J'ai une énorme tristesse sur le coeur. Que faire?

Réalisée par amandinebell le 4 nov. 2019 Aide psychologique

Bonjour,

De l'age de 14 ans jusqu'à 21 ans ma mère était dans une école religieuse pour être une soeur catholique. Trop dur finalement, elle l'a décidé de quitter le couvent à 21 ans. Peu de temps après elle avait le malheur de croiser mon père, un malade mental, alcoolique et violent. Les parents de mon père ont appelé l'asile psychiatrie à plusieures reprises pour venir enlever mon père de leur maison dans un camisole pour avoir le traitement par électrochocs. Il était dans sa vingtaine.

Ma mère m'a dit qu'elle avait peur de lui mais pensait que "c'était la volonté de Dieu" de s'occuper de lui, etc. Elle m'a confié que mon père avait fait du chantage et l'avait menacé de faire certaines choses si elle ne se mariait pas avec lui, comme casser les fenêtres des voisins, ou dire à ses parents qu'ils ont couché ensemble, etc.

Enfant, il n'y avait pas un jour de paix dans la maison. Je voyais mon père battre, menacer et maltraiter ma mère, cette mère que j'ai tellement adoré avec un amour fou, j'aurais mouru pour elle.

Le sentiment d'impuissance était insupportable et très traumatique pour moi.

Comme enfant, j'étais énormément attachée à ma mère, j'avais énormément d'amour pour elle. J'avais un énome besoin de m'occuper d'elle, lui protèger de tout malheur et la garder en sécurité. Quand j'écris de cet amour, je ne peux pas m'empêcher de pleurer. Personne à mes yeux n'était pas si pure, si bonne, si gentille ou genereuse qu'elle, elle était vraiment comme un dieu pour moi. Le prénom qu'elle m'a donné était le prénom de son meilleur ami dans le couvent, on était très proche. Mon père a détesté mon frère et moi car nous étions proche à elle. Je faisais tout dans mon pouvoir d'être une fille très sage et très bien à l'école pour plaire à ma mère. Si elle souffrait, j'ai aussi soufferte énormément. Je me souviens souvent qu'elle pleurait toute seule dans son coin parce qu'elle savait pas comment faire, mon coeur d'est brise, j'ai essayé de lui consoler et conforter, mes bras autour d'elle, promettant de m'occuper d'elle quand "je serais grande", qu'elle peut venir "habiter avec moi et ma famille", etc. Je ne peux pas vous décrire l'amour que j'avais pour elle, tellement c'était fort. Aujourd'hui je vois que j'avais commencé à développer un rappport "co-dépendent" avec elle.

Dès que je me suis sentie assez "grande" comme petite fille (je ne me souviens plus à quelle âge, peut-être vers 6 ans?), j'ai commencé à me mettre physiquement entre mes parents pour arrêter la violence de mon père et essayer de protèger ma mère. Et dès que je suis intervenue entre eux, la violence s'est arrêté (pour au moins cette nuit là !), mes 4 soeurs et mon frère ont arrêté de crier, hurler, pleurer, ma mère est arrêter de crier "appellez la police" et tout le monde est parti se coucher. Quelque fois la police est venu, mais ma mère avait trop de peur de mon père pour pouvoir parler avec eux. Il y avait une assistante sociale à l'époque mais cette assistante avait trop de peur de mon père aussi donc elle n'a rien fait pour nous.

