Dépersonnalisation et dépression suite à choc post traumatique

Réalisée par Jean92 · 1 janv. 2025 Aide psychologique

Bonjour je me présente Jean 29ans.
Ne me faites pas la morale s'il vous plaît.
Je fais n'importe quoi depuis plus d'un an...
Je m'explique, j'avais tendance à consommer des produits dans le passé sans jamais avoir eu de mauvaises réactions(une ou deux fois par mois) et fumais au quotidien.
Suite à un voyage avec mon ex compagne j'ai vécu un Bad Trip très angoissant comme je n'en ai jamais eu avec du LSD et avec du cannabis
Ce Bad Trip m'a complètement prostré, je ne pouvais presque plus parler, penser, comme si mon cerveau avait été court circuité. J'avais arrêté toutes mes consommations durant mon voyage et le retour a été intense. S'en sont suivis des semaines d'anxiété, d'insomnies, de rumination, de l'anxiété sociale alors que j'ai toujours été très sociable avant.
Une honte énorme est apparu ensuite car nombreuses de mes connaissances etaient présentes à ce festival à mon retour.
Les effets s'atténuent à l'aide d'anxiolytiques que je prends en toute petite dose pendant un mois. Cela a pris du temps, un bon mois pour que ça aille.mieux, je pensais être devenu fou pendant quelques temps ...Ma vie a correctement repris son cours bien que je sente quelque chose d'un peu différent en moi, je pense tout de même avoir gardé des séquelles de ce premier choc, que je considérerais comme un choc traumatique.
J'ai eu tendance à avoir un côté très dépressif et morose par la suite, ce qui m'aimait avant m'intéressait moins, moins envie de sortir et de voir mes amis pour éviter d'être confronté à la drogue avec eux.
J'ai commencé à fréquenter une psy à qui j'ai raconté mes états d'âmes et mes procurations, elle m'a pas mal aidé mais ne trouvait pas vraiment de solution et pensait à m'envoyer chez un psychiatre pour une solution médicamenteuse, ce que le psychiatre n'a pas fait car les effets se sont progressivement estompés sans médicaments (à part très peu de benzo)
J'ai tout de même trouvé un travail, ou j'ai travaillé 6 mois en CDD, tout s'était bien passé.
À ce stade j'avais retrouvé un cours de la vie un peu normal, et là je refais une mauvaise chute avec une prise d'une autre substance (des champignons en petite dose avec des amis en soirée)
Étant un peu nostalgique de l'époque où ces produits fonctionnaient avec moi et me sentant "mieux" je décide d'en prendre... Les mêmes sensations que le 1er Bad Trip reviennent je refinis avec le cerveau court circuité et à broyer du noir et ruminer sur ma vie, des amis étaient présents et m'ont soutenu. Je remets quelques semaines à m'en remettre, sans rien mais ce côté dépressif devient de plus en plus présent et devient même mon quotidien, j'ai du mal à voir le bon côté des choses, me sociabilise moins pendant quelques temps encore... À la suite de ça, mon ex compagne avec qui j'étais depuis 9 ans décide de mettre fin à notre relation, car cela ne se passait plus bien depuis un moment et le fait que je sois pas bien durant cette année n'a pas du aider non plus... Cette année un peu tragique m'a totalement bousillé cérébralement, je subis une crise de la trentaine (perdu professionnellement), ma relation de toujours qui se termine et une estime de moi au plus bas. J'avais vraiment peur de rien avant et maintenant j'angoisse pour pleins de choses qui ne me préoccupaient pas avant... J'ai tout de même retrouver un travail où tout se passe bien, mais dès que je refais ça j'ai encore plus honte devant mes proches car cela me disjoncte le cerveau pendant pas mal de temps et je le sens même au niveau des capacités cognitives.
