Je me concentre sur des choses qui se frictionnent + reçois des sensations

Réalisée par Adeems67 · 7 avril 2026 Aide psychologique

Bonsoir, alors je viens vous faire part d'un problème qui dure maintenant depuis 5 ans (j'ai 19 ans). Je vais essayer de vous expliquer tout ça le plus clairement possible, car ce que je vais vous dire va vous paraître insensé et illogique. Je vais donc faire du mieux que je peux. Je viens écrire ici car cela est parti de pas grand-chose et s'est tellement étalé que je suis à bout et n'en peux plus. Je vous demande donc de bien prêter attention à ce que je vais vous dire, et si quelqu'un a ne serait-ce qu'une idée de ce qui m'arrive, j'en serais ravi car je me perds vraiment dans tout ça et n'ai aucune idée de ce qui m'arrive.

Je vais donc commencer. Tout commence donc il y a 5 ans, quand on m'a diagnostiqué un diabète de type 1. Je suis donc resté deux semaines à l'hôpital et un soir, alors que je regardais un film sur Netflix, j'ai été pris d'une sensation assez bizarre qui, pour vous la décrire de ce dont je me rappelle, était ressentie comme un profond mal-être et que tout allait changer, comme une sorte de lourdeur et une distance avec la vie, sensation qui me suit encore aujourd'hui. De plus, il y a eu cette pensée intrusive qui a concentré toute mon attention, et surtout mon cerveau, sur chaque image qui passait, comme si chaque fraction de seconde qui faisait passer les images les unes après les autres était plus importante que tout ce qui se passait autour, comme si entre chaque image qui passait un danger s'y préparait. Bon, bizarre, je n'y prête pas forcément attention et finis par m'endormir. Je ne m'attendais pas à ce qui allait se passer par la suite.

Les deux semaines à l'hôpital se finissent, je rentre donc chez moi et je me rappelle qu'après mes deux semaines passées, la vie avait pris un goût différent, comme si j'avais changé. Je me rappelle être parti me laver les mains et ensuite m'essuyer sur une serviette, et je ne sais pas pourquoi mais le fait de m'essuyer sur cette serviette a provoqué comme une sensation bizarre, une sorte d'empressement, suivie de très légères bouffées de chaleur, comme si la sensation de mes mains sur la serviette me dérangeait. Très bizarre, je vous l'accorde. Je pars donc ensuite dans la cuisine et je pleure car je pense que le surplus d'émotions dû à mon diagnostic du diabète m'a juste fait craquer, car je ne comprenais pas ce qui s'était passé.

Suite à ça, la semaine est passée et je me rappelle qu'un jour, étant dehors, mon cerveau se focalisait sur les gens qui marchaient avec la même pensée/sensation que quand j'étais à l'hôpital, mais cette fois différente. C'est comme si chaque contact entre la chaussure d'une personne et le sol provoquait cette attente/danger qu'il allait se passer quelque chose. Et c'est là où j'ai remarqué que le fait qu'il y ait une friction entre une chose et une autre, ou un contact, me provoquait cette même sensation qui me suit encore aujourd'hui, à chaque fois mais à différents degrés. Ce qui vous paraît totalement insensé et illogique, enfin c'est n'importe quoi, rassurez-vous, moi aussi tout ce qui m'arrive depuis le début ne fait pas sens pour moi et est illogique.

Je pense que c'est à partir de là que les choses ont vraiment commencé à attirer mon attention. Je vais essayer de la faire courte car si je rentre dans tous les détails cela risque d'être infiniment long. Donc, comme je disais, cette sensation a commencé à s'étaler sur plein de choses du quotidien où il y avait cette friction, mais parfois la sensation se multipliait, par exemple des doigts qui se touchent, ou des doigts sur une feuille de papier, ou un pied sur un ballon de foot, plein de choses. Mais par exemple, quand le pied de la personne touche le ballon avec l'extrémité de ses doigts de pied, la sensation se multipliait comme s'il y avait une urgence que je ressente quelque chose. Je vous jure, j'ai l'impression d'être fou en vous disant ça. En revanche, la sensation est beaucoup moins forte quand il s'agit de moi.

Enfin bref, avant de vous raconter la suite, il faut savoir que j'ai toujours eu un problème avec le fait de toucher une craie ou quelque chose de rouillé car je ne sais pas si vous voyez de quelle sensation je parle, mais au toucher la sensation est différente, comme trop directe avec la peau. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, lavez-vous les mains et touchez une feuille en papier : la sensation sur les doigts ou la main n'est pas la même que si vous aviez les mains sèches. Enfin, pour dire que cette sensation m'a toujours été désagréable, comme une craie qui grince contre un tableau ou des ongles qui frottent un tableau. Le problème étant que j'arrivais à faire abstraction de cette sensation avant ce problème, mais depuis que mon problème a commencé, cette sensation s'est multipliée par 10.

