J’aimerai comprendre le comportement de mon conjoint

Réalisée par Morgane · 12 nov. 2025 Aide psychologique

Mon conjoint m’a poussé violemment dans la cuisine en début d’après-midi alors que j’avais un grand couteau en main et notre enfant était là dans nos pattes. A tout moment j’aurai pu lâcher le couteau pour essayer de me rattraper et ça aurait pu très mal finir pour notre bb... je me suis rattrapée sans me faire mal nulle part mais le fait de me pousser violemment, en présence de notre enfant, alors que j’ai un couteau en main, sans compter le fait qu’il m’insulte très régulièrement, je ne peux pas le tolérer. Il m’a poussé une première fois y’a 2 mois, encore devant notre bébé, sa tête volait dans tous les sens tellement qu’il me poussait fort pour pas que je prenne l’enfant de ses bras. Ensuite il s’est enfermé dans la cuisine à clés pour que je ne puisse pas prendre mon bébé. Il lui a donc donné un bout de pain pour le calmer et faire qu’il ne réclame plus le sein. C’est tellement vicieux, notre embrouille n’a rien à voir avec notre bébé qui me réclame. A part tout ça je me prends beaucoup de mots blessants sans RÉELLES raisons: t’as plus de défauts que de qualités, je vais pas te mentir je n’aime pas grand chose dans ta personnalité etc. A savoir que mes seuls tords dans notre relation sont que je lui reproche tous les jours d’être bordélique parce que il met le bordel partout où je viens de nettoyer/ranger. Comme ci c’était volontaire alors que non, il s’en fiche tout simplement enfaite. Malgré tout à côté de ça il est d’un soutien énorme dans la vie de tous les jours, peu importe la galère que je vais rencontrer. Donc je pense à tout ça et je me dit peut-être que c’est pas ci grave son comportement. En tous cas j’ignore pourquoi mais il est comme ça depuis mes 4 mois de grossesse, avant il était irréprochable. Et depuis que j’ai accouché y’a 1 an il est de pire en pire, insupportable je dirais même.

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Meilleure réponse 16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Ce que vous écrivez est extrêmement inquiétant et il faut réagir très rapidement. En effet, même si vous l'aimez encore et qu'il vous soutient, il est inadmissible qu'il se comporte de la sorte avec vous, surtout en présence de votre enfant.

Vous devez absolument vous protéger de cette violence. Pour cela, je vous conseille fortement de vous rapprocher de la Maison des Femmes, c'est une structure hospitalière qui s'occupe exclusivement des femmes qui subissent des violences. Une équipe pluridisciplinaire vous prendra en charge vous et votre bébé. Car n'oubliez pas ceci : un homme qui commence à être violent ne s'arrêtera jamais. Cela va être un long parcours mais vous allez vous en sortir.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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19 NOV. 2025

Bonjour Madame,

Le comportement de votre conjoint est inquiétant par sa violence physique qui se rajoute à ses propos blessants : il est temps de vous poser la question de votre avenir commun, et la lui poser aussi, en lui disant qu'il a bien dépassé les limites du supportable.

Comprendre pourquoi il réagit comme ça est difficile s

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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19 NOV. 2025

Bonjour,
je me permets de répondre à votre message. D'une part, votre mari a une tendance à la violence conjugale (pousser, humilier, critiquer violemment, etc. relève de la violence conjugale). Son fonctionnement ne peut être compris qu'à l'issue d'une thérapie qu'il doit entreprendre lui, en s'engageant. On ne peut le guérir pour vous sans qu'il entre en thérapie.
Quant à vous, il est de votre responsabilité de savoir si vous acceptez ces comportements violents ou pas. Si vous le tolérez, vous ne pourrez pas lui reprocher de continuer. Si vous les refusez, il faudra assumer de mettre fin à la relation.
Je reste à votre disposition si vous voulez en parler.