Je vous fais ce message car pour la soirée du nouvel an, j'ai consommé de l'alcool et très légèrement de cocaïne et cette fois les effets reviennent encore, l'impression d'être prostré, de la parano envers mes amis, une impression d'être vide, la honte. Je suis un consommateur très occasionnel, à chaque fois que ça se passe mal avec une molécule je l'exclu totalement, et maintenant j'ai compris que plus rien ne m'allait. J'ai honte de moi, j'avais tout pour avoir une vie paisible et j'ai l'impression d'avoir tout gâché, mes amis se font du soucis pour moi par rapport à ma tristesse permanente. Le psychiatre m'avait dit que cela n'était sûrement pas de la dépression (je n'ai pas eu un bon contact avec lui). Je précise que je viens d'une famille avec des troubles de la bipolarité(père, frère) et que avant ces épisodes je n'avais jamais rien ressenti de telle. Ça me fait peur, j'ai l'impression de me le griller un peu plus à chaque fois et je voudrais arrêter de me détruire, je précise que les deux autres fois ont été avec des quantités minimes et que mon cerveau 'e gère plus du tout les produits. Je remonte toujours un peu la pente pour redescendre au même niveau, je veux très peu sortir car je suis depuis tres préoccupé du regard des gens, de ce que je dégage, j'ai des symptômes de paranoïa avec mes proches qui voient une différence en moi depuis ce premier épisode, bien que j'étais revenu à la "normale" entre temps, le même effet revient avec encore plus de honte car je refais les mêmes conneries...
Je mettais des sous de côté pour partir voyager à long terme à partir de mars en faisant un projet bivouac qui me tient à coeur depuis des années avant de partir en PVT pour le canada si tout se passe bien. Je sais que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais ça fait un moment que je veux faire ce projet
J'ia déjà beaucoup voyagé et n'étais jamais confronté à la prise de substance à l'étranger, je ne recherche pas
Quand c'est devant moi je refais le con et j'ai du mal à dire non, mais là ça devient une question de survie car je me demande si mon cerveau n'est pas abîmé des fois...
Ma psy m'a dit que c'était une bonne idée et que j'étouffais ici mais j'ai honte de lui parler de mon dernier épisode qui est la cerise sur le gâteau, elle m'a clairement dit que la prise de substance ne m'allaient plus du tout
Je ne pensais pas que de l'alcool et une prise de cocaïne pouvaient refaire surgir ces craintes et trauma liées aux autres crises de psychedeliques...
Je sais que tout ça découle d'une très faible estime de moi depuis ce premier épisode, que mon changement de vie, fin de relation et l'approche de la trentaine 'e font que soulever des questions existentielles en boucle dans ma tête.
J'ai surtout honte de moi devant mes amis quand ça arrive, veux qui y assistent et de ne pas être bien lorsque je vois mes proches qui sentent bien que je suis totalement déprimé/ déréalisé
Je veux tout le temps remonter le temps avant cette époque où j'avais entièrement confiance en moi, ou je me posais moins de questions et était super sociable et joyeux.
Je suis en phase très sombre, j'ai besoin d'aide et j'ai pas l'impression que ma psy ait les clés pour que je m'en sorte... J'aimerai essayer la TCC ou d'autres techniques, j'ai l'impression d'avoir gâché ma vie, j'ai perdu la femme.de ma vie également même si ce n'est pas uniquement à cause de ça. Mon année et demi depuis mon retour a été très compliqué et je ne m'améliore pas lorsque je rechute... Si je veux réussir à arrêter ces conneries je dois changer de cercle d'amis ou ne fréquenter que ceux avec qui je ne suis pas confronté a ça, mes amis les plus sains en d'autres termes.
Les crises de parano reviennent tout le temps dans les mêmes situations et ne sont que mes craintes intérieures que je soulève en étant dans ces états.
Commencer l'année comme ça est tellement puéril et décevant, mon cerveau est de plus en plus fragile...

