Je n’arrive pas à vivre ma vie. Comment faire ?

Réalisée par Cheyenne · 4 sept. 2026 Aide psychologique

J’ai 23 ans mais j’ai l’impression d’être bloquer à une époque de ma vie et je n’arrive pas a avancer. Quand j’étais au lycée, j’ai fais une dépression et la psychiatre que j’allais voir ne l’a été d’aucune aide, ça s’est même aggravé. la psychiatre m’avait prescrit un traitement mais les parents ont refusé que je le prenne. Ils ont prit ça à la légère, surtout ma mère, et à présent, plusieurs année après je n’ai pas l’impression d’être une personne fonctionnelle. J’éprouve une certaine rancœur car je sais que si j’avais reçu l’aide dont j’avais besoin a l’époque, ma vie serait sans doute bien différente.

Je n’ai pas de travail, je n’ai jamais fais d’année université complète. La première fois j’ai arrêté par flemme et je me suis réorienté, la deuxième fois j’ai abandonné mais je ne pourrais pas vraiment vous donnez une réelle raison car moi même je ne sais pas pourquoi. Et voilà 2 ans et demi plus tard je me suis réinscrite pour la troisième fois à l’université après avoir fait une pause pendant laquelle je n’ai absolument rien fait et je suis à peine sortie de chez moi (sauf pour aller chez le médecin). Et à deux semaines de la rentrée, je ne suis pas sûr d’être capable de reprendre les cours et de me confronter à la réalité. J’ai l’impression de ne pas être assez bien pour pouvoir sortir de chez moi et cotoyer d’autre humains, de ne pas être assez intelligente pour faire des études, je suis persuadé que les autres élèves se moqueront de moi. Pour être honnête parfois je n’ai même pas l’impression d’être une vraie personne avec une vraie vie. Je ne suis rien. Je n’ai que ma famille, je n’ai plus d’amie depuis longtemps, et même quand mes amies du lycée prennent contact, je les repousse car je ne suis pas assez bien pour être avec elles.

Je suis consciente d’être une adulte mais je n’arrive pas à me projeter et du coup ma vie stagne. J’ai 23 ans et je ne suis personne. Je pense souvent que la fin logique pour quelqu’un comme moi serait là mort, je n’apporte absolument rien à la société. Mais j’ai trop peur de passer à l’acte, alors je reste là, allonger, à regarder le temps défilé devant mes yeux. À attendre que ma vie change même si je sais qu’elle ne changera jamais, il y a des gens dont la vie est misérable du début jusqu’à la fin et je crois que j’ai accepté le fait que ce sera mon cas. Mais une partie de moi cherche quand même une solution, voilà pourquoi je vous écris. Merci de m’avoir lu

Réponse envoyée

Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier

Une erreur s'est produite

Merci de réessayer plus tard

Meilleure réponse 10 SEPT. 2026

Bonjour,

Merci d'avoir écrit avec autant de sincérité. À travers votre message, je n’entends pas quelqu’un qui « ne fait rien » ou qui « n’est personne ». J’entends surtout une jeune femme qui semble être restée très longtemps seule avec une souffrance importante, et qui a aujourd’hui beaucoup de mal à retrouver le chemin vers une vie qui lui ressemble.

Je comprends aussi votre rancœur envers ce qui s’est passé lorsque vous étiez au lycée. Quand on a souffert jeune et qu’on n’a pas reçu l’aide dont on avait besoin, il peut être très douloureux de regarder les années qui ont suivi et de se demander ce qui aurait pu être différent. Mais votre histoire ne s’est pas arrêtée à cette période-là. Vous avez 23 ans, et même si vous avez l’impression d’avoir perdu du temps, votre vie n’est absolument pas déjà écrite.

Le fait d’avoir arrêté des études, de ne pas avoir travaillé ou d’être restée beaucoup chez vous ne dit rien de votre valeur ni de vos capacités. Et cette peur de ne pas être assez intelligente, assez intéressante ou assez « normale » pour côtoyer les autres ressemble davantage à une souffrance qui vous fait porter un regard extrêmement dur sur vous-même qu’à une réalité objective.

Je voudrais cependant m’arrêter sur une chose importante dans votre message : lorsque vous dites que vous pensez parfois que « la fin logique » serait la mort et que vous avez accepté l’idée que votre vie restera misérable, je ne veux pas minimiser cela. Même si vous avez peur de passer à l’acte, ces pensées méritent d’être prises au sérieux et vous ne devriez pas rester seule avec elles.

Avant même de réfléchir à votre rentrée universitaire ou à toute votre vie à venir, vous méritez d’être accompagnée maintenant. Un médecin ou un psychiatre pourrait également réévaluer votre situation et voir avec vous quel soutien serait adapté. Et si à un moment vous sentez que ces pensées deviennent plus fortes, que vous risquez de vous faire du mal ou que vous ne vous sentez plus en sécurité avec vous-même, appelez immédiatement le 15 ou le 112, ou contactez le 3114, le numéro national de prévention du suicide, disponible gratuitement 24h/24 et 7j/7.

Pour le reste, vous n’avez pas besoin de réparer toute votre vie avant la rentrée. Peut-être que le premier objectif peut simplement être de ne plus rester seule face à ce que vous traversez et de commencer, petit à petit, à retrouver une place dans votre propre vie.

Le fait que vous écriviez aujourd’hui « une partie de moi cherche quand même une solution » est important. Accrochons-nous à cette partie-là. Elle mérite d’être entendue.

Si vous souhaitez être accompagnée pour comprendre ce qui vous bloque aujourd’hui et retrouver progressivement confiance en vous et dans votre capacité à avancer, vous pouvez également me contacter afin que nous puissions voir ensemble si un accompagnement pourrait vous convenir.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous,
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

355 réponses

192 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

6 OCT. 2026

Bonjour,

Vous racontez plusieurs années de souffrance et le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide dont vous aviez besoin au lycée. Aujourd’hui, sortir, reprendre des études ou revoir des amies vous semblent difficiles. Je comprends votre découragement et la colère que vous gardez de cette période.

Je suis particulièrement préoccupée par les pensées de mort que vous évoquez. Même si vous avez peur de passer à l’acte, parlez-en à un médecin dès aujourd’hui. Vous pouvez lui montrer votre message ou lui dire simplement : « Je pense souvent à la mort et j’ai besoin d’aide. »

Si vous sentez que vous pourriez vous faire du mal maintenant, appelez immédiatement les secours. Ne restez pas seule : demandez à une personne de confiance de rester avec vous et de mettre hors de votre portée ce qui pourrait vous permettre de vous blesser.

Si vous êtes en France, vous pouvez aussi contacter dès maintenant le service national de prévention du suicide. Il est gratuit, accessible de jour comme de nuit, et vous permet de parler à un professionnel formé à ces situations.

Les mots que vous utilisez pour parler de vous sont très durs. Ne pas travailler et avoir interrompu vos études ne fait pas de vous quelqu’un qui ne compte pas. Vous avez besoin d’aide pour sortir de cet isolement et retrouver peu à peu un quotidien qui vous convienne.

Pour les études, si vous êtes toujours inscrite à l’université, le service de santé étudiante peut vous recevoir et vous orienter vers un suivi. Vous pouvez leur expliquer que vous souhaitez reprendre, mais que votre état actuel vous met en difficulté.

Le suivi au lycée vous a déçue. Cela ne veut pas dire qu’un nouveau professionnel ne pourra pas vous aider aujourd’hui. Vous pourrez lui parler de cette expérience, de ce qui vous a manqué et de ce que vous vivez maintenant. Pour commencer, vous n’avez pas besoin d’avoir un projet d’avenir : racontez simplement ce qui rend vos journées si difficiles.

