J'ai récemment appris une grossesse avec mon conjoint, nous sommes parents de deux enfants de 8 et 3 ans et sommes ensemble depuis plus de vingt ans.
Je n'ai plus de désir d'enfant et je n'arrive pas à me projeter dans cette grossesse, mes projets étant de retrouver ma vie de femme, retrouver une vie professionnelle après m'être consacrée des années à m'occuper de mes enfants à 100%.
Ce n'est pas un choix facile mais je souhaite interrompre cette grossesse très prochainement.
Mon conjoint ne comprends pas cela, est contre ce droit, estime qu'il n'y a pas de choix à faire et ne prends pas en considération mes ressentis et décision.
Comment pouvons nous faire pour vivre cette décision plus sereinement ?
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1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 6 personnes
Bonjour,
Votre question suppose déjà une réponse : vous avez décidé. Ce qui vous manque n'est pas la certitude : c'est que cette décision trouve une place dans le regard de votre conjoint.
Vingt ans de vie commune, deux enfants, des années à leur service : votre mouvement vers une vie de femme plus indépendante et une vie professionnelle retrouvées n'a pas besoin de plus de justification que cela. La vraie difficulté n'est pas l'IVG en soi : votre conjoint en disant "il n'y a pas de choix à faire", efface la question plutôt que de l'entendre. Tant qu'il reste sur ce terrain, tout dialogue est impossible.
Vous ne pouvez pas le forcer à changer de position, mais vous pouvez vous autoriser votre décision sans attendre son accord. Et si le dialogue reste fermé, un tiers — seule ou à deux — peut offrir à votre parole un endroit où se déposer, même sans écho immédiat de son côté. Et vous faire apparaître à ses yeux, à vos yeux, telle que vous souhaitez vivre, épanouie, rayonnante. Ne cédez pas sur vos désirs, si je puis me permettre. Bon courage.
25 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre situation n'est pas agréable pour vous et il est tout à fait normal de vouloir être comprise.
Vous avez déjà deux beaux enfants à charge, ce qui vous demande énormément de temps et d'énergie au quotidien.
Il est important de rappeler à votre conjoint qu'avant d'être mère, vous êtes avant tout une femme.
Vous avez le droit d'avoir vos propres envies et le besoin de retrouver votre vie professionnelle après vous être consacrée à votre famille.
Votre mari voit probablement l'image d'un nouveau-né, mais vous pouvez lui expliquer que ce choix vous permet justement de garder de l'énergie pour vous-même et pour bien vous occuper de la famille que vous avez déjà construite.
C'est vous qui portez cet enfant pendant neuf mois et qui traversez tout cela physiquement.
Vous avez donc totalement le droit, en tant que femme, de lui indiquer que vous ne souhaitez plus avoir d'enfant et de faire ce choix pour votre propre corps.
N'hésitez pas à vous faire accompagner par un médecin ou thérapeute pour vous aider à discuter avec lui plus sereinement.
16 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame et merci de votre confiance.
Vous formez une famille et il me semble également important que vos enfants de 3 ans et 8 ans puissent s'exprimer sur la problématique posée. Il n'y a pas que vous et votre mari, et les enfants sont tellement plus intuitifs et à l'esprit ouvert que nous.
Cependant approcher cette question avec eux est extrêmement délicat, il faudrait l'exprimer en images ou métaphores, mais c'est très important.
Je vous souhaite de trouver les bon mots et bien-sur une communication dans le cadre thérapeutique serait souhaitable.
Bien à vous.
Véronique.
16 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Vous vivez une situation éprouvante pour votre couple et qui vous désole en tant que femme dont le conjoint ne comprend pas le point de vue.
Il me semble lire entre les lignes que se sont beaucoup les convictions personnelles de votre conjoint qui le poussent à être contre l’IVG.
Étant donné l’implication qu’une grossesse et ses suites vous demanderont il est naturel dès nos jours de pouvoir bénéficier du droit de décider, ce qui est une avancée considérable pour la vie des femmes.
Pour vous faire entendre vous seriez probablement amenés à consulter un-e thérapeute de couple, qui pourra vous aider à dépasser ce conflit et faire apprendre à votre conjoint comment se mettre à votre place pour comprendre votre point de vue.