Merci de vos réponses, un jeune homme avec le moral dans les chaussettes, qui aspire à mieux de sa vie...

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Meilleure réponse 2 JANV. 2025

Bonjour Jean
Tout ce que vous vivez n'est en rien de votre faute !!!!
Comme vous l'écrivez très justement "Je veux tout le temps remonter le temps avant cette époque où j'avais entièrement confiance en moi, ou je me posais moins de questions et était super sociable et joyeux." c'est que votre cœur SAIT que tout ce que vous vivez est la conséquence de quelque chose que vous avez vécu d'atroce, qui "vous a obligé" à adopter ce comportement tellement la souffrance à l'intérieur de vous est grande, tellement les émotions sont difficiles à écouter, tellement il est insupportable de savoir ce qui s'est passé, qu'il est parfois nécessaire de s'échapper et de les atténuer par la drogue et l'alcool donc ce n'est pas de votre faute et vous n'avez pas avoir honte parce que vous vous n'avez rien fait de mal : c'est ce qui vous est arrivé qui a causé ce comportement adulte que vous vous en souveniez ou non.
Tout se retrouve et tout se soigne alors les comportements adaptatifs disparaissent et on redevient soi-même.
Je vous invite à me contacter si vous souhaitez plus d'informations sur la logique des émotions et des comportements induits par des blessures d'enfance non soignées qu'elles soient conscientes ou non.
Mme Graf-Lapeyre D.A Psychologue clinicienne diplômée d'état Thérapeute en libération des émotions consultation en présentiel et en ligne

Dominique GRAF - LAPEYRE Psy sur Castries

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13 JANV. 2025

Bonjour Jean92,
Je ne peux que vous conseiller d'aller en psychothérapie, mais avec la volonté d'aller au bout, avec de l'engagement et de l'assiduité. Vous avez plein de sujets à amener dans votre lieu thérapeutique et à réfléchir : la tendance à l'autodestruction, la honte, la dépression, la paranoïa, l'addiction. Bref, vous avez de quoi travailler.
Bon courage à vous!
Frédéric DUQUEROIS
Psychopraticien en Analyse Transactionnelle Adultes et Couples, en Individuel et en Groupe
Nantes

Frédéric Duquerois Psy sur Nantes

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5 JANV. 2025

Bonjour Jean,

Merci pour votre message. Vous avez fait preuve d’un grand courage en partageant votre histoire, et c’est une première étape importante vers le changement que vous souhaitez. Il est évident que vous traversez une période difficile et que vous êtes très conscient des défis auxquels vous faites face, ce qui est un bon point de départ pour rebondir.

Les expériences que vous avez vécues, notamment les "bad trips", semblent avoir laissé des marques profondes. Il est crucial de prioriser votre bien-être mental et physique dès maintenant :
- Cessez toute consommation de substances : Vous avez déjà constaté que votre cerveau ne tolère plus ces produits, même en petite quantité. Arrêter complètement peut vous aider à stabiliser vos émotions et à réduire les crises d’angoisse ou de paranoïa.
- Prenez soin de votre corps : Adoptez une routine saine avec une alimentation équilibrée, de l’exercice régulier et un bon sommeil. Ces éléments simples peuvent aider à réduire l’anxiété et à améliorer votre humeur.

Vous mentionnez que votre psy actuelle n’a peut-être pas toutes les clés pour vous aider, et il est tout à fait légitime d’explorer d’autres approches :
- Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC) : Cette méthode est particulièrement efficace pour traiter les pensées automatiques négatives, l’anxiété, et la dépression. Elle pourrait vous aider à travailler sur votre estime de soi, vos peurs, et les schémas de pensée qui alimentent votre malaise.
- Thérapie basée sur la pleine conscience (Mindfulness) : Cela peut vous aider à vous recentrer sur le moment présent et à réduire les ruminations.
- Groupes de soutien : Vous pourriez envisager de rejoindre un groupe de parole pour les personnes ayant vécu des expériences similaires avec des substances. Cela peut être un espace bienveillant pour échanger et trouver du soutien.

Il semble que votre faible estime de vous-même et votre honte jouent un rôle central dans ce que vous traversez. Nous faisons tous des erreurs, et elles ne définissent pas la personne que vous êtes. Vous êtes bien plus que vos faux pas. Reformulez vos pensées négatives, par exemple, au lieu de penser "J’ai gâché ma vie", essayez de vous dire "J’ai traversé des moments difficiles, mais je peux apprendre de ces expériences pour aller de l’avant." Prenez chaque jour un moment pour noter trois choses positives dans votre vie, même petites. Cela peut aider à contrer la négativité.

