Ma fille de 10 ans dort encore régulièrement avec son père

Réalisée par alice · 22 avril 2026 Aide psychologique

Nous sommes en garde alternée, et depuis petite, mon ex-mari laisse dormir notre fille avec lui. Chaque année c'est, mais non l'année prochaine elle ne voudra plus... ça ira mieux ...
Elle a maintenant 10 ans, le sommeil est compliqué, le stress du soir est toujours là, et cette habitude de dormir avec son papa encore plus tenace.
Je trouve ça personnellement inquiétant. De mon côté, il arrive qu'elle dorme avec moi, sur un matelas à côté (pas dans mon lit), et ce n'est pas qqch d'habituel comme tous les jeudi soirs chez lui par exemple.
Il ne veut pas lui dire non, qu'elle pleure ou autre. Je lui dis que je me lève la nuit à chaque fois que nécessaire, oui c'est difficile, mais nécessaire et mon rôle de parent.
Il ne voit pas le soucis dans tous les cas. Et maintenant, il attend quoi ? Que la puberté arrive ?

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Meilleure réponse 27 AVRIL 2026

Bonjour,

Il ne faut pas non plus dramatiser. Il y a un problème d'insécurité de votre fille, probablement dû à la séparation.
Il pourrait effectivement commencer à lui en parler.
Mais il n'est pas non plus impossible du tout que, la puberté arrivant, ça soit elle qui demande à avoir son lit ou sa chambre à part.


Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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9 MAI 2026

Bonjour Alice,

Ce que vous décrivez mérite d'être pris au sérieux, et je comprends que cette situation vous préoccupe.
À 10 ans, dormir régulièrement dans le lit d'un parent n'est pas anodin. Ce n'est pas une question de morale, mais de développement : à cet âge, une fille a besoin de construire son espace propre, son intimité, sa séparation psychique d'avec ses parents.
Quand ce processus est freiné même avec les meilleures intentions cela peut entretenir une insécurité profonde plutôt que de la soulager.

Ce que vous observez : le stress du soir, les difficultés de sommeil, l'attachement tenace à cette habitude sont souvent des signaux que quelque chose cherche à se réguler autrement. Et ce "autrement" mérite d'être accompagné, pas contourné.

Vous avez raison de faire la distinction entre ce que vous proposez et ce que fait votre ex-mari. Mettre un matelas à côté de façon ponctuelle, c'est répondre à un besoin tout en maintenant une limite. Partager son lit tous les jeudis, c'est une dynamique qui s'installe et qui risque de devenir de plus en plus difficile à défaire , y compris pour votre fille elle-même.
Attendre la puberté n'est pas une solution. C'est souvent à ce moment-là que les enjeux autour du corps, de l'intimité et des frontières deviennent encore plus sensibles.

Si vous souhaitez un espace pour réfléchir à tout cela, comment en parler à votre fille, comment aborder le sujet avec votre ex-mari, ou simplement pour ne pas porter seule cette inquiétude, je peux vous accompagner dans ce travail.

Prenez bien soin de vous,
Clémence

Psychopraticienne en Gestalt-thérapie
Marseille & visioconférence www.psychoclemence.fr

Clemence de la Villeguerin Psy sur Marseille

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5 MAI 2026

Bonjour Alice,

Personnellement je trouve tout à fait légitime votre interrogation.

Un enfant doit apprendre à dormir seul, sa place n'est pas dans le lit de ses parents, sauf moments exceptionnels

Lui apprendre à vaincre ses peurs est un essentiel. Si c'est trop angoissant au départ, laisser la porte légèrement ouverte avec un peu de lumière pour ne pas plonger l'enfant trop vite dans le noir.
Il est également possible de rester derrière la porte pour l'aider à s'endormir en sentant une présence rassurante, le temps qu'il apprenne à s'endormir seul. Vous pouvez chantonner une berceuse.

Des limites claires, un cadre bienveillant aide l'enfant à se sentir en sécurité tout en évoluant vers son autonomie.

Le papa a un rôle essentiel. C'est un pilier rassurant qui doit mettre la bonne distance pour aider sa fille à grandir .
Le sujet que vous abordez est très important. Merci pour votre témoignage.

J'invite ce papa à aider sa fille à regagner tranquillement sa chambre et son lit.

Vous pouvez expliquer à votre fille qu'elle n'a rien à faire dans le lit de son père. Les adultes avec les adultes et les enfant sous leur protection.

Bien à vous.