Je vous souhaite de retrouver l’entente dans votre couple.
sp
7 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Vivre une décision aussi intime dans un désaccord avec la personne qui partage votre vie depuis vingt ansvous placee dans une position particulièrement éprouvante, à la fois seule face à un choix qui engage votre corps et votre avenir, et confrontée à l'incompréhension de celui qui devrait être votre premier soutien. Ce que vous décrivez, ce besoin de retrouver un espace pour vous-même après des années consacrées entièrement à vos enfants, n'est ni un caprice ni une fuite, c'est l'expression légitime d'une femme qui sent que quelque chose d'essentiel a été mis de côté trop longtemps et qui aspire à le récupérer avant qu'il ne soit trop tard.
La difficulté ici tient moins à la décision elle-même, qui vous appartient pleinement et sur laquelle la loi vous reconnaît un droit propre, qu'à la manière dont votre conjoint semble l'accueillir. Lorsqu'il affirme qu'il n'y a pas de choix à faire, il exprime probablement sa propre difficulté à intégrer cette perspective, peut-être ses valeurs, peut-être une peur de perte, mais cela ne doit pas effacer la réalité de votre vécu ni transformer votre décision en objet de négociation. Il est essentiel de distinguer ce qui relève de son ressenti à lui, tout à fait compréhensible qu'il en ait un, et ce qui relève de la reconnaissance due à votre autonomie de décision. Ces deux dimensions peuvent coexister sans que l'une n'annule l'autre.
Pour traverser cela plus sereinement, il paraît important de pouvoir nommer clairement, dans l'échange avec lui, que cette décision n'est pas prise contre lui mais pour vous, et qu'elle ne remet pas en cause l'amour porté à vos enfants ni à votre couple, mais répond à un besoin vital de vous retrouver en tant que femme et professionnelle. Il se peut que votre conjoint ait besoin de temps, d'espace pour exprimer sa tristesse ou son désaccord sans que cela ne devienne pour autant un droit de veto sur votre corps. Poser cette limite avec clarté, sans dureté mais sans faiblir, fait partie du chemin vers plus de sérénité.
Il est également possible que cette épreuve révèle des tensions plus anciennes autour de la répartition des rôles, de la place que chacun occupe depuis la naissance des enfants, et du sentiment d'avoir été mise en retrait pendant plusieurs années. Ces questions méritent d'être explorées, non pas dans l'urgence de la décision actuelle, mais dans un second temps, une fois la situation présente apaisée.
Un accompagnement individuel vous permettrait de traverser cette période avec un espace rien qu'à vous, où déposer ce que vous vivez sans avoir à gérer en parallèle la réaction de votre conjoint, et de consolider votre décision en toute clarté intérieure. Ce travail personnel pourra ensuite, si vous le souhaitez tous les deux et lorsque l'apaisement sera revenu, ouvrir la voie à un espace de dialogue de couple pour repenser ensemble l'équilibre de votre vie commune.
Restant à votre écoute,
Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet
7 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
votre question est urgente cette grossesse imprévue impacte votre couple . Vous n'envisagez pas d'avoir un autre enfant . Vos deux enfants vous suffissent et vous désirez profiter avec eux de la vie . C'est votre corps qui parle aussi . Votre conjoint doit vous écouter ce n'est pas a lui de trancher . Pourquoi ne pas prendre un rdv tous les deux et ainsi il écoutera mieux vos attente et vos besoins vous trouverez un accord bénéfique pour vous deux et votre petite famille .
Bonne decision . Cordialement .
7 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Il est tout à fait légitime et entendable de ne plus avoir de désir d'enfant, d'autant plus que vous vous y êtes consacrée à temps plein pendant des années, et de vouloir retrouver votre vie de femme.
Il est douloureux de ne pas être entendu dans ses besoins et dans ses choix, c'est pourquoi vous pourriez envisager un espace neutre de thérapie de couple pour en parler ensemble. Avoir un médiateur facilite les échanges et soulèverait sans doute les bonnes questions dans votre relation.
7 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Ce que vous décrivez touche à deux réalités contraire : la douleur d'une décision et la certitude qu'elle est juste pour vous. Vous parlez de retrouver votre place de femme, votre vie professionnelle, une part de vous qui avait été mise entre parenthèses pendant de nombreuses années au profit de votre rôle de mère. J'entends aussi que vous ne ressentez plus le désir d'accueillir un nouvel enfant. Ce n'est pas un rejet de la maternité : vous êtes déjà mère de deux enfants. Aujourd'hui, c'est ce que vous ressentez profondément.