De plus, les pensées étaient à un moment donné tellement fortes que cela m'a provoqué comme une réaction dans le corps. Je me rappelle que cette sensation est, vous voyez quand vous avez très faim et que votre ventre se met à gargouiller, c'était la même pour moi mais en moins fort. Donc quand la pensée était tellement forte, mon corps provoquait cette réaction et il le faisait tout seul. Donc quand j'entendais ce gargouillement ou le ressentais, c'était signe que la pensée était tellement forte qu'elle m'en provoquait des sensations et c'était à partir de là que je me sentais vraiment mal, comme si mon cerveau avait appris réaction = je me sens mal. Il est donc pour moi très compliqué de me sentir bien quand la réaction/gargouillement est là. Les seuls moments où je me sens vraiment bien sont les moments où je ne ressens rien. Les pensées fusent mais j'arrive à bloquer cette pensée = sensation.

Il m'est donc arrivé plusieurs expériences très particulières. Il y avait par exemple cette période où quand je finissais de me doucher je ressentais comme des picotements de partout sur le corps car je ressentais la même désagréable sensation dont je vous parlais tout à l'heure, mais là sur tout le corps. Je me sentais donc vraiment mal car encore une fois je ne comprenais pas ce qui se passait et je me sentais donc bien seulement quand mon corps redevenait sec.

Ou encore cette nuit où une pensée intrusive est arrivée due à un gargouillement : "Et pourquoi pas avoir ces gargouillements à chaque fois que je touche quelque chose ?" À partir de là, la pensée m'a fait peur, mon cerveau s'y est accroché comme un fou et j'ai commencé à avoir ces gargouillements à chaque fois que je touchais quelque chose. J'ai donc paniqué et ai réussi à me calmer en n'y pensant plus du tout.

Ou encore ce jour où j'étais en salle informatique et il y avait un camarade de classe qui, à chaque clic de sa souris, retenait mon attention. C'est comme si mon cerveau attendait impatiemment qu'il clique sur sa souris et que quelque chose allait arriver.

Enfin bref, je suis resté comme ça pendant 4 ans, où tellement de choses me sont arrivées que je ne pourrais vous les dire, mais chaque expérience ne faisait qu'empirer le problème et prenait plus de place. Ajoutez à ça le fait que je sois en dépression, que j'aie énormément de mal à me concentrer car chaque petite chose retient mon attention. De plus, je me sens également très triste chaque jour. Je me rappelle d'une période où je pleurais presque chaque jour en repensant à ma situation. J'ai aussi été harcelé pendant 2 ans au collège, mon père était violent, harcèlement qui m'a beaucoup marqué, mais je ne sais pas si ce que je vis vient de là.

Je pense peut-être à quelque chose de plus profond mais je n'arrive pas à savoir quoi. Et de plus, tout ça fait partie du passé donc comment cela est-il possible que mon cerveau crée toutes ces choses illogiques ? Ou suis-je peut-être atteint d'une maladie ? Mais aucune maladie ne décrit ce que je vis. Ce qui s'en rapproche le plus sont les TOC, mais de tout ce que j'ai vu rien ne décrit ne serait-ce que 5 % de ce qui m'arrive. Je vis aussi de la déréalisation/dépersonnalisation très sévère, ce qui est, je pense, une des choses les plus horribles à vivre.

Enfin bref, je vais finir sur ça. Il y a donc peu de temps, je dirais 4 ou 5 mois, tout a changé mais d'une manière vraiment fatale. Alors il faut savoir que je suis actuellement en année sabbatique et compte reprendre les études l'année prochaine. Je reste donc souvent à la maison et le fait de rester souvent seul a comme accéléré le processus.

Alors j'étais parti dormir chez mes grands-parents et il y a eu ce soir où j'essayais de dormir mais mon cerveau se concentrait sur mes pieds qui touchaient l'oreiller. J'ai donc fait comme d'habitude et essayé de faire abstraction sauf que cette fois ce n'était pas pareil. La pensée était tellement forte qu'il était impossible de m'en décoller. À ça se sont ajoutés mes gargouillements du ventre et une montée de stress inimaginable.

Et là, tout d'un coup, plein de pensées intrusives ont commencé à s'installer, chose que je n'avais jamais connue. Et ce n'étaient que des pensées concernant la sensation et la réaction. Cela m'a donc gardé réveillé toute la nuit et j'en ai fait une nuit blanche. De retour chez moi, tout avait changé : les pensées s'accompagnaient maintenant d'une montée de stress et elles me provoquaient maintenant des réactions sur différentes parties de mon corps. Les gargouillements étaient devenus plus rares et maintenant mon corps réagissait sur différentes parties (tension, picotements, fourmillements, remontée dans la gorge) juste à cause d'une friction entre telle et telle chose.

Et rajoutez à ça toutes ces pensées qui ne tournent maintenant qu'autour de ça et qui vont toujours plus loin. Il y a eu par exemple ce soir où j'ai eu une pensée : mon doigt touche l'oreiller et si j'avais mal à la tête ? De là, la pensée était tellement forte qu'une sorte de tension s'est installée sur le côté de ma tête. Le problème est que même quand je n'y pensais plus, la douleur, pas très forte, était là. De là, j'ai commencé à paniquer car je me suis dit : comment cela est-il possible que juste à cause d'une pensée mon corps crée une sensation physique et qui reste ?

Je me suis donc dit comment cela est-il possible et ai commencé à donner de plus en plus de crédibilité à mes pensées comme si elles avaient un vrai impact dans le monde réel. Voilà, et à l'heure où je vous parle mes journées sont les mêmes. Je pense toujours aux mêmes choses, j'essaie de me rassurer le moins possible, tout tourne autour de ça. C'était mon gros problème.