S. Filleul.
Spychanalyste. RDV sur Crenolibre.

Sandrine Filleul Psy sur Evry

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5 MAI 2026

Bonjour Alice,

Je comprends vos doutes et votre incompréhension face au fait que votre ex-mari laisse encore votre fille de 10 ans dormir avec lui ; ce questionnement est tout à fait légitime. Néanmoins, avant de chercher à imposer un changement, il peut être utile de prendre le temps de comprendre ce qui se joue, afin de trouver ensuite des solutions adaptées.

Votre fille sait qu’elle en a la possibilité chez son père, et il est probable que celui-ci ressente une forme de culpabilité liée à la séparation, ce qui peut l’amener à être plus permissif. De son côté, votre fille peut exprimer à travers ce comportement un besoin de sécurité. La séparation de ses parents a peut-être laissé chez elle une crainte de l’abandon ou de la distance affective, et dormir avec un parent devient alors un moyen de se rassurer.

On observe d’ailleurs qu’elle recherche également cette proximité avec vous, puisqu’elle dort près de vous, même si ce n’est pas dans votre lit. Cela montre que ce besoin de réassurance est présent dans les deux foyers.

Dans un premier temps, il semble important de la rassurer, aussi bien de votre côté que de celui de son père : lui rappeler que vous êtes là pour elle, qu’elle ne sera pas abandonnée et qu’elle est en sécurité. Il peut également être très bénéfique d’échanger avec elle pour comprendre ses motivations : pourquoi ressent-elle le besoin de dormir avec ses parents ? Qu’est-ce que cela lui apporte ? Ces discussions permettront ensuite d’aborder progressivement la notion d’intimité et de poser des limites adaptées à son âge.

Vous pouvez aussi vous interroger sur d’éventuels autres signes qui traduiraient un besoin de sécurité accru : comment a-t-elle vécu la séparation ? Manifeste-t-elle des inquiétudes particulières ou d’autres comportements similaires ?

Enfin, l’accompagnement par un professionnel peut être une aide précieuse pour lui permettre d’exprimer ses émotions et de traverser plus sereinement ses éventuelles peurs.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach

Mallory Legrain Psy sur Paris

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4 MAI 2026

Bonjour Alice

Je suis touchée par votre message et je ressens beaucoup de colère de votre part envers votre ex-mari. Vous vous inquiétez pour votre fille qui a pris l'habitude de dormir avec lui et vous lui en voulez de ne pas lui poser de limites.
Je peux imaginer que cela vous fait vivre de l'injustice, comme si il se laissait faire sans réagir et comme si cela vous laissait seule à cadrer votre fille. Vous vous retrouvez seule à vous inquiéter pour ce problème dont il ne se sent même pas concerné. Vous êtes la seule "responsable". Je comprends que cela vous fasse vivre une certaine impuissance et vous amène à écrire sur ce forum pour demander de l'aide.
Nous ne pouvons pas changer votre mari, par contre je peux vous accompagner à comprendre comment vous vivez les choses pour vous alléger et ne plus en souffrir. Vous pouvez vous libérer de cette boucle de la colère et lâcher prise sur ce qui ne vous appartient pas.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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2 MAI 2026

Bonjour Alice,

Ce que vous décrivez semble vous toucher profondément. On sent à la fois de l'inquiétude pour votre fille, mais surtout de la fatigue, de l'impuissance, et une forme de solitude face à une situation que vous ne partagez pas de la même façon avec son papa. Ce qui peut être difficile, ce n'est pas uniquement le sommeil de votre enfant, c'est sans doute ce que cela vient réveiller en vous, dans votre rôle de maman, dans vos valeurs, dans votre besoin de protéger.

En Gestalt-thérapie, on s'intéresse beaucoup à ce qui se passe pour vous, ici et maintenant. Par exemple :
- Qu'est-ce que vous ressentez précisément quand vous pensez à votre fille qui dort avec son père ?
- Est-ce plutôt de la peur, de la colère, de l'incompréhension, ou autre chose ?
- Et qu'est-ce que cela vient toucher de plus profond en vous : votre place de maman, votre sentiment de sécurité pour elle, ou peut-être votre lien avec votre ex-mari ?

Vous pourriez aussi vous demander : qu'auriez-vous besoin de voir changer pour vous sentir plus apaisée dans cette situation ? Et comment pourriez-vous, à votre place, poser quelque chose qui soit juste pour vous, sans attendre qu'il change ?
Parfois, revenir à ce que vous ressentez et à ce dont vous avez besoin permet déjà de retrouver un peu d'appui intérieur, même quand l'autre ne bouge pas.