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne TCC

Rachel Caudron Psy sur Lille

126 réponses

187 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

15 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

Votre message me touche particulièrement parce qu’au fil de vos mots, vous portez sur vous-même un regard extrêmement dur. Vous dites : « je ne suis personne », « je ne suis pas assez bien », « je n’apporte rien », « ma vie ne changera jamais ».

Et pourtant, ce n’est pas ce que je perçois en vous lisant.

Je vois une jeune femme de 23 ans qui semble avoir souffert très tôt, qui a eu le sentiment de ne pas être suffisamment entendue au moment où elle avait besoin d’aide et qui, depuis, essaie tant bien que mal d’avancer avec quelque chose qui n’a peut-être jamais réellement été soigné.

Alors je voudrais commencer par vous dire une chose importante : votre situation actuelle n’est pas votre identité, et elle ne prédit pas le reste de votre vie.

Vous avez le sentiment d’avoir « raté » plusieurs années. Vous regardez les études interrompues, l’absence de travail, l’isolement, les journées passées chez vous et vous en faites aujourd’hui des preuves que vous seriez incapable de vivre comme les autres.

Mais peut-être pouvons-nous les regarder autrement.

Quand vous dites avoir arrêté une première fois l’université « par flemme », par exemple, je me demande si vous n’utilisez pas contre vous un mot très sévère pour décrire quelque chose de plus complexe. Lorsque l’on souffre psychiquement, trouver l’énergie de se lever, sortir, étudier, rencontrer des personnes ou simplement se projeter peut devenir extrêmement difficile. Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté.

Vous semblez avoir passé beaucoup de temps à vous demander pourquoi vous n’arriviez pas à faire ce que les autres font. J’aurais plutôt envie de vous demander : qu’est-ce qui vous empêche, aujourd’hui, de vous sentir suffisamment en sécurité pour vivre votre vie ?

Votre peur du regard des autres me semble notamment très importante. Vous ne vous contentez pas d’avoir peur que les autres étudiants vous jugent : vous semblez déjà avoir intégré ce jugement à l’intérieur de vous. Avant même qu’une personne puisse vous rejeter, vous vous dites que vous n’êtes pas assez intéressante pour être son amie. Avant même d’entrer à l’université, vous vous dites que vous n’êtes pas assez intelligente pour y avoir votre place.

Et progressivement, pour éviter d’être rejetée par les autres, vous semblez vous retirer vous-même du monde.

C’est quelque chose qui peut se travailler.

Et surtout, vous n’avez pas besoin d’attendre de vous sentir « assez bien » pour recommencer à vivre. Vous n’avez pas besoin de retrouver confiance en vous avant de sortir, d’avoir réglé toutes vos difficultés avant de retourner à l’université ou de savoir exactement ce que vous voulez faire de votre vie avant de commencer à avancer.

Parfois, c’est l’inverse qui se produit : on recommence à vivre par de toutes petites choses, et c’est progressivement que l’on retrouve confiance, envie et curiosité pour la suite.

Votre rentrée n’a donc pas besoin de devenir un test qui déterminerait votre valeur. Vous pouvez essayer. Aller à un premier cours. Puis éventuellement à un deuxième. Et si certaines choses sont trop difficiles, essayer de comprendre pourquoi plutôt que de conclure immédiatement : « je suis incapable ».

À 23 ans, vous n’avez pas à avoir déjà construit toute votre vie.

Je comprends votre rancœur concernant ce qui s’est passé au lycée. Peut-être auriez-vous eu besoin à cette époque d’être davantage entendue, soutenue et accompagnée. Malheureusement, personne ne pourra vous rendre ces années ni vous dire exactement quelle aurait été votre vie si les choses s’étaient passées autrement.

Mais ce que vous n’avez pas reçu à 16 ou 17 ans peut encore commencer à se construire à 23 ans.

Vous pouvez rencontrer aujourd’hui un professionnel différent. Vous pouvez comprendre ce qui s’est passé pour vous. Vous pouvez travailler sur cette image extrêmement négative que vous avez construite de vous-même. Vous pouvez recréer du lien. Vous pouvez découvrir des choses qui vous intéressent, rencontrer des personnes que vous ne connaissez pas encore, changer de voie, recommencer certaines choses plusieurs fois s’il le faut.

Votre vie n’est pas en retard. Elle semble surtout s’être arrêtée pendant un moment parce que vous souffriez. Et ce qui s’est arrêté peut progressivement se remettre en mouvement.

Je veux néanmoins prendre très au sérieux un passage de votre message. Vous dites penser régulièrement que la mort serait « la fin logique » pour quelqu’un comme vous. Même si vous précisez avoir peur de passer à l’acte, je ne voudrais vraiment pas que vous restiez seule avec ces pensées.

Je vous encourage à en parler très clairement à votre médecin et à reprendre contact avec un psychiatre afin que votre état actuel puisse être évalué. Votre expérience avec votre précédente psychiatre a été mauvaise, mais cette expérience ne signifie pas qu’une nouvelle rencontre ne puisse pas être complètement différente.

Si vos pensées suicidaires deviennent plus fortes, plus précises, si vous commencez à envisager un passage à l’acte ou si vous ne vous sentez plus en sécurité avec vous-même, contactez immédiatement le 3114, accessible gratuitement 24h/24 et 7j/7, ou le 15/112 en cas d’urgence. Vous n’avez pas besoin d’attendre d’aller « encore plus mal » pour demander de l’aide.

Et enfin, j’aimerais revenir à la toute dernière phrase de votre message.

Vous dites avoir presque accepté que votre vie serait misérable jusqu’à la fin. Mais juste après, vous écrivez qu’une partie de vous cherche quand même une solution.

Cette partie-là est importante.

C’est elle qui vous a poussée à vous réinscrire à l’université après deux ans et demi. C’est elle qui vous a poussée à écrire ici plutôt que de rester seule avec vos pensées. Elle est peut-être toute petite aujourd’hui par rapport à la partie de vous qui n’y croit plus, mais elle existe.

Et pour commencer, c’est suffisant.

Vous n’avez pas besoin de savoir comment reconstruire toute votre vie. Vous avez simplement besoin de ne plus essayer de le faire seule.

Un travail thérapeutique pourrait justement vous permettre de comprendre ce qui vous maintient aujourd’hui dans cette impression d’être « bloquée », mais également de travailler sur votre estime de vous, votre peur du regard des autres, votre isolement et cette difficulté à vous autoriser à prendre votre place.

Si mes mots résonnent avec ce que vous ressentez, je serais disponible pour vous accompagner en visioconférence. Nous pourrions commencer simplement là où vous en êtes aujourd’hui, sans attendre de vous que vous sachiez déjà où aller. Vous n’avez pas besoin d’arriver en thérapie avec de l’espoir. Nous pouvons commencer avec cette toute petite partie de vous qui cherche encore une solution.

Prenez sincèrement soin de vous,

Ivana Pitek
Consultations en visioconférence

Ivana PITEK Psy sur Toulon

4 réponses

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

15 SEPT. 2026

Florence Anezo
Cabinet Thérapias depuis 32 ans.
Thérapie Cognitive- Psychanalyste
EMDR et Thérapie de couple.
En présentiel et / ou Visio


Ce que vous décrivez ne ressemble pas à un simple conflit de belle-famille ou à un malentendu sur des messages de félicitations. Le point le plus préoccupant dans votre récit n'est pas la mère de votre fiancé. C'est la façon dont votre fiancé gère la situation.

