Bonjour à ceux qui me vont lire mon 'pâté'.
La question que je me pose et est ce que celà vaut le coup de vivre dans l'espoir de ou vaut il mieux faire une croix définitive sur une personne a qui j'ai donné mon cœur ?
Notre histoire a commencé il y a plus de 10 ans, beaucoup de passion, malgré le fait qu'elle quittait son compagnon pour moi avec qui elle vivait depuis plusieurs années. Rapidement jai découvert qu'elle ne n'arrivais pas à gérer ses émotions fortes et son hypersensibilité et j'en subissait les affronts, douleurs, pleurs, énervement et une certaine violence, mais l'amour a ses raisons que la raison ignore et je suis resté à me battre pour elle pendant plus de 10 ans où l'on a eu des moments heureux qui effacent les beaucoup plus nombreux moments dans le noir ou je n'existais pas pour elle car elle souffrait dans son coin sans que je ne puisse faire grand chose. J'ai toujours été là pour elle mais après 10 ans de yoyo émotionnel, j'ai senti que psychologiquement cela commençait à devenir invivable pour moi, mon corps hurlait a chaque fois et je me sentais toujours aussi impuissant... Dans une centième dispute ou elle souhaitait que l'on se sépare, je suis ce coup ci aller dans son sens, car oui souvent elle s'en voulait quelques heures après et revenait s'excuser. Hors mon corps et ma tête me demandais du repos loin de tout stress ( un infarctus un an avant ma fait prendre conscience que je vivais encore trop dans le stress), donc j'ai tenu bon ... Nous avons vécu cote à côte pendant plusieurs mois le temps de trouver une solution pour déménager et elle est même venu vivre dans mon nouveau logement car le sien n'était pas encore prêt. J'ai tenu bon, et ceux qui ont vécu ça savent à quelle point c'est compliqué de résister aux bras de celle que l'on aime plus que tout car on sait que si on y retourne le problème ne sera pas résolu, et j'avais besoin de temps pour moi c'était une urgence ! Depuis nous nous sommes revu, un très bon weekend suivi de plusieurs weekend où elle était bloquée, dans le noir sans que je ne puisse l'aider... Elle est revenu pour des 'besoins', j'en avais envie aussi car pour moi nous étions toujours ensemble et je l'aime..
La prise de conscience est venue le jour de l'inscription pour le divorce ou elle ma fait par de son souhait que ça aille vite ...
Puis une conversation car entre ses déclarations d'amour puis ses longs silences j'avais une impression de détachement volontaire de sa part, et effectivement elle m'a fait comprendre qu'en peut de temps elle a arrêté d'espérer quoi que ce soit venant de moi ... Alors que je ne voulais que vivre séparément pour vivre notre relation différemment et profiter de bon moment, le weekend autour d'une bière, se voir différemment.
Aujourd'hui je suis dans une impasse, ou me battre pour la femme que j'aime qui elle a décidé de mettre de la distance pour se protéger du manque et qui est très éloigné ou faire le deuil de notre relation et passer à autre chose avec évidemment la douleur que celà va engendrer...
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9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour Tony,
Votre récit dit une histoire d’amour intense, mais aussi profondément coûteuse pour vous. Pendant des années, vous avez tenu une relation marquée par l’instabilité émotionnelle, l’espoir de retrouvailles et des ruptures répétées, jusqu’à ce que votre corps lui-même tire la sonnette d’alarme. Ce n’est pas un échec de reconnaître aujourd’hui vos limites : c’est souvent un acte de survie psychique. L’amour que vous lui portez est réel, mais il s’est construit dans une dynamique où vous avez beaucoup porté, attendu, réparé, parfois au prix de votre propre sécurité intérieure.
La question n’est peut-être pas « faut-il espérer ou renoncer », mais plutôt : à quel prix espérer ? Aujourd’hui, elle semble avoir pris de la distance pour se protéger, tandis que vous restez suspendu à une possibilité qui vous maintient dans l’incertitude et la douleur. Continuer à se battre seul pour un lien qui n’est plus porté à deux risque de prolonger le "yoyo émotionnel" que vous connaissez si bien. Faire le deuil n’efface pas l’amour, mais permet parfois de se choisir enfin, surtout quand la relation met votre santé mentale et physique en danger.
Un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à traverser ce moment charnière : comprendre pourquoi vous êtes resté si longtemps dans cette dynamique, travailler l’attachement, la peur de perdre, et apprendre à distinguer l’amour du sacrifice. Cela vous offrirait un espace pour déposer la douleur du renoncement, mais aussi pour reconstruire un lien à vous-même plus apaisé, où l’amour ne rime plus avec épuisement.
Je reste à votre disposition pour un accompagnement si vous le souhaitez,
Prenez soin de vous,
Bien à vous,
Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations en visio ou sur Paris.
