Je me sens perdue, que faire ?

Réalisée par Besoin d'aide le 7 févr. 2018 Dépression

Bonsoir,

C'est la troisième fois que je poste sur ce site afin de vous tenir au courant de ce qui m'arrive. Je dois dire que maintenant je me sens complément perdue mais avant de vous expliquer les raisons de ce sentiments je vais vous mettre ici les deux précédents messages que j'ai posté afin que vous ne soyez pas trop perdu.


Voici le premier message :

"Consultez sans l'accord de nos parents lorsqu'on est mineure, est-ce possible ?

Réalisée par Besoin d'aide le 4 févr. 2018 · 3 réponses · Hypnose

Bonjour,

Cela fait plusieurs mois que je me sens mal. J'ai d'abord commencé une thérapie avec un sophrologue qui m'a expliqué après plusieurs séances qu'il pensait que je faisais un burn-out et qu'il ne pouvait plus me suivre jusqu'à ce que mon état s'améliore. En effet tout le travail qu'il effectuait avec moi ne fonctionnait pas étant donné que j'étais toujours déprimé. Il a donc conseillé à mon père de m'emmener voir un psychologue pu un hypnotiseur. Cela ne s'est pas fait puisque à ce moment là mes parents avaient déjà pris rendez-vous avec un psychiatre sur les conseils de mon médecin traitant. J'attends donc ce rendez-vous depuis 1 mois (qui est censé être le 7 février) mais peu à peu les parents ont commencé à devenir réticent à l'idée que j'aille consulté et hier après une dispute avec eux ils m'ont dit que tout ce qui m'arrivait était de ma faute et que je leurs faisais perdre leurs temps à toujours aller voir des médecins. Ils ont donc décidé d'annuler le rendez-vous qui devait avoir lieu dans 3 jours. Je ne sais pas quoi faire, je sais que j'ai besoin d'un psychiatre. J'ai des idées suicidaires, je me mutile, je ne supporte plus rien, lorsqu'on me parle je deviens agressif (même avec mes amis). Je m'excuse d'avance si les propos sont confus."


Voici maintenant le deuxième message :

"Thérapie quand on est mineure en le cachant à ses parents, bonne idée ?

