Bonjour.
J’ai subi un viol il y a plusieurs années. J’ai commencé une thérapie par EMDR. J’ai l’impression de bloquer. Les mêmes images reviennent à chaque séance. Les émotions ne sortent pas. Les larmes non plus.
Comment puis-je essayer de débloquer tout ça pour enfin avancer ?
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17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 56 personnes
Bonjour,
Apparemment l'EMDR ne parvient pas à débloquer la situation. Je vous conseille de suivre une thérapie classique en face à face.
Dans certains cas l'EMDR est contre productif.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
7 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Nathomie,
Cela est fréquent dans le travail autour du traumatisme, le fait que les images reviennent et que les émotions semblent bloquées ne signifie pas forcément que vous n’avancez pas, mais peut être que votre psychisme se protège à son rythme.
On ne peut pas “forcer” les émotions. Le travail se fait parfois de manière plus silencieuse avant de s’assouplir. Il serait peut être important d’en parler d’abord avec votre thérapeute si ce n’est pas déjà fait afin d’ajuster le cadre et le rythme.
Avancer, dans ce type de travail, c’est aussi et surtout respecter votre sécurité intérieure et votre rythme.
25 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 5 personnes
Pour compléter ma réponse initiale et les réponses qu'on vous a faites, l'EMDR n'est jamais contre productif, seulement les praticiens qui ne savent pas l'utiliser...
Une thérapie uniquement verbale a très vite ses limites, tout dépend ce que l'on recherche quand on entame une thérapie...
20 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Madame,
Il faut parler de ce que vous ressentez et de vos interrogations avec votre propre thérapeute qui vous expliquera les étapes de ce type de thérapie et vous aidera à avancer, à votre rythme et selon les mécanismes de défenses que se sont installés pour vous aider à tenir après le traumatisme subi.
sp
20 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 47 personnes
Bonjour,
Vous avez subi une agression sexuelle qui a engendrée un véritable traumatisme psychologique. Vous avez bien fait de commencer une thérapie.
Cependant, si vous bloquez avec l'EMDR, c'est que cette technique n'est pas adaptée pour vous. Je vous conseille plutôt de suivre une thérapie centrée sur le psychotrauma avec un psychologue clinicien. Je reste à votre disposition si vous avez des questions ou si vous souhaitez entamer cet accompagnement
Avec tout mon soutien
Bien à vous
Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne spécialisée en psychotrauma
Sexologue
20 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 6 personnes
Pour compléter ma réponse initiale, je ne partage pas ce qui vous a été dit : "Hélas, vous touchez à une des limites de l'EMDR, souvent présenté comme miraculeuse mais qui ne peut traiter que des traumas simples"
Complètement faux, il n'y a pas de limites, que de mauvais praticiens ....
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Hélas, vous touchez à une des limites de l'EMDR, souvent présenté comme miraculeuse mais qui ne peut traiter que des traumas simples. Si cette expérience traumatisante a réveillé une blessure plus profonde, une boucle traumatique et si cela a touché votre structure, il faudra passer par une autre stratégie thérapeutique pour traiter la complexité de votre traumatisme.
Je reste disponible si vous voulez en parler.
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant une expérience aussi sensible. Ce que vous décrivez est quelque chose de fréquent dans le travail avec le traumatisme, et cela ne signifie pas nécessairement que la thérapie ne fonctionne pas ou que vous êtes « bloquée ».
Il est important de savoir qu’un travail peut se faire en profondeur sans que l’on s’en rende consciemment compte. Dans les thérapies du trauma, et notamment en EMDR, les changements ne passent pas toujours par des émotions intenses, des larmes ou des décharges visibles. Parfois, le système nerveux travaille de manière plus silencieuse, en arrière-plan, surtout lorsqu’il a longtemps été en mode survie.
Quelques questions peuvent toutefois aider à éclairer ce que vous traversez :
Depuis combien de séances travaillez-vous en EMDR ?