Vous avez raison de penser que vos cercles sociaux ont un impact majeur sur votre bien-être. Réduisez les contacts avec les amis qui consomment des substances ou qui vous exposent à des situations difficiles. Privilégiez les relations qui vous apportent du soutien, de la compréhension et de l’énergie positive. Expliquez à vos amis les plus proches ce que vous traversez et ce dont vous avez besoin. Les vrais amis comprendront et respecteront vos choix.

Votre projet de voyage en bivouac et de PVT au Canada montre que vous avez des aspirations claires. Cela peut devenir une source de motivation pour avancer :
- Préparez-vous sereinement : Continuez à planifier votre projet, en vous concentrant sur les aspects qui vous inspirent et vous donnent de l’énergie.
- Voyagez avec prudence : Lors de vos voyages, restez vigilant face à des situations où vous pourriez être exposé à des substances. Privilégiez les expériences qui vous enrichissent sans risque.
- Considérez le voyage comme une nouvelle page : Utilisez cette opportunité pour vous recentrer et adopter un style de vie aligné avec vos valeurs.

Vous mentionnez une histoire familiale de troubles bipolaires. Bien que vous n’ayez pas reçu ce diagnostic, il pourrait être utile d’explorer cette piste avec un psychiatre différent, qui pourrait vous proposer un avis neuf. Certains symptômes que vous décrivez, comme les variations d’humeur ou la sensibilité accrue, mériteraient d’être explorés avec un professionnel compétent.

Ce que vous traversez est difficile, mais il est possible de s’en sortir. Vous avez déjà fait preuve de résilience dans le passé en retrouvant un travail et en cherchant de l’aide. Vous avez en vous la force de surmonter ces épreuves et de construire une vie épanouissante.

Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à demander un suivi plus régulier avec un professionnel ou à vous tourner vers une ligne d’écoute pour recevoir un soutien immédiat.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour cette nouvelle année. Vous avez déjà la volonté de changer, et c’est une ressource précieuse. Prenez soin de vous, un pas à la fois.

Betty
Psychothérapeute (Psychothérapie, Thérapie Cognitive et Comportementale et Art-thérapie)
Suivis EN LIGNE - premier échange téléphonique 30min gratuit
www.therapeute-art-therapie.fr

Anonyme-442144 Psy sur Louverné

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5 JANV. 2025

Bonjour Jean,

Vous avez besoin de continuer votre thérapie : étant donné tout ce que vous avez raconté dans votre message vous avez traversé une longue période de dépendance aux divers drogues, et pour changer, y renoncer et aller mieux ce n’est pas du tout immédiat.

Rien que votre entourage familial a dû laisser des traces importantes qui expliquent certainement en partie l’anxiété que vous aviez tenté de « soigner » par les drogues.

Oui, une TCC peut vous aider, mais pas seulement.
Faites confiance à votre psy, et parlez lui même de vos doutes concernant sa méthode.
Si vous êtes en confiance avec elle ce n’est pas indiqué de changer.

De plus…, votre côté « parano » que vous citez peut contribuer à créer des doutes concernant la thérapie aussi.

Je vous souhaite de réussir à vous passer de drogues (dont l’alcool fait partie) et d’aller de mieux en mieux dans votre vie, tant affective que professionnelle.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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5 JANV. 2025

Bonjour Jean,

Avant de vous répondre, permettez moi un petit résumé sur la structure de . l’inconscient. L’inconscient est composé de 3 instances: le ça, le surmoi et le moi. Le ça est l’instance du plaisir et recherche par tous les moyens et avec le moins d’effort possible, la satisfaction des pulsions. Le surmoi fait office de censeur, il réprime les pulsions du ça, pose les limites et impose la loi. Le moi est la partie la plus corporelle de l’inconscient, c’est en quelque sorte l’intermédiaire entre la partie physique et psychique du sujet. Malheureusement, subissant les conséquences de la lutte ça/surmoi, le moi est aussi le siège des manifestations psychosomatiques.
Selon moi et d’un point de vue psychanalytique, les Bad Trip que vous subissez sont l’expression d’une censure inconsciente. Votre surmoi s’oppose à votre ça et ne vous permet plus d’éprouver de plaisir lors de la prise de drogues. Réjouissez vous! Votre surmoi vous veut du bien. Votre inconscient vous oblige à prendre conscience que votre attitude autodestructrice n’est plus possible. Cette régression dans un monde hallucinatoire est illusoire car elle ne fait qu’entretenir votre névrose d’angoisse.
C’est pourquoi il serait tout à fait pertinent d’explorer les origines de ces angoisses et par là j’entends les angoisses profondes qui vous ont conduit vers vos premières prises de drogues. Et quitte à entreprendre un grand voyage, au Canada ou depuis votre canapé, osez la psychanalyse, un Trip intérieur qui libère.

