre les parents. Là, on sent que ça a eu un impact direct, et assez violent, sur la perception que la pédopsychiatre a de votre conjoint.
Le fait que cette psychologue suive maintenant la maman ajoute aussi quelque chose de délicat. Ce n’est pas forcément interdit, mais dans un contexte déjà tendu, ça peut clairement biaiser les choses et donner le sentiment que chacun n’est pas à la même place.
Je pense que le plus important, ce n’est pas d’essayer de “trancher” ce qui est légal ou pas dans l’absolu, mais de remettre du dialogue et de la clarté. Votre conjoint pourrait demander simplement à comprendre ce qui a été transmis, dans quel objectif, et exprimer ce qu’il a ressenti face à ce qui lui a été renvoyé.
Parce qu’au fond, ce qui compte, c’est que le suivi de cet enfant se fasse dans un cadre sain, où chacun se sent respecté, et où l’enfant ne se retrouve pas au cœur de tensions entre adultes.
Si vous en ressentez le besoin, je peux aussi vous aider à poser les choses plus concrètement avec les professionnels concernés.
16 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Ce que vous décrivez est une situation très compliquée et complexe, puisque vous même êtes la conjointe actuelle du père de cet enfant qui est certainement en souffrance s’il se montre agressif et même violent avec sa propre mère.
Je vais vous donner un point de vue qui peut vous surprendre : celui d’une thérapeute familiale qui a connu beaucoup de situations conflictuelles destructrices pour les enfants.
Au delà de votre questionnement qui est compréhensible il y a le bien être de cet enfant et le respect qu’il doit à sa mère. Et en principe c’est au père d’imposer que l’enfant respecte sa mère.
La réaction et les propos de cette psychologue dont vous mettez en doute sa déontologie sont à comprendre à la lumière des années où elle a écouté et suivi l’enfant en question.
Il ne serait pas allé chez elle pendant des années si vraiment il n’était pas en confiance avec elle.
Et pourquoi aurait elle « inventé » une accusation grave ? Puisque l’aliénation parentale existe, elle est subtile et fait des dégâts énormes dans les familles.
Pourquoi ça s’est mal passé entre elle et votre conjoint, le père de l’enfant ?
Aujourd’hui elle est devenue la thérapeute de la mère de l’enfant… mais « l’accusation » d’aliénation est arrivée avant, il me semble.
C’est appréciable que vous vous sentez concernée par le bien être de cet enfant, mais son équilibre psychique dépend surtout de l’apaisement des relations entre ses parents. Et pour cela une méditation est probablement nécessaire.
Je vous souhaite de pouvoir aider ce jeune enfant à se comporter correctement avec sa mère et à bien évoluer dans un climat familial apaisé.
sp
14 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Mélie,
Je vous remercie pour votre message et pour la confiance que vous accordez à cet espace pour exprimer votre situation. Ce que vous décrivez est délicat, à la fois sur le plan relationnel, familial et dans le cadre du suivi thérapeutique de cet enfant.
Je vais vous répondre en tant que praticienne en Gestalt, avec un regard à la fois humain et éthique, sans me substituer à un avis juridique strict, mais en vous apportant des repères.
Tout d’abord, ce que vous vivez semble générer de l’incompréhension, voire un sentiment d’injustice pour votre conjoint. Il est important de reconnaître que lorsque plusieurs professionnels interviennent autour d’un enfant, et que les parents sont séparés ou en désaccord, les tensions peuvent rapidement s’intensifier.
Concernant vos questions.
Sur le fait que la psychologue ait envoyé un courrier à la pédopsychiatre sans en informer votre conjoint.
En principe, les échanges entre professionnels de santé autour d’un même patient peuvent exister, mais ils sont encadrés par le secret professionnel et le partage d’informations doit se faire dans l’intérêt de l’enfant. Toutefois, lorsque l’enfant est mineur, l’autorité parentale implique en général que les parents soient informés de ce type de démarches, sauf situation particulière. L’absence d’information peut donc poser question sur le plan éthique, même si cela dépend du contexte précis.
Concernant le fait que la psychologue suive la maman.
Cela n’est pas interdit en soi. Un professionnel peut accompagner différents membres d’une même famille. Cependant, cela demande une grande vigilance éthique, notamment pour éviter les conflits d’intérêts et préserver une certaine neutralité, surtout lorsqu’il y a des tensions ou un conflit parental.
Concernant le fait d’envoyer des courriers tout en suivant la maman.