Réalisée par Besoin d'aide le 5 févr. 2018 · 2 réponses · Thérapie brève

Bonjour,

J'avais déjà poster une question hier qui était "Consultez sans l'accord de nos parents lorsqu'on est mineure, est-ce possible ?". J'écris donc ce message d'abord pour vous remercier de m'avoir répondu aussi rapidement. Ensuite pour répondre à vos questions et enfin pour vous demander si j'ai pris la bonne décision. Donc pour commencer j'ai 16 ans. Mon rendez-vous n'est pas dans un CMP, c'est un psychiatre libéral. Pour répondre à une question, non je ne suis pas infernale. Au contraire les amis de mes parents leurs disent souvent que je suis très calme et polie. Je trouve également sur j'ai une adolescence pas si mal que ça en dehors de mes accès de colère qui se font de plus en plus fréquent en ce moment. Je ne sais pas non plus ce qui se passe avec mes parents en ce moment. Je dois admettre qu'ils sont très instable, ils leurs arrivent souvent de prendre des décisions et de revenir dessus. Je dirais également que mon père est facilement manipulable, notamment par sa famille (soeur et parents) et que ça ne m'étonnerai pas qu'ils lui ai une fois de plus monter la tête. Quand à ma mère ça ne m'étonne pas non plus, je me souviens d'une fois où j'avais environ 8-9 ans et qu'elle s'était une fois de plus disputée avec mon père. Il avait demandé le divorce (comme toujours) et ma mère avait totalement perdue l'esprit, elle se tapait la tête sur le sol en me hurlant de partir parce que d'après elle s'était de ma faute. Il y a un autre exemple où j'avais environ le même âge, mes parents s'étaient violement disputé comme toujours et après que mon père est poussée ma mère par terre (je précise qu'il n'est pas de nature violente physiquement parlant) elle est partie de chez moi. Quand je me suis mise à pleurer et hurler pour qu'elle revienne mon père m'avait demander d'aller la chercher toute seule (heureusement elle était dans l'allée). Les deux histoires que je vous ai raconté là ne sont que deux exemples piochés dans ma vie pour que vous compreniez mieux le caractère de mes parents qui sont donc très instable. En ce moment ils ont prévu de s'acheter une maison alors qu'ils nous avaient dit (à moi et à mon petit frère) qu'ils voulaient divorcer, ils ne dorment même plus ensemble, c'est dire la bizarrerie de leur "couple". D'ailleurs ma mère a toujours essayé de me faire détester la famille de mon père et de faire en sorte que je ne m'attache pas trop à lui. Je ne sais même pas si aujourd'hui je déteste la famille de mon père parce que se sont en effet des monstres ou parce que ma mère me l'a encré dans la tête dès mon enfance. Elle disait d'ailleurs que si elle m'en parlait à moi et pas à mon frère c'est parce qu'elle était sûre que je ne le répéterai pas contrairement à lui. Alors je comprends encore moins cette envie de déménager enfin bon, plus rien ne m'étonnes de leur part. D'un autre côté parfois ils peuvent être d'une gentillesse exemplaire alors bon je suis un peu perdue... Bref je suppose que vous comprenez bien que dans ce contexte le dialogue entre eux et moi est impossible. Depuis hier j'ai donc contacté le psychiatre qui est censé me suivre et il m'a dit que je pouvais venir sans l'autorisation de mes parents et que je pourrais également le payer en espèce ce qui est plus simple pour moi. Mes questions sont donc les suivantes : Est-ce une bonne idée de commencer une thérapie sans que mes parents le sachent ? En sachant qu'à la base je devais consulté à cause d'un burn-out causé par la pression mise au lycée. Ma deuxième question est : Pensez vous que je suis manipulée par les parents ? Cette question peur sembler bizarre étant donné que nous sommes censé avoir confiance en nos parents mais ce n'est pas mon cas. J'espère que vous pourrez m'éclairer, j'ai vraiment l'impression de devenir folle, à cause de ça je me méfie de tout le monde, j'en deviendrai presque paranoïaque puisque j'ai toujours le sentiment que quand mes amis me disent quelque chose, ils me veulent du mal. Je vous remercie de m'avoir lu.

Cordialement"


