J’ai toujours été de nature très très anxieuse d’où les d’une hypocondrie sévère qui se sont manifester par des crises tout au long de ma vie (j’ai 25 ans la plus vieille crise j’avais 6 ans). Je ne sais pas comment a 6 ans j’ai pu avoir peur d’une veine sur mon pied en pensant qu’un caillot de sang aller ne tuer. Et je n’en dormait pas de la nuit sana jamais le dire à personne. Puis c’est une douleur par ci par là un maux de tête . J’étais tellement stressé tout le temps que Jai développé des problèmes gastrique chronique pendant une bonne partie de mon enfance. Mais j’ai toujours eu cette sensation de ne pas vouloir vivre vraiment le plus lointain souvenir que j’ai de moi c’est moi qui dort et qui ne veux juste pas se réveiller le lendemain. J’ai jamais pour autant vraiment eu peur de la mort pour moi elle est là plutôt comme une libération . C’est la souffrance qui le fait extrêmement peur , de ne pas ne sentir “à l’aise” dans mon corps. J’ai toujours été dans lhypervigilence à guetter le moindre signe qui pouvait faire basculer ma vie. Je me scrute avec une lampe j’analyse chaque sensation. C’est épuisant. J’ai jamais eu cette sensation que la vie était chouette , ou qu’elle valait le coup en ce moment j’ai juste envie de partir de laisser ce corps qui me pèse et d’enfin me libérer de lui qui me crée tt ces soucis.
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Meilleure réponse
30 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 24 personnes
Bonjour,
Votre mal être est envahissant : vous avez hérité d’une anxiété très grande, qui vous provoque toutes ces préoccupations obsédantes pour les moindres sensations qui vous traversent.
Il me semble qu’étant donné tout ce que vous avez écrit ici vous avez besoin de consulter un psychiatre pour avoir un traitement médicamenteux en premier lieu, afin de vous apaiser un peu.
En parallèle il serait indiqué de vous offrir une bonne thérapie qui vous aiderait à faire taire les peurs en tout genre et à orienter votre attention vers l’extérieur : la nature, les relations avec les autres, la vie et les plaisir qu’elle peut vous apporter.
Les thérapies de type TCC sont assez efficaces pour soigner les troubles dont vous souffrez.
Je vous souhaite d’arriver à agir vite pour sortir du cercle vicieux de l’observation de vos sensations.
sp
2 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message montre à quel point vous vivez avec une anxiété intense depuis très longtemps, presque comme si votre corps était devenu un lieu de vigilance permanente, impossible à apaiser. Cette hyperattention, cette fatigue, cette peur constante de ce qui pourrait arriver… c’est extrêmement éprouvant à porter seul(e).
On sent aussi cette ambivalence très forte : à la fois la peur de la souffrance, du corps qui inquiète, et en même temps cette idée que “partir” pourrait être une forme de soulagement. Quand ces pensées apparaissent, c’est souvent le signe que la souffrance a dépassé ce que vous pouvez contenir seul(e).
Le fait que vous mettiez des mots dessus aujourd’hui est déjà très important.
Il me semble essentiel que vous ne restiez pas seul(e) avec cela. Vous pourriez vous rapprocher d’un professionnel ou d’un service d’urgence si ces pensées deviennent trop envahissantes, ou en parler à quelqu’un de confiance.
Un accompagnement pourrait vraiment vous offrir un espace pour déposer cette hypervigilance, comprendre ce qui se joue dans votre rapport au corps et retrouver peu à peu un peu d’apaisement.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un temps pour en parler ensemble, à votre rythme.
Je vous souhaite beaucoup de douceur.
Bien à vous,
Elodie Seng
Psychopraticienne
31 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Emmxlisa,
Je voulais commencer par vous féliciter pour votre courage, parler avec sincérité de ses difficultés n'est pas chose aisée.
Je trouve que l'intitulé résume clairement ce que l'on ressent lorsqu'un trouble devient envahissant.
Nous faisons de notre mieux quoiqu'il arrive.