Là encore, ce n’est pas forcément illégal, mais cela soulève clairement une question de positionnement. Lorsqu’un professionnel est impliqué auprès de plusieurs personnes d’un même système familial, il doit être particulièrement attentif à ne pas prendre parti, à ne pas alimenter un conflit, et à rester centré sur l’intérêt de l’enfant. Si votre conjoint a le sentiment que ce n’est pas le cas, son ressenti mérite d’être entendu.
Au-delà de l’aspect “droit ou non”, ce que je perçois surtout dans votre message, c’est une rupture de confiance entre votre conjoint et cette psychologue, ainsi qu’un climat de tension qui peut devenir difficile pour tout le monde, et en particulier pour l’enfant.
En Gestalt, nous portons une attention particulière à la qualité du lien et à la sécurité relationnelle. Un enfant a besoin de sentir que les adultes autour de lui, y compris les professionnels, sont dans une forme de cohérence et de fiabilité. Lorsque ce n’est plus le cas, il peut être pertinent de réévaluer le cadre d’accompagnement.
Peut-être que votre conjoint pourrait envisager, s’il ne se sent pas respecté ou entendu, de demander un autre regard professionnel, ou de clarifier les choses directement avec la pédopsychiatre, dans un cadre posé, en exprimant son vécu sans accusation mais avec ses questions.
Il peut aussi être utile de recentrer la réflexion sur l’enfant : de quoi a-t-il besoin aujourd’hui pour se sentir en sécurité, compris, et accompagné de manière apaisée ?
Enfin, si les enjeux deviennent trop complexes ou conflictuels, un cadre plus formel (médiation familiale ou accompagnement spécifique) peut parfois aider à remettre du dialogue.
Je comprends que cette situation puisse être déstabilisante. Votre vigilance montre que vous êtes attentifs au bien-être de cet enfant, et c’est déjà essentiel.
Je reste à votre écoute si vous souhaitez approfondir certains points.
Bien à vous,
Christelle Courtay
Praticienne en thérapie Gestalt
10 AVRIL 2026
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Bonjour,
Votre question est légitime, et je vais vous répondre avec prudence et clarté, car il faut distinguer ce qui est légalement possible de ce qui est discutable sur le plan déontologique.
D’abord, en cas de séparation, les deux parents conservent en principe l’exercice conjoint de l’autorité parentale. La séparation ne change pas cela, et les décisions concernant l’enfant doivent, dans la mesure du possible, être prises ensemble. En cas de désaccord important, c’est le JAF qui peut être saisi.
Ensuite, pour un psychologue recevant un mineur, le Code de déontologie indique qu’il recherche l’autorisation des représentants légaux dans le respect des règles relatives à l’autorité parentale. Le même Code prévoit aussi que, dans les échanges entre professionnels, le psychologue ne partage que les informations strictement nécessaires à la finalité professionnelle et s’efforce, selon le contexte, d’en informer au préalable les personnes concernées.
Donc, sur vos trois questions :
1. Envoyer un courrier à la pédopsychiatre sans informer le père ?
Ce n’est pas automatiquement “interdit”, surtout si cela s’inscrit dans la continuité de la prise en charge de l’enfant. En revanche, sur le plan déontologique, il est attendu que le partage soit limité au strict nécessaire et que les personnes concernées soient, autant que possible, informées en amont.
2. Suivre aussi la mère ?
À ma connaissance, ce n’est pas interdit en soi. Mais cela devient délicat sur le plan éthique, car suivre à la fois l’enfant et un parent impliqué dans un conflit expose à un risque de perte de neutralité, de confusion des places et de conflit de loyauté pour l’enfant. Le Code insiste d’ailleurs sur l’intégrité, la probité et le respect du cadre.
3. Envoyer un courrier à la pédopsychiatre alors qu’elle suit aussi la mère ?
Là encore, ce n’est pas forcément illégal, mais c’est précisément le type de configuration qui peut poser un vrai problème de posture et de neutralité. Plus il y a de rôles cumulés, plus le risque de biais augmente. Et quand apparaissent ensuite des accusations fortes comme “aliénation”, cela mérite d’être examiné avec beaucoup de prudence.
Le point central, à mon sens, n’est pas seulement : “avait-elle le droit ?”
C’est aussi : est-ce que le cadre actuel est encore suffisamment clair, neutre et sécurisant pour l’enfant ?
Parce qu’un enfant qui dit ne pas avoir confiance, un père qui s’est senti disqualifié, une mère suivie par la même professionnelle, puis des courriers entre praticiens avec accusations lourdes derrière… cela montre surtout qu’on n’est plus dans un espace thérapeutique serein.
