Depuis l'adolescence, j'ai développé un véritable complexe intellectuel et physique, et une forme de croyance qui me ferait croire que je suis resté un enfant, que je suis idio, que je suis inférieur aux autres, et cela me plombe littéralement la vie. J'ai 31 ans aujourd'hui.
Je suis sujet à de forts troubles anxieux, qui se sont développés avec le temps, notamment un sentiment d’anxiété généralisée, d’anxiété sociale, de stress chronique et un complexe d’infériorité. Comme si le monde extérieur était forcément mauvais et menaçant à mon égard, comme si tout le monde était meilleur que moi. J’ai toujours ressenti un vide existentiel et j’ai vécu de nombreuses phases de déprime tout au long de ma vie., qui se sont transformées en dépression depuis environ 2 ans. Cela a fortement détérioré ma confiance et mon estime de moi (déjà très faible), et j’ai commencé à développer des comportements d’évitements de plus en plus récurrents et excessifs, qui ont naturellement menés à un isolement. Je passe mon temps à ruminer, à ressasser le passé et à penser aux erreurs que j'ai pu faire. De plus, j'ai vraiment l'impression que mon cerveau tourne au ralenti depuis quelques mois, d'avoir des problèmes de mémoire et d'attention, ce qui renforce mes croyances du style "je suis bête". Je n'ai donc jamais fait le choix d'aller vers les études ou les formations qui pouvaient m'intéresser car dans ma tête, tout va échouer, je vais être stressé, angoissé et jugé. Je reste donc paralysé et incapable de faire des choix.
Parallèlement à cela, je me reconnais dans le syndrome de Peter Pan; j’ai parfois l’impression d’être resté bloqué à l’adolescence, d’être irresponsable, de ne pas être indépendant, de ne pas savoir gérer mes émotions, d’avoir des troubles de l’égo, d’avoir des difficultés sur le plan social, relationnel et amoureux. De me considérer toujours inférieur à l’autre, de me dénigrer, d’être beaucoup dans le paraître, d’avoir peur du regard et du jugement des autres. De passer mon temps à m’adapter et à être en hyper-vigilance vis-a-vis des autres. De ne pas être « moi-même ». Je m’imagine toujours le pire en créant des scénarios catastrophes et des échecs, ce qui va me paralyser, m’empêchant de me mettre en action. Ces interprétations et schémas mentaux sont présents depuis de nombreuses années, cela devient fatiguant et quasi invivable, au point que j'ai eu l'envie de mettre fin à mes jours il y a quelques semaines.
Je suis au chômage en ce moment et j'ai dû retourner chez mes parents, ce qui n'aident pas à modifier mes croyances. J'ai l'impression désagréable d'être piégé dans ma tête et que je n'arriverai pas à inverser la tendance. Je ne sais pas quoi faire professionnellement et j'ai perdu goût petit à petit aux choses que j'aimais faire. Mes relations amicales sont elles aussi détériorés car je m'isole et j'ai énormément honte de moi.
Je suis actuellement accompagné par une infirmière d'un CMP, qui cherche à établir un diagnostique précis pour savoir vers qui je dois m'orienter.
D'après vous, quelle serait la meilleure thérapie à réaliser?
Merci de m'avoir lu et merci de votre aide.
Cordialement
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13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 105 personnes
Bonjour,
Merci de nous faire partager votre vécu si émouvant. Il y a beaucoup de souffrances psychiques dans tout ce que vous décrivez, et ce, depuis très longtemps.
Je suppose que vous avez déjà eu des accompagnements psychologiques, et c'est très bien que vous soyez en relation avec le CMP.
Votre situation nécessite absolument un suivi à long terme, que ce soit au niveau médical avec un médecin psychiatre, mais aussi avec un psychologue clinicien. Vous verrez qu'avec le temps et une bonne thérapie qui reprend toute votre vie, vous aurez des améliorations, car rien n'est jamais figé. Ne vous découragez surtout pas, il y a des solutions. Le CMP saura vous guider pour vous orienter au mieux.
13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Votre message est empreint d’une profonde souffrance, et il témoigne d’une période de grande fragilité, marquée par une crise identitaire et émotionnelle importante. Je vous encourage sincèrement à ne pas rester seul face à ce que vous traversez.
Les difficultés que vous décrivez méritent une attention bienveillante et un accompagnement adapté. Je vous conseillerais d’envisager une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), afin de vous aider à identifier et transformer les croyances négatives qui entretiennent le manque d’estime et la peur du jugement. Une thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) pourrait également vous être bénéfique, car elle favorise l’acceptation de soi, la gestion des émotions et la redécouverte du sens personnel. Enfin, une thérapie de soutien ou de développement personnel peut vous offrir un espace sécurisant pour vous recentrer et avancer à votre rythme.