Le nombre de séances et le rythme sont des éléments importants, car un traumatisme comme un viol demande souvent du temps, en particulier lorsque le système nerveux est encore très en alerte.
Qu’est-ce qui vous a amenée à choisir l’EMDR ?
Était-ce votre choix, une recommandation, ou une proposition du thérapeute ? Certaines personnes se sentent très à l’aise avec cette approche, d’autres ont besoin, au préalable ou en parallèle, d’un travail plus axé sur la stabilisation, la relation et le sentiment de sécurité.
Comment est votre sentiment de sécurité intérieure aujourd’hui ?
Dans le cadre d’un stress post-traumatique, l’enjeu central est souvent la sécurité du système nerveux. Si celui-ci reste en hypervigilance ou, au contraire, en figement, il peut être difficile pour les émotions de circuler ou de se libérer. Le fait que les images reviennent sans que les émotions « sortent » peut être le signe d’un mécanisme de protection encore très actif.
Avant de chercher à « débloquer », il peut être précieux de se demander si votre système nerveux se sent suffisamment en sécurité, dans votre vie actuelle, dans la relation thérapeutique, et pendant les séances. Parfois, avancer passe moins par aller plus loin dans le souvenir que par renforcer les ressources, l’ancrage, la régulation, et le sentiment de contrôle.
Vous pouvez tout à fait amener ces questions en séance : parler de cette impression de stagnation, de l’absence d’émotions, de l’impression de revoir sans ressentir. Cela fait pleinement partie du travail thérapeutique.
Enfin, soyez attentive à ne pas vous mettre de pression pour « y arriver ». Le traumatisme impose souvent son propre rythme, et respecter ce rythme est déjà une façon d’avancer.
Je vous souhaite beaucoup de douceur et de soutien dans ce cheminement. N'hésitez pas si vous avez des questions concernant mon retour.
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
D’abord, je veux vous dire que ce que vous décrivez est malheureusement fréquent après un viol, et que votre difficulté à “débloquer” les émotions ne veut absolument pas dire que vous faites mal les choses, ni que vous êtes « fermée » ou « figée pour toujours ».
Votre psychisme a probablement mis en place un mécanisme de protection : garder les émotions à distance permet, pour l’instant, de ne pas être totalement submergée. Le fait que les mêmes images reviennent en EMDR peut justement montrer que votre cerveau essaie de remettre de l’ordre dans ce qui s’est passé, mais qu’il a encore besoin de sécurité pour aller plus loin.
Il n’est pas rare qu’en EMDR, les émotions mettent du temps à apparaître, ou qu’elles restent très en retrait. On ne cherche pas à “effacer” le souvenir, ni forcément à provoquer des larmes à tout prix. L’objectif est plutôt d’aider votre système à intégrer ce qui est arrivé, à réduire la charge émotionnelle et les symptômes, à votre rythme.
Deux pistes possibles pour vous aider :
• En parler avec votre thérapeute EMDR, très directement :
Lui dire que vous avez l’impression de bloquer, que les images tournent en boucle, que les émotions ne viennent pas. Ensemble, vous pouvez réajuster le travail : revenir un peu sur la stabilisation, renforcer vos ressources, travailler davantage sur la sécurité avant de replonger dans le souvenir.
• Mettre des mots autour de ce que vous vivez, en plus du protocole :
Parfois, écrire (ou dire en séance) : « ce que je ressens quand ces images arrivent », « ce que je me reproche », « ce que j’aurais envie de dire à mon agresseur » permet de commencer à faire bouger quelque chose même si les larmes ne sortent pas encore.
Vous n’êtes en rien responsable de ce qui vous est arrivé, ni du fait que ce soit difficile à traiter. La culpabilité, la honte, le sentiment d’“être bloquée” sont malheureusement très fréquents après un viol. L’un des enjeux de la thérapie sera justement de redonner sa juste place à la faute – du côté de l’agresseur – et de vous permettre de retrouver un peu de sécurité en vous.
