Alors voilà je me fiche totalement des autres, j'ai des amis avec des soucis je n'irais pas forcément leur demander si ça va mais par contre j'irais parler d'autres choses avec eux.
Exemple un ami à moi à des soucis d'argent assez important, on en a parlé une fois mais maintenant je n'en parle plus du tout avec lui. Je parle d'autres sujets plus léger mais jamais de ça.
Mon copain a besoin d'aide pour des travaux, je n'ai pas envie de l'aider et de participer à ses travaux (qui sont pour l'appartement de ses parents dans lequel il va déménager).
Je n'ai envie d'aider personne, je me trouve tellement égoïste mais pourtant je m'en fiche.
J'agis souvent pour moi MOI MÊME et mes envies. Je me fais toujours passer avant les autres. Financièrement par exemple, je préfère me faire des cadeaux que de garder de l'argent pour Noël ou les anniversaires ou même pour sortir avec les autres (restaurants, vacances etc...). On m'a souvent fait se reproche "t'as de l'argent pour toi mais pour les autres t'as plus rien haha".
J'ai l'impression de détester les autres, de détester les humains en général et d'être plus proche des animaux.
D'où le fait que je n'ai plus d'amis, que je ne suis pas proche de ma famille..
Pour info je souffre d'anxiété, je suis passé par des phases dépressives.
Je ne sais même pas si ma demande est claire..
Mais merci pour la future réponse.
J'ai juste l'impression d'être une mauvaise personne qui veut juste vivre sur cette planète pour gagner un maximum d'argent pour se faire plaisir et faire plaisir à son chat.
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11 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 52 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez n'est pas tant de l'égoïsme au sens moral du terme que la manifestation d'un retrait émotionnel profond où vous vous êtes coupée des besoins et des attentes des autres pour vous protéger d'une charge relationnelle que vous vivez probablement comme épuisante ou menaçante.
Le fait que vous disiez vous ficher totalement des autres tout en ayant quand même des amis avec qui vous parlez de sujets légers révèle que ce n'est pas une indifférence complète mais plutôt une incapacité ou un refus de vous engager dans la profondeur émotionnelle des relations, comme si vous mettiez une distance de sécurité entre vous et tout ce qui pourrait vous impliquer affectivement au-delà de ce que vous pouvez gérer.
Quand vous évitez de demander à votre ami comment il va avec ses soucis d'argent après en avoir parlé une fois, ce n'est peut-être pas que vous vous en fichiez réellement, mais plutôt que vous ne savez pas quoi faire de cette information, que vous n'avez pas l'énergie ou les ressources émotionnelles pour porter le poids de sa détresse, ou que vous craignez qu'il vous demande quelque chose que vous ne voudrez pas ou ne pourrez pas donner. La même dynamique semble opérer avec votre copain et ses travaux, où votre refus de participer pourrait être lu comme de l'égoïsme mais pourrait aussi révéler une difficulté à investir un projet qui ne vous concerne pas directement, surtout si c'est l'appartement de ses parents et non un projet commun qui aurait du sens pour votre couple.
Ce que vous appelez égoïsme ressemble beaucoup à une stratégie de survie psychique où vous concentrez toute votre énergie sur vous-même et vos propres besoins immédiats parce que vous n'avez tout simplement pas de capacité émotionnelle disponible pour les autres, et cette configuration est souvent le résultat d'un épuisement relationnel, d'une dépression qui n'est pas complètement résolue, ou d'une anxiété qui vous pousse à restreindre votre champ d'action pour garder un sentiment de contrôle sur votre vie.
Le fait que vous préfériez dépenser votre argent pour vous plutôt que pour offrir des cadeaux ou sortir avec les autres peut effectivement être perçu comme de l'égoïsme par votre entourage, mais cela peut aussi indiquer que les interactions sociales et les obligations relationnelles vous coûtent plus qu'elles ne vous apportent, et que vous compensez ce coût en vous offrant des plaisirs solitaires qui ne demandent rien en retour. Les reproches qu'on vous fait sur votre utilisation de l'argent montrent que votre entourage attend de vous une forme de réciprocité sociale que vous n'êtes pas en mesure ou pas disposée à offrir, ce qui crée effectivement de la distance et peut expliquer pourquoi vous n'avez plus d'amis proches.
Votre impression de détester les humains en général et d'être plus proche des animaux n'est pas rare chez les personnes qui ont traversé des périodes dépressives ou qui souffrent d'anxiété chronique, car les animaux offrent une forme de relation simple, sans jugement, sans attente complexe et sans la charge émotionnelle imprévisible que comportent les relations humaines. Votre chat vous apporte probablement une forme de connexion qui ne vous épuise pas et qui ne vous demande pas de jouer un rôle ou de répondre à des attentes sociales, ce qui explique pourquoi cette relation vous convient mieux que celles avec les humains.
