Bonjour, voilà étant un adolescent de 18 ans, je me rend bien compte que nombreuses sont les actions et comportements que nous ne contrôlons pas et auxquels nous ne saisissons pas l'importance immédiate. Néanmoins depuis quelque jours je ne supporte plus les échanges avec mon père. Ces échanges sont conflictuels, dénués de sens et ne mènent à rien. Par exemple ce matin même nous étions entrain de discuter de la séance de sport que nous faisons régulièrement tous les matins. Ayant un empêchement, mon père m'a proposé de le faire cet après-midi, ce à quoi je n'ai éprouvé aucunes contradiction. J'ai accepté en admettant que malgré notre routine matinale, ça ne me dérangeais pas d'en faire l'après midi. Ensuite il m'a fait comprendre que je ne faisais pas de sport toute la matinée. Ce à quoi j'ai rétorqué "non, mais j'en fais tout de même le matin". Cela l'a fâché et il a éprouvé le besoin de me dire que je lui prenais la tête et que non ce n'était pas tout la matinée et que je n'avais pas à lui mentir en lui disant que je fais du sport tous les jours le matin ( ce qui est le cas par ailleurs depuis plus de 2 semaines). Pris d'un accès de trop plein j'ai finis par lui dire "arrête d'en rajouter c'est pas grave, c'est juste le matin que j'en fais, on s'en fiche du terme". Après cela, la dispute à continuer pendant plusieurs minutes sans intérêt et je suis finalement parti dans ma chambre sans dire un mot puisque ne voulant pas aggraver la chose et m'embourber dans une situation sans queue ni tête. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres mais je voulais votre point de vue et votre recul vis à vis de la situation.
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31 MARS 2020
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Nous vivons actuellement une période très particulière puisque nous sommes en confinement. Et nous ne sommes en interaction directe qu'avec les membres de notre foyer. Il est normal que les difficultés que nous rencontrons dans la vie courante soient intensifiées par cette proximité et cette exclusivité, alors que nous arrivons à les gérer habituellement.
En temps normal, j'imagine que vous êtes à l'école dans la journée et que vous ne voyez votre père que lorsque vous êtes tous les deux à la maison.
Dans l'épisode que vous racontez, il se peut que votre père ait été contrarié par le fait de devoir décaler votre rendez-vous sportif quotidien, avant même de vous prévenir. J'imagine qu'il éprouve de la joie à partager ce moment avec vous, qu'il vit cela comme un "bénéfice collatéral" du confinement. Il se peut alors qu'il ait mal interprété votre accord "tranquille" pour faire cette séance l'après-midi.
Nous ne pouvons pas savoir ce qui s'est passé pour lui. En revanche, sa réaction vous a surpris et vous a semblé inappropriée dans ce contexte, et c'est bien naturel puisque vous avez accédé à sa demande simplement.
Malheureusement ce cas particulier illustre bien la difficulté que nous pouvons rencontrer dans nos relations avec nos proches, les incompréhensions viennent gâcher nos relations et nous laissent frustrés parce que nous n'avons pas eu de comportements répréhensibles. Pour améliorer la situation, il est souvent aidant de faire appel à un tiers qui saura vous aider tous les deux à dénouer ces conflits du quotidien.
Vous semblez tenir à ce que votre relation avec votre père s'améliore, et on peut supposer que c'est ce qu'il souhaite également. Vous pouvez tout à fait lui dire cela et lui proposer de consulter un thérapeute familial pour vous aider à préserver et améliorer la qualité de votre relation.
Si ce n'est pas envisageable pour lui, alors vous aurez à effectuer cette démarche dans le cadre d'une thérapie individuelle, qui vous apportera également des réponses et vous permettra de trouver des solutions, mais différemment.
Je reste à votre écoute si vous le désirez,
Bien cordialement,
Laetitia Leoni-Bonin
Psychothérapie intégrative basée sur l'attachement,
Psychothérapie familiale
Je reçois exclusivement en téléconsultation en cette période de confinement
31 MARS 2020
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Ah si au moins j'avais pu faire une thérapie à 18ans! Quel temps perdu! Moi j'ai fait ma thérapie en travaillant sur mes parents vers 30 ans. J'ai enfin fait la paix avec toute ma famille. J'ai essayé plusieurs thérapies mais l'EMDR s'est vraiment démarquée. Il est bon de faire un travail pour améliorer ses relations familiales.
Comment s'affirmer sans faire de peine? Comment poser un cadre? Comment dire les choses? Juste exister et être qui l'on est. Tout ça est tellement important. Il y a deux choses à distinguer se Rebeller et s'Affirmer. Se rebeller se fait dans l'émotion et ne sert à rien sauf entretenir une gueguerre stérile. Et s'affirmer, évite de parler, de se justifier, c'est un travail à faire. Plutôt on le fait plutôt on trouve la paix. Les jeunes vont très vite en EMDR. Ils font quelques séances et leur thérapie est terminée.
Sur mon site https://www.laurencegoutelle.fr/liens/EMDR, en cliquant sur "la thérapie qui chasse les démons", vous verrez un documentaire qui explique très bien cette thérapie et ce qui se passe dans le cerveau.
Dans un premier temps, on vide son sac de toute la douleur quand on pense à la personne en question. Puis une fois qu'on a vidé notre sac on voit les choses plus dans leur globalité sans émotion. Puis on trouve la solution. Et là on est prêt à s'affirmer et poser un cadre même auprès de ses parents. Le tout en respectant la personne en face de soi. Je deviens respecté, respectueux et respectable.
Tout ça dans le calme et la fermeté.
Voilà si vous avez besoin de mon aide, n'hésitez pas à me joindre.
Cdt Laurence GOUTELLE
Psychologue EMDR par téléphone
31 MARS 2020
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour Harierod,
Tout d'abord, à 18 ans vous n'êtes plus un "adolescent" mais un jeune homme. Pour être tout à fait adulte, il vous manque l'indépendance financière, mais cela ne saurait tarder...
Par conséquent, à ce titre vous disposez de votre corps et de votre emploi du temps comme bon vous semble, et n'avez plus à satisfaire vos parents sur ce point. à partir du moment où vous ne nuisez à personne et où vous faites votre part de taches ménagères.
A vous lire, les conflits relationnels que vous décrivez semblent dire d'une difficulté de votre père face à cette nouvelle réalité.
Il se peut fort que votre père (est-il un peu "rigide" dans la façon de poser les règles ?) ait du mal à lâcher le petit garçon obéissant et "bon objet" que vous étiez, beaucoup de parents sont en difficulté lors de cette étape naturelle et nécessaire d'individuation et d'autonomisation. Et vous avez raison de ne pas souhaiter vous "embourber" dans des échanges "conflictuels" qui "ne mènent à rien". Le confinement n'arrange pas les choses, sans doute.
Gardez simplement à l'esprit ce qu'il se passe : d'un côté un jeune homme qui vit son autonomisation (et ce n'est pas simple quand on vit encore chez ses parents) et de l'autre un père qui a du mal à perdre son petite garçon obéissant.
Vous pourriez adopter une posture ferme et bienveillante qui soit respectueuse de vos désirs tout en tenant compte du ressenti de votre père.
N'hésitez pas à me consulter si vous souhaitez plus d'information sur les techniques de communications bienveillante et la mise ne place d'un coaching relationnel.
Bien à vous,
Caroline GORMAND
Psychothérapie intégrative, Hypnose, Sophrologie
(Pendant la période de confinement, téléconsultations uniquement)