Votre conjoint vit probablement une expérience très différente. Lui aussi peut ressentir de la peine, de l'incompréhension, voire un sentiment d'impuissance puisqu'il ne peut pas décider à votre place. Son désaccord est réel et mérite d'être écouté. En revanche, écouter sa souffrance ne signifie pas renoncer à votre autonomie. Vos corps, vos émotions et vos responsabilités ne sont pas vécus de manière identique. Ce qui me frappe dans ce que vous racontez, c'est que vous avez le sentiment que votre vécu n'est pas reconnu. Vous dites qu'il ne prend pas en considération vos ressentis ni votre décision. Cela peut être extrêmement douloureux. Derrière le conflit autour de la grossesse, il y a peut-être une demande plus profonde, d'être entendu, de comprendre vos ressentis. Il n'est peut-être pas en mesure de l'approuver aujourd'hui, mais de reconnaître que cette décision vous appartient.
il est possible que vous traversiez tous les deux un deuil, mais pas du même objet. Vous, celui de la femme que vous craignez de perdre à nouveau si cette grossesse se poursuit. Lui, celui de l'enfant qu'il imaginait déjà.
Ce qui est important, c’est de comprendre que vous restez mère, mais cela ne vous empêche pas de redevenir une femme à part entière, de retrouver vos aspirations, de bâtir une vie qui vous correspond aujourd’hui. En fait, c’est cette complexité, cette multiplicité des rôles, qui fait de vous quelqu’un de complet. Vous n’êtes pas réduite à un seul aspect, et c’est légitime de vouloir vous réapproprier toutes ces facettes. Vous n'êtes pas que... vous êtes un tout.
4 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour kelelco,
Merci pour votre confiance. À travers votre message, je ressens combien cette situation est douloureuse et combien vous vous trouvez face à une décision profondément intime.
Vous décrivez avec beaucoup de clarté ce que vous ressentez : après de nombreuses années consacrées à vos enfants, vous aviez commencé à vous projeter dans une nouvelle étape de votre vie, retrouver votre place de femme, développer votre vie professionnelle et construire de nouveaux projets. L'annonce de cette grossesse semble venir bouleverser cet équilibre que vous commenciez à retrouver.
Votre conjoint, quant à lui, vit probablement cette situation avec son propre regard, ses valeurs et ses émotions. Il est donc compréhensible que vous traversiez aujourd'hui un profond décalage. Cela ne signifie pas que l'un de vous a raison et l'autre tort, mais que chacun est confronté à une réalité émotionnelle différente.
Dans mon approche, j'observe souvent que les événements importants de la vie viennent réactiver des émotions, des peurs ou des blessures plus anciennes. Il peut être intéressant de vous demander ce que cette grossesse vient réveiller en vous : est-ce la peur de vous oublier à nouveau ? De renoncer à une partie de vous-même ? Le sentiment que vos besoins passent une fois de plus après ceux des autres ? Il ne s'agit pas de remettre en question votre décision, mais de mieux comprendre ce qui se joue en profondeur afin que celle-ci soit pleinement alignée avec vous.
Quelle que soit l'issue, il me semble essentiel que vous puissiez vous sentir entendue dans ce que vous vivez. Vos émotions ont leur place, tout comme celles de votre conjoint. Même si vous ne partagez pas la même vision, chacun mérite d'être écouté avec respect.
Un accompagnement individuel peut vous aider à déposer ce que cette situation réveille en vous, à apaiser les émotions qui l'accompagnent et à retrouver davantage de clarté intérieure. Lorsque le système nerveux retrouve un sentiment de sécurité, il devient souvent plus facile de prendre des décisions importantes avec davantage de sérénité, sans être uniquement guidée par la peur, la culpabilité ou la pression.
Je vous souhaite sincèrement de traverser cette période avec le plus de douceur possible envers vous-même. Prenez le temps d'écouter ce qui est juste pour vous, tout en restant ouverte au dialogue avec votre conjoint.
Bien à vous,
Stéphanie Carpanedo
Neurothérapeute en Détachement Émotionnel Express®
Sexothérapeute
Spécialisée dans l'accompagnement des traumatismes,
des personnes hypersensibles, neuroatypiques et de la régulation du système nerveux.
3 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous semblez porter cette décision depuis un endroit très réfléchi, douloureux et profondément humain. À vous lire, je n’ai pas le sentiment d’un refus impulsif de cette grossesse, mais plutôt celui d’une femme qui mesure ce qu’elle peut encore donner, ce qu’elle souhaite pour sa vie aujourd’hui, et ce qu’elle sent ne plus pouvoir porter.
Après des années consacrées à vos enfants et à votre famille, quelque chose en vous aspire maintenant à retrouver une autre place : celle de femme, de professionnelle, peut-être aussi celle d’une personne qui souhaite enfin exister autrement qu’à travers le maternage. Et il est important de pouvoir entendre cela sans culpabiliser.