Prenez soin de vous.
Sandra

Sandra Boudard Psy sur Vernouillet

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28 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

Votre inquiétude est légitime… mais je vais remettre un peu de précision, parce que dans les réponses que vous avez reçues, il y a à la fois du vrai… et beaucoup d’exagérations.

- Dormir ponctuellement avec un parent à 10 ans n’est pas en soi inquiétant.
- Ce qui doit alerter, c’est le contexte que vous décrivez.

Et dans votre message, il y a trois éléments clés :

un stress du soir persistant
une difficulté à s’endormir seule
une habitude installée et renforcée dans le temps

- Là, on ne parle plus juste de “co-dodo”, on parle d’un besoin de sécurité qui n’a pas été accompagné vers l’autonomie.

Ce qui pose problème ici (et vous le sentez très bien)

Ce n’est pas tant le fait qu’elle dorme avec son père…

C’est le fait que :

le cadre ne bouge pas
l’adulte évite le conflit
l’enfant s’adapte… et s’accroche à ce qui la rassure le plus

Et ça, oui, ça peut freiner :

l’autonomie émotionnelle
la capacité à s’apaiser seule
la séparation sécurisante (essentielle à cet âge)
Là où vous êtes juste (et c’est important de le dire)

De votre côté :

vous accompagnez
vous contiennent
vous posez une limite tout en restant présente

- C’est exactement ce qui aide un enfant à grandir.

Donc non, vous n’êtes pas “trop stricte”.
Vous êtes dans une posture structurante.

Le vrai problème : la différence de cadre entre les deux parents

Et ça, vous ne pourrez pas le contrôler.

Par contre, vous pouvez :

- Renforcer ce que vous faites chez vous (continuer à sécuriser sans fusionner)
- Mettre des mots avec votre fille :

sur ses peurs
sur le fait qu’elle est capable
sur le fait que grandir, c’est aussi dormir seule

- Arrêter de vous épuiser à convaincre le père
→ vous perdez de l’énergie là où vous n’avez pas de levier

Ce que je vous recommande concrètement
Travailler le fond (pas juste le lit)
Parce que le vrai sujet, ce n’est pas où elle dort, c’est :
- pourquoi elle ne se sent pas en sécurité seule
Mettre en place un rituel solide chez vous
heure fixe
routine apaisante
présence contenante mais non fusionnelle
Envisager un accompagnement pour votre fille
→ pas parce que “c’est grave”
→ mais parce que ça dure et ça s’installe
Et je vais être très claire sur un point

Non, ce n’est pas une question de “puberté qui va régler le problème”.

- Si rien n’est travaillé, le symptôme change… mais le besoin reste
(et peut se déplacer plus tard : anxiété, dépendance affective, difficultés de séparation…)

En résumé

Vous ne sur-réagissez pas.
Mais ce n’est pas non plus une situation “grave”.

C’est une situation :
- à accompagner maintenant, intelligemment
- sans dramatiser
- sans laisser traîner

Si vous le souhaitez, on peut travailler ensemble sur :

comment l’aider concrètement à s’apaiser seule
comment poser un cadre sécurisant sans conflit
comment vous repositionner face au père sans vous épuiser

Prenez soin de vous et de votre fille,
Ingrid Pommier

Ingrid Pommier Psy sur Bordeaux

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28 AVRIL 2026

Bonjour
On comprend à vous lire ce sentiment d'impuissance devant quelque chose que vous ne pouvez pas contrôler puisque vous êtes séparés votre mari et vous-même.
Il y a d'un côté la position du mari, de l'autre la vôtre et au milieu cette petite fille le fruit de votre union coupée en 2 et ce besoin terrible qu'elle semble sentir de se sentir encore une et entière comme était votre couple.
Tout part de là. Comment aider ma fille à surmonter cette étape. C'est peut-être cela qu devrait comprendre votre mari. La facilité n'est pas la solution. Prendre un rendez-vous tous les 3 pour dire les choses et que votre fille les entende. Qu'il y a de l'amour malgré la séparation. Il y a de nombreux livres qui existent sur le côté cher des enfants et les peurs nocturnes. Choisissez celui qui vous convient et surtout parlez des peurs sans en avoir peur.
Courage

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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27 AVRIL 2026

Bonjour,

On sent dans votre message à quel point cette situation vous inquiète… et surtout que vous avez le sentiment d’être seule à poser un cadre.

