Pour expliquer la situation brièvement je suis en couple avec mon conjoint qui a une fille, âgée aujourd’hui de 4ans et demi. A l’époque où je l’ai rencontré elle avait 2 ans et demi. Ça c’est toujours très bien passée avec elle, nous étions très proche. J’étais son repère à la maison plus que son propre père (mon conjoint). Je suis tombée enceinte très rapidement et nous étions très heureux, sa fille aussi d’ailleurs.
Pendant la grossesse ma relation avec elle est restée telle qu’elle mais depuis l’accouchement je n’y arrive plus. Alors c’est venu petit à petit pas d’un coup, mais aujourd’hui ça simple présence me dérange, quand je sais qu’elle vient à la maison je me crispe et je suis sur la défensive constamment. Je m’efforce de prendre sur moi pour ne pas lui faire ressentir mais je sais qu’elle le ressent. Je ne la supporte plus, c’est comme si je ne voulais plus d’elle sous mon toit. Alors un weekend sur deux et la moitié des vacances je subis je suis avec une boule de stress et de nerfs à l’intérieur de moi. Alors que je précise ça n’est pas une enfant difficile et elle est d’ailleurs très aimante et réclame souvent après moi ( ce qui a le don de m’énerver encore plus ). Enfin je ne sais pas comment expliquer ça j’ai conscience que cette petite n’a rien demandé et elle vit tout ça. J’ai le rôle de la méchante belle mère alors que je n’ai jamais voulu ça, mais je n’arrive pas à faire d’effort tellement ce qu’elle me fait ressentir est fort c’est plus fort que moi.
Je suis perdue, et j’aimerais que ça change. Égoïstement dans un premier temps pour moi, pour arrêter de me pourrir la vie, dans un second temps pour mon couple car j’y tiens et même si on en parle beaucoup c’est pas facile pour mon conjoint. Mais aussi pour cette petite qui n’a rien demandé et qui doit être dans l’incompatibilité totale.
Je suis perdu et ne sais comment régler cette situation.
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Meilleure réponse
5 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour Cia,
Tout d'abord, bravo pour votre démarche qui fait preuve de maturité et de responsabilité.
Il semble important en effet que cette situation s'équilibre pour le bien-être de tous.
Par contre, vous donnez une analyse de la situation par retour de message m'apparaît difficile et même risqué.
Ce qui se joue à l'intérieur de vous est profond et intime.
Il faudrait le dénouer dans un échange avec un thérapeute qui vous accompagnerait et vous aiderait à éclairer vos sentiments et émotions afin de pouvoir les réajuster.
Je vous invite à poursuivre votre démarche en ce sens.
Je reste disponible si vous souhaitez de plus amples informations.
Bien cordialement, A.Ladoux
23 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message. On sent à quel point cette situation vous pèse, et aussi à quel point vous êtes lucide sur ce que vous vivez.
Ce que vous décrivez arrive plus souvent qu’on ne le croit dans les familles recomposées, surtout après l’arrivée d’un enfant. Le lien avec votre propre enfant vient mobiliser quelque chose de très fort, très instinctif, et cela peut modifier profondément la place que vous accordiez à votre belle-fille, sans que vous l’ayez choisi.
Le fait que ce rejet soit venu progressivement est important. Ce n’est pas cette petite qui a changé, c’est ce qui se passe en vous. Et plus vous essayez de vous forcer, de “faire des efforts”, plus la tension monte, jusqu’à devenir presque insupportable.
Ce que vous ressentez ne fait pas de vous une “mauvaise personne” ou une “méchante belle-mère”. Cela dit plutôt qu’il y a quelque chose en vous qui est saturé, envahi, peut-être sur la question de la place, du territoire, ou du lien à votre propre enfant.
Le fait qu’elle vous réclame peut aussi accentuer cela. Ce qui, avant, pouvait être agréable, devient aujourd’hui intrusif, comme si vous n’aviez plus l’espace nécessaire pour vous.
L’enjeu n’est pas de vous forcer à ressentir de l’amour ou à redevenir comme avant. Cela ne fonctionne pas comme ça. L’enjeu serait plutôt de comprendre ce qui se joue en vous aujourd’hui, et de remettre un peu de distance intérieure pour ne plus être débordée par ces réactions.
Il peut aussi être important de redéfinir les places dans la maison avec votre conjoint. Vous n’avez pas à porter seule la relation avec sa fille, ni à être son repère principal. Cela peut vous aider à relâcher la pression.
Vous avez déjà quelque chose de très précieux, vous avez conscience que cette situation vous fait souffrir et vous avez envie que cela change, pour vous, pour votre couple et pour cette enfant. C’est un vrai point d’appui.
Ce type de dynamique peut évoluer, mais cela demande d’être accompagné pour ne pas rester seule avec ces émotions qui vous dépassent.
Si vous le souhaitez, nous pouvons en parler ensemble.
Bien chaleureusement
Mehdi ARTUS
Psychopraticien en Gestalt thérapie intégrative
15 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Cia, je vous comprends vous êtres dans le dilemme amour et non amour.
Il serait bon d'explorer votre propre passé, car vous êtes peut être en projection de ce que vous auriez déjà vécu comme : n'avoir pas la préférence d'un adulte de référence pour vous.
Cette petite fille de quatre semble juste représenter le miroir d'un passé non résolu qu'il est grand temps de mettre à jour en analyse ou hypnose.
Bien à vous.
Véronique.
14 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Ce que vous décrivez n’est pas de la méchanceté, mais un conflit interne très puissant. L’arrivée de votre propre enfant a probablement réactivé quelque chose de profond : une différenciation entre “votre” place de mère et celle que vous occupiez auparavant auprès de cette petite. Avant, vous étiez centrale pour elle ; aujourd’hui, inconsciemment, elle peut être vécue comme une intrusion dans un lien devenu exclusif avec votre bébé. Cela peut réveiller une rivalité archaïque, presque fraternelle, difficile à accepter car elle va à l’encontre de vos valeurs.
Plus vous luttez contre ce rejet, plus il s’intensifie. Il serait utile d’accueillir ce ressenti sans culpabilité, puis de recréer une distance ajustée : ne pas chercher à être une “seconde mère”, mais une adulte stable et prévisible. Des temps courts, choisis, sans pression affective, peuvent apaiser.
Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner pour comprendre ces mouvements et les transformer. La première consultation est offerte.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien - Psychanalyste - TCC
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre situation et votre honnêteté me touchent.
Vous avez un grand pas en reconnaissant l'émotion de rejet que vous ressentez.
Il serait intéressant de comprendre exactement ce qui vous arrive. Par exemple Y-a-t-il dans votre vie une situation de rejet dont vous avez souffert ?
Vous parlez avec votre mari, bravo. Continuez dans cette voie et refoulez le moins possible mais en choisissant les mots que vous emploirez.
Vous avez le droit et c'est naturel de donner plus de place à votre fille surtout en ce moment. Avez-vous essayé de m'exprimer de cette manière ?
Courage
30 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et votre sincérité.
Ce que vous ressentez n’est pas anodin et mérite d’être compris. Le rejet que vous décrivez peut faire écho à votre propre histoire, surtout dans une période de transition aussi importante que l’arrivée d’un enfant, où les repères et les places évoluent profondément.
Dans ce type de situation, il ne s’agit pas de culpabiliser mais de comprendre ce qui se rejoue pour pouvoir apaiser la relation et retrouver un équilibre familial.
Un accompagnement thérapeutique permet justement d’identifier ces mécanismes et de faire des liens entre votre vécu passé et ce que vous traversez aujourd’hui.
Je reste disponible si vous souhaitez approfondir cela.
Morgane
Psychopraticienne et thérapeute holistique en ligne
26 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour.
Ce que vous décrivez est très difficile à vivre, et en même temps beaucoup plus fréquent qu’on ne l’imagine. Le fait que vous en ayez conscience, que vous vous en préoccupiez et que vous souhaitiez que cela change montre déjà à quel point vous êtes impliquée et sensible à ce que vit cette petite fille.
Ce que vous ressentez ne fait pas de vous une “mauvaise personne” ou une “méchante belle-mère”. Ce sont des émotions, et les émotions ne se choisissent pas. En revanche, on peut essayer de comprendre ce qu’elles viennent dire.
Il y a plusieurs éléments importants dans votre histoire. Avant la naissance de votre enfant, vous aviez une place très forte auprès de cette petite, presque une figure d’attachement principale. Puis l’arrivée de votre bébé a profondément modifié les équilibres : votre rôle, votre énergie, votre disponibilité émotionnelle, mais aussi votre place dans la famille. Il est possible qu’inconsciemment, quelque chose se soit rejoué autour de la place, du territoire, ou même d’un besoin de protéger votre lien avec votre propre enfant.
Parfois, après un accouchement, la sensibilité émotionnelle est exacerbée. La fatigue, les bouleversements hormonaux, la charge mentale… tout cela peut rendre certaines présences plus difficiles à tolérer, même quand il n’y a “objectivement” rien à reprocher à l’enfant.
Ce qui est aussi très parlant, c’est que vous dites que plus elle vous réclame, plus cela vous agace. Cela peut indiquer une forme de saturation affective : comme si vous n’aviez plus la ressource intérieure pour répondre à cette demande, et que cela venait vous envahir. Ou encore peut être une forme de culpabilité maintenant que vous avez votre propre enfant.
Plutôt que de vous forcer à “faire des efforts” (ce qui semble aujourd’hui vous épuiser davantage), il pourrait être plus aidant de :
* reconnaître intérieurement ce que vous ressentez, sans vous juger,
* mettre un peu de distance quand c’est nécessaire, sans culpabiliser,
* et surtout, essayer de redéfinir votre place auprès d’elle. Vous n’êtes peut-être plus cette figure centrale que vous étiez avant, et c’est OK. Le lien peut évoluer, devenir différent, moins fusionnel.
Il pourrait aussi être très précieux que vous ne restiez pas seule avec tout ça. En parler à un professionnel vous permettrait de déposer ces émotions fortes, de comprendre ce qui se joue pour vous en profondeur, et de retrouver une forme d’apaisement.
Enfin, même si cela ne se voit pas toujours, les enfants sont très sensibles mais aussi très résilients. Le simple fait que vous cherchiez à améliorer la situation est déjà une base importante pour elle.
Vous traversez quelque chose de complexe, et ça mérite d’être accompagné avec douceur, pour vous comme pour cette famille que vous construisez.
Je suis disponible en séance en ligne si vous le souhaitez.
Bien à vous.
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour à vous
Votre message est très touchant de sincérité et je comprends que ce que vous ressentez n'est pas facile : vous avez toujours appréciée la fille de votre conjoint mais depuis que vous avez votre propre bébé, c'est comme si vous ne supportiez plus sa présence à vos côtés. Vous dites être "énervée". Comment cela se décrit-il dans votre corps ?
Quel type d'émotion cela réveille-t'il ? est-ce de la colère ? de la peur ? de la tristesse ?
Si cela est en vous, c'est qu'il y a une raison....quel pourrait être le sens de cet énervement ? est-ce que cela pourrait vous protéger de quelque chose ? si oui, de quoi ?
Ces émotions sont réactivées avec la présence de votre belle-fille. Y a t'il également d'autres cas, d'autres situations, d'autres personnes avec qui vous ressentez cet énervement ?
Nous pouvons regarder en détail toutes ces questions pour aller comprendre ce que vous vivez, comprendre d'où ça vient et vous permettre de vous libérer de cette émotion et dépasser cette situation.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Vous êtes très honnête et c'est un très bon point de départ pour résoudre cette problématique.
Comme vous le constatez le problème est en vous, enfoui en vous. Il y a quelque chose que vous projetez sur cette petite fille, c'est à dire quelque chose d'inconscient, sûrement relié à votre histoire personnelle. Il faudrait vous interroger sur ce que cette petite fille représente comme personnage ou situation passés (cela peut venir de loin). C'est comme si elle présentait un risque pour vous, un danger et cela est relié à la naissance de votre propre enfant, comme si sa présence vous empêchait de vivre pleinement votre nouvelle maternité, peut-être comme si elle vous arrachait votre maternité.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour , et merci pour votre message plein d'emotions .
Ce que vous décrivez est hélas assez frequent dans une famille recomposée . Cette petite fille n'y est pour rien et votre mal être peut impacter votre couple . Il s'agit de la place de chacun . A la naissance de votre bebe il a fallut redéfinir la place de chacun . la fille de votre conjoint a une maman qui n'est pas vous .Vous pouvez parfois être moins présente et le lui dire les deux enfants ne sont pas égaux , car elle a aussi sa maman .
Peut être pouvez vous réfléchir a votre place quand vous étiez enfant dans votre famille , au relationnel avec vos frères er sœurs vos rivalités .. Comme cela est très douloureux et que vous devez trouver comment avancer avec votre petite famille il me semble qu'il serait assez urgent de trouver un psychologue spécialise dans les familles recomposées pour vous aider car cette petite fille fait partie de votre vie pour toujours et vous êtes consciente des difficultés .
Plein de courage et bonne continuation .
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est plus fréquent qu’on ne le pense, même si cela reste difficile à vivre et souvent culpabilisant. Le fait que vous ayez eu une relation très proche avec cette petite fille au départ, puis que quelque chose se soit modifié après la naissance de votre enfant, est un élément central.
L’arrivée d’un bébé vient profondément bouleverser les équilibres émotionnels et les places de chacun. Il n’est pas rare que cela réactive des mécanismes inconscients : besoin de protéger son propre enfant, sentiment d’envahissement, difficulté à partager l’espace affectif ou encore une forme de rejet qui peut apparaître sans être réellement compris. Cela ne fait pas de vous une “mauvaise personne” ni une “méchante belle-mère”, mais plutôt quelqu’un qui traverse un conflit intérieur.
Le fait que cette enfant soit demandeuse d’attention envers vous peut aussi accentuer ce que vous ressentez. Plus elle se rapproche, plus cela peut générer chez vous une tension, comme si vous n’aviez plus l’espace nécessaire pour vous-même ou pour votre propre enfant.
Ce qui est important, c’est que vous avez conscience de ce qui se passe et que vous souhaitez que cela change. C’est un point essentiel. En revanche, “faire des efforts” en se forçant ne suffit généralement pas, car ce que vous ressentez semble dépasser la simple volonté.
Il est indispensable de pouvoir explorer cela dans un espace d’accompagnement (psychologue clinicien le seul diplomé d'etat soyez vigilante les autres titres ne le sont pas), afin de comprendre ce qui se joue pour vous depuis la naissance : votre place de mère, votre place dans cette famille recomposée, les émotions que cela réveille, parfois très en profondeur.
Parallèlement, il peut être aidant de redéfinir votre place auprès de cette enfant. Vous n’êtes pas obligée d’être son repère principal ni de répondre à toutes ses demandes affectives. Trouver une juste distance, plus contenante pour vous, peut déjà apaiser une partie de la tension.
Enfin, le dialogue avec votre conjoint reste important, non pas pour chercher une solution immédiate, mais pour qu’il comprenne ce que vous traversez sans vous juger, et que vous puissiez réfléchir ensemble à un fonctionnement qui respecte chacun.
Votre souffrance est réelle, et le fait que vous vous préoccupiez aussi de l’impact sur cette petite fille montre que vous restez attentive à elle malgré tout. Cela constitue déjà une base pour faire évoluer la situation.
Je suis spécialisée depuis 26 ans dans la dyade mère enfant et je peux vous aider
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Cia,
Ce qui vous arrive est pourtant très simple à comprendre. Jusqu’à l’arrivée de votre propre enfant, vous arriviez à lui donner de l’amour même si ce n’était pas votre enfant. Mais puisqu’il n’y en avait pas d’autres, aucune concurrence dans vos sentiments ne venait interférer.
Or, depuis l’arrivée de votre enfant, tout cela a changé. Vos sentiments ont été entièrement tournés vers cet enfant en délaissant votre belle-fille. Il va donc falloir réapprendre à vos sentiments à exister aussi pour elle. Or, aujourd’hui, votre posture de rejet ne vous le permet pas. C’est donc ce qu’il faut changer.
N’hésitez pas à me consulter pour cela.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message est très touchant par la lucidité et la culpabilité que vous exprimez. Vous décrivez un changement de ressenti que vous ne comprenez pas vous-même, avec des émotions très fortes qui vous envahissent malgré votre volonté de bien faire.
Ce décalage entre la relation que vous aviez avec cette petite fille auparavant et ce que vous ressentez aujourd’hui peut être très déstabilisant. D’autant plus que vous avez conscience qu’elle n’y est pour rien, ce qui peut renforcer encore votre inconfort et votre sentiment d’être « en contradiction » avec vous-même.
L’arrivée d’un enfant, les places qui se redéfinissent dans la famille, les liens d’attachement qui se réorganisent… tout cela peut venir toucher des zones très sensibles, parfois de manière inattendue et difficile à expliquer sur le moment.
Le fait que vous souhaitiez que cela change, pour vous, pour votre couple et pour cette enfant, est déjà très important. Cela montre votre engagement et votre désir de comprendre ce qui se joue.
Il pourrait être précieux pour vous d’avoir un espace pour explorer ces ressentis sans jugement, afin de mettre du sens sur ce que vous traversez et de retrouver plus d’apaisement dans cette relation.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer une consultation pour en parler plus en détail et vous accompagner dans cette situation.
Je vous souhaite beaucoup de douceur.
Bien à vous,
Elodie Seng
Praticienne en psychologie
22 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour
Merci pour votre témoignage.
Vous posez des mots avec beaucoup de sincérité et c’est très courageux.
Dans ce rejet de la petite fille de votre compagnon, il doit se jouer quelques choses de votre propre histoire.
Après un accouchement, il y a un temps de flottement ou chacun doit trouver sa nouvelle place.
À cela s’ajoute que vous êtes passée de la posture de « compagne » à celui de « mère »… et il faut le prendre en considération.
Effectivement vous dites que cette petite ne doit pas comprendre et c’est le cas, elle ne doit pas comprendre pourquoi vous n’être plus si aimante avec elle…
Pour sortir de cette situation, il faut identifier ce qui se projette sur elle et c’est dans la représentation de votre propre famille que vous trouverez la réponse.
De plus cette petite fille qui est la 1ere fille de votre conjoint.
Est ce que vous êtes fille unique?
Souvent on ne réalise pas que dans notre vie de couple il se rejoue quelque chose de notre propre histoire personnelle…surtout quand on devient parent.
On projette toujours sur les autres quelques choses de son histoire, le tout est de faire le lien pour retrouver votre sérénité et une vie de famille harmonieuse.
La psychothérapie sert justement à identifier les liens qui se rejouent entre notre passé et notre présent.
Je reste à votre écoute,
Prenez soin de vous.
Michaële Pellissier
Praticienne en psychothérapie
Particienne en psychogénéalogie
Sexothérapeute.
20 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Ce que vous ressentez est fréquent dans les familles recomposées. Il est important de reconnaître que vos ressentis reflètent des tensions psychologiques réelles liées aux changements et aux émotions conflictuelles.
Un accompagnement thérapeutique individuel ou de couple peut vous aider à :
Identifier vos déclencheurs et comprendre vos ressentis
Gérer le stress et les tensions
Retrouver un équilibre et une relation plus sereine avec l’enfant et votre conjoint
L’objectif n’est pas de supprimer vos émotions, mais de les accueillir et de trouver des stratégies pour vivre ces moments avec plus de calme et de bienveillance, pour vous, votre couple et l’enfant.
20 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Cia,
Bravo pour ta franchise et ton désir d'arranger les choses. J'aimerais juste apporter un complément à tout ce qui a été partagé par les collègues.
Avant de prendre ce temps pour toi et ton bébé, temps d'adaptation à ta nouvelle saison, il serait peut-être intéressant d'avoir une petite conversation avec ta belle fille, pour lui expliquer qu'avec l'arrivée de bébé, tu seras moins disponible pour elle pour un moment et la rassurer sur le fait qu'elle aura toujours sa place dans ton cœur (ce qui est vrai, car le lien fort qui existait entre vous n'a pas disparu, il est juste enfoui sous des choses qui vont être traitées en thérapie). Le but de cette conversation est de la rassurer face à tout ce qu'elle ressent venant de toi et d'éviter de retrouver un cœur blessé quand ton amour pour elle refera surface.
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Bravo de vous êtes livrée avant une telle simplicité car ce n est pas si facile-
Votre désir d arranger cet état de fait - pour vous, votre couple et votre petite belle fille est un joli acte d amour profond . Tous mes collègues ont dit l’essentiel . Je suis moi même gestalt thérapeute et je ressens votre malaise aussi en tant que maman, vous êtes en train de construire votre relation unique et singulière avec votre enfant et peut être n entendez vous plus en vous que ce lien unique a peut être besoin d unicité le temps de se renforcer, de vous renforcer dans tous vos rôles … je sens de la culpabilité et elle vous honore - mais votre honnêteté est aussi gage d authenticité: vous avez le droit de ressentir … et de chercher la meilleure solution. Vous retrouvez vous même pour pouvoir ensuite être apte à retrouver la relation qui mérite d être préservée avec votre belle fille. Donnez vous la priorité quelques temps, et observez ce qui se joue en vous. Faites vous confiance et faites vous aider par des amis, famille et thérapeute … voir seule en soi au milieu de tant d’enjeux et avec le chamboulement hormonal et affectif que vous vivez c est réellement compliqué - et votre famille mérite tout ! Vous le dites vous êtes au centre … alors commencez par prendre soin de VOUS .
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message touchant et honnête.
Beaucoup de famille recomposée peuvent ressentir ce que vous décrivez, et la honte les empêche de parler, ou bien la personne rejette entièrement la faute sur l’enfant, ce que vous ne faites pas du tout.
Vous êtes consciente, vous avez analysé la situation et vous souhaitez une aide pour stopper cette situation qui devient pesante et ce, avec sérieux, ce qui est un grand pas !
Une naissance peut modifier l’équilibre de la famille et les personnes qui la composent (systémie). Les places peuvent changer, comme c’est le cas avec l’arrivé du bébé, et les rôles et sentiments se modifient en conséquence.
Je partage l’avis de mes collègues en réponse, votre demande et le sérieux de votre réflexion vous pousse à chercher une solution, et merci pour cela ! Cependant il faudrait un accompagnement afin de démêler la situation, vos sentiments, les rôles de chacun, l’apaisement familiale, ce que vous ne trouverez pas malheureusement pour cette problématique, dans les réponses.
Je vous souhaite de trouver le meilleur pour vous,
Je reste à votre disposition, n’hésitez pas à me poser d’autres questions (c’est gratuit).
Prenez soin de vous,
•NB : cette réponse repose sur les éléments que vous partagez ici. Sans davantage de précisions, certains aspects peuvent m’échapper et mon propos reste donc à nuancer.
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Votre message est touchant de lucidité et bienveillance, ce qui est un bon présage pour le changement des émotions désagréables que vous vivez en présence de cette petite fille et pour l’apaisement de votre vie familiale.
Il y a certainement quelque chose dans votre propre histoire qui mène inconsciemment aux ressentis actuels. Il est possible que des pensées en lien avec le changement essentiel de votre vie s’y retrouvent mêlées : vous êtes devenue mère, et vous devez vous occuper de votre propre enfant.
D’ailleurs il se peut que tout ce que vous traversez soit « tout simplement » l’effet de la fatigue ressentie à la suite des efforts énormes que demande l’arrivée d’un enfant.
Et que dans ce nouveau contexte vous voyez la présence de cette petite comme dérangeante.
Il sera bon pour vous d’aller parler de tout ce que vous vivez actuellement pour comprendre ce qui se passe en vous et de quoi votre belle fille est devenue la représentation / projection.
Je vous souhaite de (re)construire petit à petit des relations familiales agréables et de vous sentir bien dans cette famille recomposée que vous contribuez à créer.
sp
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Cia,
Je suis émue par votre message car on y voit la bataille entre votre part réfléchie et rationnelle qui veut que les choses se passent bien, et votre part inconsciente qui est à l'oeuvre depuis que vous avez mis au monde.
Pour retrouver de l'apaisement, vous devez mettre de la conscience sur ce qui se passe en vous : d'où vient ce stress, cet agacement, cette crispation qui s'est tournée vers cette petite fille ? Il semble que celle ci soit devenue pour vous un danger depuis que vous êtes mère ? Est ce que cela peut faire écho avec quelque chose de votre passé ? Un événement, ou une expérience du passé qui s'est réactivé dans le présent avec l'arrivée de votre grossesse. Et qui a amené ces émotions qui vous dérangent et perturbent.
Vous n'êtes pas responsable de ces émotions, mais vous êtes responsable de ce que vous faites avec ces émotions.
Ne restez pas seule avec cela, Cia.
Un thérapeute peut vous aider à mettre de la conscience sur ce qui vous arrive.
Je vois que vous avez beaucoup de réponses de Gestalt Thérapeute à votre question sur ce forum. Et ce n'est pas étonnant car en Gestalt Thérapie, on regarde précisément ce qui se passe au niveau des émotions et dans les relations.
On cherche à mettre de la conscience sur des événements passés non digérés, dont l'émotionnel vient se réactiver dans l'ici et le maintenant.
C'est aussi une thérapie qui va travailler sur la responsabilité, responsabilité que vous prenez aujourd'hui, Cia, en nous exposant votre histoire.
Continuez sur cette lancée et faites vous aider par un professionnel qui va vous aider à comprendre ce qui se passe dans votre interne et dans la relation avec cette petite fille, pour retrouver du bonheur et de l'épanouissement dans votre famille.
C'est avec un professionnel que vous pourrez déposer ce que vous vivez en toute sécurité, sans peur du jugement et en toute confidentialité.
Il y a de l'espoir Cia, et vous pouvez faire un travail pour restaurer l'harmonie.
Belle journée
Catherine
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est beaucoup plus fréquent qu’on ne le dit… et surtout, ça ne fait pas de vous une mauvaise personne ni une méchante belle-mère. Ça dit juste que quelque chose en vous est débordé, bousculé, et que vous n’avez pas encore trouvé comment l’apaiser.
J’entends bien que vous êtes dans une souffrance. Vous faites des efforts, vous vous contenez, vous culpabilisez, vous comprenez que cette petite n’y est pour rien… et malgré tout, votre corps réagit fort (tension, rejet, crispation).
Le moment clé dans votre histoire est la naissance de votre enfant.
Avant, vous aviez une place particulière auprès de cette petite, presque une place centrale, rassurante, sécurisante, vous étiez « son repère ». Et puis vous êtes devenue mère. Et là, sans l’avoir choisi, tout a bougé.
Dans ce genre de situation plusieurs choses peuvent se mêler :
- Un déplacement de place : vous êtes passée de figure importante pour elle, à maman de votre enfant. Et votre système intérieur peut avoir besoin de redéfinir les frontières.
- Un instinct de protection (très fort après l’accouchement) : parfois, le corps met une distance avec ce qui n’est pas « son » enfant, sans que ce soit rationnel.
- Une fatigue émotionnelle et physique : devenir mère est un bouleversement. Ce que vous décrivez peut être amplifié par ça.
- Une forme de jalousie inconsciente ou de saturation relationnelle : pas au sens mauvais mais au sens humain. Elle vous sollicite, elle vous aimait beaucoup… Et aujourd’hui vous n’avez plus la même disponibilité intérieure.
Vous dites « plus elle me réclame, plus ça m’énerve », c’est un indicateur précieux. Ça parle d’un trop plein, pas d’un manque d’amour fondamental.
Ce que vous vivez n’est pas un rejet « contre elle ». C’est votre système émotionnel qui dit que vous n’avez pas la place, l’énergie, la disponibilité pour ça et vous ne savez pas comment le gérer. Du coup ça sort en forme de rejet.
Autre chose, vous dites vous forcer, à tenir, mais plus on se force dans ce type de situation plus le rejet intérieur augmente. C’est presque mécanique.
Malgré cette situation vous garder la lucidité, l’empathie et l’envie de changement. C’est une base très solide.
Si je pouvais vous proposer une piste ce serait d’arrêter de vous demander de ressentir autrement tout de suite et commencez par comprendre et apprivoiser ce qui se passe en vous.
Aujourd’hui vous luttez contre vos émotions, pourtant elles sont là pour vous dire quelque chose.
Nous pourrions explorer; ce qui a changé en vous depuis la naissance, votre place dans cette famille, ce que cette petite fille vient toucher, comment remettre de la distance saine sans culpabilité et comment recréer le lien mais différent. Mais surtout vous aider à retrouver de l’apaisement.
Ce genre de situation mérite de se travailler en séance car ça touche à des couches profondes (place, maternité, attachement, identité…). Et vous méritez de ne pas rester seule face à ça.
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Je suis sensible à votre situation. Avoir de la place dans son coeur pour tout le monde quand on vient d avoir un bébé est une épreuve de force. Prenez du temps pour vous en rencontrant une therapeute qui vous soutiendra dans ce moment de vie. Vous avez besoin de vous retrouver, de travailler sur toutes ces émotions qui vous traversent. Un ou une gestalt thérapeute offre la possibilité de mettre en conscience tous les enjeux des relations que vous vivez et vous permettra de trouver votre place à vous . Bon courage.
CS
19 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Cia,
Merci pour votre message, il est vraiment touchant et très lucide. On sent à quel point cette situation vous fait souffrir, et aussi à quel point vous avez à cœur de faire au mieux pour tout le monde, y compris pour cette petite fille.
Ce que vous ressentez peut paraître dur, voire incompréhensible pour vous-même, mais ce n’est pas quelque chose d’anormal dans certaines situations comme la vôtre. L’arrivée de votre bébé a bouleversé beaucoup de choses en vous : votre place, vos priorités, votre énergie, votre besoin d’espace… Et parfois, sans qu’on le veuille, cela vient modifier profondément des liens qui étaient pourtant très bons avant.
Le fait que vous étiez très proche d’elle, presque un repère principal, rend aussi ce changement encore plus fort. Aujourd’hui, vous êtes devenue maman, avec tout ce que ça implique de fatigue, de protection, de besoin de calme… et sa présence, surtout si elle vous sollicite beaucoup, peut venir créer une sensation d’envahissement ou de trop-plein. Ce n’est pas tant elle le problème, mais ce que ça déclenche en vous.
Ce qui est difficile, c’est ce décalage entre ce que vous ressentez et ce que vous pensez “devoir” ressentir. Vous savez qu’elle n’a rien demandé, vous ne voulez pas être dure avec elle, mais intérieurement c’est plus fort que vous. Et ça, ça crée beaucoup de tension et de culpabilité.
C’est important que vous puissiez vous dire que vous ne choisissez pas vos émotions. En revanche, vous êtes déjà en train de faire quelque chose de précieux : vous cherchez à comprendre et à ne pas lui faire subir directement ce que vous ressentez.
Peut-être qu’aujourd’hui, il serait aidant que vous vous autorisiez à prendre un peu de distance dans la relation, sans culpabiliser. Vous n’êtes pas obligée d’être son repère principal. Son père peut (et doit) reprendre une place plus centrale avec elle quand elle est là, ce qui vous permettrait de souffler un peu et de faire redescendre cette pression intérieure.
Ce que vous traversez ressemble vraiment à un ajustement émotionnel après un grand changement de vie, plus qu’à un rejet “contre elle”. Et ça, ça peut évoluer, surtout si vous êtes accompagnée pour comprendre ce que ça vient toucher en vous.
En tout cas, le fait que vous vous inquiétiez pour elle, pour votre couple et pour vous-même montre que vous êtes loin de l’image de “la méchante belle-mère” que vous craignez. Vous êtes surtout quelqu’un qui se débat avec des émotions fortes et qui cherche à s’en sortir.
Vous n’êtes pas seule dans ce type de vécu, et ça peut s’apaiser.
Prenez soin de vous,
Bien chaleureusement,
Sandra Kesteman
19 MARS 2026
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Bonjour,
Vous décrivez quelque chose de très déroutant :
une petite avec qui le lien était naturel… et qui aujourd’hui devient difficile à supporter.
Et ce basculement apparaît après la naissance de votre enfant.
Ce que vous ressentez est fort, presque malgré vous. Et en même temps, vous gardez de la lucidité : vous voyez bien qu’elle n’y est pour rien, et que ça vous fait souffrir aussi.
Souvent, dans ce type de situation, ce n’est pas l’enfant en elle-même qui pose problème… mais la place qu’elle vient toucher depuis l’arrivée de votre bébé.
Quelque chose a bougé dans votre équilibre, dans votre territoire, dans votre lien à votre conjoint.
Et le fait qu’elle vous réclame peut accentuer encore ce mouvement : plus elle s’approche, plus ça vous met en tension.
Vous dites : “c’est plus fort que moi”.
Ça donne un indice important : ce n’est pas une question de volonté ou d’effort.
Il y a quelque chose en vous qui réagit, et qui mérite d’être compris plutôt que combattu.
Peut-être que, pour l’instant, l’enjeu n’est pas de retrouver le lien d’avant…
mais de ne pas vous forcer à faire semblant.
Une présence simple, parfois un peu en retrait, est souvent plus juste qu’un effort qui sonne faux — et les enfants le sentent très bien.
Vous avez déjà fait un premier pas important en mettant des mots ici.
Peut-être que cela mérite d’être poursuivi dans un espace où vous ne serez pas seule avec ce que vous traversez, et où cela pourra être accueilli sans jugement.
Ce que vous traversez n’est pas rare dans les familles recomposées, surtout après une naissance.
Et cela peut évoluer, à condition de prendre le temps de comprendre ce qui se joue pour vous.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
19 MARS 2026
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Bonjour,
Votre message est très touchant et ce que vous décrivez est moins rare qu’on ne le pense, même si c’est difficile à vivre et à dire.
Dans une approche comme la Gestalt thérapie, on va s’intéresser à ce qui se passe en vous dans le présent. Vous décrivez un basculement après la naissance de votre enfant : là où le lien était naturel auparavant, la présence de cette petite fille devient aujourd’hui source de tension, voire de rejet.
Cela peut venir questionner des enjeux de place, de disponibilité émotionnelle, ou encore un besoin d’espace plus important depuis que vous êtes mère. Le fait qu’elle vous sollicite beaucoup semble accentuer ce vécu, comme si cela devenait trop pour vous à certains moments.
Plutôt que de vous juger ou de vous forcer, il pourrait être précieux de vous demander :
qu’est-ce qui est difficile pour vous, précisément, dans ces moments-là ? et de quoi auriez-vous besoin ?
Le fait que vous soyez consciente de l’impact sur elle et que vous souhaitiez que cela évolue est déjà un élément très important. Vous n’êtes pas “une mauvaise belle-mère”, mais une personne en prise avec un ajustement psychique et relationnel complexe.
Un accompagnement thérapeutique peut aussi offrir un espace pour déposer et comprendre ce qui se joue plus en profondeur.