Ma belle-mère est dépendante de son fils (mon copain) et ça ruine notre couple
Ma mère belle a eu une vie très compliqué, mise en pensionnat étant enfant, conflit familiaux, décès d’un amour de jeûneuse, accident de voiture… elle a un fort problème d’abandon, d’angoisse et de solitude.
Elle est célibataire et très seule dans sa vie.
Mon copain (son fils) et moi avons 23 ans et sommes en couple depuis 8 ans. Notre relation se passe très bien.
Voici quelques problèmes rencontrer avec sa mère :
-elle est incapable de passer 1 seule nuit seule, si c’est le cas elle angoisse énormément, ne dors pas, ne mange pas, ça lui rappelle le pensionnat étant enfant.
-elle menace de se suicider et elle fait du chantage affectif
-elle gère très mal la solitude (plutôt l’absence de son fils), il doit rentrer tous les soirs, et si il part le matin et n’est pas là de la journée elle lui enverra des messages culpabilisant et dénigrant exprimant sa souffrance face a la solitude et l’indifférence de son fils face a sa souffrance.
-elle lui reproche de ne pas travailler (il ne travaille pas car il doit s’occuper de sa mère tous les jours), puis quand il trouve un travaille elle lui dit « qu’il vaut mieux que ça » et lui demande de ne pas partir toute la journée.
-quand mon copain exprime sa souffrance à sa mère face à la situation (manque d’estime / confiance en lui, perdu dans la vie, charge mentale très lourde car seule soutien pour sa mère, irrespect, dénigrement de sa part, elle l’envoi prêtre.
-elle a commencé un travail avec un psychologue, mais elle lui reproche que sans sa présence
-elle lui impose de rentrer à 23h30 tous les soirs, et si il dépassait de quelques minutes c’était de nouveau des messages culpabilisants. Une fois rentrée chez elle, elle lui parlait jusqu’à 2-3h du matin, il ne servait qu’à lui tenir compagnie, contre son gré.
Depuis quelques mois mon copain a décidé de rentrer à l’heure qu’il veut (beaucoup plus tard) et depuis selon sa mère plus rien ne va, elle lui reproche encore plus de choses.
-elle dit qu’elle ne va pas tenir, que si elle prends des antidépresseurs elle sera comme un « zombie » et que son fils ne veut sûrement pas ça pour sa mère.
-elle dit qu’aucune fille ne sera à la hauteur d’elle, et que si il me « choisit » aka construire notre vie de couple et vivre ensemble, il perdra sa mère
-elle pense que son fils est sous « emprise » de moi, que je veux le garder pour moi, l’empêcher de travailler et l’éloigner de sa famille (sa mère et son frère)
-elle parle de ses problèmes intimes à son fils (pas dans les détails)
-elle dit qu’elle veut trouver un homme comme son fils
-elle m’a déjà dit que j’étais le diable et que je n’étais en couple avec son fils que pour le sexe
-elle dit que s’il part de chez elle, il va penser être libérer d’un problème (donc elle) mais qu’il va en trouver d’autre et qu’il pense qui va être libre mais non (insinuant que je vais contraindre sa liberté)
-selon elle aucune copine ne sera assez bien pour lui
-elle vit « l’enfer » selon elle, depuis que son fils décide de penser à lui et de construire sa vie, elle se dit abandonner
-selon elle une vrai mère ne laisse pas ses enfants
Elle dit tout et son contraire, un moment elle m’adore, et puis l’autre moment elle dit que c’est de ma faute si elle est comme ça, que je « retourne » la tête de son fils.
Depuis son plus jeune âge mon copain a été la roue de secours de sa mère, elle a remit tout son poids émotionnel sur lui, il a apprit dès petit qu’il n’avait pas vraiment sa place, et qu’il ne pouvait pas exprimer ses souffrances car celles de sa mère étaient déjà trop présentes.
Il s’est construit en s’effaçant casi entièrement et en se construisant silencieusement entouré de conflit familiaux, d’insécurité, et dépendant des états de sa mère (très impulsive et émotive).