Dans une telle situation, demander un avis extérieur neutre me semblerait pertinent. Et si votre conjoint estime que son exercice de l’autorité parentale a été contourné, il peut aussi se renseigner sur une médiation familiale ou, si besoin, saisir le JAF en cas de désaccord parental important autour du suivi de l’enfant.
Vous ne sur-réagissez pas.
Vous êtes en train de sentir quelque chose de juste pour vous.
10 AVRIL 2026
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Bonjour, Mélie, ce que vous décrivez est délicat et demande de la nuance.
Un psychologue est tenu au secret professionnel. Il ne peut pas transmettre des informations concernant un patient mineur à un autre professionnel sans l’accord des responsables de l’autorité parentale sauf, bien sûr, si l’enfant encourt un danger grave et immédiat. Dans le cas que vous décrivez, le professionnel semble ne pas avoir respecté son cadre déontologique.
Suivre la maman en même temps que l’enfant pose un souci de neutralité. Sur le plan déontologique, un psychologue est censé ne pas accompagner plusieurs membres de la même famille.
Dans le cas présent, le risque est un manque d’objectivité.
L’accusation d’aliénation mentale mérite d’être étudiée avec soin car elle ne peut être posée ainsi. Vous pouvez demander plus d’informations écrites sur les échanges entre professionnels. Vous pouvez aussi solliciter un autre avis. Il est aussi important de vous référer au code de déontologie des psychologues.
Espérant vous avoir été utile.
Cordialement
10 AVRIL 2026
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Bonjour,
S’il y a mise en danger d’autrui, le thérapeute est tout à fait en droit et même a le devoir d’intervenir. C’est très certainement ce qui a dû se passer avec cette mère en détresse devant la violence de son propre fils.
Il est tout à fait possible que votre partenaire puisse avoir une influence même involontaire dans le comportement de son enfant. D’ailleurs, vous ne précisez pas pourquoi ses deux rendez-vous se sont mal passés avec la thérapeute.
Aujourd’hui, ce qui est le plus important est d’apaiser les deux personnes en souffrance, c’est-à-dire cet enfant et sa mère.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
10 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Mélie,
Concernant vos questions précises sur les interactions entre psychologue et psychiatre, la réponse est oui. Rien n'interdit aux différents corps de métiers de communiquer. Au contraire cela peut faciliter le suivi, dans votre cas de l'enfant. L'objectif c'est la protection de l'enfant.
Ces professionnels n'ont aucune obligation d'informer leur patient sur ce qu'ils communiquent.
Quand au fait de suivre la maman après avoir suivi l'enfant, rien ne l'interdit non plus. Certains thérapeutes choisissent de ne pas le faire, il existe des chartes, des règlements intérieurs, pour autant il n'y a pas de code de déontologie en dehors du corps médical : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006190547
Ceci ne s'applique pas aux psychologues, qui ne sont pas des médecins. De plus les termes sont tellement imprécis que les interprétations sont multiples..
En effet : Le code de déontologie des psychologues en France est reconnu par les principales organisations de psychologues, quels que soient leurs pratiques ou leur champ d'activité.
Il ne présente cependant pas de validité légale.
Donc aucune obligation.
Ce qui m'interpelle dans votre écrit et demanderait d'être précisé, c'est d'une part quand vous dites que 2 RV se sont "mal passé" avec la psychologue et votre conjoint. Que s'est-il passé exactement ? Ou pas passé ?
D'autre part vous dites que l'enfant de 8 ans aujourd'hui dit qu'il ne faisait pas confiance en cette psychologue. Comment un enfant de 8 ans peut-il avoir une telle appréciation ? Est-ce que ces mots sont de lui ? Ou bien ont-ils été interprétés par l'adulte ?
Vigilance à rester le plus neutre possible afin que le processus d'accompagnement psychothérapeutique reste efficace pour l'enfant.
S'il y a de la violence en lui, c'est qu'il a été violenté lui-même. Physiquement ou psychologiquement. À la maison, dans le cadre familial ou dans ses modes de garde, crèche, école...
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute
10 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Mélie, la situation que vous décrivez est complexe, cependant, je vais vous apporter quelques éléments de réponses en espérant vous aider un peu, à partir des informations que vous donnez :
Si vous posez la question en terme juridique "la psychologue a-t-elle le droit de.." il me semble que aucune loi n'interdit à la psychologue d'avoir agi comme elle a agi. Je vous invite à prendre mon point de vue avec mesure car je ne suis ni juriste, ni avocat, cependant il me semble qu'en terme de "lois", nous pourrions dire que oui, cette psychologue, a le droit.