Ce qui rend cette situation particulièrement difficile, c’est que votre conjoint semble vivre cette grossesse depuis un endroit très différent du vôtre. Il peut être bouleversé, en désaccord, en colère ou dans l’incompréhension. Mais ce que vous décrivez semble surtout douloureux parce que vous ne vous sentez pas reconnue dans ce que vous ressentez, comme si votre vécu intérieur n’avait plus de place dans la discussion.
Or, dans une situation comme celle-ci, il ne s’agit pas tant de savoir qui a “raison”. Il s’agit de pouvoir entendre qu’un couple peut aimer profondément et pourtant traverser un conflit où les besoins, les limites et les désirs ne sont plus les mêmes.
Je pense aussi important de rappeler quelque chose : même lorsqu’un conjoint est opposé à une IVG, cela ne retire rien au fait que cette grossesse se vit dans votre corps, avec votre histoire, votre énergie psychique, vos limites et votre réalité de vie actuelle. Et entendre cela ne signifie pas nier sa souffrance à lui.
Pour vivre cette période plus sereinement, il pourrait être précieux que chacun puisse déposer ce qu’il traverse sans chercher immédiatement à convaincre l’autre. Souvent, derrière les positions très affirmées, il y a surtout beaucoup de peur, de tristesse, de culpabilité ou un sentiment de perte.
Quelques consultations de couple peuvent parfois aider à remettre du dialogue là où chacun se sent seul dans son vécu. Non pas pour décider à votre place, mais pour éviter que cette épreuve ne laisse des blessures silencieuses entre vous.
Et quoi qu’il arrive, il me semble essentiel que vous puissiez, vous aussi, être accompagnée dans ce moment. Une décision d’IVG peut être juste et malgré tout émotionnellement très lourde à traverser.
Je serais heureuse de vous offrir un espace où vous pourriez déposer ce que vous vivez, retrouver confiance dans vos ressentis et clarifier ce qui est juste pour vous, sans pression ni jugement.
Si vous le souhaitez, je consulte en présentiel à Marseille ainsi qu’en visioconférence.
Je vous souhaite de pouvoir traverser cette étape avec le plus de douceur possible envers vous-même.
Bien à vous,
Clémence de la Villeguerin
Praticienne en Gestalt-thérapie
2 JUIL. 2026
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Bonjour,
Votre situation est très délicate, je ne peux que la comprendre, d'autant plus que j'ai été sage-femme et que je connais parfaitement cette ambivalence
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez un soutien ou si vous avez des questions
Bien à vous
Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne spécialisée en psychologie périnatale
2 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Kelelko,
Il n'est pas facile en effet de se retrouver sur une même décision, dans votre cas.
Ce qui m'interroge c'est votre question : comment pouvons nous faire pour vivre cette décision ?
Mais vous avez dit que votre conjoint est contre.
Alors je crois qu'il faut commencer par essayer de prendre une décision à vous deux.
Vous parlez de votre dedicación passée à 100%.
Pourriez-vous penser accepter cet enfant si votre conjoint se compromettait à s'occuper de la famille et vous laissait reprendre une vie professionnelle ?
Comme vous le voyez, les réponses se limitent rarement à un oui ou un non.
Le fait de lui exprimer vos besoins peut déclencher un débat sur un autre niveau.
À votre disposition.
Courage !
2 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Ce que vous traversez est profondément difficile. Vous portez une décision intime, réfléchie, qui engage votre corps, votre vie, ce que vous souhaitez pour vous-même — et vous le portez dans un désaccord avec votre conjoint, sans vous sentir entendue dans ce que vous ressentez. Cela peut peser énormément.
Il y a quelque chose de très douloureux dans ce que vous décrivez : non pas seulement la décision elle-même, mais le fait de ne pas être rejointe par celui qui partage votre vie depuis plus de vingt ans. Être seule avec une telle décision, dans un couple, peut créer un sentiment d'isolement profond.
Ce qui me semble important, c'est que votre choix est le vôtre. Sur le plan légal, la décision d'interrompre une grossesse appartient à la femme, et elle seule. Ce n'est pas quelque chose que votre conjoint peut décider à votre place, même s'il souffre de ce désaccord.
Et en même temps, la relation, elle, reste ouverte. Ce moment pourrait demander — à vous deux, peut-être pas en même temps, peut-être pas de la même façon — un espace pour exprimer ce qui se vit, sans que l'un écrase l'autre.