Jimmy Ruscica Psy sur La Garde

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Tout d'abord je souhaite vous remercier de la confiance que vous nous accordez en nous exposant ce sujet très sensible.

Dans un premier temps, je tiens à souligner que ce que vous décrivez s'apparente à des violences (physiques et psychologiques). Quand bien même aucun "coup" n'a été porté, le fait de vous pousser dans la situation dans laquelle vous vous trouviez (couteau en main et enfant à vos côtés) aurait pu avoir de lourdes conséquences...

Dans un second temps, il est important que vous puissiez distinguer le soutien qu'il vous apporte et ses actes. L'un n'empêche pas l'autre. Mais surtout, l'un n'excuse pas l'autre. Rien n'excuse les violences conjugales. L'arrivée de votre enfant a probablement réveillé en lui quelque chose. Mais vous n'avez pas à subir sa souffrance ou son mal être. Ni vous, ni votre enfant, ni personne d'autre.

Enfin, il est primordial que vous soyez en sécurité, ainsi que votre enfant. Ce dernier a besoin d'une maman en bonne santé (mentale et physique). Si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à composer le 3919, c'est le numéro d'écoute concernant les violences faites aux femmes (qu'elles soient physiques ou psychologiques).

Prenez soin de vous et de votre enfant,
Avec tout mon soutien.

Laurine DARCY
Psychopraticienne.

Laurine Darcy Psy sur Calais

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16 NOV. 2025

Merci de nous avoir confié tout cela. Les situations que vous décrivez ont dû être très éprouvantes, surtout avec votre enfant présent. Il est normal que cela vous perturbe et vous amène à vous poser des questions.

Même si votre conjoint peut être très soutenant par ailleurs, certains de ses comportements vous ont fait peur ou vous ont mise mal à l’aise, et il est important d’en tenir compte pour votre bien-être et celui de votre enfant.

Si vous sentez que ces moments deviennent difficiles à gérer ou que vous avez besoin d’être épaulée, vous pouvez contacter le 3919 ou en parler à un professionnel de confiance (médecin, sage-femme, psychologue), simplement pour être écoutée et guidée.

Je reste à votre disposition pour vous soutenir dans cette période et vous aider à y voir plus clair, toujours sans jugement.

Amina Benzidour Psy sur Montreuil

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16 NOV. 2025

Bonjour,

Je suis vraiment touchée par ce que vous traversez, et je veux vous le dire avec douceur mais aussi honnêteté : la situation que vous décrivez est très grave, pour vous et pour votre bébé. Être poussée violemment, insultée régulièrement, empêchée de prendre votre enfant… ce sont des comportements dangereux.

Personne ne devrait vivre ça, et ce n’est pas parce qu’il peut être “soutenant” à d’autres moments que cette violence devient acceptable. Ce que vous vivez n’est pas normal, pas “un simple mauvais caractère”, mais une situation dangereuse qui peut empirer.

Je vous encourage vraiment à chercher du soutien et à vous faire accompagner, pour votre sécurité et pour comprendre ce qui se joue depuis la grossesse. Une thérapie peut vous aider à traverser tout cela sans rester seule.

Bien à vous,

Loelia Maraldo
Thérapeute

Maraldo Loelia Psy sur Le Perreux-sur-Marne

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16 NOV. 2025

Bonjour,

Le comportement de votre conjoint ne peut en aucun cas être justifié. Le fait de vous pousser, de vous rabaisser ou de vous intimidés constitue des violences physiques et psychologiques. Il est possible que ces comportements se soient accentués pendant votre grossesse ou après la naissance de votre enfant, car ces périodes peuvent faire remonter des fragilités ou des blessures plus profondes chez certaines personnes.

Il est très important que vous puissiez être accompagnée et soutenue. Vous n’avez pas à affronter cela seule : parler à un professionnel, à une personne de confiance ou à un service spécialisé peut vous aider à évaluer la situation et à garantir votre sécurité et celle de votre enfant.