À 10 ans, certains enfants peuvent encore avoir besoin de proximité le soir, surtout s’il y a de l’anxiété ou des difficultés d’endormissement. Mais ce qui vous alerte ici, ce n’est pas seulement le fait qu’elle se rapproche de son père, c’est que cela semble être devenu une habitude installée, sans évolution, et sans limite posée.

Et c’est là que votre ressenti est légitime.

Dormir régulièrement dans le même lit qu’un parent à cet âge peut venir freiner certaines étapes importantes : l’autonomie, la capacité à s’apaiser seule, et aussi la construction de son intimité. Ce n’est pas forcément problématique ponctuellement, mais quand cela devient systématique et qu’aucun cadre n’est posé, ça peut entretenir la difficulté.

Ce qui complique les choses, c’est la différence de position entre vous et son père. Vous êtes dans une logique d’accompagnement, même si c’est inconfortable (vous lever, rassurer, poser des limites), alors que lui semble éviter le conflit en cédant. Et votre fille s’adapte naturellement à cela.

Vous ne pouvez pas agir à sa place, mais vous pouvez continuer à poser un cadre clair chez vous, sans culpabiliser. Et surtout, soutenir votre fille autrement : l’aider à apprivoiser ses peurs, lui apprendre progressivement à s’endormir seule, lui montrer qu’elle en est capable.

Peut-être que derrière cette difficulté à dormir, il y a aussi quelque chose à entendre chez elle : de l’anxiété, un besoin de sécurité, ou même le contexte de la séparation.

Si le dialogue avec le père est compliqué, cela peut parfois aider de passer par un tiers (médiation familiale, professionnel), pour remettre du sens sur ce qui est en jeu pour votre fille, au-delà du “confort immédiat”.

Votre inquiétude n’est pas excessive. Elle montre que vous êtes attentive à son développement.

Si vous en ressentez le besoin, je peux vous accompagner pour réfléchir à la meilleure manière de poser ce cadre tout en soutenant votre fille dans cette étape.

Bien à vous,

Delphine Bailly
Psychopraticienne | Thérapeute de couple

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

Votre inquiétude est légitime, mais certains éléments méritent d’être clarifiés. Par exemple, pourquoi votre fille dort-elle sur un matelas à côté de vous ? Est-ce une contrainte matérielle (manque d’espace) ou un choix lié à son anxiété ? À 10 ans, même en cas de peur, il est important qu’elle puisse avoir un espace de sommeil différencié, même symboliquement (une autre pièce, ou au moins un lieu bien défini).

Vous mentionnez aussi devoir vous lever plusieurs fois la nuit : qu’est-ce qui se passe exactement ? Réveils anxieux, cauchemars, besoin de vérifier votre présence ? Cela indique que le problème dépasse simplement l’habitude de dormir avec un parent et renvoie à une insécurité plus profonde.

Du côté du père, l’absence de limite renforce probablement cette dépendance. Mais chez vous aussi, il serait utile de questionner ce fonctionnement nocturne. L’enjeu n’est pas seulement de refuser, mais d’aider votre fille à tolérer la séparation.

Je peux vous accompagner pour comprendre ces mécanismes et poser un cadre sécurisant, avec une première consultation offerte.

Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien - Psychanalyste - TCC
Directeur Facultad internacional Lalangue
Séances en ligne ou en présentiel
Français, English et Español

Lorena Salthu Psy sur Paris

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

En vous lisant, ce qui ressort fortement, ce n’est pas seulement la situation de votre fille…
mais aussi votre inquiétude, votre tension, et peut-être un sentiment d’impuissance face à ce qui se passe chez son père.

Vous parlez du sommeil difficile, du stress du soir, et de cette habitude qui persiste.
Et en même temps, on sent chez vous une question en filigrane :
“jusqu’où est-ce juste ?”
“à quel moment cela devient inquiétant ?”

Plutôt que de se focaliser uniquement sur le fait de dormir avec son père, je vous inviterais à revenir à votre fille :

Comment elle est, elle, dans ces moments-là ?
Qu’est-ce que vous observez chez elle au moment du coucher, dans son corps, dans ses émotions ?
Est-ce qu’elle semble apaisée, dépendante, anxieuse, rassurée… ?

Parce que le même comportement peut recouvrir des réalités très différentes.

À 10 ans, venir dormir avec un parent peut encore exister…
mais ce que vous décrivez — le stress du soir, la difficulté à s’endormir seule, la régularité installée — vient questionner quelque chose autour de la sécurité et de la séparation.

Et en même temps, il y a votre manière à vous de faire :
vous posez un cadre, vous accompagnez autrement, vous restez présente sans aller jusqu’au partage du lit.

On sent que vous cherchez une forme de justesse dans votre place de parent.

La difficulté, ici, c’est aussi que vous êtes deux parents, avec deux fonctionnements différents.
Et cela vient créer une tension entre vos repères à vous… et ce qui se vit chez son père.

Peut-être que, plutôt que de chercher à le convaincre (ce qui semble aujourd’hui bloqué), il serait aidant de vous appuyer sur ce que vous pouvez soutenir, vous :

continuer à accompagner votre fille vers plus d’autonomie, à votre rythme,
rester à l’écoute de ce que le soir vient activer chez elle,
mettre des mots avec elle sur ses peurs, ses besoins.

Et si vous sentez que cela persiste ou s’intensifie, proposer un espace extérieur pour votre fille pourrait permettre de comprendre ce qui se joue pour elle, au-delà de la question du lit.

Votre inquiétude est un repère.
Elle parle de votre vigilance, de votre place de mère.

Reste à voir comment vous pouvez vous appuyer dessus… sans rester seule face à ce qui vous échappe chez l’autre parent.

Bien à vous.
Clemence de la villeguerin
Psychopraticienne

Clemence de la Villeguerin Psy sur Marseille

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,
Personnellement et ce n'est que mon avis personnel, je suis absolument contre le fait que les enfants dorment avec leur parent que ce soit avec la mère tout comme avec le père, je ne parle pas des moments de tendresse ponctuels du matin des jeunes enfants, ici on parle bien de dormir ensemble fille/père toute la nuit. Donc pour répondre à votre question Madame, oui cela est inquiétant il faudrait faire entendre raison au père et lui expliquer que l'enfant est un être fait de désirs et de pulsions sexuelles qui sont tout à fait normales d'ailleurs et qui font partie intégrante de son développement psycho affectif, il faut le savoir, se mettre dans le lit de son parent est donc une manière d'éveiller ces mêmes désirs et de faire "couple" avec l'objet de ses désirs inconscients. Il faut rester ferme et ne pas céder à sa demande, à 10 ans ses pleurs ont une couleur de chantage affectif qu'il conviendrait mieux de maitriser. Discutez-en en famille afin de pouvoir re définir à chacun sa vraie place. Bien cordialement

Caroline Clini Psy sur Courthézon

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

Oui cette situation est alarmante et vous avez tout à fait raison de vous en inquiéter.

Ce que vous transcrivez du discours du père c'est "l'année prochaine elle ne voudra plus". C'est donc l'enfant qui décide ? Non, c'est l'adulte qui pose le cadre. Le cadre c'est ce qui sécurise, si l'adulte a peur d'entendre son enfant pleurer, cela insécurise encore davantage l'enfant.

Autre point, l'enfant a besoin d'entendre l'interdit de l'inceste, " non ma fille je ne dors pas avec toi, mon lit est réservée à mes amoureuses, tu ne sera jamais mon amoureuse ".
Ceci doit être posé clairement.
Si le père ne sait pas le faire, alors je vous invite à en parler directement avec votre fille.

Je vous invite à lui faire lire l'album " Le loup", il y a aussi une petite vidéo visible sur ce site : https://www.leloup.org
Il y a également cette chanson que vous pouvez écouter avec elle : https://m.youtube.com/watch?v=Gy5mcOupcDI

C'est tout d'abord la prévention qui permettra à l'enfant de savoir ce qui est possible et ce qui est interdit. Et cela vous permettra aussi de vérifier s'il n'y a pas déjà eu de passage à l'acte...
Un enfant sur 10 est victime d'agression sexuelle et la plupart du temps dans son cadre familial.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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27 AVRIL 2026

Bonjour Madame,

Il vous est certainement difficile de faire comprendre au père qu’il serait bon pour votre fille de ne plus accepter qu’elle dorme dans son lit.

Néanmoins vous pouvez discuter avec votre fille et l’encourager à dormir seule, que ça soit chez vous ou chez son père, pour qu’elle puisse acquérir petit à petit une forme de sécurité intérieure qui mène à l’autonomie.

Mettez en place des rituels réassurants, dites lui que vous n’êtes pas loin et surtout qu’elle n’a rien à craindre à se retrouver seule.

Étant donné la situation, les difficultés d’endormissement et les habitudes prises par votre fille il serait bon de l’amener chez un pédopsychiatre qui pourra lui apprendre à apprécier de dormir seule.