Bien à vous,

Chrystelle Dumort
Psychanalyste à Nîmes et à distance
Site internet: https://www.psychanalystenimes.fr

Chrystelle Dumort Psy sur Nîmes

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2 JANV. 2025

Bonjour Jean,

Merci d'avoir pris le temps de partager ce que vous traversez. Voici ce que je peux vous partager :

1. Reconnaître les effets des substances sur votre état
Il semble que votre cerveau réagisse désormais de manière très sensible aux substances psychoactives, qu'il s'agisse de drogues ou même d'alcool. Les symptômes que vous décrivez (paranoïa, déréalisation, dépression, anxiété sociale) peuvent être exacerbés par ces substances, surtout après des expériences traumatisantes comme celles que vous avez vécues. Votre psy a raison : il est essentiel d'éviter totalement ces substances.

2. Traiter la culpabilité et la honte
La honte et la culpabilité que vous ressentez envers vos proches et vous-même semblent peser lourdement sur votre moral. Ce sont des émotions normales après des épisodes difficiles, mais elles ne doivent pas vous empêcher d'avancer. Il est important de travailler sur l'acceptation de vos erreurs passées pour vous concentrer sur ce que vous pouvez changer aujourd'hui.

3. Explorer d'autres approches thérapeutiques
Si vous sentez que votre psy actuelle n'a pas toutes les clés, il est tout à fait légitime de chercher d'autres approches comme :

Thérapie comportementale et cognitive (TCC) : Elle pourrait vous aider à travailler sur vos pensées négatives et vos comportements automatiques.

EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) : Utile pour traiter les traumatismes liés à vos expériences passées.

Thérapie de groupe : Cela pourrait vous permettre de partager vos expériences avec d'autres personnes ayant vécu des situations similaires.


4. Renforcer votre estime de soi
Votre faible estime de vous-même semble être une racine importante de vos difficultés. Un travail thérapeutique sur la confiance en soi et la valorisation de vos réussites (même petites) peut vous aider à retrouver une image positive de vous-même.

5. Prendre des mesures concrètes
Changer de cercle social : Vous avez raison, si certaines relations vous exposent à des tentations nocives, il est préférable de vous entourer de personnes qui soutiennent votre démarche d’aller mieux.

Éviter les contextes à risque : Limitez les situations où des substances sont présentes. Préparez des excuses ou des stratégies pour dire non.

Suivre votre projet de voyage : Partir peut être une excellente opportunité pour vous reconnecter à vous-même et mettre de la distance avec vos habitudes actuelles.


6. Consulter un spécialiste des addictions
Il pourrait être utile de consulter un professionnel spécialisé dans les addictions, même si vous ne vous considérez pas comme dépendant. Ils peuvent vous aider à comprendre pourquoi vous retournez vers ces substances et à développer des outils pour y résister.


N'oubliez pas que vous pouvez également contacter ces institutions :

Ligne d'écoute : Drogues Info Service (0 800 23 13 13) pour parler de vos consommations et trouver un soutien.
Si vous ressentez une détresse profonde, contactez une ligne d’écoute comme SOS Amitié (01 42 96 26 26) ou un centre d’urgence psychiatrique.