Si vous en ressentez le besoin, il est aussi possible d’envisager un temps de suivi plus “parlant”, en complément de l’EMDR, pour déposer l’histoire, vos peurs, vos questions, puis de reprendre le travail de retraitement quand vous vous sentirez plus solidement soutenue.
Vous avez déjà fait un pas immense en entreprenant cette thérapie. Ce n’est pas un échec d’avoir l’impression de bloquer : c’est souvent une étape, parfois longue, du processus.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez en parler plus en détail et voir comment adapter le travail à votre rythme.
Alexandre LOCONTE
Psychopraticien – Thérapie intégrative
Disponible 7j/7 de midi à minuit
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nathomie
Vous avez choisi l’EMDR, qui peut être une méthode thérapeutique efficace mais aussi violente il faut vraiment que ce soit fait par un thérapeute maîtrisant bien cet outil, vous allez chercher par cette thérapie à vous remémorer ce qui a fait souffrance comme votre viol, revivre ce qui a été douleur, violence, effraction, effroi au sein de votre corps, réfléchissez à ce que vous ressentez à ce moment-là et décrivez bien ces symptômes et le ressenti dans ces séances à votre thérapeute qui pourra changer ou adapter une autre thérapie peut-être moins invasive, les résultats peuvent prendre un peu de temps mais écoutez-vous et si vous ne vous sentez pas à l’aise avec cette thérapie n’hésitez pas à en changer, vous êtes là aussi pour vous sentir comprise et accompagnée en toute confiance, les mots doivent vous libérer de votre souffrance sans éprouver une reviviscence de cette violence subie. Je reste à votre écoute pour toute question complémentaire. Bien à vous
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Nathomie,
Vous avez déjà entrepris un chemin courageux en vous engageant dans une thérapie comme l’EMDR, et le fait de constater que vous bloquez ne signifie pas un échec : c’est simplement que votre système intérieur protège encore quelque chose de très sensible.
Il arrive que certaines approches thérapeutiques ne permettent pas toujours de libérer les émotions ou les images comme on le souhaiterait. Dans ces cas-là, une méthode comme PSYCH-K® peut être une autre méthode plus bénéfique. PSYCH-K® agit directement au niveau du subconscient, là où les mémoires traumatiques, les perceptions et les croyances restent figées. Grâce à des protocoles simples et spécifiques, il est possible de « reprogrammer » ces empreintes pour apaiser la charge émotionnelle et permettre au corps et à l’esprit de retrouver plus de fluidité.
L’objectif n’est pas de revivre le traumatisme, il n'y a pas d'analyse verbale à proprement parler justement dans cette approche douce et puissante, mais de transformer la manière dont il est inscrit en vous, pour que les images cessent de revenir avec autant de force et que vous puissiez avancer vers plus de paix intérieure.
Vous avez déjà montré beaucoup de courage en cherchant de l’aide et en persévérant malgré les blocages. L'approche PSYCH-K® pourrait être une voie pour débloquer ce processus et vous accompagner vers un apaisement plus profond et durable.
Ensuite, dans un second temps, vous pourrez ressentir en vous si vous avez envie et/ou besoin - ou pas - de déposer d'autres éléments de votre vécu traumatique ou connexe dans le cadre d'une thérapie, comme la Gestalt par exemple.
Je vous propose un espace d’accueil et de présence, où vous pourrez déposer ce qui vous encombre, expérimenter à votre rythme, et retrouver peu à peu une forme de stabilité, de clarté et de paix intérieure. Je serai à vos côtés pour vous accompagner dans cette exploration, avec bienveillance, respect et engagement. Et je consulte en visio sans souci.
Prenez soin de vous.
