Bonjour, je vais vous raconter mon histoire de vie et ce qui me pèse depuis des années sur le cœur. Et le problème que je rencontre.
Je m’appelle Maxime et j’ai 25 ans. J’ai besoin de mettre des mots sur mon histoire de vie pour mieux me comprendre et avancer davantage. Je suis quelqu’un d’assez calme et patient. J’ai énormément de recul sur moi, ce que je pense et mes émotions aussi.
Je suis anxieux depuis tout petit. Ces angoisses se sont accentuées à l’âge de mes 20 ans : Phobie sociale, dépersonnalisation, toc, trou de mémoires, problèmes d’attentions…
Je suis le dernier d’une famille de 3 garçons, mes frères ont 10 ans de plus que moi.
J’ai grandi dans un contexte familial assez compliqué. J’étais spectateur depuis tout petit très souvent de violence verbale et physique dans ma famille entre mes frères et mes parents. On passait malgré tout parfois de bons moments ensemble. J’étais un peu livré à moi-même dans ce contexte très souvent. Ils répondaient toujours à mes besoins. Les rapports étaient assez toxiques dans la famille très souvent et partaient en violente engueulade allant jusqu’à de la violence physique entre eux très violente.
J’ai fait une mauvaise rencontre en ligne d’une adulte à mes 16 ans qui a voulu m’extorquer de l’argent suite à un échange sexuel en ligne avec une personne que je pensais être une fille de mon âge, en soutirant une vidéo de moi.
Mais voila, un malaise a commencé à émerger en moi. J’ai appris à mes 21 ans que mon frère le plus grand avait forcé mon frère à lui faire une fellation lorsqu’il avait 10 ou 12 ans.
J’avoue avoir été très choqué par ça ; mon frère avait l’air très mal par rapport à ça, mais aussi dans le déni et voulait vite passer à autre chose, disant que c’etais des bêtises entre amis. Un climat de tabou très malsain a commencé à s’installer. Mes parents rationalisaient en parlant d’un « jeu » de garçon bête. II ne voulaient pas entendre parler de ces histoires et que je remue les souvenirs désagréables, ni que j’aborde ce contexte de violence à la maison. Je passais pour le problème en disant les choses et mon ressenti. Mais j’ai vite « créé des problèmes ». J’ai eu le droit à des schémas de manipulation du genre que ça n’avait jamais existé, ou que j’abusais ect. Ma mère me menaçait beaucoup de suicide. Elle était en souffrance, mais je ne pouvais pas supporter la victimisation comme manière de retourner les choses contre moi. Je ne devais pas m’exprimer sur ce passé et c’était pour moi insupportable. J’ai l’impression que ce n’était pas volontaire de leur part, mais que les parents ne se rendaient pas compte de la gravité de ce qui a pu se passer. Mon grand frère était souvent violent avec moi verbalement.
J’ai commencé à développer un trouble de stress post-traumatique, avec de nombreux souvenirs de violence en tête. Une forte empreinte d’un trauma sexuel. Ma rencontre en ligne m’avait complètement retourné, ça avait été un peu la goutte de trop. Tout est remonté un peu en désordre lors du Covid. J’avais des douleurs somatiques, des angoisses, des TOC, des troubles de la concentration et une très faible estime de moi. Je n’avais pas un regard positif sur moi. Je me sentais très sali aussi d’un côté. Mais voilà qu’une question a émergé en moi avec des impressions et des symptômes sexuels : dysesthésie, contraction du canal de penis et des émotions sexuelles très désagréables comme avoir été sali, un vrai mal-être, une impression d’avoir subi une agression sexuelle très très jeune.
Je n’habite plus avec ma famille, et au fur et à mesure, les symptômes d’angoisses et de TOC ont disparu lentement… Il me reste des séquelles de mon TPST assez lourdes au quotidien. Et surtout beaucoup de mémoire de mon enfance et dans ma vie, de la dissociation par moments. Je me sens mieux et plus apaisé, mais je me sens beaucoup « effacé ». J’ai un mode de vie assez sain, plus d’alcool, de clopes, de cannabis que j’ai fumé pendant 4 ans.
J’ai eu un diagnostic du CHU : une amnésie dissociative. Le médecin psychiatre a été assez catégorique là-dessus et a dit d’attendre une levée d’amnésie. Ce diagnostic m’a mis une vraie claque. Et je reste depuis avec énormément de questions en tête. J’ai fais des examens urologique, me disant qu’aucune cause biologique est possible mais que c'est que psychique.