D'après ce que vous racontez :

* Vous avez déjà fait un geste d'apaisement en envoyant un message d'excuses et en proposant de discuter.
* Vous avez essayé d'appeler sa mère.
* Elle a refusé le contact et vous a raccroché au nez.
* Elle affirme désormais qu'elle ne veut plus rien avoir à faire avec vous.
* Le père a recours à l'intimidation, aux insultes et au chantage affectif ("on te renie si tu restes avec elle").
* Malgré cela, votre fiancé continue à chercher des moyens de vous faire intervenir pour régler un problème qui est avant tout entre lui et ses parents.

À partir du moment où vous avez tendu la main et qu'elle l'a rejetée, il n'est plus de votre responsabilité de convaincre sa mère ou son père.

Je comprends très bien pourquoi vous ressentez une atteinte à votre dignité. Appeler un père qui a insulté son propre fils, qui a été violent avec lui dans le passé et qui vous rejette déjà sans vous connaître réellement ne vous placerait pas dans une position de dialogue équilibré. Cela risquerait surtout de renforcer l'idée que c'est à vous de vous justifier, de vous défendre ou de demander une autorisation pour exister dans cette relation.

Le vrai sujet aujourd'hui est le suivant :

**Votre fiancé est-il capable d'être un partenaire adulte et autonome face à sa famille ?**

Car le mariage ne résoudra pas ce problème. Au contraire, il risque de l'amplifier.

S'il est incapable aujourd'hui de dire calmement :

> "Je vous aime, mais Florence est ma future épouse. Je respecte votre avis, mais je ne vous laisserai pas l'insulter ni intervenir dans mon couple."

alors vous risquez de retrouver le même scénario demain :

* sur le mariage ;
* sur le logement ;
* sur les enfants ;
* sur l'éducation ;
* sur les vacances ;
* sur chaque décision importante de votre vie.

La question n'est donc pas seulement : "Est-ce que sa mère va m'accepter ?"

La question est plutôt :

> "Puis-je construire une vie sereine avec un homme qui, face à un conflit avec ses parents, me demande de mener les batailles qu'il n'arrive pas à mener lui-même ?"

Vous dites avoir l'impression d'être utilisée comme un bouclier émotionnel. Honnêtement, ce sentiment est compréhensible. Lorsqu'il vous demande d'appeler son père "pour lui", il cherche peut-être à sauver la situation, mais concrètement il vous demande aussi de prendre un risque émotionnel qu'il n'arrive pas lui-même à prendre.

À votre place, je poserais une limite très claire :

> "J'ai déjà essayé de contacter ta mère. Je l'ai fait par respect pour toi et pour notre relation. Je n'appellerai pas ton père. Je ne vais pas supplier ta famille de m'accepter. Maintenant, c'est à toi de décider quelle place tu veux donner à notre couple et quelles limites tu es prêt à poser."

Cette phrase ne ferme pas la porte au couple. Elle remet simplement la responsabilité au bon endroit.

Avant de prendre une décision définitive sur la relation, j'observerais surtout ses actes dans les prochaines semaines :

* Assume-t-il son choix de rester avec vous malgré la pression ?
* Pose-t-il enfin des limites à ses parents ?
* Cesse-t-il de vous demander de réparer ce qu'ils cassent ?
* Est-il prêt à construire un couple indépendant, même si ses parents désapprouvent ?

S'il commence à faire ce travail, votre couple peut encore traverser cette épreuve.

En revanche, si chaque crise familiale se termine par :

* des insultes de ses parents,
* sa culpabilité,
* puis une demande que vous alliez vous justifier ou vous excuser,

alors votre épuisement actuel est un signal important à écouter. Ce n'est pas seulement un problème de belle-mère. C'est un problème de frontières, de loyauté conjugale et de maturité relationnelle.

Une dernière remarque : vous n'avez été fiancés que depuis quelques semaines. C'est douloureux à entendre, mais il est parfois préférable de découvrir ce type de dynamique familiale avant le mariage plutôt qu'après. Ce que vous observez aujourd'hui vous donne des informations très précieuses sur ce à quoi pourrait ressembler votre vie de couple dans les années à venir.

Florence Anezo Psy sur Plélan-le-Petit

776 réponses

379 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

10 SEPT. 2026

Bonjour,

En vous lisant, j’entends combien vous avez le sentiment d’être restée bloquée à une période de votre vie, pendant que les années passent autour de vous. Vous vous regardez aujourd’hui avec beaucoup de dureté : « je ne suis personne », « je ne suis pas assez bien », « ma vie ne changera jamais ».

Et pourtant, au milieu de tout cela, il y a aussi une partie de vous qui s’est réinscrite à l’université et qui vous pousse aujourd’hui à écrire ce message pour chercher une autre possibilité. Je crois qu’elle mérite d’être entendue elle aussi.

Votre rancœur envers vos parents peut avoir du sens : à l’époque où vous souffriez, vous auriez eu besoin que cette souffrance soit davantage reconnue et accompagnée. On ne peut pas savoir ce qu’aurait été votre vie autrement, mais on peut entendre ce qui vous a manqué.

Peut-être qu’aujourd’hui, l’enjeu n’est pas encore de savoir si vous réussirez toute une année universitaire ou de rattraper les années que vous pensez avoir perdues. Ce serait déjà commencer par regarder **où vous en êtes réellement, ce dont vous avez besoin aujourd’hui et quel tout petit mouvement serait possible pour vous remettre progressivement en contact avec votre vie**.

Vous n’avez pas besoin d’être « assez bien » avant de recommencer à vivre, voir quelqu’un ou franchir une porte. C’est peut-être aussi en reprenant progressivement contact avec le monde, à votre rythme, que votre regard sur vous pourra commencer à évoluer.

Je veux néanmoins prendre très au sérieux vos pensées autour de la mort. Vous n’avez pas à attendre d’être certaine de vouloir passer à l’acte pour demander de l’aide. Si ces pensées sont présentes aujourd’hui, parlez-en clairement à votre médecin ou à un professionnel qui peut vous recevoir rapidement et vous pouvez appeler le **3114**, gratuitement, 24h/24. Si vous sentez que vous pourriez vous mettre en danger, appelez immédiatement le **15 ou le 112**.

Votre vie semble aujourd’hui figée à vos yeux ; cela ne signifie pas qu’elle soit condamnée à le rester.

En espérant que ces mots trouveront résonance pour vous, bien à vous.

Guillaume Siegler Psy sur Clamart

24 réponses

4 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

10 SEPT. 2026

Bonjour,

C'est difficile de "vivre sa vie" quand on a l'impression de n'être personne. C'est normal qu'aucun projet de vie ne puisse se matérialiser "dans la vraie vie" : vous ne savez pas comment HABITER la vie.

Même s'il le désespoir est là, le simple fait que vous ayez écrit ce message ici montre qu'une partie de vous cherche une solution, et c'est ce qu'il faut continuer de faire.

Parfois, on peut se perdre en cours de route et ne plus savoir qui l'on est. Mais cela peut se reconstruire, avec l'aide d'un professionnel avec qui vous vous sentirez suffisamment en confiance, pour avancer vers vous-même, et donc vers la vie.

J'espère que vous lirez ces quelques lignes et qu'elles vous donneront l'espoir de continuer à chercher et de vous entourer solidement.

Chaleureusement.
Aurélie LAUMONT
Psychopraticienne intégrative

Aurélie Laumont Psy sur Troyes

79 réponses

38 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

9 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

Je vous remercie d’avoir eu le courage d’écrire tout ce que vous traversez. Votre message témoigne d’une grande souffrance, mais aussi d’une chose essentielle : malgré le sentiment que votre vie est bloquée et malgré vos pensées très sombres, une partie de vous cherche encore une solution. Le fait d’avoir écrit aujourd’hui est déjà une démarche importante.