Chaleureusement,
Célia Vigouroux
Psycho-praticienne en Gestalt-thérapie & Facilitatrice PSYCH-K®
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Merci pour votre message et pour la confiance que vous témoignez en partageant ce vécu. Ce que vous décrivez, ressentir un blocage lors des séances d’EMDR, voir revenir les mêmes images et ne pas réussir à exprimer vos émotions est très fréquent dans le travail sur un traumatisme. Cela ne signifie pas que vous « n’avancez pas » ; au contraire, le simple fait de revenir sur ces souvenirs est déjà un processus de traitement.
Les images ou souvenirs répétitifs peuvent indiquer que certaines parties du traumatisme n’ont pas encore été intégrées. Parfois, le thérapeute va ajuster la technique, le niveau de stimulation ou introduire des exercices de préparation pour aider à « déverrouiller » ces émotions.
Je vous propose pour vous aider par des techniques complémentaires qui vous aideront à mieux ressentir et libérer les émotions lorsque vous serez en séance.
Ces exercices entre les séances vont également faciliter le processus.
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 25 personnes
Bonjour,vous dites que les émotions ne sortent pas. Il est possible qu'une partie de vous reste bloquée. Ou que le ou la thérapeute qui pratique L'EMDR ne le fasse pas convenablement...
J'ai l'habitude de pratiquer l'EMDR dans mes séances et je ne rencontre aucune résistance.
Mais j'ai d'autres techniques qui permet de désactiver un trauma si L'EMDR ne convient pas à la personne. (voir mon profil).
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nathomie,
Merci pour votre courage et votre sincérité en partageant ce que vous traversez. Ce que vous décrivez – ressentir un blocage malgré la thérapie EMDR, le retour répétitif des images et l’absence d’émotions ou de larmes – est fréquent chez les personnes ayant vécu un traumatisme. Cela ne signifie pas que vous “n’avancez pas” : votre esprit et votre corps ont parfois besoin de temps et d’approches complémentaires pour déverrouiller ces émotions et ces souvenirs difficiles.
Parfois, lorsque les émotions restent bloquées, il peut être utile d’associer la psychothérapie à des techniques d’hypnose thérapeutique. L’hypnose peut :
-Permettre un accès plus direct aux émotions enfouies dans un espace sécurisé.
-Aider à défaire certains schémas de mémoire ou de peur sans ressasser le traumatisme de façon douloureuse.
-Soutenir la réappropriation de votre corps et de vos sensations, pour que la libération émotionnelle devienne possible à votre rythme.
L’idée n’est pas de remplacer la psychothérapie EMDR, mais de la compléter avec un outil qui peut rendre le travail émotionnel plus fluide et sécurisant. Avec un suivi adapté, vous pouvez progressivement retrouver la possibilité de laisser sortir vos émotions, de transformer les souvenirs traumatiques et de retrouver un sentiment de sécurité et de contrôle.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner car je suis spécialisée en Hypnose et je suis également Psychologue Clinicienne diplômée pour les suivis de psychothérapie
je travaille par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nathomie,
Il existe rarement un outil universel qui va pouvoir vous aider dans toutes les situations. Il est plus que probable que vous soyez au bout de ce que vous propose cette thérapie. Je vous recommande donc de venir consulter un autre professionnel qui vous aidera à compléter ce travail et, peut-être, cette fois, le faire aboutir. N’oubliez pas que le plus important n’est pas la méthode, mais bien la relation de travail que vous nouez avec le praticien, ainsi que la confiance que vous lui donnez pour cette aide qu’il vous apporte.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nathomie,
Je suis désolée de lire ce qui vous est arrivé et j'imagine que c'est terrible pour vous que les images reviennent à chaque séance ; je vous félicite de ne pas rester avec une situation qui ne vous convient pas.
Peut-être que la méthode d'EMDR ne vous convient pas ou que ça vient de la façon dont elle est utilisée dans votre situation par la personne qui vous accompagne.
Je vous recommande d'aller voir une personne qui pratique la psychothérapie en parallèle d'une technique de traitement du traumatisme.