Je suis dans une démarche ou je n’en veut pas à ma famille du passé mais je prends mes distances pour me protéger. J’ai toujours été sensible à leur douleurs mais j’ai posé mes limites pour mon bien être. Il n’y a plus de violence mais je ne me sens pas bien avec eux. Ça a toujours été le cas. Je voulais avant les aider et les faire rendre compte mais ça m’a plus détruit qu’autre chose et tout s’est retournés contre moi. Je suis maintenant dans de grosses limites et de l’indifférence. Je me remet peut à peut des violences qu’il y a pu y avoir et je me construis mon autonomie. Je n’en veux plus à qui que ce soit et je penses que chacun et responsable de soi même et de ses actes et je me libère de cette culpabilité peu à peu sur le fait de me reconnaître comme victime et je m’exprime sur les choses.
Maintenant une dernière chose qui persiste, ce sont ses sentiments sexuel très désagréable et ses sensations, contraction sexuel, ne savant pas du tout d’où ça peut venir, mêler à des trous de mémoires et des moments de dissotiation dans la journée. Cette impresion qu’il a pu se passer quelque chose il y a très très longtemps. Au fur et à mesure que ce ressentie se libère mes angoisses diminue.
J’ai ressenti aussi une mémoire familial assez chargé en trauma sexuel. Il y a avait de l’inceste du côté de ma mère. J’avoue avoir pensé aussi à un trauma transgenerationnel.
J’essaye de prendre du recul par rapport a tout ça mais je me sens encore assez imprégné de mon passé.
Que pensez vous de ça ?
Merci d’avoir lu mon histoire.
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8 SEPT. 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Maxime.
Votre récit est impressionnant. Autant de violences, de non-dits et de dénis… Il faut beaucoup de résilience pour traverser tout ça. Et bravo pour l’avoir traversé, en amenant du pardon à la clé.
En revanche, je vous rejoins sur les marques laissées par le traumatisme. Traumatismes, même, puisqu’il y a celui, diffus mais régulier, de la violence et du déni, et celui soudain et brutal de la trahison et du chantage. Ça laisse des traces !
Je ne suis pas étonné par les symptômes que vous présentez. On pourrait dire que c’est le passé qui s’impose à vous, encore actif, même si vous avez pris beaucoup de distance.
Il est en effet important de prendre du recul, de la distance, par rapport à ce passé, et par rapport à ceux qui l’ont intoxiqué. Mais il a eu des effets émotionnels et relationnels importants, qui expliquent la dissociation ainsi que les symptômes, qui traduisent que le corps exprime ce qui n’a pas pu s’exprimer autrement. Aussi je crois que cela vous aiderait beaucoup de faire un travail de désactivation des traumatismes et de ré-association.
Le travail cognitif (la prise de recul, la réflexion, etc.) est important, mais le travail émotionnel aussi. Pour désactiver les traces du traumatisme. C’est un travail qui vise à ré-associer le corps et l’esprit pour leur permettre de communiquer facilement, et permettre à l’énergie de vie de circuler librement. A ce moment l’esprit s’apaise, et le corps reprend un fonctionnement normal.
Encore bravo pour votre résilience. Je reste bien sûr à votre disposition si vous souhaitez aller plus loin dans cet échange.
Guillaume Lemesle
Confiance en soi - Stress – Anxiété - Panique
8 SEPT. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Maxime,
Votre message raconte un parcours particulièrement éprouvant, avec beaucoup de violence autour de vous, une expérience sexuelle traumatique à l’adolescence, et ce besoin très fort aujourd’hui de comprendre ce que votre histoire a laissé en vous.
J’entends aussi tout le chemin déjà parcouru : vous avez pris de la distance, posé davantage vos limites, quitté certains fonctionnements qui vous faisaient du mal et commencé à construire votre autonomie. Et pourtant, il reste ces sensations corporelles, ces moments de dissociation et ces trous de mémoire qui continuent à vous interroger.
La dissociation peut parfois mettre à distance certaines émotions, sensations ou parties d’une expérience lorsque ce qui est vécu est trop difficile à intégrer sur le moment. Ce que vous ressentez aujourd’hui mérite donc d’être accueilli et entendu.