Vous avez le sentiment d’avoir perdu plusieurs années et vous portez beaucoup de regrets, de colère et de culpabilité concernant votre parcours. Pourtant, à 23 ans, votre histoire est loin d’être écrite. Les études interrompues, l’absence d’emploi, l’isolement ou les années passées à rester chez vous ne définissent pas votre valeur ni ce que vous pourrez construire par la suite.

Ce qui m’interpelle particulièrement dans votre message concerne les pensées autour de la mort. Même si vous dites avoir peur de passer à l’acte, le fait de penser que la mort serait « la fin logique » et de vous sentir sans valeur mérite que vous ne restiez pas seule avec cette souffrance.

Il me semblerait important que nous puissions prendre le temps d’en parler ensemble, sans jugement et à votre rythme. L’objectif ne serait pas de vous demander immédiatement de « reprendre votre vie en main », mais d’abord de comprendre ce qui vous bloque, de vous aider à retrouver progressivement un sentiment de sécurité et de confiance, puis de reconstruire étape par étape une vie qui ait du sens pour vous.

Je vous propose donc que nous puissions convenir d’un rendez-vous. Vous pouvez me communiquer vos disponibilités afin que nous trouvions un créneau.

Je vous souhaite du courage et à bientôt

Bien à vous,
Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

1403 réponses

1316 J'aime

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

7 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

Votre message ne décrit pas simplement une jeune femme qui manquerait de motivation ou qui aurait « pris du retard ». Il témoigne d’une souffrance psychique importante qui semble avoir progressivement réduit votre capacité à étudier, à sortir, à maintenir des liens et à imaginer un avenir différent.

Avant toute chose, je souhaite m’arrêter sur vos pensées autour de la mort. Lorsqu’une personne écrit que mourir lui apparaît comme « la fin logique », cette phrase doit être prise au sérieux. Si vous avez imaginé comment ou quand vous pourriez passer à l’acte, ou si vous craignez de ne plus pouvoir vous retenir, ne restez pas seule : contactez immédiatement le 3114, un proche ou votre médecin. En cas de danger imminent, appelez le 15 ou le 112.

Je remarque également que vous utilisez le mot « flemme » pour expliquer votre premier arrêt universitaire. Pourtant, au regard de votre histoire, ce mot est peut-être moins une explication qu’un jugement sévère porté contre vous-même. Ce que l’on appelle paresse peut parfois masquer un épuisement, une perte d’élan, une peur intense de l’échec ou une difficulté à initier les actions les plus ordinaires. Cela mérite d’être compris plutôt que condamné.

Vous dites ne pas avoir reçu l’aide dont vous auriez eu besoin au lycée. Votre rancœur est légitime : votre souffrance n’a pas été suffisamment entendue et le traitement prescrit n’a pas pu être essayé. Il est cependant impossible de savoir avec certitude quelle aurait été votre vie dans d’autres circonstances. Cette question risque de vous maintenir prisonnière d’un passé irréparable, alors que vous pouvez aujourd’hui accéder à une nouvelle évaluation et à des soins adaptés.

À 23 ans, vous avez le droit de consulter un autre psychiatre et de vivre une expérience différente de celle de votre adolescence. Le sentiment de ne pas être « une vraie personne », l’isolement, la perte d’espoir et l’intensité de votre dévalorisation nécessitent une évaluation professionnelle rapide. Non pour vous enfermer dans une étiquette, mais pour comprendre précisément ce qui entrave aujourd’hui votre fonctionnement.

Votre rentrée universitaire ne devrait pas devenir un examen de votre valeur. Réussir à reprendre les cours ne prouverait pas que vous méritez votre place ; ne pas y parvenir immédiatement ne prouverait pas que vous êtes incapable. Après deux années et demie d’isolement, une reprise progressive ou accompagnée pourrait être plus adaptée qu’un retour brutal. Le service de santé étudiante peut notamment vous aider à envisager certains aménagements.

Vous ne pourrez probablement pas reconstruire simultanément vos études, votre vie sociale, votre confiance et votre avenir professionnel. La première étape n’est pas de devenir rapidement « fonctionnelle », mais de ne plus rester seule avec cette souffrance et de remettre autour de vous un véritable cadre de soins.

Vous écrivez qu’une partie de vous cherche encore une solution. Ne lui demandez pas de sauver immédiatement toute votre vie. Demandez-lui seulement d’accomplir aujourd’hui un geste concret : dire à un professionnel, aussi clairement que vous l’avez fait ici, que vous pensez régulièrement à la mort.

Prenez soin de vous, et si vous souhaitiez aller plus loin, sachez que ma première consultation en visio est offerte et réservable en ligne.

Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet ou en visio à Aix-en -Provence

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

89 réponses

396 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

7 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

Votre écrit est profondément sincère

À travers votre message, je ne vois pas une personne « qui n’est rien » ou qui serait incapable d’avancer.
Je vois une très jeune adulte de 23 ans qui semble porter depuis plusieurs années une souffrance importante, qui a le sentiment de ne pas avoir été suffisamment entendue ou accompagnée lorsqu’elle en avait besoin, et qui aujourd’hui se retrouve profondément isolée et découragée.
Il est également compréhensible que vous ressentiez de la colère ou de la rancœur envers vos parents lorsque vous repensez à cette période.
Vous aviez besoin d’aide et vous avez le sentiment de ne pas avoir pu bénéficier de l’accompagnement qui vous aurait été nécessaire.
Mais ce qui s’est passé à cette époque ne signifie pas que votre avenir est définitivement écrit au contraire … vous souhaitez voir prendre en main et cnest peut être le moment peut être vs sentez vous entièrement prete !
Le fait d’avoir interrompu des études, de ne pas avoir travaillé ou d’être restée longtemps chez vous ne fait pas de vous une personne incapable ou « en retard ». Votre parcours est celui d’une personne qui a traversé des difficultés et qui, aujourd’hui, cherche encore comment reprendre sa place dans sa propre vie.
Votre peur de reprendre l’université, du regard des autres, de ne pas être suffisamment intelligente ou de ne pas être « à votre place » me semble être quelque chose qui mérite d’être accompagné progressivement. Vous n’avez pas besoin de résoudre toute votre vie avant la rentrée.
Il peut être beaucoup plus réaliste de commencer par une seule étape, puis une autre.

En revanche, un point de votre message m’interpelle particulièrement : lorsque vous dites que vous pensez souvent que « la fin logique » serait la mort. Même si vous précisez avoir peur de passer à l’acte, je ne peux pas banaliser cette phrase.
Vous ne devriez pas rester seule avec ces pensées. Je vous encourage vivement à reprendre contact avec un professionnel afin qu’une évaluation de votre état actuel puisse être faite et qu’un accompagnement adapté puisse vous être proposé.

Si à un moment vous sentez que vous risquez de vous faire du mal, que les pensées deviennent trop présentes vous avez des numéros d’urgence.