Je peux être cette personne si vous le souhaitez, en associant le traitement du traumatisme par la PNL (peu connu, mais extrêmement efficace), associée à la psychothérapie par la Gestalt.
Vous pouvez prendre rendez vous sur mon agenda en ligne et je ferai mon possible pour vous aider en associant ces postures et techniques en parallèle, j'ai l'habitude de ça.
A très bientôt peut-être,
Cordialement,
Marie Ange Callon
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre confiance et pour le courage qu’il faut pour mettre des mots sur ce que vous traversez.
Ce que vous décrivez est fréquent dans les parcours de soin après un traumatisme : le sentiment de blocage, la répétition des images, l’absence d’émotions apparentes. Cela ne signifie absolument pas que la thérapie ne fonctionne pas ou que vous « faites mal » les choses. Bien souvent, il s’agit plutôt d’un mécanisme de protection du système nerveux, qui maintient à distance des affects trop intenses tant que les conditions de sécurité interne ne sont pas suffisantes.
En hypnose et en PNL, nous travaillons justement sur ces dimensions de sécurité, de ressources et de régulation, avant d’aller au cœur du traumatisme. Le travail peut se faire de manière progressive, indirecte et respectueuse de votre rythme, en aidant le corps et l’inconscient à relâcher ce qui est prêt à l’être.
Il peut être utile, par exemple :
• de renforcer d’abord vos ressources internes (ancrages, sensations de contrôle, apaisement),
• de travailler sur ce qui bloque aujourd’hui plutôt que sur le souvenir lui-même,
• ou encore d’aborder le traumatisme de façon symbolique, sans passer par les images brutes.
Je vous encourage à en parler ouvertement avec votre thérapeute actuel. Et si vous ressentez le besoin d’explorer une approche complémentaire, sachez qu’il existe des alternatives.
Vous n’êtes pas en retard, ni figée. Votre psychisme fait exactement ce qu’il peut pour vous protéger. Et c’est à partir de là que le travail thérapeutique peut réellement s’appuyer.
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre confiance et pour le courage de mettre des mots sur ce que vous vivez.
Ce que vous décrivez est fréquent et compréhensible après un traumatisme comme le viol. Le fait que les images reviennent sans que les émotions ou les larmes n’apparaissent ne signifie pas que vous êtes bloquée ou que la thérapie ne fonctionne pas. Bien souvent, cela indique que votre système psychique vous protège encore.
Dans une perspective intégrative, nous considérons que le traumatisme n’est pas seulement stocké dans les images, mais aussi dans le corps, dans le système nerveux et dans des mécanismes de survie comme la dissociation ou l’engourdissement émotionnel. Ne pas ressentir peut être une stratégie de protection, et non un échec.
Avant de « débloquer », il est parfois nécessaire de :
• renforcer le sentiment de sécurité (dans la relation thérapeutique et dans le corps),
• travailler la régulation émotionnelle et corporelle,
• approcher le traumatisme plus lentement ou par d’autres portes (sensations corporelles, ressources, parts de soi, verbalisation, ancrage).
Enfin, avancer ne signifie pas forcément pleurer ou revivre intensément. Parfois, avancer commence par respecter le rythme que votre psychisme peut tolérer aujourd’hui.
Vous n’êtes pas bloquée. Vous êtes en train de survivre et, progressivement, de créer les conditions pour guérir.
Si vous le souhaitez, je suis disponible pour vous accompagner dans ce processus, en tant que psychothérapeute intégrative et psychologue clinicienne, dans un cadre respectueux de votre rythme, de votre sécurité et de vos besoins.
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Hello,
Déjà, le fait de pouvoir le dire ainsi est important.