Il a aujourd’hui beaucoup d’angoisse lié à son enfance, et malgré ça sa souffrance est souvent mise de côté car sa mère souffre trop.
Il dit ne plus avoir confiance en elle, que c’est comme s’il avait déjà perdu sa mère, car ça fait depuis longtemps qu’elle ne remplit plus son rôle. Mais lui dire ça reviendrait à la tuer, elle dit ne vivre que pour ses enfants, s’être battus pour eux, que c’est eux qui lui ont donné la force de vivre. Et je pense sincèrement qu’elle se considère comme une bonne mère, mais toute sa souffrance lui a fait oublié un des fondamentaux des parents, qui est d’aider son enfant à se construire, à devenir une personne épanouie et heureuse.
Il est tomber au stade de « défouloir émotionnel » coincé dans un appartement qui l’angoisse, sans intimité ni espace, à écouter tous les jours les mêmes plaintes de sa mère, que sa journée était dure, qu’elle est seule, qu’il faut qu’elle trouve quelqu’un, et ça depuis plus de 10 ans. Et pourtant elle lui demande encore du temps et de la patience pour qu’elle continue son travail psy et qu’elle trouve une solution. Mais combien de temps ça va encore durer ?
La situation est complètement incompatible et ce sont des besoins contraires, ce sera soit nous soit elle ? Mais pour le moment une cohabitation paraît impossible.
Quand il rentrait à 23h30 tous les soirs, même quand elle lui parlait jusqu’à 3h du matin, ça n’allait pas mieux sans sa vie, elle était toujours si seule et malheureuse.
Et maintenant que mon copain a décidé de rentrer quand lui le désirait c’est le drame, elle dit qu’elle ne va pas tenir, que c’est horrible ce qu’il lui fait vivre et qu’il va la tuer.
Mais pourtant toutes les années où il était contraint de rentrer pour la soutenir rien n’a changé.
J’ai l’impression qu’elle repousse l’inévitable, que c’est inconcevable que son fils parte, que même si elle trouve un homme, qu’elle aura toujours besoin de son fils, car selon elle il est irremplaçable.
Mon copain a essayé de lui faire comprendre que son besoin d’indépendance ne signifie pas abandonner sa mère, qu’il souhaite juste construire sa vie, mais elle ne le comprends pas.
Elle réagit comme s’il lui avait dit qu’il l’a lâchait pour toujours, ce n’est pas le cas, il la soutient encore quand il faut, mais elle prends son manque de présence comme une trahison.
Mon copain n’a plus aucune famille à part sa mère et son frère qui est handicapé mentale, s’il perd sa mère il se retrouvera casiment seul et cette pensée est dure à vivre pour lui aussi. Le principe de se dire qu’il a tout perdu.
On essaye de mettre des limites petit à petit, mais ça ne convient pas, pour elle c’est trop brutal, on la « tyrannise », elle dit qu’elle a besoin de plus de temps mais je ne sais pas encore combien de temps on va tenir.
Se dire qu’à 23 ans on a casiment rien fait dans notre vie à cause de cette situation, ne rien avoir construit c’est très dur, mais elle n’en prends jamais compte, pour elle nous sommes jeune, donc on a le temps, contrairement à elle qui est « finie », qui ne trouvera pas de copain, ni de travail etc…
Elle dit que personne ne comprends son fils mieux qu’elle, que c’est elle qui la considère le plus, qu’elle ne veut que son bien. Entendre ce genre de choses est encore plus dépitant, c’est comme si elle était coincé dans un délire casi permanent et que tout était inversé dans sa tête. Les paroles sont la, mais les actes ne suivent jamais.
Elle a dit un nombres incalculable de fois qu’elle allait changer, qu’elle allait donner l’indépendance à son fils, que ce n’était pas moi le problème, qu’elle était reconnaissante de tout ce que son fils faisait pour elle, mais ça ne dure qu’un temps, ensuite la réalité revient au galop et les crises reprennent.
Ses paroles n’ont plus aucunes valeurs, toutes ces promesses sont devenues vaines, même si elle en a l’air persuadé en les disant, ça ne suit jamais.