Comme on me l'a demandé, je vais d'abord vous donner des informations sur ce que mon sophrologue a qualifié de "burn-out". Il faut savoir que l'année dernière quand j'étais en seconde, je ne travaillais pas beaucoup voire pas du tout. Cela s'explique par le fait que jusqu'au collège je ne faisais absolument rien (pas même mes devoirs) et je m'en sortais avec une moyenne générale de 15 à 16. Arrivée au lycée j'ai appliqué la même "méthode" mais comme vous pouvez vous en douter ça n'a absolument pas fonctionner et ma moyenne générale a chuté à 11. Puisque je n'avais jamais pris l'habitude de travailler, je n'ai pas réussi à le faire l'année dernière et ma moyenne n'a pas augmenté. Mon projet professionnel étant de devenir médecin, il fallait absolument que je passe en première scientifique mais avec mes notes cela semblait compliqué. Les parents et mes professeurs voulaient que j'aille en filière économique ou bien technologique mais ça ne m'intéressais pas du tout. D'autant plus que je savais que si je travaillais mes résultats augmenteraient considérablement. J'ai donc écris une lettre à la directrice de l'établissement et parallèlement je suis allée parler à tout mes professeurs de maîtres scientifiques afin de les convaincre. Ils m'ont donné ma chance (je précise que mon père pensait toujours que je faisais une grande erreure et que je n'y arriverais jamais), j'ai donc décidé de le mettre au travail dès la rentrée, j'étais très motivée. Mes résultats étaient très satisfaisant mais mon père pensait toujours que je n'y arriverais pas et j'avais une peur immense, c'était que d'un coup mes notes chutes et que je fasse regretter mes professeurs de m'avoir donné ma chance. J'ai donc commencé à travailler de plus en plus jusqu'au moment où je n'en dormais presque plus. En effet je travaillais jusqu'a 1h du matin alors que je devais me lever pour aller en cours à 5h45. J'étais de plus en plus fatiguée et la conséquence de cela était que je n'arrivais plus à suivre en cours. Mes notes baissaient peu à peu puisque la fatigue me jouait des tours au moment des interrogations. Au lieu de me reposer afin de mieux appréhender mes cours, je travaillais encore plus, jusqu'a 3h du matin, parfois je ne dormais même pas. Je suis devenue très anxieuse alors arrivée devant les copies des interrogations j'avais des gros trous de mémoire et mes yeux se fermaient tout seul. Cela a duré un moment et mes notes ont évidemment chutées, bien sûr mon père était ravi puisqu'il pouvait me dire "je t'avais dit que cette filière n'était pas pour toi". Je commençais à devenir très susceptible à cause de la fatigue et je sentais que j'allais bientôt craquer. À la fin du premier trimestre mon père a rencontré ma professeure principale qui m'avait dit au préalable qu'elle prenait ce rendez vous avec lui pour lui expliquer que mes professeurs savaient que je travaillais et qu'ils avaient remarqué que j'étais très anxieuse. Arrivée devant mon père j'ai eu l'impression que les deux c'étaient "ligué" contre moi. Mon père restait sur ses positions et ça ne m'étonnait pas mais ma professeure a commencé par dire "Je pense que votre fille n'a pas un esprit scientifique, elle devrait changé de filière et de projet professionnel. Si j'avais été sa prof l'année dernière je ne l'aurais jamais laissé passer en S". C'était exactement ce pourquoi je travaillais d'arrache pieds, je ne voulais pas que les professeurs regrette le fait de m'avoir fait passer dans cette filière mais c'était exactement ce qui c'était passé avec elle. J'ai donc essayé de lui expliquer que je ne dormais plus mais que ce n'étais plus parce que je travaillais trop mais c'etait à cause de mon anxiété. Elle m'a donc dit qu'il fallait que je fasse l'effort de dormir comme si c'était simple et elle m'a conseillé un médicament fait de plante pour luter contre mon anxiété, c'était de l'Euphytose (je précise que ça n'a pas du tout fonctionné). En rentrant chez moi j'étais dévasté par ce que je venais d'entendre et comme je l'avais "prédis" avant, j'ai craqué et j'ai commencé à pleurer en essayant de m'étrangler à plusieurs reprises avec mon écharpe. A partir de ce moment, je ne travaillais plus du tout, mon corps avait lâché prise, mes résultats étaient en chute libre, cependant je ne dormais toujours pas. Deux semaines après c'était pire, non seulement je ne faisais rien mais en plus je n'en avais rien à faire, c'est à dire que mon anxiété c'était transformé en attitude je m'en foutiste et même en dormant je ne sais combien d'heures j'étais toujours épuisée. Je faisais exactement l'inverse de mon supposé "burn-out". En janvier mon sophrologue a donc décidé d'arrêter les séances avec moi et m'a dit qu'il pensait que j'avais fait un burn-out comme je l'ai expliqué dans le premier message. J'ai donc continué comme ça jusqu'à la mi-janvier et je sombrais peu à peu, j'ai voulu me suicider mais à ce moment là je n'avais rien pour le faire. Quelques jours après je me suis achetée plusieurs lames. En parallèle mes parents prévoyaient que je redouble dans une autre filière mais je n'en avait rien à faire. Passé le moment où j'étais "motivée" à me suicider, j'avais toujours des idées suicidaires. Je faisais des recherches sur internet à propos de toute les maladies mentales du monde, j'en ai déduis que soit je faisais une dépression soit j'étais borderline étant donné que je m'énervais pour rien depuis toujours mais surtout que lorsque jetais au collège j'avais très peut que ma mère m'abandonne (voire deuxième message). J'ai ensuite décidé d'attendre (comprenez de ne pas me suicider) jusqu'à mon rdv avec le psychiatre sauf que comme vous le savez mes parents avaient annulé le rdv. A ce moment là j'allais légèrement mieux mais je savais que je pouvais redevenir comme avant à tout moment. Hier j'ai donc dit à mes parents que j'allais révise chez une amie afin de pouvoir aller chez le psychiatre aujourd'hui. Je le sentais tellement coupable de leur mentir que je me suis faite vomir. Aujourd'hui je n'ai pratiquement pas mangé et je me suis donc rendu chez ce fameux psychiatre. Je dois avouer que j'ai été très déçu par ce rdv. En effet le psy s'est mit à rire lorsque je lui ai parlé de mes idées suicidaires, j'ai eu le sentiment qu'il ne me prenait pas au sérieux et à la fin de la séance il m'a dit que je faisais seulement "une petite déprime bien que je n'ai pas une vie très joyeuse" ce qui me semble peu plausible. Il m'a également conseillé d'avouer à mes parents que je l'avais consulté en cachette mais pour l'instant c'est inenvisageable au vu de leurs caractère. Il a ensuite dit que je pouvais toujours me rendre dans un CMP mais le délais d'attente est beaucoup trop long et c'est vraiment une urgence. Ce soir je vous écris donc ce mesage dans un désespoir total, je ne sais plus quoi faire. De plus ma professeur principale veut rencontrer mon père pour faire un bilan de deuxième trimestre mais je sens que ça va être pire que le premier. Je ne veux pas lui parler de ce qui m'arrive car je sens arriver le "Mais fait un effort !". Je sens que je vais recommencer à chuter vie au début et lorsque je serais toute au fond je sais que je ne voudrais plus l'aide de personne puisque ma solution sera de mourir. Je profite donc de ce moment de lucidité que jai encore pour vous demander votre avis. Que me conseillez-vous ? Selon vous, de quoi je souffre ?