18 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Tony,
Votre corps a manifestement déjà répondu à cette question il y a un an, et vous lui demandez maintenant s'il doit continuer à se battre pour quelqu'un qui pendant dix ans vous a fait vivre dans un yoyo émotionnel où les rares moments heureux servaient uniquement à effacer les nombreux moments de violence et de disparition émotionnelle.
Ce que vous appelez amour ressemble davantage à un épuisement où vous avez passé une décennie dans le rôle du sauveur impuissant face à quelqu'un qui ne gérait pas ses émotions et vous en faisait subir les conséquences sans jamais entreprendre de véritable travail sur elle-même pour changer ce pattern destructeur. Quand vous avez enfin pris la décision salutaire de vous séparer parce que votre santé mentale et physique l'exigeait, vous avez maintenu l'illusion qu'il était possible de vivre séparément pour mieux vivre ensemble, ce qui est une contradiction puisqu'on ne peut pas construire une relation saine avec quelqu'un qui nous détruit tout en gardant cette personne dans notre vie.
Maintenant qu'elle se détache et se protège en arrêtant d'espérer quoi que ce soit de vous, vous réalisez que ce que vous vouliez vraiment c'était la garder disponible émotionnellement et physiquement sans avoir à supporter les conséquences de la relation, et cette prise de conscience arrive parce qu'elle fait enfin pour elle-même ce que vous avez tenté de faire pour vous.
La vraie question n'est pas de savoir si vous devez vous battre encore mais de comprendre pourquoi vous cherchez à retourner dans une dynamique qui a failli vous tuer littéralement et ce qui vous empêche d'accepter que certaines relations ne peuvent pas être sauvées même avec tout l'amour du monde.
Un accompagnement psychothérapeutique pourrait vous aider à travailler sur ce pattern de sauveur qui vous pousse à vous épuiser pour quelqu'un d'autre, à comprendre ce qui vous attache à une relation destructrice malgré les signaux d'alarme répétés de votre corps, et à reconstruire une relation à vous-même qui ne passe pas par le sacrifice de votre santé et de votre bien-être.
Restant à votre écoute
Agnès FAVARD
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne et en cabinet.
18 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Tony,
Votre corps a manifestement déjà répondu à cette question (l'expression "donner son cœur" puis "infarctus" un peu plus bas est à prendre en compte de mon point de vue), et vous lui demandez maintenant s'il doit continuer à se battre pour quelqu'un qui pendant dix ans vous a fait vivre dans un yoyo émotionnel où les rares moments heureux servaient uniquement à effacer les nombreux moments de violence et de disparition émotionnelle.
Ce que vous appelez amour ressemble davantage à un épuisement où vous avez passé une décennie dans le rôle du sauveur impuissant face à quelqu'un qui ne gérait pas ses émotions et vous en faisait subir les conséquences sans jamais entreprendre de véritable travail sur elle-même pour changer ce pattern destructeur.
Quand vous avez enfin pris la décision salutaire de vous séparer parce que votre santé mentale et physique l'exigeait, vous avez maintenu l'illusion qu'il était possible de vivre séparément pour mieux vivre ensemble, ce qui est une contradiction puisqu'on ne peut pas construire une relation saine avec quelqu'un qui nous détruit tout en gardant cette personne dans notre vie.
Maintenant qu'elle se détache et se protège en arrêtant d'espérer quoi que ce soit de vous, vous réalisez que ce que vous vouliez vraiment, c'était la garder disponible émotionnellement et physiquement sans avoir à supporter les conséquences de la relation, et cette prise de conscience arrive parce qu'elle fait enfin pour elle-même ce que vous avez tenté de faire pour vous.
La vraie question n'est pas de savoir si vous devez vous battre encore, mais de comprendre pourquoi vous cherchez à retourner dans une dynamique qui a failli vous tuer littéralement et ce qui vous empêche d'accepter que certaines relations ne peuvent pas être sauvées même avec tout l'amour du monde.
Un accompagnement psychothérapeutique pourrait vous aider à travailler sur ce pattern de sauveur qui vous pousse à vous épuiser pour quelqu'un d'autre, à comprendre ce qui vous attache à une relation destructrice malgré les signaux d'alarme répétés de votre corps, et à reconstruire une relation à vous-même qui ne passe pas par le sacrifice de votre santé et de votre bien-être.
Restant à votre écoute,
Agnès FAVARD
Psychopraticienne/thérapeute de couple
13 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Tony,
Votre témoignage est très émouvant et je tiens d'abord à vous envoyer beaucoup de soutien. Je vous réponds ici avec mon regard de psychopraticienne spécialisée en addictologie et dépendance affective, et en tant que pair-aidante qui connaît la douleur de ces liens dont on n'arrive pas à se défaire.