On doit toujours marcher sur des œufs quand on lui parle, un jour j’ai eu le malheur de mettre un point d’exclamation dans une phrase en message, pour exprimer mon enthousiasme (mon copain était en train de passer le permis), il a dû l’avoir au téléphone pendant 20 minutes, à peine sortie de la voiture d’auto-école, pour désamorcer la situation car elle avait prit ça comme de l’irrespect vis à vis d’elle. Ça faisait des mois qu’on préparait son permis, c’était le jour-j on était super content qu’il passe son permis, elle n’a même pas demandé comment ça c’était passé, elle était juste en colère que j’ai mit un point d’exclamation.
Quand elle est en crise, on doit également essuyer les nombreuses critiques et les sous entendus qu’elle nous lance. Nous avons été contraint de passer un nouvel an avec elle, elle était en pleine crise, toujours se sentent persécuter et tyrannisé par nos actes, et nous avons dû passer cette soirée avec elle dans une ambiance pesante et extrêmement déplaisante, par ce qu’elle ne voulait pas rester seule, malgré qu’elle nous en veuille.
Mon copain et moi étions dépité avant d’arriver chez elle, on disait qu’on avait envie de s’enfuir et de s’évader, de partir loin de tout ça, et pendant 4h on a dû prendre sur nous, l’écouter parler de ses problèmes, alors que nous voulions passer ce réveillon ensemble, de notre côté.
J’ai passé Noël avec eux pour la 1ere fois en 8 ans.
Malgré avoir exprimer à de nombreuses reprises qu’elle était ravie que je sois la, que je l’apaisais, elle ressort encore plusieurs fois à mon copain qu’elle a fait « l’effort » de m’inviter, que j’aurais pu le passer avec ma famille, et qu’elle a prit sur elle.
Pareil pour les weekend, mon copain doit la prévenir minimum 1 semaine à l’avance si je viens… il doit lui demander la permission, et elle lui demande si je vais devoir venir tous les week-ends. Elle dit qu’elle a besoin de se retrouver seule avec ses fils.
Et quand on lui dit que c’est juste de l’emprise, et que aimer ce n’est pas posséder, elle dit que mon copain verra quand il aura des enfants, insinuant que tous les parents sont comme ça.
Je lui ai dit à plusieurs reprises que je ne voulais pas vraiment d’enfant plus tard, mais elle continue quand même à parler de nos potentiels futurs enfants, elle a déjà fait une blague disant que nous pouvions faire un enfant puis lui donner…
Chaque fois que je la croise j’ai la boule au ventre, chaque vibration de téléphone ou un appel me stresse, je sens mon cœur qui tombe dans mon estomac, et pourtant quand elle me voit elle dit qu’elle est ravie de me revoir et me fait des câlins.
Elle ne considère déjà pas mon copain, mais des fois j’espère être considéré aussi, qu’elle se rende compte des sacrifices qu’on fait pour elle, toute la tristesse qu’on vit aussi, d’avoir déjà perdu cette joie de vivre à seulement 23 ans après avoir été confronté à toute sa méchanceté et sa noirceur.
J’ai l’impression qu’elle m’a détruite, qu’elle m’a tellement pris dans ma vie.
La voir mal parlé à mon copain et ne pas le considérer m’a changé à jamais, je la déteste de lui faire vivre ça, lui qui a tout fait pour la soutenir, qu’elle le traite comme ça me dégoûte, je la considère comme un monstre, pour moi ce n’est pas une mère envers lui, elle a détruit tellement de choses qu’on ne pourra jamais reconstruire.
Dans un coin de ma tête je suis persuadé que ça irait mieux si elle n’était plus là.
Tout nos problèmes ne serait pas régler, car tout ça laisse des traces, mais la simple pensée de pouvoir vivre sans se soucier constamment de quelqu’un d’autre et de devoir calculer ce qu’on fait pour lui convenir, paraît idyllique.