Si la souffrance est trop intense, je ne peux que vous encourager à consulter un.e psychiatre ou médecin généraliste, pour aider à revenir à un niveau suffisant qui permettrait un travail.
En parallèle des techniques simples de cohérence cardiaque ou de relaxation (quotidiennement quelques minutes) peut déjà aider au relâchement.
Si les idées suicidaires s'invitent, le 31 14 est un service gratuit 7/24 avec des professionnel.le.s formé.e.s à cette question.
Les années d'hypervigilance ont dû être réellement épuisantes.
La fatigue de l'organisme peut amplifier les manifestations somatiques liées à l'anxiété généralisée.
Quand l'anxiété s'installe elle peut prendre la forme de phobies, certaines sont liées à ce que l'on ressent dans notre corps (intéroception).
J'aurais envie de vous demander si vous avez eu des suivis depuis vos 6 ans?
Je pense que l'approche Cognitive et Comportementale pourrait aider à prendre en charge à la fois :
- les manifestations de l'anxiété (comportements),
- les pensées qui empêchent le changement et renforcent (cognition)
- la cause ou peur centrale (émotions pour une réparation).
Je travaille particulièrement le sujet de l'anxiété, notamment sous forme d'ateliers et lors de mes séances de supervision.
Outre l'approche TCC, je pratique l'art-thérapie cognitive et comportementale, la pratique créative et artistique (au sens large) permettant de sécuriser l'accès aux émotions, lorsque cela fait trop violence.
La création trompe la vigilance.
J'apprécie particulièrement d'être témoin de petites libérations qui permettent un mieux vivre concret.
L'expérience de ces parenthèses de mieux renforçant réellement la possibilité de changement.
J'interviens en visio si cela vous intéresse d'essayer, après un premier contact par téléphone.
Je vous souhaite sincèrement de trouver un accompagnement qui vous correspondra et vous aidera à toucher du doigt la légèreté à laquelle vous avez droit.
31 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Vous êtes épuisé(e) par cette anxiété qui vous pèse depuis votre plus jeune âge. Vous avez la sensation qu'elle fait tellement partie de vous qu'il est impossible de vous en débarrasser.
Et pourtant, des thérapies existent pour vous soulager : la thérapie cognitive et comportementale (TCC) est très efficace et reconnue pour ses bienfaits dans le traitement des troubles anxieux.
Elle vous permet de travailler en conscience : comprendre les mécanismes sous-jacents, restructurer vos pensées de catastrophe, apprendre des techniques de gestion de l'anxiété puis vous exposer aux situations problématiques, de manière progressive.
Une fois les symptômes les plus insupportables sous contrôle, vous pourrez envisager d'aller explorer les causes profondes de cette anxiété, par une thérapie analytique ou par l'hypnose, par exemple.
Reprenez courage : des thérapies existent.
Je vous souhaite de trouver celle qui vous convient, portée par le ou la thérapeute qui saura vous inspirer confiance pour vous accompagner au mieux.
Cordialement,
Sandrine Loisel
Psychopraticienne spécialisée en TCC - Hypnothérapeute
31 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez montre combien cette anxiété autour de votre santé et de votre corps est présente depuis très longtemps et combien elle est devenue épuisante pour vous.
- Depuis quand avez-vous le sentiment que votre corps est une source de menace plutôt qu’un allié ?
- Y a-t-il eu dans votre histoire des moments ou des événements qui ont renforcé cette hypervigilance ?
- Que se passe-t-il dans votre esprit lorsque vous ressentez une sensation physique : quelles pensées arrivent en premier ?
- Avez-vous déjà connu des périodes, même brèves, où cette surveillance du corps était un peu moins présente ? Qu’est-ce qui était différent à ce moment-là ?
- Quand vous dites vouloir « vous libérer de ce corps », est-ce surtout la peur constante et l’épuisement que vous souhaiteriez voir disparaître ?
Avez-vous déjà pu en parler en profondeur avec un professionnel ou être accompagné pour cette anxiété ?