Désolé pour tout ce que j'ai écrit, c'est la première fois que je me livre autant et dans les détails qu'aujourd'hui. Voilà, j'espère que quelqu'un aura peut-être une idée de ce qui m'arrive ou qui aurait déjà fait l'expérience de cela, même si j'ai très peu d'espoir. Si vous avez besoin de plus de détails ou d'informations, n'hésitez pas car il y a encore tellement de choses que je pourrais vous dire.

J'ai de l'espoir tous les jours de vivre une vie normale, juste une journée où je n'y pense pas. Je pense que ce qui me fait tenir le plus est le fait qu'à chaque fois je me dise : ce n'est pas grave, j'irai mieux un jour, après tout c'est tout dans ma tête.

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Meilleure réponse 8 AVRIL 2026

Bonjour
Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant ce que vous traversez.
Les manifestations que vous décrivez, bien qu’intenses et déstabilisantes, correspondent à des mécanismes psychiques bien identifiés. On retrouve généralement une interaction entre pensées intrusives, focalisation accrue sur les sensations corporelles et anxiété, pouvant s’inscrire dans un fonctionnement proche de certains troubles obsessionnels, parfois associé à des sensations de déréalisation.
Le cerveau peut, dans ces contextes, produire et amplifier des perceptions physiques à partir des pensées, ce qui rend l’expérience particulièrement marquante et difficile à prendre à distance.
Vous n’êtes pas seul dans ce type de fonctionnement, même si cela peut être très envahissant, il existe des approches thérapeutiques adaptées.
Un accompagnement par un professionnel, notamment formé aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), serait pertinent. Cela permet de mieux comprendre ces mécanismes, de modifier la relation aux pensées et de diminuer progressivement l’intensité des sensations.

Cabinet Morgane Muller thérapeute en ligne

Morgane Muller Psy sur Chantilly

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HIER, 11 AVRIL 2026

Bonjour,

Merci pour votre message. On sent à quel point vous avez essayé de comprendre, de tenir, de mettre du sens… et à quel point vous êtes épuisé aujourd’hui.

Je vais vous dire quelque chose d’important, très clairement : vous n’êtes pas en train de devenir fou.

Ce que vous décrivez est impressionnant à vivre, mais ça correspond à des mécanismes que l’on connaît. Il y a plusieurs choses qui se mélangent chez vous : des pensées qui s’imposent, une attention qui se fixe sur des sensations très précises, et un corps qui finit par réagir réellement à ces pensées. Et plus vous essayez de contrôler ou de comprendre, plus ça s’amplifie.

Au départ, il y a probablement eu un choc important avec l’annonce du diabète. Votre cerveau a enregistré une forme de danger, et il s’est mis en “hyper vigilance”. Ensuite, il a commencé à surveiller des détails, puis des sensations, puis des contacts… et petit à petit, il s’est enfermé dans ce fonctionnement.

Ce que vous décrivez autour des frictions, des sensations amplifiées, des réactions corporelles liées aux pensées, du fait que votre attention reste bloquée dessus… ça ressemble beaucoup à un trouble anxieux avec des mécanismes obsessionnels très envahissants, associés à de la déréalisation.

Et ce point est essentiel :
le fait que votre corps réagisse à vos pensées, ce n’est pas dangereux. C’est quelque chose que le cerveau est capable de faire quand il est sous tension. Plus vous y prêtez attention, plus il renforce le circuit.

Le vrai piège dans lequel vous êtes aujourd’hui, c’est que vous essayez de comprendre et de contrôler ce qui vous arrive. Et c’est exactement ce qui entretient le problème. Votre cerveau cherche des réponses, analyse, anticipe… et du coup, il reste bloqué dessus en permanence.

C’est pour ça que vous avez cette impression que tout s’étend, que ça touche de plus en plus de choses, et que ça prend toute la place.

Mais il y a un point très rassurant dans ce que vous dites : vous avez encore des moments où ça redescend, où vous vous sentez mieux. Ça veut dire que votre système peut se calmer. Il n’est pas “cassé”.

Par contre, vous ne pourrez pas vous en sortir seul en continuant à lutter comme vous le faites depuis 5 ans. Vous avez tenu, mais là vous êtes à bout, et c’est normal.

Ce que vous vivez se travaille, vraiment. Avec des approches adaptées, on peut apprendre à désamorcer ces mécanismes, à relâcher l’attention, à diminuer l’impact des pensées et des sensations. Ça ne disparaît pas en un jour, mais ça évolue.

Je vous encourage vraiment à vous faire accompagner par un professionnel formé à ces problématiques. Pas quelqu’un qui va juste écouter, mais quelqu’un qui connaît ces fonctionnements-là.

Vous avez déjà fait quelque chose de très important aujourd’hui : mettre des mots précis sur ce que vous vivez. Et ça montre que vous êtes encore très lucide, malgré tout.

Vous n’êtes pas seul, et surtout, vous n’êtes pas condamné à vivre comme ça.

Si vous en ressentez le besoin, je peux vous accompagner pour travailler là-dessus de manière concrète et progressive.

