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Divergences sur les thérapies

Réalisée par Anonyme le 11 mai 2014 7 réponses  · Thérapie brève

Bonjour,


Actuellement étudiante en psychologie, je m'interroge sur les types de thérapies existantes.

Une de mes professeurs avance qu'il est impossible de mélanger plusieurs méthodes à la fois et que c'est inutile de travailler un jour sur le moi et la séance d'après sur l'inconscient, qu'il est inutile de vouloir soigner le symptôme en lui-même car c'est simplement la manifestation d'un conflit psychique.


Suivant moi-même une thérapie de ce genre (un mélange de méthode), je m’interroge sur son efficacité. J'aimerais l'avis de professionnelle sur le sujet.


Merci

thérapie , thérapies

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Bonjour,
Voici d'autres éléments.
Mon confrère Mr Gaillard est dans le vrai sur l'idée d'une cohérence nécessaire, à ceci près que la psychanalyse (la descente soit-disant dans les profondeurs) ce n'est pas tout à fait ça. Elle pense en terme de structure. Il est quand même bien loin le temps où l'on imaginait l'inconscient comme un gros sac obscur et profond, un "autre" en nous même, détenteur de vérités effrayantes.

Un symptôme une fois" résolu" par l'approche ponctuelle prônée par mon confrère reviens à coup sûr sous une autre forme par un effet de répétition et de déplacement. La structure psychique, le système, est lui toujours à l'oeuvre, et c'est cela que l'analyste considère.

Mr Gaillard expose très bien la différence entre les méthodes. En psychanalyse nous considérons que le symptôme fait donc partie d'un tout, et cela change beaucoup de choses car par exemple pourquoi retirer immédiatement un symptôme phobique à un patient si celui-ci lui sert de béquille pour tenir debout depuis longtemps ? Nous pensons qu'il est préférable d'analyser les structures inconscientes à l'oeuvre plutôt que d'opérer une orthopédie du moi, souvent (pas toujours c'est vrai, comme avec certaines méthodes en Sophrologie existentielle) normative et ne tenant pas compte de la mécanique inconsciente à l'oeuvre chez le sujet. Effectivement cela prend plus de temps et il est vrai que nous vivons le temps de l'immédiateté et du manque de patience. Mais le jeu en vaut la chandelle s'il s'agit de jouir de sa vie.

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Vous aurez les avis rien qu'en faisant votre démarche. Le reste, ce n'est que l'avis d'autres personnes. Ainsi, il faut voir comment on se vit dans cette attitude et comment les résultats sont là dans la possibilité du patient de se réconcilier avec ce qui l'anime.

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20 MAI 2014

Logo Jérôme Launay Jérôme Launay

47 réponses

129 J'aime

Bonjour,

Si je comprends bien cette question ne relève pas de savoir si votre prof a tort ou raison, mais bien de savoir si vous ne vous êtes pas trompée de thérapie... Pourquoi ne pas poser la question directement ?

Cordialement,
Sylvianne Spitzer
Psychologue, psychothérapeute, victimologue

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14 MAI 2014

Logo Sylvianne Spitzer - Psychologue - Psychothérapeute -  Psychanalyste Sylvianne Spitzer - Psychologue - Psychothérapeute - Psychanalyste

392 réponses

2038 J'aime

Bonjour,

En tant que psychothérapeute, j'utilise plusieurs outils :
- l'écoute centrée sur la personne
- la PNL
- l'ennéagramme
- les techniques de coaching
- l'exploration avec le tarot de Marseille
- l'exploration des rêves... et d'autres.

J'écoute le besoin de la personne et mon intuition.
La réussite d'une thérapie dépend en grande partie de la qualité de la relation qui s'installe, et non de la méthode utilisée. C'est la qualité du thérapeute : son écoute, sa position juste, son empathie, son intuition, etc., qui sont importantes.
Voyez si votre thérapeute vous convient, si vous vous sentez à l'aise, compris et stimulé pour avancer. Si c'est le cas, c'est positif. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez changer de thérapeute.
Fiez-vous surtout à ce que vous ressentez et non à ce que les autres vous disent...!
Bonne continuation à vous !
Hélène

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13 MAI 2014

Logo Hélène Poisot - Coach Hélène Poisot - Coach

39 réponses

121 J'aime

Bonjour jeune étudiante,

D'un point de vue "psychologique" théorique pur, votre professeur avance des arguments valides. Mais qu'en est-il quand vous vous retrouvez face à un sujet en détresse? Devons-nous "obligatoirement" et "systématiquement" accompagner le sujet qui souffre dans d'interminables psychanalyses onéreuses, ou au contraire, est-il de notre devoir d'utiliser tous les outils thérapeutiques mis à notre disposition? Car en fait nous parlons bien là d'outils uniquement car l'expérimentation démontre que l'outil utilisé, quel qu'il soit, entre pour moins de 30% max. dans une guérison. C'est grâce à la volonté du sujet à vouloir s'en sortir et grâce à une bonne alliance thérapeutique que les progrès sont les plus rapides.