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout.

Cordialement

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Bonjour,

On aimerait connaître votre prénom pour pouvoir vous écrire de manière plus personnelle. Rassurez-vous, les personnes qui vous lisent ici et qui vous répondent ont bien en tête les différents mails que vous avez écrits.

De quoi souffrez-vous? Bien sûr d'une vie difficile comme vous l'a dit le psychiatre que vous avez pu voir hier, et très certainement d'un manque de soutien de vos parents qui semblent assez instables. Mais sinon de quoi souffrez-vous? Non pas d'une maladie bien sûr... Mais du fait, en tout cas pour l'instant, de ne pouvoir réaliser votre rêve de vous engager dans des études de médecin et ce malgré tous vos efforts et tout votre travail immense depuis quelques mois.

Vous avez fourni des efforts considérables pour y arriver, pour prouver aux autres mais d'abord à vous-même que vous pouviez traverser cette filière S et vous vous y êtes épuisée, d'où l'anxiété et ce que vous décrivez comme un "burn out". Et ce qui vous est sans doute insupportable aujourd'hui, c'est cette idée de l'échec, l'impression peut-être aussi que tout le monde se ligue contre vous et votre volonté.

Et pourtant, on pourrait lire la situation autrement: votre père est présent - même s'il vous dit "tu n'y arriveras pas", mais il est bien présent en tant que père. Il se préoccupe de votre situation au lycée, il est soucieux de votre avenir. Vous le voyez "contre" vous or, il est "avec" vous, à vos côtés, il ne vous abandonne pas et il assume son rôle de père dans les contacts avec le lycée...

Il faut vous reposer un peu, retrouver des forces, retrouver confiance en vous et accepter que vous ne pouvez remuer des montagnes ou les gravir. Vous dire aussi que plein de vies possibles vous attendent, pas seulement la vie d'un médecin. Si vous prenez le temps de vous reposer, de vous poser, de réfléchir à qui vous êtes, à ce que vous aimez, je suis convaincue que vous allez re-découvrir d'autres dons et talents en vous et je ne doute pas que vous trouviez votre chemin.

Bien cordialement,
Fabienne Verstraeten
Psychanalyste

Fabienne Verstraeten Psy sur Marseille

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Bonjour,

Je découvre votre histoire, elle est effectivement très compliquée : vous n'êtes pas "malade", mais prise dans un tourbillon. Celui de l'adolescence, qui est rarement simple, celui de vos parents, qui sont rarement simples aussi, et le vôtre: tout ce que vous vivez et avez vécu. Ca fait une sacrée chape de plomb sur la tête, tout ça...