Le lendemain de ces scènes violents, ma mère m'a toujours reprimandé d'avoir intervenu entre elle et mon père (qui m'a beaucoup gênée !) parce qu'elle pensait que je prenais trop de risques d'être en plein milieu d'eux et j'aurais pu me faire mal selon elle, elle avait trop de peur pour ma sécurité. J'ai essayé chaque fois de lui rassurer que je n'avais aucun peur pour moi-même, mais elle a insisté que je ne dois plus intervenir plus entre eux. J'étais une fille très sage mais là hors de question, désolée je ne pouvais pas l'obéir. Tant que mon père allait l'attaquer, j'interviendrais toujours et toujours sans hésitation. J'étais toujours sur le qui-vive comme petite fille pour surveiller que ma mère était en sécurité. Elle n'a pas compris que la douleur pour moi de ne rien faire, de regarder les scènes d'horreur en toute impuissance sans pouvoir agir, était mille fois pire que toute risque de violence physique que j'aurais pu encourir de la part de mon père. En tout cas, j'aimais tellement ma mère que j'aurais même pu sacrificier ma vie pour elle. Et bizarrement je n'étais jamais blessée en intervenant entre eux, au contraire la violence s'est ainsi aussitôt dissipée, la scène de violence s'est terminée, presque comme si mon père était soulagé que quelqu'un intervient et l'arrête finalement.

Mon père ne travaillait pas. Il était schizophrène et est passé ses journées au lit (tout en tyrannisant la maison, genre jeter son repas sur le mur parce qu'il a vu un cheveux sur l'assiette, on marchait constamment sur des oeufs). Il s'est levé à la fin de journée pour sortir boire.

Ma mère avait 6 enfants en 6 ans. Ma mère aurait eu un enfant par an sans arrêt ad infinitum si le prète (heureusement !!) n'a pas intervenu et a menacé ma mère de ne plus parler avec lui si elle ne fais rien pour prendre une contraception. Depuis son départ du couvent à 21 ans, ma mère est allé à la messe à l'église tous les jours de sa vie. Le prète a insisté que ma mère prenne la pillule contraceptive. Sans l'intervention du prète, il y aurait eu combien d'enfants ? 15 enfants dans 15 ans ? 20 enfants dans 20 ans ?

L'horreur à la maison a continué jusqu'à la divorce de mes parents (j'avais environ 13 ans). Ma mère a finalement accepté de divorcer mon père quand les soeurs catholique à l'école lui ont (heureusement !!!) menacé d'enlever ses 6 enfants si elle le divorce pas. Une de mes soeurs était souvent en train de pleurer à l'école, je pense qu'elle avait des crises de nerfs et était en plein dépression, les professeurs ont remarqué sa détresse, ma soeur a dû en parler ce qui se passait à la maison.

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Après le divorce, les années suivants, lors de mon adolescence il y avait les hauts et les bas entre ma mère et moi, j'ai commencé à sentir qu'elle essayait de me contrôler trop et certains traits de son caractère et personnalité ont commencé à me repousser (son agressivité (voire violence même envers moi à plusieures reprises), son façon de parler mal dans le dos de ses propres filles et de parler très négativement d'elles, son coté potin malicieux, hypocrite, têtu, insensible, irresponsable, etc. En effet j'ai commencé à perdre mes illusions sur elle et de ne plus l'idéaliser. En réalité je n'avais plus aucune confiance en elle.

J'ai commencé à trouver ma famille de plus en plus toxique, les rapports dysfonctionnels. J'ai toujours trouvé mes soeurs et frère vraiment très égoiste qui ne pensaient qu'eux mêmes. J'ai trouvé deprimante la vie avec eux. Il n'y avait jamais un jour de paix dans la maison pendant mon adolescence. Il y avait toujours des bagarres ou méchanchetés entres mes soeurs, mon frère frappait souvent sa petite soeur.

Mon frère était violent, menaçant et instable, qui fumait je ne sais pas quoi et qui faisait des choses sexuelles avec ses chien dans la salle de bains qui m'a vraiment traumatisé (je pense qu'il forçait son grand alsatien de copuler avec sa petite Jack Russel). Pour moi, mon frère a remplacé mon père mais il était pire et plus terrifiant que mon père, j'avais vraiment peur de mon frère, de son colère. J'avais trop peur d'aller au police pour parler de ses chiens, et quand j'ai dit ca à ma mère elle n'a rien répondu comme si je n'avais rien dit, je pense qu'elle avait peur de lui aussi.