Et surtout, ne prenez pas aujourd’hui la décision de renoncer à toute votre vie sur la base de ce que vous ressentez aujourd’hui.
Une période de souffrance peut donner l’impression que rien ne changera jamais. Ce sentiment est réel, mais il ne constitue pas une prédiction de votre avenir.
Vous avez écrit : « une partie de moi cherche quand même une solution ». Cette partie-là est précieuse. C’est elle qu’il faut écouter et soutenir maintenant.
Vous n’avez pas besoin de savoir aujourd’hui qui vous serez dans cinq ou dix ans.
Pour le moment, l’objectif peut simplement être de retrouver progressivement suffisamment de sécurité, de confiance et d’élan pour recommencer à vivre, à votre rythme.
Je vous encourage vraiment à ne pas rester seule face à cette situation et à vous faire accompagner par un professionnel .
Vous méritez que votre souffrance soit prise au sérieux.
Bien à vous Virginie

Virginie DEMERY-NAVILLE Psy sur Antony

9 réponses

2 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

7 SEPT. 2026

Bonjour,
Que d'affirmations et croyances négatives sur vous même, quelle dévalorisation, vous vous condamnez sur chaque focalisation sur vos croyances négatives qui renforcent l'énergie qu'elle contient.

Ce qui est positif, c'est votre dernière phrase, pleine d'espoir...

Je vous encourage vivement et sans tarder à consulter et vous diriger vers une approche intégrative psychocorporelle (voir mon profil).

Tout peut se traiter si vous vous sentez motivée et déterminée à sortir de ces schémas de pensées négatives.

Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

6346 réponses

44412 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

7 SEPT. 2026

Ce que vous décrivez ne ressemble pas à une absence de valeur ou de volonté, mais à une blessure ancienne qui n’a pas reçu les soins nécessaires.
Une partie de vous semble être restée figée à l’époque où vous avez dû traverser cette dépression presque seule. Vous êtes pourtant bien là : la preuve, c’est cette part de vous qui refuse encore de renoncer et qui cherche une solution en écrivant ce message.

Votre rancœur est légitime. Vous aviez besoin d’être entendue et protégée. Mais ce qui ne vous a pas été donné hier peut encore être recherché aujourd’hui, auprès d’un thérapeute. Une mauvaise rencontre avec une professionnelle ne condamne pas toutes les autres.

Vous n’êtes pas votre parcours universitaire, votre isolement ni ce que vous produisez pour la société. Votre valeur humaine n’est pas un examen à réussir. Vous n’avez pas besoin de devenir immédiatement une personne « fonctionnelle » : commencez par un rendez-vous, une sortie très courte, un message à une ancienne amie.
Une vie se remet parfois en mouvement par des gestes minuscules.

Mais vos pensées concernant la mort doivent être prises au sérieux. Dites-les clairement à un professionnel et à une personne de confiance.
Vous n’êtes pas « personne ». Vous êtes une personne en souffrance, et la souffrance déforme le regard que l’on porte sur soi et sur l’avenir.
À 23 ans, rien n’est définitivement écrit. Vous n’avez pas à voir toute la route maintenant : seulement à faire le prochain pas, accompagnée.

Laura Vanwalscappel Psy sur Lille

21 réponses

5 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

6 SEPT. 2026

Bonjour,

Merci beaucoup pour ton message et pour la confiance avec laquelle tu as accepté de partager tout cela. Avant toute chose, j’aimerais te dire quelque chose d’important : tu n’es pas « rien ». Tu es une jeune femme de 23 ans qui semble avoir traversé beaucoup de souffrance, qui s’est retrouvée très seule avec celle-ci et qui, malgré tout, cherche encore aujourd’hui une solution. Le simple fait que tu écrives montre qu’une partie de toi espère encore que les choses puissent changer. Je comprends également la rancœur que tu ressens envers tes parents et envers cette période de ta vie. Lorsque l’on souffre, que l’on demande de l’aide et que l’on a le sentiment de ne pas être entendue ou prise au sérieux, cela peut laisser une profonde blessure. Tu as le droit d’être en colère. Cette colère a une raison d’être et elle mérite d’être entendue. L’objectif n’est pas de la nier ou de te demander de pardonner immédiatement, mais plutôt de pouvoir progressivement l’exprimer, la comprendre et la canaliser, afin qu’elle ne reste pas enfermée en toi.
Peut-être qu’il pourrait également être important, lorsque tu te sentiras prête, de pouvoir en parler avec tes parents. Leur dire ce que tu as vécu à cette époque, ce que tu as ressenti lorsque ta souffrance n’a pas été suffisamment prise au sérieux, et ce dont tu aurais eu besoin à ce moment-là. Tu pourrais aussi leur expliquer qu’aujourd’hui, tu as besoin que cette situation soit prise au sérieux et que tu souhaites réellement te faire accompagner. Car tu as raison sur un point, quelque chose doit changer aujourd’hui. Cela ne signifie pas que tu as échoué, ni que tu es incapable de vivre comme les autres. Cela signifie simplement que, jusqu’à présent, tu n’as probablement pas bénéficié de l’accompagnement dont tu avais besoin.
Concernant ta rentrée, je comprends que l’idée de retourner à l’université après plusieurs années puisse être extrêmement angoissante. Mais tu n’as pas besoin de résoudre toute ta vie avant de retourner en cours. Tu n’as pas besoin de savoir qui tu seras dans cinq, dix ou vingt ans. Tu peux simplement essayer de franchir une étape après l’autre. Aller à la rentrée ne signifie pas que tu dois réussir toute ton année. Tu peux simplement te donner la possibilité d’essayer. Et surtout, essaie de ne pas confondre ta situation actuelle avec ta valeur personnelle. Ne pas avoir de travail, avoir interrompu plusieurs fois tes études, être restée chez toi pendant une longue période ou ne plus avoir d’amis aujourd’hui ne signifie pas que tu es incapable, inintelligente ou que tu n’as rien à apporter. Ce sont des éléments de ta vie actuelle, pas une définition de qui tu es.
Tu dis avoir peur que les autres étudiants se moquent de toi, que tu n’es pas assez intelligente pour faire des études ou que tu n’es pas assez bien pour côtoyer les autres. Ce sont des pensées qui peuvent sembler absolument vraies lorsqu’on les vit de l’intérieur, mais une pensée n’est pas nécessairement un fait. Il faudra progressivement apprendre à les questionner plutôt qu’à les laisser décider de ce que tu peux ou ne peux pas faire. Tu évoques également à plusieurs reprises la mort et le sentiment que ta vie ne vaut pas la peine d’être vécue. C’est quelque chose que je prends très au sérieux. Même si tu as peur de passer à l’acte aujourd’hui, je ne voudrais pas que tu restes seule avec ces pensées. Si elles deviennent plus présentes, plus précises, ou si tu sens que tu pourrais te mettre en danger, il est vraiment important de demander immédiatement de l’aide et de te rapprocher d’un professionnel ou d’un service d’urgence. Tu n’as pas à attendre d’être « suffisamment mal » pour être aidée.
Je t’encouragerais également vivement à reprendre contact avec un psychiatre, notamment si tu te demandes si un traitement pourrait t’aider. Un psychiatre pourra évaluer avec toi ton état actuel, tes besoins et discuter avec toi des différentes possibilités de traitement. Tu es aujourd’hui adulte et tu peux prendre part aux décisions qui concernent ta santé. Ce qui s’est passé lorsque tu étais adolescente ne te condamne pas à rester dans cette situation. Et j’aimerais vraiment que tu essaies de ne pas regarder ta vie uniquement à travers ce que tu n’as pas encore accompli. Tu as 23 ans. Tu n’es pas en retard. Ta vie n’est pas terminée parce que ton début d’âge adulte ne ressemble pas à ce que tu imaginais. Aujourd’hui, tu as peut-être l’impression d’être bloquée dans cette période de ta vie et de regarder le temps passer sans parvenir à avancer. Mais une période de stagnation n’est pas une condamnation à vie.
Il y a encore énormément de choses que tu ne connais pas de ta propre vie; les personnes que tu vas rencontrer, les endroits où tu vas vivre, les choses que tu vas découvrir, les relations que tu pourras construire, les domaines dans lesquels tu pourras t’épanouir. Tu ne peux pas encore savoir ce que ta vie deviendra.
Alors, s’il te plaît, ne prends pas une décision définitive concernant ta vie à partir de la douleur que tu ressens aujourd’hui. Peut-être qu’un jour, avec le recul, tu regarderas cette période de ta vie et tu te diras, « J’étais persuadée que rien ne changerait, et pourtant j’ai fini par trouver mon chemin. » Tu n’as pas besoin de croire aujourd’hui que tout va devenir merveilleux. Tu as simplement besoin de laisser une chance à ta vie de devenir différente. Et le fait qu’une partie de toi cherche encore une solution, comme tu le dis si justement à la fin de ton message, est quelque chose sur lequel nous pouvons nous appuyer.

