Le couple et le break

Réalisée par Selenia89 · 23 juin 2026 Aide psychologique

Bonjour,
Je suis en couple avec mon conjoint depuis mes 18 ans. Cela fait bientôt 10 ans de relation. Nous nous sommes rencontrés très jeunes dans un camping puisque nous étions adolescents. Nous avons d'abord échangé par textos et appels les trois premières années sans jamais se voir puis nous avons ensuite essayé de commencer une relation de couple car on s'aimait beaucoup. J'ai toujours été moteur : dès le départ, il avait peur de se mettre en couple.
La relation a été compliquée dès le départ en raison de la distance (5 ans à distance en tout). Il avait du mal à se lancer dans la relation, à venir me voir et prendre le TGV, rencontrer ma famille... Les désaccords ont souvent été suivi de grosses disputes. Nous avions du mal à nous comprendre et il était souvent froid. Après ces premières difficultés, il a fini par changer et évoluer au même rythme que moi. On poursuivait nos études et on faisait beaucoup de choses ensemble. A nos 5 ans de relation, nous étions très heureux et amoureux. Mais sa mère décède l'année suivante brutalement et ma grand-mère aussi. Nous sommes alors confrontés tous les deux au deuil exactement en même temps. Puis je suis tombée malade et il est tombé en dépression. Pendant un an, nous avons fait de notre mieux et nous étions très soudés. Il a continué ses études.
Cela a commencé à se dégrader un an après le décès de sa mère. Il a changé d'un coup du jour au lendemain : hurlements, méchancetés, chantage affectif, pression, menaces de se suicider... Il a perdu pied. (Il a aussi au même moment arrêter brutalement son anti-dépresseur puis repris sans avis médical...). Il a abandonné les études. Il ne travaille et ne fait plus rien. Sa santé physique s'est dégradé. Nous ne pouvons pas vivre ensemble on n'y arrive pas. On ne peut pas faire de projets de couple et de construction de famille. Cela fait 2 ans que cela dure.

L'écart entre nous a fini par se creuser. J'ai travaillé sur moi mais je suis arrivée à un stade où je n'arrive plus à le sauver, à le soutenir et l'aider. C'est trop lourd pour moi. C'est une belle personne, il a toujours été gentil et serviable pour les autres. Mais aujourd'hui, il a un comportement instable et extrêmement inquiétant. Son comportement oscille entre de bons moments très haut et très bas ce qui fait que cela me perturbe. Pourtant, je suis incapable de le quitter. Je l'aime et je ne sais pas quoi faire.

Est-ce qu'une pause peut aider ou faut-il se séparer ?

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Meilleure réponse 24 JUIN 2026

Bonjour Selenia,

Votre histoire donne le sentiment d'avoir grandi en même temps que votre relation. Vous vous êtes rencontrés très jeunes, vous avez traversé la distance, les études, les premiers projets, puis des épreuves particulièrement lourdes. Pendant longtemps, malgré les obstacles, vous avanciez dans la même direction. C'est sans doute ce qui rend la situation actuelle si douloureuse : vous ne semblez pas être confrontée à un manque d'amour, mais à la sensation que l'homme que vous avez connu s'est peu à peu éloigné derrière sa souffrance. Lorsqu'une personne va mal au point de devenir agressive, menaçante ou émotionnellement imprévisible, l'entourage finit souvent par vivre dans une forme d'alerte permanente. Et cela épuise, même lorsque l'amour est toujours là.

À vous lire, j'ai le sentiment que vous portez depuis longtemps une responsabilité qui ne vous appartient pas entièrement. Vous l'avez soutenu dans son deuil, dans sa dépression, dans ses difficultés, et c'est admirable. Mais aimer quelqu'un ne signifie pas devoir le réparer. Lorsqu'une relation se transforme en mission de sauvetage, l'équilibre finit par se perdre. Vous parlez d'un homme gentil, serviable et profondément blessé, mais aussi d'un compagnon qui hurle, exerce du chantage affectif et évoque le suicide. Ces comportements témoignent d'une souffrance réelle, mais ils ne doivent pas devenir votre quotidien ni vous empêcher de protéger votre propre équilibre.

Pause ou séparation ? La réponse ne dépend pas tant de la forme que du fond. Une pause peut être utile si elle permet à chacun de reprendre contact avec lui-même, de mesurer ce qu'il souhaite vraiment et d'engager des changements concrets. En revanche, si rien ne bouge, elle risque simplement de prolonger l'incertitude. Peut-être qu'aujourd'hui la question essentielle est celle-ci : êtes-vous encore dans une relation de couple, ou êtes-vous devenue la principale béquille d'un homme qui a besoin d'une aide qu'aucune compagne ne peut lui apporter seule ? Je vous encourage vivement à poursuivre votre travail thérapeutique. Il pourra vous aider à faire la différence entre l'amour que vous lui portez et le poids de la responsabilité que vous semblez porter depuis trop longtemps. Parfois, prendre soin d'une relation commence par apprendre à ne plus se sacrifier pour elle.

Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations sur Paris ou en visio.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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10 JUIL. 2026

Bonjour Selenia,

Vous aimez depuis presque 10 ans un homme avec qui la relation a été compliquée dès le début, pour s’améliorer il y a quelques années pendant un certain temps, et qui est devenue invivable aujourd’hui.

Quelque chose dans votre propre histoire vous a poussé à porter beaucoup cette relation, au point de vouloir sauver votre compagnon (qui va très mal aujourd’hui), tout en comprenant que vous ne pouvez pas le faire.
En effet…, vous pouvez bien le soutenir, mais pas indéfiniment : c’est à lui d’agir pour aller bien.
Vous écrivez qu’il prend des antidépresseurs…, mais fait il une thérapie pour s’en sortir ?!
D’ailleurs ces hauts et ses bas… ne cachent ils une autre maladie que la dépression ?

Il est tout à fait compréhensible que votre lien est fort et que vous n’avez pas la force de le quitter, peut être par peur qu’il se fasse mal après ?

Oui, vous pouvez faire un « break », mais à condition d’en définir une durée et des conditions pour reconsidérer la viabilité de votre couple.

Souhaitez vous sacrifier pour garder ce lien qui ne ressemble plus à une relation amoureuse ?

Continuez votre thérapie en analysant ce que cette relation vous apporte, de quoi vous avez besoin et comment vous aimeriez vivre dans… 3 à 5 ans.