Ce que vous décrivez pendant ces 10 ans ressemble trait pour trait au cycle de la co-dépendance. Vous vous posez la question de l'espoir, mais permettez-moi de déplacer légèrement le regard vers ce que votre corps et votre psychisme sont en train de vivre :
1. Le mécanisme de l'addiction émotionnelle
Vous parlez de "yoyo émotionnel", de moments noirs suivis d'excuses et de retours. En addictologie, nous savons que c'est ce renforcement intermittent (l'alternance imprévisible entre souffrance et récompense affective) qui crée les liens les plus difficiles à rompre. Votre cerveau s'est "habitué" à ces décharges d'adrénaline (stress) et de dopamine (réconciliation).
Aujourd'hui, si vous avez tant de mal à tourner la page malgré la souffrance, ce n'est pas par faiblesse, mais parce que vous êtes probablement en phase de sevrage. Votre "cœur" réclame sa dose d'intensité, même si cette intensité vous détruit.
2. L'alerte somatique : votre corps a dit "Stop"
En tant que praticienne attachée aux messages du corps, votre infarctus est un signal d'alarme qu'on ne peut pas ignorer.
Dans les relations d'emprise ou de grande dépendance, il arrive un moment où le psychisme est tellement saturé que le corps prend le relais pour assurer votre survie. Votre corps a littéralement "disjoncté" pour vous protéger du stress chronique.
Espérer un retour dans cette dynamique, c'est demander à votre corps de retourner dans un environnement qu'il a identifié comme dangereux pour lui.
3. La rupture comme protection
Paradoxalement, la décision brutale de votre compagne de divorcer et de couper le lien est peut-être, sans qu'elle le sache, le geste qui vous sauve. Pour un dépendant affectif, la "modération" (se voir un peu, vivre séparés mais ensemble) est souvent une torture qui maintient le manque actif, en tout cas en début de rétablissement. La coupure nette, bien que terriblement douloureuse (comme un sevrage brutal), est une voie qui peut permettre au système nerveux d'enfin redescendre en pression.
Mon conseil de pair-aidante :
Ne vous jugez pas sur votre difficulté à "faire une croix" dessus. C'est tout à fait normal, c'est un processus de désintoxication de la dépendance affective.
Cependant, je vous invite à écouter la sagesse de votre corps. Il vous a déjà donné la réponse il y a un an : ce lien, sous cette forme, est trop coûteux pour votre vie.
Je suis à votre écoute si vous souhaitez être accompagné pour traverser ce sevrage, comprendre les mécanismes de cet attachement tenace et retrouver, petit à petit, votre sécurité intérieure.
Prenez grand soin de vous.
Julie Boulangier
Psychopraticienne en addictologie & Pair-aidante
12 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre histoire est touchante. Elle témoigne de la force dont peut faire preuve un être humain lorsqu’il choisit de rester par amour, malgré les difficultés rencontrées dans son couple. Vous pouvez vous en féliciter.
Cependant, lorsque vous avez commencé à ressentir une souffrance physique en lien avec ce que vous viviez, cela n’était pas anodin. Votre corps vous envoyait un signal d’alerte. Il vous disait « stop ». S’écouter est essentiel pour ne pas se perdre soi-même.
Une rupture avec la personne que l’on aime est extrêmement douloureuse. Mais parfois, malgré l’amour que l’on porte à l’autre, une relation peut devenir destructrice. Il est important de penser à vous, à votre bien-être. Si ce divorce survient aujourd’hui, ce n’est peut-être pas un hasard.
Il pourrait également être bénéfique de vous interroger sur ce qui vous a attirée dans ce type de relation : d’éventuelles blessures anciennes, des schémas répétitifs, certaines croyances… Cette réflexion pourrait vous aider à mieux comprendre la situation, à prendre du recul et à y voir plus clair.
Un accompagnement thérapeutique peut constituer un espace d’écoute, de soutien et de bienveillance pour cheminer dans cette réflexion et vous recentrer sur vous-même.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne certifiée, Praticienne en Fleurs de Bach et Méditation guidée agréée.
12 FÉVR. 2026
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Bonjour Monsieur,
Votre message est touchant : vous êtes très attaché à votre femme, malgré les nombreux moments difficiles vécus à ses cotés, à cause de son humeur très changeante.
D'ailleurs cette humeur instable avec des montées de colère et de violence et des moments de profonde tristesse interroge sur l'existence d'une vraie maladie psychique chez cette femme.
Aujourd'hui vous avez décidé de divorcer, mais vous n'arrivez pas à vivre complètement séparément ni à ne plus vous voir, et vous vous demandez s'il ne faut pas espérer que votre relation puisse s'améliorer.
Pour qu'une amélioration soit envisageable vous aurez besoin de comprendre les vraies raisons de votre éloignements, les causes non soignées de la difficulté de réguler ses émotions de votre femme, ce qui doit être changé pour espérer du mieux.
Vous êtes en souffrance, et votre corps vous a déjà envoyé des signaux d'épuisement.
La rencontre avec un-e thérapeute peut vous aider à voir plus clair et à comprendre si ça vaut le coût de continuer à vous "battre" pour cette relation ou s'il vaut mieux accepter de traverser la douleur de la séparation avec les soulagement qui va arriver ensuite.