Est-ce-qu’on peut consulter sans l'accord des parents ? En principe il vaut mieux avoir l’accord de ses parents. Mais dans l'urgence, rien ne vous empêche d'appeler qui vous voulez : dans l'urgence de parler, il faut téléphoner à quelqu'un et vider son sac.

Entreprendre une thérapie me paraît nécessaire. Mais dans l'immédiat, il faut simplement que vous parliez, que vous vidiez ce sac trop lourd et que vous sachiez qu'en cas de panique vous avez un point de chute où vous pourrez toujours parler.

Il est certain qu'il vous faudra l'accord des parents pour faire une psychothérapie tant que vous êtes mineure. Il est vrai que les CMP sont débordé et que les délais d’attente sont très longs selon l’endroit où vous habitez.

En revanche, il existe des associations d'écoute téléphonique, gérées par des bénévoles qui prendront votre parole très au sérieux. De très nombreux adolescents les appellent, car l'adolescence est un passage obligé parfois (le plus souvent) extrêmement compliqué.

Vous pouvez m'appeler ou m’envoyer un mail sans problème (et gratuitement, ça va de soi mais je préfère le préciser) afin que je vous transmette les coordonnées de cette association dont je ne fais pas partie. Lorsque j’entends parler d’idées suicidaires, je ne regarde plus si la personne est majeure ou pas : je donne un numéro où elle peut appeler.

Ne restez pas seule avec tout ça : c'est trop lourd.
Prenez soin de vous,

Cordialement

Frédérique Le Ridant
Thérapeute, psychanalyste

Anonyme-331608 Psy sur Saint-Michel-de-Chabrillanoux

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Bonjour,
merci pour ce long partage. Je suis étonné de la réaction de votre psychiatre: votre histoire est précieuse, unique.
Vous faites bien à chercher à vous faire aidée.
Personnellement, je me demande si une thérapie familiale n'aurait pas aussi un intérêt? Mais vos parents accepteraient-ils?
Parfois un membre de la famille se fait comme le porteur de l'ensemble de la problématique familiale. Comme si, il fallait que l'un des membres se "sacrifient" pour sauver l'ensemble.
Un accompagnement personnel permettra au professionnel qui vous accompagnera de ne pas négliger cette piste peut-être. De votre côté, sachez aussi vous entourer d'autres adultes comme un éducateur ou une infirmière ou...et des ami(e)s. C'est aussi trés précieux.
Je reste à votre disposition si besoin.

Bien cordialement

Jean-Luc KERDRAON Psy sur Cormelles-le-Royal

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Bonjour "Besoin d'aide"...,

Vous avez donc demandé de l'aide au psychiatre... en mettant beaucoup d'espoir dans cette rencontre..., et lui a semblé ne pas comprendre votre détresse. Du coup, évidemment, vous vous sentez "perdue"...

Vous nous demandez "de quoi vous souffrez".

Mon hypothèse est que vous souffrez de plusieurs "choses" :
- depuis toute petite... vous devez plus ou moins souffrir de l'ambiance familiale décrite, ensuite la peur d'être abandonnée par votre mère, et actuellement d'un manque de communication avec vos parents qui n'arrivent pas à vous écouter et encore moins à vous comprendre, voire vous aider à vous comprendre vous même...
- vous vous êtes fait piégée par le revers de vos capacités intellectuelles, sans jamais avoir appris une méthode de travail qui vous permette, par un effort constant, d'acquérir au fur et à mesure les connaissances utiles pour atteindre vos objectifs
Certes..., là c'est aux parents de veiller à "mettre l'enfant sur la voie" dès le début de sa scolarité..., pour ensuite le rendre autonome et responsable assez vite.
Vos parents semblent avoir été occupés ailleurs, par leurs propres problèmes d'adultes.
Peut être que maintenant vous pourriez être plus aidée par vos professeurs (ceux qui sont bienveillants) et aussi par vos amis qui ont compris comment faire ?
- vous souffrez aussi d'une forme de perfectionnisme qui vous a poussé aux excès, et de ne pas avoir trouvé une "voie du milieu" entre trop d'efforts saboté par le manque de sommeil et le "je m'en foutisme" qui en a suivi...
- vous souffrez de ce désir de devenir médecin... qui semble difficile à assouvir aujourd'hui : pourquoi avez-vous choisi ce but professionnel ?
Connaissez-vous vraiment ce métier et ses implications réelles pour la vie de ceux qui le pratiquent ? Le chemin semé d'embûches qui mène au diplôme ? La dureté du vécu de souffrance humaine à affronter tous les jours ?
- vous souffrez aussi d'une forme de "bras de fer" instauré avec votre père, à qui voulez démontrer qu'il a tort...
- vous souffrez de l'image "négative" que vous renvoie la perspective de décevoir vos professeurs
... etc...

