Je suis suivie depuis plusieurs années par des psychologues. "Des", parce que : le premier m'avait dit être arrivé au bout de ce qu'il pouvait m'apporter, le second (psychiatre) avait déclaré que je n'avais rien "d'anormal dans le cerveau" suite à un bilan psy et que donc il ne voyait pas l'intérêt de me suivre, une autre avait tenté une approche par le son qui ne me convenait pas, [...] la dernière n'a pas répondu à une demande d'aide que je lui formulais et j'ai perdu confiance en elle.
Je reste parfois une année suivie par un psychologue, et puis j'en change. Ces derniers temps, ma médecin généraliste m'a diagnostiqué une dépression, j'ai la sensation de souffrir de grande anxiété généralisée également, mais aucun psy ne met de mots ni de solution sur ça. Ma psy n'a pas vu venir ma dépression. Mon anxiété est connue depuis longtemps et atteint son paroxysme devant aussi l'indifférence de ma psy. Je me sens perdue et bien seule dans ma démarche.
Je vois un psychiatre qui m'a prescrit des anti-dépresseurs (mais qui ne fait pas de thérapie). Je ne sais pas si je dois changer de psy à nouveau, ou persister avec l'actuelle. Je ne sais pas ce qui peut m'aider ou non, à sortir de cette phase si sombre de ma vie. Si le fait de changer est symptomatique de mon mal être, ou si c'est le signe que je n'ai pas encore trouvé l'accompagnant adéquat à mes troubles.
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Meilleure réponse
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 25 personnes
Bonjour,
Votre message montre à quel point votre parcours thérapeutique a été semé de ruptures, d’incompréhensions et parfois de sentiments d’abandon. Lorsqu’on cherche de l’aide et que l’on a l’impression, à plusieurs reprises, que le lien ne se construit pas ou que les réponses ne viennent pas, cela peut profondément fragiliser la confiance, non seulement envers les professionnels, mais aussi envers l’idée même qu’un accompagnement puisse réellement aider.
Changer de thérapeute n’est pas forcément le signe d’un problème de votre part. Très souvent, cela signifie simplement que la rencontre thérapeutique n’a pas encore été la bonne. Chaque approche, chaque personnalité de praticien et chaque moment de vie créent des alliances différentes. Il arrive aussi qu’un suivi soit pertinent pendant un temps puis ne corresponde plus à l’évolution de vos besoins. Ce n’est ni un échec, ni une instabilité « pathologique », mais parfois un ajustement nécessaire.
Vous évoquez aujourd’hui une dépression diagnostiquée et une anxiété importante, avec le sentiment que ces difficultés ne sont pas suffisamment reconnues ni travaillées en profondeur. Dans ce type de situation, il peut être utile de vous poser quelques repères simples :
vous sentez-vous comprise et réellement entendue lors des séances ?
avez-vous le sentiment que votre souffrance est prise au sérieux et qu’un cadre de travail clair est proposé ?
pouvez-vous exprimer à votre thérapeute vos attentes, vos déceptions ou votre sentiment d’indifférence, afin de voir comment elle y répond ?
Parfois, parler directement de ce qui ne fonctionne pas dans la relation thérapeutique permet de relancer le travail et de clarifier les choses. Et si malgré cela vous ressentez toujours un manque d’ajustement, chercher un autre accompagnement n’est pas une fuite : cela peut être une manière de continuer à prendre soin de vous et de rester engagée dans votre démarche de soin.
Dans les périodes de dépression et d’anxiété, le plus important est de ne pas rester seule avec l’idée que « rien ne fonctionne ». Il existe différentes approches (thérapies humanistes, TCC, approches intégratives, travail corps-esprit…) et parfois la bonne rencontre change réellement la trajectoire du travail thérapeutique.
Si vous le souhaitez, il peut être précieux de prendre un temps pour clarifier ensemble ce que vous attendez aujourd’hui d’un accompagnement, ce qui vous a manqué dans vos expériences précédentes, et quel type de cadre pourrait vous soutenir davantage dans cette période difficile.
Bien à vous,
Julie Pecoraro
Psychopraticienne · Psycho-sexologue
Consultations en ligne
17 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le parcours avant de trouver un thérapeute avec qui on se sent suffisamment en confiance peut être long. L'alliance thérapeutique ne se fait pas systématiquement.
La confiance est parfois une longue entreprise mais je n'ai nul doute que lorsque vous la trouverez auprès de votre thérapeute, vous trouverez les clefs nécessaires au mieux être
Si vous suivez un traitement, une thérapie en parallèle paraît importante.
12 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour !
Tout d'abord, une chose très importante : votre parcours ne signifie pas que “le problème vient de vous”.
Changer plusieurs fois de thérapeute n’est pas en soi pathologique. En psychothérapie, l’alliance thérapeutique — le sentiment d’être comprise, en sécurité et soutenue — est essentielle. Si elle ne se construit pas ou se fragilise, il est normal que le travail stagne. Cela ne veut pas dire que vous êtes “intraitable”, mais peut-être que le cadre ou l’approche ne correspond pas à vos besoins actuels.
Et une question me vient : comment choisissez-vous les psychologues et les psychiatres avec lesquels vous entamez un travail ? Est-ce que ça matche entre vous ? Cela semble un détail mais il est très important que le courant passe vraiment entre vous et votre thérapeute afin qu’une réelle alliance thérapeutique se mette en place. Il faut que vous vous sentiez réellement libre de vous exprimer dans ce cadre, qu’il soit rassurant, sécurisant, que la personne en face de vous vous inspire confiance.