Bien à vous,

Delphine Bailly
Psychopraticienne | TCC

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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10 AVRIL 2026

Bonjour,

Je vous ai lu attentivement, et la première chose que j’ai envie de vous dire, c’est ceci :

vous n’êtes pas “fou”, vous n’inventez pas ce que vous ressentez, et ce que vous vivez n’est pas absurde, même si cela vous paraît complètement illogique de l’intérieur.

En revanche, ce que vous décrivez est très envahissant, très ancien, et suffisamment intense pour nécessiter un accompagnement réel. Il ne faut pas rester seul avec ça.

Ce que je retiens de votre message, c’est qu’il s’est installé au fil du temps une boucle entre :

l’attention
les sensations
l’angoisse
et les réactions du corps

Plus votre cerveau repère un contact, une friction, un micro-mouvement ou une sensation, plus il s’y accroche.
Plus il s’y accroche, plus votre corps réagit.
Et plus votre corps réagit, plus votre cerveau se met à surveiller.

C’est cette boucle qui semble s’être emballée au point de prendre toute la place.

Le fait qu’une pensée puisse déclencher une vraie sensation physique est très déstabilisant, mais ce n’est pas rare dans les états d’hypervigilance, d’angoisse intense, de déréalisation, ou dans certains fonctionnements obsessionnels. Le corps et le psychisme ne sont pas séparés. Une pensée peut réellement provoquer de la tension, des picotements, une gêne, une sensation dans la gorge, dans le ventre ou ailleurs.

Donc non, cela ne veut pas dire que “vos pensées ont un pouvoir magique sur le réel”.
Cela veut dire que votre système nerveux est probablement devenu extrêmement réactif.

Vous décrivez aussi plusieurs éléments importants : l’annonce du diabète, l’hospitalisation, le harcèlement, la violence du père, la dépression, la déréalisation/dépersonnalisation, l’isolement. Tout cela compte. Même si certains événements appartiennent au passé, le corps et le cerveau peuvent rester durablement en alerte.

Je ne poserais pas un diagnostic à distance, ce ne serait pas sérieux.
Mais ce que vous décrivez peut faire penser à un mélange de :

forte anxiété
hypervigilance
pensées intrusives
mécanismes obsessionnels
et manifestations dissociatives

Et comme cela dure depuis 5 ans avec une aggravation récente, cela mérite à mon sens un double regard :

un médecin, pour vérifier ce qui doit l’être sur le plan somatique et neurologique
un psychologue ou un psychiatre, idéalement habitué aux troubles anxieux, aux TOC, aux états dissociatifs et au psychotraumatisme

Je vous le dis franchement : ce n’est pas quelque chose à banaliser, mais ce n’est pas non plus une condamnation. Ce sont des mécanismes qui peuvent s’apaiser et se travailler.

Le point positif dans votre message, c’est que malgré votre épuisement, vous gardez une part de lucidité et d’espoir. Et cette phrase que vous écrivez à la fin est importante : vous espérez encore aller mieux. Cette part-là est précieuse.

Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de trouver seul “le nom exact” de tout ce que vous vivez, ni de vous battre en permanence contre chaque sensation. L’enjeu est de vous faire aider sérieusement, parce que votre quotidien est trop envahi.

Vous avez déjà fait une chose essentielle : mettre des mots précis sur ce que vous traversez. Maintenant, il faut que cela soit accueilli dans un cadre thérapeutique où vous n’aurez pas à porter ça seul.

Prenez soin de vous.

Ingrid Pommier Psy sur Bordeaux

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9 AVRIL 2026

Bonsoir,

Je vous ai lu avec beaucoup d’attention, et ce que vous décrivez est à la fois très précis, très envahissant… et profondément éprouvant à vivre au quotidien. On sent à quel point cela vous épuise et vous isole depuis plusieurs années.

D’abord, je voudrais vous dire quelque chose d’important : le fait que cela vous paraisse “insensé” ne signifie pas que cela ne fait pas sens. Votre expérience est déroutante, mais elle n’est pas absurde pour autant. Elle mérite d’être entendue et comprise.

Ce qui ressort de votre message, c’est à la fois une hyper-focalisation sur certaines sensations (les contacts, les frottements, les micro-mouvements), des pensées qui viennent s’y accrocher, et un corps qui réagit de plus en plus fortement à ces phénomènes. Comme si quelque chose, au départ discret, avait progressivement pris toute la place.

Vous évoquez aussi un moment de bascule très net, autour de votre hospitalisation et de l’annonce du diabète. Ce type d’événement peut représenter un choc important, parfois difficile à intégrer psychiquement, surtout à un âge où beaucoup de choses sont déjà en train de se transformer intérieurement.

Autrement dit, il est possible que votre psychisme ait trouvé là une manière de “traiter” une tension ou une angoisse devenue trop forte : en la déplaçant vers le corps, vers les sensations, vers ces phénomènes de friction et d’attention extrême. Cela ne veut pas dire que “tout est dans votre tête” au sens où vous l’imaginez, mais plutôt que votre corps et votre esprit fonctionnent ensemble, et que quelque chose cherche à se dire à travers ces manifestations.