Avec bienveillance,

Benjamine Artaud
Psychopraticienne — Psychologie transpersonnelle & EMDR
Marseille ou en visioconférence

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

59 réponses

34 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour,

Merci de m'avoir écrit. Vraiment. Ce que vous partagez ici est profond, et je veux d'abord vous dire ceci : le fait qu'une partie de vous cherche encore une issue, au milieu de tout ce poids — c'est quelque chose d'important. Cette partie mérite d'être entendue.

Vous évoquez des pensées sur la mort, sur le fait que ce serait "la fin logique". Je ne passe pas là-dessus. Si ces pensées deviennent plus précises, plus pressantes, je vous invite à appeler le **3114** — c'est une ligne disponible à toute heure, pour exactement ce que vous traversez.

Ce que vous décrivez depuis des années — la stagnation, la fatigue, l'impression de ne pas être une vraie personne, de ne pas mériter de prendre de la place — tout cela ressemble à une douleur ancienne, profonde, qui n'a jamais vraiment été accueillie à l'époque où elle aurait dû l'être. La rancœur que vous ressentez est compréhensible. Ne pas avoir été soutenue quand vous en aviez besoin, c'est une blessure réelle.

Ce que vous portez est lourd. Et vous le portez seule, depuis longtemps.

Vous écrivez que vous n'êtes "personne", que vous n'apportez rien. Je vous entends dire cela, et en même temps, quelqu'un qui n'est personne n'écrit pas avec cette lucidité, cette honnêteté, cette précision sur sa propre expérience. Il y a quelqu'un ici. Quelqu'un qui souffre, qui attend, qui a peut-être besoin qu'on lui fasse de la place plutôt que de lui en demander.

Un accompagnement thérapeutique — pas seul, pas dans l'urgence, mais dans la durée — pourrait vous aider à ne plus avoir à porter tout ça seule. Pas pour vous forcer à "fonctionner", mais pour commencer à vous habiter autrement.

Ce qui est présent en vous maintenant, dans les pensées comme dans le corps, mérite d'être accueilli — et pas seulement attendu en silence.

Bien chaleureusement,

François Créach Psy sur Le Relecq-Kerhuon

92 réponses

28 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour, merci pour votre message.

Vous traversez manifestement une situation vraiment difficile, et je comprends que, lorsque les années ont été marquées par autant de difficultés et que plusieurs tentatives n’ont pas abouti, il puisse devenir très compliqué d’imaginer la suite.

Et en même temps, à la fin de votre message, vous écrivez qu’il y a peut-être beaucoup de parts de vous qui ont envie d’abandonner, mais il y a aussi cette part qui écrit, qui cherche à partager ce que vous vivez et qui, quelque part, cherche encore quelque chose. Je pense que c’est peut-être sur cette part-là qu’il peut être intéressant de s’appuyer pour faire un premier pas.

Dans des approches très concrètes, on parle parfois du « plus petit pas possible » : pas forcément trouver tout de suite une solution à l’ensemble de sa situation, mais simplement identifier un tout petit mouvement qui va dans une direction différente. Et ce message que vous avez écrit constitue déjà, en lui-même, un premier pas.

Vous avez 23 ans. Je comprends que, depuis votre point de vue, cela puisse sembler long lorsque vous avez le sentiment que les difficultés durent depuis plusieurs années, que les études n’ont pas fonctionné ou que vous avez manqué de soutien à certains moments importants. Mais 23 ans, c’est aussi encore très jeune, et il y a une vie entière qui reste possible, même si aujourd’hui il peut être très difficile de l’imaginer.

Alors peut-être que la question n’est pas immédiatement de savoir « qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? », mais plutôt : qu’est-ce qui vous a donné l’élan d’écrire ce message ? Qu’est-ce qui, même très légèrement, vous anime encore ? Vers quoi cette petite énergie pourrait-elle vous porter ?

Cela peut passer par beaucoup de choses : retrouver progressivement du lien social, une association, une activité, du sport, un lieu où rencontrer d’autres personnes, ou simplement quelque chose qui vous permette de reprendre contact avec un peu de vie et de mouvement.

Et si aujourd’hui rien ne vient, si vous avez le sentiment de ne plus avoir d’énergie, de motivation ou d’élan, je vous encourage vraiment à ne pas hésiter à demander de l’aide et à envisager un accompagnement. Lorsque tout est devenu trop difficile, il est parfois nécessaire de commencer par retrouver un minimum de sécurité, de soutien et d’énergie avant de pouvoir travailler plus en profondeur sur le reste.

Pour moi, l’essentiel aujourd’hui est peut-être de ne pas négliger cette petite part de vous qui a écrit ce message. C’est peut-être elle qui peut permettre de faire le premier pas, puis un deuxième, et progressivement de retrouver un chemin.

Si vous avez des questions concernant ce retour ou si vous souhaitez échanger davantage, n’hésitez pas à me contacter si vous sentez que cela pourrait aider.
Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette période.

Accompagnement par visio possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

347 réponses

304 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour,

Vous êtes effectivement dans un état de forte démotivation car vous avez une très mauvaise image de vous, une image dévalorisée. Si vous ne croyez pas en vous il est évident que vous ne pourrez voir ce que vous pouvez apporter aux autres. Du coup la vie n'a plus aucun sens.
Ce sentiment de dévalorisation, sous cette forme, est quasi certainement liée au contexte familial. Celui-ci ne vous a pas donné votre vraie valeur. Et lorsque votre mère vous interdit de prendre le traitement donné par le psychiatre elle refuse de reconnaître que quelque chose peut venir d'elle.
Il est indispensable de vous faire accompagner pour débusquer le mécanisme de dévalorisation qui s'est inscrit en vous avec les années.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

6080 réponses

34298 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre témoignage me touche beaucoup, parce qu’on sent à quel point vous avez progressivement perdu votre place dans votre propre vie.

Vous parlez de vos études, de vos relations, de votre confiance en vous, de ce sentiment de ne jamais être « assez bien »… et j’ai surtout l’impression que, petit à petit, vous vous êtes mise à vivre de plus en plus en retrait, jusqu’à avoir aujourd’hui le sentiment de ne plus vraiment savoir comment revenir vers les autres ou vers vous-même.

Et pourtant, lorsque je vous lis, je ne vois pas quelqu’un qui ne veut rien faire. Je vois quelqu’un qui semble avoir essayé, qui a souffert, qui s’est découragée et qui s’est finalement protégée en se retirant. Rester chez soi peut devenir une forme de refuge : on évite le regard des autres, la comparaison, la peur d’échouer, la sensation de ne pas être à sa place… mais ce refuge finit aussi par devenir une prison.

