Bonjour,
Pendant 4 ans mon mari nous a fait à vivre à mes enfants et moi-même un cauchemard. Crises quotidiennes, violences psychologiques, sorties nocturnes, drogue, cris, insultes, humiliations, nous vivions en hypervigilance au quotidien. J'ai essayé de l'aider, mais ça n'a rien changé. Il y a quelques semaines je lui ai dit que je voulais DIVORCER même si j'étais éperdument amoureuse de lui. Au début il a été triste et j'ai tout fait pour essayer de le remonter. Et rapidement son atitude a changé il est devenu froidw cachottier, vivait sa vie comme si on n'existait plus alors qu'on vivait encore sous le même toit. Nous avions convenu de vivre jusqu'à la fin des travaux mais pour moi c'est devenu émotionnellement et psychologiquement insoutenable, de le voir textoté des filles toutes la soirée, de sortir en courant de la maison pour leur parler juste la sous noe yeux. Je ai dit que s'il voulait agir comme ça je ne pouvais rien y faire, mais que c'était irrespectueux et pas encaissable pour nos enfants et moi, et qui fallait qu'il parte. Ce qu'il a fait Mais je suis obligée de le voir tous les jours pour les enfants, au travail, et le week-end pour les travaux.
Lui semble profiter de sa nouvelle condition et moi je sombre'
Et c'est dur vraiment très dur je sais que ma décision est la bonne, mais je l'aime, il me manque, je dors quasi plus, je ne mange quasi plus, des images de lui avec d'autres femmes tournent dans ma tête toute la journée avant de dormir au réveil , je vis l'enfer.
Comment faire svp pour surmonter ce deuil rapidement, me détacher, arrêter de souffrir en permanence, j'ai peur de ne jamais y arriver.
Merci svp de m'aider
Réponse envoyée
Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier
Une erreur s'est produite
Merci de réessayer plus tard
Meilleure réponse
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 6 personnes
Bonjour,
Il va falloir accepter de faire le deuil de cette relation. C’est la seule façon de réussir à rendre moins présents vos sentiments et donc de moins en moins souffrir de cette situation. D’ailleurs, vous pouvez remarquer que votre partenaire n’attendait que votre bénédiction pour aller s’amuser ailleurs. De son côté, des sentiments, il semble que cela fait longtemps qu’il n’en a plus pour vous.
Je vous suggère de refaire des sorties de temps en temps et de rencontrer de nouvelles personnes afin de conjurer le mal qui vous trouble aujourd’hui.
Si vous pensez avoir besoin d’aide pour surmonter ces moments difficiles, n’hésitez pas à me consulter.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
30 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour,
La situation que vous traversez est douloureuse et peut nécessiter d’engager un véritable travail de deuil autour de cette relation, afin d’apaiser progressivement l’intensité de vos émotions.
Certains éléments semblent indiquer un désengagement de sa part, ce qui peut renforcer le sentiment de choc et d’incompréhension que vous ressentez aujourd’hui.
Il peut être aidant, à votre rythme, de vous rouvrir progressivement à l’extérieur, de recréer du lien et de vous recentrer sur vous
Un accompagnement thérapeutique peut vous soutenir dans ce processus, vous aider à traverser cette étape et à retrouver plus de stabilité.
Je reste disponible si vous souhaitez échanger.
Morgane Muller
Psychopraticienne et thérapeute holistique en ligne
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour à vous
Ce qui me touche beaucoup dans votre message, c'est de voir l'amour que vous portez à votre mari malgré le fait qu'il vous maltraite et ne vous respecte absolument pas, vous et vos enfants. Et quand vous lui dites que vous voulez divorcer, vous semblez vous inquiéter davantage pour lui que pour vous même.
Je peux ressentir que c'est difficile pour vous d'imaginer qu'on vous aime et qu'on prenne soin de vous. Aujourd'hui, en vous séparant de cet homme, vous VOUS choisissez et vous décidez de vous respecter. Cela peut sembler difficile au début car vous décidez de changer votre façon de faire. Vous sortez de votre mécanisme habituel qui était de vous dire "ok j'accepte qu'il me traite comme ça et ainsi il va voir que moi, je le respecte et petit à petit il changera car je l'aime ....."et vous allez vers une nouvelle façon de faire qui est : "je ne supporte plus cette situation et j'ai besoin de prendre soin de moi, de me protéger moi et mes enfants".
Je peux imaginer également qu'il y a des peurs en vous : peur que ça se retourne contre vous, peur qu'il vous en veuille et qu'il soit violent, ....
Vous faites très bien d'écrire sur ce forum pour demander de l'aide : vous avez besoin d'être soutenue durant cette période de transition, non seulement par des professionnels mais aussi par des amis, voisins, familles. Vous avez la possibilité de combler ce vide en vous avec d'autres personnes de votre entourage.
Ensemble, nous pouvons aller regarder pourquoi vous vous êtes attachée à un homme comme ça, comment vous vivez votre relation à l'homme et petit à petit vous construire une nouvelle vision de la relation amoureuse. Aujourd'hui, vous méritez d'être pleinement respectée et aimée pour ce que vous êtes.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
23 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est extrêmement éprouvant, et il est important de le dire clairement : ce que vous ressentez est normal au regard de ce que vous avez vécu.
Pendant plusieurs années, vous avez été exposée, avec vos enfants, à un climat de tension, d’insécurité émotionnelle et de violences psychologiques. Le corps et l’esprit ne sortent pas indemnes d’un tel état d’hypervigilance prolongé. Aujourd’hui, même si vous avez pris une décision profondément juste pour vous protéger, vous êtes confrontée à une forme de manque, d’attachement, et à un véritable processus de deuil.