Je suis partie à 18 ans pour aller très loin de ma famille. Quelques années après, j'ai rencontré mon mari, quelqu'un très bien, on est ensemble depuis 25 ans, on est amoureux et heureux, nous nous aimons beaucoup.

Pendant les années, je suis rentrée fréquemment pour voir ma mère mais je me suis rendue compte qu'il n'y avait de moins en moins de rapport entre nous, j'avais de moins en moins de confiance en elle. Je pense qu'elle ne fait pas beaucoup d'effort avec moi parce que je me suis éloignée de la famille, elle a dû être deçue avec mon choix de vivre si éloignée d'elle. A plusieures reprises, quand elle était au téléphone avec ma soeur ainée, je passais à coté de sa porte et j'ai entendu qu'elle parlait très négativement de moi. J'étais son invité lors d'un weekend et elle était en train de me denigrer à ma soeur, d'inventer et exagérer les choses sur moi. Je ne croyais pas mes oreilles, mais je ne lui ai rien dit. Quand ma soeur ne voulait pas parler avec moi, au moins j'ai compris maintenant pourquoi. Quand je lui ai demandé un jour pourquoi elle ne m'a pas invité à son mariage, elle m'a dit "parce que maman a dit que tu as fait ceci, ou fait cela" comme si ma mère a pris un plaisir pervers de nous diviser et causer des conflits entre nous.

Depuis des années, je trouve de plus en plus deprimante la vie de mes soeurs , avec leur maris qui sont alcooliques, instables, violents.

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Mon frère a passé toute sa vie en prison, il est accro à l'heroine. A un moment donné quand il était longtemps en prison pour un vol avec violence, ma mère a déménagé qui m'a énormément soulagé parce que ca voulait dire que mon frère ne pouvait plus l'embêter pour l'argent pour l'heroine. C'était la première fois dans sa vie elle était libre de lui !!! Cela a duré environ 5 ou 6 ans.

Mais un jour l'agent de probation a telephoné ma mère pour dire qu'il sort du prison et n'a nulle part à aller. Ma mère a accepté donc qu'il vient vivre avec elle, elle m'a dit que l'agent de probation savait comment toucher le coté "sentimental" et point sensible de ma mère, (que si elle refuse, son fils devra vivre dans la rue, etc). Elle pensait d'être en sécurité de mon frère pour le reste de sa vie dans sa nouvelle maison dont il connais pas l'adresse, et du coup il va maintenant emmenager avec elle ! Je pense que le choc était trop.

Quelques jours après son démenagement chez elle, ma mère a subi un AVC massif (elle a failli mourir) qui l'a mis en hopital pendant 6 mois. Elle a tout perdu, elle ne pouvait rien faire dans le lit d'hopital, elle était comme un légume, elle ne pouvait plus bouger, parler, regarder, comprendre. Je pense que c'est le stress de mon frère habitant avec elle qui a provoqué cela. Depuis, après beaucoup de réanimation, elle reste handicappé, elle n'a que le coté gauche de son corps qui marche.

Quand elle était à l'hopital, tout le monde a mis la pression sur mon frère de partir de chez elle, chose qu'il a fait. Plus tôt ou plus tard, il a fini par se trouver à nouveau en prison.

En janvier 2018, en sortant de prison, mon frère a demandé à un ami de faire la même chose que l'agent de probation a fait dans le passe, c'est à dire appeler ma mère et faire semblant d'être l'agent de probation, et dire à ma mère que mon frère sort du prison et a besoin d'un lit, sinon c'est la rue. Ma mère, encore une fois, a accepté qu'il vient chez elle. Depuis, il vit avec elle et prend tout ce qu'elle possède pour son heroine. Ma mère a maintenant 80 ans, je pense qu'elle est trop fatiguée de résister, elle a baissé les bras, elle se laisse faire, elle se laisse abuser et exploiter par mon frère, tout en se voilant le visage. Je soupconne même que perversement elle est peut-être contente qu'il est là pour "s'occuper d'elle jusqu'à sa mort", qu'elle ne sera pas toute seule pendant les dernières années de sa vie qui lui reste. Je pense qu'elle se culpabilise aussi, qu'il est malheureux comme ca à cause de son enfance, qu'elle n'a pas pu le proteger.