Vous dites vous sentir « pas assez bien ». J’aurais envie de vous demander : pas assez bien pour qui ? Et selon quels critères ?

Parce qu’à force de se comparer à ce que les autres font, à l’âge auquel ils font leurs études, rencontrent quelqu’un, travaillent, sortent, construisent leur vie… on finit par avoir l’impression d’être en retard sur tout. Mais il n’existe pas un calendrier auquel vous auriez échoué.

Et peut-être que votre priorité aujourd’hui n’est pas de rattraper tout ce que vous pensez avoir « raté ». C’est peut-être simplement de retrouver progressivement le goût d’être dans votre vie.

Une petite chose à la fois. Un contact, une sortie, une activité, une démarche, même minuscule. Pas pour devenir immédiatement la personne que vous pensez devoir être, mais pour recommencer à expérimenter : « je peux faire quelque chose, même si j’ai peur, même si je ne suis pas parfaite, même si je ne sais pas encore où cela va me mener. »

Vous dites également penser que « la fin logique » serait la mort. Cette phrase, je ne peux pas la laisser de côté. Si vous avez actuellement des pensées suicidaires, si vous pensez à vous faire du mal ou si vous sentez que vous pourriez passer à l’acte, ne restez surtout pas seule avec cela : contactez rapidement un proche, votre médecin, un professionnel qui vous suit, ou le 3114 en France, qui peut vous écouter gratuitement 24h/24 et 7j/7. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

Et si cette phrase traduit plutôt l’idée que vous ne voyez plus d’avenir possible pour vous, alors elle mérite malgré tout d’être entendue. Parce que ne plus réussir à imaginer une vie différente ne signifie pas qu’elle n’existe pas. Cela peut aussi être le signe que vous êtes depuis longtemps dans une souffrance qui a considérablement rétréci votre champ des possibles.

Vous avez 23 ans. Je ne vais pas vous dire que tout va forcément devenir facile, ni vous promettre que demain vous aurez une vie complètement différente.

Mais je crois qu’il est beaucoup trop tôt pour transformer les années difficiles que vous venez de vivre en verdict sur toute votre existence.

Vous n’avez peut-être pas besoin aujourd’hui de savoir quoi faire de votre vie.

Peut-être que la première question pourrait simplement être : « Qu’est-ce qui pourrait rendre ma vie un tout petit peu plus vivable aujourd’hui ? »

Et partir de là.

Romane Rollandin Psy sur Reims

23 réponses

14 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne.
Je suis désolé de lire que vous êtes dans un tel état de souffrance.
Si les envies suicidaires que vous mentionnez se font intenses ou persistantes, ou plus simplement si vous en ressentez le besoin, je vous recommande d'appeler le 3114.
Ce manque d'énergie que vous décrivez, ces difficultés à se projeter, le fait que tout semble insurmontable, sont des symptômes dépressifs. Vous avez évoqué un traitement qui aurait pu changer les choses par le passé, ce n'est pas mon domaine d'expertise car je ne suis pas psychiatre mais je n'exclus pas qu'un traitement puisse faire beaucoup pour vous aujourd'hui.
Sans minimiser les difficultés que vous traversez aujourd'hui, le fait que la souffrance qu'elles engendrent soient si envahissantes, qu'elles mènent à un dénigrement aussi violent, cette conviction qui peut vous traverser voire vous envahir que tout est perdu, sont des distorsions de votre cerveau. Changer, progressivement, de regard, je changera bien entendu pas tout du jour au lendemain mais vous redonnera des forces pour faire face. Un suivi thérapeutique qui vous convient, avec une personne qui vous convient, pourrait vous y aider fortement.
Votre vie ne sera pas misérable du début à la fin, même si sortir de cette souffrance, et c'est dommage et injuste, ne sera pas forcément facile.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio

Grégoire Taconet Psy sur Lyon

284 réponses

216 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

Merci de votre partage;

Je comprends votre sensation d'être bloqué à une époque de votre vie. Cela ressemble à du passé que vous vivez encore au présent. Certainement que votre rancœur en est le symptôme puisque vos besoins de l'époque au lycée n'ont pas été pris en compte pour vous aider à aller mieux. Des émotions sont restées figées et le frein à main est présent.

Je ressens une profonde perte de sens et démotivation à vous lire. Je ressens une forme de vide intérieur difficile à expliquer. Votre élan de vie n'est plus là. Et pourtant, vous avez la force et le courage de nous écrire sur le forum, c'est la preuve que votre bougie intérieure est toujours allumée, que vous voulez vous en sortir, que vous demandez de l'aide. Vous n'êtes pas rien, vous êtes une personne qui demande de l'aide car ce n'est pas un manque de volonté de votre part mais plutôt votre boussole interne qui ne trouve plus la bonne direction. Votre boussole est toujours là. Retrouvons là.

La démotivation n’est pas toujours un manque de volonté comme je viens de vous le dire, mais plutôt une coupure énergétique . Elle peut être le signe que quelque chose d’essentiel ne trouve plus sa place dans votre vie : vos besoins, vos aspirations, vos émotions ou votre manière d’être en relation. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaise réponses, il y a qui vous êtes, votre identité.

Vous dites ne pas être assez bien, ne pas être assez intelligente, peur que l'on se moque de vous. C'est votre façon de vous protéger. Cette façon de "fonctionner" s'est mise en place il y a longtemps mais ne résume pas qui vous êtes, c'est une partie de vous qui aujourd'hui prend beaucoup de place et étouffe la personne que vous êtes, avec vos potentialités.

Vous avez 23 ans et vous êtes Cheyenne. Pas personne mais quelqu'un qui cherche à se reconnecter à soi-même, et c'est humainement normal, de se sentir perdu dans la forêt. L'essentiel c'est que vous ne soyez pas perdu seul et que vous puissiez demander de l'aide et que quelqu'un puisse avancer avec vous, pour vous aider à reprendre de l'élan. Les ressources vous les avez, pour le moment c'est d'y accéder qui est compliqué.

La société elle attendra. Vous êtes important et plus que la société. Je vais vous témoigner quelque chose : le fait que vous écriviez sur ce forum, c'est la part d'amour que vous vous portez qui vous a aidé. La bienveillance que vous vous portez et cette pulsion de vie qui est belle et bien présente et qui demande à s'exprimer. C'est juste qu'elle ne trouve pas la porte de sortie pour vous aider à cheminer. Il lui manque les clés. La thérapie permet de trouver les clés ensemble.

Vous ne voulez pas mourir à 23 ans. Vous voulez arrêter de souffrir. Je comprends entièrement.

J'accompagne ce que vous traversez parce que je comprends les sensations que vous décrivez et traversez et qui sont vraiment dures. Merci d'avoir écrit car c'est un geste courageux de votre part dans votre besoin de vous réparer. Et vous en avez parfaitement le droit, d'avoir un nouveau départ dans la vie et même à 23 ans. Je ressens que vous voulez vous mettre en mouvement et vivre votre vie.

Je reste disponible, n'hésitez pas.

D'ici là, prenez soin de vous.
---------------------------------------------------
Retisser le lien avec soi, ses émotions et ses relations
Les Dentelles du Cœur | David Cifredo| Gestalt-thérapie
Visio France entière

David Cifredo Psy sur Camaret-sur-Aigues

66 réponses

53 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour cheyenne,

Déjà, bravo d'avoir pu "jeter" vos mots sur cet espace.