En revanche, il me semble important de distinguer ce que vous savez avoir vécu de ce que vous cherchez encore à comprendre. L’expérience sexuelle traumatique de vos 16 ans fait partie de votre histoire. Concernant cette impression qu’une autre agression aurait pu avoir lieu beaucoup plus jeune, vos sensations et vos trous de mémoire ne permettent pas, à eux seuls, de savoir avec certitude ce qui s’est passé.
Je comprends combien retrouver ce qui manque peut devenir une quête importante, avec l’espoir de pouvoir enfin relier les différentes parties de votre histoire et comprendre le « pourquoi ».
Mais peut-être qu’une autre question peut aussi progressivement trouver sa place : **avec ce que je sais, ce que je ressens et ce que je vis aujourd’hui, comment ai-je envie de vivre maintenant ?**
Observer ce qui se passe dans votre corps, ce qui vous insécurise ou vous apaise, vos besoins, vos limites, les relations que vous souhaitez construire et ce vers quoi vous avez envie d’avancer peut aussi vous aider à retrouver une direction qui vous appartient.
Il ne s’agit pas d’effacer le passé, mais peut-être de lui faire une place suffisamment juste pour qu’il ne soit plus obligé de prendre toute la place aujourd’hui.
En espérant que ces mots trouveront résonance pour vous, bien à vous.
7 SEPT. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Maxime,
Votre récit montre un important travail de compréhension et de reconstruction. Vous avez pris vos distances avec un environnement violent, cessé plusieurs consommations, posé des limites et retrouvé progressivement davantage d’apaisement. Ces évolutions constituent des indicateurs concrets : quelque chose se réorganise déjà favorablement dans votre vie.
Je voudrais cependant apporter une prudence essentielle concernant l’impression d’avoir subi une agression sexuelle dans votre petite enfance.
Vos sensations génitales, vos moments de dissociation, vos difficultés de mémoire et le contexte incestueux présent dans votre histoire familiale méritent d’être entendus. Mais aucun de ces éléments ne peut, à lui seul ou même associé aux autres, prouver qu’une agression oubliée a eu lieu. Une sensation corporelle est réelle ; l’interprétation que l’esprit lui donne reste une hypothèse.
Vous avez déjà vécu des expériences objectivement traumatisantes : l’exposition répétée aux violences familiales, la révélation de l’acte sexuel imposé entre vos frères, les menaces suicidaires de votre mère et le chantage sexuel dont vous avez été victime à 16 ans. Il n’est donc pas nécessaire de découvrir un traumatisme supplémentaire et caché pour légitimer votre souffrance actuelle.
De même, ce qui est parfois appelé « traumatisme transgénérationnel » ne signifie pas que le corps conserverait le souvenir précis d’un événement subi par un ascendant. Une histoire familiale marquée par l’inceste peut transmettre du silence, de la peur, des manières de vivre l’intimité ou de ne pas protéger les enfants. Elle ne permet cependant pas de conclure que vous avez personnellement subi une agression.
Le diagnostic d’amnésie dissociative posé au CHU mérite naturellement d’être respecté, mais aussi de vous être expliqué précisément. Quels souvenirs sont considérés comme manquants ? Quelles autres causes ont été examinées ? Et surtout, quel accompagnement vous est proposé en dehors de « l’attente d’une levée d’amnésie » ? Si cette formulation vous maintient dans une surveillance constante de votre mémoire et de votre corps, demander un second avis psychiatrique spécialisé dans la dissociation et le psychotraumatisme pourrait être pertinent.
La mémoire n’est pas un enregistrement intact qu’une technique thérapeutique pourrait simplement déverrouiller. Chercher activement une scène oubliée, notamment par des questions orientées, l’hypnose régressive ou certaines pratiques dites de libération de l’inconscient, peut influencer la construction des souvenirs. Un accompagnement prudent ne devrait ni vous affirmer qu’une agression a eu lieu, ni vous convaincre du contraire.
L’objectif thérapeutique pourrait être différent : travailler à partir de ce qui est certain et présent aujourd’hui. Que déclenchent ces sensations ? Dans quelles situations apparaissent-elles ? Sont-elles liées au stress, à une pensée, à une proximité corporelle ou à une hypervigilance ? Qu’est-ce qui les apaise ? Une nouvelle évaluation médicale peut également rester utile si les symptômes physiques persistent, éventuellement auprès d’un professionnel connaissant les tensions du plancher pelvien ou les douleurs génito-pelviennes.
Vous n’avez pas besoin de retrouver un souvenir pour être soigné. Vous n’avez pas davantage besoin de résoudre toute l’histoire familiale pour reconnaître que ce que vous avez déjà vécu a pu vous atteindre profondément.