Jean, vous avez déjà surmonté beaucoup de choses. Même si le chemin semble difficile, il est possible de retrouver un équilibre. Vous êtes sur la bonne voie en cherchant de l’aide et en réfléchissant à ce qui peut vous faire du bien. Continuez à avancer, un pas à la fois.
Juliana Kraiem,
Psychanalyste jungien et analyste de rêves.
Envor Analyse
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Juliana KRAIEM Psy sur Boissy-Saint-Léger

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2 JANV. 2025

Bonjour Jean,
je vous remercie d'avoir eu le courage de nous présenter vos difficultés. J'accueille votre demande sans jugement et avec bienveillance et souhaite vous apporter mon soutien puisque vous recherchez un accompagnement en TCC et c'est justement ma spécialité. J'ai d'ailleurs approfondi mes connaissances en stress-post-traumatique et addictions. Comme vous le savez, les TCC sont structurées et demandent une part active du client. Votre parcours de vie va dans ce sens puisque vous dites vous insérer professionnellement, ce qui est très courageux de votre part. De plus, vous dites avoir des projets dont ce voyage au Canada pour lequel vous vous préparez financièrement.

Je reviens sur votre écrit et je tiens à vous dire que ce que vous décrivez est un bad trip avec des effets à long-terme, effets si je puis dire, très souvent énoncés, lorsque le bad trip est intense et long à se résoudre.
Le bad trip peut dans ce cas s'accompagner par des signes de dépression, paranoïa et d'anxiété sociale. La honte ainsi que la culpabilité sont très souvent présentes dans les addictions. De plus, le fait de se sentir avec une faible estime de soi est la conséquence de cette honte, culpabilité et le fait de voir que l'on est pas capable de dire non aux sollicitations de prise de substances. Cette faible estime de soi sera prise en charge pendant le process de la TCC, qui agit aussi bien sur les comportements, pensées, cognitions, émotions... Cette démarche va vous aider à déterminer les situations à risque, les comportements à éviter et ceux à privilégier... les pensées et fausses croyances, le rôle des émotions...

Vous nous dites avoir été suivi par un psychiatre, ce qui a été la bonne démarche. Il serait souhaitable de consulter un nouveau psychiatre avec qui le contact se fait bien et c'est très important.

Pour les troubles dépressifs, d'anxiété et autres troubles psychiatriques (dont la bipolarité présente au niveau familial), il existe des questionnaires et échelles qu'il serait adéquat de passer et en TCC, nous mettons en place cette "mesure" en début de thérapie, au milieu et en fin de thérapie pour mesurer l'avancement de la prise en charge et si besoin pour changer la méthode et les outils mis en place si cela ne fonctionne pas suffisamment.

La première visio est gratuite et je reste bien entendu à disposition pour vous accompagner si notre contact est satisfaisant pour vous parce que la thérapie sera couronnée de succès uniquement si l'alliance entre le client et le praticien est de bonne qualité.

Je vous souhaite bon courage.

Florence CHATENET

Florence Chatenet Psy sur Oyonnax

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2 JANV. 2025

Bonjour Monsieur,

Quel message ! Je vous remercie très sincèrement de l'avoir écrit et j'espère qu'il aidera d'autres personnes dans votre cas à se sentir moins seules !
Tout d'abord, personne ne vous juge ici. Ce n'est certainement pas la mission d'un psy ou autre praticien que de vous juger (ou alors, qu'il change de métier!).
Vous donnez énormément d'informations sur ce que vous avez traversé, et toutes les situations se lient très bien les unes aux autres (prises de substances, bad trip, symptômes dépressif, phrase sombre, antécédents de bipolarité dans votre famille etc...). Déjà, tout ce que vous ressentez est parfaitement normal. N'importe qui dans votre situation pourrait ressentir la même chose, c'est important que vous le sachiez.
La première chose qui me saute aux yeux est qu'il n'y a clairement pas que du négatif : vous êtes entouré par une psy (c'est déjà une bonne nouvelle, car vous êtes lucide sur votre état et vos besoins, et vous avez devant vous un boulevard pour aller mieux !), vous avez ce projet de bivouac au Canada (ce qui est aussi à mon sens une excellente idée. L'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais changer de contexte vous fera très certainement beaucoup de bien !).
Aussi, rappelez-vous que vous avez tout de même réussi à remonter la pente après le premier bad trip, ce n'est pas rien, il faut le souligner...
Ensuite, vous dites ne pas vous être très bien entendu avec votre psychiatre. Attention ici, s'il n'y a pas d'alliance thérapeutique (c'est-à-dire une confiance sans faille entre vous et le praticien), vous avez tout à fait le droit d'en changer !!!! Vous ne "pouvez" pas avoir honte de dire quelque chose à votre psy...