Je voudrais cependant revenir sur quelque chose qui traverse presque tout votre message : vous parlez de vous comme si les difficultés que vous rencontrez aujourd'hui permettaient de définir qui vous êtes. Vous dites « je ne suis personne », « je ne suis pas une vraie personne », « je ne suis pas assez intelligente », « je n'apporte rien à la société ». Ce sont des pensées extrêmement dures envers vous-même, et surtout, ce ne sont pas des faits.

Vous avez 23 ans et vous avez derrière vous plusieurs années pendant lesquelles votre vie a été fortement mise entre parenthèses. Vous avez connu une dépression jeune, vous avez eu le sentiment de ne pas être suffisamment aidée à ce moment-là, puis vous vous êtes progressivement isolée. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que reprendre des études, sortir de chez vous et retrouver une vie sociale puisse aujourd'hui vous paraître immense.

Je ne pense donc pas que la question soit de savoir si vous êtes « assez bien » pour reprendre une vie normale. Je pense qu'il faut plutôt comprendre ce qui vous empêche aujourd'hui de prendre votre place dans cette vie.

Et il y a une chose importante dans votre message : malgré tout ce que vous dites de votre situation, vous avez fait quelque chose. Vous vous êtes réinscrite à l'université! Vous avez pris contact avec quelqu'un pour chercher une solution. Une personne qui aurait véritablement renoncé à toute possibilité d'évolution ne serait probablement pas en train de chercher comment avancer. Cela ne signifie pas que tout va devenir facile, mais cela signifie que tout n'est pas figé.

Vous dites également que vous avez abandonné vos études plusieurs fois sans toujours savoir pourquoi. Plutôt que d'en conclure que vous êtes paresseuse, incapable ou insuffisamment intelligente, il me semblerait beaucoup plus intéressant de chercher à comprendre ce qui se passe pour vous au moment où vous devez vous engager, sortir de chez vous, rencontrer les autres ou vous confronter à la possibilité d'échouer. Il y a probablement quelque chose à comprendre dans ces moments-là.

Concernant votre peur que les autres étudiants se moquent de vous, prenez le temps de regarder ce que vous imaginez qu'ils vont voir chez vous, et pourquoi leur regard semble aujourd'hui avoir autant de pouvoir sur votre propre regard.

Enfin, je ne veux pas passer trop rapidement sur ce que vous dites concernant la mort. Lorsque vous écrivez que vous pensez que « la fin logique » serait la mort, J'aimerais comprendre ce que cela signifie pour vous aujourd'hui : est-ce une pensée qui vous traverse lorsque vous êtes particulièrement mal, une envie de ne plus être là, ou avez-vous parfois envisagé concrètement de vous faire du mal ou de mettre fin à vos jours ?

Si vous êtes actuellement en danger ou si vous pensez pouvoir passer à l'acte, ne restez pas seule avec cela : contactez immédiatement les urgences ou le 3114, le numéro national de prévention du suicide, disponible 24h/24.

Pour le reste, je ne pense pas que vous ayez à résoudre votre vie entière avant la rentrée. Votre objectif, pour l'instant, peut être beaucoup plus simple : comprendre ce qui vous arrive et retrouver progressivement une capacité à agir.

Sarah schmittlin Psy sur Le Plessis-Sainte-Opportune

1 réponse

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne ;

Il est vraiment dommage que vos parents n’aient pas accepté le traitement prescrit par ce médecin. Les maladies mentales sont tout aussi importantes que les maladies physiques plus classiques et il faut donc les traiter comme tel.
Aujourd’hui, vous vivez toujours ces moments de déprimes qui vous empêchent d’avancer et de réussir à affronter les difficultés. Vous baissez les bras bien avant de rencontrer l’obstacle, puisque vous le pensez insurmontable.
Il va être essentiel pour vous de retrouver une meilleure confiance et une meilleure estime de soi. Pour cela, il serait bon de retourner voir ce psy pour qu’il renouvèle le traitement et, en parallèle, de consulter un thérapeute en qui vous aurez pleine confiance pour travailler sur la confiance et l’estime de soi.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

5419 réponses

9638 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour Cheyenne,

L’une des grandes souffrances pour un être humain est de se sentir inutile ou de ne pas trouver sa place dans le monde. J’entends votre souffrance, mais il est essentiel aujourd’hui de regarder non pas seulement ce qui n’a pas été fait, mais aussi ce qui reste possible.

Se dire « je n’ai rien fait de mes 23 premières années » est à la fois douloureux et d’une justesse toute relative. Vous avez certainement acquis des expériences, des ressources et des compétences dont vous ne mesurez peut-être pas encore la valeur.

À présent, il s’agit de vous tourner vers la réalité qui se trouve devant vous, même si elle peut donner le vertige. Car vous avez probablement encore 60 ou 70 années de vie devant vous. Cheyenne, vous avez encore énormément à découvrir, à construire et à entreprendre. Rien ne dit que vous ne pourrez pas trouver une manière d’être utile aux autres et au monde, et surtout une place qui ait du sens pour vous.

Il serait néanmoins important de comprendre ce qui vous empêche aujourd’hui d’envisager cette possibilité. Un psychiatre pourrait vous aider à déterminer si vous traversez une dépression ou un état dépressif et à évaluer vos besoins. Mais, que vous ayez ou non besoin d’un traitement médicamenteux, une psychothérapie pourrait vous aider à sortir progressivement de ce sentiment d’être exclue de la vie et à prendre conscience de vos ressources.

Dans une perspective de logothérapie, il s’agirait notamment de vous aider à retrouver des buts, des valeurs et des raisons d’avancer qui puissent redonner du sens à votre existence.

Il vous faudrait peut-être commencer par questionner cette croyance : « Ça ne changera pas. » Votre vie ne changera probablement pas si rien ne change dans votre manière de l’aborder. Mais chaque mouvement, même petit, peut ouvrir une possibilité nouvelle.

Votre passé fait partie de votre histoire, mais il ne constitue pas votre destinée. À 23 ans, votre histoire est loin d’être écrite. Il vous reste maintenant à vous tourner vers la vie et à découvrir ce que vous pouvez encore en faire.

Bien cordialement.

David HELFT
Psychopraticien intégratif
Logothérapeute (Analyste Existentiel)

David Helft Psy sur Paris

268 réponses

492 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

5 SEPT. 2026

Bonjour, j’entends bien vos difficultés à vous mettre en mouvement. Effectivement je pense qu’il serait important de commencer une thérapie afin que vous sentiez le soutien inconditionnel que cela peut vous apporter. Je suis sûre que vous retrouveriez où se trouve vos désirs et que cela pourrait amener la satisfaction de poursuivre vos études et de rentrer en contact avec d’autres étudiants étudiantes et pourquoi pas pourrait devenir des amis.

Florence Strauss Psy sur Paris

4 réponses

2 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

Psy spécialisés en Aide psychologique

Voir plus de psy spécialisés en Aide psychologique

Autres questions sur Aide psychologique

Expliquez votre situation à nos psy

Faites votre demande de manière anonyme et recevez une aide psychologique en 48h.

Votre question et ses réponses seront publiées sur le portail. Ce service est gratuit et ne remplace pas une séance de thérapie.

Nous enverrons votre question aux experts de ce thème qui traiteront personnellement votre cas.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

50 Il est nécessaire d'écrire 19900 caractères de plus

Renseignez un pseudo pour rester anonyme

Votre question vient d'être révisée.

Nous vous aviserons par e-mail quand elle sera publiée.

Si vous avez besoin d’une aide psychologique immédiate, vous pouvez réserver une consultation en ligne à votre convenance.

Cette question existe déjà.

Merci d'utiliser la barre de recherche pour connaître la réponse.

psychologues 17750

psychologues

questions 19900

questions

réponses 164900

réponses