Le fait que les pensées puissent déclencher ou amplifier des sensations physiques n’a rien d’exceptionnel en soi. Dans certaines situations, le corps peut réagir très directement à ce qui se passe psychiquement, surtout quand l’angoisse est intense ou ancienne. Cela peut donner l’impression que la pensée “crée” la sensation, ce qui est très déstabilisant.

Vous mentionnez aussi de la déréalisation, une tristesse importante, un passé marqué par du harcèlement et de la violence. Ce sont des éléments qui comptent, et qui peuvent contribuer à rendre le terrain plus sensible, plus vulnérable à ce type d’envahissement.

Concernant votre question sur un éventuel trouble, il ne serait pas sérieux de poser un diagnostic à distance. Certains aspects de ce que vous décrivez peuvent effectivement faire penser à des mécanismes proches des troubles obsessionnels ou anxieux, mais cela ne suffit pas à résumer ce que vous vivez.

La vraie question n’est peut-être pas seulement “quelle maladie ai-je ?”, mais aussi : qu’est-ce que ce fonctionnement vient contenir, éviter ou exprimer aujourd’hui dans votre vie ?

Ce que vous traversez ne doit pas rester seul. Un travail thérapeutique pourrait vraiment vous aider, non pas à “faire disparaître” brutalement ces sensations, mais à comprendre ce qui se joue derrière, à apaiser progressivement votre rapport à ces pensées et à votre corps, et à retrouver de l’espace intérieur.

Si cela vous est possible, je vous encouragerais à vous rapprocher d’un psychologue ou d’un psychanalyste avec qui vous pourriez déposer tout cela dans un cadre régulier. Étant donné l’intensité de ce que vous décrivez, un avis médical (médecin ou psychiatre) peut aussi être utile, notamment pour évaluer l’impact global sur votre santé et vous accompagner si besoin.

Vous n’êtes pas “en train de devenir fou”. Vous êtes confronté à quelque chose qui vous dépasse aujourd’hui, mais qui peut être travaillé et compris.

Le fait que vous continuiez à espérer, malgré tout, est précieux. Cela montre qu’une partie de vous tient, et cherche une issue.

Nathalie LOPEZ Psy sur Mallemort

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8 AVRIL 2026

Bonjour Monsieur,
Je suis sensible à votre description et mesure l'effort que vous avez produit pour être le plus explicite possible. Je comprends à la lecture de votre récit que vous avez subit un choc et que les termes que vous utilisez à plusieurs reprises: danger , crainte que quelque chose arrive... illustre clairement ce trauma. Excluant les symptômes normaux liés à votre pathologie( picotements, extrême sensibilité), je pense que vous éprouvez les conséquences d' un choc post traumatique et qu'il serait bon que vous soyez accompagné pour " digérer" ce qui vous arrive. Ne restez pas seul , vous frôlez les attaques de panique, mais vous n'êtes pas en train de perdre la raison, vous avez besoin d'être entouré accueilli et contenu pour affronter votre réalité.
Courage.
CS gestalt thérapeute

Claire Sackstetter Psy sur Moirax

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8 AVRIL 2026

Bonsoir,

Je vais abonder dans le sens de certains de mes collègues, en supposant que l'annonce du diagnostic + hospitalisation a servi de catalyseur et fait emmerger un symptôme dans l'après-coup. Quelque chose qui ne se dit pas et cherche à se faire entendre, s'est manifesté dans le corps. Il y a quelque chose de l'ordre de la conversion.
"Ça" parle en tout cas: de toucher, de mise en contact avec ce qui ne doit pas se mélanger, de tabou peut-être, ou de friction à entendre comme conflit ? Il est peut-être temps d'écouter ce que vous avez à (vous) dire et de revenir sur les évènements marquants de votre vie qui vous influencent peut-être encore à votre insu. Une analyse personnelle vous aiderait à vous soulager de vos symptômes.
Je reste à votre écoute.
Bien à vous,
M. Vaillant

Julien Vaillant Psy sur Lieusaint

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8 AVRIL 2026

Merci pour votre message, et surtout pour la confiance que vous accordez en mettant des mots aussi précis sur ce que vous vivez.
On sent à quel point cela prend de la place pour vous depuis longtemps, et combien c’est éprouvant au quotidien.

En vous lisant, je suis particulièrement touchée par cette manière dont votre expérience se joue à la fois dans le corps, dans les sensations et dans les pensées, comme si tout s’entremêlait et s’auto-alimentait. Vous décrivez très finement ce qui ressemble à une boucle : votre attention se pose sur un contact ou une friction, une sensation apparaît, puis une inquiétude ou une attente, qui vient à son tour amplifier la sensation et capter encore davantage votre attention.

Même si cela vous semble “illogique”, ce que vous vivez correspond à des mécanismes que l’on rencontre dans certains états d’anxiété intense, avec des pensées intrusives et une hypersensibilité corporelle. Le cerveau, dans ces moments-là, peut effectivement produire et renforcer des sensations physiques à partir de l’attention et des pensées, ce qui donne cette impression très troublante que “tout devient réel dans le corps”.

Vous évoquez aussi des moments de déréalisation, ainsi que des événements marquants dans votre histoire (le diagnostic de diabète, le harcèlement, la violence). Ce sont des expériences qui peuvent laisser une empreinte profonde et maintenir une forme d’hypervigilance, où le corps et l’attention restent comme en alerte.