Le fait que vous souffriez d'anxiété et que vous soyez passée par des phases dépressives est absolument central pour comprendre ce qui se passe, car ces conditions psychologiques altèrent profondément la capacité à investir émotionnellement les autres, à ressentir de l'empathie de manière fluide, à avoir envie de participer à la vie sociale et relationnelle, et elles créent souvent un sentiment de vide ou de désintérêt pour ce qui ne concerne pas directement votre survie psychique immédiate.
Vous dites avoir l'impression d'être une mauvaise personne qui veut juste vivre pour gagner de l'argent et faire plaisir à son chat, mais cette formulation révèle une culpabilité sous-jacente qui indique que vous n'êtes pas aussi indifférente que vous le prétendez, car si vous l'étiez vraiment vous ne vous poseriez même pas la question de savoir si vous êtes une mauvaise personne, vous vivriez simplement selon vos envies sans questionnement moral.
Ce qui se dessine ici, ce n'est pas une méchanceté intrinsèque ou un égoïsme pathologique, mais plutôt une forme de déconnexion émotionnelle qui pourrait être la conséquence de votre anxiété non traitée, de votre dépression qui continue peut-être à influencer votre rapport aux autres de manière insidieuse, ou d'expériences relationnelles antérieures qui vous ont appris que vous investir pour les autres ne valait pas le coût émotionnel que cela représentait.
Un travail thérapeutique pourrait vous permettre d'explorer les racines de ce retrait relationnel, de comprendre si votre désintérêt pour les autres est un symptôme de votre anxiété et de votre dépression ou quelque chose de plus structurel dans votre fonctionnement, de travailler sur les mécanismes qui vous poussent à vous isoler et à rejeter toute forme d'engagement émotionnel, et surtout de déterminer si vous voulez véritablement vivre de cette manière ou si cette configuration actuelle vous pèse plus que vous ne voulez l'admettre.
Restant à votre écoute.
Agnès FAVARD
Psychopraticienne
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne et en cabinet
5 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez ne fait pas de vous une « mauvaise personne ». Cela ressemble davantage à un repli centré sur soi, fréquent chez les personnes anxieuses ou ayant traversé des phases dépressives. Quand l’énergie psychique est limitée, l’empathie et la disponibilité pour les autres diminuent : ce n’est pas de l’égoïsme moral, c’est souvent un mécanisme de protection.
Le fait de privilégier votre confort, vos envies, vos dépenses peut traduire un besoin de vous sécuriser, de reprendre du contrôle, surtout si les relations humaines vous fatiguent ou vous déçoivent. L’attachement plus fort aux animaux va aussi dans ce sens : ils offrent un lien sans exigences, sans conflits, sans dette affective.
En revanche, si ce fonctionnement vous isole, abîme vos relations ou vous questionne sur qui vous êtes, cela mérite d’être exploré. Non pas pour vous juger, mais pour comprendre ce que vous évitez, ce qui vous coûte dans le lien aux autres, et ce que vous protégez chez vous.
C’est typiquement un travail qui se fait en accompagnement thérapeutique. Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à consulter : ce que vous décrivez est compréhensible, mais il n’est pas obligé de rester figé ainsi.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute
5 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Dans votre message, je soulignerais votre difficulté à avoir confiance dans les autres (peut être même dans vous-mêmes), ce qui pourrait indiquer pourquoi vous ne souhaitez pas faire quoi que ce soit pour les autres.
Il est aussi intéressant de souligner que chacun d'entre nous sommes régulièrement interrogés sur : peut-on faire confiance aux autres? Cela vaut-il le coup? n'est-il pas préférable, comme vous l'indiquez de s'occuper que de SOI-MEME ?
Et dans le même temps, comme l'ont indiqué d'autres professionnels, le fait que vous vous posiez la question souligne combien celle-ci vous atteint et vous affecte.
Il est question de la posture émotionnelle qui vous relie aux autres, et des conséquences pour vous et eux. Il est possible d'imaginer les déceptions ou souffrances vécues pour en arriver à un tel choix.
Mais heureusement, rien n'est éternel et immuable. Le fait que vous posiez votre situation ici souligne combien vous avez envie de changement et de modification. C'est un point très favorable pour vous me semble t'il.
La question restante étant : Etes-vous prêt à investir financièrement pour vous-même dans un accompagnement qui vous permettrait de modifier votre approche de la situation.
La thérapie systémique accompagne aux changements, en ayant un approche globale de la personne, ce qui est souvent nécessaire dans de tels situations. La confiance en l'autre a été rompu, et le blocage qu'elle entraîne vous isole presque contre votre gré.
Votre situation particulière est intéressante à suivre pour le professionnel que je suis.
Si vous le souhaitez, n'hésitez pas à me contacter.
23 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Vous vous questionnez sur votre fonctionnement émotionnel qui, selon vous, attesterait d'un manque d'empathie, voire d'une indifférence à l'égard des autres.
Votre écrit témoigne au contraire de votre grande sensibilité de laquelle vous vous protégez à outrance. Vous vivez donc en permanence dans la peur et vous mettez en place des mécanismes de défense qui vous permettent d'avancer autant que possible. Que s'est il passé dans votre enfance? Il pourrait être judicieux de "prendre le chemin à rebrousse poils" pour comprendre cette souffrance que vous ne souhaitez pas voir mais qui ne manifeste régulièrement; qu'en pensez - vous?