Le chemin le plus sécurisant n’est peut-être pas de demander continuellement à votre corps : « Que m’est-il arrivé ? », mais de lui apprendre progressivement : « Aujourd’hui, je suis ici, je suis adulte, et je peux prendre soin de ce que je ressens sans devoir fabriquer immédiatement une explication. »
Prenez soin de vous, et si vous souhaitiez aller plus loin, sachez que ma première consultation en visio est offerte et réservable en ligne.
Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet ou en visio à Aix en Provence
7 SEPT. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonsoir Maxime et merci pour votre sollicitation.
Votre parcours témoigne d'une lucidité et d'un courage remarquables pour vous extraire d'un environnement profondément toxique. Ce que vous décrivez au sein de votre foyer relève d'un mécanisme de déni collectif structuré autour de violences et d'un traumatisme transgénérationnel lourd (l'inceste dans la lignée maternelle).
L'effet miroir au sein de la dynamique familiale
En exprimant ce que vous ressentiez face à l'inceste subit par votre frère et aux violences quotidiennes, vous avez tendu un effet miroir insupportable à votre famille. Incapables d'assumer la honte, la culpabilité et la gravité des faits, vos parents et vos frères ont réagi par la minimisation, le gaslighting (« c'était des jeux », « tu abuses ») et la désignation de votre personne comme le « problème ». La victimisation et les menaces de suicide de votre mère étaient des stratégies d'évitement pour vous refouler dans le silence et préserver l'illusion familiale.
Le style d'attachement vécu : du chaos à la dissociation
Vous avez grandi au sein d'un style d'attachement désorganisé (ou craintif-évitant) :
Un environnement paradoxal : Vos besoins matériels étaient comblés, mais les figures d'attachement (parents, frères) étaient simultanément la source du danger, du chantage affectif et de la menace physique.
Les mécanismes de survie : Face à l'impossibilité de trouver un réconfort sécurisant auprès de vos proches, votre système nerveux a mis en place des protections extrêmes : l'amnésie dissociative, la dépersonnalisation, les TOC et l'hyper-vigilance anxiogène.
La mémoire corporelle et somatique du traumatisme
Les ressentis physiques désagréables (dysesthésies, contractions du canal du pénis, sensation d'être « sali ») associés à l'amnésie dissociative indiquent la présence d'une mémoire émotionnelle et somatique fortement encodée. Que ces symptômes découlent de l'extorsion subie à 16 ans, d'un événement sous amnésie dissociative dans la petite enfance ou de la résonance du traumatisme transgénérationnel sexuel de votre famille, votre corps exprime aujourd'hui ce que le mental a dû couper pour vous préserver.
Les modes Protecteur détaché et évitant s'activent régulièrement pour vous permettre une moindre souffrance.
Schémas émotionnels et axes d'accompagnement
Les étapes que vous avez franchies seul (arrêt des substances, mise à distance de la famille, prise d'autonomie) démontrent une belle force de résilience. Cependant, des schémas émotionnels profonds restent à désactiver :
Le schéma d'imperfection / honte : alimenté par le sentiment d'avoir été « sali ».
Le schéma d'assujettissement et d'effacement : la sensation de vous sentir « effacé », consécutive à des années passées à porter le poids du dysfonctionnement familial.
Grâce à la reconsolidation thérapeutique de la mémoire d'abus et à la thérapie des schémas, il est possible de déprogrammer ces empreintes en toute sécurité sans vous re-traumatiser. L'objectif de cet accompagnement sera de :
Libérer la charge somatique et les mémoires corporelles liées à l'empreinte du traumatisme sexuel et transgénérationnel.
Traiter l'impact de l'extorsion subie à 16 ans pour restaurer une valeur personnelle intacte.
Lever progressivement les blocs de l'amnésie dissociative au rythme de votre système nerveux.
Reconstruire un attachement sécure intérieur pour apaiser définitivement la dissociation et la peur de la proximité.
Transformer les schémas d'effacement pour vous autoriser à exister pleinement, hors de l'ombre de votre passé familial.
Vos symptômes actuels ne sont pas une anomalie, mais la mémoire d'un corps qui cherche à se libérer. Si vous souhaitez engager ce travail de transformation et retrouver un apaisement durable, nous pouvons planifier un premier entretien pour poser les bases de votre accompagnement.