Ces questions peuvent parfois aider à mieux comprendre ce qui se joue et à commencer à desserrer l'anxiété dont vous souffrez.
31 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Vous avez bien fait d’écrire à ce site et ce n’est pas un hasard. Cette anxiété que vous décrivez et qui vous traverse au quotidien depuis l’enfance est un signal, le signal de quoi ? Vous avez sans doute besoin de parler et d’être entendue. Votre corps par ses symptômes et ses manifestations aussi a besoin d’être entendu. Je vous conseille donc d’entamer une thérapie qui vous soulagera et vous aidera à la fois sur le plan sur le plan psychique et sur le plan physique. Bien à vous
30 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 20 personnes
Bonjour,
Vous savez qu'il existe des approches thérapeutiques qui peuvent vous apprendre à voir la vie différemment, au final, la vie c'est comme une boule à facettes, tout dépend où vous regardez...
Il serait nécessaire de revisiter votre enfance et adolescence en vous posant des questions bien ciblées pour comprendre et traiter la manière dont les choses se sont enkystées en vous. La nature très anxieuse peut être contaminante si vos parents eux mêmes étaient anxieux.
Les attachements insécures précoces peuvent être un handicap dans la vie.
Voici un article sur le sujet que j'ai écrit qui pourrait vous éclairer :
Mes questionnaires clinique permettent de déterminer ce qui dysfonctionne ans votre manière de penser.
Je vous encourage vivement à consulter et vous diriger vers une approche comme la mienne (voir mon profil).
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
En effet, ces pensées envahissantes ne peuvent vous permettre de vivre pleinement et sereinement la vie. C’est pourquoi je vous suggère de ne pas rester seule avec ces pensées et ces troubles et de vous faire aider par un thérapeute. Il est tout à fait possible de retrouver une vie plus apaisée.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
L'hypocondrie est une manifestation d'angoisse, un symptôme de l'angoisse.
Bien sûr on peut travailler sur le symptôme mais il est plus judicieux de travailler sur la cause de l'angoisse.
Avoir ce malaise depuis l'âge de six ans est le signe que les causes sont enfouies et il est nécessaire de les évoquer.
Le problème n'est pas dans votre corps mais dans votre âme.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message est très touchant, et on sent à quel point vous êtes épuisée par ce que vous portez depuis si longtemps.
Vivre avec une anxiété aussi ancienne, aussi envahissante, avec cette surveillance permanente de votre corps, cette peur de la moindre sensation, cette tension qui ne s’arrête jamais… c’est profondément usant.
Ce que vous décrivez ne ressemble pas à une simple inquiétude passagère.
On sent quelque chose de très installé, très ancien, presque comme un état d’alerte intérieur qui vous accompagne depuis l’enfance et qui vous empêche de vous sentir en sécurité dans votre propre corps.
Et quand cela dure depuis si longtemps, il arrive que l’on ne cherche même plus vraiment “à vivre”, mais simplement à ne plus souffrir.
C’est une nuance importante.
À vous lire, on sent moins une envie de mourir qu’un immense besoin de soulagement, comme si vous étiez fatiguée de porter un corps devenu source d’angoisse, de tension et d’épuisement.
Cela mérite d’être entendu avec beaucoup de sérieux et de douceur.
Parce que derrière l’hypocondrie, il n’y a pas seulement la peur d’être malade.
Il y a souvent une angoisse beaucoup plus profonde, plus diffuse, parfois très ancienne, qui vient se fixer sur le corps parce que c’est là qu’elle devient plus concrète, plus visible, presque plus “gérable”.
Quand vous dites que cela a commencé si tôt, que même enfant vous viviez déjà cette peur intense, et que vous avez depuis longtemps cette impression de ne pas vraiment vouloir vous réveiller… cela laisse penser que vous portez probablement une souffrance psychique très ancienne, qui a trouvé dans le corps une manière de s’exprimer.