Votre dépression et votre anxiété méritent d’être nommées clairement.
Le fait qu’aucun psy n’ait mis de mots précis sur ce que vous vivez peut renforcer votre sentiment de solitude. Une dépression peut s’installer progressivement, et l’anxiété généralisée nécessite parfois une prise en charge plus structurée. La thérapie comportementale et cognitive peut être un bon outil dans ce cadre. Les antidépresseurs peuvent aider, mais ils ne remplacent pas un travail thérapeutique adapté.
Avant de changer, parlez de votre malaise dans la thérapie.
Exprimer à votre psychologue votre sentiment d’indifférence, votre solitude et vos doutes peut être déterminant. Si cette parole est entendue et travaillée, cela peut renforcer la relation. Si elle ne l’est pas, alors envisager un autre accompagnement peut être légitime. La vraie question est : de quoi avez-vous besoin aujourd’hui pour vous sentir réellement soutenue ?
En espérant vous avoir été utile.
Cordialement
12 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous conseille de continuer le suivi avec le psychiatre car seul un médecin est habilité à évaluer votre état dépressif et à y adapter le traitement médicamenteux.
Comprendre son fonctionnement avec l'aide d 'un thérapeute est souvent un travail assez long. Vous dites avoir essayé plusieurs techniques mais en vain. J'entends que vous n'avez pas trouvé la méthode qui vous convient.
Tous les psychismes ne sont pas formatés de la même façon et ce qui fonctionne sur un, peut échouer sur l'autre.
Il n'existe pas de bonnes ou de mauvaises méthodes thérapeutiques mais bien une approche qui donnera du sens à vos souffrances
(attention aux thérapeutes qui dénigrent les méthodes qui ne sont pas la leur).
La psychanalyse étudie l'inconscient et tente de comprendre comment les affects se sont installés dans la vie de l'enfant.
Si cela vous intéresse, je vous invite à visiter mon profil.
10 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Béran,
Changer plusieurs fois de psychologue n’est pas un échec, beaucoup de personnes changent plusieurs fois avant de trouver quelqu’un qui leur convient.
Vous avez réagi à des manques réels dans la relation thérapeutique.
Vous faites face à une dépression diagnostiquée, une anxiété généralisée que vous ressentez très fortement, un sentiment d’être seule dans votre démarche et une perte de confiance envers les professionnels.
Ce n’est pas léger et ce n’est pas quelque chose qu’on traverse en étant mal accompagnée.
Changer peut être nécessaire si vous ne vous sentez pas entendue, seule dans la thérapie.
Le fait de changer souvent : symptôme ou lucidité ?
Vous vous posez une question très fine car les deux peuvent coexister, mais dans votre cas, il y a un élément essentiel :
Vous n'avez pas encore trouvé quelqu’un qui vous soutienne vraiment.
Ce n’est pas un “problème de vous”, c’est un problème de rencontre thérapeutique.
Vous faites exactement ce qu’une personne courageuse fait :
- chercher, observer, vous ajustez, vous continuez malgré les déceptions.
C’est une force immense et vous n'avez pas à traverser cette période sombre sans soutien adapté.
Bien à vous,
Valérie Freliger
Psycho-praticienne
Thérapie par l'écriture en ligne
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est profondément déstabilisant, et votre sentiment de solitude dans cette démarche est très compréhensible. Chercher de l’aide, s’engager dans un suivi, puis se sentir à nouveau laissée sans réponses ou sans soutien est éprouvant, surtout quand on traverse une période dépressive et anxieuse.
Le fait d’avoir rencontré plusieurs professionnels ne signifie pas que vous « faites mal » les choses, ni que vous seriez incapable de vous engager dans une thérapie. Bien souvent, cela reflète surtout la difficulté à trouver une personne, une approche et un cadre qui correspondent réellement à ce que l’on vit et à ce dont on a besoin à un moment donné. En matière de psychologie, il n’existe pas de solution universelle : même un très bon professionnel ne convient pas forcément à tout le monde.
Il est aussi important de rappeler qu’un suivi psychiatrique et un accompagnement par la parole ne s’excluent pas. Les traitements médicamenteux peuvent aider à traverser une phase aiguë, à diminuer certains symptômes, tandis qu’un travail thérapeutique permet d’explorer plus en profondeur ce qui se joue pour vous. Les deux approches peuvent être complémentaires, et il n’est pas nécessaire de choisir l’une contre l’autre.
Concernant votre psy actuelle, la question n’est pas tant de « persister coûte que coûte » ou de « fuir », mais plutôt de vous demander si vous vous sentez entendue, soutenue et en sécurité dans ce lien. Le sentiment d’indifférence que vous décrivez mérite d’être pris au sérieux. Une thérapie ne doit pas forcément être confortable en permanence, mais elle doit rester contenante, surtout dans un contexte de dépression et d’anxiété importantes.
Changer de thérapeute n’est pas un échec, ni un signe de caprice ou d’instabilité. Cela peut simplement indiquer que vous n’avez pas encore trouvé l’accompagnement qui vous convient vraiment, ou que vos besoins ont évolué. Parfois, c’est seulement quand on se sent suffisamment en confiance que les mots peuvent être posés, que les choses deviennent plus claires et que le travail peut réellement s’engager.
Vous traversez une période sombre, et le fait que vous continuiez malgré tout à chercher de l’aide montre des ressources importantes, même si vous vous sentez épuisée aujourd’hui. Vous n’avez pas à avoir toutes les réponses tout de suite. L’essentiel est de ne pas rester seule avec cette souffrance et de vous autoriser à chercher, encore, un cadre et une personne avec qui vous pourrez avancer à votre rythme.
Prenez soin de vous, autant que possible, et n’hésitez pas à vous appuyer sur les professionnels qui peuvent vous accompagner, chacun à leur place.
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour à vous
Vous mettez le doigt sur un élément très important en effet : votre capacité à vous laisser aider. Je pourrai ressentir beaucoup de doutes vis à vis des professionnels qui vous accompagnent et en effet, cette posture ne vous aide pas à aller vers les bonnes personnes. Tout est une question d'intention : si vous êtes convaincue que l'on peut vous aider et que vous avez envie de vivre cela, alors vous allez suivre votre intuition et aller vers la bonne personne.
Si cela semble difficile pour vous, c'est certainement qu'il y a eu de bien mauvaises expériences dans votre histoire qui vous empêchent de croire aujourd'hui que quelqu'un peut vous aider. Cela amplifie votre sentiment de solitude et votre état dépressif.
Ce que je vous propose de faire, c'est de visualiser (écrire ou dessiner) un travail thérapeutique idéal pour vous, dans un environnement qui vous plait, avec une personne qui a toutes les qualités pour vraiment vous aider, vous soutenir, vous comprendre et vous alléger. Vous pouvez répéter ce travail de visualisation pendant 21 jours pour que, dans votre esprit et dans votre coeur, s'ancre vraiment la possibilité de vivre cette expérience. Tous les jours, vous relisez votre écrit ou vous vous mettez face à votre dessin et vous ressentez l'expérience comme si elle était déjà là.
Petit à petit, voyez ce qui se passe en vous et autour de vous et laissez vous guider par votre intuition. Votre inconscient sait ce qui est bon pour vous.
Il est vraiment important de comprendre que le thérapeute ne peut pas tout faire pour vous : le travail se fait à 2. PLus vous êtes ouvert à vous faire aider , plus il/elle va être compétent.
Votre "intention" est la plus grande ressource que vous avez. Je vous souhaite de tout coeur de trouver le chemin de guérison qui vous correspond.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Il est vrai que parfois les personnes en viennent à changer de psy parce qu’ils n’ont pas trouvé La personne avec qui ils peuvent créer une véritable alliance thérapeutique, je pense et ce n’est que mon avis et dans votre cas précisément vous devriez vous rapprocher d’une méthode plus analytique et vous orienter vers un psychanalyste qui traitera votre mal être plus en profondeur pour aller chercher votre souffrance plus en arrière et aller creuser dans votre inconscient ce qui fait véritablement souffrance ce que ne fait pas un psychologue, c’est une idée à laquelle vous devriez réfléchir, je me tiens à votre écoute pour plus de soutien si besoin. Ayez confiance en vous et trouvez le bon chemin. Bien cordialement
C Clini
Psychanalyste
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Beran,
Je vais rebondir sur votre dernière question :
- oui le fait de changer souvent de thérapeute est peut être symptômatique de quelque chose, peut être une difficulté à accorder votre confiance ? une difficulté à entrer en relation ? un sentiment d'insécurité même avec votre thérapeute ? vous évoquez aussi un sentiment "d'indifférence" de la part d'un thérapeute qui vous a beaucoup touchée. Peut être vivez vous des situations similaires dans d'autres secteurs de votre vie ?
- et oui aussi, peut-être que vous n'avez pas encore trouvé l'accompagnant qui vous convient à vous, avec qui vous vous sentez bien, en confiance.
La gestalt-thérapie pourrait être une approche qui vous convienne. Dans le sens où elle accorde une grande place à la relation client-thérapeute. Dans une thérapie Gestalt, vous trouverez peut-être la ressource pour accorder votre confiance, vous sentir bien dans la relation avec votre thérapeute, et vous sentir mieux dans votre vie.
Je suis à votre disposition pour échanger si vous le souhaitez lors d'une première séance gratuite.
Vous méritez de trouver un soutien thérapeutique avec qui vous vous sentiez pleinement accueillie.
Prenez soin de vous Beran,
Bonne journée
Catherine
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 7 personnes
Bonjour Beran,
À vous lire, on a l'impression d'assister à un défilé de prestataires défaillants. L'un est à bout de souffle, l'autre est indifférent... Vous cherchez un diagnostic comme on cherche une pièce de rechange, mais la thérapie n'est pas de la mécanique, c’est une rencontre.
Ce qui m'interpelle, c'est cette attente que vous placez chez l'autre : vous attendez qu'un psy "voie venir" votre dépression ou vous apporte des solutions sur un plateau. En réalité, vous changez de psy parce que vous fuyez votre propre mal-être pour ne pas l'affronter. Comme on cherche sans cesse une meilleure position lorsqu’on a mal quelque part, vous bougez pour ne pas sentir l'endroit qui brûle.
Je pourrais sentir que votre quête échoue parce que, au fond, vous redoutez d'aller mieux. Votre mal-être vous donne un statut, une identité qui vous permet d'attendre que "maman" vienne vous faire un bisou magique. Mais elle ne vient pas, en tout cas pas comme vous le voudriez.
Personne ne pourra vous sortir de cette phase sombre tant que vous préférerez collectionner les déceptions plutôt que de prendre la responsabilité de votre propre guérison, et vous dire à vous-même que ce sont les autres — en l’occurrence les professionnels que vous consultez — qui sont responsables de votre situation.
Changer de professionnel tous les ans est une excellente stratégie pour rester à la surface et éviter de s'engager vraiment dans une relation thérapeutique. La question n'est pas de savoir si vous avez le bon psy, mais quand vous déciderez enfin d'être présente dans la pièce et de cesser d'être la spectatrice de vos échecs.
Saisissez-vous de ce premier pas que vous faites en postant ici. Si vous décidez de vous engager envers vous-même, dans un travail réel et salvateur, si vous nourrissez le désir profond de sortir de votre mélasse, de vous confronter à votre mal-être pour le résilier et non de fuir un énième professionnel, alors je peux vous proposer de vous accompagner.
Il ne s'agira pas de me suivre, mais je marcherai à vos côtés dans ce que vous vivez et en étant présent pour vous, sans magie, sans jugement, et sans complaisance. Plus vous serez impliquée dans votre parcours, plus nous irons vite et plus vous ressentirez des effets positifs. Mais comprenez bien que ce chemin se fait en co-construction. N'hésitez pas à me contacter par un simple message sur mon profil ; nous pourrons organiser une rencontre gratuite et déterminer ensemble si mon approche vous convient.
Bien à vous,
Laurent FARRET - Psychothérapie Gestalt Intégrative.
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Merci pour ce témoignage, il est très éclairant et profondément touchant. Ce que vous décrivez n’est pas rare, mais il est très éprouvant à vivre, et votre sentiment de solitude dans le soin est totalement compréhensible.
Vous avez fait preuve, au fil des années, d’une vraie persévérance dans votre démarche thérapeutique. Contrairement à ce que vous pourriez parfois penser, le fait d’avoir consulté plusieurs professionnels ne traduit pas une instabilité ou une incapacité à vous engager, mais plutôt une recherche sincère d’aide dans un contexte où l’alliance thérapeutique n’a pas pu se construire durablement. Et sans alliance, il n’y a pas de thérapie possible, même avec le meilleur cadre théorique.
Les expériences que vous relatez sont objectivement déstabilisantes : un thérapeute qui dit avoir “fait le tour”, un psychiatre qui invalide votre souffrance au motif qu’il n’y aurait rien d’“anormal”, une approche qui ne vous correspond pas, puis une absence de réponse au moment où vous demandiez de l’aide. Tout cela peut profondément entamer la confiance, non seulement envers les professionnels, mais aussi envers votre propre ressenti. Or, quand on souffre d’anxiété et de dépression, le sentiment de ne pas être vu, entendu ou reconnu aggrave considérablement les symptômes.
Il est important de poser quelque chose de clair : le fait que votre psy n’ait pas “vu venir” la dépression ne signifie ni que vous avez échoué, ni que votre souffrance n’existe pas, mais probablement que quelque chose, dans le cadre ou dans la relation, n’a pas permis que cela se dise ou se repère à temps. L’anxiété généralisée, surtout lorsqu’elle est ancienne, peut masquer longtemps un état dépressif sous-jacent, jusqu’à l’épuisement.
Votre question centrale est très juste : changer de psy est-il le symptôme de votre mal-être, ou le signe que vous n’avez pas encore trouvé la bonne personne ? La réponse est souvent nuancée. Oui, certaines souffrances peuvent entraîner une insatisfaction chronique, un doute permanent, une difficulté à s’ancrer. Mais il existe aussi des inadéquations réelles entre un patient et un thérapeute, et persister dans une relation où vous vous sentez indifférente, invisible ou seule n’est pas forcément thérapeutique. Une thérapie ne doit pas être parfaite, mais elle doit être vivante, contenante, et vous donner le sentiment que votre souffrance est prise au sérieux.
Le psychiatre que vous voyez joue un rôle important sur le plan médical, notamment avec le traitement antidépresseur, mais l’absence de travail psychothérapeutique laisse un vide, surtout quand les questions existentielles, l’anxiété et le sens de ce que vous traversez restent sans espace d’élaboration. Les médicaments peuvent aider à stabiliser, mais ils ne répondent pas à tout.
Vous êtes aujourd’hui dans une phase où vous cherchez moins une “méthode” qu’un lieu relationnel fiable, où vos symptômes puissent être pensés, nommés, compris avec vous, à votre rythme. Il est légitime que vous doutiez, que vous hésitiez entre rester ou partir, car vous êtes fatiguée de recommencer, mais aussi fatiguée de ne pas aller mieux.
Dans votre situation, il serait vraiment important de poursuivre — ou de reprendre — un accompagnement psychothérapeutique avec un professionnel avec qui vous pourriez poser d’emblée vos attentes, vos déceptions passées et votre besoin d’être activement soutenue dans cette période dépressive et anxieuse.
Vous n’êtes pas en train d’échouer dans le soin. Vous êtes en train de chercher, dans l’obscurité, ce qui pourrait enfin vous aider à respirer un peu mieux. Et cette recherche, aussi décourageante soit-elle aujourd’hui, reste un signe de vitalité.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
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9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Merci pour ce témoignage, il est très éclairant et profondément touchant. Ce que vous décrivez n’est pas rare, mais il est très éprouvant à vivre, et votre sentiment de solitude dans le soin est totalement compréhensible.
Vous avez fait preuve, au fil des années, d’une vraie persévérance dans votre démarche thérapeutique. Contrairement à ce que vous pourriez parfois penser, le fait d’avoir consulté plusieurs professionnels ne traduit pas une instabilité ou une incapacité à vous engager, mais plutôt une recherche sincère d’aide dans un contexte où l’alliance thérapeutique n’a pas pu se construire durablement. Et sans alliance, il n’y a pas de thérapie possible, même avec le meilleur cadre théorique.
Les expériences que vous relatez sont objectivement déstabilisantes : un thérapeute qui dit avoir “fait le tour”, un psychiatre qui invalide votre souffrance au motif qu’il n’y aurait rien d’“anormal”, une approche qui ne vous correspond pas, puis une absence de réponse au moment où vous demandiez de l’aide. Tout cela peut profondément entamer la confiance, non seulement envers les professionnels, mais aussi envers votre propre ressenti. Or, quand on souffre d’anxiété et de dépression, le sentiment de ne pas être vu, entendu ou reconnu aggrave considérablement les symptômes.
Il est important de poser quelque chose de clair : le fait que votre psy n’ait pas “vu venir” la dépression ne signifie ni que vous avez échoué, ni que votre souffrance n’existe pas, mais probablement que quelque chose, dans le cadre ou dans la relation, n’a pas permis que cela se dise ou se repère à temps. L’anxiété généralisée, surtout lorsqu’elle est ancienne, peut masquer longtemps un état dépressif sous-jacent, jusqu’à l’épuisement.
Votre question centrale est très juste : changer de psy est-il le symptôme de votre mal-être, ou le signe que vous n’avez pas encore trouvé la bonne personne ? La réponse est souvent nuancée. Oui, certaines souffrances peuvent entraîner une insatisfaction chronique, un doute permanent, une difficulté à s’ancrer. Mais il existe aussi des inadéquations réelles entre un patient et un thérapeute, et persister dans une relation où vous vous sentez indifférente, invisible ou seule n’est pas forcément thérapeutique. Une thérapie ne doit pas être parfaite, mais elle doit être vivante, contenante, et vous donner le sentiment que votre souffrance est prise au sérieux.
Le psychiatre que vous voyez joue un rôle important sur le plan médical, notamment avec le traitement antidépresseur, mais l’absence de travail psychothérapeutique laisse un vide, surtout quand les questions existentielles, l’anxiété et le sens de ce que vous traversez restent sans espace d’élaboration. Les médicaments peuvent aider à stabiliser, mais ils ne répondent pas à tout.
Vous êtes aujourd’hui dans une phase où vous cherchez moins une “méthode” qu’un lieu relationnel fiable, où vos symptômes puissent être pensés, nommés, compris avec vous, à votre rythme. Il est légitime que vous doutiez, que vous hésitiez entre rester ou partir, car vous êtes fatiguée de recommencer, mais aussi fatiguée de ne pas aller mieux.
Dans votre situation, il serait vraiment important de poursuivre — ou de reprendre — un accompagnement psychothérapeutique avec un professionnel avec qui vous pourriez poser d’emblée vos attentes, vos déceptions passées et votre besoin d’être activement soutenue dans cette période dépressive et anxieuse.
Vous n’êtes pas en train d’échouer dans le soin. Vous êtes en train de chercher, dans l’obscurité, ce qui pourrait enfin vous aider à respirer un peu mieux. Et cette recherche, aussi décourageante soit-elle aujourd’hui, reste un signe de vitalité.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Madame,
De ce que vous racontez dans votre message il est difficile de répondre à votre question qui est néanmoins très pertinente : est ce votre mal être qui mène à la déception ou ce sont les comportements des psys eux mêmes qui sont la cause de votre besoin de changer de thérapeute ?!
Il est étonnant que le psychiatre qui a fait les tests n’a pas décelé votre anxiété surtout si elle serait généralisée, à moins que des événements récents l’aient provoqué.
Le traitement par les sons… c’était peut être un choix un peu fantaisiste de votre part.
Concernant cette dernière psychologue, il est curieux qu’elle ne se rende pas compte que vous soyez en dépression : êtes vous authentique dans ce que vous lui dites en séance ?
Et à quel sujet elle vous a refusé son aide ? Ça serait bon de le savoir pour comprendre si vos attentes peuvent être excessives ou son attitude trop réservée.
Il me semble essentiel pour vous actuellement d’aller la revoir pour lui dire en face ce que vous avez écrit ici la concernant elle même et vos doutes face aux psys : cela vous aidera à avoir une réponse à votre question et ouvrira vers un avancement de votre thérapie avec elle… ou à un nouveau changement de psy.
Entre temps continuez votre traitement médicamenteux qui est indispensable pour soigner votre dépression.
Je vous souhaite de trouver la voie pour aller bien.
sp
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 16 personnes
Bonjour,
L'approche des psychologues conventionnels est souvent limités dans le temps si aucun changement apparait pour aller explorer un mal être plus profond...
Mon approche clinique hypnotique est pertinente dans ce sens, et mes questionnaires cliniques permettent d'évaluer les dysfonctionnels émotionnels et cognitifs de l'individu.
Un traitement médicamenteux sans thérapie n'a aucun sens... Je vous conseille fortement de vous diriger vers une autre d'approche thérapeutique (voir mon profil).
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
La dépression n'est pas en soi une pathologie mais un symptôme de mal être. Chez vous il semble que l'angoisse soit la cause de votre dépression. En tout cas il manque dans votre histoire un diagnostic clinique. Les antidépresseurs vous sont nécessaires pour diminuer vos symptômes et calmer vos angoisses. Ce serait bien cependant d'être suivi par un psy qui puisse comprendre ce qui vous arrive, et traiter la cause de ces angoisses qui peuvent avoir une cause ancienne ou une cause pathologique.
Il est nécessaire d'établir ce diagnostic.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le plus important dans un suivi thérapeutique est d’avoir confiance envers son thérapeute. Si vous n’arrivez pas à établir celle-ci, il est bien plus difficile d’arriver aux buts que vous vous fixez l’un et l’autre dans cette démarche.
Je vous recommande donc de suivre votre instinct et de consulter un professionnel qui saura vous mettre en confiance et qui vous permettra ainsi de réussir à travailler sur les sujets qui vous poussent dans la dépression.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et pour votre confiance.
Il peut être difficile parfois de trouver le professionnel qui nous convient. Car cela implique de s'écouter et d'avoir confiance en son propre jugement, ce qui fait parfois partie de ce qui nous manque quand on consulte au tout début. Le plus important quand on choisit de se faire accompagner, c'est la relation de confiance qu'on va pouvoir entretenir avec le professionnel, et ce, quelle que soit l'approche.
Cependant, toutes les approches n'ont pas les mêmes effets en fonction des personnes.
Ce que je vais vous dire va peut-être vous choquer, mais ce que je vois de positif dans ce que vous décrivez, c'est votre dépression. C'est le signe que des lignes ont bougé, que le travail effectué jusque là a peut-être permis d'assouplir quelques défenses.
La dépression a une fonction, c'est de venir nous ôter nos illusions. Si on s'accroche à nos illusions, la dépression reste ou revient.
Ce que vous traversez, aussi difficile que cela puisse être, est un signe d'ouverture au changement.
L'enjeu maintenant, c'est de ne pas rester dans cet état trop longtemps. Il me semble important que vous puissiez vous voir avancer de séance en séance, même par petite touche. Si ce n'est pas le cas, et si vous avez des doutes sur le professionnel qui vous accompagne, vous pouvez vous sentir légitime à en changer.
Il existe des approches pragmatiques, en complément de votre suivi médical, qui pourraient vous apporter du mieux-être rapidement. Je travaille notamment avec une approche orientée solutions articulée autour de trois axes : la relation à soi, autrement dit, la manière dont vous vous aimez et dont vous vous acceptez sans conditions, la relation aux autres, autrement dit la manière dont vous prenez votre place sans peur dans un lien et la relation à l'action : la façon dont en responsabilité, vous apprenez à poser des actes pour vous construire une vie qui a du sens.
C'est une façon de prendre soin de vous et de votre vie de manière concrète.
J'ai l'habitude d'offrir une séance bilan en visio, d'environ une heure. Cela vous aidera à comprendre certains mécanismes en jeu dans ce que vous vivez actuellement et à envisager des solutions concrètes. SI cela vous intéresse, je serais ravi de vous recevoir, ça n'engage à rien et ça peut au moins changer votre regard sur votre situation. Vous pouvez m'envoyer un message ou bien suivre le lien dans ma description pour réserver un créneau.
Belle journée et au plaisir de vous lire et de vous rencontrer.
9 FÉVR. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le fait de changer souvent de psychologue peut simplement indiquer que vous n’avez pas encore trouvé l’interlocuteur ou l’interlocutrice qui correspond réellement à vos besoins et à vos attentes. Il peut être utile de vous poser la question de ce que vous attendez d’une thérapie : avez-vous besoin avant tout d’un espace d’échange et d’écoute, ou plutôt d’un travail plus concret et structuré, ou même les deux ? Cette réflexion constitue déjà une première étape importante pour mieux savoir vers qui vous orienter.
Concernant la dépression, il est essentiel de ne pas la prendre à la légère. Il s’agit d’une véritable maladie, qui a pu se développer à partir de votre anxiété, mais pas nécessairement. Un thérapeute formé à l’accompagnement de la dépression est en mesure d’en repérer les symptômes, de les nommer et de vous aider à comprendre ce qui se passe en vous. Comprendre permet souvent de commencer à se dégager de cet état, car cela donne des repères et des pistes pour avancer.
Une thérapie qui vous correspondra est une thérapie qui reconnaît et comprend les symptômes de la dépression, qui ne brusque pas, qui s’adapte à votre rythme tout en vous aidant, progressivement, à en sortir. L’objectif est de vous aider à retrouver le goût de la vie, à vous recentrer sur vous-même et à redécouvrir, peu à peu, le plaisir des choses simples. Il sera nécessaire également de travailler l'anxiété, repérer les situations où elle naît et ce qui l'a créée.
Gardez confiance : vous trouverez la personne qui saura vous accompagner avec justesse sur ce chemin.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne certifiée, Praticienne en Fleurs de Bach et Méditation guidée agréée.
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Ce que vous décrivez est profondément éprouvant, et surtout très compréhensible au regard de votre parcours. Passer d’un professionnel à l’autre, perdre confiance, se sentir peu à peu moins entendue, puis finir par douter de soi et de sa propre démarche… cela peut devenir en soi une source importante de souffrance.
Changer de thérapeute n’est pas, en soi, un signe de pathologie. Cela peut être le signe que quelque chose d’essentiel ne s’est pas joué dans la relation thérapeutique. La thérapie n’est pas seulement une méthode ou un diagnostic : c’est avant tout une rencontre, dans laquelle vous devez pouvoir vous sentir reconnue, soutenue et rejointe, y compris dans les moments de grande vulnérabilité.
Le fait que votre dépression n’ait pas été perçue et que votre anxiété semble rester sans véritable élaboration mérite d’être pris au sérieux. Lorsqu’une demande d’aide n’est pas entendue ou reste sans réponse, cela peut renforcer un sentiment de solitude, voire raviver des vécus d’abandon déjà très douloureux.
Il existe différentes approches thérapeutiques. Certaines sont plus centrées sur l’analyse, d’autres sur les symptômes, d’autres encore sur l’expérience vécue et la relation. Pour ma part, en tant que gestalt-thérapeute, je m’inscris dans une approche humaniste et relationnelle, qui considère que la qualité du lien entre le patient et le thérapeute est centrale dans le processus de soin. Ce n’est pas seulement ce que fait le thérapeute qui aide, mais la manière dont la personne se sent avec lui : en sécurité, écoutée, respectée, considérée.
La question n’est peut-être donc pas seulement : « Dois-je changer de psy ? »
mais aussi : « Est-ce que je peux dire à ma thérapeute ce que je ressens dans la relation ? Mon sentiment de solitude, mon inquiétude, mon besoin d’être davantage soutenue ? »
Si ce dialogue est possible, il peut devenir un moment thérapeutique important.
S’il ne l’est pas, ou si votre souffrance reste sans écho, alors changer de thérapeute n’est ni un échec ni une fuite, mais possiblement une manière de prendre soin de vous.
Beaucoup de personnes que je rencontre me parlent de ce sentiment de ne pas encore avoir trouvé le bon endroit pour déposer ce qu’elles traversent. Cela ne dit pas quelque chose de leur incapacité à être aidées, mais de leur besoin légitime de trouver un accompagnement ajusté.
Changer n’est pas forcément le signe de votre mal-être ; cela peut être le signe que vous n’avez pas encore trouvé la relation thérapeutique qui vous permettra de le traverser.
Je vous souhaite de trouver un accompagnement dans lequel vous pourrez vous sentir réellement soutenue.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute – Psychopraticien
En ligne ou en présentiel
9 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Il existe deux façons de douter: soit on doute de soi, soit on doute des autres mais la seule qui permet de vraiment avancer est la première. Douter des autres ne sert à rien si ce n’est à rejeter la faute sur autrui et par conséquent à renforcer la problématique.
En lien avec le manque de confiance en soi et l’angoisse d’abandon, le mauvais doute entraîne ruminations et angoisses et bloque toute activité (cf. Inhibition, symptôme et angoisse de Sigmund Freud).
Alors si vous sentez que vous êtes prête pour un travail d’introspection, la psychanalyse s’y prête tout à fait. Les réponses sont en vous ! Et si vous le souhaitez, je serai ravie de vous aider à les trouver.
Bien à vous,
Chrystelle Dumort
Psychanalyste à Nîmes et à distance
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Merci de nous faites part de ce que vous traversez, votre difficulté à aller vers un mieux-être et entretenir une relation constructive et durable avec vos différents accompagnants.
Vous soulevez un aspect majeur dans le travail thérapeutique, dont beaucoup de patients ne mesurent pas toujours l’importance :
La relation patient/thérapeute.
La qualité de cette relation conditionne en effet l’efficacité du travail effectué. Cela veut dire que vous devez vous sentir en confiance, en sécurité, accueilli et soutenu avec la personne qui vous accompagne. Sans ces conditions, le travail psychothérapeutique sera inefficace. C’est pourquoi, il sera toujours judicieux de quitter un thérapeute avec qui vous ne vous sentez pas à l’aise, ou que vous ne jugez pas ou plus pertinent, pour aller chercher celui ou celle avec lequel/laquelle vous sentirez que vous pouvez vous déposer sans retenue ou gène. N’hésitez donc pas à faire vos recherches, à en voir plusieurs afin de sélectionner celui/celle qui vous conviendra vraiment.
Votre état dépressif et votre anxiété durable sont la manifestation de quelque chose de plus profond à l’intérieur de vous, comme un appel de votre âme à aller explorer et mettre en conscience certaines réalités devenues trop encombrantes à porter. Les anti-dépresseurs ne pourront apporter qu’une aide temporaire mais ne suffiront pas à en faire disparaitre les causes.
Un nouvel accompagnement thérapeutique, par conséquent, vous ferait certainement le plus grand bien, dans un environnement contenant et sécure, pour mieux vous connaître, donner du sens à ce que vous vivez et mettre en lumière des aspects de vous qui ne demandent aujourd’hui qu’à s’exprimer.
N’hésitez pas à me contacter pour en parler si vous le souhaitez.
Bon courage et prenez soin de vous.
Didier Simonot
Thérapeute – Psychopraticien
En ligne ou en présentiel
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Votre message traduit une grande fatigue, mais aussi beaucoup de lucidité. Vous avez fait de nombreux pas pour aller chercher de l’aide, et pourtant vous vous retrouvez aujourd’hui avec ce sentiment très douloureux d’être passée à côté de quelque chose, de ne pas avoir été comprise au bon moment, voire de ne pas avoir été entendue quand vous en aviez le plus besoin.
Changer de professionnel à plusieurs reprises peut être très déstabilisant, surtout lorsque cela s’accompagne de paroles comme « il n’y a rien d’anormal » ou de silences qui fragilisent la confiance. À force, cela peut donner l’impression que votre souffrance n’entre dans aucune case, ou qu’elle n’est jamais vraiment saisie dans sa globalité. Ce sentiment de solitude dans la démarche est lourd à porter.