Ce qui me paraît important de vous dire, c’est que vous n’êtes pas en train de devenir “fou”. Vous êtes plutôt face à un système qui s’est emballé et qui aujourd’hui tourne en boucle, malgré vous.

Dans l’approche gestaltiste, on ne cherche pas d’abord à faire disparaître ces phénomènes mais à venir soutenir votre capacité à être en contact avec ce que vous vivez, sans vous laisser complètement happer par ces automatismes. Par exemple, il peut être aidant d’observer, avec douceur : qu’est-ce qui se passe juste avant que la sensation arrive ? comment votre corps réagit-il précisément ?
quelles émotions sont présentes à ce moment-là ?

L’idée n’est pas d’analyser ou de contrôler, mais de remettre un peu de présence là où aujourd’hui tout semble partir très vite et vous échapper.

Cela dit, au vu de l’intensité de ce que vous décrivez, il me semble vraiment important que vous puissiez être accompagné. Un travail thérapeutique permettrait de comprendre plus finement ces mécanismes et surtout de retrouver progressivement de l’apaisement et de la sécurité intérieure.

Vous dites garder l’espoir d’aller mieux, et c’est quelque chose de très précieux. Ce que vous vivez aujourd’hui, aussi envahissant soit-il, peut évoluer.

Je reste disponible si vous souhaitez continuer à déposer ici ce que vous traversez. Et si vous en ressentez le besoin, vous pouvez également vous faire accompagner par un professionnel avec qui vous vous sentirez en confiance.

Prenez soin de vous. Clémence de La villeguérin

Clemence de la Villeguerin Psy sur Marseille

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8 AVRIL 2026

Bonsoir,

Merci pour votre message et pour la précision de votre témoignage. Ce que vous décrivez est très éprouvant, mais il est important de vous rassurer : vous ne perdez pas la raison.

Les symptômes que vous évoquez (pensées intrusives, focalisation sur les sensations, amplification des perceptions, réactions corporelles liées aux pensées, déréalisation) correspondent très probablement à un trouble anxieux avec composante obsessionnelle, associé à un état d’hypervigilance.

Dans ce type de fonctionnement, le cerveau se met à analyser des sensations normalement automatiques (comme le contact ou les frottements), et plus l’attention se porte dessus, plus elles deviennent intenses. Il est également fréquent que l’anxiété provoque de véritables manifestations physiques (tensions, picotements, sensations internes), ce qui peut être très déstabilisant mais reste sans danger.

Le début de vos symptômes dans un contexte de stress important (diagnostic médical, hospitalisation, antécédents de harcèlement et environnement familial difficile) est cohérent avec ce type de trouble.

Une prise en charge adaptée est fortement recommandée. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont particulièrement efficaces pour ce type de problématique, notamment pour travailler sur les pensées intrusives et la focalisation excessive sur les sensations. Un avis psychiatrique peut également être envisagé si les symptômes sont très envahissants.

Vous avez déjà fait un pas important en mettant des mots sur ce que vous vivez. Avec un accompagnement adapté, il est tout à fait possible de retrouver un apaisement.

Bien à vous.

Yahia bacha farah Psy sur Aubervilliers

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8 AVRIL 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez peut sembler déroutant, parfois même “illogique”, et surtout très angoissant à vivre au quotidien. Mais il est important que vous sachiez une chose essentielle dès le départ : ce que vous traversez n’est pas incompréhensible, et cela correspond à des mécanismes que l’on connaît bien.

Concernant le diabète type 1, il peut effectivement, avec le temps, entraîner une atteinte des nerfs (neuropathie), pouvant provoquer des picotements, des brûlures ou une sensibilité accrue. Cependant, ces manifestations sont en général localisées (souvent aux pieds ou aux mains), assez stables dans le temps, et surtout indépendantes des pensées ou de l’attention. Elles ne provoquent pas non plus de pensées envahissantes ni ce lien très fort que vous décrivez entre ce que vous pensez et ce que vous ressentez.

Autrement dit, cela ne correspond pas vraiment à ce que vous vivez.

Ce qui ressort de votre histoire, c’est plutôt quelque chose de très humain : à un moment donné — probablement lors de l’annonce de votre diabète — votre cerveau a été confronté à un stress important, peut-être même un choc. À partir de là, il a pu se mettre en état d’alerte. Une première sensation inhabituelle est apparue, vous l’avez remarquée (ce qui est tout à fait normal), mais peu à peu votre attention s’y est accrochée. Et plus l’attention se fixe, plus les sensations prennent de la place.

C’est là qu’un cercle se met en place, sans que vous l’ayez voulu. Le cerveau commence à surveiller, à analyser, à anticiper. Les sensations deviennent plus présentes, plus intenses, et en retour, elles attirent encore plus votre attention. Avec le temps, ce mécanisme peut devenir envahissant et épuisant.

Ce que vous décrivez évoque des mécanismes proches du trouble obsessionnel compulsif, notamment dans une forme centrée sur les sensations, associés à une forte hypervigilance. Cela peut aussi expliquer ces pensées qui s’imposent à vous, ces scénarios qui semblent prendre trop de place, et cette impression que votre corps réagit directement à ce que vous pensez.