Il est essentiel de comprendre que l’amour que vous ressentez ne contredit pas le fait que cette relation était destructrice. On peut aimer profondément quelqu’un qui nous fait du mal. Cela rend la séparation encore plus douloureuse, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de votre choix.
Ce que vous décrivez (les pensées envahissantes, les images, les troubles du sommeil et de l’appétit) correspond à un état de stress intense et à un sevrage affectif. Votre cerveau cherche à maintenir le lien, même s’il était source de souffrance. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais un mécanisme humain.
Quelques repères peuvent vous aider dans cette période :
Mettre de la distance autant que possible : même si vous devez encore le voir, essayez de limiter les interactions au strict nécessaire, notamment pour les enfants. Protégez-vous des situations qui ravivent la douleur (messages, informations sur sa vie personnelle…).
Accueillir vos émotions sans les juger : la tristesse, le manque, la colère, la confusion… tout cela fait partie du processus. Chercher à aller « plus vite » peut parfois intensifier la souffrance.
Prendre soin de votre corps : même si c’est difficile, essayer de maintenir des routines simples (manger un peu, dormir, marcher). Le corps est un allié précieux dans la régulation émotionnelle.
Travailler sur les pensées envahissantes : les images de lui avec d’autres femmes sont particulièrement douloureuses. Il peut être utile d’apprendre à les reconnaître comme des pensées (et non des réalités), et à doucement ramener votre attention vers le présent.
Vous entourer : ne restez pas seule avec cela. Le soutien (amical, familial, ou thérapeutique) est fondamental dans cette phase.
Vous avez déjà fait quelque chose de très courageux : mettre fin à une situation qui vous faisait souffrir, malgré l’amour. Cela demande une grande lucidité et une force intérieure importante, même si aujourd’hui vous ne la ressentez pas.
Enfin, une chose importante : ce que vous vivez ne durera pas toujours avec cette intensité. Même si cela semble interminable aujourd’hui, le temps, accompagné de soutien et de soins, permet progressivement un apaisement.
23 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous conseille vivement de vous faire accompagner par un thérapeute. Dans un premier temps, cela vous offrira un espace pour vous exprimer librement : déposer vos doutes, votre colère, votre incompréhension. Il est essentiel de laisser sortir vos émotions pour pouvoir ensuite mieux les comprendre, les apprivoiser et les accepter.
Dans un second temps, ce travail pourra vous aider à prendre du recul sur la relation : comprendre ce qu’il s’est réellement passé, et pourquoi, malgré la souffrance vécue, vous ressentez encore cet attachement. Explorer votre fonctionnement, notamment à travers des schémas anciens, permet souvent d’éclairer certaines réactions et d’ouvrir la voie à un regard plus apaisé et plus lucide.
Enfin, accordez-vous le temps de faire votre deuil. Ce processus ne se fait pas du jour au lendemain : il avance à votre rythme, lorsque vous êtes prête. Il implique de traverser différentes étapes qu’il est important d’accueillir. Dans ce cheminement, être écoutée et soutenue peut faire une réelle différence.
Surtout, ne restez pas seule face à ce que vous traversez.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne certifiée, Praticienne en Fleurs de Bach agréée.
18 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Madame,
Vous avez pris la décison de la séparation car vous avez senti que la violence et la maltraitance ne sont pas acceptables dans la relation de couple ni dans la relation parentale, même quand on s'aime ! Et vous saviez instinctivement qu'il est important que vos enfants grandissent en connaissant les limites qu'il conveint de poser dans toute relation, quels que soient les sentiments.
Reste le temps du deuil, que vous ne pouvez éviter si vous voulez réussir à passer à autre chose, avec son lot d'émotions désagréables (peur, chagrin, et surtout colère). Ce temps sera proportionnel à l'attachement que vous aviez pour votre mari, et à la déception qui a suivie : ce n'est pas l'homme actuel qui vous manque mais celui du passé, du temps de votre rencontre, et qui vous a déçu.
Vous espériez qu'il change, c'est pourquoi vous avez attendu 4 années, mais en vain. Et vous n'y pouvez rien, car on ne peut pas changer l'autre s'il ne le souhaite pas...
En acceptant de prendre le temps de ce deuil, vous pouvez réussir à vous reconstruire, en envisageant peut-être quelques changements ( travail, organisation) et en fixant les limites d'interactions qui sont justes pour vous et pour vos enfants.
N'hésitez pas vous faire accompagner si vous vous sentez trop fragile, y compris médicalement.
Bien à vous,
Caroline GORMAND
Psychothérapie intégrative, thérapie systémique du couple et de la famille
(téléconsultations et consultations en présentiel, sur rednez-vous)
18 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Merci à vous d'avoir le courage de partager votre histoire et vos émotions.
Ce que vous traversez est d’une intensité énorme… et au vu de ce que vous décrivez, votre réaction est profondément humaine. On ne sort pas indemne de plusieurs années d’hypervigilance, de peur et de violence psychologique, et encore moins quand l’amour est encore là.
En tant que praticienne en Gestalt, ce que je perçois surtout, c’est que vous êtes en plein cœur de plusieurs mouvements à la fois : un deuil amoureux, une sortie de situation traumatique, et un lien qui reste actif au quotidien avec lui. Forcément, ça crée une tempête intérieure. Ce n’est pas que vous “n’y arrivez pas”… c’est que votre système est encore saturé.