Bien à vous,
Jonathan Desjours, coach et thérapeute de l'inconscient.
5 SEPT. 2026
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Bonjour Maxime,
Ce que vous partagez ici demande du courage. Un courage réel. Mettre des mots sur une histoire aussi chargée, aussi longue à traverser, c'est déjà un geste vers vous-même.
Ce qui me touche dans votre récit, c'est le chemin que vous avez déjà parcouru. Vous avez quitté un environnement qui vous faisait du mal. Vous avez posé des distances. Vous avez arrêté des substances. Vous portez un regard plus doux sur vous-même, peu à peu. Ce n'est pas rien. Ce n'est même pas peu.
Et en même temps, je sens dans ce que vous décrivez quelque chose qui n'est pas encore posé. Ces sensations et émotions sexuelles très désagréables, ces trous de mémoire, cette impression qu'il s'est passé quelque chose de très ancien — tout cela continue à demander à être entendu. Pas expliqué. Pas résolu. Entendu.
Le diagnostic que vous avez reçu a visiblement soulevé beaucoup de questions, et peut-être aussi une forme d'impuissance — attendre que quelque chose se lève, sans savoir quand ni comment. C'est une position très inconfortable à habiter.
Ce que vous vivez mérite un espace thérapeutique sécurisé, à votre rythme, avec quelqu'un qui a l'habitude d'accompagner les traumatismes complexes. Pas pour forcer des souvenirs. Pas pour tout résoudre. Mais pour que vous n'ayez pas à porter ça seul, et pour que votre corps et vos émotions puissent trouver un espace où s'exprimer sans déborder.
Il peut être précieux de prendre un moment maintenant, simplement pour être attentif à ce qui est présent en vous — dans le corps, dans les pensées, dans ce que ce récit a remué.
5 SEPT. 2026
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Bonjour Maxime,
Vous avez vécu très longtemps dans une famille dysfonctionnelle où presque chacun avait un traumatisme personnel non traité. Il n’est pas étonnant, étant le plus petit de la famille, que vous ayez absorbé tout cela en vous comme une éponge. Cela a provoqué tous les syndromes que vous avez mentionnés dans votre récit.
Aujourd’hui, grâce à l’éloignement que vous avez jugé nécessaire avec votre famille, vous allez beaucoup mieux. Il reste cependant quelques points à traiter de votre côté. Pour cela, je vous suggère vivement de consulter un thérapeute en qui vous pourrez avoir confiance afin de travailler de votre côté pour enfin avancer dans une vie plus sereine.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)
5 SEPT. 2026
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Bonjour Maxime,
Merci pour la clarté de votre récit.
Et bravo pour le chemin que vous avez parcouru depuis la prise de conscience de vos traumatismes.
Vous évoquez avoir ressenti une mémoire familiale assez chargée en trauma sexuel et vous parlez d'inceste du côté de votre mère. Je valide votre hypothèse de trauma transgenerationnel.
Votre mère a refusé d'entendre la gravité des faits qui se sont passés entre vos frères. Ne surtout pas remuer le passé, ne pas parler de la violence. Ce sont des réactions classiques des systèmes familiaux incestueux. C'est justement le silence qui permet l'inceste. Rien n'est dit. Tout est caché.
Les symptômes que vous avez eu, ceux qui restent encore aujourd'hui sont bien en lien avec une agression sexuelle dans votre toute petite enfance.
Vous dites que votre grand frère avait l’air très mal par rapport à la révélation pour vous de la fellation forcée, qu'il était dans le déni et voulait vite passer à autre chose.
D'une part une fellation forcée s'appelle un viol, d'autre part il est fort probable que ce passage à l'acte ne soit pas isolé. La probabilité pour que vous ayez subi la même chose est élevée.
De plus, votre expérience à 16 ans montre que vous vous retrouvez dans une situation où l'on abuse de vous. Vous avez inconsciemment reproduit un événement similaire à un autre événement de votre histoire.
Depuis que vous vous êtes éloigné de votre famille vous ressentez un mieux-être. Effectivement la première chose à faire est de vous occuper de vous.
La levée d'amnésie viendra peut-être, ou peut-être pas. Dans tous les cas vous pouvez soigner les traumatismes avec des techniques qui s'adressent à l'inconscient.
Par exemple NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients) ou TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes).
Une autre piste serait de participer à des constellations familiales. C'est aussi l'inconscient qui est soigné, de plus cela permet de libérer les générations futures.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute