L'arroseuse arrosée.

Réalisée par Magali · 2 juin 2026 Aide psychologique

Bonjour, je suis en couple depuis 20 ans et suite à de graves traumatisme familiaux ( viol de mon grand ,cancers de mon côté et du sien et décès de mon père ) j'ai trompé mon compagnon eu des amants. même s'il est très serviable. Il est là physiquement mais pas à mon écoute quand je lui parle, l'impression d'avoir un mur. Monsieur est sourd d'une oreille ( suite à un accident de voiture quand il était petit)je l'ai pris comme ça au début il faisait des efforts se faisait beau pour moi, avait quand même une hygiène et a accepté de se mettre avec mes enfants d'une première union en acceptant le handicap de ma fille ainée qui est atteindre trisomie l. On a eu un petit garçon ensemble j'en ai plutôt eu deux ( lui étant un gamin) conduite à 188 km en pleine nuit sur autoroute de peur d'arriver en retard. Perte de 7 points .lui dans sa tête : Mais c'est pas grave je peux faire ma journée de récupération de points .sur les contraventions il était à des endroits que lui ne connaissait pas ? C'est bizarre, je n'ai jamais été là ! Il n'a pas refait carte grise c'est l'ancien propriétaire qui a payé et perdu les points à sa place .ça s'est arrangé. J'ai découvert en janvier que monsieur était sur des sites de rencontres sexuels et qu'il montrait son sexe ( sur son compte Public)et discutait. Il m'a dit que c'était une vengeance suite à mon infidélité, au départ c'était pour me chercher et il y a pris goût., sur une période de trois ans ! J'ai passé mes nuits et mes jours à réinitialiser les mots de passe je tombais sur des horreurs j'ai effacé tous les comptes des vraies poupées russes . Le côté positif ça m'a dégoûté à vie . J'ai vu des conversations avec des femmes même qu'il a répondu une fois à un homme soumis car dans ses critères il a coché trans, femmes, gros seins .........pas couples. L'homme était de dos les poignées attachées les femmes à l'air le sexe pendant. Et lui comment allez-vous ? Il avait gardé l'invitation de cet homme pendant plusieurs mois sans répondre et en septembre 2025 il a fini par répondre. Il m'a dit que c'était de la curiosité,regarde je n'ai pas continué. J'ai pleuré en découvrant toutes ces horreurs ces photos de lui le sexe décalotté. Des fois il y avait des comptes sans sa photo juste pour regarder et discuter. On se promet de repartir à zéro plus de bêtises. Et deux jours avant le rdv de thérapie il recommence je découvre un nouveau compte un mois après notre promesse. Je l'ai découvert en continuant de nettoyer ses merdes . Il y avait écrit nouveau membre . Sur le site que je nettoyais .il devient fou pareil que lors de la découverte des sites .il jure sur notre enfant sur sol grand père que ce n' est pas lui . J'avais même appelé sos suicide tellement que j'étais mal ! Pendant deux mois même devant les thérapeutes il m'a menti il a fini par avouer sous la menace que c'était lui qu'il avait replongé sûrement à cause de la pression et du sevrage tabagique. Car pour me faire plaisir il a arrêté de fumer. Il y a eu pendant cette période de mensonge des disputes plus il me mentait plus j'avais envie de l'étrangler. Il n'a eu aucune empathie même s'il me voyait souffrir. On a reçu un thérapeute après qu'il ait avoué. J'étais contente mais quand j'ai trouvé l'amende du mois d'avril dans ma boîte aux lettres perte de 4 points je me suis énervée surtout qu'il ne savait pas pourquoi il avait pris un autre trajet ce jour là ? Je me suis énervée traité de menteur, il casse en pleine nuit la table de nuit rien qu'avec son poing . Cela réveille notre enfant. Le lendemain on s'est excusé de s'etre énervé. Et je laisse tomber cette histoire d'amende . Jusqu'à ce qu'un SMS apparaisse sur son téléphone connexion Facebook à Instagram voici votre code . Je lui demande ce que c'est ? Il me dit c'est une publicité. Je n'ai pas de. Compte Instagram ça ne m'intéresse pas ! J'ai regardé son historique je tombe sur une date en mars de coque de téléphone et en mai de tatouages Il me parle du flyer qu'on a eu en allant à un salon bien être le stand de tatouage. Que c'est allé dessus sur le lien de la dame. Ok mais pourquoi en mars y a également un truc d'instagram ? Et c'est en passant par la loupe que j'ai trouvé c'est même pas dans son historique pur. Je teste deux adresses mail une qu'il avait supprimé qui trouve un compte mais la page qui envoie le code ne s'ouvre pas car c'est clôturé. Je teste un autre de son travail ( je n'y avais pas pensé avant) et la message disant ok vous envoie un code à cette adresse . Mais l'adresse est cryptée et la fin différente de l'adresse de départ ? L'a t'il changé ou mis des filtres ? J'insiste un dimanche après midi sur ce compte mais en lui demandant de ne pas s'énerver . Il se met à hurler et brise son téléphone en mille morceaux. Il n'y avait que ma grande qui était dabs sa chambre pas tous les enfants. J'ai gardé mon calme . Le lendemain il s'excuse et me dit que c'est moi qui l'est mis à bout . Certes je lui mets la pression. Je suis devenue une enquêtrice ,la relation est devenue toxique. J'ai stoppé la thérapie de couple en attendant que la situation devienne plus claire car je ne veux plus de mensonges pour continuer la thérapie.
J'ai manqué le quitter plusieurs fois et suis trop dépendante affective pour cela et peur de me retrouver seule . Il m'aide beaucoup pour la logistique. J'essaie de me racheter j'essaie de repérer et l'impression que lui fait des trous dans la coque du navire. J'ai vu des voyants qui me disent tous qu'il va recommencer qu'il a le vice . Qu'on 'e s'aime plus ! Je le critique en permanence car je suis déçue. Il est allé dite à ses collègues en réunion ( il y avait des écrans pour expliquer) que si c'est pour regarder des choses pornos c'est pas son truc ! Et tout fier me dit qu'il a fait cette blague même devant le chef . Moi ça me dégoûte cette hypocrisie il sait le mal qu'il m'a fait avec le sexe on dirait qu'il l'a oublié,je ne reconnais plus l'homme que j'ai connu qui semblait plus pudique et même trop prude sexuellement. Il se pavane devant ses collègues J'ai l'impression de vivre avec un parfait étranger. Mes enfants subissent nos disputes et moi chaque fois reviens sur mes décisions alors que je dis que je veux le quitter car je craque dès que je le vois et je pense toujours qu'il va changer ça va aller . Je ne sais toujours pas pour son compte il nie . Mais je sens qu'il me cache des choses. Je lui ai dit dans un message que je l'aime que je veux qu'on soit main dans la main qu'on avance mais que la clef du bonheur c'est la sincérité des deux côtés que j'ai toujours des doutes et que siina des choses à me dire qu'il me les dise sinon ce sera trop tard si je découvre quelque chose je le quitterai définitivement.
Cette relation est toxique moi je voudrais qu'il ait de l'empathie de la pitié pour moi . Je lui ai dit que j'étais désolée de tout le mal que je lui ai fait lui s'était excusé au début mais à la différence de moi il ne le fait plus . J'aimerais retrouvé l'insouciance du début. Mais j'ai bien peur que ce soit foutu ! Je pense que j'aurais le courage de le quitter si je trouve vraiment une vraie preuve . La va arriver les vacances je ne veux pas tout gâcher . Je suis devenue suspicieuse pour tout , j'ai trouvé une fille en amie sur son facebook il m'a dit c'est une collègue de travail elle a quitté le job n'y est plus il ne sait pas où elle habite mais elle a son facebook ( rires) il lui a souhaité son anniversaire sur le mur et elle a répondu par un merci beaucoup avec un coeur rouge en emoji et un danseur de flamenco. Peut être que c'est exagéré ma jalousie mais elle est jolie a trente ans . Il a été agacé et a traîné pour l'effacer j'ai dit c'est déplacé quand même sachant que tu es en couple et moi si je faisais ça ? Ça te plairait ? Avec tout ce qui s'est passé ? J'ai peur en même temps de le pousser à recommencer s'il a trop de pression. Je compte lâcher prise . Gagner en autonomie ( car je ne travaille pas et pas de permis) je me fais suivre et j'aimerais soigner cette dépendance affective. Et bé plus voir de voyants qui disent tous qu'on ne s'aime plus que je vais le quitter et que jallais être avec un autre . Mon compagnon m'avait fait des promesses qu'il n'a pas tenu : il a refait un compte un mois après , on ne devait plus rien se cacher ,tout se dire mêle si ça ne fait pas plaisir et être patient avec moi par rapport au traumatisme de la découverte des sites. Il me répond toujours par mais non, arrête de dire n'importe quoi, et il m'écoute sans répondre .le silence est le pire des mépris . Et là violence même si elle n'est pas physique mais matérielle. C'est terrible. Je culpabiliserai toujours. Y a mes deux grands qui ont été abusé et mon aîné violé en institut ça fait lourd j'ai voulu compenser le mal être que j'avais le manque d'intérêt de mon compagnon en ayant des amants je m'en veux énormément car c'était une grosse bêtise mais est ce que je dois payer éternellement et me taire ? ce que me fait mon compagnon est ce légitime ?
Désolée pour le roman . Merci beaucoup par avance et les psy qui veulent apporter un jugement, aient le respect de nas écrite ici merci beaucoup par avance. Je demande juste des conseils de vrais professionnels.

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Meilleure réponse 3 JUIN 2026

Bonjour,

Votre message montre avant tout une immense souffrance, de la fatigue émotionnelle et une perte profonde de confiance dans votre couple.

J'ai l'impression que vous êtes tous les deux enfermés dans un cercle destructeur, vous avez eu des relations extraconjugales dans une période de grande détresse, il a développé des comportements de recherche sexuelle en ligne et des mensonges, vous enquêtez pour vous rassurer, il se sent contrôlé et réagit par la colère ou le déni et ce qui augmente encore votre méfiance.

Aujourd'hui, la question n'est presque plus de savoir s'il existe un compte Instagram ou une collègue avec un cœur rouge. Le véritable problème est que la confiance est profondément abîmée.

Je suis également préoccupé par plusieurs éléments, les objets cassés sous l'effet de la colère, les cris, les enfants qui assistent à ces tensions, votre état d'hypervigilance permanent et votre dépendance affective que vous identifiez vous-même avec beaucoup de lucidité.

Non, vous n'avez pas à "payer éternellement" votre infidélité. Reconnaître ses erreurs est une chose. Vivre dans la culpabilité permanente en est une autre.

De la même manière, ses mensonges, ses comportements en ligne ou ses accès de colère ne deviennent pas légitimes parce que vous avez commis une erreur par le passé.

J'ai le sentiment qu'avant même de décider si ce couple peut continuer, il serait essentiel de vous recentrer sur vous-même, retrouver de l'autonomie, poursuivre votre suivi thérapeutique, travailler la dépendance affective et reconstruire votre estime personnelle indépendamment de cette relation.

Vous dites quelque chose de très juste : *"Je voudrais qu'on soit main dans la main et que la clé soit la sincérité."* Une relation peut traverser beaucoup d'épreuves, mais elle a besoin de vérité, de responsabilité et de sécurité émotionnelle des deux côtés.

Aujourd'hui, votre priorité me semble être votre équilibre psychologique et celui de vos enfants. Lorsque l'on souffre autant, il devient très difficile de prendre des décisions sereines sur l'avenir du couple.

Compte tenu de l'intensité de ce que vous traversez, un accompagnement individuel pourrait vous aider à retrouver de la clarté, à apaiser cette hypervigilance et à reprendre confiance dans vos propres choix. Je reste disponible si vous souhaitez approfondir ce travail en consultation.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

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8 JUIN 2026

Bonjour Magali,

Bravo pour votre message et d'avoir pu mettre cela par écrit. À travers ce que vous décrivez, j'entends une immense souffrance, beaucoup de blessures accumulées au fil des années, des trahisons, des déceptions et un épuisement émotionnel qui semble aujourd'hui vous envahir.

Vous avez traversé de nombreux événements difficiles, dans votre histoire personnelle comme dans votre vie de couple. Il est compréhensible que tout cela ait laissé des traces et que vous vous sentiez aujourd'hui prise dans un climat de méfiance, de culpabilité, de colère, de peur de perdre l'autre et de peur d'être à nouveau blessée.

Ce qui me touche aussi dans votre message, c'est que malgré la souffrance, malgré les conflits et les désillusions, vous cherchez encore à comprendre ce qui se joue et à trouver une issue. Cela montre combien cette relation compte pour vous.

J'ai le sentiment qu'au-delà des faits que vous relatez, il y a beaucoup d'émotions qui demandent à être entendues et mises en mots dans un espace sécurisé, rien que pour vous. Il me semble important de prendre soin de votre propre souffrance, de votre dépendance affective que vous évoquez, de vos traumatismes passés et de tout ce que cette situation réactive aujourd'hui.

Si vous le souhaitez, je pourrais vous accompagner dans ce travail afin de vous aider à y voir plus clair, à comprendre ce qui se joue pour vous dans cette relation et à retrouver davantage d'apaisement. Vous n'avez pas à porter tout cela seule.

N'hésitez pas à me contacter,
Bien à vous,

Elodie Seng
Psychopraticienne

Elodie Seng Psy sur Paris

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7 JUIN 2026

Bonjour Madame,

Vous vivez une situation compliquée, en étant à la fois dépendante affectivement et matériellement de votre compagnon, et en ayant des enfants, dont une fille handicapée.

Personne ne sait si votre conjoint pourrait arrêter de consulter des sites pornographiques… s’il a pris goût et il n’arrive pas à s’en défaire.
Est ce que s’il était sincère et s’il vous disait « j’ai besoin de ça »… vous seriez plus tranquille ?!

Au fond, ce dont vous avez besoin c’est surtout qu’il fasse attention à vous, qu’il soit tendre et que vous retrouviez une complicité.

C’est probablement en lâchant prise sur le contrôle et vous focalisant sur vos besoins à vous dans la relation que vous pouvez aller un peu mieux, s’il entend vos demandes.

Que cherchez vous au fond ? De savoir si mise à part les échanges sur les sites il vous a réellement trompé ?

Ce qui compte aujourd’hui c’est d’explorer vos capacités à réparer votre relation.

Et en cela une bonne thérapie de couple peut vous aider, si vous pouvez vraiment vous focaliser sur l’essentiel, sans attendre ce qui peut être impossible d’obtenir : la honte et probablement le désir de ne pas vous perdre risque de ne pas permettre à votre compagnon de vous dire la vérité.

Je vous souhaite de pouvoir récupérer une certaine dose de confiance en votre conjoint obtenue à travers un changement d’attitude de sa part envers vous, pour améliorer votre relation de couple.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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5 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre témoignage. À travers votre récit, on perçoit beaucoup de souffrance, de culpabilité, de colère, mais aussi une profonde fatigue émotionnelle.

Ce qui ressort avant tout, c'est que votre couple semble aujourd'hui pris dans un cercle relationnel où chacun a été blessé par l'autre et où la confiance s'est progressivement érodée. Vous reconnaissez vos propres erreurs passées et les conséquences qu'elles ont pu avoir sur votre compagnon.

Cependant, reconnaître sa responsabilité ne signifie pas accepter indéfiniment des comportements qui vous font souffrir ou renoncer à vos propres besoins.

Votre compagnon vous explique que son inscription sur des sites de rencontres était liée à la blessure causée par votre infidélité. Cette explication peut permettre de comprendre certaines de ses réactions, mais elle ne justifie pas nécessairement les mensonges répétés, les dissimulations ou les épisodes de colère que vous décrivez. Comprendre n'est pas excuser.

De votre côté, la découverte de ces échanges, des comptes cachés et des contradictions a profondément fragilisé votre sentiment de sécurité. Depuis, vous êtes entrée dans une position de surveillance permanente : vérifications, recherches, besoin de preuves, interrogations constantes. Cette posture est compréhensible au regard de ce que vous avez vécu, mais elle vous épuise et entretient également une relation devenue très anxiogène pour chacun de vous.

J'entends aussi votre peur de la solitude et la dépendance affective que vous évoquez. Parfois, lorsque la peur de perdre l'autre devient plus forte que notre propre bien-être, nous pouvons rester dans des situations qui nous font souffrir en espérant que les choses redeviennent comme avant. Or, le véritable enjeu n'est peut-être plus de retrouver l'insouciance des débuts, mais de déterminer si une relation de confiance peut réellement être reconstruite entre vous.

Un autre point m'interpelle : la violence matérielle que vous décrivez lors des épisodes où votre compagnon casse des objets sous l'effet de la colère. Même lorsqu'elle ne vise pas directement une personne, ce type de comportement mérite d'être pris au sérieux car il participe à un climat d'insécurité émotionnelle au sein du foyer.

Vous semblez déjà avoir identifié plusieurs pistes importantes : travailler votre autonomie, poursuivre votre accompagnement personnel, diminuer les recherches compulsives de preuves et sortir progressivement de la dépendance affective. Ce sont des démarches qui peuvent vous permettre de reprendre appui sur vous-même, indépendamment des choix que vous ferez concernant votre couple.

Enfin, je vous invite à être prudente avec les consultations de voyance. Lorsqu'on traverse une période de grande vulnérabilité, ces prédictions peuvent renforcer les peurs, les doutes et les comportements de surveillance sans apporter de véritables réponses à la situation.

Aujourd'hui, la question n'est peut-être pas de savoir qui a le plus tort ou raison, mais de vous demander si chacun est réellement prêt à s'engager dans un travail sincère de reconstruction de la confiance. Sans transparence, sans responsabilité mutuelle et sans sécurité émotionnelle, il devient très difficile pour un couple de se réparer durablement.

Si vous le souhaitez je peux vous aider.
Un accompagnement individuel pourrait vous aider à travailler cette dépendance affective, à retrouver confiance en vos ressentis et à clarifier ce que vous souhaitez réellement pour votre avenir, avec ou sans cette relation.

Bien cordialement,

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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3 JUIN 2026

Bonjour Magali,

Il est clair que votre couple ne va pas très bien, et ce, depuis très longtemps. D’ailleurs, vous avez commencé à le percevoir, ce qui a provoqué ce besoin d’aller voir ailleurs. Ensuite, peut-être par vengeance ou bien tout simplement par ennui, votre partenaire a fait de même.
Aujourd’hui, vous vous êtes tellement blessés mutuellement que vous ne pourrez plus vraiment avoir confiance l’un envers l’autre. Il est probable qu’aujourd’hui, la seule issue soit de sortir de ce couple devenu toxique afin de retrouver une vie plus sereine en solitaire.
N’hésitez pas à me consulter si vous souhaitez avoir de l’aide pour cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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3 JUIN 2026

Bonjour Magali,

Merci pour votre partage.

Avant toute chose, j'aimerais vous dire que je ne lis pas votre récit avec un regard de jugement. Je lis surtout l'histoire de deux personnes qui portent chacune leurs blessures, leurs manques, leurs erreurs, leurs souffrances et leurs tentatives parfois maladroites de faire face à la vie. Vous avez traversé des événements extrêmement lourds : des traumatismes familiaux, des maladies, des deuils, des peurs, des déceptions. Personne ne traverse tout cela sans en être affecté. Vous évoquez votre infidélité avec beaucoup de culpabilité. Vous reconnaissez votre responsabilité, et cela semble vous peser depuis longtemps. Mais il me semble important de rappeler qu'une erreur, aussi douloureuse soit-elle, ne définit pas la totalité d'une personne. De la même manière, votre compagnon a lui aussi eu des comportements qui vous ont blessée : les mensonges, les sites de rencontres, les promesses non tenues, les colères, les objets cassés. Ce sont des faits qui ont eu un impact réel sur votre confiance et sur votre sentiment de sécurité dans la relation.

Ce qui me marque particulièrement dans votre message, ce n'est finalement pas tant la question de savoir qui a commencé, qui a le plus souffert ou qui a le plus tort. C'est votre souffrance actuelle. Et surtout cette phrase que l'on retrouve à plusieurs reprises entre les lignes : la peur d'être seule. J'ai l'impression que la dépendance affective occupe aujourd'hui une place importante dans votre relation. Et je me demande si ce n'est pas elle qui vous fait le plus souffrir actuellement. Parce que lorsque nous avons peur de perdre l'autre à tout prix, nous pouvons parfois rester dans des situations qui ne nous conviennent plus, surveiller, enquêter, contrôler, vérifier, nous oublier nous-mêmes, et finir par vivre dans un état d'alerte permanent. Or, ce que je ressens en vous lisant, c'est une immense fatigue.
Comme si vous étiez constamment en train de chercher une preuve qui vous permettrait enfin de prendre une décision que vous n'osez pas encore prendre.

Mais parfois, la vraie question n'est pas : "Ai-je assez de preuves ?"

La vraie question est peut-être : "Suis-je heureuse dans cette relation aujourd'hui ?"

Car une relation ne se construit pas uniquement sur l'absence de tromperie. Elle se construit aussi sur la confiance, le respect, la sécurité émotionnelle, l'écoute, la capacité à traverser les difficultés ensemble. Et aujourd'hui, vous décrivez un couple où chacun semble souffrir, où la méfiance est devenue omniprésente, où les blessures du passé prennent beaucoup de place. Vous avez également conscience que cette dynamique impacte vos enfants, et cela montre à quel point vous gardez une capacité de recul malgré votre souffrance.

J'aimerais aussi vous dire quelque chose qui me paraît important : même si je comprends profondément à quel point l'idée de vous retrouver seule peut être angoissante, vous n'êtes pas seule. Vous ne l'avez jamais été autant que votre peur essaie de vous le faire croire. Vous êtes déjà une personne à part entière, avec vos ressources, votre histoire, vos qualités, vos capacités d'adaptation. Et je pense que le travail que vous avez commencé sur votre dépendance affective est probablement l'un des plus beaux cadeaux que vous puissiez vous faire aujourd'hui. Non pas pour quitter votre compagnon à tout prix. Mais pour que vos choix futurs soient guidés par l'amour de vous-même plutôt que par la peur de perdre l'autre.

Et surtout, à vous rappeler que vous n'avez pas à payer éternellement pour vos erreurs passées. La culpabilité peut aider à comprendre et à réparer. Mais lorsqu'elle devient une condamnation à vie, elle n'aide plus personne à avancer.

Prenez soin de vous. Vous semblez porter beaucoup plus que ce qu'une seule personne devrait porter seule.

Je reste a disposition pour tout question, n'hésitez pas à consulter ma page et à voir mes different service.

Avec bienveillance,
Benjamine Artaud
Psycho Praticienne / EMDR / psychologie transpersonnelle
Marseille ou en visio.

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

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3 JUIN 2026

Bonjour Magali,

Merci pour votre message et pour votre confiance. Je vous ai lue avec attention.

Vous posez une question à la fin : "ce que me fait mon compagnon est-ce légitime ?" Je ne vais pas y répondre, pas parce que je l'esquive, mais parce que cette question en cache une autre, plus importante. Celle que votre message porte sans la formuler : est-ce que vous avez le droit de choisir votre vie, même après avoir fait une erreur ?

Ce que vous décrivez, vous le nommez aussi, c'est la dépendance affective. L'incapacité à quitter, non pas parce que vous aimez l'homme qu'il est, mais parce que vous êtes attachée à l'idée de ce que la relation pourrait être si tout était différent. Et parce que la perspective de vous retrouver seule est plus insupportable que la situation actuelle. La dépendance affective a ce pouvoir particulier : elle ressemble à de l'amour de l'extérieur, mais à l'intérieur, c'est d'abord un enjeu de survie.

Sous la dépendance affective, il y a souvent ce que j'appelle la fusion : le sentiment de ne pas exister pleinement sans l'autre. On n'arrive pas à partir parce qu'on n'a jamais vraiment appris à se sentir entier seul. On n'a pas appris à écouter ses émotions, à identifier ses limites. On a besoin de "preuves" externes, alors que ce qui compte, c'est la manière dont vous sentez, à l'intérieur, que vos besoins sont respectés. C'est plus une permission qui vous manque qu'une preuve : parce que plus on attend, plus on peut attendre. Plus on a investi de temps, de souffrance, d'espoir, plus partir semble "dommage". Alors on attend encore.

Il y a quelque chose qui me frappe aussi dans ce que vous écrivez. Vous semblez vous être installée dans la position de celle qui doit "payer" pour son infidélité. Comme si vous n'aviez plus le droit de souffrir, d'exiger, de partir. Comme si la culpabilité vous avait retiré le droit à votre propre vie. Une erreur, même sérieuse, n'est pas une dette à vie. Vous vous êtes excusée. Ce n'est pas rien.

Vous dites que vous comptez lâcher prise, gagner en autonomie. Ce chemin-là, vous l'avez déjà identifié. Ce qui manque, c'est peut-être d'en comprendre le mécanisme précis et d'avoir des clés concrètes poru ne pas repartir en boucle dans le même schéma.

Vous me dites que vous êtes déjà suivie, et c'est bien. Je propose en complément une séance bilan : une heure en visio, gratuite et sans engagement, pour comprendre comment la fusion et la dépendance affective fonctionnent chez vous aujourd'hui, et identifier un premier levier concret pour commencer à exister autrement, indépendamment de ce qu'il fait ou ne fait pas. Le lien pour prendre rendez-vous est dans la description de mon profil.

AU plaisir de vous lire et de vous rencontrer.

Boris Amiot

Boris Amiot Psy sur Serris

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3 JUIN 2026

Bonjour,

La première urgence pour moi, ce sont les enfants. Vous évoquez des viols. Vos enfants sont-ils suivis par des psychologues ? Je vous invite à mettre la priorité sur leur bien-être, soigner les traumatismes, être accompagnés afin de pouvoir se reconstruire. Pour cela ils ont besoin d’avoir une maman qui les soutien.

De plus cela vous permettra de focaliser votre attention sur eux, plutôt que sur les connexions intempestives de votre partenaire.
Vous évoquez une dépendance affective et aussi une dépendance financière. Si votre partenaire souhaite rester avec vous, continuer à vous soutenir matériellement et financièrement, dans ce cas, je vous invite à trouver des arrangements et vous considérer comme des colocataires.

Après tout, vous avez 20 ans de vie commune, votre intimité semble s’essouffler aussi bien de votre côté que du sien. Et si vous laissiez faire ? Quel est le risque ? Laissez-le dans ses fantasmes et vivez les vôtres de votre côté !
Non il ne changera pas si ce n’est pas son désir profond. Oui il recommencera. Non les promesses n’ont jamais été suffisantes pour stopper une addiction.

Je vous invite plutôt à apprendre à vous protéger psychiquement, imaginer que vous êtes dans une bulle de protection, imaginer une cape de pluie sur vous et tout ce qui se passe autour glisse sans vous atteindre. Ou un bouclier que vous imaginez brandir à chaque fois que votre cœur est touché.

Je vous invite à parler de cela avec votre thérapeute afin qu’iel vous propose ce type d’outils.
Si tout cela vous semble impossible alors effectivement une séparation deviendra nécessaire. Et dans ce cas, la 1ère étape sera de rencontrer une assistante sociale pour étudier toutes les solutions afin que vous puissiez trouver un logement et un confort suffisant pour vous et vos enfants.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Votre message porte une charge considérable, et la première chose à dire est que vous avez raison de le déposer quelque part. Vingt ans de vie commune, deux trahisons croisées, une accumulation de découvertes, des enfants exposés aux disputes, et derrière cela une histoire personnelle déjà saturée de violences (votre grand-mère violée, vos deux aînés abusés dont l’un violé en institution, les cancers, le décès de votre père). Avant toute analyse, je veux acknowledger cette densité.

Vous évoquez avoir appelé SOS Suicide lors d’une des découvertes. Cette démarche, à ce moment-là, a été juste. Je veux vous rappeler que le 3114 existe, gratuit et accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, si un moment de bascule devait se présenter à nouveau. Vous n’avez pas à attendre la crise pour appeler. La pression actuelle est suffisante pour justifier d’y recourir.

Vous posez à la fin une question précise : ce que vous fait votre compagnon est-il légitime ? Je vais y répondre directement, parce que c’est la question centrale et que toute la suite en dépend.

Non. Ce qu’il vous fait n’est pas légitime, et la grille de lecture qu’il vous propose (une vengeance qui se serait prolongée parce qu’il y a « pris goût ») n’est pas une explication, c’est un alibi. Une vengeance véritable aurait pris fin lorsque la blessure initiale aurait été soldée. Trois ans d’inscriptions, des photographies de son sexe sur des comptes publics, une conversation avec un homme soumis maintenue plusieurs mois avant de répondre, et la reprise d’un compte deux jours avant le premier rendez-vous de thérapie ne constituent pas une riposte conjugale. Cela constitue une organisation parallèle de la sexualité, qui utilise votre infidélité comme couverture morale. La distinction est importante, parce qu’elle vous décharge d’une dette infinie qu’il vous fait porter.