De plus, votre femme dit vouloir divorcer rapidement...
Je vous souhaite de prendre le recul nécessaire pour comprendre pourquoi vous n'arrivez pas à vous séparer de cette femme qui vous a apporté plus de douleur que de bonheur...
sp
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps de partager ce que vous vivez. On sent à quel point cette relation a compté pour vous, et combien elle vous a aussi profondément éprouvé au fil des années.
Vous décrivez une histoire marquée par une intensité émotionnelle très forte, avec de beaux moments, mais aussi de longues périodes de douleur, d’instabilité et d’impuissance. Vous avez beaucoup donné, souvent en mettant vos propres besoins de côté, dans l’espoir que les choses s’apaisent ou changent. Le fait que votre corps ait fini par réagir fortement montre à quel point cette situation a été lourde à porter pour vous.
Aujourd’hui, vous êtes face à une question très difficile : continuer à espérer ou renoncer définitivement. Cette hésitation est compréhensible. Elle reflète à la fois l’attachement encore très présent et l’épuisement que vous ressentez. Peut-être que, pour le moment, l’enjeu n’est pas tant de trancher que de vous recentrer sur vous : sur ce que vous ressentez, sur ce que cette relation vous a fait vivre, et sur ce dont vous avez besoin aujourd’hui pour retrouver un peu de paix intérieure.
La relation que vous décrivez semble s’être construite dans des allers-retours, des rapprochements suivis de mises à distance, entre espoir et désillusion. Ce type de dynamique peut être très déstabilisant et empêcher de se poser sereinement. Se battre encore peut alors devenir très coûteux, surtout quand cela se fait au détriment de votre santé et de votre équilibre.
De son côté, elle semble aujourd’hui chercher à se protéger en mettant de la distance, même si ses messages restent parfois ambivalents. Cette ambiguïté peut entretenir l’espoir et rendre le détachement particulièrement douloureux.
Avant de décider quoi que ce soit pour la suite, il pourrait être aidant de prendre un temps pour vous, sans urgence ni pression, afin de comprendre ce qui vous retient, ce qui vous fait souffrir, et ce que vous souhaitez vraiment pour votre avenir. Un accompagnement par un professionnel pourrait vous aider à mettre de la clarté sur cette histoire, à sortir de cette impasse émotionnelle et à vous reconnecter à vos propres besoins.
Vous n’avez pas à porter tout cela seul, ni à prendre une décision définitive immédiatement. L’essentiel, pour l’instant, est de vous préserver et de vous donner l’espace nécessaire pour vous reconstruire, à votre rythme
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre message traduit une fatigue émotionnelle profonde, celle que l’on ressent lorsqu’on a aimé longtemps, intensément, et que l’on a beaucoup tenu malgré les tempêtes. Pendant des années vous avez essayé d’être présent, de comprendre, de soutenir, tout en encaissant des variations émotionnelles qui ont fini par épuiser votre corps et votre équilibre intérieur. Le fait que votre corps ait « tiré la sonnette d’alarme » avec des problèmes de santé montre à quel point cette relation vous demandait une énergie considérable.
La question que vous posez; continuer à espérer ou faire le deuil; n’est pas seulement une question d’amour. Elle touche aussi à une autre dimension essentielle : la possibilité d’une relation stable, sécurisante et vivable pour vous. On peut aimer sincèrement une personne et constater en même temps que la dynamique relationnelle devient trop douloureuse ou trop instable pour continuer à s’y engager de la même manière. L’amour ne suffit pas toujours à construire une relation qui protège les deux partenaires.
Vous décrivez également un cycle relationnel où alternaient rapprochements intenses, déclarations d’amour, puis distance, silence et détachement. Ces mouvements créent souvent beaucoup d’espoir, puis beaucoup de manque, et maintiennent l’attachement actif même lorsque la relation devient difficile à vivre. Dans ces situations, la question n’est pas seulement « est-ce que je l’aime encore ? », mais aussi : dans quel type de relation ai-je envie de vivre les années à venir ? et qu’est-ce qui est réellement possible aujourd’hui, et non seulement espéré ?
Faire un deuil ne signifie pas renier l’amour vécu ni effacer l’importance de la relation. Cela peut aussi signifier reconnaître que l’on a besoin, à un moment de sa vie, d’un espace plus stable, plus apaisé, et que continuer à se battre seul pour maintenir le lien peut prolonger la souffrance. À l’inverse, décider de rester en lien demande que les deux personnes puissent réellement s’engager dans une évolution relationnelle, et pas seulement revenir ponctuellement lorsque le manque se fait sentir.
Ce type de décision est rarement simple et mérite souvent d’être accompagné, car il touche à l’attachement, à l’histoire commune, à la peur de perdre, mais aussi au besoin de se préserver. Un espace thérapeutique peut justement aider à clarifier ce qui, aujourd’hui, relève de l’amour, de l’habitude, de l’espoir ou du besoin de sécurité émotionnelle, afin de prendre une décision plus alignée avec votre équilibre.