Si vous vous sentez bien avec le sophrologue, n'hésitez pas à le revoir vite pour qu'il vous aide à vous apaiser en ce moment difficile pour vous, de grandes doutes et mal être : je n'ai d'ailleurs pas bien compris pourquoi il a mis fin à la thérapie... : vous lui avez probablement dit que tout allait bien ?!

Il serait bon que vous parliez à vos parents (ou au moins à l'un d'entre eux...) de votre besoin actuel de thérapie et de vos idées suicidaires : ont-ils conscience de ce qu'est... "la non assistance aux personnes en danger" ?!
Le mieux : leur montrer vos échanges avec nous sur ce site..., mais vous aurez peut être du mal à le faire ?
La situation pourrait bien évoluer si une thérapie familiale était possible.

Beaucoup de jeunes ont des "chutes" de résultats scolaires, mais tout peut être rattrapé, sachez-le !

Avant tout, il faudrait comprendre pourquoi vous voulez devenir médecin et comment faire pour y arriver en partant de vos résultats réels actuels.
Et... si pas possible... trouver une autre voie qui vous motive et qui soit faisable : il y a plein de beaux métiers de soins..., voire d'autres domaines d'activités passionnantes, en fonction de vos talents et capacités.

Vous êtes une jeune fille très intelligente et assez lucide : restez-le et continuez à réfléchir pour trouver des personnes qui peuvent vous comprendre et vous aider, d'abord psychologiquement et ensuite concrètement dans votre chemin de vie, dont l'avenir scolaire et professionnel.

Bon courage pour trouver la force d'oser parler de tout ça avec votre père/ vos parents : il ne sont pas "pour rien" dans votre souffrance, et ils peuvent certainement vous aider si vous arriviez à vous faire entendre.
Et puis..., pensez à aller à l'espace jeunes ou autre lieu d'écoute des jeunes comme vous.

A bientôt avec des (bonnes) nouvelles...
sp

Silvia PODANI Psy sur Issy-les-Moulineaux

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Bonjour,

il semble effectivement que vous ayez des parents particulièrement instables, comme vous le dites. Cela n'empêche certainement pas qu'ils vous aiment, aussi, à leur façon, mais cela ne suffit pas pour que vous puissiez vous construire et construire votre vie.

Ce dont vous souffrez, c'est de cela : que jusqu'à présent vous aviez pu grandir sans trop de difficultés malgré leurs défaillances ; c'est ce qu'indique votre bonne scolarité sans avoir eu besoin de vraiment travailler. Mais maintenant, vous n'y arrivez plus, vous n'arrivez plus à faire "comme si".

Il est certain que vous avez de grandes capacités intellectuelles, et il serait dommage que vous ne les fassiez pas fructifier. Mais pourquoi voudriez-vous absolument ne faire que médecine ? Il y a beaucoup d'autres métiers qui exigent un haut niveau scientifique, tout en étant accessibles par les filières techniques.

N'hésitez pas, par contre, à vous faire accompagner, au moins pendant quelques temps, mais plutôt en psychothérapie qu'en psychiatrie : vous n'êtes pas "malade", vous avez juste besoin d'être soutenue.

Xavier Martin-Prével Psy sur Retournac

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