Un accompagnement, que ce soit pour vous seule ou pour vous deux, pourrait vous aider à traverser cette période sans rester enfermée dans le poids du conflit. Pas pour changer la décision, mais pour qu'elle puisse être traversée avec le moins de violence possible pour vous.
Ce que vous ressentez en ce moment — peut-être de la fatigue, une certaine colère, ou une tristesse d'être si peu entendue — mérite d'être accueilli, et pas seulement mis de côté au profit de l'urgence pratique.
Ce qui est présent en vous là, dans le corps comme dans les pensées, a toute sa place.
2 JUIL. 2026
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Bonjour,
Votre corps vous appartient, c’est vous et vous seule qui décidez de ce que vous en faites. Personne n’a aucun droit sur votre corps. D’une part c’est vous qui portez l’enfant, qui subissez les désagréments de la grossesse, c’est vous qui devez supporter la fatigue, le poids, le surpoids, les transformations de votre corps. Et c’est encore vous qui accouchez. Et puis… toute la suite. Même si votre mari peut prendre le relai à partir de la naissance, vous aurez aussi à vous remettre des suites de couches.
Si vous n’avez pas un profond désir de maternité maintenant, alors suivez votre instinct, respectez-vous. Si vous agissez contre votre gré, cela pourrait avoir des conséquences sur la santé psychologique de vos enfants de 8 et 3 ans, et bien entendu également sur celle du fœtus.
Sans compter toute la rancœur que vous pourrez éprouver envers votre mari qui ne vous entend pas, ne tient pas compte de votre santé, de vos désirs et ne sait visiblement pas ce que consentement veut dire…
Je vous invite à proposer à votre mari de consulter un-e thérapeute ensemble pour que vous puissiez l’un et l’autre exprimer vos ressentis, émotions et besoins en présence d’un tiers.
S’il refuse alors, raison de plus de ne pas poursuivre cette grossesse, un désaccord profond entre les parents ne présage rien de satisfaisant pour un futur enfant.
Le patriarcat est derrière nous, tenez bon, votre mari n’a rien à vous imposer. Jamais.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous traversez une situation particulièrement éprouvante, car deux réalités se confrontent : votre désir de ne plus avoir d’enfant et celui de votre conjoint de poursuivre cette grossesse. Il est normal que cela génère beaucoup de douleur, de culpabilité, d’incompréhension et parfois un sentiment de solitude.
Ce qui ressort de votre message, c’est que votre réflexion ne semble pas être prise sur un coup de tête. Vous décrivez un parcours de vie où vous vous êtes consacrée pendant de nombreuses années à votre famille, avec aujourd’hui le besoin profond de retrouver votre place de femme, de reprendre une activité professionnelle et de construire un nouveau chapitre de votre vie.
Votre conjoint, de son côté, peut vivre cette situation comme une perte ou un deuil, avec ses propres valeurs et convictions. Sa souffrance mérite également d’être entendue. En revanche, il est essentiel que chacun puisse exprimer ce qu’il ressent sans chercher à invalider l’expérience de l’autre.
Une décision concernant une grossesse ne peut être apaisée que lorsque les émotions de chacun trouvent un espace pour être accueillies, même si l’accord n’est pas possible. Il est parfois utile d’être accompagné par un professionnel afin de mettre des mots sur les peurs, les attentes, les blessures et les conséquences que cette décision peut avoir pour votre couple.
L’objectif d’un accompagnement n’est pas de convaincre l’un ou l’autre, mais de permettre un dialogue où chacun se sent réellement entendu. Cela peut aider à traverser cette étape avec davantage de respect mutuel et limiter les blessures relationnelles, quelle que soit la décision prise.
Je vous souhaite beaucoup de douceur dans cette période délicate.
Bien cordialement,
Karine Mens
Psychopraticienne – Gestalt Thérapie
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
En vous lisant, ce qui se dégage surtout, c’est à quel point vous semblez déjà très au clair intérieurement…
et en même temps profondément seule avec cette décision.
Vous parlez d’une grossesse qui arrive à un moment où quelque chose, en vous, était tourné ailleurs :
retrouver votre vie de femme, votre élan personnel, votre place professionnelle après des années consacrées à vos enfants.
Et lorsque vous essayez de vous projeter dans cette grossesse, vous sentez que cela ne vient pas.
Ce n’est pas rien de pouvoir reconnaître cela.
Surtout quand cela vient bousculer l’image du couple, de la famille, ou ce que l’autre attend.
