Je ressent un sentiment de solitude et de mal-être depuis des années
Un sentiment de solitude et de mal-être
Depuis des années, je me sens seule, même entourée. C’est une solitude qui ne vient pas du manque de présence, mais du manque de compréhension. J’ai souvent eu le sentiment de ne pas être entendue, de devoir tout garder pour moi, d’être “celle qui va bien” alors qu’à l’intérieur, je me sentais fragile. J’ai connu des périodes sombres, où les émotions devenaient trop lourdes, où je cherchais à soulager une douleur invisible. Avec le temps, j’ai compris que ma solitude n’était pas un rejet du monde, mais une manière de me protéger. C’est dans le silence et l’isolement que je trouve encore aujourd’hui un semblant de paix.
Une relation fraternelle blessante
Ce qui me fait le plus souffrir, c’est ma relation avec ma sœur Enora. Depuis toujours, cette relation est source de douleur, de rivalité et d’humiliation. J’ai subi ses critiques, ses mensonges, ses moqueries, et surtout son indifférence. Je me suis souvent sentie effacée à côté d’elle, comme si ma parole avait moins de valeur. À chaque tentative de rapprochement, j’ai été rejetée ou rabaissée. Et malgré mes efforts, j’ai fini par comprendre que je ne pouvais plus entretenir une relation qui me détruit. Ce choix n’est pas de la rancune : c’est un besoin vital. Je veux simplement préserver ma santé mentale et me reconstruire, même si cela signifie m’éloigner d’elle.
Mon enfance a été marquée par des tensions constantes, des cris, des pleurs, et cette tentative désespérée de maman de mettre fin à ses jours à cause de ma sœur. Cet épisode m’a profondément marquée. Je me souviens avoir voulu aider, consoler, protéger… tout en me sentant impuissante. J’ai porté beaucoup trop tôt un rôle qui n’était pas le mien. J’ai souvent eu l’impression de devoir être forte, calme, celle qui tient bon, alors que j’avais moi aussi besoin d’être soutenue. Je jouais le rôle d’une mère pour mes parents, alors que j’en avais moi-même besoin. J’ai appris à enfiler un masque : celui de la fille sage et stable, alors que, intérieurement, j’étais pleine de doutes et de blessures.
Le besoin d’exister par moi-même
Avec les années, j’ai ressenti un manque de reconnaissance. J’ai eu le sentiment que mes efforts, ma présence et ma gentillesse passaient inaperçus. Les remarques sur mon apparence, mes études ou mes choix de vie m’ont parfois fait beaucoup de mal. J’aimerais pouvoir être acceptée telle que je suis, sans devoir prouver en permanence que je mérite de l’amour ou de la fierté. Je ne cherche pas à m’éloigner de mes parents, mais à trouver ma place autrement. J’ai besoin d’exister par moi-même, de tracer ma route, de faire mes choix, même s’ils ne sont pas ceux que vous auriez faits pour moi.
Un besoin de paix et de compréhension
Aujourd’hui, je ne veux plus vivre dans la colère ou le silence. Je souhaite entreprendre un travail sur moi mais j’ignore comment faire. Je continu de ressentir un vide immense, j’aimerai faire des rencontres, ne serait-ce qu’avoir davantage de liens sociaux avec d’autres mais je n’y arrive pas. C’est comme si plus rien ne me faisait envi. Je souhaite vivre une vie équilibrée, entourée de personnes bienveillantes. Je veux pardonner, sans forcément oublier. Je veux tourner la page, sans effacer ce que j’ai vécu. J’ai écrit une lettre pour mes parents afin de leur expliquer ce que je ressens et à quel point c’est dur pour moi de cohabiter avec ma sœur lorsqu’elle vient mais, à cette heure-ci je ne leur ai toujours pas donnée. Leur faire comprendre que ne plus parler à ma sœur n’est pas une rupture familiale, c’est une protection. Et que je ne souhaite pas les faire souffrir. J’ai simplement besoin de mettre de la distance avec ce qui me fait du mal.
En conclusion
Je veux retrouver la sérénité, la confiance et la légèreté. Je ne veux plus être celle qui encaisse en silence. Je veux simplement être entendue, reconnue et aimée pour celle que je suis : une personne sensible, pleine de contradictions, mais profondément sincère. Je ne cherche ni pitié, ni excuses. Juste une écoute, un regard bienveillant, et la possibilité de reconstruire une relation plus saine, plus vraie et plus douce. Et je ne peux plus ressentir ce mal être et ce vide qui continue de me ronger depuis des années.
J’espère que ma lettre n’est pas trop longue. J’ai bien conscience qu’il y a des problèmes plus importants que les miens mais j’aimerai quand même recevoir des conseils à ce sujet et comment puis-je ne plus ressentir un tel vide.
Bien cordialement.