18 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le simple fait que vous vous posiez cette question est déjà parlant. Quand quelqu’un est vraiment indifférent aux autres et très à l’aise avec ça, il ne se demande généralement pas s’il est égoïste ou s’il est une « mauvaise personne ». Ce genre de doute apparaît plutôt quand, au fond, tout ne va pas si bien que ça.
Ce que vous décrivez ressemble moins à un problème de morale qu’à une manière de vous protéger. Quand on vit avec de l’anxiété, et qu’on a traversé des phases dépressives, l’énergie n’est pas illimitée. Le cerveau fait alors des choix simples : s’occuper de soi, éviter ce qui fatigue, ce qui demande trop d’implication émotionnelle. Ça peut donner l’impression de se couper des autres, alors que c’est surtout une façon de ne pas se sentir dépassée.
Vous recentrer sur vous, vos envies, votre confort, votre argent ou votre chat, ce n’est pas absurde dans ce contexte. Vu de l’extérieur, ça peut passer pour de l’égoïsme. Vu de l’intérieur, c’est souvent juste une tentative de tenir debout et de rester à flot.
Peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si vous êtes une mauvaise personne, mais plutôt de vous demander si cette façon de vivre vous rend vraiment bien, ou si elle vous protège surtout de quelque chose qui vous coûte trop aujourd’hui.
Si cette réflexion vous parle, ça peut valoir le coup de ne pas rester seule avec ça et de pouvoir en discuter dans un cadre prévu pour.
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Hello,
Ta demande est plus claire que tu ne le penses, et surtout, elle dit quelque chose d’important de ce que tu traverses.
À te lire, ce que tu décris ne ressemble pas tant à de la « méchanceté » ou à un manque d’humanité qu’à une forme de repli et de protection. Quand on a traversé de l’anxiété, des phases dépressives, ou une fatigue psychique prolongée, il arrive que l’énergie disponible soit très limitée. Dans ces moments-là, on peut se recentrer presque exclusivement sur soi, non pas par égoïsme, mais parce que c’est ce qui permet de tenir.
Ne pas avoir envie d’aider, ne pas se sentir concernée par les problèmes des autres, préférer des échanges légers ou garder ses ressources pour soi peut aussi être une manière inconsciente de poser des limites. Aider, s’investir émotionnellement ou matériellement, demande de l’énergie, de la disponibilité, parfois même une forme de charge mentale. Quand cette énergie manque, le retrait peut devenir une solution.
Le fait que tu te poses la question, que tu t’interroges sur ce fonctionnement, montre d’ailleurs que tu n’es pas indifférente ou « mauvaise ».
Il est aussi possible que tu sois dans une période où tes besoins passent au premier plan, peut-être après avoir longtemps donné, ou après avoir été fragilisée. Se faire plaisir, se sécuriser financièrement, s’attacher à des êtres qui demandent moins (comme les animaux) peut apporter un sentiment de stabilité et de sécurité que les relations humaines, parfois complexes et exigeantes, ne permettent pas toujours.
Plutôt que de te demander si tu es une « mauvaise personne », il pourrait être plus juste de te demander : qu’est-ce qui fait que, aujourd’hui, je n’ai plus envie de donner ? Est-ce de la lassitude, de la fatigue, une perte de confiance, une peur d’être envahie, ou simplement un besoin de te recentrer sur toi ?
Tu n’as pas à te forcer à correspondre à une image de ce que l’on « devrait » être. Les relations, l’altruisme, l’envie de partager évoluent au fil des périodes de vie. Et parfois, avant de pouvoir aller vers les autres, il faut déjà retrouver un peu de stabilité intérieure et se retrouver soi.
Si tu en ressens le besoin, réfléchir à tout ça dans un espace neutre et sécurisant pourrait t’aider à mieux comprendre ce mouvement, sans te juger.
16 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Merci pour ce témoignage, il est très intéressant parce qu’il est honnête sans chercher à se donner le beau rôle. Et c’est justement à partir de cette honnêteté que quelque chose peut se comprendre et se transformer.
Ce que vous décrivez ne fait pas de vous une « mauvaise personne ». Cela décrit avant tout une fatigue relationnelle profonde, probablement ancienne, sur fond d’anxiété et d’épisodes dépressifs. Quand on lit votre message avec un regard clinique, on ne voit pas quelqu’un de cruel ou d’indifférent, mais quelqu’un qui a rétréci son champ émotionnel pour se protéger.
Ne plus avoir envie d’aider, ne plus se sentir concernée par les problèmes des autres, agir surtout pour soi… cela peut être vécu comme de l’égoïsme, mais c’est souvent le signe d’un repli défensif. Quand le psychisme est fragilisé, quand l’anxiété est là depuis longtemps, l’énergie vitale devient précieuse. Alors on la garde pour soi. Aider, s’impliquer, porter les difficultés des autres peut devenir trop coûteux intérieurement. Ce n’est pas du mépris, c’est une limite de capacité.