Votre propre infidélité est un sujet distinct, qui vous appartient à vous, et que vous portez déjà avec une lucidité que je reconnais. Vous avez vous-même identifié la dimension de compensation (le manque d’écoute, le mur, l’accumulation traumatique). Ce travail-là est ouvert, et il se poursuivra dans le cadre individuel. Mais il ne peut pas servir à équilibrer ce qu’il fait aujourd’hui, parce que les deux séquences ne fonctionnent pas selon la même temporalité. Vous avez arrêté. Lui n’arrête pas. La symétrie morale est rompue par cette donnée seule.

Plusieurs points cliniques doivent être déposés.

Premièrement, sur les bris d’objets. Vous décrivez deux épisodes. La table de nuit fracturée d’un coup de poing en pleine nuit, devant votre enfant réveillé. Le téléphone brisé en mille morceaux un dimanche après-midi devant votre aînée. Vous qualifiez vous-même cela de violence matérielle, et vous avez raison de le faire. En clinique des violences conjugales, le bris d’objets en réaction à une mise en question constitue un précurseur statistiquement établi du passage à l’acte physique. Ce n’est pas une décharge inoffensive. C’est un message adressé au corps de l’autre, qui dit, sans mots : la prochaine fois, ce pourrait être autre chose. Le fait que ces épisodes surviennent au moment précis où vous le confrontez à ses mensonges constitue, en outre, un dispositif de contrôle. Cela vous a déjà fait reculer une fois (vous avez laissé tomber l’histoire de l’amende). Le mécanisme est en place.

Deuxièmement, sur le déplacement. Vous écrivez être devenue une enquêtrice, vivre sous tension permanente, nettoyer ses comptes, traquer ses traces. Cette position est insoutenable, et elle remplit en réalité une fonction qui ne vous appartient pas. Vous portez à sa place le travail de vérité qu’il refuse de faire. Tant que vous occupez cette position, il n’a pas à occuper la sienne. La thérapie de couple ne pourra rien produire dans cette configuration, et vous avez eu raison de l’interrompre. Une thérapie de couple suppose deux personnes qui partagent un même cadre de réalité. Tant qu’il ment, même devant les thérapeutes, ce cadre n’existe pas.

Troisièmement, sur les voyants. Vous les consultez et ils vous disent tous la même chose. Cliniquement, lorsque quelqu’un consulte plusieurs voyants qui confirment ce qu’il sait déjà, ce n’est pas la voyance qui parle, c’est la part de vous qui essaie de transférer la décision à une instance extérieure pour ne pas avoir à la prendre. Les voyants vous disent ce que votre lucidité vous dit déjà, et que vous ne pouvez pas encore entendre venant de vous-même. C’est une information à prendre au sérieux, sans pour autant déléguer votre vie à leur autorité.

Quatrièmement, sur la dépendance affective et la peur d’être seule. Vous nommez explicitement cette dimension. Elle est lourde, et elle est aussi travaillable. Mais elle ne se travaille pas tant que vous restez en hyperviligance dans la relation, parce que la tension permanente prend toute votre énergie psychique. C’est un cercle, et il ne se rompt que de l’extérieur, c’est-à-dire par un travail individuel mené à distance du quotidien conjugal.

Cinquièmement, sur vos enfants. Vous écrivez qu’ils subissent vos disputes. Pour les deux aînés, déjà porteurs d’antécédents traumatiques majeurs (abus et viol), l’exposition aux disputes conjugales, aux bris d’objets nocturnes, aux cris, redouble une charge déjà excessive. Pour votre fille aînée porteuse de trisomie, et pour votre petit garçon, l’environnement actuel n’est pas protecteur. Cette donnée doit entrer dans votre balance, non comme une culpabilité supplémentaire, mais comme un repère.

Ce que je vous recommande, concrètement.

D’abord, poursuivre votre suivi individuel, en vérifiant que la personne qui vous reçoit est spécifiquement formée aux violences conjugales et au psychotraumatisme. Si tel n’est pas le cas, le 3919 (numéro national d’écoute des violences faites aux femmes, gratuit, anonyme) peut vous orienter vers une association locale qui propose des accompagnements adaptés. Cette ressource vaut indépendamment de votre décision finale concernant le couple.

Ensuite, travailler la question de l’autonomie matérielle de manière concrète. Vous écrivez ne pas travailler et ne pas avoir le permis. Ces deux dimensions ne sont pas accessoires : elles constituent le socle objectif de votre marge de manœuvre. Engager une démarche, même modeste, sur l’un de ces deux axes (formation, code, démarche Pôle emploi, droits ouverts) commence à reconstruire la possibilité d’un choix réel. Tant qu’il n’y a pas d’autonomie de base, la question « rester ou partir » est intenable, parce qu’elle ne se pose pas dans des termes équilibrés.

Ensuite, prendre acte qu’une thérapie de couple ne se rouvrira pas tant que les mensonges continuent. Vous l’avez déjà décidé, c’est juste. Ne revenez pas sur cette décision sous la pression d’une promesse de plus.

Enfin, sur le sentiment que vous serez toujours coupable. Vous avez fait quelque chose qui vous appartient, vous l’avez nommé, vous vous êtes excusée, vous n’avez pas continué. C’est ce qui peut être fait. Continuer à payer une dette qui ne s’éteint jamais alors que la partie en face ne paie plus la sienne n’est pas de la responsabilité. C’est une économie psychique d’expiation, qui sert aujourd’hui à maintenir une asymétrie qui le protège, lui.