On sent aussi que la difficulté aujourd’hui ne concerne pas uniquement la décision en elle-même, mais le fait que votre conjoint ne puisse pas rejoindre ce que vous vivez intérieurement.
Comme si vous étiez chacun à un endroit très différent de cette grossesse.
Lui semble habiter cela comme une évidence.
Vous, vous vivez surtout la sensation qu’un équilibre difficilement retrouvé risque de disparaître à nouveau.
Et entre les deux, il y a peu d’espace pour que chacun puisse réellement entendre l’expérience de l’autre.
En Gestalt, il est important de pouvoir reconnaître qu’une décision peut être juste pour soi… tout en étant douloureuse pour le lien.
Cela ne veut pas forcément dire que quelqu’un “a tort”.
Vous n’avez pas besoin que votre conjoint pense comme vous pour ressentir ce que vous ressentez.
Mais il y aurait peut-être un enjeu à sortir du débat “pour ou contre” pour revenir à quelque chose de plus personnel :
* qu’est-ce que cette grossesse vient réveiller chez vous ?
* qu’est-ce qu’elle vient toucher chez lui ?
* quelles peurs, quelles pertes, quels désirs se rencontrent — ou ne se rencontrent plus — aujourd’hui dans votre couple ?
Parce qu’au fond, ce que vous semblez chercher, ce n’est pas seulement qu’il “accepte” votre décision,
mais peut-être de ne pas avoir à la porter entièrement seule.
Si cela est possible pour vous deux, un espace d’échange accompagné pourrait vraiment aider :
non pas pour convaincre l’autre, ni décider à votre place,
mais pour permettre que chacun puisse être entendu dans ce qu’il traverse autour de cette grossesse.
Et surtout, pour que cette situation ne laisse pas uniquement de la colère, de l’incompréhension ou du ressentiment entre vous.
Prenez soin de vous dans ce moment qui semble profondément engageant intérieurement.
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Kelelco,
Ce que vous vivez aujourd’hui est profondément délicat, et il est important de reconnaître à quel point cette situation vous place face à une décision intime, chargée d’émotions et d’enjeux pour vous comme pour votre conjoint.
On entend dans votre message un écart très fort entre vos ressentis et vos besoins actuels — retrouver votre vie de femme, une place professionnelle, un nouvel équilibre — et la position de votre conjoint, qui semble ne pas reconnaître ce que vous ressentez.
Dans ce type de situation, au-delà de la décision elle-même, il peut être précieux d’ouvrir un espace où chacun puisse être réellement entendu. Cela suppose d’essayer de comprendre ce que cette grossesse vient toucher chez chacun.
De votre côté, vous êtes claire sur les raisons de votre décision. Qu'en est il du côté de votre conjoint ? Plutôt que de rester uniquement sur une opposition, il pourrait être aidant d’explorer ce qui se joue pour lui.
Par exemple : ressent il un manque aujourd’hui ? Une forme de « pas assez » dans sa vie familiale actuelle ? Un besoin de prolonger une étape de vie, de se sentir encore dans une dynamique de parentalité, ou autre chose encore ?
Mettre cela en mots, avec une intention collaborative de part et d’autre, peut permettre de sortir d’un affrontement de positions (« pour » / « contre ») et de revenir à quelque chose de plus humain : des besoins, des peurs.
Dans ce contexte, il est aussi essentiel de rappeler que cette décision vous concerne directement dans votre corps et votre vie, et que votre parole a toute sa légitimité.
Je vous souhaite sincèrement de retrouver un espace de discussion apaisé avec votre conjoint, cela constitue un élément essentiel à l'équilibre de votre famille avec ou sans enfant supplémentaire.
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Vous traversez une situation profondément délicate, car il y a deux réalités qui coexistent : votre souhait d'interrompre cette grossesse et la souffrance de votre conjoint qui vit les choses différemment.
À la lecture de votre message, j'ai l'impression que votre décision ne repose pas sur un rejet de cet enfant, mais sur un projet de vie que vous avez construit depuis plusieurs années. Après vous être consacrée pleinement à vos deux enfants, vous aspirez aujourd'hui à retrouver votre identité de femme, votre vie professionnelle et un nouvel équilibre.
Votre conjoint, de son côté, semble vivre cette grossesse avec un autre regard. Son désaccord est légitime, tout comme vos ressentis le sont. En revanche, une décision aussi intime ne peut pas se construire en niant ce que l'un ou l'autre éprouve.