En Gestalt, on ne cherche pas à “se détacher rapidement” ou à faire taire la douleur à tout prix. On va plutôt vous aider à traverser ce que vous vivez sans vous y perdre. Aujourd’hui, vos pensées (les images, les scénarios) tournent en boucle parce qu’il y a encore beaucoup d’émotions non digérées : de l’amour, mais aussi probablement de la peur, de la colère, de l’injustice, de l’épuisement.
18 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est extrêmement éprouvant.
Pendant des années, vous avez vécu dans un climat de tension, de peur et d’imprévisibilité. Et aujourd’hui, alors même que vous avez pris une décision difficile mais nécessaire, vous vous retrouvez plongée dans un manque intense, presque insupportable.
Il y a quelque chose d’important à entendre :
le fait qu’il vous manque ne remet pas en cause le fait que la relation vous faisait souffrir.
On peut aimer profondément quelqu’un… et en même temps ne plus pouvoir vivre avec lui.
Votre corps et votre esprit sont encore “accrochés” à cette relation.
Après des années d’hypervigilance, de crises, de montagnes russes émotionnelles, il est fréquent de ressentir une forme de manque très puissant, même quand la relation était douloureuse.
Ce que vous vivez aujourd’hui ressemble à un sevrage émotionnel :
les pensées envahissantes,
les images de lui avec d’autres femmes qui vous envahissent,
les difficultés à dormir et à manger,
la sensation de manque permanent.
C’est une phase, même si elle est aujourd’hui très intense.
Vous cherchez à “aller mieux rapidement”, à vous détacher vite. C’est compréhensible, tant la souffrance est forte. Mais vouloir aller trop vite peut parfois renforcer la lutte intérieure.
Peut-être que, pour l’instant, l’enjeu n’est pas de ne plus souffrir…
mais de traverser cette souffrance sans vous y perdre.
Concrètement, quelques repères peuvent vous aider :
Réduire au maximum ce qui alimente ces images : les échanges hors cadre des enfants, les informations sur sa vie… Cela entretient directement la douleur. Mettre des limites ici est essentiel, même si ce n’est pas simple.
Vous appuyer sur du soutien réel : proches de confiance, professionnel, espace où vous pouvez déposer ce que vous vivez. Vous n’avez pas à traverser cela seule.
Prendre au sérieux votre état physique : sommeil, alimentation. Ce sont des indicateurs importants. Quand le corps lâche, tout devient plus difficile.
Accueillir l’ambivalence : vous pouvez à la fois savoir que partir est juste… et continuer à aimer. Ces deux réalités peuvent coexister un temps.
Enfin, une chose importante :
vous dites avoir peur de ne jamais y arriver.
Aujourd’hui, vu l’intensité de ce que vous ressentez, cette peur peut sembler très réelle. Mais elle appartient souvent à ce moment précis, à cet état de débordement.
Les choses évoluent.
Pas d’un coup. Mais elles évoluent.
Si cette souffrance devient trop envahissante (notamment avec le manque de sommeil et d’alimentation), n’hésitez pas à consulter rapidement un professionnel. Être accompagnée dans ce moment peut vraiment faire une différence.
Vous êtes en train de faire quelque chose de difficile :
sortir d’une relation qui vous faisait du mal, tout en étant encore attachée.
Je vous souhaite de pouvoir être soutenue dans cette traversée.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
17 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
onjour,
Ce que vous traversez est profondément éprouvant. Vous avez vécu pendant des années dans un climat de tension, de peur et d’instabilité, et aujourd’hui, même en ayant pris une décision qui vous protège, le lien affectif reste très présent. Ce tiraillement entre ce que vous savez juste pour vous et ce que vous ressentez rend la situation particulièrement douloureuse.
Le fait de continuer à le voir régulièrement, d’être confrontée à ses comportements et aux images qui s’imposent à vous, ne vous permet pas de prendre la distance psychique nécessaire pour apaiser ce que vous vivez. Ce que vous décrivez — le manque, les ruminations, la perte d’appétit et de sommeil — témoigne d’un état de grande souffrance qui mérite d’être entendu et accompagné.
Il n’y a pas de “façon rapide” de traverser un deuil affectif, surtout lorsqu’il est mêlé à des expériences aussi intenses. Chercher à aller vite peut parfois renforcer la lutte intérieure et l’épuisement.
Vous pourriez bénéficier d’un espace à vous, pour déposer cette ambivalence, comprendre ce qui vous relie encore à lui, et retrouver peu à peu un sentiment de sécurité intérieure.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer une consultation afin de vous accompagner dans cette période délicate.
Je vous souhaite beaucoup de douceur dans ce moment.
Elodie Seng
Praticienne en psychologie
17 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Bravo avez pris la bonne décision . Le deuil d'une relation prend du temps. Je vois que vous le voyez tous les jours. La première action serait de voir comment faire pour limiter à maximum les contacts avec lui. Et dans un deuxième temps, de vous faire accompagner pour traverser cette période difficile. Bon courage à vous.
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
La situation que vous décrivez est extrêmement douloureuse. Vous avez vécu pendant plusieurs années dans un climat de tension, de violence psychologique et d’instabilité, et malgré cela vous avez essayé de maintenir la relation et d’aider votre mari. Prendre la décision de divorcer dans ces conditions demande énormément de courage, surtout lorsque l’amour est encore présent.