Je vous souhaite d’arriver à regarder votre couple avec suffisamment de lucidité pour prendre une décision qui ne vous soit pas défavorable.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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7 JUIL. 2026

Bonjour Selenia
Il est vrai que votre histoire commence par une rencontre qui s’est faite attendre mais qui a fini par aboutir à une relation harmonieuse. Les pertes encourues des 2 cotés vous ont profondément affectées et a créé une véritable scission, puisque chacun a vécu sa propre douleur avec ses propres armes, comprenez que nous ne pouvons pas vous induire dans telle ou telle direction car votre choix vous appartient et ce, aussi bien à tous les 2. En avez-vous discuté avec lui ? Je pense qu’il faut poser les cartes et relancer un dialogue constructif. Vous ne pouvez pas éternellement être l’aidant de l’Autre, veut il sauver votre couple ? Vous avez fait votre possible mais vous ne pouvez pas aider votre conjoint s’il n’arrive pas à accepter son deuil de son coté, il est parfois préférable de prendre un peu de distance émotionnelle et/ou affective pour permettre à chacun de se retrouver et si besoin se faire aider psychologiquement pour permettre un travail psychique plus en profondeur, vous pourrez ainsi avoir plus de discernement sur l’avenir votre couple, continuer seul ou à 2 … bien cordialement

Caroline Clini Psy sur Courthézon

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4 JUIL. 2026

Bonjour Selenia,

Merci pour votre confiance.

À travers votre témoignage, je ressens combien cette histoire a été riche en amour, mais aussi en épreuves. Vous avez traversé ensemble de nombreux événements douloureux : une relation à distance, des deuils, la maladie, une dépression… Malgré tout cela, vous avez essayé de rester soudés et de faire de votre mieux.

Ce qui me touche particulièrement dans votre message, c'est que l'on sent combien vous avez été présente pour votre compagnon, combien vous avez essayé de le comprendre, de le soutenir et de l'aider à traverser cette période si difficile. Mais aujourd'hui, j'ai aussi le sentiment que vous arrivez au bout de ce que vous pouvez porter.

Le décès brutal de sa maman, sa dépression, l'arrêt puis la reprise de son traitement sans suivi médical ont probablement bouleversé son équilibre. Cela peut aider à comprendre certains changements de comportement. En revanche, comprendre ne signifie pas devoir tout accepter. Les hurlements, les menaces, le chantage affectif ou les paroles blessantes restent des comportements qui peuvent profondément fragiliser une relation et atteindre votre propre équilibre.

Dans mon approche, j'observe souvent qu'à force de vouloir sauver l'autre, nous pouvons finir par nous oublier nous-mêmes. Petit à petit, toute notre énergie est tournée vers l'autre, jusqu'à ne plus savoir où sont nos propres besoins, nos propres limites et ce qui est juste pour nous.

Vous vous demandez aujourd'hui si une pause ou une séparation serait la meilleure solution. J'aurais plutôt envie de vous inviter à déplacer la question. Avant de savoir ce qu'il convient de faire pour votre couple, peut-être est-il important de vous demander ce que, vous, vous ressentez profondément aujourd'hui.

Que vient réveiller cette situation en vous ? La peur de l'abandon ? La culpabilité de partir ? Le besoin de sauver celui que vous aimez ? Ou encore la difficulté à accepter que, malgré tout votre amour, vous ne puissiez pas faire ce chemin à sa place ?

Nos émotions sont souvent de précieux indicateurs. Elles nous montrent lorsque nous nous éloignons de nos besoins ou lorsque nous portons une responsabilité qui ne nous appartient pas.

Vous écrivez une phrase qui m'a particulièrement touchée : « Je n'arrive plus à le sauver. » J'aurais envie de vous dire, avec beaucoup de douceur, qu'il n'est peut-être pas de votre responsabilité de le sauver. Vous pouvez être présente, aimer, soutenir et encourager… mais vous ne pouvez pas faire à sa place le chemin qu'il lui appartient de parcourir.

En revanche, il me semble qu'il y a une personne dont vous avez pleinement la responsabilité : vous.
Prendre soin de votre équilibre, écouter vos besoins, respecter vos limites et préserver votre santé physique et émotionnelle ne sont pas des actes d'égoïsme. Au contraire, c'est une manière de vous respecter et de ne pas vous laisser progressivement aspirer par une souffrance qui ne vous appartient pas.

La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible de retrouver progressivement cette juste place. En travaillant sur les blessures émotionnelles, les expériences de vie qui continuent peut-être à résonner aujourd'hui et la régulation du système nerveux, il devient souvent plus facile de distinguer ce qui relève de notre responsabilité de ce qui appartient à l'autre. C'est aussi ainsi que l'on retrouve davantage de sécurité intérieure et que l'on peut faire des choix plus justes pour soi, sans culpabilité.

Je vous souhaite sincèrement de prendre soin de vous avec autant de bienveillance que vous avez pris soin de lui. Parfois, revenir vers soi n'est pas abandonner l'autre ; c'est simplement retrouver un équilibre indispensable pour continuer à avancer.

Bien à vous,

Stéphanie Carpanedo
Neurothérapeute en Détachement Émotionnel Express®
Sexothérapeute
Spécialisée dans l'accompagnement des traumatismes, des personnes hypersensibles, neuroatypiques et de la régulation du système nerveux.

Stephanie Carpanedo Psy sur Serviers-et-Labaume

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2 JUIL. 2026

Bonjour Sélénia,

Les épreuves que vous avez traversées ont fini par déborder les capacités de chacun. Le deuil simultané, la maladie, la dépression et l'arrêt non encadré d'un traitement ont créé un effondrement psychique chez votre conjoint, et cet effondrement s'exprime aujourd'hui par des comportements qui vous mettent en danger émotionnel : cris, chantage affectif, menaces suicidaires. Ces mécanismes ne définissent pas qui il est fondamentalement, ils sont souvent la trace d'une souffrance qui n'a pas trouvé d'autre voie pour se dire. Cela n'enlève rien à la gravité de ce que vous vivez ni à la légitimité de votre épuisement.

Vous parlez de "le sauver". Cette formulation mérite d'être regardée avec attention, car elle révèle à quel point vous vous êtes placée en position de responsable de son équilibre psychique. Or aucun partenaire, aussi aimant soit-il, ne peut porter seul la stabilité mentale de l'autre, surtout lorsque des menaces de suicide entrent dans la dynamique du couple.
Ces menaces, qu'elles soient ou non mises à exécution, ont un effet paralysant considérable : elles empêchent de penser sereinement à une séparation, y compris quand elle semble nécessaire.

Concernant votre question sur la pause ou la séparation, il n'existe pas de réponse universelle, mais quelques repères peuvent vous aider à y voir plus clair. Une pause n'a de sens que si elle s'inscrit dans un cadre où chacun travaille de son côté, avec un accompagnement individuel, sur ce qui a été bouleversé. Sans ce travail, une pause risque de reproduire le même cycle de rupture et de retrouvailles sans résolution réelle. Vous évoquez avoir déjà travaillé sur vous-même, ce qui est précieux, mais ce travail semble aujourd'hui insuffisant face à l'ampleur de ce qui se joue chez lui et dans le couple.

Ce dont votre conjoint a besoin en priorité n'est pas votre soutien continu, mais un suivi thérapeutique individuel qui puisse l'aider à traverser ce qui n'a probablement jamais été élaboré : la perte brutale de sa mère, l'effondrement qui a suivi, et la manière dont son corps et son psychisme ont réagi à cette accumulation. Tant que ce travail n'est pas engagé de sa part, un projet de couple stable reste difficile à envisager.
Pour vous-même, un accompagnement individuel vous permettrait d'examiner ce qui vous relie à cette impossibilité de partir, sans jugement, et de retrouver un espace où vos propres besoins reprennent une place centrale. Vous n'avez pas à porter seule cette décision ni cette souffrance.