Je comprends tout à fait cette sensation de phase très sombre que vous décrivez, surtout quand vous dites que vous aimeriez revenir à cette époque d'avant votre bad trip. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce que vous avez traversé et un message ne suffirait pas.
Vous dites très justement que vous devez "fréquenter que ceux avec qui je ne suis pas confronté a ça, mes amis les plus sains en d'autres termes." : si vous vous sentez jugé, incompris, par certains de vos proches, autorisez-vous à poser vos limites et à vous en éloigner. Ce sera déjà ça de négatif en moins dans votre vie.

Il y a aussi quelque chose qui me marque dans votre récit : vous vous dévalorisez énormément. Vous dites d'ailleurs "Je sais que tout ça découle d'une très faible estime de moi depuis ce premier épisode". Mais vous avez vécu des évènements traumatisants, et tout ce que vous avez ressenti ensuite était totalement légitime. Se relever de telles épreuves ne peut pas se faire en quelques mois seulement, malheureusement.
Les TCC pourraient effectivement vous aider pour travailler sur cette estime de vous-même. C'est une technique qui se base sur la recherche des ressources chez le patient et qui fonctionne généralement très bien.

Enfin, je veux vous dire que la trentaine est un vrai cap. Vous arrivez à un stade de votre vie durant lequel la pression sociale est extrêmement élevée. Il est normal et tout à fait courant que vous vous posiez des questions existentielles !!!

Je pense que ma réponse à votre message sera un peu décousue, mais je reste à votre disposition si vous souhaitez échanger davantage.

Je vous souhaite un bon courage, prenez bien soin de vous !

Clémence Henry

Clémence Henry Psy sur Berles-au-Bois

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2 JANV. 2025

Bonjour Jean,

Je vous recommande de trouver un nouveau psychiatre si celui-ci minimise vos besoins d'aide. Je ne suis pas sûre que les TCC soient efficaces dans votre cas. La psychanalyse est plus indiquée croisée avec une aide psychiatrique. Vous avez peut-être un fond dépressif et anxieux qu'il faut traiter.
Si votre psychologue ne vous convient plus, vous pouvez toujours essayer quelqu'un d'autre, ici vous avez l'embarras du choix.

Bien à vous, Anne Fierry Vérité, psychologue analyste

Anne Fierry Vérité Psy sur Bellebat

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2 JANV. 2025


Bonjour Jean,

Merci pour votre partage sincère. Vous avez déjà fait un pas essentiel en identifiant que les substances ne vous conviennent plus. Vous avez compris que c'est une question de survie pour vous. Comme vous l'avez remarqué, fréquenter des amis qui ne consomment pas peut être un bon début. Votre projet de voyage et de bivouac semble prometteur pour prendre de la distance avec votre environnement actuel. Si vous sentez que votre psy actuelle ne vous aide pas suffisamment, essayez une thérapie comportementale et cognitive (TCC), ou envisagez l'EMDR pour travailler sur les traumatismes liés à vos bad trips. Vous pourriez aussi consulter un autre psychiatre pour une évaluation complète et un suivi adapté. La honte que vous ressentez est compréhensible, mais elle peut être un frein. Essayez de la remplacer par de la compassion envers vous-même. Vous traversez une période difficile, mais cela ne définit pas toute votre vie. Le fait d'avoir déjà rebondi après des épisodes similaires montre que vous avez une capacité de résilience. Concentrez-vous sur des activités qui renforcent votre estime de vous-même et votre santé mentale. Prenez soin de vous, Jean, et donnez-vous le droit de recommencer à zéro. Vous êtes sur la bonne voie en cherchant de l'aide. Si vous en avez besoin vous pouvez prendre contacte avec moi pour un premier rendez-vous, je propose de consultation soi en visio que en présentiel, bien cordialement

Lorenzo Perucchi
cabinet de psychothérapie
Montpellier
TCC, EMDR et Gestalt

Lorenzo Perucchi Psy sur Montpellier

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