Le fait que vous préfériez les sujets légers, que vous évitiez la souffrance de l’autre, que vous investissiez votre argent pour vous-même, peut aussi être compris comme une tentative — peut-être maladroite — de préserver un minimum de plaisir, de contrôle et de sécurité dans un monde que vous ressentez comme pesant, décevant ou envahissant. Quand on a traversé des phases dépressives, il n’est pas rare que l’élan vers les autres s’émousse.
Votre lien aux animaux est très parlant. Les animaux offrent une relation sans jugement, sans attentes complexes, sans dette affective. Beaucoup de personnes en souffrance psychique se sentent plus en sécurité dans ce type de lien. Cela ne dit pas que vous détestez les humains ; cela dit peut-être que les relations humaines vous ont trop souvent coûté.
Ce qui me semble important dans votre message, c’est cette question implicite :
« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
Plutôt que de chercher ce qui ne va pas, un accompagnement psychologique permettrait d’explorer :
-ce qui vous a amenée à vous fermer ainsi,
-ce que vous avez dû protéger en vous,
-ce que vous redoutez dans l’engagement affectif,
-la place de l’anxiété et de la dépression dans ce repli,
-et si cette manière de vivre vous convient réellement… ou si elle est devenue une prison confortable mais vide.
Vous n’êtes pas obligée de devenir altruiste, généreuse ou « comme il faut ». Le but d’un travail thérapeutique n’est pas de vous moraliser. Il est de vous aider à comprendre votre fonctionnement, à alléger la culpabilité, et à voir s’il existe d’autres façons d’être au monde qui vous apporteraient plus de sens, plus de lien — si c’est ce que vous souhaitez.
Et peut-être qu’au fond, derrière ce discours très dur envers vous-même, il y a surtout quelqu’un qui a appris à ne compter que sur soi, et qui ne sait plus très bien comment faire autrement.
Ce genre de questionnement mérite d’être accueilli dans un espace où vous n’aurez pas à vous justifier ni à être jugée. C’est souvent là que les choses commencent à bouger.
je peux vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Voici une **proposition de réponse**, avec un ton contenant, non jugeant et compatible avec une approche TCC. Tu pourras bien sûr l’adapter à ta voix clinique et au cadre (mail, premier contact, forum, etc.).
---
Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps d’écrire tout cela. Votre message est très clair, même s’il est chargé de beaucoup de doutes et de culpabilité.
Avant toute chose, j’aimerais souligner un point important : le fait de vous interroger ainsi, de vous demander si vous êtes « une mauvaise personne », montre justement que vous n’êtes pas indifférente au sens de vos comportements. Il y a une réflexion, une conscience, et c’est essentiel.
Ce que vous décrivez n’est pas rare chez les personnes qui vivent avec de l’anxiété et/ou qui ont traversé des périodes dépressives. Dans ces contextes, l’énergie psychique est souvent très limitée. Se centrer sur soi, sur ses besoins immédiats, sur ce qui fait du bien ou apaise (se faire plaisir, éviter les contraintes, préserver ses ressources) est parfois moins un choix égoïste qu’un **mécanisme de protection**. Quand on est déjà en difficulté intérieurement, aider les autres, s’investir émotionnellement ou matériellement peut sembler trop coûteux, voire envahissant.
Il est aussi important de distinguer plusieurs choses :
* Ne pas avoir envie d’aider ≠ être une mauvaise personne
* Ne pas se sentir proche des autres ≠ détester les humains
* Se prioriser ≠ être moralement condamnable
Vous semblez surtout décrire un **retrait**, une distance émotionnelle, peut-être une forme de fatigue relationnelle. Chez certaines personnes anxieuses, les relations peuvent être source de pression, d’attentes implicites, de culpabilité ou de peur de ne pas être « comme il faut ». Se détacher devient alors une façon de réduire l’anxiété.
La culpabilité que vous exprimez (« je me trouve tellement égoïste », « j’ai l’impression d’être une mauvaise personne ») mérite d’être interrogée. En TCC, on s’intéresserait notamment :
* aux **pensées automatiques** très dures envers vous-même,
* aux règles internes du type *« je devrais être plus généreuse », « une bonne personne aide les autres »*,
* et à l’impact émotionnel de ces jugements (culpabilité, honte, tristesse).
Enfin, aimer les animaux plus que les humains n’a rien de pathologique. Les animaux offrent souvent une relation plus simple, sans jugement, sans attentes complexes. Cela peut être très sécurisant, surtout quand on a vécu de l’anxiété ou de la dépression.
Plutôt que de chercher à savoir si vous êtes « bonne » ou « mauvaise », il serait peut-être plus aidant de vous demander :
* De quoi ai-je besoin en ce moment ?
* Qu’est-ce qui me coûte dans les relations ?
* Qu’est-ce que j’évite, et pourquoi ?
* Et qu’est-ce que j’aimerais, idéalement, comme lien aux autres, même très minimal ?
Ce sont des questions qui peuvent être explorées en thérapie, à votre rythme, sans obligation de devenir quelqu’un d’autre. L’objectif n’est pas de vous forcer à être altruiste, mais de comprendre ce qui se joue pour vous, et de réduire la souffrance qui transparaît derrière ce discours très dur envers vous-même.
Vous n’êtes pas seule avec ces questions, et elles méritent d’être prises au sérieux.
11 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Tout d'abord merci pour votre témoignage sincère et franc.
Il ne me semble pas que vous soyez une mauvaise personne à cause de ces comportements. Je chercherai plutôt à savoir pourquoi vous en êtes arrivés à ce fonctionnement. Cela ressemble à un mécanisme de défense afin d'éviter d'entrer dans la bulle de l'autre, ou de le laisser entrer dans la votre. Ce repli sur soi traduit généralement un peur de souffrir via les relations avec les autres.
Vous évoquez souffrir d'anxiété, avez-vous pu travailler sur ce qui vous provoque cette anxiété justement ? Qu'est-ce qui a entrainé les phases dépressives ? Percevez-vous l'autre comme un potentiel danger pour votre équilibre ?
Toutes ces questions peuvent être soulevées en thérapie afin de vous permettre de changer votre vision des choses si vous le souhaitez. Et j'insiste sur ce point : si, et seulement si, vous le souhaitez.
Je reste à votre disposition pour entamer ce travail thérapeutique.
Prenez soin de vous,
Laurine DARCY
Psychopraticienne
11 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message est clair, et ce que vous décrivez n’a rien d’un « défaut de personnalité ». Quand on a vécu de l’anxiété, des phases dépressives ou beaucoup de fatigue émotionnelle, il est fréquent de se replier sur soi et de ne plus avoir l’énergie d’être dans l’aide ou le lien. Ce n’est pas de l’égoïsme : c’est un mécanisme de protection.
Le fait de préférer vous occuper de vous, ou de garder vos ressources pour ce qui vous fait du bien, montre surtout que vous êtes en surcharge intérieure. Quand le réservoir est vide, on ne peut plus donner, même si on le voudrait parfois.
Se sentir coupée du monde, irritée par les autres, ou plus proche des animaux que des humains, ce sont des signaux fréquents quand on est épuisée ou quand la relation à l’autre a été compliquée.
Une thérapie peut vous aider à comprendre ce qui se joue pour vous, à retrouver un rapport aux autres plus apaisé, et à sortir de cette impression d’être « une mauvaise personne », qui ne reflète absolument pas qui vous êtes.
Vous n’êtes pas mauvaise : vous êtes fatiguée, protégée, et vous avez besoin d’espace pour vous reconstruire.
11 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci de votre partage. Votre parcours est marqué par l'anxiété et des phases dépressives. Une forme de retrait émotionnel ou d'indifférence apparente peut être une protection psychique, une manière inconsciente de se préserver face à une surcharge émotionnelle ou à un épuisement psychologique. Quand on souffre, on n'a plus l'énergie ou la capacité à accueillir les autres ou leur souffrance.
Vous dîtes vous sentir plus proche des animaux que des humains et avoir peu envie d'aller vers les autres. Des difficultés relationnelles survenues tôt peuvent devenir des blessures, et générer par la suite des déceptions vis-à-vis des relations humaines. Cela peut également se pérenniser en anxiété sociale, vous amenant à maintenir les autres à distance...
Le fait que vous ayez conscience de cette dynamique et que vous vous posiez des questions sur vous-même est un premier pas. Si on est vraiment indifférent à tout cela, on ne se pose pas ces questions.
Ce qui pourrait être intéressant de vous demander c'est est-ce que vous souhaitez changer cette situation ? Cet isolement des autres vous convient-il ? Si c'est source de culpabilité ou de mal-être, un travail thérapeutique peut vous aider à comprendre ces mécanismes et bien identifier leur schéma de fonctionnement.
Prenez soin de vous,
Marion CASTAGNI
Thérapeute en Thérapies Cognitives et Comportementales
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Kanekik
La lecture de votre message est réconfortante, j'ai lu avec un certain plaisir la relation que vous avez de vous à vous ("je me fais toujours passer avant les autres" et c'est tant mieux si cela ne créer pas de mal être). il y a une expression que j'affectionne et qui pourrait résonner c'est : "je suis moi car les autres sont déjà pris". Et vous êtes sur le bon chemin de vous "m'aime".
Maintenant le rapport aux autres avec leurs problèmes : argent, logement, travaux, jugement, jalousie,.......la liste peut être longue et si votre rapport à l'autre est sur le mode de "comment résoudre les problèmes ?" votre distance est plutôt légitime.
Dans un premier temps, chercher comment cela se passait auprès de votre mère, de votre père, de la fratrie ? qu'est ce qui se racontait dans les obligations, injonctions envers les uns des autres ?
Dans un deuxième temps, vous pourriez imaginer ce qui serait agréable et bon dans la relation aux autres ? Qu'est ce se serait de prendre du plaisir à être avec les autres ?
Je vous souhaite une bonne découverte de vous à travers les autres car il y a t
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Ce que vous nommez « égoïsme » ressemble souvent à une défense : quand l’anxiété et des phases dépressives ont marqué le lien aux autres, le psychisme réduit l’empathie pour se protéger d’un trop-plein émotionnel. Se centrer sur soi apaise momentanément, mais isole. Cette distance peut aussi venir d’anciennes frustrations relationnelles : ne pas attendre des autres, ne pas s’investir, évite la déception. Cela ne dit pas que vous êtes « une mauvaise personne », mais quelqu’un qui se protège trop fort.
Je peux vous aider à comprendre l’origine de ce retrait et à moduler ce rapport aux autres sans vous trahir. Une première séance avec moi est gratuite si vous souhaitez explorer cela tranquillement.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien - Psychanalyste - TCC
Professeure Facultad Lalangue
Séances en ligne ou en présentiel.
Français, English et Español
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Je trouve votre questionnement intéressant.Vous voyez que vous eue enterré par les autres , du moins leurs remarques vous font vous interroger . On entend souvent qu'il faut se donner à soi avant de pouvoir donner aux autres , ou bien "aide toi, le ciel t'aidera"
Si un ami vous parle de ses problèmes sans vous demander explicitement de l'aide, votre réaction de ne pas intervenir me semble très appropriée .Il n'y a pas de demande claire ,vous n'intervenez pas , sinon ce serait de l'ingérence dans la vie de l'autre , donc, du pouvoir que l'autre pourrait vos reprocher en disant qu'il ne vous a rien demandé .
Quant à ceux qui vous reproche d'être égoïste , vous pouvez leur rétorquer que s'ils ont des attentes envers vous, ils n'ont qu'à les assumer et vous en faire part au lieu de les mettre à l'extérieur (en l'occurence sur vous)
Et rassurez-vous , vous ne détestez pas les humain, vous vous protégez seulement de leurs dysfonctionnements et de leurs projections. Je vous souhaite une bonne journée.
Hélène (Aix en Provence )
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour, apparemment vous avez une personnalité très égocentrique. Ce qui peut être aussi une manière pour vous de vous protéger, vous affichez cet attitude pour vous protéger d'une trop grande empathie c'est aussi une possibilité.
Vous dites que votre égoïsme n'a pas d'importance pour vous, pourtant vous venez en témoigner ici, est-ce pour le revendiquer ? Ce qui laisserai suggérer une vengeance ou une colère ou une provocation, ou alors quelque part au fond de vous, cela a de l'importance pour vous et vous dérange...
Peut-être avez vous été déçue par des gens proches de vous, ou moins proches, vous faites ce qu'on appelle un biais cognitif, c'est à dire : telle ou telle personne m'a déçue, donc les humains en général, sont mauvais, décevants, etc....
Ce qui vous amène à vous éloigner des autres et finalement, rester seule, ce qui n'est pas non plus une solution.
Les humains sont complexes, ils peuvent être bien souvent, mais parfois, agissent mal car ils ont tous, et vous aussi, leurs limites et leurs défauts.
Le fait de passer par des moments dépressifs peut produire aussi des points de vue, ou des façons d'aborder la vie, les gens en général négatifs.
En fait derrière votre témoignage, j'ai l'impression d'un appel au secours, vous détestez une partie de vous-même qui pourtant mériterait d'être accueillie avec bienveillance car elle est porteuse de beaucoup de possibilités pour vous et votre vie.
Je reste donc à votre écoute afin de vous faire prendre conscience de votre valeur véritable et surmonter vos peurs et déceptions.
Cordialement,
Laurent Stevenoot
Psycho analyste clinicien.
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message est très honnête et ce que vous décrivez est en réalité beaucoup plus clair que vous ne le pensez.
D’abord, j’aimerais souligner une chose importante, le fait de vous questionner, d’écrire ici et de vous demander si “quelque chose cloche” montre déjà que vous n’êtes pas une “mauvaise personne”. Une mauvaise personne ne se pose généralement pas ce type de questions.
Ce que vous décrivez peut souvent être compris non pas comme de l’égoïsme, mais comme une stratégie de protection. Lorsque l’on traverse de l’anxiété, des phases dépressives, ou une fatigue émotionnelle prolongée, il est fréquent que l’énergie mentale soit très limitée. Dans ces moments-là, le cerveau a tendance à se recentrer sur le minimum vital : soi-même, ses besoins immédiats, ce qui procure du soulagement ou du plaisir rapide. Ce n’est pas un défaut moral, c’est un mécanisme.
Parfois, éviter ces sujets est simplement une façon de ne pas se sentir dépassé, envahi, ou impuissant.
Le jugement sévère que vous portez sur vous-même (“je suis égoïste”, “je déteste les humains”, “je suis une mauvaise personne”) ressemble davantage à une pensée automatique négative qu’à une vérité sur qui vous êtes. Ce serait intéressant pour vous de travailler dessus.
Enfin, le lien fort que vous décrivez avec votre chat et les animaux est souvent observé chez des personnes qui ont été blessées relationnellement ou qui se sentent plus en sécurité dans des liens sans exigences, sans jugements, sans attentes implicites.
Votre message ne pose peut-être pas une demande précise, mais il pose une question essentielle : Est-ce que mon fonctionnement actuel me convient, ou est-ce qu’il me fait souffrir ?
Si, derrière ce détachement, vous ressentez de la culpabilité, du vide, de la solitude ou de l’incompréhension envers vous-même, alors ce sont des signaux qui méritent d’être explorés, idéalement dans un cadre thérapeutique sécurisant, sans jugement.
Vous n’êtes pas obligé d’aimer tout le monde, ni d’être altruiste à tout prix. La question n’est pas d’être “bon” ou “mauvais”, mais de comprendre ce qui se joue pour VOUS et si cela vous aide réellement à aller mieux.
Prenez soin de vous.
Betty
Psychopraticienne - Thérapeute en ligne
Thérapie Cognitive et Comportementale - psychothérapie
Prix réduits sur mes accompagnements (voir mon site)
10 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 4 personnes
Bonjour,
Le fait de vous questionner sur vos relations avec vous même et les autres montre que vous ne vous ne vous sentez pas bien à vivre avec cette impression de détester les autres humains…
Il est probable que votre vécu fait que vous avez un seuil d’anxiété très bas, et votre sensibilité fait que vous êtes trop touché par les problèmes des autres, et du coup vous ne savez pas comment réagir face à ça autrement qu’en les évitant.
Aussi, vous avez du mal à vous affirmer : pouvez vous dire tout simplement « non » aux sollicitations des uns et des autres, sans honte et sans culpabilité ?!
Par exemple… au lieu de vous sentir mal face à l’ami qui a des besoins financiers vous pouvez lui dire : « je suis désolé, je sais que c’est difficile pour toi mais j’ai mes propres charges / obligations et je ne peux pas t’aider ». Vous avez le droit de ne pas prêter de l’argent…
L’anxiété et les phases dépressives vous éloignent des gens, de vos amis et de votre famille : avez vous pensé à vous soigner ?
Je vous souhaite d’oser faire une bonne thérapie qui vous permettra de vivre votre vie avec plus de sérénité et des joies partagés.
sp
10 DÉC. 2025
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Bonjour
Votre message est très touchant car vous dites que vous vous en fichez des autres et que vous les détestez et en même temps, je ressens beaucoup de jugement envers vous comme si vous vous détestiez aussi d'être aussi égoïste.
Je peux imaginer que, si vous agissez ainsi, c'est que par la passé, ça ne s'est pas bien passé quand vous avez donné. Peut être vous a t'on fait des reproches, ou vous vous êtes senti jugé ou même peut être a t'on été violent avec vous....toutes ces mauvaises expériences laissent des traces et aujourd'hui vous préférez ne rien donner plutôt que d'avoir mal à nouveau.
Nous pouvons revenir sur ce passé pour retrouver les traces émotionnelles qui ont été laissées dans votre corps et vous permettre aujourd'hui de vivre de nouvelles expériences où vous sentirez que vous recevez pleinement de l'extérieur.
Donner et recevoir sont deux mouvements similaires. Souvent il est bien plus difficile de recevoir que de donner....acceptez vous de recevoir des autres ? ou est ce que cela vous fait peur également ?
Comment ça serait pour vous si aujourd'hui, vous pouviez recevoir tout le bon que vous espérez au plus profond de vous ??
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette recherche .
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Le fait que vous ayez fait des épisodes dépressifs montre tout de même que vous souffrez. Vous vous repliez sur vous même. Nous pouvons en échanger si vous le désirez.
Je consulte en visio à un tarif libre (minimum 20 euros la séance).
N'hésitez pas.
Bien à vous.
Emilie Paillard Thérapeute analytique
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Si votre comportement éveille de l'angoisse, ou vous interroge sur le fait d'être une bonne personne ou pas, n'hésitez pas à explorer cela de plus près en consultant. Une approche intégrative est pertinente (voir mon profil). Mes questionnaires clinique permettent d'affiner votre fonctionnement.
Mais je pense qu'effectivement, ce besoin de vous mettre au centre de vos intérêts, d'avoir aucune empathie pour l'autre, pourrait refléter une enfance où on ne vous a pas porté d'attention entre autres...
10 DÉC. 2025
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Merci pour votre partage. Le simple fait que vous apportiez cette question ici montre qu’il y a un véritable questionnement autour de cette attitude, et peut-être une souffrance qui l’accompagne. Ce que vous décrivez, cette difficulté par exemple “a offrir un cadeau”, ou plus largement cette différence dans la manière d’entrer en lien, peut avoir plusieurs origines possibles.