Le fait que votre dépression n’ait pas été repérée plus tôt, alors que vous ressentiez déjà une anxiété très forte, peut aussi laisser un goût d’abandon ou d’incompréhension. Quand on traverse une période sombre, on a souvent besoin que quelqu’un puisse mettre des mots, tenir le fil, même quand tout devient confus à l’intérieur.
Votre question est très juste : changer est-ce un signe de votre mal-être, ou simplement la preuve que vous n’avez pas encore trouvé un espace qui vous convienne vraiment ? Il n’y a pas de réponse tranchée. Pour beaucoup de personnes, le chemin n’est pas linéaire. Parfois, on persiste parce qu’on espère que « ça va venir », parfois on change parce que quelque chose ne résonne plus, ou n’a jamais vraiment résonné.
Ce qui ressort surtout de votre message, c’est un besoin de ne plus avancer à l’aveugle, de ne plus avoir à douter en permanence de votre ressenti. Vous cherchez un lieu où votre anxiété, votre dépression, votre histoire puissent être accueillies ensemble, sans minimisation, ni distance froide.
Votre questionnement n’est pas un échec, ni une instabilité pathologique. Il témoigne d’un désir profond d’aller mieux, et de trouver un appui qui fasse sens pour vous. Et ce désir-là mérite d’être respecté.
8 FÉVR. 2026
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Il semble y avoir un cumul, une anxiété ancienne, installée et une dépression qui s’est progressivement imposée. Le fait que cela n’ait pas été clairement accompagné jusque-là peut renforcer le sentiment de solitude et de perte de repères que vous ressentez.
Changer de psy n’est pas forcément fuir. La vraie question est plutôt : vous sentez-vous entendue, soutenue et guidée vers des solutions concrètes ? Un accompagnement aidant devrait vous apporter au minimum de la clarté, une alliance sécurisante et même doucement, du mouvement.
Si aujourd’hui vous ressentez surtout de l’indifférence ou l’impression d’avancer seule, il est légitime de vous interroger sur un autre type d’accompagnement, peut-être plus actif et orienté solutions, qui prenne en compte à la fois votre anxiété, vos émotions et votre capacité à aller mieux...
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
Ce que vous décrivez est décourageant, c’est normal de se sentir perdu et seul après tant d’essais. Chercher de l’aide, s’y engager, puis se heurter à des impasses ou des ruptures de lien, c’est très éprouvant, surtout quand on va déjà mal.
Changer de psychologue n’est pas un échec, ni la preuve que vous résistez à la thérapie. Cela peut simplement signifier que la rencontre humaine, l’approche ou le cadre ne correspond pas à ce que vous avez besoin. Le lien thérapeutique est central, quand il se fragilise ou que vous ne vous sentez pas entendue, il est logique que la confiance s’effondre. Parfois il peut arriver qu’une misscommunication est à l’oeuvre et dans ces cas là, il est primordiale de lui en parler directement pour pouvoir vous positionnez après sa réponse.
Votre sentiment d’anxiété intense, de dépression et le fait de ne pas vous sentir reconnu peut renforcer votre vécu d’abandon. Le diagnostic posé par votre médecin et le traitement peuvent aider à stabiliser mais ils ne remplacent pas un espace de parole sécurisant, où votre souffrance est accueillie et travaillée.
La question serait plutôt est ce que je me sens soutenue, écouté, entendu ?
Trouver la bonne personne peut prendre du temps, et ce temps là ne dit rien de votre valeur ni de votre volonté à aller mieux.
Vous n’êtes pas en train d’échouer dans votre démarche, vous continuez à chercher de l’aide malgré tout, et c’est un signe de lucidité et de courage.
Si vous le souhaitez je reste à votre écoute.
Margaux Jarrige
8 FÉVR. 2026
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Bonjour,
La réponse est en vous et vous l’exprimer dans votre dernière phrase.
La relation thérapeutique se vit à 2 entre le psychothérapeute et le client. C’est pour cela que le premier rendez-vous est très important car à l’issue de celui-ci, personnellement, je pose toujours la question à savoir:
Comment s’est passé le Rv avec moi et avez-vous envie de continuer avec moi ?
Intérieurement, je me pose la meme question:
Est ce que je me sens capable de vous accompagner et de vous apporter ce que vous attendez ?
L’honnêteté de cette analyse fera la réussite des prochains rendez-vous.
En établissant cette relation de confiance, vous viendrez déposer vos douleurs, émotions, pensées qui ensuite feront que vous irez vers une réparation intérieure. L’objectif est le bonheur et d’être acteur de votre vie ! Ne plus la subir.
Cependant, cela prend du temps car souvent il y a des résistances. On appelle cela des ajustements conservateurs en Gestalt, qui se sont créés à un moment de votre vie pour vous protéger. Dans « l’Ici et maintenant », ils n’ont plus lieu d’être et empêchent d’avancer vers un épanouissement intérieur et extérieur.
Ce travail se fait en parallèle de celui du psychiatre quand il le faut. Le psychiatre est médecin et soigne l’urgence d’une dépression par des médicaments.
Le psychothérapeute soigne la cause ou les raisons qui sont en vous.
Le travail est complémentaire.
Pour finir, je me tiens disponible si vous souhaiter poursuivre cet échange.