Et sur ce point, il est vraiment important de vous rassurer : oui, le corps peut réagir aux pensées. Ce n’est pas “dans votre tête” au sens où ce ne serait pas réel — les sensations que vous ressentez sont bien là. Mais elles sont générées par le système nerveux, notamment dans des états de stress ou d’alerte. C’est le même principe que lorsqu’on a mal au ventre sous l’effet de l’angoisse ou que le corps se met à trembler face à la peur.

Les états dissociatifs que vous décrivez — ce sentiment de distance, d’étrangeté, de décalage avec la réalité — s’inscrivent aussi dans ce tableau. Ils apparaissent souvent lorsque le cerveau est dépassé par le stress ou fonctionne en mode “protection” sur une longue durée. Cela peut être très perturbant, mais là encore, c’est quelque chose de connu et de réversible.

Votre parcours de vie peut aussi avoir joué un rôle. Même si certains événements sont passés, le cerveau ne “tourne pas la page” aussi simplement. Il peut rester en alerte, continuer à chercher des signes de danger, et s’accrocher à des détails qui auparavant passaient inaperçus.

Aujourd’hui, ce qui entretient surtout la difficulté, ce n’est pas vous, ni un “problème irréversible”, mais ce cercle qui s’est installé : plus vous observez, cherchez à contrôler, plus votre cerveau considère que ces sensations et ces pensées sont importantes… et plus il les maintient.

Ce que vous vivez est très éprouvant, et le fait que cela dure depuis longtemps explique aussi votre fatigue et votre découragement. Mais il y a des éléments vraiment positifs dans ce que vous exprimez : vous avez une grande lucidité sur ce qui vous arrive, vous arrivez à mettre des mots précis dessus, et malgré tout, vous gardez une forme d’espoir. Ce sont des points très précieux.

Il serait vraiment important que vous puissiez être accompagné, sans rester seul face à tout cela. Un professionnel formé à l’anxiété et aux TOC pourra vous aider à comprendre plus en profondeur ces mécanismes et surtout à en sortir progressivement. Un suivi avec un psychologue est une bonne base, et un avis d’un psychiatre peut aussi être utile.

Même si aujourd’hui tout cela prend beaucoup de place, cela ne définit pas votre avenir. Ce sont des mécanismes appris… et ce qui a été appris peut aussi se désapprendre, avec le bon accompagnement.

Je vous souhaite du courage.

Daria Surova Bénédite Psy sur Orléans

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8 AVRIL 2026

Bonjour Caam19,
Merci pour votre message. Franchement, ce que vous décrivez est impressionnant à vivre, mais ce n’est pas incohérent ni « fou ». Vous n’êtes pas en train de perdre pied, même si ça peut en donner l’impression.
Ce qui ressort surtout, à mon avis, c’est un système qui s’est installé entre vos pensées, votre attention et votre corps. Plus votre cerveau se focalise sur un détail (un contact, une sensation, un mouvement), plus ça prend de place, et plus le corps réagit. Et du coup, renforce encore l’attention… et la boucle tourne et s'auto-alimente.
Les sensations que vous décrivez sont réelles, mais elles ne sont pas dangereuses. C’est comme si votre système nerveux était devenu hypersensible et sur-interprétait plein de choses du quotidien.
Les pensées intrusives, le fait de ne pas réussir à décrocher, la peur que ça ait un effet réel sur votre corps… tout ça, on le retrouve dans certains fonctionnements proches des TOC et de l’anxiété, parfois avec de la déréalisation quand ça dure longtemps.
Le contexte que vous évoquez (le diabète, le harcèlement, votre histoire familiale) a probablement fragilisé quelque chose, et votre cerveau a trouvé cette manière de fonctionner. C'est une forme de défense.
La bonne nouvelle, c’est que ça se travaille. Ce n’est pas figé, et vous pouvez aller mieux. Mais il ne faut pas rester seul avec ça.
Je ne saurais trop vous encourager à engager un travail de psychothérapie avec un professionnel qui puisse vous entendre, vous comprendre et vous accompagner dans la compréhension des origines de votre problème.

En espérant que ces conseils vous apportent l’aide souhaitée.

Je reste à votre écoute.

Michel Raffoul
Psycho-praticien en Analyse transactionnelle
Séances en présentiel à Paris XIIIe ou en distanciel en visio

Michel Raffoul Psy sur Paris

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8 AVRIL 2026

Bonjour,

Ce message est en doublon avec celui d’hier. Je ferais donc la même réponse que dans le message précédent. Je vous invite à consulter une spécialiste de l’hypersensibilité qui semble aujourd’hui vous déranger en ce qui concerne le toucher principalement. Vous pouvez également voir un psychiatre qui vous aidera avec un traitement adapté aux symptômes que vous décrivez.
Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous faire aider.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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8 AVRIL 2026

Bonjour,
Merci pour cette description bien détaillée.
La première question que je me pose serait : est-ce que vous prenez des médicaments depuis le début du diabète, y aurait-il eu des effets secondaires ? En avez-vous parlé à votre médecin ?
Dans tous les cas je vous invite à prendre rendez-vous avec un psychiatre pour un diagnostique plus poussé.