Si vous en ressentez le besoin, nous pouvons prendre le temps d’explorer ensemble ce moment de transition, pour vous aider à y voir plus clair et à avancer avec davantage de stabilité intérieure.
Bien à vous,
Julie Pecoraro
Psychopraticienne · Psycho-sexologue
Consultations en ligne
9 FÉVR. 2026
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Bonjour Tony
Votre message est très touchant et je peux ressentir votre amour sincère pour votre femme. Aujourd'hui, elle souhaite de la distance et votre santé vous dit de prendre soin de vous, loin du stress et des émotions trop fortes.
Lorsque vous dites que vous hésitez à vous battre pour la femme que vous aimez, je peux ressentir que, dans vos pensées, l'amour nécessite du combat. Cela semble contradictoire. L'amour ou le combat ?
C'est comme si vous aviez du mal à accepter quelque chose de cette relation. Qu'est ce que vous n'acceptez pas chez elle ? et qu'est ce que vous n'acceptez pas chez vous ?
Vous parlez également de deuil : Qu'est-ce que vous auriez besoin de "lâcher" ? de quoi aimeriez vous vous "détacher" ?
Que se passerait-il si vous acceptiez de vivre une période seul pour faire le point en vous ? vous seriez face à quoi ?
Ces questions peuvent vous donner des débuts de réponses pour comprendre votre façon de fonctionner dans la relation amoureuse et dans la relation à vous-même.
Vous avez la possibilité d'entamer un accompagnement thérapeutique qui vous aidera à mieux vous connaitre et à agir différemment dans votre relation amoureuse pour vous faire vivre une relation plus épanouie.
C'est avec vous même que vous pouvez le mieux agir aujourd'hui . Si vous commencez à changer votre relation à vous même alors la relation à l'autre changera drastiquement et vous vivrez les choses autrement.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
9 FÉVR. 2026
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Bonjour Monsieur,
Vous décrivez une relation passionnelle , difficile à tenir sur de longues années. Et je comprends vos doutes. Il semble néanmoins que si votre amour doit perdurer cela ne se peut sur ce mode. Une rupture franche permet parfois de mesurer les forces qui nous attachent. Est ce de la passion, de l'habitude, ou un amour profond de ce qu'est cette personne? Seriez-vous enclin à consulter ensemble pour sauver votre couple? Quelle serait l'engagement de madame? Echanger ensemble sur ce qui vous lie, le dialogue est toujours salvateur et permet de se positionner et parfois même de se découvrir.
Courage.
Claire Sackstetter Gestalt Thérapeute à Agen
9 FÉVR. 2026
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Bonjour Tony
Merci pour ce témoignage. Il est dense, honnête, et on sent à quel point cette histoire vous a engagé tout entier, corps et âme. La question que vous posez est une vraie question existentielle, pas un simple dilemme amoureux.
Ce que vous décrivez n’est pas seulement une relation passionnelle, c’est une relation chroniquement éprouvante, marquée par une alternance de rapprochements intenses et de ruptures répétées, d’espoir et d’effondrement, de présence et d’absence. Ce type de dynamique finit presque toujours par user profondément celui qui “tient”, qui attend, qui comprend, qui encaisse. Et dans votre récit, on entend très clairement que votre corps a parlé avant votre tête : l’épuisement, l’alerte somatique, l’infarctus, puis ce besoin impérieux de repos psychique ne sont pas anodins. Ils disent que quelque chose est allé trop loin pour vous.
Vous avez aimé sincèrement, longtemps, avec loyauté. Vous avez fait preuve d’une grande capacité de patience, de compréhension, de soutien. Mais aimer ne suffit pas quand la relation devient un espace de tension permanente, d’impuissance et de souffrance répétée. Le fait que vous ayez accepté la séparation à un moment où votre partenaire la demandait, non par désamour mais par nécessité vitale pour vous, montre une prise de conscience importante : vous ne pouviez plus continuer sans vous perdre.
Aujourd’hui, vous êtes pris entre deux douleurs. Celle de rester dans l’espoir, qui vous maintient dans l’attente, l’incertitude et la dépendance émotionnelle à quelqu’un qui s’est éloignée pour se protéger. Et celle de renoncer, qui implique un véritable deuil : de la relation, de la projection, de l’image de ce que vous auriez voulu vivre ensemble. Il n’y a pas de choix indolore ici, seulement des choix plus ou moins respectueux de votre intégrité.
Un point essentiel à entendre dans votre récit est le suivant : elle a fait un mouvement de retrait psychique. Non pas par absence d’amour peut-être, mais parce qu’elle a cessé d’espérer, et qu’elle a besoin de distance pour survivre émotionnellement. On ne peut pas reconstruire une relation à deux quand l’un des deux n’est plus dans l’élan, même si l’amour est encore là. Se battre seul, aussi sincèrement soit-il, finit par prolonger la souffrance.