Il lui ment tout le temps, il lui dit qu'il a besoin de 30e pour un petit truc, elle le croit chaque fois, elle lui donne sa carte bleu, il prend 300e par jour du distrubuteur et attend minuit pour pouvoir retirer encore 300e. Il lui dit qu'il va "s'occuper d'elle", préparer ses repas, etc. Il vole aussi beaucoup de choses chez elle, souvent sa télévision, il s'en fout d'elle. Dans l'espace de quelques mois, il a déjà pris 17,000 euros du compte bancaire de ma mère, je pense qu'il donne aussi heroine à ses amis, vu la quantité d'argent qu'il dépense. Il se défonce n'importe où chez elle, même en bloquant son accès au frigo lors de la canicule. Ma soeur devait partir chercher une boisson fraiche au magasin pour ma mère.

Elle est incontinente et sa maison sent fort d'urine maintenant, je pense qu'elle n'a pas toujours accès à sa salle de bains parce qu'il est dans un stupor derrière la porte. Il joue la musique très très fort à 3h du matin. Il invite ses amis criminels chez elle. Je m'angoisse beaucoup pour la santé et la sécurité de ma mère. Elle est totalement isolée, personne ne rend plus visite à ma mère, tout le monde a trop peur de lui, il est très menaçant et intimidant, mes nièces l'ont vu défoncé et elles ont été terrifiées. Il a complètement isolé ma mère de tout le monde, il cache le telephone chez elle, et raccroche dès que nous appelons ma mère. En plus d'heroine, il fume, il boit, ma mère n'a pas d'insurance sur sa maison. Et s'il y a un incendie ? Les compagnies d'assurances refusent d'assurer la maison de ma mère car il y a un felon enregistré à son adresse. Tout ça c'est vraiment l'horreur pour moi, c'est l'enfer. J'habite très loin de tout ça et je me sens très impuissante. C'est la dernière chose que j'aurais souhaité pour les dernières années de ma mère.

Je n'ai rien dit à mes soeurs mais je les en veux. Je pense vraiment qu'elles auraient pu faire beaucoup plus pour ma mère. Elles habitent très proche d'elle et n'ont rien fait pour l'aider dans la vie. Depuis son AVC, elle est handicappée, elle a perdu toutes ses capacités de son coté droit, elle se déplace en chaise roulante et elle a plein d'autres problèmes de santé, en partie à cause de son obésité. Je pense que mes soeurs sont vraiment égoistes, elles n'ont jamais le temps pour elle. Elles ne la voient pas très souvent, personne ramène un petit plat pour elle. Moi je ne peux le faire, je ne suis même pas dans le même pays. A un moment donné, j'ai dû même payer une de mes soeur pour qu'elle accepte de ramener les petits plats chez ma mère.

Je pense que c'est la raison mon frère a pu entrer dans la situation parce qu'il y avait un "vide" créé : une espace pour lui, il a pigé qu'il peut simplement adopter le role de "soignant" pour ma mère parce que personne d'autre était là pour elle. C'est une "folie à deux". Il ne peut même pas s'occuper de lui-même, encore moins de ma mère. Il a même rempli les papiers pour les envoyer afin de s'enregistrer comme son "soignant officiel" et être payé pour ça par l'état.

L'année dernière, vu que mes soeurs n'ont rien fait pour aider ma mère, j'ai décidé de faire tout mon mieux pour l'aider. D'abord à distance. J'ai contacté TOUT LE MONDE pour l'aide : Probation, les associations contre l'exploitation des personnes agés, la police, le médecin, son église, tout le monde possible, je ne faisais pas les choses par moitié, j'ai téléphone à droit et à gauche, j'ai écris des pages et des pages détaillant tout, et envoyé mes rapports électroniquement à tout concerné, mais personne ne pouvait aider ou intervenir tant que ma mère continue de dire que "tout va bien". Elle insistait à tout le monde que tout était ok (juste comme elle a fait dans le passé avec mon père), que son fils est gentil et sage, qu'il ne fait rien de mal, qu'il s'occupe d'elle, mais en réalité elle se voile le visage de tout ce qu'il fait et l'état de son compte bancaire, etc), elle est dans le déni total.

J'ai même soupconné que mon frère l'a drogué aussi (tellement elle avait la tête dans le sable) mais ne peux rien preuver. Je pense sérieusement maintenant qu'elle a décidé d'aider son fils fincancièrement, etc dans les dernières années qu'il lui reste à vivre, peut-être par culpabilité, peut-être parce qu'elle pense que c'est "la volonté de Dieu", peut-être parce qu'elle a peur de mourir toute seule chez elle, ou peut-être parce qu'elle est juste épuisée, peut-être il y a eu trop de manipulation et lavage de cerveau de la part de mon frère, peut-être parce qu'elle pense qu'elle aura une place dans le paradis, etc.

Septembre dernier chaque service, agence, institution que j'ai contacté m'a donné la même réponse : "ta mère ne veut pas notre aide, elle veut que son fils habite avec elle, elle accepte de lui donner de l'argent, c'est son choix, à priori elle est saine mentalement et ne souffre pas de problèmes cognitives. Elle est autonome, on doit respecter ses choix, elle est libre de faire ce qu'elle veut".

J'ai donc pris une semaine de congé l'année dernière pour la voir pour essayer de lui parler en personne mais je suis devenue rapidement "persona non grata" pour elle parce qu'elle voulait pas entendre ce que j'avais à dire. J'ai expliqué qu'une de mes soeurs est tellement déprimée par ce qui se passe qu'elle veut sérieusement se suicider. Ma mère est restée comme une pierre, elle semblait bizarrement insensible à ce que j'ai raconté. Je lui ai dit que j'avais appelé le police, d'autant plus qu'il est encore sous probation et il manipule/exploite/vole de sa mère, elle ne voulait plus me parler. J'ai appris après qu'elle avait repeté à mon frère que c'était moi qui a appelé le police, il m'a téléphoné avec des messages menaçants. Je n'étais pas du tout en sécurité chez ma mère (elle me l'a dit elle-même !!), mon frère aurait pu rentrer n'importe quel instant et je ne voudrais pas imaginer de quoi il était capable vu que j'étais sur une mission de "sauver ma mère" de son emprise et de les séparer. J'étais sa plus grande menace par rapport à son heroine.

Lors de ce séjour là bas, j'ai voulu organiser une "intervention" avec toute la famille (ailleurs que chez elle parce qu'il est presque toujours là derrière elle !), avec donc mes 4 soeurs, ma nièce, ma tante, comme ça nous pouvons toutes essayer de "reveiller" ma mère mais je n'avais pas le soutien de mes 3 soeurs, au contraire elles ont plutôt sabotagé tout ce que j'ai essayé de faire pour sauver ma mère de sa situation. Ma mère a raccroché le téléphone chaque fois que je lui ai appelé (je ne pouvais plus la voir chez elle à cause de mon frère dangereux, j'étais maintenant son ennemie numéro 1) et des fois je pouvais entendre que c'était mon frère qui avait pris le téléphone. Des fois avant de raccrocher, il m'a insulté avec des gros mots et m'a menaçé de venir chez moi et me "causer des soucis" si je continuais de leur appeler.

J'avais épuisé tous mes options pour aider ma mère. Elle semblait de s'en foutre de moi, de mes sentiments, de mes concerns ligitimes pour elle, elle m'a accusé de "causer des problèmes", d'être "méchante", de jouer "le trouble-fête", je suis devenue le bouc-emissaire. Au bout de la semaine, j'ai donc repris l'avion et rentrer chez moi et de couper les ponts avec tout le monde, ma mère et mes soeurs pour garder ma santé mentale. La situation était trop folle pour moi. J'étais à nouveau impuissante comme enfant. J'étais outrée par la situation, je suis toujours outrée, mais je ne peux pas accepter passivement la maltraitance de quelqu'un que j'aime sans pouvoir rien faire et qui refuse tout aide.

Ca fait un an maintenant depuis j'ai coupé les liens. Je dois me proteger, la situation me bascule dans le trauma de mon enfance, l'impuissance, la folie et l'anormalité des choses que j'ai vecu. Ca ne sert à rien que je reçois des nouvelles de la part de mes soeurs qui seront sans doute pires en pires. Je suis dégoutée par elle pour leur manque de soutien quand j'avais besoin d'elles et pour leur négligence et manque de compassion pour ma mère. Si je ne peux rien faire pour aider ma mère, c'est trop perturbant de recevoir passivement les mauvaises nouvelles. Je pense tous les jours de ma mère, elle est très souvent dans mes rêves, j'ai des cauchemares aussi, souvent de mon frère où ma mère est en danger.

Mon coeur est complètement brisé. Je n'ai jamais voulu ça pour les dernières années de ma mère. Je porte en moi cette douleur lourde et grande tristesse chaque jour. Je veux que ma mère meurt maintenant, plus tôt plutôt que plus tard, le plus vite que possible, je serais soulagée d'apprendre qu'elle est morte. Je suis très angoissée à ce qui pourrait se passer quand elle n'a plus rien à donner à mon frère, si ses amis felon vont aller chez elle, une handicappé, pour lui faire mal pour avoir de l'argent ? Si mon frère va devoir de l'argent à un dealer, le dealer va aller embêter ma mère ? Ca me rends complètement folle de voir les situations dangereuses qu'elle crée pour elle-même. Ma espoir c'était toujours qu'elle était en sécurité. Je regrette d'avoir eu cette personne pour ma mère, elle m'a fait trop de la peine. Si seulement elle est restée dans le couvent, même si ca voulait dire que je ne serais pas née. Je pense qu'elle va jamais se rendre compte les "dégâts émotionnels" qu'elle m'a causé.

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Bonjour,

Votre témoignage est poignant et vous vous livrez sur vos ressentis. Vous avez endossés jeune le rôle de sauveur et maintenant vous vous sentez démuni car vous ne pouvez plus agir et dans votre récit on a l'impression que vous ressentez un manque de reconnaissance.
Néanmoins, les émotions que vous traversez vous appartiennent. Elles ne sont la faute de personne. Elles sont votre choix, guidé par votre vécu, vos expériences et les schémas que vous avez mis en place.
Ces schémas vous empêchent aujourd'hui d’être heureuse et de vivre pour vous et avec bonheur. Au point de penser que vous serez soulagés si votre maman disparaît. Comment pouvez vous le savoir ? Serez vous soulagés , vraiment soulagés?
Je vous invite a consulter pour briser le schéma que vous vivez et en créer un nouveau qui vous apporte sérénité et d’être vous même.
Mais il faut que vous souhaitiez vraiment quitter ce costume de sauveur. Vous pouvez vous posez les questions suivante : qu'est ce que je perds à changer? Qu'est ce que je perds a me détacher de ce schéma ? En quoi est ce important pour moi de me maintenir dans cette situation? Qu'est que j'ai envie à la place de ce schéma?
Ce ne sont que des exemples de questionnement, un thérapeute pourra vous accompagner pour aller chercher au fond de vous ce que vous désirez vraiment pour vous.
Prenez soin de vous,
Sabine DUMAS
Praticienne PNL -EFT

SABINE DUMAS Psy sur La Ciotat

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Bonjour
je n'ai pas tout lu , vous avez un grand besoin d'écoute et d'attention.
votre histoire effectivement est douloureuse.
il faut parfois accepter que l'on n'a pas l'histoire que l'on aurait aimé, ni les parents que l'on aurait aimé avoir.
Il est parfois indispensable de sé'loigner et de couper les liens d'une famille porteuse de pathologie, de façon transgénérationnelle
pour se préserver et poursuivre son chemin libérée de ces liges toxiques.
Vous vous êtes construite avec ceux là, vous ne pouvez pas renier le passé ,en revanche vous pouvez nettoyer toutes ces émotions
négatives douloureuses et poursuivre votre route plus sereinement.
Cela passe par un travail de compréhension et de pardon (pas au sens religieux bien sur).
Je vous souhaite de trouver le courage de faire ce travail pour pouvoir avancer selon vos propres désirs , sans culpabilité et fidèles aux valeurs qui sont les vôtres.