Vous n’êtes pas “faible”, vous n’êtes pas “folle”, et vous n’êtes pas seule à vivre ce type de fonctionnement.
Mais vous semblez aujourd’hui arriver au bout de ce que vous pouvez contenir seule, et c’est important de ne pas rester isolée avec cela.
Il serait vraiment précieux que vous puissiez être accompagnée par un psychologue clinicien ou un thérapeute sérieux, avec qui vous vous sentez suffisamment en sécurité pour déposer tout cela.
Pas seulement pour “gérer l’anxiété”, mais pour comprendre ce qui, en vous, est en alerte depuis si longtemps et semble ne jamais trouver de repos.
Et je me permets aussi de vous dire ceci avec beaucoup de délicatesse :
quand on commence à ressentir que partir serait un soulagement, même sans projet précis, il est important d’en parler rapidement à un professionnel, ou à une personne de confiance autour de soi.
Pas parce que vous êtes “dangereuse”, mais parce que cela montre à quel point la souffrance est devenue lourde.
Si à un moment vous sentez que cela devient trop envahissant, que vous pourriez vous faire du mal, ou que vous vous sentez en danger, n’attendez pas :
3114 (24h/24, en France)
15 si c’est une urgence
ou les urgences
Vous avez déjà fait quelque chose de très important en mettant des mots ici.
Et je crois sincèrement qu’il est possible que cela s’apaise… à condition que vous ne restiez plus seule face à cette angoisse qui vous accompagne depuis si longtemps
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous remercie sincèrement pour la confiance que vous témoignez en partageant cela. Ce que vous décrivez est très fort, très ancien aussi — et surtout, profondément éprouvant à porter seul depuis si longtemps.
On sent à quel point votre anxiété ne date pas d’hier : elle s’est installée très tôt, presque comme une manière d’être au monde. Cette hypervigilance constante, ce besoin de surveiller votre corps, d’anticiper le danger, d’éviter la souffrance… tout cela finit par épuiser profondément, physiquement et psychiquement.
Et ce que vous dites est très important : ce n’est pas tant la mort que vous recherchez, mais la fin de cette tension permanente, de cette sensation d’inconfort dans votre propre corps. Comme si habiter votre corps était devenu un lieu d’insécurité plutôt qu’un lieu de vie.
Ce que vous ressentez a du sens au regard de votre histoire. Quand un enfant vit très tôt avec une peur intense, sans pouvoir la déposer ni être rassuré, il peut apprendre à rester en alerte constante. Mais ce mode de fonctionnement, utile à un moment, devient ensuite une prison intérieure.
Il est important de vous dire quelque chose de très clair :
Vous n’êtes pas “comme ça pour toujours”.
Ce que vous vivez peut évoluer, se comprendre, et surtout s’apaiser.
Aujourd’hui, vous êtes arrivé à un point de fatigue extrême, où même l’idée de “partir” apparaît comme une solution pour mettre fin à la souffrance. Mais il existe d’autres chemins pour retrouver un apaisement réel — pas en luttant contre vous-même, mais en apprenant progressivement à sécuriser votre rapport à votre corps et à vos sensations.
Dans l’immédiat, si ces pensées deviennent trop envahissantes ou si vous sentez que vous pourriez vous faire du mal, je vous invite vraiment à ne pas rester seul :
Vous pouvez appeler le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24), ou contacter le 15 / 112 en cas d’urgence, ou simplement vous rapprocher de quelqu’un de confiance.
Ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est au contraire un acte de protection.
Sur le plan thérapeutique, ce type d’anxiété profonde, enracinée depuis l’enfance, se travaille très bien dans un cadre adapté. Il ne s’agit pas seulement de “gérer le stress”, mais de comprendre en profondeur ce qui, en vous, est resté en alerte depuis si longtemps, et de reconstruire un sentiment de sécurité intérieure.
Dans mon approche, nous avançons avec beaucoup de respect pour votre rythme, sans jugement, en redonnant peu à peu au corps une place plus apaisée, moins menaçante.