Pour traverser cette épreuve plus sereinement, je vous inviterais à essayer de quitter le terrain de "qui a raison ?" pour aller vers celui de "qu'est-ce que chacun ressent ?". Derrière vos positions se cachent probablement des émotions très différentes : de votre côté, le besoin de préserver un équilibre de vie ; du sien, peut-être une difficulté à faire le deuil de cette grossesse.
Si le dialogue devient difficile, quelques consultations de couple peuvent être précieuses, non pas pour convaincre l'autre, mais pour permettre à chacun d'être entendu et préserver votre relation malgré ce désaccord.
Quelle que soit l'issue, chacun aura probablement un travail de deuil à accomplir : celui d'une grossesse pour l'un, celui d'un projet de parentalité pour l'autre.
Si vous souhaitez être accompagnés dans cette période afin de retrouver un dialogue apaisé et traverser cette décision avec le plus de sérénité possible, je reste disponible pour vous recevoir en consultation.
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 4 personnes
Bonjour,
Tout d'abord, avoir un enfant doit être un projet de couple. Ce ne doit absolument pas être une envie d'un seul des deux partenaires comme c'est le cas aujourd'hui. De plus, c'est votre corps, votre temps, votre vie de femme que vous voulez retrouver. Il est donc important dans ce genre de situation de faire attention au respect de chacun et donc de votre souhait de ne plus avoir d'enfants. Votre partenaire ne doit en aucun cas imposer son voeux.
Il y a de nombreuses situations dans la vie où les désirs de l'un viennent en contradiction avec les désirs de l'autre. Il faut alors bien expliquer pourquoi cela n'est pas possible en expriment vos emotions, mais surtout vos besoins de retrouver une vie de femme en quittant enfin celle de maman.
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Merci de partager quelque chose d’aussi intime. Tu es face à une décision importante, légitime, et émotionnellement chargée — et en plus, il y a un décalage avec ton conjoint, ce qui rend la situation encore plus lourde.
1. Ton expérience
Tu ressens un non désir clair de cette grossesse
Tu as un besoin fort de retrouver ton identité de femme, ta liberté, ta vie professionnelle
Il y a probablement aussi de la fatigue accumulée, et un cycle que tu sens terminé
En Gestalt, cela s’appelle une figure claire : ton besoin est identifiable, cohérent avec ton histoire actuelle.
2. Le contact avec ton conjoint
Lui est dans une autre perception : peut-être des valeurs, des peurs, une vision différente de la parentalité
Il ne reconnaît pas ton vécu, ce qui crée une rupture de contact
En Gestalt, on parle ici d’un contact perturbé : chacun reste dans son monde sans vraiment rencontrer celui de l’autre.
3. Le conflit
Ce n’est pas seulement “garder ou non l’enfant”
C’est un conflit entre :
Ton autonomie / ton corps / ton projet de vie
Ses croyances / son attachement / sa peur de perdre quelque chose
Deux réalités coexistent, sans qu’une annule l’autre.
Comment vivre cela plus sereinement
1. Revenir à ton ressenti, sans te justifier
Pas besoin de convaincre, juste être authentique.
2. Accueillir (sans adhérer) son vécu
Tu peux reconnaître :
“Je vois que c’est difficile pour toi”
“Je comprends que tu ne sois pas d’accord”
Ça apaise le lien, sans renoncer à ta décision.
3. Accepter qu’il n’y ait pas d’accord parfait
C’est essentiel :
Vous pouvez rester en désaccord
Et malgré ça, continuer à vous respecter
La sérénité ne vient pas forcément d’un accord, mais d’un respect mutuel des positions.
4. Te faire accompagner si besoin
Un tiers neutre (thérapeute, conseiller conjugal) peut :
aider à poser les mots
éviter que la situation s’envenime
permettre à chacun d’être entendu
5. T’ancrer dans ton droit et ta responsabilité
Sans entrer dans le débat, en Gestalt :
Tu es responsable de ton corps et de ton vécu
Lui est responsable de ses émotions
Ça permet de ne pas porter ce qui ne t’appartient pas.
En résumé
Ton ressenti est clair et légitime
Le conflit vient d’un manque de rencontre émotionnelle, pas seulement d’un désaccord
1 JUIL. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Telle que vous décrivez la situation, c'est comme si votre conjoint niait votre réalité et vos besoins, ce qui doit être particulièrement difficile à vivre. Pourquoi adopte-t-il une telle position ? Est-ce lié à ses convictions religieuses ou à d'autres raisons ?
En tant que psychopraticien et en tant que laïque, une chose me paraît essentielle : le choix d'avoir un enfant au sein d'un couple devrait toujours être librement consenti et pleinement désiré par les deux partenaires. De ce choix partagé dépendent non seulement l'équilibre du couple, mais aussi le bien-être de l'enfant à venir.