Restant à votre écoute,

Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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2 JUIL. 2026

Bonjour Selenia,
En vous lisant, on sent combien cette relation est profondément liée à votre construction personnelle et affective. Vous vous êtes rencontrés très jeunes, vous avez grandi ensemble, traversé la distance, les études, les premiers engagements amoureux, puis des épreuves extrêmement lourdes : Les deuils, la maladie, la dépression et progressivement la perte d’équilibre de votre conjoint.

Et ce qui rend votre situation particulièrement douloureuse, c’est qu’on sent que l’amour est encore là…Mais que vous semblez de plus en plus épuisée dans la relation. Vous dites quelque chose de très important : “je n’arrive plus à le sauver.” Comme si, depuis longtemps, vous aviez pris une place de soutien, de réparation, presque de maintien à flot. Et souvent, dans ce type de dynamique, il devient très difficile de savoir à quel moment on est encore partenaire… ou déjà principalement en train de porter l’autre. Car ce que vous décrivez aujourd’hui dépasse des difficultés de couple “classiques”. Les hurlements, les menaces suicidaires, le chantage affectif, l’instabilité émotionnelle constante créent souvent chez l’autre un état d’alerte permanent.

Et vivre longtemps dans cet état finit par user profondément.

En Gestalt, nous regardons beaucoup ce qui se passe dans la frontière de contact : A quel moment une relation nourrit encore et à quel moment elle commence à absorber, envahir ou épuiser une personne au point qu’elle ne sache plus où elle-même se situe. J’ai l’impression qu’aujourd’hui vous êtes prise entre plusieurs réalités : l’amour que vous avez pour lui, la mémoire de l’homme qu’il a été,
l’espoir qu’il redevienne celui que vous avez connu et la souffrance très concrète de ce que vous vivez maintenant.

Et cela crée énormément de confusion intérieure.

Concernant votre question sur le “break”, je crois qu’il est important de distinguer une pause qui permet réellement à chacun de se repositionner… d’une pause qui sert surtout à repousser une décision trop douloureuse.Une pause peut parfois aider lorsqu’elle permet : De sortir d’une dynamique devenue étouffante, retrouver un espace personnel et surtout lorsque chacun prend une responsabilité réelle dans ce qu’il traverse. Mais elle ne peut pas, à elle seule, “sauver” une relation si les difficultés profondes restent les mêmes. Et surtout : vous ne pouvez pas porter seule sa reconstruction. Je crois aussi important de dire que le fait qu’il souffre ne doit pas faire disparaître votre propre souffrance à vous. Vous semblez avoir beaucoup tenu, beaucoup compris, beaucoup accompagné. Mais aujourd’hui, votre propre limite commence peut-être à demander à être entendue.

Peut-être que la vraie question n’est pas seulement : “Dois-je faire un break ou me séparer ?” Mais aussi : “Qu’est-ce que cette relation me coûte aujourd’hui ?” “Et jusqu’où puis-je continuer ainsi sans me perdre moi-même ?”

Vous n’avez pas à prendre une décision immédiate.
Mais vous méritez aussi un espace où votre vécu à vous puisse exister pleinement, et pas seulement la souffrance de votre conjoint.

Bien à vous,
Clemence de la Villeguerin
Accompagnent en visio possible. Présentiel à Marseille.

Clemence de la Villeguerin Psy sur Marseille

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26 JUIN 2026

Bonjour Selenia,
J'ai envoyé une première réponse mais elle n'est pas parue. J'espère que cela va être rectifié.
Je vous réécris tout de même, car c'est important que vous ayez cette vision-ci: vous ne souhaitez pas quitter votre compagnon, alors pour que vous ne soyez plus atteinte par ce qu'il traverse, tout en restant au sein du couple, il vous faut changer de posture afin d'être davantage détachée (ce qui ne veut pas dire, moins l'aimer). Pour pouvoir être de moins en moins affectée par ses hauts et ses bas, et même lui donner une chance d'aller mieux, il faut que vous soyez moins affectée par ses changements et son mal-être.
Pour tendre vers cette sérénité intérieure, même au sein de la tempête, il est essentiel que vous soyez modérée dans votre façon de vivre ses changements. Pour arriver à cet état intérieur, il vous faut développer votre vie personnelle et/ou professionnelle. Peut-être avez-vous, sans vous en apercevoir, laissé tomber une partie de votre vie, ce qui ne serait pas étonnant vu ce qui vous est arrivé à tous les deux. Mais pourtant la clé est bien que vous ayez une vie pleine et heureuse, passionnante, et les difficultés de votre compagnon auront de moins en moins d'impact sur vous.
Et de toutes façons, dans toute relation, cette posture de détachement dans l'amour est celle qui permet que la relation reste saine et durable.
Si vous n'arrivez pas seule à adopter cette nouvelle posture, il y a des youtube sur ce sujet, et je suis spécialisée dans cet accompagnement de l'autonomie affective.
En visio (ou en présentiel si vous êtes de ma région)
Bien à vous et peut-être à bientôt
Inès AVOT

Inès Avot Psy sur Ouve-Wirquin

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26 JUIN 2026

Bonjour Selenia,
Comme vous ne souhaitez pas le quitter, alors je vous encourage à vous renforcer mentalement encore plus, afin de ne plus être dépendante de ses très haut et ses très bas, et expériementer une posture intérieure modérée.
Dans le but que vous ne soyez plus ballotée par ses états à lui.
Une nouvelle ligne de conduite qui vous permettra d'être heureuse, quel que soit son humeur.
Pour tendre vers cet état de sérénité intérieure, il est indispensable que vous ayez une vie personnelle et professionnelle intéressante et satisfaisante.
Pour pouvoir supporter et même accepter sans être atteinte, c'est la clé: alors développez votre vie personnelle et vous verrez que les sautes d'humeur de votre compagnon passeront au deuxième plan. Et peut-être que de belles surprises vont découler de votre nouvelle posture.
Si vous sentez que vous n'allez pas y arriver seule, vous pouvez vous documenter et appliquer, mais vous pouvez aussi me demander de vous accompagner vers cette nouvelle posture, en ligne (ou en présentiel si c'est dans votre région)
Et je précise que cette posture est à appliquer dans toute relation amoureuse, bien sûr à condition que le partenaire ne soit pas quelqu'un de toxique.
Bien à vous et peut-être à bientôt
Inès AVOT

Inès Avot Psy sur Ouve-Wirquin

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26 JUIN 2026

Bonjour ,
Cette situation est particulièrement douloureuse parce qu’elle vous place entre deux réalités qui coexistent : vous aimez profondément cet homme, et en même temps vous souffrez depuis longtemps d’une relation devenue très lourde à porter.
Ce qui ressort de votre témoignage, c’est que vous avez beaucoup investi dans cette relation depuis le début. Vous avez souvent été celle qui a porté le couple, qui a encouragé, soutenu, attendu, compris et aidé. Pendant des années, cela a sans doute fonctionné parce qu’il y avait une réciprocité affective malgré les difficultés.

Cependant, depuis le décès de sa mère et sa dépression, quelque chose semble s’être profondément modifié. Les hurlements, les menaces de suicide, le chantage affectif, l’instabilité émotionnelle ou encore l’impossibilité de construire des projets ne relèvent plus simplement des difficultés ordinaires d’un couple. Vous décrivez un homme qui souffre manifestement beaucoup, mais aussi une relation dans laquelle vous vous êtes progressivement retrouvée dans une position de sauveuse.

Or, aimer quelqu’un ne signifie pas pouvoir le guérir.
C’est souvent l’une des prises de conscience les plus difficiles lorsqu’on aime une personne en souffrance psychique. Vous pouvez l’accompagner, l’encourager à se faire aider, être présente dans certaines limites, mais vous ne pouvez pas faire le travail thérapeutique à sa place.

Concernant la pause, elle peut parfois être utile, mais uniquement si elle est clairement définie. Une pause n’est pas une façon d’attendre qu’une personne change toute seule. Elle peut être l’occasion pour chacun de prendre du recul, de se recentrer sur soi et de réfléchir à ce qu’il souhaite réellement. Sans cadre précis, une pause risque simplement de prolonger une situation déjà douloureuse.
Je vous inviterais surtout à vous poser quelques questions :
* Si rien ne changeait dans les deux prochaines années, pourriez-vous accepter cette vie de couple telle qu’elle est aujourd’hui ?
* Restez-vous principalement par amour ou aussi par peur de le laisser seul ?
* Vous sentez-vous encore sa compagne ou êtes-vous devenue essentiellement son soutien psychologique ?
* Qu’est-ce que cette relation vous apporte aujourd’hui, en dehors de l’attachement et de l’histoire commune ?
Dix ans de relation créent des liens extrêmement forts. Il est donc tout à fait normal que l’idée de la séparation vous paraisse presque impossible. Mais parfois, la question n’est pas seulement : « Est-ce que je l’aime ? », mais aussi : « Est-ce que cette relation me permet encore d’être bien et de me construire ? »
Enfin, les menaces suicidaires doivent toujours être prises au sérieux, mais elles ne doivent jamais devenir ce qui vous empêche de prendre les décisions nécessaires pour votre propre équilibre. Si son état psychologique est préoccupant, il a besoin d’un accompagnement médical et thérapeutique adapté.
Vous n’êtes pas responsable de sa guérison.
Vous avez le droit de penser aussi à votre propre vie, à vos projets, à votre santé émotionnelle et à votre avenir. Cela ne retire rien à l’amour que vous lui portez. Au contraire, c’est parfois reconnaître les limites de ce qu’une relation peut porter seule.

Karine Mens Steininger Psy sur Dinan

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26 JUIN 2026

Bonjour,
Merci pour votre témoignage qui est très touchant.
Vous aimez un homme avec lequel vous n'arrivez plus à vivre.
Votre travail sur vous-même vous a amenée au point exact à traiter : la position de sauveuse.
En analyse transactionnelle, cette position de sauveur devient évidente lorsque ces trois critères sont remplis :
Vous apportez une aide qui n'a pas été explicitement sollicitée par votre mari.
Vous prenez en charge ce qu'il pourrait faire lui-même : se sauver.
L'aider vous aide à vous sentir mieux.
Est-ce votre cas ?
Si oui, au delà du problème objectif que vous pose votre mari, cela vous renvoie également à vous-même : bien sûr vous l'aimez, mais en l'aidant de cette manière, n'êtes-vous pas aussi en train de tenter de vous aider vous-même ?
En essayant de résoudre son problème, n'êtes-vous pas aussi en train de tenter de résoudre un problème auquel vous êtes vous-même confrontée et que vous pensez (inconsciemment) résoudre à travers lui ?
Cela pourrait expliquer pourquoi vous n'arrivez pas à "lâcher prise" dans cette situation qui vous pèse.

Avant de faire une pause ou de le quitter, vous pourriez poursuivre ce travail de psychothérapie afin d''explorer cela.

En espérant que ces conseils vous apportent l’aide souhaitée.

Je reste à votre écoute.

Michel Raffoul
Psycho-praticien en Analyse transactionnelle
Séances en présentiel à Paris XIIIe ou en distanciel en visio

Michel Raffoul Psy sur Paris

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26 JUIN 2026

Bonjour Selenia,

Pour commencer, vous ne devez plus prendre cette posture de sauveuse, c’est une illusion que de penser que l’on peut être en même temps l’infirmière et la partenaire d’une même personne. Cela crée inévitablement un dysfonctionnement à plus ou moins long terme dans la relation en créant une hiérarchie qui n’a pas lieu d’être.
Pour en revenir à votre situation actuelle, il est plus que probable que vous ayez l’un et l’autre trop de disparités. Vous vous êtes connus jeunes à un âge où l’on n’a pas encore toutes les clés de compréhension du monde et donc il est logique que 10 ans plus tard, vos regards et vos attentes ne soient plus en phase.
Plutôt que d’essayer coute que coute de sauver un couple en plein naufrage, il serait préférable de faire le point l’un et l’autre et d’exprimer clairement et sans peur ni filtre ce que vous ressentez vraiment dans cette relation et ce à quoi vous aspirez.
Si vous n’y parvenez pas seuls, je vous suggère de venir me consulter en séance.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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26 JUIN 2026

Bonjour,

Vous avez le sentiment d'être dans une impasse et vous êtes partagée entre vos sentiments et ce que vous dit votre raison.
Rien ne vous empêche de commencer par une pause qui vous permettra de prendre du recul et vous laissera le temps de décanter.
Ce n'est jamais facile d'envisager une rupture, surtout après tant de temps.
Votre compagnon a de gros soucis et, si vous pouvez le soutenir, vous ne pouvez pas le sauver. En tout cas on ne construit pas un couple sur cette base. Il a besoin d'être accompagné et vous avez de votre côté besoin de savoir face à quoi vous vous engageriez, dépression chronique ou problème pathologique. Le fait est qu'actuellement il n'est pas stabilisé et vous ne pouvez rien envisager de durable tant qu'il ne le sera pas.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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26 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre message, il est très clair et la situation que vous décrivez est à la fois longue, éprouvante et complexe.

Ce que vous racontez ne relève pas seulement de “difficultés de couple classiques”. Il y a eu des deuils, des épisodes de dépression, des ruptures de fonctionnement, mais aussi des comportements actuels qui sont préoccupants : hurlements, chantage affectif, menaces suicidaires, instabilité importante, désengagement global de la vie quotidienne. Ce sont des éléments qui mettent une forte pression sur la relation et qui peuvent devenir très insécurisants pour vous.

Il est important de poser un point clair : vous ne pouvez pas le sauver à sa place, ni porter seule sa stabilisation ou sa prise en charge. Même si vous l’aimez et même s’il a des qualités humaines, cela ne suffit pas à rendre la situation vivable ou sécurisante aujourd’hui.

Concernant votre question : “pause ou séparation ?” une pause dans ce type de configuration ne règle généralement pas le problème de fond. Elle peut parfois suspendre temporairement la tension, mais elle ne traite ni la souffrance psychique de votre conjoint, ni les dynamiques de violence relationnelle et de déséquilibre qui se sont installées.

Au vu de ce que vous décrivez, la priorité me semble être votre sécurité psychique et votre stabilité. Cela peut passer par une mise à distance réelle, voire une séparation, au moins temporaire et cadrée, afin de sortir d’un fonctionnement où vous êtes en position de soutien quasi exclusive. Cela permet également de prendre du recul.

En parallèle, il serait essentiel que votre conjoint puisse être accompagné de manière adaptée (psychiatre, suivi médical régulier, prise en charge de la dépression et de l’instabilité). Mais cela relève de lui et du système de soins, pas de vous.

Je vous encourage aussi fortement à ne pas rester seule avec cette décision. Vous faire accompagner vous permettra de clarifier ce qui est soutenable pour vous, et de poser des limites sans culpabilité. De plus cela peut permettre de comprendre cette relation avec plus de recul, et ainsi mieux se connaître et avancer avec plus de clarté.

Enfin, les menaces suicidaires doivent toujours être prises au sérieux, mais elles ne doivent pas non plus vous maintenir seule dans une relation insécurisante. Dans ces situations, l’aide doit venir de plusieurs relais extérieurs, pas uniquement du couple.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour traverser cette période et prendre la décision la plus juste pour vous.

N'hésitez pas si vous ressentez le besoin d'en discuter plus.

Maël Jourdan, accompagnement par visio possible.
Présentiel sur Grenoble.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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26 JUIN 2026

Bonjour
Il se pourrait que ce choc pour lui ai déclenché un syndrome cyclo thimique, comme de la bipolarité. Tout dépend des rapports mere/fils qu'ils entretenait. Pour cela des tests chez-vous psychiatre pourraient éclairer.
Vous êtes une femme forte et empathique, mais si vous ne pouvez plus supporter cest aussi très normal.
Vous avez beaucoup de mal,car la ́nostalgie s'installe aussi en parallèle.
Écoutez votre corps et vos ressentis.
Malheureusement il arrive parfois que des chemins s'éloignent lorsque l'amour ne fait pas tout.
Prenez le temps danalyser vos capacités. Veut il s'en sortir ? Baisse t il les bras ?
Retrouvez vous avec des activités qui vous sont propres et voir dans quelques semaines, comment vous aprehendez la situation.

Carole Lecetre berard Psy sur Le Haillan

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26 JUIN 2026

Bonjour,

Votre message porte une lucidité que je veux saluer d'emblée. Vous identifiez vous-même que vous êtes arrivé(e) au bout de ce que vous pouvez porter, vous distinguez ce qui a basculé sur les deux dernières années, et vous formulez la question juste : est-ce qu'une pause peut aider, ou faut-il se séparer. Vous n'êtes pas dans le déni, vous n'êtes pas dans l'idéalisation, et vous n'êtes pas dans la condamnation non plus. Cette posture est précieuse, parce qu'elle ouvre un espace de pensée clinique réel.

Avant toute analyse, je veux poser un point qui doit être traité en premier, parce qu'il oriente tout le reste : les menaces de suicide formulées par votre conjoint.

Cliniquement, il y a deux configurations à différencier, et leur distinction est essentielle pour vous.

La première configuration est celle d'une crise suicidaire réelle, qui se reconnaît à des signaux précis : isolement croissant, propos sur l'inutilité de continuer formulés en l'absence d'enjeu relationnel direct, préparation matérielle, organisation des affaires, calme étrange après une période d'agitation. Cette configuration appelle une réponse médicale immédiate.

La seconde configuration est celle de menaces de suicide formulées dans le contexte d'une dispute, d'une mise en question, d'une demande de votre part. Ces menaces, lorsqu'elles surviennent au moment où vous évoquez vos propres limites ou la possibilité de la séparation, constituent ce que la clinique des relations conjugales reconnaît comme un dispositif de contrôle. Cela ne veut pas dire que la souffrance qu'elles expriment n'est pas réelle. Cela veut dire que ces menaces remplissent une fonction supplémentaire : elles vous interdisent de partir, en vous installant la culpabilité d'une éventuelle issue tragique dont vous porteriez la responsabilité.

Ces deux configurations peuvent coexister chez la même personne. Votre conjoint, qui cumule deuil maternel, dépression interrompue par arrêt brutal de son antidépresseur sans avis médical, et perte de son inscription dans les études et le travail, présente objectivement des facteurs de risque. Et en même temps, le fait que ces menaces s'inscrivent dans une séquence de « hurlements, méchancetés, chantage affectif, pression » dit qu'elles fonctionnent aussi comme outil relationnel.

Vous devez tenir ces deux lectures ensemble, et ce n'est pas à vous de faire l'évaluation médicale. Ce que vous pouvez faire est différent.

D'abord, vous n'êtes pas la personne qui peut, seul(e), prévenir un suicide. Ce n'est pas une dérobade, c'est une vérité clinique. Une personne en risque suicidaire réel nécessite une prise en charge médicale, et c'est cette prise en charge qui prévient, pas l'attention permanente d'un(e) partenaire qui s'épuise. Tant que vous occupez la position de garde-fou, vous privez votre conjoint d'une orientation qui pourrait l'aider, et vous payez un coût psychique qui ne vous appartient pas.

Le 3114 est disponible, gratuit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Vous pouvez l'utiliser de deux manières. Soit en l'orientant lui vers ce numéro lors d'un moment d'apaisement où il accepte d'en parler. Soit en l'appelant vous-même pour être conseillé(e) sur ce que vous pouvez faire face à des menaces qui se répètent. Les personnes qui prennent ces appels sont formées à accompagner les proches, pas seulement les sujets directement concernés.

Ensuite, l'arrêt brutal de l'antidépresseur sans avis médical, suivi d'une reprise sans suivi, est un signal majeur qu'il importe de désigner. Un antidépresseur ne se manipule pas seul. L'arrêt brutal produit un effet rebond qui peut amplifier exactement ce que le médicament traitait, et la reprise sans encadrement n'a pas la même efficacité qu'un suivi régulier. Sa santé psychique, telle qu'elle se dégrade depuis deux ans, est cliniquement liée à cette manipulation médicamenteuse. Ce n'est pas à vous de la corriger, mais cela vous renseigne sur ce qui se joue : votre conjoint n'est pas accompagné médicalement, et cette absence d'accompagnement produit ses effets prévisibles.

Maintenant, sur votre question : pause ou séparation.

Je vais vous proposer une distinction clinique qui change la lecture. La question, à ce stade, n'est pas « rester ou partir », parce que vous tenez encore à lui, vous le dites, et un choix dans l'urgence ne tiendra pas. La question est plutôt : à quelles conditions je peux continuer à exister moi-même dans cette relation, ou hors de cette relation, ou en suspens.