Ce que tu décris arrive fréquemment en EMDR, surtout après des traumatismes comme un viol. Le fait que les images reviennent, que les émotions semblent bloquées ou que les larmes ne viennent pas ne signifie pas que « ça ne marche pas » ou que tu fais mal les choses. Souvent, cela peut plutôt indiquer que ton psychisme est encore très mobilisé par des mécanismes de protection. Quand quelque chose a été trop envahissant ou trop violent, le corps et l’esprit apprennent parfois à contenir, à figer, à garder à distance pour survivre.
En EMDR, avancer ne passe pas toujours par une décharge émotionnelle visible. Il arrive que le travail soit plus lent, plus silencieux, et que l’accès aux émotions nécessite d’abord un renforcement du sentiment de sécurité, de stabilité et de ressources. Parfois, revenir sur les bases (ancrage, lieux sûrs, travail corporel, repérage des sensations) est nécessaire avant de pouvoir aller plus loin dans le retraitement.
Il peut être aidant d’en parler directement avec ton/ta thérapeute : dire que tu as l’impression de tourner en rond, que les images sont là mais que rien ne se libère. Ce n’est pas une remise en question du travail, mais une information clinique importante pour ajuster le rythme, la méthode ou même faire une pause dans le retraitement si besoin.
Surtout, ne te mets pas de pression pour « débloquer » ou « avancer ». Le trauma ne se résout pas par la volonté. Ce que tu vis est déjà une forme de travail, même si ça ne ressemble pas à ce que tu imaginais.
Il y a en toi peut-être une façon de te protéger qui se manifeste, et elle a aussi son propre tempo.
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nathomie
Ce que vous vivez n’est pas un échec, beaucoup de personnes ayant vécu un traumatisme se retrouvent exactement dans ce que vous décrivez :
- les mêmes images qui reviennent
- l’impression de tourner en rond
- les émotions qui restent bloquées
- les larmes qui ne sortent pas
Ce n’est pas un signe que vous faites mal les choses ou que vous n'êtes “pas prête”.
C’est souvent un signe que votre système intérieur essaie encore de vous protéger. Le blocage, parfois, c’est une forme de survie.
L’EMDR peut avancer même quand “rien ne sort”
Dans ce type d’accompagnement, il arrive que le travail se fasse en profondeur, sans que les émotions se libèrent immédiatement. Le fait que les images reviennent peut être une manière pour votre esprit de dire : « Je suis là, mais j’ai besoin de sécurité pour aller plus loin. »
Ce n’est pas une stagnation, c’est un rythme.
Je ne peux pas vous dire quoi faire sur le plan thérapeutique, mais je peux vous offrir des pistes générales, humaines, qui peuvent soutenir votre parcours :
- Parler à votre thérapeute de ce blocage, dire ce que vous écrivez ici peut déjà ouvrir un espace, nommer le blocage, c’est déjà bouger quelque chose.
- Accueillir votre rythme : il n’y a pas de “bonne” manière de réagir à un traumatisme, certaines personnes pleurent, d’autres restent figées, les deux sont des réactions valides.
- Vous rappeler que votre corps n’est pas en faute, il retient les émotions parce qu’il a appris que c’était dangereux de les laisser sortir.
Il a besoin de temps pour réapprendre la sécurité.
Bien à vous,
Valérie Freliger
Psycho-praticienne en ligne
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez peut parfois arriver dans un travail thérapeutique après un traumatisme. Le fait que les images reviennent, que les émotions ou les larmes ne viennent pas, ne signifie pas que la thérapie ne fonctionne pas, ni que quelque chose « bloque » de votre côté.
L’EMDR est une approche reconnue et efficace. Il existe aussi des modalités issues de l’EMDR, comme la thérapie MOSAIC, qui permettent d’avancer autrement, sans avoir besoin de reparler du traumatisme ni de revenir sur les images. Le travail se fait de manière plus indirecte, à partir de ressources et de sensations de sécurité, en respectant le rythme de chacun.
Si vous le souhaitez, je propose ce type d’accompagnement et peux vous expliquer comment cela se déroule, pour voir ensemble si cela vous conviendrait.