Je vous souhaite d’arriver à aider votre fille à bien dormir et grandir sans angoisses.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,
Il est important de garder toujours un cadre dans les gardes alternées qui sont déjà compliquées pour l'enfant.
Donc il nécessaire que l'enfant est sa chambre et son endroit sécurisant. Ce qui veut dire que dormir avec son père n'est pas approprié du tout.

De plus, vous dites que le sommeil est compliqué, le stress du soir, il serait intéressant de l'amener consulter pour comprendre ce qui se passe pour elle, identifier ce stress...
De manière générale, il est important de garder les bonnes habitudes sauf exception si l'enfant est malade...

Dans le cas de séparation, l'enfant veut souvent dormir avec le père car il pense combler une blessure ou se sentir responsable de la rupture de ses parents. Le fait que son père n'ose pas lui dire non renforce son sentiment...

Cela peut paraitre banal comme situation, mais cela entraine parfois beaucoup de problèmes par la suite avec beaucoup d'anxiété pour ne citer que ça...

Je vous conseille donc d'être plus ferme avec son père sur le sujet, et d'amener votre fille consulter concernant son stress.
Une approche intégrative me parait la plus adaptée (voir mon profil). Je reçois régulièrement les enfants.

Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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27 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

En effet, ce n’est pas œuvrer pour aider votre enfant à acquérir sa pleine autonomie que de ne pas la laisser affronter la solitude de la nuit. De plus, c’est aussi l’âge où la sexualité va commencer à venir questionner votre fille par rapport à son prochain statut de femme. C’est aussi l’âge de la prépuberté, parfois perturbant pour certains préados.
Je vous conseille vivement pour commencer de consulter un spécialiste pour travailler sur la peur du noir la nuit de votre fille. C’est un point de blocage à déverrouiller impérativement pour ensuite changer cette mauvaise habitude.
N’hésitez donc pas à consulter avec votre fille pour cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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25 AVRIL 2026

Chère Alice,

Je perçois combien cette situation pèse sur vous et combien votre inquiétude est le reflet de votre profond sens de la responsabilité parentale. Il est tout à fait légitime de se sentir préoccupée par le bien-être et l'autonomie de votre enfant de 10 ans.
Pour vous aider à naviguer dans ce sentiment d'impuissance, je souhaiterais vous proposer deux axes de réflexion basés sur l’approche TCC (Thérapies cognitives et comportementales) :


1. Distinguer vos zones de responsabilité (Le lâcher-prise ciblé)

Il existe actuellement une tension entre votre volonté de protéger votre fille et l'impossibilité de décider à la place de votre ex-mari. C’est ce que nous appelons la séparation des sujets :

- Votre rôle : Vous avez le droit (et le devoir) d’exprimer franchement vos inquiétudes. Votre question sur l'arrivée de la puberté est, à ce titre, très percutante : elle place votre ex-mari face à une réalité temporelle incontournable.
- Sa responsabilité : Ses décisions et son refus de poser un cadre restent, malheureusement, hors de votre contrôle direct.

L’enjeu : En essayant de contrôler ce qui se passe chez lui, vous risquez l'épuisement émotionnel et une profonde impuissance. En acceptant de "rendre" à votre ex-mari sa part de responsabilité, vous préservez votre énergie pour ce qui dépend de vous : par exemple, renforcer le dialogue avec votre fille sur sa propre autonomie et les changements qui vont arriver avec son adolescence.



2. Identifier les distorsions cognitives (Prendre du recul)

L'anxiété nous pousse parfois vers des scénarios "catastrophiques". Il est possible que votre esprit anticipe un blocage définitif, mais restons curieux de l'évolution naturelle des choses :

- Votre fille grandit et ses interactions sociales (amis, école) vont devenir des moteurs de changement puissants. Elle finira peut-être par réaliser d'elle-même que ses besoins évoluent.
- Même si votre ex-mari semble passif aujourd'hui, le développement physique et psychologique de votre fille finira par créer une nouvelle réalité à laquelle il devra s'adapter.

Ce que vous faites de votre côté — être présente la nuit quand c'est nécessaire tout en maintenant un cadre distinct (le matelas au sol et non le lit parental) — est une preuve de votre capacité à offrir une sécurité affective saine. C'est un ancrage solide pour elle. J’ai confiance en vous pour transformer votre frustration actuelle en une communication plus sereine avec votre fille, afin de renforcer son sentiment de compétence personnelle.

Je vous souhaite beaucoup de courage et de bienveillance envers vous-même. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.



Bien chaleureusement,
Yuqing
Psychopraticienne en TCC
Rendez-vous en ligne uniquement

Anonyme-471967 Psy sur Paris

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25 AVRIL 2026

La situation que vous décrivez est fréquente en contexte de séparation, et elle mérite d’être regardée avec attention.