Le fait qu’il soit un soutien dans d’autres aspects de votre vie ne peut jamais excuser le fait de vous maltraiter. Vous méritez du respect, de la sécurité et de la considération. Prenez soin de vous, et n’hésitez pas à demander de l’aide : vous n’êtes pas seule.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach et méditation guidée

Mallory Legrain Psy sur Paris

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Tout d’abord il a dû vous falloir beaucoup de courage pour écrire ce message à la fois bouleversant et profondément important. Vous décrivez une situation grave, où il y a eu violence physique, psychologique et mise en danger, en présence de votre enfant.
Ce que vous décrivez est de la violence conjugale. Ce n’est pas un simple “débordement de colère” ni un “comportement insupportable”.
Le fait qu’il vous ait poussée violemment, à deux reprises, en présence de votre bébé et alors que vous teniez un couteau, constitue une violence physique grave.
Les insultes répétées (“tu as plus de défauts que de qualités”, “je n’aime pas grand-chose dans ta personnalité”) sont des violences psychologiques.
Et le fait qu’il vous ait empêchée d’accéder à votre bébé, en se barricadant et en utilisant votre enfant dans le conflit, est une violence parentale — un comportement de contrôle et d’intimidation.
Même si, par ailleurs, il peut se montrer “soutenant”, “présent” ou “gentil”, cela ne compense pas ces actes.
Les violences conjugales s’accompagnent souvent de moments de douceur ou de normalité — c’est ce qu’on appelle le cycle de la violence : la tension monte, l’agression éclate, puis vient une phase d’apaisement où l’auteur semble redevenir attentionné. C’est ce qui rend ces situations si déconcertantes pour la personne qui les subit.

Votre hésitation est humaine — mais la situation reste dangereuse. Vous dites :
“Je me dis peut-être que ce n’est pas si grave son comportement.”
Ce doute est typique des situations d’emprise et de choc émotionnel. Quand la personne qu’on aime devient aussi celle qui fait peur, le cerveau essaie de rationaliser pour réduire la terreur : “il a juste perdu le contrôle”, “il m’aide tellement par ailleurs”, “il était fatigué”, etc.
Mais la gravité ne dépend pas de ses intentions, elle dépend des faits.
Et les faits, ici, sont alarmants :
* Vous avez été poussée violemment à deux reprises,
* En présence de votre enfant,
* Dans un contexte où une arme potentielle était présente (le couteau),
* Et vous êtes régulièrement rabaissée verbalement.
Vous et votre bébé avez été en danger immédiat, et vous pourriez l’être à nouveau.

Son changement de comportement n’excuse rien. Vous évoquez un changement depuis votre grossesse et la naissance. Il est possible que la parentalité ait réveillé chez lui des angoisses, des frustrations ou des blessures anciennes. Mais cela n’excuse ni ne justifie la violence.
Beaucoup de parents traversent des périodes de stress extrême sans jamais devenir violents. Ce qu’il fait relève de sa responsabilité pleine et entière, pas de la vôtre.

Votre bébé est aussi exposé à cette violence. Même s’il est petit, votre enfant ressent la tension, la peur, les cris, les gestes brusques. Un bébé n’a pas besoin de “voir” une scène de violence pour en être marqué : il perçoit le danger dans le ton de la voix, les pleurs de sa mère, les mouvements brusques.
Protéger votre enfant, c’est aussi vous protéger vous-même.

Ce qu’il est important de faire maintenant : se mettre en sécurité.
Je comprends que c’est difficile, mais la priorité absolue, aujourd’hui, est votre sécurité et celle de votre enfant.
Voici des étapes concrètes que vous pouvez engager dès maintenant :
- Contacter le 3919 (numéro national, gratuit et anonyme). Des professionnelles formées peuvent vous écouter, vous orienter vers un lieu sûr, un avocat, ou un accompagnement.
- Si vous vous sentez en danger immédiat, quittez le domicile temporairement (chez un proche de confiance) sans prévenir votre conjoint, et contactez la police (17) ou la gendarmerie.
- Notez et gardez toute trace des violences (messages, photos, certificats médicaux, témoignages).
- Parlez-en à votre médecin, à une sage-femme ou à un centre de PMI — ils peuvent rédiger un signalement ou vous orienter vers un réseau d’aide.
- Contactez un centre d’accueil pour femmes victimes de violences (ils existent dans la plupart des villes) pour un accompagnement juridique et psychologique.

Sachez que vous n’êtes pas seule, et ce que vous vivez est pris au sérieux. Vous êtes une femme qui essaie de comprendre, alors même qu’elle vit sous pression, peur et confusion.
Mais vous ne devez pas rester seule avec ça. Il existe des lieux, des associations, des professionnels pour vous accompagner — sans jugement, à votre rythme, avec douceur et sécurité.

En somme, Morgane, ce que vous décrivez n’est pas normal, ni tolérable, ni sans conséquence. Vous êtes une mère et une femme qui mérite de vivre en paix, sans peur, sans humiliation. Votre force aujourd’hui, c’est d’avoir écrit ce message : cela prouve que votre instinct de survie est encore là.
Maintenant, il faut le suivre et demander de l’aide sans attendre.

Je reste à votre disposition si et quand vous le souhaitez,

Prenez soin de vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple et Spécialiste des dynamiques relationnelles.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Ce que vous vivez est d'une extrême violence.
Vous dites que vous ne pouvez pas la tolérer, c'est exactement ça. STOP.
La violence n'est jamais une façon de communiquer.
Vous cherchez à comprendre le comportement de votre conjoint. Les réponses sont multiples et je peux faire autant d'hypothèses possibles, il n'y a que lui qui aura les réponses. Cela vient de son histoire, de son environnement familial, des traumatismes et blessures de son enfance. Il est possiblement en train de répéter une violence qu'il aurait pu rencontrer dans son plus jeune âge en infligeant de la violence à votre bébé. Si son comportement a changé quand vous étiez enceinte, c'est que probablement il s'est passé un événement traumatisant quand il était dans le ventre de sa mère. Je n'irai pas plus loin sur ces hypothèses, parce que je n'ai pas les éléments, par contre je vous invite à vous occuper du présent et à mettre un terme à cette violence.

Je vous invite à vous rapprocher d'association de défense des femmes battues. Il vous a poussé, il vous insulte, c'est de la violence, c'est de la maltraitance. Et c'est une porte d'entrée à plus vaste, il n'y a pas de limite. Il s'enferme avec votre bébé dans la cuisine, alors que celui-ci a besoin de téter, c'est d'une extrême violence pour l'enfant. Votre bébé est en train de vivre des traumatismes importants. Vous devez le protéger.

En parallèle de cela, vous exprimez le fait que votre conjoint est d'un grand soutien. Pour autant vous semblez avoir une totale absence de communication et c'est possiblement cela qui a engendré ces incompréhensions entre vous. Vous évoquez lui faire beaucoup de reproches parce qu'il ne respecte pas le soin que vous prenez à entretenir le logement. Vous êtes très probablement agacée, peut-être en colère, vous auriez besoin de respect et vous ne savez pas le dire autrement que par des reproches. Peut-être que cela réveille chez votre conjoint des attitudes qu'il a pu connaître quand il était enfant et qui vient réactiver une sensation d'être petit garçon. Il ne sait pas communiquer non plus pour que vous puissiez trouver un terrain d'entente et d'harmonie dans votre cohabitation. Ce qui enclenche l'enchaînement de la violence.

La CNV (Communication Non Violente) est un outil particulièrement précieux pour le vivre ensemble. Pour cela il faut une certaine pratique, idéalement vous pourriez aller vous former ensemble tous les deux. Pour le moment il y a urgence à sortir de l'engrenage de la colère et de la violence.

Lorsque vous aurez pu vous mettre en sécurité avec votre enfant, je vous invite à vous faire accompagner par un-e thérapeute afin de voir pour vous-même ce qui s'est passé dans votre enfance, dans votre adolescence et qui a engendré une relation basée sur l'absence de respect et la maltraitance.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Tout d'abord, il vous a certainement fallu beaucoup de courage pour écrire ce message à la fois bouleversant et profondément important.
Vous décrivez une situation grave, où il y a eu violence physique, psychologique et mise en danger, en présence de votre enfant.

Ce que vous décrivez est de la violence conjugale. Ce n’est pas un simple “débordement de colère” ni un “comportement insupportable”.
Le fait qu’il vous ait poussée violemment, à deux reprises, en présence de votre bébé et alors que vous teniez un couteau, constitue une violence physique grave.
Les insultes répétées (“tu as plus de défauts que de qualités”, “je n’aime pas grand-chose dans ta personnalité”) sont des violences psychologiques.
Et le fait qu’il vous ait empêchée d’accéder à votre bébé, en se barricadant et en utilisant votre enfant dans le conflit, est une violence parentale — un comportement de contrôle et d’intimidation.

Même si, par ailleurs, il peut se montrer “soutenant”, “présent” ou “gentil”, cela ne compense pas ces actes.
Les violences conjugales s’accompagnent souvent de moments de douceur ou de normalité — c’est ce qu’on appelle le cycle de la violence : la tension monte, l’agression éclate, puis vient une phase d’apaisement où l’auteur semble redevenir attentionné. C’est ce qui rend ces situations si déconcertantes pour la personne qui les subit.

Votre hésitation est humaine — mais la situation reste dangereuse. Vous dites :

“Je me dis peut-être que ce n’est pas si grave son comportement.”

Ce doute est typique des situations d’emprise et de choc émotionnel. Quand la personne qu’on aime devient aussi celle qui fait peur, le cerveau essaie de rationaliser pour réduire la terreur : “il a juste perdu le contrôle”, “il m’aide tellement par ailleurs”, “il était fatigué”, etc.
Mais la gravité ne dépend pas de ses intentions, elle dépend des faits. Et les faits, ici, sont alarmants :

- Vous avez été poussée violemment à deux reprises,

- En présence de votre enfant,

- Dans un contexte où une arme potentielle était présente (le couteau),

- Et vous êtes régulièrement rabaissée verbalement.

Vous et votre bébé avez été en danger immédiat, et vous pourriez l’être à nouveau.

Par ailleurs, son changement de comportement n’excuse rien. Vous évoquez un changement depuis votre grossesse et la naissance. Il est possible que la parentalité ait réveillé chez lui des angoisses, des frustrations ou des blessures anciennes.
Mais cela n’excuse ni ne justifie la violence.
Beaucoup de parents traversent des périodes de stress extrême sans jamais devenir violents.
Ce qu’il fait relève de sa responsabilité pleine et entière, pas de la vôtre.

Votre bébé est aussi exposé à cette violence. Même s’il est petit, votre enfant ressent la tension, la peur, les cris, les gestes brusques.
Un bébé n’a pas besoin de “voir” une scène de violence pour en être marqué : il perçoit le danger dans le ton de la voix, les pleurs de sa mère, les mouvements brusques. Protéger votre enfant, c’est aussi vous protéger vous-même.

Maintenant vous devez vous mettre en sécurité. Je comprends que c’est difficile, mais la priorité absolue, aujourd’hui, est votre sécurité et celle de votre enfant.

Voici des étapes concrètes que vous pouvez engager dès maintenant :

- Contacter le 3919 (numéro national, gratuit et anonyme). Des professionnelles formées peuvent vous écouter, vous orienter vers un lieu sûr, un avocat, ou un accompagnement.

- Si vous vous sentez en danger immédiat, quittez le domicile temporairement (chez un proche de confiance) sans prévenir votre conjoint, et contactez la police (17) ou la gendarmerie.

- Notez et gardez toute trace des violences (messages, photos, certificats médicaux, témoignages).

- Parlez-en à votre médecin, à une sage-femme ou à un centre de PMI — ils peuvent rédiger un signalement ou vous orienter vers un réseau d’aide.

- Contactez un centre d’accueil pour femmes victimes de violences (ils existent dans la plupart des villes) pour un accompagnement juridique et psychologique.

Sachez que vous n’êtes pas seule, et ce que vous vivez est pris au sérieux. Vous êtes une femme qui essaie de comprendre, alors même qu’elle vit sous pression, peur et confusion.
Mais vous ne pouvez pas rester seule avec ça. Il existe des lieux, des associations, des professionnels pour vous accompagner — sans jugement, à votre rythme, avec douceur et sécurité.

Morgane, ce que vous décrivez n’est pas normal, ni tolérable, ni sans conséquence.
Vous êtes une mère et une femme qui mérite de vivre en paix, sans peur, sans humiliation.
Votre force aujourd’hui, c’est d’avoir écrit ce message : cela prouve que votre instinct de survie est encore là.
Maintenant, il faut le suivre et demander de l’aide sans attendre.

Je reste à votre disposition si et quand vous le souhaitez,

Prenez soin de vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple et Spécialiste des dynamiques relationnelles.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Vous décrivez des violences verbales et physiques assez graves, même si votre conjoint vous est d'un grand soutien. Cela est intolérable, non seulement vis-à-vis de vous, mais aussi envers votre enfant.

Peut-être que votre compagnon a du mal dans son rôle de père, et qu'il doit travailler cela en thérapie. Néanmoins, vous devez vous protéger vous et votre bébé. Avez-vous pensé à une thérapie de couple afin de vous aider dans vos reproches mutuels? Cela pourrait vous être très bénéfique.

En tout cas, prenez bien soin de vous, je reste à votre disposition.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne
Thérapeute de couple
Sexologue

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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16 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Ce que vous décrivez est très sérieux, il s’agit de violences physiques et verbales, en présence de votre enfant.
Même si votre conjoint peut parfois être aidant, je l’entends. Néanmoins, cela ne justifie pas ces comportements.

Un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à poser vos limites, car il me semble plus que nécessaire qu’elles soient posées, écoutées et respectées.
Clarifier vos émotions et retrouver un cadre sécurisant. Parallèlement, veillez à vous protéger et protéger votre enfant.

Bien à vous,
Stéphane Eguienta

Stephane Eguienta Psy sur Paris

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13 NOV. 2025

Bonjour,
Merci pour votre témoignage et bravo pour le courage que vous avez à faire face à une situation compliquée après la venue d'un bébé.
Un accompagnement thérapeutique (en couple ou en individuelle) vous permettra de comprendre ce qui a déclenché ces conflits après la naissance de votre enfant et comment apaiser la situation dans votre vie de famille.
Bien à vous,
Sabine Berrebi
Psychanalyste-Psychopraticienne - Paris 17
Consultations en présentiel ou en Visio

Sabine Berrebi Psy sur Paris

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13 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

La violence ne peut être justifiée, surtout lorsqu’elle devient physique. Certes, ce ne sont pas des coups, mais, en vous poussant, vous auriez pu tomber ou tout simplement vous blesser avec le couteau.
Ce comportement de votre partenaire qui a changé dernièrement n’est pas anodin, il cache certainement de grosses problématiques qu’il vous faut vraiment aborder, sinon, la situation ne va faire qu’empirer.
N’hésitez pas à me consulter en thérapie de couple pour retrouver une vie plus plaisante et sereine.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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13 NOV. 2025