Cordialement
Isabelle Lelouvier,
psychologue

Isabelle LELOUVIER Psy sur Bordeaux

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Votre histoire est, à la lettre, extraordinaire.

Plusieurs éléments ressortent :
n'est-il pas étonnant qu'avec une mère aussi démunie et un père vraiment dérangé, vous ayez possédé un tel bon sens, un tel sens moral, un tel équlilibre, en un mot ?
Ne dirait-on pas que vous venez d'une autre famille ?

Pour ce qui concerne votre mère, on aimerait savoir pourquoi elle était vouée à la vie monacale, par qui ; mais la rencontre avec votre père est tout sauf un hasard : il semble que des personnes violentes et mal intentionnées aient présidé à son enfance et à ce choix. Car on ne va que vers ce que l'on connaît : dites-vous bien que ce " destin" était inscrit dès l'origine.

En revanche, en ce qui vous concerne, vous êtes typiquement et classiquement une " enfant de parents malades mentaux",
c'est-à-dire qui a reçu, malgré tout, une réponse " normale" à ses besoins, dans l'enfance, et n'a pas pour autant copié la " folie" de ses parents.
Au contraire, et très classiquement -- on l'a souvent observé--, vous cherchez à soigner, réparer vos parents, leur venir en aide,
en comprenant ce qu'ils vivent, en leur témoignant compassion et amour sans avoir jamais recu autant pour vous-même, mais en ayant nourri des idéaux, vous le dites vous-même très lucidement,

et vous étiez prête à mourir pour eux, pour votre mère surtout, jusqu'à ce que vous vous rendiez compte de l'inutilité de la démarche et de la nécessité de votre propre sauvegarde.

Non seulement vous avez eu la sagesse de quitter le territoire, pour échapper à un environnement toxique -- pathologique, disons-le--,
mais vous avez pu aussi ne pas repéter, comme vos frères et soeurs, et faire le choix d'un conjoint bon et aimant.

C'est ce miracle qui est remarquable, dans votre cas.
On l'explique généralement, dans la littérature psychologique, chaque fois que le diagnostique de "maladie mentale" a été posé, par un psychiatre ou une autre autorité, au début de la vie.
L'enfant comprend cela et fait tout de suite la différence entre une conduite et une pensées saines et une orientation pathologique. Il choisit ensuite, souvent, un métier de soins...Ou au moins une attitude protectrice.

Ce qui me semble être votre cas.
Vous avez échappé, malgré beaucoup de souffrances, à l'enfer : vivez maintenant votre vie comme vous le méritez,
et, si vous sentez que la tristesse tarde à quitter la place, recontrez, pour quelques séances, un psychothérapeute qui vous aidera.
Bonne chance !

Alice TIBI Psy sur Versailles

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Votre souffrance interne porte ses racines bien avant votre naissance . Une approche processuel , tel qu’une approche psychanalytique , dont le cadre suppose plusieurs rencontres dans la semaine avec le psychanalyste et utilise la procédure d’association libres , me paraît la meilleure indication pour vous aider à retrouver votre satisfaction interne , un équilibre et vous aide en conséquence à créer des liens avec votre famille sufisamment solide sans vous faire souffrir . Vous pouvez regarder sur la liste de la Société Psychanalytique de Paris ( les thérapeutes dans toute la France ) celui qui vous convient. La SPP est une école très sérieuse et tous les thérapeutes son bien formés

GUBERINA MAJA Psy sur Paris

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