À 10 ans, le fait de dormir régulièrement avec un parent peut être le signe d’un besoin de sécurité qui ne s’est pas encore apaisé, surtout si le moment du coucher est source de stress. Ce n’est pas tant “anormal” qu’un indicateur qu’il y a quelque chose à accompagner.

Ce qui semble compliqué ici, ce sont les différences de cadre entre les deux foyers. Les enfants s’adaptent, mais ces écarts peuvent entretenir certaines difficultés, notamment autour du sommeil et de l’autonomie.

L’enjeu n’est pas seulement de dire non ou oui, mais de comprendre ce qui se joue pour votre fille le soir, et de trouver une cohérence parentale suffisante pour la sécuriser tout en l’aidant à grandir.

Un accompagnement peut permettre de clarifier ces dynamiques et de vous aider à poser un cadre ajusté, sans entrer dans un rapport de force avec l’autre parent.

Myriam Bouderbala, thérapeute familial

Myriam Bouderbala Psy sur Grabels

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24 AVRIL 2026

Bonjour Alice, merci pour votre témoignage, je comprends votre sentiment d'impuissance face à votre ex-conjoint qui semble être dans le déni malgré les mauvaises habitudes avec votre fille qui se renforcent.
Le fait de dormir de temps en temps avec le parent n'est pas forcément un problème, par contre si c'est une habitude qui s'installe, avec l'ensemble de la situation : les angoisses du soir, le sommeil agité, là il faut prendre en compte les signes alarmants.
Votre fille risque de développer une dépendance, ne pas savoir gérer la séparation avec les parents et avoir beaucoup de difficulté à acquérir son autonomie affective.
Etant donné que vous êtes maintenant séparés, vous n'avez pas la possibilité d'une action directe entre votre mari et votre fille.
Ce qu'il serait bien c'est que votre fille soit suivie par un professionnel afin de voir comment est son état psychologique dans l'ensemble, et l'amener petit à petit à prendre son autonomie.
Je reste à votre écoute en cabinet à Nice ou en visio.
Cordialement,
Laurent Stevenoot
Psycho analyste clinicien.

Laurent Stevenoot Psy sur Nice

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23 AVRIL 2026

Bonjour,

Je comprends votre inquiétude, et elle est tout à fait légitime. Voir une habitude s'installer et se renforcer année après année, malgré vos alertes, c'est épuisant et frustrant, d'autant plus quand l'autre parent minimise.

Je vais être honnête avec vous, avec toute la nuance que ce sujet mérite.

Le co-sleeping à 10ans n'est pas automatiquement problématique en soi. Ce qui mérite attention, c'est l'ensemble du tableau que vous décrivez : le sommeil compliqué, le stress du soir, une habitude qui s'ancre de plus en plus plutôt que d'estomper naturellement. Ce sont ces signaux là qui méritent d'être entendus, pas nécessairement le fait de dormir avec un parent en lui-même.

Ce que vous pointez intuitivement, c'est peut être moins la question du lit que celle de comment votre fille apprend à gérer la séparation, l'endormissement, la solitude. A 10ans, ces apprentissages ont leur importance pour la suite.

La vraie difficulté ici, c'est que vous ne pouvez pas imposer à votre ex-mari une façon de faire dans son propre foyer. Et cette impuissance là est très difficile à vivre.

Ce qui pourrait réellement aider, c'est qu'un professionnel rencontre votre fille, non pas pour "coincer" son père, mais pour évaluer comment elle va, elle. Ce que ressent votre fille, ce dont elle a besoin, mérite d'être exploré dans un espace neutre et bienveillant.

Votre instinct de mère mérite d'être pris au sérieux.
Prenez soin de vous, je reste à votre écoute.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

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23 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

je vous remercie de votre message et de votre confiance.
Je comprends votre inquiétude car lorsque l'enfant est pris en charge par l'autre parent et qu'une distance dans les liens relationnels est instaurée, il est difficile de savoir ce qu'il se passe réellement et la situation prête à interprétation.
Votre fille a 10 ans et vous pouvez commencer à entamer un dialogue avec elle sur ce qu'elle ressent en ce moment, ce qu'elle pense et vit et notamment chez son père. Profiter de la confiance entre vous ou établir une confiance entre vous pour l'amener au dialogue.
Avez-vous la possibilité de dialogue avec son père sur les activités avec lui, comment le quotidien se passe, comment il perçoit le ressenti de sa jeune fille?