Cela ne signifie pas pour autant qu'elle a agi de façon correcte. Car d'après les informations que vous donnez, il me semble qu'elle a pris une place dans le "triangle dramatique" (Sauveur - Persécuteur - Victime) et qu'en faisant cela, elle a participé au conflit familial au lieu de l'apaiser : ce n'est ni son rôle, ni sa place.
J'ai été sensible à ce que vous avez écrit "Au tout début du suivi mon conjoint a eu un rendez vous avec elle qui s’est mal passé puis un rendez vous par téléphone qui s’est également mal passé. Depuis il n ‘a plus eu de rendez-vous mais il a laissé son fils consulté cette spécialiste." Le fait que le père "laisse son fils consulter cette spécialiste" alors qu'il a eu à plusieurs reprises, des contacts négatifs avec elle, pousse à s'interroger :
-Le père aurait-il donné trop de pouvoir à cette "spécialiste" ? même un spécialiste fait des erreurs parfois et peut, parfois, ne pas se comporter de façon toujours correcte.
-Le père aurait-il des difficultés à prendre sa place, à se positionner, pour protéger son enfant ?
En tant que thérapeute familial, un conseil que je peux vous donner est de veiller à ce que le thérapeute qui suit l'enfant ait une bonne alliance avec chacun des parents : le thérapeute doit pouvoir travailler aussi bien avec le père, qu'avec la mère, dans un climat apaisé, pour pouvoir aider l'enfant.
Même dans le cas spécifique des violences intra-familiales, le thérapeute familial a l'obligation de faire une "information préoccupante" ou un "signalement", selon la gravité des faits, c'est alors les services sociaux ou la gendarmerie qui prendront le relais, tout en informant les parents de sa démarche, et, dans la mesure du possible, en maintenant une alliance avec l'auteur des violences afin de l'aider à ce que la violence cesse.
Parfois le conflit familial est trop intense pour que l'alliance soit possible : le thérapeute peut alors se retrouver entraîné lui-même dans le conflit, ce qui me semble avoir été le cas dans votre situation, en prenant une place dans le "triangle dramatique" (Sauveur - Persécuteur - Victime) : à ce moment-là, le thérapeute n'est plus en mesure d'avoir une place lui permettant de pouvoir aider l'enfant.
J'espère que ces éléments peuvent vous éclairer un peu dans une situation aussi complexe que la vôtre.
Je vous souhaite que la situation s'oriente vers de l'apaisement, et que chacun trouve sa juste place pour se sentir protégé et respecté.
Très cordialement.
10 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message laisse percevoir une situation complexe et éprouvante, avec des enjeux à la fois relationnels, familiaux et thérapeutiques. Il est compréhensible que vous cherchiez à y voir plus clair, notamment sur ce qui relève du cadre professionnel.
Sur vos questions, quelques repères peuvent vous aider :
Concernant les échanges entre professionnels (psychologue / pédopsychiatre), il est généralement admis que des informations puissent être partagées dans l’intérêt de l’enfant et de sa prise en charge. Cela s’inscrit dans ce que l’on appelle le secret professionnel partagé.
Cependant, dans la pratique, ces échanges se font habituellement avec l’accord des titulaires de l’autorité parentale, ou au moins en les informant, sauf situation particulière (notamment si le professionnel estime qu’il y a un risque ou un danger pour l’enfant).
Concernant le fait de suivre à la fois l’enfant et l’un des parents, cela n’est pas strictement interdit sur le plan légal. En revanche, sur le plan éthique et déontologique, cela demande une grande prudence. Ce type de configuration peut exposer à des conflits de loyauté, à des biais, ou à une difficulté à maintenir une position suffisamment neutre vis-à-vis de chacun.
Le fait, dans ce contexte, d’adresser un courrier à un autre professionnel tout en suivant parallèlement un parent peut effectivement soulever des questions sur la posture et la neutralité du cadre proposé.
Enfin, l’accusation d’aliénation parentale est une question particulièrement sensible, qui nécessite beaucoup de précautions. Elle ne peut pas être posée à la légère et mérite, lorsqu’elle est évoquée, d’être étayée et discutée dans un cadre rigoureux.
Dans une situation comme celle-ci, au-delà des aspects “droits / interdits”, il peut être utile de se poser la question suivante : est-ce que le cadre actuel permet réellement à l’enfant d’être accompagné de manière apaisée, sécurisante et équilibrée ?
Si ce n’est pas le cas, il peut être pertinent de réinterroger l’organisation du suivi, voire de demander un avis extérieur (autre pédopsychiatre ou psychologue), afin de repartir sur des bases plus claires.