Ce que vous ressentez aujourd’hui est fréquent après une rupture dans ce type de relation : votre esprit oscille entre la souffrance vécue et l’attachement qui existe encore. Le manque, les images qui tournent en boucle, les difficultés à dormir ou à manger font souvent partie du processus de séparation, surtout lorsque la rupture est récente et que vous êtes encore obligée de le croiser.
Il n’existe malheureusement pas de moyen de faire ce deuil “rapidement”. En revanche, il est possible d’être accompagnée pour traverser cette période, remettre du sens sur ce que vous avez vécu et retrouver peu à peu votre stabilité émotionnelle.
Dans ce moment où vous vous sentez submergée, ne restez pas seule avec cette souffrance. Un espace de parole peut vous aider à vous reconstruire, à vous détacher progressivement et à retrouver votre équilibre pour vous et pour vos enfants.
Je peux bien sûr vous accompagner dans ce cheminement si vous le souhaitez.
Bien à vous,
Delphine Bailly — Psychopraticienne / Thérapeute de couple
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 5 personnes
Bonjour Madame,
Ce que vous votre mari vous fait vivre est tellement insupportable que l'on peut nous demander et VOUS demander ce qui fait que vous pouvez encore affirmer que vous êtes "éperdument" amoureuse de lui après toutes ces années d'un comportement totalement irrespectueux et irresponsable de sa part.
Vous écrivez avoir tenté de l'aider... mais à quoi et comment ?!
Vous ne pouvez nullement "sauver" un homme qui a des addictions fortes et pas de limites dans son comportement.
Quelles que soient ses blessures éventuelles c'est à lui de se prendre en mains et à changer, d'abord pour lui même.
C'est une forme de dépendance affective forte qui vous amène à souffrir doublement : et à continuer à vivre cet "enfer" à ses cotés et en même temps à rester tellement attachée à lui pour ne pas pouvoir vraiment vous séparer de lui.
C'est très dur, j'en convient : mais combien de temps pourriez vous supporter cette situation, et la faire vivre aussi à vos enfants ?!
Il me semble que vous avez besoin actuellement rapidement d'un traitement médicamenteux qui vous permettra de dormir et de relativiser un peu ce qui se passe, et d'une bonne thérapie pour accepter que vous ne pouvez pas agir sur le comportement de cet homme et pour décider de vous préserver.
Allez vite en parler à votre médecin et commencez une thérapie qui vous aidera petit à petit à voir plus clair, à comprendre vos difficultés à sortir de son emprise affective et à agir dans l'intérêt de votre survie psychique.
Je vous souhaite de réussir à vous séparer de cet homme qui est très perturbé et perturbant.
sp
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour, et bien malheureusement le deuil est un processus naturel par lequel il est nécessaire de passer, vous avez pris la bonne décision vu la description des agissements de votre partenaire , c'est plus sain pour vous et vos enfants ; votre partenaire quant à lui, s'est rapidement remis de la situation, à moins qu'il prenne un malin plaisir de jouer avec vos sentiments et vos états d'âme....
Heureusement vous avez vos enfants, faites aussi des activités avec vos amis ou une association pour occuper votre esprit, vous verrez que vous allez trouver de nouveaux centres d'intérêts.
Je reste à votre écoute en cabinet à Nice ou en visio.
Laurent Stevenoot
Psycho analyste clinicien.
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Le message que vous partagez montre à quel point vous êtes aujourd’hui dans une souffrance extrême, et il est important de le dire clairement : ce que vous vivez ne ressemble pas seulement à un “chagrin d’amour” ou à un divorce difficile.
Pendant plusieurs années, vous et vos enfants avez vécu dans un climat d’hypervigilance, de violences psychologiques, d’instabilité, de peur et d’épuisement. Dans ce type de contexte, le lien qui se crée n’est pas un lien affectif simple : il devient souvent un lien de survie, très intense, qui laisse une empreinte profonde dans le corps et dans le psychisme. C’est aussi pour cela qu’il est possible d’aimer encore quelqu’un qui nous a pourtant fait beaucoup de mal.
Le fait qu’aujourd’hui vous ne dormiez presque plus, ne mangiez presque plus, que des images de lui avec d’autres femmes tournent en boucle, montre que votre système nerveux est encore en état d’alerte. Cela ne signifie pas que vous avez pris la mauvaise décision. Cela signifie que vous êtes en train de sortir d’une relation qui vous a profondément marquée, tout en étant encore obligée de le voir régulièrement. Le deuil est donc rendu beaucoup plus difficile, car la blessure est réactivée presque chaque jour.
La question n’est peut-être pas seulement : “comment l’oublier rapidement ?”, mais plutôt : comment sortir de l’état d’emprise intérieure dans lequel cette relation vous a laissée ?
Vous n’êtes pas faible parce qu’il vous manque encore. Vous êtes en train de vous détacher d’un lien qui a mêlé amour, peur, chaos, espoir et souffrance. Et cela prend souvent plus de temps que ce que l’on voudrait.
Dans l’immédiat, il peut être essentiel de remettre un maximum de cadre autour de ce lien : limiter les échanges au strict nécessaire concernant les enfants et les aspects pratiques, éviter tout espace ambigu ou émotionnel, et vous entourer pour ne pas traverser seule cette phase très éprouvante. Quand le sommeil, l’alimentation et les pensées deviennent aussi envahissants, cela mérite d’être accompagné sérieusement.
Un travail thérapeutique peut vous aider à traverser ce deuil, à comprendre pourquoi ce lien reste si puissant malgré la violence vécue, et à vous reconstruire peu à peu sans continuer à vous effondrer intérieurement.