Il arrive, au fil de la vie, que certains se protègent en se coupant partiellement du monde humain parce que la relation à l’autre a été source de confusion ou de douleur. Dans ces cas-là, on peut développer une forme de relation surtout “de soi à soi”, qui devient plus sécurisante que le lien avec autrui. Avec soi-même, avec ses repères, ou même avec des éléments concrets comme la sécurité matérielle, financiere, tout paraît plus stable, plus contrôlable.
Ce que vous évoquez concernant le lien avec les animaux montre néanmoins qu’une capacité d’ouverture existe toujours. Cela me fait penser non pas à une absence de lien, mais à une rupture ou une fatigue du lien humain, qui pourrait être explorée avec beaucoup de douceur. Comprendre ce qui, dans votre histoire ou votre vécu, a pu mener à cette mise à distance pourrait vous offrir un nouvel espace : celui d’un lien qui, malgré sa complexité, peut devenir porteur, vivant et profondément nourrissant.
Si des éléments de mon retour vous questionne, n'hésitez pas à me contacter pour e discuter de vive voix ou par échange écrit.
Je vous souhaite de trouver réponse à vos questions.
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Le plus probable n'est pas que vous soyez égoïste mais qu'à raison de votre anxiété très forte, vous vous protégez des autres, de l'environnement source d'anxiété. Vous fuyez les autres et vous vous isolez de plus en plus car c'est la seule façon que vous avez trouvée pour vous éloigner de vos angoisses. De la même façon vous vous priorisez dans le bien être, ce qui est une façon de vous accorder un peu de détente au milieu de vos phases d'angoisse.
Le problème c'est qu'en ayant adopté ces compensations maladroites vous niez votre faculté inconsciente d'altruisme et cela engendre culpabilité, augmente l'angoisse et vous empêche de vous découvrir vous même. Il existe d'autres chemins pour se libérer de ses angoisses sans se couper du monde.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Tant que vous n’abusez pas des autres et que vous ne les utilisez pas à vos fins personnelles, vous avez tout à fait le droit de vivre votre vie comme vous l’entendez. On a parfaitement le droit d’être égoïste et égocentrique tant que cela ne fait souffrir personne autour de vous.
Par contre, vous dites que vous souffrez d’anxiété et de moments dépressifs. Cela cache surement quelque chose qui devrait être abordé pour vous permettre de vivre plus sereinement votre vie. Est-ce lié à cet isolement ? À votre égoïsme, qu’au fond vous rejetez ?
N’hésitez pas à vous faire aider en venant consulter.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Merci d’avoir partagé tout cela avec autant d’honnêteté. Votre ressenti peut être très déroutant, surtout lorsque vous avez l’impression de ne pas vous comporter « comme il faudrait » avec les autres. Mais ce que vous décrivez ne fait pas de vous une mauvaise personne : cela montre surtout que vous êtes dans une période où vos ressources émotionnelles sont limitées, et où vous vous protégez comme vous pouvez.
Quand on traverse de l’anxiété, des phases dépressives ou un épuisement intérieur, il devient souvent très difficile de se tourner vers les autres. On peut se sentir indifférent, irrité, détaché, ou simplement vidé. Ce n’est pas de la méchanceté : c’est un signe que vous êtes en mode de préservation, que vous gardez votre énergie pour vous parce que vous n’en avez pas assez pour « donner » autour de vous.
Le fait d’éviter les sujets lourds, de ne pas avoir envie d’aider, ou de vous concentrer sur vos propres besoins peut être une manière inconsciente de vous protéger, surtout si vous avez été beaucoup sollicitée ou si vous avez manqué de soutien dans le passé.
Cela ne définit pas votre valeur ni votre capacité à être une bonne personne. Cela montre simplement un déséquilibre émotionnel qui mérite d’être entendu plutôt que jugé.
Vous pourriez vous demander ce qui, aujourd’hui, vous épuise ou vous met en tension au point de rendre les relations difficiles. Votre priorité pourrait être d’apprendre à mieux vous comprendre, à identifier vos besoins, et à reconstruire une relation plus apaisée avec vous-même. À partir de là, la relation aux autres pourra évoluer naturellement.
Si vous le souhaitez, nous pouvons aussi explorer ensemble ce qui se cache derrière ce sentiment de détachement et la manière de retrouver un sens plus serein à vos liens
10 DÉC. 2025
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Bonjour,
Le fait de vous centrer exclusivement sur vous-même n'est pas un défaut moral, mais un mécanisme de protection très coûteux qui vous permet d'éviter l'anxiété et l'épuisement (qui a mené à pu mener à des phases dépressives d'après vos dires).
Le fait de vous isoler et de vous faire plaisir (votre "égoïsme") est une tentative saine de re-remplir vos propres réserves d'énergie pour ne pas être submergée par les besoins des autres.
Le travail en Gestalt consisterait à vous libérer du jugement ("mauvaise personne") et à explorer la peur qui vous pousse à vous retirer du contact humain, afin de trouver un nouvel ajustement créateur où vous pouvez à la fois vous honorer et établir des liens satisfaisants avec les autres.
Continuez à prendre soin de vous, et tentez de vous libérer du reste comme je le dis au-dessus !