L’essentiel est d’entreprendre un chemin de guérison, pas à pas :
- trouver un thérapeute avec qui vous vous sentez en confiance ; votre accompagnement au CMP par exemple;
- exprimer et accueillir vos émotions ;
- explorer vos croyances de base, souvent ancrées depuis l’enfance ;
- apprendre à vous affirmer progressivement ;
- et redonner du sens à votre vie, tout en renforçant le lien entre votre corps et vos émotions.
En complément d’un suivi thérapeutique, les fleurs de Bach peuvent également vous accompagner en douceur dans la gestion émotionnelle.
Prenez soin de vous, avec bienveillance et patience, chaque pas compte sur ce chemin vers vous-même.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach et méditation guidée.
13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Quand je vous lis , je sens beaucoup de conscience de ce que vous vivez.
Vous la capacité à mettre des mots et nous les partager, c’est un premier pas important vers la thérapie.
La Gestalt mets en avant la qualité relationnelle pour la personne. J’imagine que cela vous ferait le plus grand bien d’aller en Gestalt thérapie.
Au plaisir de vous rencontrer,
Emmanuel Petremann, Gestalt praticien
13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Si je comprends bien, vous traversez actuellement une période marquée par une baisse d’énergie, de motivation, et peut-être une perte d’intérêt pour ce qui vous faisait habituellement plaisir. Ces ressentis correspondent souvent à ce que l’on observe dans la dépression. Ce n’est pas simplement une tristesse passagère, mais une difficulté plus globale qui touche à la fois les émotions, les pensées, le corps et les comportements.
Sur le plan psychologique, la dépression entretient souvent un cercle vicieux : plus on se sent fatigué ou découragé, moins on agit, et moins on agit, plus on se sent impuissant ou coupable. Ce mécanisme a tendance à renforcer la souffrance et le sentiment de blocage. Et on ne le « choisit » pas …
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ont pour but d’aider à identifier et à modifier certains schémas de pensées et de comportements qui entretiennent la dépression.
La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) propose une autre approche : elle aide à accueillir les pensées et émotions difficiles sans les laisser diriger vos actions, en vous reconnectant à ce qui compte profondément pour vous.
La méthode MOSAIC travaille sur les émotions sources de souffrance à travers des processus de reconsolidation de la mémoire et d’imagerie mentale, afin de restaurer un sentiment de sécurité et de fluidité émotionnelle.
Voici des approches qui pourraient convenir et pourquoi pas se combiner pour vous aider à sortir progressivement du cycle de la dépression, à retrouver du sens et à renforcer votre capacité à avancer malgré les difficultés…
13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Votre message est très touchant. Il témoigne d’un profond mal-être, mais aussi d’une réelle conscience de ce que vous traversez. C’est déjà une force importante, même si vous avez aujourd’hui le sentiment d’être « piégé dans votre tête ».
Les troubles que vous décrivez — anxiété généralisée, sentiment d’infériorité, difficultés à passer à l’action, peur du jugement et impression d’être resté bloqué dans une posture adolescente — traduisent une souffrance ancienne, probablement enracinée dans des expériences de vie précoces. Vous avez su la nommer, et c’est une première étape essentielle vers un travail thérapeutique.
Le syndrome de Peter Pan dont vous parlez n’est pas un diagnostic, mais plutôt une manière d’exprimer une difficulté à se sentir adulte, autonome et confiant. Derrière cela se cache souvent un manque de sécurité intérieure, un sentiment d’insécurité affective et une estime de soi fragile.
Dans votre situation, une psychothérapie approfondie peut réellement vous aider à apaiser ce vécu.
Une Gestalt-thérapie, par exemple, permet de travailler sur la manière dont vous entrez en relation avec les autres et avec vous-même, ici et maintenant, tout en reliant cela à votre histoire.
Une thérapie analytique ou une psychothérapie intégrative pourrait également être pertinente, selon votre sensibilité et la qualité du lien que vous ressentez avec le thérapeute.
Le plus important est de trouver une relation thérapeutique de confiance, un cadre sécurisant où vous pourrez progressivement explorer vos émotions, vos peurs, et apprendre à vous réconcilier avec votre valeur et votre identité d’adulte.
Le fait d’être déjà suivi au CMP est une très bonne chose. Vous pouvez demander à rencontrer un(e) psychothérapeute ou psychopraticien(ne) avec qui un travail au long cours serait possible, en complément de ce suivi.
Vous n’êtes pas « bête » ni « bloqué à vie ». Vous êtes un être sensible qui cherche à se comprendre, à sortir de la honte et à redonner du sens à sa vie. C’est un chemin exigeant, mais il est tout à fait possible d’en sortir avec de l’aide.
Prenez soin de vous, et surtout, ne restez pas seul avec vos idées noires — parlez-en à votre infirmière, à votre médecin ou à un proche de confiance si ces pensées reviennent.
Bien à vous,
Brigitte Peuchot
Gestalt-thérapeute et coach spécialisée HPI/HPE. J’accompagne les personnes hypersensibles et atypiques à mieux se comprendre, à dépasser leurs blocages et à transformer leur singularité en force. Un accompagnement de la confiance, du sens et de la reconnexion à soi