Une pause peut avoir une fonction clinique réelle, à condition d'être définie précisément. Une pause floue, où vous restez disponible affectivement tout en étant physiquement à distance, ne sert à rien. Vous resterez en alerte permanente, vous porterez la même charge mentale, et votre conjoint percevra cette pause comme un avant-rupture qu'il faut faire échouer, ce qui peut intensifier les menaces.

Une pause utile, en revanche, suppose plusieurs éléments cumulés. Une durée définie à l'avance, par exemple deux ou trois mois, communiquée comme telle. Une absence de contact pendant cette durée, pas pour le punir, mais pour vous permettre de retrouver votre propre lecture intérieure sans qu'elle soit constamment recouverte par la sienne. La condition explicite que pendant cette pause, votre conjoint engage de son côté un suivi psychiatrique avec reprise de traitement encadrée. Sans cette condition, la pause ne change rien à la configuration, parce que vous retrouverez à la fin la même personne dans le même état, et vos propres réserves auront simplement été un peu reconstituées avant d'être à nouveau consommées.

Si une telle pause n'est pas envisageable, soit parce qu'il refuse, soit parce que vous savez qu'il ne tiendra pas, alors la question de la séparation n'est plus un choix entre deux possibilités équivalentes. Elle devient le seul levier qui peut, paradoxalement, le ramener vers un soin réel. Beaucoup de personnes en grande détresse n'engagent un suivi sérieux que lorsque la relation à laquelle elles s'accrochaient cesse de leur servir de prothèse. Ce n'est ni un calcul cynique ni une garantie, c'est une réalité clinique récurrente.

Ce que je vous recommande, concrètement.

Premièrement, engagez sans attendre un suivi individuel pour vous, auprès d'une personne formée à la clinique du couple et des configurations où l'un des partenaires traverse une dépression sévère. Vous avez besoin d'un espace tiers, où penser ce qui vous arrive sans que cela soit récupéré par l'urgence de sa souffrance à lui. Cet espace est ce qui vous permettra de tenir une décision, quelle qu'elle soit, sans s'effondrer.

Deuxièmement, sortez de la position d'évaluatrice de son risque. Vous n'avez ni les outils, ni la juste distance, ni la légitimité pour assumer cela. Si à un moment la situation vous paraît basculer, vous appelez le 3114 ou le 15. C'est leur rôle, pas le vôtre.

Troisièmement, parlez-en à des personnes proches de lui qui peuvent intervenir : sa famille (s'il en a une au-delà de sa mère décédée), son médecin traitant, un ami de confiance. La prise en charge ne peut pas reposer sur vous seul(e). Sortir de l'isolement à deux, dans lequel vous êtes installé(e)s depuis deux ans, est en soi une démarche thérapeutique.

Quatrièmement, sur la pause éventuelle, ne l'engagez pas sans avoir d'abord travaillé en suivi individuel pendant quelques semaines. Une pause initiée sous pression émotionnelle, sans préparation, se rejoue presque toujours en culpabilité et en retour précipité.

Une dernière chose. Vous écrivez qu'il est une belle personne, qu'il a toujours été gentil et serviable. Je vous crois. Et je crois aussi que la personne que vous décrivez aujourd'hui, qui hurle, menace, fait du chantage, n'est pas exactement la même qu'avant. Le deuil maternel non accompagné, la dépression non traitée correctement, l'effondrement social par abandon des études et du travail, produisent des transformations qui ne sont pas du caractère. Cela ne vous oblige pas à rester. Mais cela vous décharge de l'idée que vous auriez aimé un imposteur. Vous avez aimé quelqu'un qui aujourd'hui est traversé par quelque chose qu'il ne traite pas. Ce qui se passe entre vous n'est pas la vérité de qui il est, ni la vérité de qui vous êtes ensemble. C'est une saison, qui demande un soin que vous ne pouvez pas, seul(e), lui apporter.

Vous ne le sauvez pas en restant. Et vous ne le condamnez pas en partant. Cette double vérité, une fois intégrée, ouvre la possibilité d'une décision qui ne sera plus prise dans la culpabilité.

Bien à vous,
Cécile MERLETTE

Cécile Merlette Psy sur Paris

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25 JUIN 2026

Bonjour Selenia,
Vous décrivez une relation qui désormais nécessiterait un soutien extérieur; vous avez traversé beaucoup d'épreuves ensemble et vous vous connaissez depuis si longtemps... Vous avez été celle qui dynamise et celle qui soutient. Comme vous le devinez très bien quelque chose doit être modifié dans votre relation. Parfois il est nécessaire de secouer un peu la relation, proposez à monsieur une thérapie de couple, ou protégez vous. Vous ne pouvez sacrifier votre équilibre personnel. Prendre soin de soi en posant une limite ferme peut permettre une prise de conscience qui modifiera la situation.
Courage.
CS gestalt thérapeute

Claire Sackstetter Psy sur Bergerac

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24 JUIN 2026

Bonjour Selenia,
Je reçois votre message avec beaucoup d'empathie. Votre parcours témoigne d'une force, d'une loyauté et d'un amour immenses. Vous avez soutenu votre conjoint à bout de bras à travers des tempêtes terribles (deuils, dépression), et il est tout à fait normal que vous vous sentiez aujourd'hui à bout de forces. Le poids que vous portez est devenu trop lourd.

Pour répondre à votre question sur la pause ou la séparation, j'aimerais vous inviter à regarder la situation sous l'angle de vos schémas inconscients et de vos mémoires émotionnelles :

1. Le piège du "Sauveur" et de la culpabilité
Dès le début de votre relation, vous avez été le "moteur", acceptant la distance et la froideur. Inconsciemment, s'est installé le schéma que votre amour devait "guérir" ou "porter" l'autre. Aujourd'hui, votre conjoint traverse une crise psychologique profonde (accentuée par des ruptures de traitement médical) qui dépasse vos compétences. On ne peut pas sauver quelqu'un malgré lui, et vous n'es pas responsable de sa santé mentale ni de sa vie.

2. Pause ou Séparation : que dit votre inconscient ?
La pause est souvent une solution intermédiaire que l'inconscient choisit par peur (peur d'activer une souffrance trop importante). Elle permet d'éloigner la souffrance immédiate sans affronter la culpabilité de la rupture. Cependant, face à un comportement instable (hauts et bas, menaces), la pause risque de prolonger le chantage affectif et de vous maintenir dans l'anxiété.

La séparation vous fait peur car elle réactive une mémoire émotionnelle douloureuse : celle de "l'abandonner". Vous avez l'impression de devenir la "méchante". Pourtant, poser une limite claire est parfois le seul moyen de vous protéger, et de le mettre, lui, face à ses responsabilités médicales et thérapeutiques.

Votre prochain objectif :
Avant de prendre une décision définitive, votre travail va être de vous libérer de cette incapacité à partir. Vous allez devoir nettoyer la mémoire émotionnelle et le schéma qui vous font croire que si vous le quittez, vous êtes une mauvaise personne.
Vous avez le droit d'aimer quelqu'un tout en reconnaissant que la relation est devenue destructrice pour vous.

Prenez bien soin de vous, vous avez déjà fait de votre mieux. Bien à vous, Jonathan Desjours, Coach & Thérapeute de l'inconscient.