Vous avez raison de vous interroger : ce type de situation mérite d’être pensé avec attention, sans précipitation, mais sans rester non plus dans un flou inconfortable.
10 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message montre à quel point la situation est devenue tendue et déroutante pour vous.
Vous posez des questions importantes sur le cadre et les limites du travail des professionnels.
Dans ce type de situation, il existe en effet des règles, notamment autour du secret professionnel, du partage d’informations et des éventuels conflits d’intérêt.
Cela dit, depuis l’extérieur, sans avoir accès aux éléments précis (accords donnés, cadre du suivi de l’enfant, échanges entre professionnels), il est difficile de répondre de manière catégorique à vos questions.
Ce que l’on peut dire de manière générale, c’est que les échanges entre professionnels autour d’un enfant peuvent exister, mais ils sont en principe encadrés et se font avec l’accord des détenteurs de l’autorité parentale.
Le fait de suivre plusieurs membres d’une même famille demande aussi une grande vigilance pour éviter les confusions de place.
Et lorsque cela crée de la méfiance ou de l’incompréhension, cela mérite d’être clarifié.
Si vous avez besoin de repères, vous pouvez aussi vous référer aux codes de déontologie de chacun des professionnels concernés. Ils encadrent leur pratique et précisent notamment les règles autour du secret professionnel, du partage d’informations et des situations impliquant plusieurs membres d’une même famille.
Au-delà de l’aspect “ce qui est autorisé ou non”, il y a aussi ce que cela produit pour vous aujourd’hui, un sentiment de perte de confiance, de confusion, et peut-être d’injustice.
Dans ce contexte, il pourrait être utile de pouvoir demander des éclaircissements directement aux professionnels concernés, ou de vous appuyer sur un autre regard pour faire le point sur la situation.
Enfin, garder en tête que l’enjeu principal reste le bien-être de l’enfant, et la possibilité pour les adultes autour de lui de trouver un cadre suffisamment clair et sécurisant.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
9 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre situation est compréhensiblement déstabilisante.
Je vais vous répondre de façon claire, sur les aspects cadre / déontologie, sans entrer dans des spéculations.
9 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je sens dans votre message beaucoup d’incompréhension, mais aussi une forme d’inquiétude et d’injustice face à ce qui se passe autour de cet enfant. Vous essayez de protéger un équilibre, de comprendre ce qui est juste et vous vous retrouvez dans quelque chose de flou, voire déstabilisant.
En principe, un psychologue peut échanger des informations avec un autre professionnel, mais cela doit se faire dans un cadre clair :
- soit avec l’accord de ceux qui ont l’autorité parentale
- soit dans l’intérêt de l’enfant, en restant très prudent sur les informations transmises
Dans tous les cas, cela est censé être transparent. Le fait que votre conjoint n’ait pas été informé pose question sur la manière dont cela a été fait.
Oui, une psychologue peut suivre la maman. Mais là où cela devient délicat, c’est lorsqu’elle :
* a suivi l’enfant * puis suit un parent * et communique avec un autre professionnel impliqué dans la situation de l’enfant. Cela peut créer un conflit de loyauté ou un manque de neutralité.
Ce n’est pas forcément “interdit” dans tous les cas, mais c’est éthiquement sensible, et cela demande beaucoup de prudence de la part du professionnel.
Au-delà des questions de droit, ce que vous décrivez montre surtout une situation qui s’est tendue :
un enfant qui dit ne pas avoir confiance, un père qui s’est senti en difficulté avec la psychologue, des accusations fortes (aliénation) qui apparaissent. C’est lourd, et ça peut vite devenir conflictuel entre adultes… au détriment de l’enfant.
Ce qui serait important :
Revenir à quelque chose de plus sécurisant pour lui :
- un cadre de suivi clair, avec un professionnel perçu comme neutre par tous
- éviter les mélanges de rôles (un même psy pour plusieurs membres impliqués dans un conflit)
- pouvoir, si possible, réouvrir un espace de dialogue avec la pédopsychiatre pour clarifier ce qui a été dit
Et surtout…
Quand des accusations comme “aliénation” apparaissent, cela vient souvent toucher quelque chose de très sensible. Il est important de ne pas rester seul avec ça.
Peut-être que votre conjoint pourrait demander un temps d’échange posé avec la pédopsychiatre, pour comprendre sur quoi elle s’appuie, sans être dans un rapport de défense immédiate.
Vous êtes dans une situation complexe, et votre volonté de faire les choses correctement pour cet enfant est précieuse.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige