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Impasse en analyse

Réalisée par Lilo le 25 janv. 2020 Psychanalyse

Bonjour à tous,

Je consulte depuis un an et demie un psychanalyste. Après des premières séances difficiles (je n'avais pas confiance en lui) et doutais sur ses capacités à m'accompagner. J'ai un parcours complexe: placement en institution lorsque j'étais enfant pour maltraitances. J'ai aussi subi des violences psychologiques, physiques et sexuelles. Somme toute, aujourd'hui je lui fais pleinement confiance, je me sens en sécurité (chose rare pour moi ), je peux tout lui dire et crois en ses capacités de m'accompagner.

Dans les prémices, je le voyais en face-à-face mais son regard me gênait, il m'a alors proposé le dispositif divan-fauteuil. Quelque peu intriguée et anxieuse dans les débuts, je prends dorénavant plaisir à m'y installer. D'ailleurs, en peu de temps, grâce à ce dispositif, j'ai pu lui dire les choses plus facilement et j ai donc progressé en peu de temps. En effet, en 1 an et demie je suis passée du statut de honteuse à celui de victime (J avais honte de mon histoire...). J'ai gagné en confiance en moi, désormais, je m'affirme plus même si c'est encore fragile...

Toutefois, depuis plusieurs semaines, les séances m'épuisent. Alors que je disais tout le temps "J ai la haine contre ma mère " une fois j'ai eu une pensée " Ma mère me manque ". Chose qui m'a surprise car je n ai pas grandi avec elle, elle m'a fait bcp de mal... Depuis je me questionne avec mon psy sur cette phrase. Problème, dès que je tente d'élaborer et de faire des associations idées j'oublie ce que je viens de dire à mon psy et oublie une pensée que je voulais lui dire. Cela fait des semaines que je me questionne sur ces "oublis" mais en vain ce qui a le don de m'agacer. La semaine dernière, j'évoque ma mère, je dis que je ne l'aime pas... Et, mon psy me dit (je me souviens là encore pas exactement de sa phrase il est d'ailleurs probable qu'elle soit dénaturée) " Vous lui donnez du pouvoir ". Soudain, je m'énerve, m'agite et entre dans une colère profonde, je l'injure, deviens très agressive, hurle en parlant, lui dit qu'il est fou comme ma mère, que les deux (elle et lui) me rendent folle... Et puis au bout d'une dizaine de minute je me calme et là le mal-être s'installe sitôt la crise terminée. Épuisée, je lui demande d'arrêter la séance. Il accepte. Toute la semaine je m'en suis voulue d'avoir été autant agressive avec lui, c'est vrai que parfois il m'énerve mais c'est lorsqu'il touche quelque chose de sensible, au fond de moi, je suis très attachée à lui d'où moins à notre relation analytique qui nous unie . Toutefois, sans raison, cette semaine, avant d'aller à ma séance, j'ai fumé un joint. Je précise qu'habituellement je ne consomme pas hormis quelques fois avec des amis mais c'est occasionnel. Là j'avais besoin de me détendre, d'être "bien" alors j'ai fumé... J'étais cependant pas dans un état totalement "perché" je pouvais encore tenir une conversation, réfléchir... et c'est ce que j'ai fait sur le trajet pour me rendre à son cabinet... Je me suis demandée pourquoi j'avais fumé, puis je comprends que c'est probablement lié à ma dernière séance, au fond oublier les choses lorsque je parle de ma mère me rend folle m'énerve et là à travers ce comportement finalement j'aidais mon inconscient à ne pas dévoiler à la surface quelque chose. "Je tente d'oublier" . Cette compréhension m' déstabilisée. Arrivée à son cabinet, sur le divan je lui dit "c'est extraordinairement, c'est fou ce qui en train de se produire" et puis je lui avoue ma consommation. Il n'a pas réagi et m'a laissée parler. Je fais le lien avec ma mère, et puis, lorsque que je commence à comprendre quelque chose bim rebelote... j'oublie ma pensée encore aujourd hui je suis incapable de m en rappeler. En pleurant je lui dis que j'ai encore oublié ma pensée qui venait à mon esprit... Je lui demande si je suis folle, bien sûr il répond pas, j'insiste, et le supplie de me répondre si je suis folle... Je lui.indique que je fais des efforts que je veux comprendre, que je ne fais pas exprès d'oublier... Et puis il me pose une question qui me met sur la piste et bim ! J oublie encore ce que je veux lui dire ! Je ne sais pas trop comment il a fait mais il a réussi à détourner la conversation et au final j ai compris qu avant de vouloir comprendre il fallait peut-être que je dise par les "mots" pour après comprendre. En somme, ne pas se focaliser sur cet oubli (mais ce n est pas simple). je termine la séance apaisée et ravie de cette séance et lui dit "C'était une bonne séance ! J ai avancé aujourd'hui ! "

Somme toute, je crains que dorénavant, il change suite à ce que je lui ai dit ( le fait que j ai consommé). J ai peur qu'il freine avec moi le travail. Pire j ai peur qu'il arrête le travail car ça me provoque des réactions disproportionnées. Enfin, il m'a tout même dit en partant " A la semaine prochaine ". Mais je redoute la prochaine séance, je suis honteuse et ne sais pas comment je dois réagir... Je m en veux tellement...

Ainsi, est ce que c'est normal d'avoir une telle réaction ? De réagir ainsi ? J ai vu des tas de psy mais jamais j ai une telle réaction par rapport au travail thérapeutique. Cette situation me dépasse un peu en réalité...

Je vous remercie,

Cordialement

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Bonjour,
Bravo pour votre persévérance à aller mieux malgré votre souffrance c'est très courageux. Je ne pense pas que cette dernière séance change votre relation avec votre psychanalyste et si vous lui faites confiance je vous conseillerais de continuais à suivre votre thérapie. Le psychanalyste fait surgir de l'inconscient des souvenirs anciens parfois très difficiles à supporter car traumatisant. Le fait d'avoir fumé avant cette dernière séance vous a aider à apaiser vos appréhensions et un bon thérapeute n'en tient pas rigueur car c'est un moyen de se défendre contre certains faits que vous ressentez comme agressifs. Vos oublis manifestent peut-être vos peurs, vous n'êtes peut-être pas prêt(e) à entendre / comprendre un évènement vécu. Peut-être est-ce votre façon à vous de dire que c'est trop tôt et/ou trop violent pour le moment.
Les réactions de colère, de dépression, et autres variations émotionnelles / variations d'humeurs sont normales en analyse. Cependant vous pouvez compléter votre thérapie analytique avec une thérapie de relaxation par exemple (sophrologie, musico-thérapie, etc). Les réactions émotionnelles seront plus faciles à gérer.

Cordialement,

Vanessa BOUSQUIER
Psychanalyste - Consultations en cabinet et en ligne

Vanessa BOUSQUIER Psy sur Béziers

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Bonjour,

En vous lisant, j'ai envie de vous dire que votre écriture reflète une certaine aisance et fluidité, dans l'expression écrite en tous cas et une relation transférentielle qui fonctionne avec votre analyste (d'où la crise de colère ).
L'inconcient a bien des façons étranges de nous protéger. C'est comme dans un rêve que lo'n fait et refait, nuit après nuit, et on se réveille au moment où il devrait se passer quelque chose d'important pour nous.

Je pensais - pourquoi ne pas écrire dans un carnet, les choses que vous aimez, vos idées, des faits avec ou sans importance...qui sait, peut-être cela sera profitable d'une manière ou d'une autre ?

Et puis , il y a toujours en nous une petite partie qui parfois ne veut pas ou a peur que quelque chose pourrait être révélé. Puisque vous avez confiance en votre analyste, le voir devrait se lever tôt ou tard.

Bien à vous et à votre travail en analyse !

Moyaux Ledour Psy sur Carqueiranne

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Bonjour Lilo,

La difficulté d'une analyse tient aussi à l'intensité de certaines émotions ou au caractère inapproprié, au moins en apparence de certains propos qu'on peut tenir. Essayez de parler à votre analyste, peut-être cela va se calmer !

Si vous voulez continuer le dialogue, je reste disponible.
Bien à vous, R CLIT
Docteur en Psychologie clinique, psychothérapeute, analyste sur Paris

Radu Clit Psy sur Paris

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Bonjour Lilou,
Je suis touchée par votre histoire et votre courage.
Votre écrit est claire, vous décrivez très bien ce que vous vivez en séance et, ma foi,
je pense que vous êtes entre de très bons mains. Votre psychanalyste fait bien son métier, faites-lui confiance. Ce que vous décrivez de votre comportement est lié à votre histoire et je pense que sa réaction est la bonne.
Je vous encourage à continuer à aller le voir.
Bien cordialement,
Felicia Asan
Psychopraticienne en Analyse Transactionnelle

Felicia ASAN Psy sur Chartres

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