À mon niveau, je commencerai d'abord par soigner les blessures psychiques que la violence de votre père a pu engendrer chez vous. De même que le harcèlement à l'école. Pour cela je vous invite à vous faire accompagner par un-e thérapeute afin de soigner cette blessure en hypnose Ericksonniene ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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8 AVRIL 2026

Bonjour Adeem,
Merci pour ce long témoignage de ta souffrance et de ton besoin de bien être compris et entendu dans les symptômes que tu décris très bien.
Tu es au bon endroit car il y a plein de professionnels de la psychologie ici et rassure toi déjà, tout ce que tu écris, n'est pas "insensé et illogique". Ton mental et ton ton corps t'envoient des messages et t'aident. Même si cela créée de la souffrance, de l'angoisse et de l'incompréhension de ta part car tu y vois de l'inadaptation à la vie, tu peux être aidé pour accueillir ces messages qui viennent profondément de toi. Ces messages peuvent être entendus, accueillis, et avec leur boite à outils, les psychologues ou psychopraticiens peuvent t'accompagner. Le chemin sera peut-être long et difficile, mais en envoyant ce long mail, tu es déjà sur ce chemin. Cela est très courageux et chaque cas est unique.
Pour reprendre tes derniers mots, "après tout c'est tout dans ma tête", je rajouterais "et dans ton corps". Et dans le "aprés tout," il faut connaître ce qu'il y a dans ce "TOUT" que tu écris. Comme une signature de fin de message qui inviterait le thérapeute à t'accompagner pour aller regarder ce "tout". J'entends dans tes mots précédents qu'il y a un sujet autour du toucher, de la friction, des sensations...
Bienvenue en conclusion car pleins de gens peuvent t'écouter et t'apporter une aide précieuse ici!

Jean-michel FOURNIER Psy sur Paris

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8 AVRIL 2026

Bonjour,

J'aimerais vous dire qqch d'essentiel : vous n'êtes pas en train de devenir fou. Ce que vous vivez est très perturbant, envahissant et épuisant, mais ça s'explique, même si ça à l'air incohérent pour le moment.

On sent à quel point vous est pris dans une boucle difficile, où pensées, sensations et réactions du corps se mélangent sans vous laisser de pause. Et souvent, plus vous essayez de comprendre ou de contrôler, plus ça s'amplifie. C'est qqch que l'on retrouve dans certains états anxieux profonds, où le cerveau se met en hypervigilance et amplifie tout.

Le fait que tout est commencé à un moment fragile (le diagnostic, l'hôpital), puis que cela ce soit installé avec le stress, l'isolement, votre vécu.. ce n'est pas un hasard. C'est comme si votre système intérieur était resté en alerte.

Les pensées intrusives, cette attention très forte portée aux sensations, les réactions physiques.. tout cela correspond à des mécanismes connus, proches de l'anxiété intense, parfois TOC ou de la déréalisation. Et surtout, il faut savoir une chose importante : le corps peut réellement produire des sensations physiques à partir des pensées quand l'anxiété est élevée. Donc ce que vous ressentez est bien réel, même si l'origine est psychique.

Vous n'inventez rien. Et surtout, vous n'êtes pas condamné à vivre comme ça.

Mais je ressens aussi combien vous êtes seul avec tout ça depuis longtemps... et c'est devenu trop lourd à porter seul. Ce genre de vécu a besoin d'être accompagné, avec qqun qui comprend ces mécanismes et peut vous aider à en sortir progressivement.

Il existe des chemins pour apaiser tout ça, retrouver de l'espace dans votre tête, et ne plus être prisonnier de ces sensations. Mais cela ne passe pas par le fait de lutter seul contre vos pensées.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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8 AVRIL 2026

Bonjour,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant votre expérience.

Ce que vous décrivez, bien que très impressionnant et envahissant, correspond à des troubles connus, notamment un mélange de pensées intrusives, d’hyperfocalisation sur les sensations et d’anxiété, possiblement proche de certains TOC associés à de la déréalisation. Le cerveau peut effectivement créer et amplifier des sensations physiques à partir de pensées, ce qui explique ce que vous ressentez.

Vous n’êtes pas « fou » et vous n’êtes pas seul dans ce type de vécu. Ce trouble peut devenir très prenant, mais il existe des prises en charge efficaces.

Je vous recommande vivement de consulter un professionnel (psychologue ou psychiatre), idéalement formé aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qui sont particulièrement adaptées à ce type de difficultés. Un accompagnement vous aidera à comprendre les mécanismes en jeu et à diminuer progressivement l’impact de ces pensées et sensations.

Avec une prise en charge adaptée, une amélioration est tout à fait possible.

Bien à vous.

Lorenzo Perucchi Psy sur Montpellier

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8 AVRIL 2026

Bonjour,

Merci pour ces explications qui me permettent d'imaginer que votre quotidien peut parfois être oppressant et source d' anxiété.
Il y a peut être un lien émotionnel entre votre diabète et cette hypersensibilité au bruit. Avez-vous déjà exploré cette piste ?

Si c'est votre souhait, je me tiens à votre disposition et aurais plaisir à vous accompagner.

Bien à vous,
Marine Négelé

Marine Negele Psy sur Chabeuil

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