Que dire, en outre, de cette jeune science non aboutie qu'est la psychologie? D'un coté nous avons les progrès et résultats liés aux neurosciences qui reposent sur l'expérimentation sur les rats en priorité, et sur les tests effectués grâce à l'imagerie médicale. De l'autre, nous avons les résultats des travaux qui reposent à l'origine sur un fonctionnement raisonné/automatisme d'un psyché remanié dans le concept par les différents courants de pensée (Jung, Lacan...).

Mais enfin la vérité n'est elle pas ailleurs... A l'époque des balbutiements de la physique cantique, sommes nous certains de savoir réellement ce qui se passe dans notre cerveau? Einstein lui même était persuadé qu'une "spiritualité" ou "énergie" existe en toute chose :
"La recherche scientifique devient donc une démarche spirituelle et la physique une métaphysique. Il ne cesse de proclamer la dimension spirituelle de son travail scientifique". Si, comme le sous-entendent Einstein, Erickson, Gary Craig, et tant d'autres, une "énergie" ou "bienveillance inconsciente" nous pilote, en interaction avec nos sens et besoins dans un milieu donné, pas forcément quantifiable car pas forcément explicable, pourquoi ne pas alors considérer le sujet comme un tout disposant des ressources nécessaires à ses besoins psychologiques.

Les guides que nous sommes essaient en priorité, dans un climat de confiance, de contourner les systèmes de protection du "moi" mis en place par le sujet pour que ses propres ressources deviennent accessibles. J'utilise tous les jours et indifféremment, ou conjointement, les outils avec lesquels je me sens à l'aise, comme l'hypnose Ericksonienne, l'EFT, EMDR, les TCC, la PNL, l'approche socratique... en fonction de l'instant, du sujet, des symptômes, de l'objectif, de l'environnement...

Les résultats que je constate dépassent très souvent mes espérances et j'aime penser qu'aucune méthode thérapeutique ou protocole n'est systématique dans une "science" de "l'esprit" où "l'esprit" lui-même n'est pas clairement définit... Je vous souhaite le meilleur pour la suite de vos études. "J'ose croire que l'intelligence de l'inné permet de remettre en cause ses acquis".

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13 MAI 2014

Logo Philippe Maubois Philippe Maubois

6 réponses

10 J'aime

Et bien permettez moi de vous dire que votre professeur se trompe...

J'ai connu moi aussi ce discours. J'ai eu la chance d'être formé par des enseignants de Paris 7 et de faire une analyse durant mes études. J'ai exercé dans cette approche durant 10 ans. Je dois être nul mais je n'ai jamais guéri durant ce temps un patient atteint de TOCs (névrose obsessionnelle si on se réfère à la théorie psychanalytique). Soulager oui, mais guérir non. Je me suis formé aux TCC à Sainte-Anne et, depuis, j'ai guéri des patients ayant des TOCs en 6 mois...

Pour ma part, je pense que nous devrions être formés à au moins 2 techniques. Pour certains patients, l'approche TCC sera préférable, pour d'autres, ce sera l'approche analytique. Il m'arrive même de faire les 2 approches en parallèle ou non. D'ailleurs, parmi les pionniers des TCC, Beck et Ellis étaient psychanalystes...

Par contre, il faut que le thérapeute soit vraiment formé aux techniques qu'il utilise (genre membre d'une association psychanalytique ou de l'AFTCC).

Cordialement
Sébastien Nicolas

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12 MAI 2014

Logo Sébastien-Marie Nicolas Sébastien-Marie Nicolas

21 réponses

94 J'aime

Bonjour,
Quand bien même l'histoire de la psychologie nous rappelle que les méthodes psy ont souvent emprunté les unes aux autres, que les frontières entre elles ont été poreuses, il est vrai qu'il convient de ne pas mélanger ces méthodes, chacune ayant sa cohérence et sa finalité selon les bases théoriques auxquelles le praticien se réfère.
Aussi, par rapport à votre cheminement personnel, ne sachant pas quelles méthodes sont en jeu et quel est leur degré de "mélange", il est difficile de vous répondre.
De manière plus générale : le symptôme est il obligatoirement l'expression d'un conflit psychique ? Vaste débat entre les tenants du "tout se joue dans l'inconscient" et ceux qui ne sont pas de cet avis !
Tout comportement visible, porteur de souffrance, est il nécessairement symptôme d'une vérité qui elle, serait cachée ?
Pour ce qui est de "soigner le symptôme", il faut reconnaître que selon la problématique sous-jacente, selon la nature de ce symptôme, certaines méthodes qui se focalisent sur la résolution de celui-ci ont fait et font toujours leurs preuves.
Pourquoi alors vouloir descendre systématiquement dans les profondeurs de l'inconscient, parfois pendant des années, quand la problématique en jeu peut trouver une solution par d'autres voies ?
Voilà quelques éléments de réflexion en vous souhaitant bonne continuation pour vos études.

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12 MAI 2014

Logo Maurice Gaillard Maurice Gaillard

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