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

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24 JUIN 2026

Bonjour,

Vous avez beaucoup donné. Non vous ne pouvez pas le sauver. Tout au plus vous pouvez le soutenir, seulement si c’est juste pour vous, et si vous vous respectez. Or là il semblerait que vous ne parvenez plus à trouver votre équilibre dans cette relation, c’est trop lourd pour vous.

Vous demandez si vous devez faire une pause ou le quitter.

Je vous invite à écrire, tous les avantages qu’une pause vous apporterait, et tous les inconvénients aussi. Combien de temps et qui choisi du temps de la pause ? Comment se comporter pendant cette pause, vous sentirez-vous pleinement libre ?
Et puis écrivez de même tous les avantages qu’une rupture vous apporterait, et tous les inconvénients aussi. Vous dites que vous l’aimez, certes, est-ce une raison suffisante pour vivre à ses côtés, vous sentir obligée ? Est-ce que vous pouvez vous projeter dans cette relation telle qu’elle est actuellement, dans un an, dans 5 ans, dans 10 ans ?
La seule personne sur qui vous pouvez agir c’est vous. Vous-même. Vous-m’aime…
Et c’est d’abord en priorisant votre bien-être que vous pourrez vous épanouir.

Votre compagnon a commencé à perdre pieds après le décès de sa maman. Possiblement cela a réveillé chez lui des blessures de l’enfance, des traumatismes qui ont resurgi. Et là il serait bénéfique qu’il se fasse accompagner par un-e thérapeute afin soigner ces blessures et de retrouver le goût de vivre. Pour cela, c’est à lui de faire la démarche. Vous pouvez l’y encourager, rien de plus.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute 

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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24 JUIN 2026

Bonjour,

En vous lisant, j’ai surtout l’impression que vous avez beaucoup donné pendant toutes ces années. Vous avez été présente dans les moments difficiles, vous avez soutenu votre conjoint, cru en lui et porté une grande partie de la relation lorsque c’était compliqué.

Je comprends que vous soyez perdue aujourd’hui. Quand on aime quelqu’un depuis si longtemps, on ne se détache pas du jour au lendemain, même quand la relation devient douloureuse.

Ce qui me questionne dans votre témoignage, c’est que vous semblez épuisée. J’ai le sentiment que vous cherchez depuis longtemps des solutions pour l’aider, alors qu’au fond vous commencez peut-être à vous oublier vous-même. L’amour est toujours là, mais est-ce que vous êtes encore heureuse dans cette relation ? Est-ce que vos besoins, vos projets et votre sérénité ont encore une place aujourd’hui ?

Concernant la pause, elle peut parfois aider à y voir plus clair si elle est décidée pour vous recentrer sur vous-même et prendre du recul, et que vous définissiez en amont les attentes de chacun. Une pause n’a de sens que si chacun est prêt à réfléchir à sa part de responsabilité et à engager de vrais changements.

Peut-être que la question n’est pas seulement « est-ce que je l’aime ? », mais aussi « est-ce que cette relation me permet encore de m’épanouir et de me projeter ? ».

Prenez le temps de vous écouter et de voir ce qui est vraiment bon pour vous. Et ce qui vous fait peur. Êtes vous à l’aise à l idée d ‘être seule ? Ces réflexions pourront vous aider à avancer dans vos choix .

Laurence Protiere Psy sur Saint-Aunès

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24 JUIN 2026

Bonjour,

Merci d’avoir partagé tout ça avec autant de sincérité. On sent à quel point cette relation est importante pour vous, et combien vous vous y êtes investie, pendant longtemps, avec amour et loyauté. Ce que vous décrivez est à la fois une très belle histoire… et une situation aujourd’hui extrêmement lourde à porter seule.

Je vais être douce mais honnête avec vous, parce que vous en avez besoin.

Safia El Youssoufy Psy sur Paris

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24 JUIN 2026

Bonjour,

Je comprends à quel point cette situation est douloureuse. Vous portez cette relation depuis longtemps, avec beaucoup d’amour, de loyauté et de patience. Mais aujourd’hui, vous semblez épuisée par un rôle de soutien qui est devenu trop lourd.

Une pause peut être utile si elle est clairement définie : ce n’est pas une façon d’éviter la décision, mais un temps pour prendre du recul, retrouver vos repères et observer ce qui se passe lorsque chacun reprend la responsabilité de sa propre vie. Elle peut vous aider à distinguer ce qui relève encore de l’amour et ce qui relève de la peur de partir ou du sentiment de devoir le sauver.
En revanche, une pause n’aura de sens que si votre conjoint s’engage lui-même dans une démarche d’aide. Vous ne pouvez pas porter seul son mal-être, ni compenser indéfiniment ses difficultés.
Avant de vous demander si vous devez le quitter, posez-vous peut-être cette question : « Si rien ne changeait dans les deux prochaines années, serais-je prête à continuer cette vie de couple ? »
La réponse qui émergera vous donnera souvent une direction plus claire que la question de la séparation elle-même.
Je vous souhaite de prendre soin de vous avec autant d’attention que vous en avez mis à prendre soin de lui.

Karine Mens Steininger Psy sur Dinan

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24 JUIN 2026

Bonjour,

En vous lisant, ce qui me touche, c'est que l'on sent à quel point vous avez porté cette relation pendant des années, avec beaucoup d'amour, de loyauté et de patience. Vous avez traversé ensemble la distance, les deuils, la maladie, la dépression... Ce n'est pas rien. Et il est tout à fait compréhensible que vous soyez aujourd'hui partagée entre l'amour que vous lui portez et l'épuisement que vous ressentez.

J'ai l'impression que la question n'est pas seulement : « Est-ce que je l'aime encore ? », mais aussi : « Combien de temps puis-je continuer à vivre ainsi sans me perdre moi-même ? »

Vous décrivez depuis deux ans des comportements très préoccupants : hurlements, chantage affectif, menaces suicidaires, instabilité importante. Même si ces comportements semblent s'inscrire dans une souffrance psychique réelle, ils ont aussi un impact considérable sur vous. Aimer quelqu'un ne signifie pas devoir supporter indéfiniment ce qui vous fait souffrir ou vous met sous pression.

Concernant la pause, elle peut être utile lorsqu'elle a un cadre clair : prendre du recul, retrouver de l'espace pour réfléchir, observer ce qui se passe lorsque chacun reprend la responsabilité de sa propre vie. En revanche, une pause ne résout généralement pas à elle seule des difficultés profondes si aucune démarche de changement ou de soin n'est engagée.

Ce qui me questionne dans votre récit, c'est que vous dites ne plus pouvoir le sauver. Et j'ai envie de vous dire quelque chose d'important : ce n'est pas votre rôle de le sauver. Vous pouvez l'aimer, le soutenir, l'encourager à se faire aider, mais vous ne pouvez pas faire à sa place le travail qu'il a lui-même à entreprendre.