Bonjour,

La conception puis la naissance de l'enfant a déclenché quelque chose chez lui qui était latent et caché jusqu'à présent.
Difficile en l'état de dire de quoi il peut s'agir mais, étant donné le comportement de violence que cela déclenche chez lui, on est légitime à penser qu'il puisse s'agir d'une véritable pathologie qui se manifeste ici. Même un trouble psychotique peut longtemps resté caché.
Je vous invite à la plus grande prudence car vous ne pouvez admettre, ni sa violence, ni son exclusivité sur son enfant comme si vous ne le méritiez pas.
Il est peu probable qu'il accepte de se faire suivre bien qu'il en aurait besoin. Mais vous n'avez pas à vous laisser dominer, il y va de votre santé physique et mentale, et tout autant pour votre enfant.
Faites vous accompagnée.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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13 NOV. 2025

Bonjour,

Ce que vous décrivez est très grave. Vous avez été poussée violemment, insultée, et cela s’est produit en présence de votre enfant. Ces comportements relèvent de violences conjugales, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Même si votre conjoint peut parfois être présent ou aidant, cela ne justifie en aucun cas de tels agissements.

Il est essentiel que vous assuriez votre sécurité et celle de votre enfant, et que vous contactiez rapidement une structure d’aide (en France, le 3919, numéro gratuit et anonyme, ou en Suisse le Centre LAVI le plus proche de chez vous). Ces services peuvent vous écouter, vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches.

Lorenzo Perucchi Psy sur Montpellier

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13 NOV. 2025

Bonjour Madame

Je comprends ce que vous vivez
Je vous propose de prendre rendez vous dans mon cabinet assez rapidement pour vous aider a sortir de cette difficulté

Je reste à votre disposition

Bien à vous

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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13 NOV. 2025

Bonjour Morgane,

Ce que vous décrivez là est extrêmement préoccupant, je dirais même alarmant.

La violence physique (les poussées), les insultes répétées, l'instrumentalisation de votre bébé comme arme dans vos conflits (l'enfermer, lui donner du pain pour vous empêcher d'allaiter), ça s'appelle de la violence conjugale, peu importe le contexte ou les "côtés positifs" à côté.
Le fait que cette escalade ait commencé pendant votre grossesse et empire depuis la naissance n'est malheureusement pas un hasard, c'est un schéma malheureusement classique de violences conjugales où l'arrivée d'un enfant et la vulnérabilité accrue de la partenaire peuvent déclencher ou intensifier les comportements abusifs.

Ce qui est particulièrement insidieux dans votre situation, c'est cette alternance entre violence et soutien qui crée de la confusion, c'est exactement ce qui rend ces dynamiques si difficiles à identifier et à quitter, parce qu'on se dit "mais il n'est pas tout le temps comme ça". Pourtant, quelqu'un qui vous pousse violemment alors que vous tenez un couteau près de votre enfant, qui vous enferme pour vous empêcher d'accéder à votre bébé, qui vous dit qu'il n'aime pas votre personnalité, ce n'est pas quelqu'un qui a juste des défauts ou qui est stressé, c'est quelqu'un dont le comportement est dangereux pour vous et pour votre enfant. Même si votre bébé ne comprend pas encore avec des mots, il absorbe cette violence ambiante et elle impacte son développement émotionnel.
Vous mentionnez que votre seul tort est de lui reprocher son désordre, mais même si vous étiez la personne la plus pénible de la planète sur le rangement (ce qui n'excuse rien), aucun comportement ne justifie des violences physiques ou verbales, c'est fondamental à comprendre. Le fait que vous vous demandiez si "c'est pas si grave" montre à quel point cette situation vous a épuisée et a brouillé vos repères, ce qui arrive quand on vit dans un climat de violence chronique.

Votre sécurité et celle de votre enfant passent avant tout. Il serait donc vraiment important que vous puissiez en parler en toute confidentialité avec un ou une thérapeute qui pourra vous aider à y voir plus clair, à reprendre du pouvoir sur votre situation et à envisager les options qui s'offrent à vous.

Vous n'avez pas à traverser ça seule et, je le répète, votre enfant a besoin d'une maman en sécurité.

Restant à votre écoute.

Agnès FAVARD
Psychopraticienne

Thérapie individuelle/thérapie de couple
en ligne et en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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