Et j’ai de gros doutes sur le fait qu’un travail psychologique puisse la guérir, j’ai l’oppression qu’une partie de sa personnalité est comme ça, qu’elle adorera toujours autant son fils, et qu’elle aura toujours se besoin de le posséder car c’est comme ça qu’elle est.
Mais je sais que je ne pourrais jamais la pardonner entièrement pour tout ce qu’elle nous a fait vivre.
Même si tout s’arrange et qu’elle construit une relation saine avec son fils, je ne sais pas comment je le vivrais, la voir proche (même de manière saine) avec lui, se confier etc me paraît inconcevable, je serai toujours ramener à penser au passé, et me rappeler le monstre qu’elle a été.
Et m’imaginer devoir maintenir une relation avec elle, la voir plusieurs fois par mois, le mariage, les enfants s’il y en a, me paraît vraiment impossible.
Elle va voir une psychologue, des fois je me dis que j’aimerais bien faire une séance avec cette psy pour pouvoir lui raconter la « vérité » sur qui elle est vraiment, car je ne sais pas si elle est entièrement honnête avec elle.
Elle dit souvent à son fils qu’elle a parlé de la situation a des gens et qu’ils étaient « désolé » pour elle, dans ces moments là on se sent complètement seuls, je pense qu’elle omet de dire les éléments compromettants, qu’elle doit simplement dire que son fils l’abandonne et la laisse seule, sans préciser que c’est au dépend de la vie de son fils. J’aimerais aller voir toutes ces personnes et leur expliquer la réalité de la situation, et qu’enfin quelqu’un se mette à notre place et nous comprenne.
Et que nous ne sommes pas « ingrats », on a juste accepter beaucoup trop de choses, auxquelles on aurait du mettre fin bien avant.
On était jeunes (on avait 16 ans quand on s’est mit ensemble) et on comprenait sa souffrance, on a accepter de la faire passer avant notre couple, mais petit à petit ça s’est installé. Mon copain s’était construit en se disant qu’il vivrait pour toujours avec sa mère, car c’est ce qu’elle lui avait toujours dit, et plus jeunes on avait intégré que plus tard on vivrait à 3.
Mais ce n’était pas normal, et avec le recul on aurait dû imposer nos besoins et nos envies, et ne pas s’effacer, et maintenant on galère à tout refaire.
Mon copain est au bout du rouleau il n’en peut plus de la situation, il envoie sa mère balader de plus en plus car il ne supporte plus ces réactions.
Tous les soirs il rentre chez lui contre son gré, mais il le fait pour elle mais ça ne suffit pas.
Son 2eme fils est autiste sévère et vit dans une structure adapté, il n’est donc pas concerné par cette situation. Bien qu’elle l’utilise pour faire du chantage, « nous sommes les malheureux » « on nous sacrifie » « on est les mal-aimé » « on passe après tout le monde », quand mon copain n’est pas là un week-end avec eux…
Au bout de 8 ans de couple nous n’avons jamais pu partir en vacances ensemble, on a le privilège de pouvoir passer une nuit tout les deux que si sa mère est accompagné de quelqu’un, des fois plus de 8 mois sans que nous pouvions passer une nuit ensemble.
Mon copain est obligé de rester avec elle le week-end, si ce n’est pas le cas elle va lui faire une crise, il est obligé de prévenir 1 semaine à l’avance.
Si on a un imprévu j’ai la boule au ventre de ces réactions et on ne peut rien faire sereinement.
Elle se repose entièrement sur lui, mais elle « l’objectifie » presque, quand il exprime ses besoins elle ne peut pas les entendre car ça lui fait trop mal, elle dit qu’il n’a pas assez d’expérience de vie et elle le décourage des qu’il prends des initiatives pour son indépendance.
Notre situation est extrêmement compliqué, elle a été faire des évaluions psychologiques mais rien de déterminant n’a été décelé.
On a beaucoup de mal à avoir de perspective d’évolution dans une telle situation….
Elle dit qu’elle a besoin de temps et de présence de son fils pour aller mieux, mais il vit avec elle depuis toujours et à toujours été avec elle, elle est surtout en crise depuis sa demande d’indépendance, qu’elle n’arrive pas à concevoir.