Avant de vous demander s'il faut vous séparer, je vous inviterais plutôt à vous demander :
Si rien ne changeait dans les 6 à 12 prochains mois, pourriez-vous continuer cette relation ?
Vous sentez-vous encore en sécurité émotionnellement avec lui ?
Restez-vous par amour, ou aussi par peur de le laisser seul, de sa réaction, ou de la culpabilité ?
Les réponses à ces questions donnent souvent beaucoup d'indications.

Vous n'êtes pas obligée de prendre une décision définitive aujourd'hui. En revanche, il semble important de remettre votre propre bien-être au centre de la réflexion, car depuis longtemps vous semblez porter beaucoup plus que votre part dans cette relation.

Cette situation est complexe et chargée émotionnellement après presque dix ans d'histoire commune. Un espace d'échange plus approfondi permettrait sans doute de distinguer ce qui relève encore de l'amour, de l'espoir, de la responsabilité et de l'épuisement, afin que vous puissiez prendre une décision qui soit juste pour vous.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous,
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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24 JUIN 2026

Ce que vous traversez est profondément douloureux, car vous vous retrouvez face à deux réalités qui coexistent : l’amour que vous portez à cet homme et la souffrance que cette relation vous fait vivre aujourd’hui.

Vous avez beaucoup donné, soutenu, porté, espéré. Mais aussi difficile que cela puisse être à entendre, aimer quelqu’un ne signifie pas pouvoir le sauver. Chacun reste responsable de son propre chemin de reconstruction.

Une pause peut parfois être bénéfique lorsqu’elle permet à chacun de reprendre son souffle, de se recentrer et de faire le point. En revanche, si elle sert uniquement à repousser une décision ou à continuer de porter seule une situation qui vous épuise, elle risque surtout de prolonger votre souffrance.

La question essentielle n’est peut-être pas : « Dois-je rester ou partir ? », mais plutôt : « Cette relation, telle qu’elle est aujourd’hui, me permet-elle de me sentir sereine, respectée, en sécurité et d’avancer vers la vie que je souhaite construire ? »

Vous pouvez aimer profondément quelqu’un tout en reconnaissant que vous ne pouvez pas faire son chemin à sa place. Prenez le temps d’écouter votre cœur, mais aussi vos besoins, vos limites et vos aspirations. Ils ont eux aussi leur place dans cette décision.

Parfois, l’acte d’amour le plus juste n’est pas de porter l’autre davantage, mais de se respecter suffisamment pour ne plus s’abandonner soi-même.

Mélanie Maire Psy sur Avignon

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24 JUIN 2026

Bonjour,

Votre message touche profondément par sa lucidité et l'immense douleur qu'il traverse. Porter dix ans d'une histoire née à l'adolescence, percutée par des deuils et la maladie, est un poids devenu trop lourd. En tant que professionnel, voici l'éclairage psychologique que je peux vous proposer sur votre situation :

Depuis le départ, vous vous êtes positionnée comme le « moteur » de cette relation, un rôle qui a glissé peu à peu vers celui de sauveuse. Le décès brutal de sa mère a provoqué chez lui un séisme psychologique majeur, mais aujourd'hui, sa déréglage affectif et comportemental détruit votre propre équilibre.

Ces oscillations constantes entre des moments très hauts et très bas créent un piège affectif puissant. L'espoir suscité par les bons moments vous pousse à endurer la toxicité des bas. Pourtant, le constat est là, et il est vital de l'entendre : on ne sauve pas quelqu'un malgré lui. Ses crises, l'arrêt brutal de ses traitements et ses menaces relèvent d'un suivi psychiatrique strict, et non de votre responsabilité de partenaire. Un couple ne peut ni s'épanouir, ni projeter un avenir ou une sexualité positive dans un climat d'insécurité permanent.

Pause ou séparation : comment trancher ?
La pause comme limite ferme : Elle n'a de sens que si elle sert à vous mettre en sécurité et à créer un électrochoc. C'est une distance physique et émotionnelle que vous prenez pour lui signifier que vous l'aimez, mais que vous refusez de couler avec lui. C'est le moment pour lui de se responsabiliser et de se soigner, et pour vous de respirer.

La séparation comme nécessité vitale : Si le chantage affectif et les menaces de suicide persistent pour vous retenir, la rupture devient un acte de préservation. Quitter un partenaire qui souffre n'est pas de la cruauté ; c'est parfois le seul moyen de lui faire mesurer la réalité de sa dérive, et le seul moyen pour vous de choisir la vie.

Trois priorités pour vous aujourd'hui :

Déposez la culpabilité : Vous avez soutenu, aimé et porté ce couple au-delà du raisonnable pendant dix ans. Votre contrat amoureux est plus qu'honoré.

Passez le relais : Vous ne devez pas porter seule le risque suicidaire d'un autre. Alertez des professionnels de santé ou sa famille.

Restituez vos limites : Continuez de vous faire accompagner pour comprendre ce qui vous enchaîne à cette souffrance et réapprendre à vous faire passer en premier.

À l'aube de vos 28 ans, vous avez le droit de choisir un amour qui construit, et non un amour qui détruit. Prenez grand soin de vous.

De Sadeleer Rudy Psy sur Paris

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24 JUIN 2026

Bonjour Selena,

En vous lisant, je suis touchée par tout ce que votre couple a traversé. Vous avez grandi ensemble, traversé la distance, les deuils, la maladie… Pendant longtemps, vous avez avancé côte à côte. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement votre couple qui est en difficulté : c’est aussi votre conjoint qui semble profondément en souffrance.

Ce qui me frappe, c’est cette phrase : « Je n’arrive plus à le sauver. » En Gestalt, nous dirions que vous semblez porter une responsabilité qui ne vous appartient pas entièrement. Vous pouvez l’aimer, le soutenir, mais vous ne pouvez pas faire le chemin à sa place.

Les hurlements, les menaces de suicide, le chantage affectif… ce sont des comportements qui vous mettent, vous aussi, en souffrance. L’amour ne devrait pas vous conduire à vous oublier.

Vous vous demandez si une pause ou une séparation serait la meilleure solution. Je me demande si la première question n’est pas plutôt : de quoi avez-vous besoin, vous, aujourd’hui ? Car depuis longtemps, j’ai l’impression que toute votre énergie est tournée vers lui, et très peu vers ce que vous ressentez, vous.

Une pause peut parfois permettre à chacun de reprendre contact avec lui-même. Mais elle n’a de sens que si elle est pensée comme un temps pour se retrouver, et non comme une manière d’attendre que l’autre change.

Enfin, je vous invite à prendre au sérieux les menaces de suicide qu’il a pu exprimer, sans en devenir la seule garante. Si elles réapparaissent, il est important qu’elles soient prises en charge par des proches ou des professionnels. Vous ne pouvez pas porter cela seule.

Peut-être que l’enjeu aujourd’hui n’est pas de choisir immédiatement entre rester ou partir, mais de vous demander : dans cette relation, pouvez-vous encore être vous-même, ou êtes-vous devenue uniquement celle qui soutient ?

Je vous souhaite de pouvoir vous autoriser à prendre soin de vous autant que vous avez pris soin de lui.

Patricia

Patricia JOUBERT Psy sur Palaiseau

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