Ma belle fille de 17 ans se fait harceler à l'école

Réalisée par Nomada · 3 oct. 2018 Thérapie brève

Bonjour,

Ça fait 3 ans que je suis en couple avec un homme divorcé depuis 8 ans. Il a deux enfants, un garçon de 13 et une fille de 17. Nous n'habitons pas ensemble, je ne vis avec eux que les weekends. Les enfants sont en garde partagée et leur mère a un nouveau compagnon.

Ma belle fille à fait il y a deux mois, un retour d’œdipe non résolu, qui a été bien géré par son père qui a su mettre des limites.

Depuis la rentrée, elle se plaint des relations avec ses camarades d'école qui se moquent d'elle car elle est toute fine. Il y aurait eu des conflits entre elle et une autre fille et maintenant la plupart de la classe ne lui parle pas. Elle a cependant, 4 ou 5 amis proches avec qui elle s'entend très bien.

Elle avait mis au courant mon compagnon qui lui a, me semble-t-il, banalisé l'affaire. Du côté de la mère c'est pareil, elle lui dit de ne pas se concentrer sur cela et de passer à autre chose.

Elle avait pu raconter cette histoire à la conseillère aux études mais elle lui aurait dit que comme il n'y avait rien de grave elle ne pouvait pas faire grand chose.

La semaine dernière elle m'avait fait part que les choses s'étaient calmées et aujourd'hui, j'ai reçu le mail d'une voisine qui me disait qu'elle s'inquiétait pour elle. Apparemment ma belle fille lui aurait dit qu'elle avait la boule au ventre tous les matins en allant à l'école et qu'elle envisageait de rater son année afin de pouvoir être avec une autre classe.

Je me demande ce qui fait qu'elle se confie à la voisine plutôt que de nous parler directement. Même si son père banalise, j'ai toujours été à son écoute et reconnu sa souffrance.

La voisine en question, est une infirmière avec la quelle on a une très belle relation. Elle a des très graves problèmes avec sa fille qu'elle a du placer récemment en internat.

Je me demande si cette voisine ne cherche pas à combler le vide de sa fille en versant toute son attention sur ma belle fille et d'occuper une place que ne lui correspond pas. Est-ce que c'est adéquat?

Ma belle fille a un peu tendance à se victimiser et a du mal à accepter la responsabilité qu'elle peut avoir dans certaines situations.

Je me pose la question s'il est adéquat de pousser mon compagnon à parler avec l'école.

S'il faut parler avec ma belle fille, avec ou sans mon compagnon.

S'il faut pousser mon compagnon afin qu'il se coordonne avec la maman et qu'ils décident quoi faire de cette situation.

S'il faut éviter de donner trop d'importance afin de ne pas conditionner plus cette tendance à la victimisation, et plutôt l'aider à ce qu'elle puisse faire face au conflit avec ses camarades.

Est-ce qu'il est possible que cette histoire soit en lien avec la crise de retour de l’œdipe non résolu d'il y a deux mois et que ce qu'elle cherche c'est attirer l'attention de son père?.

Merci pour votre orientation je suis perdue.

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Meilleure réponse 3 OCT. 2018

Bonjour,
D'après votre récit, votre belle-fille est en souffrance et peu importe (dans un premier temps) la cause ; il serait bon qu'elle puisse être entendue par ses parents même s'ils sont séparés et même si elle a tendance à se victimiser.
Il serait intéressant qu'il puisse y avoir une rencontre entre l'école et les parents de façon à mieux comprendre ce qui se passe réellement.
Restez à son écoute également si vous pouvez jouer le rôle d'une médiatrice, d'un intermédiaire pourquoi pas.
Mais peut-être serait-il bon que la famille envisage une thérapie familiale qui permettrait de repositionner enfant et adulte à la place qui est la leur dans cette histoire (oedipe ou pas)
Toutefois, la souffrance d'une jeune adolescente doit être entendue et prise en charge me semble-t'il.
Restant à votre écoute.
Bien cordialement.
Ghislaine PATTE - Thérapeute Familial et Conjugal

Ghislaine PATTE Psy sur Montrouge

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4 OCT. 2018

Bonjour Nomada,
Votre belle fille est une adolescente avec tous les paradoxes que cela implique. Je veux devenir adulte et faire les choses moi-même et en même temps j'ai encore un grand besoin de mes parents. Il y a donc des tiraillements qui se manifestent par des confrontations parfois violentes (colère, cris, disputes...) et des replis tout aussi violents (claquage de porte, fermeture à la discussion....). Votre belle fille a fait part de son problème relationnel avec certains de ses camarades de classe à ses parents, son conseiller d'éducation qui ont essayé de dédramatiser ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais ce n'est pas ce que ressent votre belle fille qui souhaite se débarrasser de son malaise lorsqu'elle est en classe. Elle s'est donc tournée vers une oreille plus attentive qui écoute sa souffrance. Et vous savez comme il est difficile parfois de se confier à ses proches (je peux avoir honte de mes inactions ou actions, je peux avoir trop de respect pour mes parents, je ne souhaite pas inquiéter mes parents plus que ça etc.) . Enfin, ce que révèle l'amie de votre belle fille au sujet de la stratégie que celle-ci veut adopter (rater son année pour se retrouver dans une autre classe l'année prochaine) n'est pas rationnel. Est ce que votre belle fille est tellement mal à l'aise dans cette classe qu'elle en perd ses moyens pour travailler correctement? Elle a 17 ans, est ce qu'elle est en première ou terminale? Y-a-t-il un examen à la fin de l'année? Si tel est le cas, tout ceci doit être mis dans la balance. Quand à l'infirmière, elle a simplement voulu vous alerter que votre belle fille a du mal à faire face à la situation actuelle qui lui semble préoccupante. Bien évidemment il faut garder le dialogue entre parents et enfant, peut être lui proposer un accompagnement pour lui permettre de trouver des solutions lui permettant de passer l'année plus sereinement.
Cordialement, Sabrine Mounier

Sabrine Mounier Psy sur Nice

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3 OCT. 2018

Bonjour Madame,

Tout d'abord je vous encourage à continuer de vous intéresser à ce que vos beaux enfants peuvent vivre et ressentir : même si vous ne vivez pas avec eux (ou très peu) ce "bon signe" que leur bien être vous importe, autant que celui de votre couple.

Le fameux "complexe d'Oedipe" existe bel et bien dans les cas heureux d'évolution psychique, quand le contexte familial l'a permis.
Et, si votre compagnon a su remettre chacun/sa fille à sa place c'est une très bonne chose pour vous tous, de même que c'est bien que la mère des enfants a retrouvé un compagnon.
Ensuite... tous les conflits intra-psychiques, inter-personnels et intra-familiaux avec un enfant ou un adolescent ne sont bien entendu pas à mettre sur le compte de ce fameux complexe.

Certes, ces situations de séparations et les "familles recomposées" posent beaucoup de problèmes avant que les places et les rôles de chacun soient clarifiées, et les relations stabilisées.

Il me semble comprendre que vous même vous n'avez pas d'enfants ? ce qui facilite un peu la "recomposition"... puisque vous n'amenez pas des difficultés (inhérentes si vous en aviez) en plus :).
D'ailleurs, votre implication dans le sujet que vous nous exposez ici peut ainsi mieux se comprendre.... et vous avez tout intérêt d'être à l'écoute de votre belle fille et de nouer avec elle une bonne relation (et avec son frère aussi... si possible).

Quand il y a séparation... même si elle se passe à peu près bien... les enfants perdent une partie de leur repères de base... et leur sécurité intérieure est mise à l'épreuve : c'est inévitable. .. mais ça peut bien se gérer/se passer si les parents rassurent les enfants sur l'amour qu'il continuent à leur porter, et s'ils peuvent rester attentifs aux états d'âme et difficultés des enfants.
Ce qui implique entre autre que ces parents soient à peu près bien aussi..., pas débordés par leurs souffrances, et gardent une communication et une entente suffisamment bonne pour veiller au bien être de leurs enfants.

Votre belle fille est très "fine" : mange-t-elle "normalement" ?
Pourquoi les camarades se moquent d'elle ? il faut s'intéresser à ça de plus près, peut être...
Et surtout il ne faut pas minimiser ce qu'elle vit et ressent... et l'encourager à parler de ses émotions... au lieu de faire comme si de rien ne l'était ou de lui dire que "ce n'est rien" / que "ça passera"...
Cette jeune adolescente souffre, ce qui est assez fréquent à son âge... avec toutes les difficultés de "grandir", de s'affirmer, de vivre dans un corps qui change..., d'envisager l'avenir, etc...

La voisine qui vous a appelé et avec qui votre belle fille a de bons rapports : elle a bien fait de vous alerter... et tant mieux si elle est à son écoute.
Peut être que vous aimeriez avoir le même type de relation qu'elle a avec votre belle fille ? c'est à construire... à terme... petit à petit...

La première chose à faire serait d'inciter les parents à parler à leur fille, à l'écouter sans minimiser ce qu'elle ressent, à regarder de plus près ce qui se passe à l'école et... à trouver les moyens de la rassurer et d'encourager la confiance / l'affirmation d'elle même.

Un(e) thérapeute familial pourrait les / vous aider à bien faire... en prenant en compte toutes les données du problème et le contexte familial global (vous et le nouveau compagnon de la mère).