Vous allez progressivement en apprendre davantage sur ce que vit votre fille et la possibilité de proposer un cadre sécurisant substitutif à la situation de dormir avec le papa.
Vous pouvez présenter votre intérêt pour cette question comme votre rôle de maman d'accompagner son enfant dans son développement et notamment vers l'autonomie affective et émotionnelle progressive.

A votre disposition pour échanger.
Prenez soin de vous.

Laurence Dubory

Laurence Dubory Psy sur Issy-les-Moulineaux

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23 AVRIL 2026

Bonjour Alice,

Votre inquiétude est compréhensible, et elle mérite d’être entendue sans être minimisée. À 10 ans, l’enfant n’est plus un petit, mais pas encore un adolescent, et les questions d’autonomie, d’intimité et de sécurité affective deviennent centrales.

Ce que vous décrivez ne signifie pas automatiquement qu’il y a un problème grave ou inquiétant dans la relation père-fille. Beaucoup d’enfants, surtout dans des contextes de séparation, développent des rituels de réassurance autour du coucher. La nuit est un moment où les angoisses remontent (peur de la séparation, insécurité, besoin de lien), et dormir avec un parent peut devenir une solution rassurante pour l’enfant… mais qui peut s’installer dans la durée si elle n’est pas accompagnée vers plus d’autonomie.

Là où votre ressenti est pertinent, c’est que cette habitude persiste à un âge où l’on attend progressivement une séparation des espaces de sommeil, pour soutenir le développement de l’intimité, de la sécurité interne et de l’indépendance émotionnelle de votre fille.

votre fille semble exprimer à travers ce besoin: des difficultés à se sentir en sécurité le soir, et probablement une « séparation » difficile pour elle et notamment au moment du coucher .

Il n’est pas question ici de savoir qui a raison ou non mais plutôt de comprendre l’intérêt et les façons d’accompagner votre enfant vers une autonomie sécurisante .
Peut-être pourriez-vous proposer au père de rester près d’elle au coucher dans son lit, ou bien d’installer un nouveau rituel plus sécurisant pour elle ?

Et si toutefois, la communication reste « bloquée », n’hésitez pas à envisager une médiation familiale avec un thérapeute afin de pouvoir entendre et comprendre toute famille dans l’intérêt de votre fille .

Vous etes dans votre rôle de mère de vous interroger.
L’objectif pour votre fille, est de pouvoir apprendre à grandir en toute sécurité sans dépendre du parent .

Je reste à votre disposition, et à votre écoute .

Virginie Vincent
Psychopraticienne
En ligne ou en cabinet .

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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23 AVRIL 2026

Bonjour Madame

Merci pour votre message. Votre inquiétude est compréhensible, et vous soulevez une question importante concernant les limites, le développement de votre fille et la cohérence éducative entre les deux parents.

Le fait qu’un enfant recherche la proximité nocturne avec un parent n’est pas en soi inhabituel, notamment en cas de stress, d’insécurité ou de difficultés d’endormissement.

Cependant, à 10 ans, cette habitude qui perdure de manière régulière peut effectivement interroger, en particulier lorsqu’elle s’installe comme un mode de fonctionnement stable et non transitoire.

Ce que vous décrivez semble renvoyer à plusieurs dimensions :
un besoin de sécurité émotionnelle important chez votre fille, possiblement lié à l’anxiété du soir que vous mentionnez,
une difficulté à poser un cadre du côté du père, qui peut renforcer cette dépendance,
et une incohérence éducative entre vous, qui peut entretenir la situation.

Votre position, qui consiste à accompagner votre fille tout en maintenant une certaine séparation (matelas à côté, présence contenante), va dans le sens d’un accompagnement vers l’autonomie.

À l’inverse, céder systématiquement à la demande sans poser de limite peut, sur le long terme, freiner ce processus.

Il ne s’agit pas nécessairement d’interpréter cette situation de manière alarmante, mais plutôt de s’interroger sur :
ce que votre fille exprime à travers ce besoin,
et comment l’aider progressivement à retrouver un sentiment de sécurité sans dépendance physique nocturne.

Un accompagnement pourrait vous aider à :
mieux comprendre les besoins émotionnels de votre fille,
ajuster les réponses éducatives,
et éventuellement réfléchir à une manière d’impliquer le père dans une évolution progressive de la situation.

Je vous propose que nous puissions en discuter plus en détail lors d’un rendez-vous, afin d’explorer votre situation de manière plus approfondie.

Je reste à votre disposition.

Bien à vous
Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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