Si vous en ressentez le besoin, je consulte à Bordeaux et également en visio, ce qui permet d’accompagner des personnes partout en France.
Prenez bien soin de vous et à bientôt.
Ingrid Pommier
Psychopraticienne, sexologue et sexothérapeute
Consultations à Bordeaux et en visio
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
La vie nous fait traverser des épreuves parfois très complexes et violentes.
Vous avez certainement mis beaucoup de patience et d'espoir dans votre relation, regarder votre conjoint se comporter de la sorte aujourd'hui vous renvoie à un sentiment d'échec et d'impuissance. C'est très douloureux.
De plus l'homme avec qui vous avez partagé 6 années de votre vie, le père de vos enfants ne vous prend plus en considération. Alors, iI est important de vous remettre au centre de votre histoire.
Méritez vous un tel manque de respect?
Si oui, d'où provient cette idée?
Avoir de l'estime pour soi même est un des piliers essentiels à notre stabilité, sinon vous serez prêtes à tout supporter même après la séparation.
Un couple peut rencontrer des difficultés, peut se séparer pour diverses raisons mais le respect doit rester au centre de la relation surtout lorsqu'il y a des enfants.
Ce respect est possible grâce à des limites et un cadre clair.
La perte, le choc vous déstabilisent mais petit à petit une nouvelle vie va prendre forme. Pour vous et vos enfants prenez le temps de fonder de nouvelles bases solides.
N'hésitez pas à vous faire aider si le poids de l'absence est trop lourd à porter.
Petit à petit vous aurez de nouvelles références.
L'épreuve enseigne beaucoup de choses si on accepte d'analyser son sens .
Courage.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Je suis très touchée par votre courage de demander de l'aide en partageant ce que vous traversez en ce moment. Je peux comprendre à quel point cette période est un véritable champ de bataille émotionnel pour vous. Ce que vous vivez — ce sentiment de sombrer alors que celui qui a causé tant de douleur semble s'épanouir — est d'une injustice et une peur profonde. Aussi, il est tout à fait compréhensible que votre esprit et votre corps soient en état de choc.
Vous avez fait preuve d'une force immense en protégeant vos enfants et vous-même d'un "cauchemar" de quatre ans. Le fait que vous l'aimez encore ne vous rend pas moins judicieuse ; cela montre la profondeur de votre capacité à aimer, même face à l'ingratitude et à la déception.
Pour vous aider à traverser cette tempête, j'aimerais que nous regardions ensemble ce qui se passe dans votre esprit, en utilisant certains outils de TCC (Thérapie Cognitive et Comportementale):
Pistes de travail : Valider vos émotions, rajuster vos mécanismes et activer nouveau comportements sains
1. Valider vos émotions
Je comprends que face à ces émotions très difficiles, on veut simplement les supprimer et continuer à vivre normalement dans un plus bref délai. Malheureusement, les tentatives pour contrôler et débarrasser ou les émotions, nous rendent souvent encore plus impactés par ces émotions : car nous nous focalisons encore plus sur ces émotions et ces émotions deviennent des vilains (voire des démons) à nos yeux.
Ce que je vous propose, c’est de donner à ces émotions un espace intérieur, de les nommer et de les rassurer. Par exemple (à discuter et à développer) : je ne suis pas faible ; je suis en deuil d'une version de lui qui n'existe peut-être plus. Ma peur de faire face à la séparation et à la solitude et de reconstruire une vie par moi-même est également légitime.
2. Identifier les pensées automatiques derrière ces émotions
Ensuite, vous pouvez essayer de mettre plus de détails sur ces émotions. Par exemple, au lieu de nommer la “peur”, vous pouvez la décrire comme : la peur d’être insignifiante pour une personne qui est si importante pour moi depuis très longtemps et sur lequel j’ai mis autant d’efforts et de temps. Cela rendra plus facile d’identifier les pensées derrière cette émotion. Par exemple, “Il est heureux avec elles, je ne comptais pas.”
3. Challenger ces pensées:
Derrière cette pensée de, par exemple, “Il est heureux avec elles, je ne comptais pas”, il y a au moins une distorsion cognitive classique (ne vous inquiétez pas, on l’a tous de temps en temps !) : "Lecture de pensée" :
Son comportement actuel (le besoin immédiat de séduire et le faire sous vos yeux) ne peut pas vous dire exactement ce qu’il pense ou expérimenter (s’il est vraiment amoureux et heureux etc). Cela peut probablement être un signe de bonheur, mais peut aussi être un signe d'immaturité ou même une fuite (ne se reconstruit pas, mais seulement se "remplit" pour ne pas faire face aux conséquences de séparation, etc). On ne peut pas lire ses pensées et ses sentiments, mais effectivement, au moment de la dépression, on a tendance à choisir le pire scénario.
4. Activer de nouveaux comportements sains
Lorsque vous avez traversé une période stressante ou anxieuse, vos réseaux neuronaux dédiés à l'alerte, au doute et à la rumination ont été sollicités intensément. Du point de vue de la neurogenèse et la neuroplasticité, votre cerveau a appris à être anxieuse, car ces connexions à l’anxiété et aux doutes de vous-même sont devenues "plus rapides" et plus faciles à activer.
La bonne nouvelle est que la neurogenèse et la neuroplasticité fonctionnent dans les deux sens. En modifiant vos comportements, vous pouvez physiquement favoriser la résilience plutôt que le doute.
Je vous propose les pistes suivantes pour que vous puissiez établir vos propres listes de petits comportements concrets à prendre quotidiennement. Pour aider votre cerveau à créer de nouveaux neurones, il faut de la régularité, pas de l'intensité.