Bon courage pour aider au mieux votre belle fille à traverser les problèmes qu'elle rencontre !
sp

Silvia PODANI Psy sur Issy-les-Moulineaux

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3 OCT. 2018

Bonjour à vous,
toutes les options et théories que vous faites peuvent être pertinentes; Intervenir ou non? Immaturité de sa part ou réel dérapage du groupe classe? Lui parler avec ou sans son père? Alerter ou non sa maman? La voisine exagère ou non?

Ce serait bien imprudent de vous dire quelle voie suivre dans cette histoire.

En revanche; écouter et parler est toujours une bonne chose. A 17 ans, je pense que votre belle-fille peut entendre vos interrogations sur la situation. Je ne sais pas très bien le degré d'intimité que vous avez pu construire avec elle; mais lui expliquer franchement votre préoccupation, lui rappeler que rien n'est figé dans un groupe d'ado et qu'elle peut se confier à vous si elle le sent; tout ça ne peut faire que du bien.

Le fait qu'elle ait trouvé une confidente adulte ailleurs n'est pas en soi un problème. Vous-vous doutez bien que les réaménagements psychiques d'une ado dans une famille recomposée ne sont pas anodins. Si ça colle et que la voisine y trouve aussi son bénéfice du point de vue affectif; rien d'inquiétant en soi.
Je vous conseille d'accompagner (avec votre compagnon) cette relation de manière bienveillante, sans faire intrusion ni la laisser 'en roue libre'.

Voyez-vous; les psychologues sont aussi des 'confidents adultes ailleurs'.

Il s'agit que les adultes soient perçus comme des alliés, avec chacun desquels on peut se référer de manière différente, mais qui partagent tous le soucis du bien être de cette jeune fille.

Ça ne fait qu'un mois qu'elle est rentrée en classe (lycée?), tout peut bouger très vite à cet âge.

Restez simplement attentive et comme je vous disais; franche avec elle quant à votre préoccupation.
Vous (et son père bien sur) pouvez aussi essayer de glaner des informations sur la nature du conflit, sa gravité objective, pour aider votre belle-fille à en sortir la tête haute, ou la tête basse si elle en est responsable.

Si la situation dégénère, (sommeil, alimentation, angoisses perceptibles, dépression, comportements déviants) ou si votre voisine ne peut pas/plus tenir ce rôle de 'conseillère' qui lui a été attribué, vous pourrez évoquer avec votre belle-fille l'idée d'en parler avec un psy.

Bien à vous,

L.Gosselin

Laurent Gosselin Psy sur Besançon

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3 OCT. 2018

Bonjour,

A la lecture de votre message, il y a plusieurs éléments qui m'interpellent:
- Vous parlez d'un "retour d’œdipe non résolu", que voulez-vous dire plus exactement?
- Il y a également une problématique de "place" dans votre famille, une voisine qui prend votre place ou celle d'un parent? Qu'est-ce que cela vient réveiller en vous?
- Votre belle fille à 17 ans, alors qu'à la lecture de votre message, j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'une petite fille de 4, 5 ans sans "défense"...

Peut-être qu'il sera bon d'amener votre belle fille voir un thérapeute qui saura l'accompagner au plus juste dans ce qu'elle traverse en ce moment.

Ainsi, un thérapeute ne sera pas un parent, une belle mère ni une voisine, et votre belle fille pourra lui parler de son mal-être (car vous dites qu'elle se victimise souvent, ce qui signifie que "l'enfant" en elle est en souffrance).

En espérant que ces quelques lignes vous apportent un éclairage supplémentaire sur la situation décrite dans votre message.

Bien à vous,
Tsvetanka Shopova

Tsvetanka SHOPOVA Psy sur Metz

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3 OCT. 2018

Bonjour,

Dans un premier temps, il serait bon de ne pas mettre trop vite sur le dos d′Oedipe, tous les maux dont serait soi-disant porteuse l′humanité  !
Plus simplement, que le père et la maman de cette enfant aillent ensemble rencontrer la conseillère pour voir ce qui se passe réellement à l′école (harcèlement, chantage à l′extorsion d′argent, posts négatifs sur les réseaux sociaux....). Aller à l′école la boule au ventre n′est pas anodin et cette jeune fille a certainement encore bien des choses à dire.
Cette voisine jouerait elle le rôle d′une confidente, plus neutre, plus disponible que vous... je veux dire : est elle mariée ? En tout cas il serait bon que vous repreniez la place qu′elle semble occuper, selon vos propos.
Voilà, tout cela me semble prioritaire bien avant d′appeler à la rescousse les avatars oedipiens.
Cordialement à vous

Maurice Gaillard Psy sur Vincennes

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