Je serais tout à fait disponible pour vous accompagner dans ce chemin, si vous le souhaitez.
Vous avez déjà fait un pas essentiel en mettant des mots sur ce que vous vivez. Et cela compte énormément.
Bien à vous,
Yehouda Guenassia
Thérapie Existentielle Humaniste
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour à vous, merci pour votre confiance, d'après tout ce que vous décrivez il est normal que cela vous pèse. Votre message montre de l'anxiété profonde installée depuis longtemps, avec hypervigilance corporelle, peur des sensations et épuisement constant. Ce que vous vivez est fréquent (peur de mourir ou envie de disparaître, crise d'angoisse...) et surtout cela se travaille. Vous n'êtes pas comme ça de nature, ce sont des mécanismes qui peuvent se désactiver. En consultation, nous apaisons les symptômes rapidement et travaillons à la source pour sortir de cette bienveillance permanente pour retrouver un apaisement durable. Je reste à l'écoute. Chaleureusement,
Morgane
thérapeute en ligne
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre confiance, il n’est jamais facile de partager ce qu’on traverse de difficile. Et bravo pour votre courage.
En vous lisant, je ressens surtout à quel point vous êtes fatiguée… fatiguée d’être en alerte en permanence, de vivre dans un corps qui semble devenir un ennemi, de ne jamais pouvoir vraiment vous poser. Et ça dure depuis si longtemps que ça a presque pris toute la place.
Ce que vous décrivez, cette hypervigilance, cette peur constante du moindre signe, ce besoin de vérifier, d’analyser… ce n’est pas « vous qui exagérez ». C’est un système intérieur qui s’est emballé très tôt, comme s’il essayait de vous protéger en permanence, mais au prix d’un épuisement immense.
Vous dites : « ne pas vouloir vous réveiller ». Pas forcément vouloir mourir… mais surtout vouloir que ça s’arrête, que la tension, la peur, l’inconfort disparaissent enfin. Beaucoup de personnes ressentent ça quand elles ont trop porté, trop longtemps.
Vous n’êtes pas « cassée ». Vous êtes quelqu’un qui n’a jamais vraiment pu se sentir en sécurité dans son propre corps. Et ça, ça se travaille. Doucement. Avec quelqu’un qui peut vous aider à apprivoiser ces sensations au lieu de les subir, à remettre un peu de calme en vous où tout s’emballe. Pas en vous forçant à « penser positif », mais en comprenant profondément ce qui se joue en vous.
Pour maintenant, essayez juste de poser votre main sur votre corps (ventre, poitrine..), sans analyser, sans chercher un symptôme… juste sentir le contact, la chaleur. Revenir à une sensation neutre, voire un peu douce. Même quelques secondes.
Vous n’avez pas à continuer à vivre comme ça toute votre vie. Il existe des espaces où on peut déposer tout ça, à votre rythme, sans jugement…et commencer à respirer autrement.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message, très sincère. Ce que vous décrivez correspond à une anxiété ancienne et installée, avec une forte hypervigilance corporelle. Le fait de surveiller constamment votre corps, d’interpréter chaque sensation et de chercher à vous rassurer entretient un cercle qui épuise profondément.
L’envie de “partir” que vous évoquez ne traduit pas forcément un désir de mourir, mais plutôt un besoin d’échapper à cette souffrance devenue trop lourde. C’est quelque chose que l’on retrouve souvent quand l’anxiété est présente depuis longtemps.
En TCC (thérapie cognitivo-comportementale), on travaille précisément sur ces mécanismes : apaiser les interprétations liées aux sensations, réduire l’hypervigilance et sortir des comportements de vérification, pour retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure.
Au vu de l’intensité et de l’ancienneté de ce que vous vivez, il est important de ne pas rester seule. Un accompagnement structuré peut réellement vous aider à sortir de ce cercle.
Je vous encourage sincèrement à consulter un professionnel avec qui vous vous sentirez en confiance.
Bien à vous,
Deniz Demir
Thérapeute Cognitivo-Comportementale