Piste 1 : Couper le Signal - Quand une image vous envahit, sortez marcher 10 minutes ou chantez une chanson apaisante par exemple. Cela active le système nerveux parasympathique qui diminue l'anxiété.
Piste 2. Rassurez-vous - Chaque soir, notez une ou deux choses, même très petites, que vous avez réussies ou qui vous font plaisir
Piste 3. Retrouver vous-même - Trouver un territoire de vous-même (avec travaux, ce n’est pas toujours facile. Vous pouvez essayer de choisir un coin de la maison, votre lit ou un fauteuil, qui deviendra votre zone de paix) / Appelez une amie ou un proche, mais ne pas parler de lui pendant 10 minutes.
Les changements ne demandent pas de grands efforts héroïques, mais plutôt de petites intentions répétées qui, jour après jour, aideront votre esprit à retrouver son équilibre naturel. Je vous souhaite bon courage et bon rétablissement. Vous avez déjà ce qu’il faut en vous pour construire une vie correspondant à vos besoins et vos valeurs.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Bravo pour votre courage de partager ici ce qu’il se passe pour vous. Et merci pour votre confiance.
Vous décrivez une situation extrêmement éprouvante. Des années de crise, d’insécurité et d’hypervigilance… Rester longtemps dans ce genre d’environnement… Le corps et l’esprit s’adaptent pour tenir le coup. Lorsque la rupture arrive, même si elle est nécessaire, la chute émotionnelle peut être très brutale.
Il y a un paradoxe très douloureux dans votre message; vous savez que c’est la bonne décision, que la situation est devenue invivable et pourtant vous l’aimez encore et il vous manque. Ces deux réalités peuvent coexister. Quitter quelqu’un car il nous fait du mal ne fait pas disparaitre les sentiments du jour au lendemain.
Ce que vous vivez ressemble à un processus de deuil, mais un deuil particulier : vous perdez la relation telle que vous l’espériez tout en étant encore confrontée à la personne au quotidien. Le fait de devoir le voir régulièrement empêche votre esprit de prendre de la distance, ce qui entretient la douleur et les ruminations.
Les images qui tournent dans votre tête sont très fréquentes après une rupture. Le cerveau essaie de donner un sens à la situation, mais ces scénarios mentaux finissent par nourrir la souffrance.
Il pourrait être utile de vous rappeler régulièrement que votre décision n’est pas née d’un simple moment de doute, mais de 4 années difficiles. Souvent, quand la distance commence à se créer, la mémoire a tendance à remettre en avant l’attachement et les moments positifs en atténuant la réalité de ce qui a été vécu.
Vous avez aussi pris cette décision pour vous protéger et protéger vos enfants. Ça demande énormément de courage.
Pour l’instant, peu dormir, peu manger… ressemble à une phase de choc émotionnel. Elle peut être intense au début. Souvent, ce type de souffrance évolue avec le temps, surtout quand des espaces de distance commencent à se recréer.
Aujourd’hui, il peut être important de ne pas rester seule face à tout cela. Parler avec des proches, être accompagné par un professionnel aussi peut aider à traverser cette période.
Ce que vous traversez est très douloureux mais votre message montre aussi que malgré l’amour, vous avez réussi à poser une limite pour protéger votre vie et celle de vos enfants. Ça demande une force intérieure.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Jennifer,
Ce que vous décrivez est extrêmement difficile, et il est normal que vous ressentiez des sentiments intenses et ambivalents, mêlant amour pour lui et douleur face à ce qu’il vous fait vivre. Quand il y a des enfants et une situation qui vous lie, comme un mariage ou des travaux, tout devient encore plus compliqué.
Vous êtes dans une période de transition. Vous avez pris une décision forte – divorcer malgré l’amour – mais la cohabitation forcée et la nécessité de maintenir un dialogue avec votre mari peuvent être très éprouvantes. Il est compréhensible que vous viviez de l’anxiété et des insomnies : vous êtes en survie.
Il est essentiel de vous protéger et de poser des limites claires, pour préserver votre énergie et votre vitalité.
Par exemple, organisez vos échanges concernant les enfants ou les travaux sur des temps dédiés et limités, trouvez des moments d’aération hors de la maison régulièrement, et entourez-vous de personnes de confiance pour demander de l’aide lorsque c’est nécessaire.
Le voir parler à d’autres femmes à proximité est particulièrement douloureux, et il est important de vous préserver autant que possible de ces images souffrantes, tout en reconnaissant la difficulté de la situation. Il est essentiel de poser vos émotions et de décharger vos pensées et vos angoisses auprès de personnes de confiance.
En tant que Gestalt praticienne, je peux vous accompagner pour traverser le deuil de la relation, vous aider à vous détacher en toute sécurité, trouver de nouvelles ressources et reconstruire votre confiance et votre estime de vous. La Gestalt-thérapie travaille sur le vécu présent et les émotions, pour retrouver un apaisement progressif et durable.
Il n’y a pas de solution rapide dans ce type de rupture, surtout dans un contexte compliqué. La douleur va s’atténuer progressivement, et chaque pas que vous faites pour vous protéger et prendre soin de vous est un pas vers votre liberté et votre bien-être émotionnel.
Vous avez déjà fait un choix courageux pour vous et vos enfants, et à travers vos mots, je perçois votre force et votre capacité à aller vers ce qui est juste pour vous. Je crois pleinement en votre possibilité de reconstruction.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
La situation que vous décrivez est extrêmement éprouvante et la souffrance que vous ressentez est compréhensible. Vous avez vécu pendant plusieurs années dans un climat de tension, de violences psychologiques et d’insécurité émotionnelle. Prendre la décision de mettre fin à une relation dans ces conditions demande beaucoup de courage, même lorsque l’amour est encore présent.
Ce que vous traversez aujourd’hui ressemble à un véritable processus de deuil. Mettre fin à une relation, même lorsque la décision est nécessaire pour se protéger et protéger ses enfants, peut provoquer un mélange très intense d’émotions : manque, tristesse, colère, doute, images envahissantes, difficultés à dormir ou à manger. Le fait de devoir continuer à le voir régulièrement rend ce processus encore plus difficile, car la séparation psychique n’a pas encore vraiment l’espace pour se faire.
Il est également fréquent que l’esprit se focalise sur des images ou des scénarios douloureux, comme le fait de l’imaginer avec d’autres femmes. Ces pensées peuvent devenir envahissantes lorsqu’on est encore très attaché et en état de choc émotionnel. Cela ne signifie pas que vous ne surmonterez jamais cette épreuve, mais plutôt que la séparation est encore très récente et que votre psychisme est en train d’essayer d’intégrer ce changement.
Dans ce type de situation, il peut être important de ne pas rester seule avec cette souffrance. Un accompagnement psychologique (psychologue clinicien le seul diplômé d’état) peut vous aider à traverser cette période, à mettre des mots sur ce que vous avez vécu pendant ces années difficiles et à reconstruire progressivement un espace pour vous-même.
Même si cela peut sembler impossible aujourd’hui, la douleur liée à une séparation évolue avec le temps, surtout lorsque l’on commence à se reconstruire dans un environnement plus apaisé. Le fait que vous ayez pris cette décision pour préserver votre bien-être et celui de vos enfants montre déjà une volonté de sortir d’un fonctionnement qui vous faisait souffrir.
Pour l’instant, l’essentiel est de prendre soin de vous autant que possible, de vous entourer de soutien et de ne pas rester seule face à cette détresse. Cette période est très difficile, mais elle ne définit pas votre avenir.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Vous avez beaucoup de bon sens et de jugement. Il faut vous appuyer dessus. Vous savez effectivement que vous avez pris la bonne décision et il faut y revenir chaque fois que les émotions et la solitude vous font douter.
Vous avez déjà gagné du terrain en obtenant son départ de la maison.
Dans le temps les interactions devraient diminuer notamment après la fin des travaux de la maison.
Dans votre cas il serait bon que la procédure de divorce aille vite, ou à défaut que le JAF acte rapidement la séparation et la garde des enfants. C'est important aussi pour les enfants.
N'hésitez pas non plus à vous faire accompagner durant cette période afin de trouver du soutien.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message, votre question et pour ce que vous partagez. Ce que vous vivez semble extrêmement difficile, sans aucun doute.
Les mots que vous utilisez à la fin me paraissent très justes : il y a effectivement un deuil à traverser. Le deuil d’une relation, d’une vie de famille, du lien parents-enfants tel qu’il était, et de beaucoup de choses qui faisaient partie de votre quotidien.
Dans ces périodes-là, les attitudes de votre mari, ou ex-mari, comme vous préférez le nommer, peuvent parfois être comprises comme une forme de défense. Il peut chercher, à sa manière, à se protéger de la souffrance. Mais cela peut aussi, de votre côté, générer encore plus de douleur, et c’est profondément injuste et difficile à vivre.
J’ai le sentiment, à vous lire, que vous avez déjà pris une décision après des moments très éprouvants. Maintenant, vous êtes dans une phase où il faut continuer à avancer, même si c’est une période particulièrement délicate.
Dans ces moments-là, il peut être très aidant de ne pas rester seul : s’appuyer sur des proches, ou être accompagné par un professionnel, psychologue ou thérapeut, peut offrir un soutien précieux pour traverser ce passage.
Un deuil ne se traverse pas rapidement. Il n’y a pas de bon ou de mauvais rythme. Il y a simplement des étapes, qui demandent du temps et de l’attention à soi.
J’ai l’impression que vous avez déjà commencé ce chemin. J’espère que vous pourrez continuer à avancer, pas à pas, en prenant soin de vous.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
En vous lisant, on sent à quel point ce que vous traversez est intense.
Vous avez vécu pendant des années dans un climat d’insécurité, d’hypervigilance et de violence psychologique. Le corps et le cœur gardent longtemps la trace de ces expériences.
Aujourd’hui, vous avez pris une décision extrêmement difficile : partir tout en aimant encore.
Et c’est souvent l’une des situations les plus douloureuses qui soient.
Beaucoup de personnes pensent qu’une séparation devient plus simple lorsque l’on ne ressent plus rien.
Mais la réalité est souvent l’inverse : on peut aimer profondément quelqu’un et en même temps savoir que rester nous détruit.
Ce que vous décrivez — les pensées qui tournent, les images qui reviennent, le manque de sommeil, la perte d’appétit — ce sont des réactions très humaines face à une rupture et à un choc émotionnel.
Votre système intérieur est encore attaché à la relation, tandis qu’une autre partie de vous sait que vous avez fait ce qui était nécessaire pour vous protéger et protéger vos enfants.
En Gestalt, nous observons souvent qu’une relation ne s’arrête pas immédiatement à l’intérieur de nous, même lorsqu’elle s’arrête dans la réalité.
Le lien, les ajustement ms en fonction de notre environnement mettent m P du temps à se transformer.
Et vouloir aller “vite” dans ce processus est compréhensible…
mais malheureusement le deuil affectif ne répond pas à la volonté.
Ce qui peut aider, c’est d’accueillir ce qui est là, plutôt que de lutter contre :
la tristesse, le manque, la colère parfois, la fatigue.
Vous n’êtes pas faible parce que vous souffrez.
Vous êtes une personne qui a aimé.
Et il y a aussi quelque chose d’important dans votre message : malgré l’amour, vous avez posé une limite pour vous et pour vos enfants.
Cela demande une grande force intérieure.
Aujourd’hui, votre cœur est encore tourné vers lui.
Mais votre mouvement de protection, lui, est déjà tourné vers la vie.
Avec le temps, lorsque les émotions pourront être déposées, regardées, traversées, l’espace intérieur s’ouvrira à nouveau.
Pour l’instant, soyez douce avec vous-même.
Respirez.
Revenez à des choses simples : manger un peu, dormir quand vous pouvez, vous entourer.
Vous n’êtes pas seule à traverser ce type de tempête …. et comme
Je le dit souvent le plus important ce n’est pas d affronter l orage ,mais d apprendre à danser sous la pluie ….
Et même si aujourd’hui cela semble impossible à imaginer, la souffrance finit par se transformer.
Pas parce que l’on oublie.
Mais parce que l’on se retrouve.
Prenez soin de vous, je reste à votre disposition ..
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant ce que vous traversez. À travers vos mots, on sent à quel point cette situation est éprouvante, et combien vous êtes aujourd’hui prise entre la lucidité de votre décision et la douleur du lien affectif qui existe encore.
Ce que vous décrivez est fréquent dans les séparations marquées par des violences psychologiques et une forte instabilité relationnelle : on peut savoir qu’il faut partir pour se protéger… et pourtant continuer à aimer, à manquer, à souffrir profondément. Cela ne signifie pas que votre décision est mauvaise. Cela signifie simplement que le cœur ne se détache pas au même rythme que la raison.
Les images qui tournent en boucle, l’obsession de ce qu’il fait ou de qui il voit, les difficultés à dormir ou à manger, tout cela montre que vous êtes dans un état de choc émotionnel et de stress intense. Lorsque la relation a été marquée par l’hypervigilance, le psychisme a souvent beaucoup de mal à redescendre, même lorsque la séparation est engagée.
L’objectif n’est pas de “surmonter rapidement” à tout prix, mais d’abord de vous protéger psychiquement : limiter au maximum les échanges au strict nécessaire, éviter les discussions affectives ou ambiguës, et essayer de remettre un peu de cadre là où il y a eu beaucoup de chaos. Ce n’est pas l’amour seul qui vous attache encore, c’est aussi l’empreinte émotionnelle de ce que vous avez vécu.
Il est important également de ne pas rester seule avec cette souffrance. Quand le sommeil, l’alimentation et les pensées deviennent aussi envahissants, cela mérite un véritable espace d’accompagnement pour vous aider à traverser ce deuil, à retrouver un peu d’apaisement et à vous reconstruire progressivement.
Si vous le souhaitez, nous pouvons en parler plus en détail lors d’une consultation afin de vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez et à trouver des repères concrets pour sortir peu à peu de cet enfer intérieur.
Prenez soin de vous.
Christian Richomme
Psychanalyste – spécialiste des relations humaines et des comportements.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Jennifer,
Ce que vous vivez est très intense, et votre réaction est compréhensible. En approche Gestalt, on regarde surtout ce qui se passe pour vous ici et maintenant : vos émotions, vos sensations, vos pensées qui tournent en boucle.
Pendant 4 ans, vous avez vécu dans une hypervigilance permanente. Votre corps et votre esprit se sont organisés autour de cette relation, même si elle était douloureuse. Aujourd’hui, la séparation crée un vide et un manque, et c’est souvent là que la souffrance est la plus forte. Cela ne veut pas dire que votre décision est mauvaise, mais que le lien est encore très présent en vous.
En Gestalt, l’important n’est pas de “supprimer” l’émotion rapidement, mais de l’accueillir et de la traverser. Par exemple, quand les images de lui avec d’autres femmes arrivent, vous pouvez essayer de vous arrêter un instant et vous demander :
• Qu’est-ce que je ressens là, maintenant ? (tristesse, colère, jalousie, abandon…)
• Où est-ce que je le sens dans mon corps ?
Mettre de la conscience sur ce qui se passe en vous aide peu à peu à desserrer l’emprise de ces pensées.
Une autre piste en Gestalt est de reconnaître qu’il peut y avoir plusieurs parts en vous :
• une part qui sait que partir était nécessaire pour vous et vos enfants,
• et une part qui l’aime encore et qui souffre de la séparation.
Ces deux parts ont le droit d’exister. Les écouter sans les juger peut déjà apporter un peu d’apaisement.
Enfin, le fait de devoir encore le voir régulièrement maintient le lien actif, ce qui rend le deuil plus long. Dans ce contexte, il peut être utile de revenir souvent à vous-même : votre respiration, votre corps, vos besoins du moment, plutôt que de rester tournée vers ce qu’il fait ou avec qui il est.
Vous traversez un processus de séparation très douloureux, mais cela peut aussi devenir un chemin pour vous retrouver vous-même, en dehors de cette relation.
Peut-être pouvez-vous vous demander doucement :
De quoi auriez-vous le plus besoin aujourd’hui, là maintenant, pour prendre soin de vous ?