Une dernière chose. Vous écrivez vouloir retrouver l’insouciance du début. Je voudrais le retourner avec vous. L’insouciance ne reviendra pas, parce qu’elle reposait sur ce que vous ne saviez pas encore. Ce que vous pouvez retrouver, en revanche, c’est une forme de paix, c’est-à-dire la capacité à vivre sans hyperviligance permanente. Cette paix n’est pas nécessairement liée au maintien ou à la rupture du couple. Elle est liée à la fin de la position d’enquêtrice dans laquelle vous êtes assignée. Et cette fin-là dépend de vous, pas de lui.

Bien à vous,
Cécile MERLETTE

Cécile Merlette Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre témoignage. Derrière ce que vous racontez, je perçois avant tout une immense fatigue psychique et émotionnelle.

Vous avez traversé, au fil des années, une accumulation d'épreuves particulièrement lourdes : des traumatismes familiaux, des maladies, des deuils, des violences subies par vos enfants, des blessures dans votre couple, des infidélités de part et d'autre, des mensonges, des déceptions répétées. Il est difficile d'imaginer qu'une personne puisse porter tout cela sans en être profondément affectée.

Ce qui me frappe en vous lisant, c'est que la question n'est plus seulement de savoir qui a fait quoi ou qui a commencé. Votre relation semble aujourd'hui enfermée dans un cycle de méfiance, de contrôle, de reproches, de vérifications, de mensonges et de souffrance mutuelle. Chacun paraît blessé, chacun semble avoir perdu confiance, et chaque nouvel événement vient réactiver les blessures précédentes.

Vous me demandez si vous devez « payer éternellement » votre infidélité. Ma réponse est non. Reconnaître sa responsabilité est une chose. Vivre dans une culpabilité sans fin en est une autre. Un couple qui décide de continuer après une trahison doit pouvoir, à un moment donné, travailler vers une reconstruction. Si l'erreur passée devient un argument permanent ou une justification à tout ce qui suit, il devient très difficile d'avancer.

Pour autant, je comprends aussi que les découvertes que vous avez faites concernant les sites, les mensonges répétés ou certaines réactions de votre compagnon aient profondément fragilisé votre sentiment de sécurité. Lorsque la confiance est abîmée, il est fréquent de devenir hypervigilante, de chercher des preuves, de vérifier, d'interpréter chaque détail. Malheureusement, plus on enquête, plus l'anxiété augmente, et moins on retrouve de sérénité.

Je suis également attentive à un point important : les épisodes où votre compagnon casse des objets sous l'effet de la colère. Même si la violence n'est pas dirigée contre vous physiquement, elle peut être très impressionnante et insécurisante, notamment lorsqu'elle se produit dans un contexte familial où des enfants sont présents. Ce n'est pas un élément à banaliser.

Aujourd'hui, j'ai le sentiment que la question centrale n'est peut-être même plus de savoir s'il existe encore un compte caché ou une nouvelle preuve à découvrir. La véritable question serait plutôt : dans l'état actuel des choses, cette relation vous permet-elle encore de vous sentir respectée, entendue, en sécurité émotionnelle et capable de vous projeter sereinement ?

J'entends aussi quelque chose de très lucide chez vous lorsque vous évoquez votre dépendance affective, votre souhait de gagner en autonomie et de poursuivre votre travail thérapeutique. Ce sont probablement des pistes essentielles. Plus vous renforcerez votre sécurité intérieure, moins vos décisions dépendront de la peur de perdre l'autre ou de rester seule.

Enfin, je vous inviterais à être prudente avec les consultations de voyance. Lorsque nous sommes fragilisés, nous cherchons naturellement des réponses et des certitudes. Pourtant, les décisions les plus importantes concernant votre vie affective gagneront à être construites à partir de vos ressentis, de vos besoins et de la réalité de votre relation, plutôt qu'à partir de prédictions extérieures.

Vous n'avez pas à prendre une décision définitive dans l'urgence. En revanche, vous méritez un espace où votre souffrance, vos doutes et vos besoins puissent être entendus sans jugement. Au vu de tout ce que vous portez depuis des années, un accompagnement individuel régulier pourrait vous aider à retrouver davantage de clarté, à sortir de cette vigilance permanente et à déterminer ce qui est juste pour vous, indépendamment de la peur ou de la culpabilité.

Je vous souhaite sincèrement de retrouver un peu d'apaisement dans cette période particulièrement éprouvante. Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour Magali,

Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant une histoire aussi complexe et douloureuse.

Il y aurait beaucoup de choses sur lesquelles rebondir dans ce que vous racontez. Vous évoquez des traumatismes importants dans votre histoire personnelle et familiale, les infidélités de part et d'autre, les mensonges, la perte de confiance, les disputes, la souffrance de vos enfants, votre dépendance affective, la thérapie de couple... Tout cela représente une charge émotionnelle considérable.

Mais ce qui me paraît particulièrement saillant dans votre message, c'est lorsque vous dites que vous pensez pouvoir quitter votre compagnon si vous trouvez enfin une preuve. Comme si vous aviez besoin d'une preuve définitive, irréfutable, pour pouvoir prendre une décision ou vous autoriser à partir.

Or, dans une relation, nous n'avons pas forcément besoin d'une preuve pour constater qu'une situation ne nous convient plus. Nous n'avons pas besoin d'un tribunal intérieur qui viendrait valider que notre souffrance est suffisamment légitime pour agir. Si vivre dans le doute, dans la méfiance, dans l'attente permanente d'une découverte ou d'une confirmation devient insupportable pour vous, alors cela mérite déjà d'être entendu.

Bien sûr, je comprends aussi pourquoi cette question est si difficile. Vous reconnaissez avoir eu des relations extraconjugales dans le passé et vous portez encore beaucoup de culpabilité à ce sujet. De son côté, il y a eu ces comptes, ces échanges, les mensonges, les promesses non tenues, puis les nouveaux épisodes qui ont continué à fragiliser votre confiance. J'ai l'impression que vous êtes aujourd'hui prise entre deux mouvements : d'un côté la souffrance, les doutes et la colère, et de l'autre la peur de vous tromper, la peur d'être injuste ou de prendre une décision que vous pourriez regretter.

Mais ce que j'entends surtout, c'est qu'indépendamment de l'existence ou non d'une nouvelle preuve, beaucoup de choses ne semblent déjà plus acceptables pour vous. Le doute permanent, les mensonges que vous percevez, le sentiment de ne pas être entendue, les explosions de colère, les objets cassés, le climat de tension dans lequel vivent également vos enfants. Tout cela existe déjà.

J'ai aussi l'impression que vous cherchez parfois à obtenir une certitude extérieure qui viendrait légitimer votre position : une preuve, l'avis d'un voyant, la confirmation d'un tiers. Comme si vous aviez du mal à vous autoriser à faire confiance à ce que vous ressentez profondément.

Pour moi, il y a là quelque chose d'important à travailler. Comment retrouver votre capacité à vous faire confiance ? Comment vous sentir légitime dans vos ressentis, dans vos limites, dans vos besoins, sans attendre qu'un élément extérieur vienne vous donner la permission de les écouter ?

Vous évoquez également votre dépendance affective, votre peur de la solitude, votre absence d'autonomie financière ou de mobilité. J'ai l'impression que ce sont des sujets centraux. Car parfois, la question n'est pas seulement : « Dois-je rester ou partir ? », mais aussi : « Qu'est-ce qui me permettrait de me sentir capable de choisir librement ? »

Je vous encouragerais vraiment à poursuivre un accompagnement professionnel, non pas uniquement centré sur votre couple, mais aussi sur vous. Sur votre estime personnelle, votre confiance en vous, votre rapport à l'abandon, à la culpabilité, à la dépendance affective et à tout ce que vous avez traversé au cours de votre vie.

Vous avez vécu beaucoup d'épreuves. Vous semblez porter énormément de responsabilités, de blessures et de préoccupations. Il me paraît important que vous puissiez trouver un espace où tout cela puisse être entendu et compris en profondeur.

Et si vous le souhaitez, nous pouvons également échanger quelques minutes par téléphone afin de voir ensemble ce qui résonne le plus dans votre situation et quelles pistes pourraient être les plus adaptées pour vous.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite.

Maël Jourdan, accompagnement par visio en distanciel possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Tout d’abord, merci pour votre confiance. Derrière ce long message, je perçois beaucoup de souffrance, de fatigue, de colère, de culpabilité, mais aussi un profond désir de comprendre ce qui se passe dans votre relation.

Vous avez traversé, tous les deux, des épreuves extrêmement lourdes : maladies, deuils, traumatismes familiaux, violences subies par vos enfants, difficultés personnelles et conjugales. Il est difficile de mesurer l’impact que ces événements peuvent avoir sur une relation de couple.

Ce qui me frappe en vous lisant, c’est que vous semblez aujourd’hui enfermés dans un cercle où la blessure appelle la blessure. Votre infidélité a fragilisé la confiance. Les comportements de votre compagnon sur les sites de rencontres ont à leur tour profondément atteint votre sentiment de sécurité. Puis les mensonges, les dénégations, les découvertes successives et les enquêtes ont créé un climat de suspicion permanente.

Dans ce contexte, il est compréhensible que vous soyez devenue hypervigilante. Lorsqu’une confiance est rompue, beaucoup de personnes cherchent des preuves, vérifient, contrôlent ou enquêtent dans l’espoir de retrouver de la sécurité. Malheureusement, ces comportements apportent souvent un soulagement de courte durée mais entretiennent ensuite l’anxiété et la méfiance.

Je suis également attentive à ce que vous décrivez concernant les accès de colère de votre compagnon : casser des objets, hurler ou attribuer systématiquement la responsabilité de ses réactions à l’autre n’est pas anodin. Même lorsqu’il n’y a pas de violence physique, ces comportements peuvent être très impressionnants pour les proches et pour les enfants qui en sont témoins.

J’entends aussi votre question centrale : “Dois-je payer éternellement pour mon infidélité ?”

À mes yeux, reconnaître sa responsabilité ne signifie pas accepter indéfiniment des comportements qui vous blessent ou renoncer à exprimer votre souffrance. Dans un couple, chacun reste responsable de ses choix. Votre infidélité vous appartient. Les comportements de votre compagnon lui appartiennent.

Aujourd’hui, il me semble que la question n’est peut-être plus de savoir qui a commencé ou qui a le plus tort, mais de déterminer si les conditions minimales de confiance, de respect, de sincérité et de sécurité émotionnelle sont encore présentes pour reconstruire votre relation.

J’ai l’impression que vous êtes actuellement davantage mobilisée à chercher des preuves qu’à écouter ce que vous ressentez profondément. Or vous écrivez à plusieurs reprises des phrases importantes : vous vous sentez épuisée, vous ne vous sentez pas écoutée, vous ne vous sentez pas rassurée et vous avez le sentiment de vivre avec un étranger.

Vous évoquez également votre dépendance affective et votre peur de la solitude. C’est un point qui me paraît essentiel à travailler pour vous-même, indépendamment de l’avenir de votre couple. Plus vous développerez votre autonomie, votre confiance en vous et votre capacité à exister en dehors de cette relation, plus vous pourrez prendre des décisions qui correspondent réellement à vos besoins plutôt qu’à vos peurs.

Enfin, je vous inviterais à être prudente avec les consultations répétées de voyants. Lorsque nous sommes en grande souffrance, nous cherchons naturellement des réponses et des certitudes. Pourtant, les décisions importantes concernant votre vie affective gagneront probablement à être prises à partir de ce que vous observez concrètement dans votre relation, de vos ressentis et du travail thérapeutique engagé.

Continuez à vous faire accompagner. Vous semblez avoir besoin d’un espace où déposer votre souffrance, votre culpabilité, vos doutes et vos peurs, sans jugement. Quelle que soit l’issue de cette relation, ce travail pourra vous aider à retrouver davantage de stabilité intérieure et de liberté dans vos choix.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite

Brigitte Peuchot Psy sur Cassis

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