Votre position me semble parfaitement légitime. Vous avez consacré plus de huit années à élever vos deux enfants en leur accordant toute votre attention. Il est naturel qu'aujourd'hui, après les sacrifices que cela a représentés, vous souhaitiez pouvoir décider des orientations que vous désirez donner à votre vie. Votre aspiration mérite d'être entendue et respectée.
Peut-être pourriez-vous lui dire simplement : « Imagine un instant que les rôles aient été inversés. Que tu aies interrompu ta vie professionnelle pendant plus de huit ans pour t'occuper de nos enfants. Comment vivrais-tu aujourd'hui le fait que l'on te demande de recommencer, sans tenir compte de tes aspirations ? » Cette invitation à se mettre à votre place est souvent plus parlante que de longs arguments.
Il est vrai que notre société reste encore marquée par des représentations selon lesquelles il serait plus naturel que la femme mette sa vie professionnelle entre parenthèses pour la famille. Ces modèles continuent d'influencer certains comportements, parfois sans même que l'on en ait conscience.
Quoi qu'il en soit, ne renoncez pas à ce qui est important pour vous. Dans un couple, aimer l'autre, c'est aussi reconnaître sa liberté, accueillir ses aspirations et respecter ses choix, même lorsqu'ils ne correspondent pas à nos propres désirs. Vous avez le droit de vouloir construire la vie qui fait sens pour vous.
Bien à vous.
David HELFT
Psychopraticien intégratif
Logothérapeute (Analyste Existentiel)
1 JUIL. 2026
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Bonjour, ce que vous décrivez est une situation profondément délicate, parce qu’elle touche à la fois à votre couple, à vos valeurs respectives et à votre projet de vie.
D’un point de vue psychologique, il me semble important de rappeler qu’il est tout à fait possible d’être heureuse d’avoir ses enfants, de les aimer profondément, et en même temps de ne pas souhaiter agrandir sa famille. Le désir d’enfant n’est pas quelque chose de figé : il évolue au fil des années, des expériences, de l’âge, de l’énergie disponible, des projets personnels et professionnels. Ce que vous ressentez n’a donc rien d’incohérent.
J’entends aussi que votre difficulté ne semble pas seulement liée à la grossesse elle-même, mais au fait de vous sentir peu entendue dans ce que vous vivez. Lorsque l’un des partenaires est convaincu qu’il n’y a « pas de choix à faire », cela peut laisser l’autre dans une grande solitude émotionnelle. Or, même lorsqu’un couple est en désaccord sur une décision aussi importante, chacun a besoin que ses émotions et ses motivations soient reconnues et respectées.
Pour vivre cette période plus sereinement, il peut être utile de déplacer la discussion : plutôt que de chercher à convaincre l’autre que sa position est mauvaise, essayer de comprendre ce qui se joue derrière. Vous pourriez lui expliquer non seulement votre décision, mais aussi ce qu’elle représente pour vous : le besoin de retrouver une identité de femme au-delà du rôle de mère, de reprendre une activité professionnelle, de retrouver un équilibre qui vous semble aujourd’hui essentiel. De son côté, il peut être aidant qu’il puisse exprimer ce que cette grossesse réveille chez lui : un attachement à cette vie en devenir, des valeurs personnelles, une peur de la perte ou autre chose encore.
Il est également important d’accepter qu’il existe parfois des désaccords qui ne peuvent pas être totalement résolus. Dans le cas d’une interruption de grossesse, la décision finale appartient à la femme qui porte la grossesse, mais cela n’empêche pas que le partenaire puisse ressentir de la tristesse, de la colère ou de l’incompréhension. L’objectif n’est alors pas forcément d’être d’accord, mais de parvenir à reconnaître la réalité émotionnelle de chacun.
Si le dialogue est très tendu, quelques consultations auprès d’un psychologue ou d’un conseiller conjugal peuvent constituer un espace neutre où chacun pourra être entendu sans jugement. Souvent, cela aide moins à prendre la décision qu’à préserver le lien malgré le désaccord.
En vous lisant, je retiens surtout qu’il y a deux souffrances qui coexistent : la vôtre, de ne pas vous sentir comprise dans un choix qui vous paraît nécessaire, et celle de votre conjoint, qui vit peut-être cette perspective comme quelque chose qu’il ne souhaitait pas. Reconnaître ces deux réalités en même temps est souvent la première étape pour traverser cette épreuve avec le moins de blessures possible pour le couple.