La question n’est donc pas seulement “est-ce que je l’aime encore ?” mais aussi “à quel prix pour moi ?”. Vous avez déjà payé cher. Votre santé, votre sécurité intérieure, votre apaisement ont été mis à rude épreuve. Continuer à vivre dans l’espoir, dans ces conditions, risque de vous maintenir dans un état d’attente douloureuse et de stress chronique, que votre corps a déjà montré ne plus pouvoir tolérer.
Faire le deuil ne signifie pas nier l’amour, ni effacer les dix années vécues, ni renier ce que vous avez partagé. Cela signifie reconnaître que l’amour, parfois, ne suffit pas à rendre une relation vivable. Et que se choisir n’est pas trahir l’autre, mais se respecter.
Ce moment que vous traversez est une impasse affective, mais aussi un moment charnière. Il serait très important que vous ne restiez pas seul avec cette décision et cette douleur. Un accompagnement psychologique pourrait vous aider à :
• comprendre pourquoi vous êtes resté si longtemps dans une dynamique aussi éprouvante,
• distinguer l’amour de l’attachement et de l’espoir,
• traverser le deuil sans vous effondrer,
• retrouver un rapport plus apaisé à vous-même et à vos besoins,
• éviter de retomber, plus tard, dans des schémas similaires.
Vous avez survécu à beaucoup de choses, et votre corps vous a déjà envoyé des signaux très clairs. Il est temps de vous écouter pleinement. Consulter aujourd’hui ne serait pas un signe de faiblesse, mais un acte de lucidité et de protection.
Vous n’êtes pas lâche si vous renoncez.Vous n’êtes pas faible si vous souffrez.
Et vous n’êtes pas obligé de choisir dans la précipitation.
Mais vous méritez, profondément, une relation qui n’abîme pas votre santé pour exister.
Dans ce moment charnière, il est indispensable que vous puissiez être accompagné par un professionnel afin de comprendre les mécanismes relationnels à l’œuvre et protéger votre santé psychique et physique.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Merci pour votre message et pour votre confiance.
Vous avez déjà toutes les réponses en vous et vous dites vous même que "si on y retourne, le problème ne sera pas résolu".
Vous avez passé 10 ans à vivre les mêmes schémas, les conflits, le soutien mutuel, et une forme d'enfermement peut-être dans la volonté de porter l'autre.
Respecter sa décision serait une manière de faire honneur à qui elle est et de faire confiance en ses choix.
Il est peut-être temps de prendre soin de vous en essayant de tirer des leçons de cette expérience de vie.
Vous pourriez apprendre à vous connaître vous même et à mesurer comment la fusion, ou certains jeux psychologiques, ont tenu ce couple pour éviter de reproduire les mêmes schémas à l'avenir.
Je serais heureux de vous aider si vous le souhaitez.
J'ai l'habitude d'offrir une séance bilan en visio, d'environ une heure. Cela vous aiderait à y voir plus clair et à envisager des changements pour l'avenir. Je serais ravi de vous recevoir, vous pouvez dès maintenant m'envoyer un petit message si cela vous intéresse ou bien suivre le lien présent dans ma description.
Belle journée et au plaisir de vous lire et de vous rencontrer,
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Il n'est pas impossible que votre ex compagne souffre d'une pathologie de l'humeur, avec beaucoup d'instabilité émotionnelle.
Vous avez néanmoins atteint une limite concrètement exprimée par votre infarctus. Vous ne pouvez pas le dénier. Vous devez vous protéger.
L'idée de poursuivre la relation sous la forme de chacun chez soi était une bonne idée, ne serait-ce que pour vous préserver.
Elle refus néanmoins, probablement pour des raisons pathologiques et pour réaliser une forme de chantage auquel il ne faut pas céder.
Vous ne pourriez pas revenir vers elle à 100 %. Par contre vous devez être très vigilant car le plus probable est qu'elle ne vous lâchera pas comme cela. Et ce sera à vous de voir s'il faudra ou non accepter de reprendre.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
9 FÉVR. 2026
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Bonjour Tony,
Vous vous battez contre un fantôme. Celui que représente cette femme à travers vos sentiments, mais qui est malheureusement très éloigné de la femme en chair et en os.
Comme vous l’indiquez, pendant ces 10 années, il y a eu bien plus de moments difficiles que de moments joyeux. Cela indique qu’il y a un problème de fond qui n’est d’ailleurs toujours pas résolu et qui ne fera que vous poursuivre si vous persévérez avec cette femme.
De plus, elle a pris la décision de s’éloigner, et vous ne pouvez la contraindre à changer de position. Je vous suggère donc de profiter de cette situation pour sortir, voir d’autres personnes et revivre enfin. Petit à petit, vous réussirez à retrouver de l’élan sentimental pour d’autres personnes et vous pourrez ainsi aspirer enfin au bonheur.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre message montre surtout une chose : vous avez beaucoup aimé… et beaucoup tenu.
Et aujourd’hui, ce n’est pas seulement une question d’amour, mais une question de survie émotionnelle et physique.
Ce que vous décrivez ressemble à une relation marquée par une forte intensité affective mais aussi par une instabilité chronique.
Il y avait de la passion, des moments lumineux… puis de longues périodes d’ombre, d’absence, de ruptures, de retours, d’espoirs relancés. Ce type de dynamique crée souvent une dépendance émotionnelle involontaire : plus on souffre, plus on s’accroche aux rares moments où ça va bien.
Vous avez tenu dix ans dans une boucle de :
• disputes → séparation annoncée → excuses → réconciliation → nouvel espoir → nouvelle chute.
À la longue, le corps finit par parler. Vous évoquez un infarctus, le stress, l’épuisement. Ce n’est pas anodin. Quand le corps « hurle », ce n’est plus seulement une histoire de cœur, c’est une alerte de protection.
Aujourd’hui, votre dilemme n’est pas « est-ce que je l’aime encore ? »
La vraie question semble plutôt être :
“Puis-je continuer à aimer quelqu’un sans me détruire moi-même ?”
Ce que vous appelez “vivre dans l’espoir” peut parfois être une façon élégante de dire : rester dans l’attente que l’autre change.
Or, d’après votre récit, elle aussi s’est protégée à sa manière : distance, détachement, accélération du divorce. Chacun tente de survivre avec ses propres mécanismes.
Faire le deuil ne veut pas dire effacer l’amour ni renier l’histoire.
Cela veut dire accepter que la relation, telle qu’elle existait, vous faisait trop mal pour continuer dans cette forme-là.
Vous n’êtes pas face à deux choix opposés (“me battre” ou “abandonner”).
Vous êtes plutôt face à un choix plus subtil :
• soit continuer à nourrir l’espoir qu’elle revienne émotionnellement comme avant, avec le risque de replonger dans la même dynamique,
• soit accepter que l’amour peut exister… sans que la relation soit viable pour vous.
Le point clé ici, c’est votre santé psychique et physique.
Vous avez déjà montré que vous saviez aimer, soutenir, rester.
La question maintenant devient : savez-vous aussi vous protéger ?
Le deuil n’est pas une trahison de l’amour.
C’est parfois la seule manière de transformer un amour qui fait souffrir en un souvenir qui n’abîme plus.
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre message est très fort, très humain, et l’on sent à quel point cette histoire vous a traversé en profondeur. Vous ne parlez pas seulement d’une relation, mais de plus de dix années d’engagement, de lutte, d’espoir, de patience, et aussi d’usure. Quand on a donné autant de soi, se poser la question de renoncer ou de continuer devient presque une question existentielle.
Ce que vous décrivez ressemble à une relation marquée par une intensité émotionnelle extrême, avec des moments de lumière très forts, mais aussi de longues périodes de noir, d’impuissance et de solitude pour vous. Aimer quelqu’un qui souffre beaucoup, qui oscille, qui se retire puis revient, peut finir par épuiser profondément, surtout lorsque le corps commence à envoyer des signaux d’alerte, comme cela a été le cas pour vous.
Votre question n’est pas simplement « faut-il espérer ou renoncer ? » ; elle semble plutôt être : jusqu’où puis-je continuer sans me perdre moi-même ? Et c’est une question très juste. L’espoir peut être ce qui nous fait tenir, mais il peut aussi, parfois, nous maintenir dans une attente douloureuse quand l’autre a déjà pris un autre chemin pour se protéger.
Aujourd’hui, vous êtes pris entre deux mouvements contraires : l’amour que vous ressentez toujours, et la nécessité vitale de préserver votre santé, votre équilibre, votre sécurité intérieure. Aucun de ces deux élans n’est mauvais ou égoïste. Ils coexistent, et c’est ce qui rend la décision si difficile.
Faire le deuil d’une relation ne signifie pas que ce que vous avez vécu n’avait pas de valeur. Se battre non plus ne garantit pas que la relation puisse se transformer dans un sens vivable pour vous. Il n’y a pas de « bonne » réponse universelle, seulement celle qui, à terme, vous permettra de respirer à nouveau.
Votre impasse actuelle mérite d’être regardée avec beaucoup de douceur. Vous n’êtes pas faible d’hésiter. Vous êtes quelqu’un qui a profondément aimé, et qui cherche aujourd’hui à ne plus se sacrifier.
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Déjà bravo pour votre courage ce n’est jamais facile de poser des mots sur nos maux. Merci pour votre confiance.
Votre message décrit beaucoup d’amour, mais aussi une fatigue profonde et un vrai besoin de prendre soin de soi.
C’est très sain de ce poser votre question (continuer à espérer me fait vivre ? Ou m’abime ?).
Plus de 10ans de relation à intensité émotionnelle forte (ruptures répétées, impuissance…) votre corps a fini par s’exprimer avant votre tête. Un infarctus ce n’est pas anodin, c’est souvent le signe que le stress est devenu incompatible avec la survie psychique et physique.
Donné, au détriment de vous-même, aimer quelqu’un qui va mal, faire face à l’oscillement entre rapprochement et retrait ce n’est pas viable dans le temps. Dans le sens où ça ne permet pas de construire une relation sécurisante. Ce yoyo émotionnel crée un attachement douloureux, où on espère toujours, où on veut voir arriver les moments lumineux coute que coute qui viennent effacer (temporairement) les périodes noires.
Aujourd’hui, ce qui a changé en elle est sa position plus marquée, elle a cessé d’espérer, elle met de la distance pour se protéger, cherche une séparation concrète. Ce n’est pas un rejet de votre valeur, mais le signe qu’elle n’est plus disponible pour la relation.
La question serait plutôt est ce que continuer à me battre me permet d’aller vers la vie ? Ou m’empêche de guérir ?
Faire le deuil ne veut pas dire renier l’amour. Cela veut dire choisir votre santé, votre apaisement, votre sécurité intérieure. La douleur sera là, oui, mais elle est différente de celle d’une attente, d’un espoir sans réponse.
Vous n’avez pas échoué, vous avez aimé profondément. Aujourd’hui votre corps et votre histoire vous demande non pas de lutter mais de vous autoriser le repos.
Si vous le souhaitez, je peux vous aider à comprendre pourquoi cette relation a été éditée difficile à lâcher ou à réfléchir à un deuil respectueux de vous même.
8 FÉVR. 2026
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À la lecture de ce que vous partagez, on perçoit surtout une grande souffrance, une difficulté profonde à accepter la séparation, et un attachement qui reste très vivant. Aimer quelqu’un depuis si longtemps ne disparaît pas du jour au lendemain, et le deuil d’une relation n’est jamais un processus linéaire.
Dans ce que vous décrivez, il semble toutefois que la douleur ne porte pas uniquement sur la fin du couple, mais aussi sur la fin d’une place que vous avez occupée pendant de nombreuses années. Lorsque l’on s’est longtemps senti responsable du bien-être émotionnel de l’autre, lorsqu’on a cherché à contenir, soutenir, réparer, il devient très difficile de se détacher sans avoir le sentiment de l’abandonner ou de se trahir soi-même.
L’expérience clinique montre que cette position de « sauveur », souvent prise avec les meilleures intentions, peut finir par masquer une question essentielle : où suis-je, moi, dans cette relation ?
Quand l’énergie est majoritairement dirigée vers le fait de tenir l’autre debout, il reste parfois peu de place pour ses propres besoins, ses limites, son désir ou sa liberté.
La question qui se pose alors n’est peut-être pas seulement celle du deuil de la relation, mais aussi celle du deuil d’un rôle, d’une mission que l’on s’est donnée, parfois sans s’en rendre compte. Et cela peut être tout aussi douloureux.
Votre question sur l’amour est très juste. Aimer, est-ce prendre soin de l’autre, ou est-ce chercher à le réparer ? L’amour ne consiste pas à sauver, ni à porter ce que l’autre n’est pas en mesure de porter lui-même. Il se construit aussi à partir d’un lien où chacun reste responsable de son propre monde intérieur.
Accepter cette séparation peut alors devenir un chemin pour vous recentrer, non pas contre elle, mais vers vous-même : retrouver ce qui vous appartient, ce que vous souhaitez, ce que vous êtes en dehors de cette relation et de ce rôle tenu si longtemps.
Ce travail prend du temps, et il est souvent aidant de ne pas le traverser seul. Se faire accompagner peut permettre de déposer ce qui a été porté pendant des années et de redéfinir ce que signifie, pour vous, aimer sans se perdre.
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre message est très touchant. Vous ne décrivez pas seulement une histoire d’amour, mais une relation devenue un combat permanent, avec des hauts intenses et des bas destructeurs. Pendant dix ans vous avez tenu, souvent seul, face à son hypersensibilité et à ses mouvements émotionnels, au point que votre corps a fini par crier stop — jusqu’à l’infarctus.
Ce que vous vivez aujourd’hui n’est pas un simple choix entre “se battre” ou “abandonner”. La vraie question est :
cet amour vous fait-il encore vivre, ou vous épuise-t-il ?
Elle semble avoir choisi la distance pour se protéger, et vous restez suspendu à un espoir qui vous maintient dans l’attente. Or on ne peut pas construire une relation uniquement sur la passion et la souffrance alternées.
Faire le deuil n’est pas renoncer à l’amour, c’est parfois se choisir soi pour ne plus disparaître dans le chaos de l’autre. Cela demande du temps et un soutien pour ne pas replonger par manque.
Un accompagnement pourrait vous aider à traverser cette décision sans vous perdre.
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en parler.
Bien à vous,
Christian Richomme
Psychanalyste et auteur – Paris (cabinet et en ligne)