Ma fille évoquait sans cesse son frère décédé est-ce normal ?

Réalisée par Sonia le 27 nov. 2016 13 réponses

Bonsoir, j'ai accouché il y a un an de cela d'un bébé mort né à 3 semaines de mon terme. J'ai du expliquer à ma fille aînée de 4 ans que son frère aimait tellement la maison de Dieu (comme elle aime restée chez sa mamie ) qu'il a préféré rester là-bas. Depuis elle n'arrête pas d'évoquer ce frère qu'elle n'a pas eu. Elle dit avoir 2 frères (un ici et l'autre chez Dieu) elle en parle régulièrement, et souhaite le rencontrer etc.. Je ne sais pas comment parvenir à lui faire tourner la page. Est-ce normal d'en parler autant ? C'est difficile pour moi de faire mon deuil quand elle en parle autant et j'ai peur qu'elle grandisse avec la notion de la mort omniprésente. Merci de votre aide.

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13 réponses

  • Meilleure réponse

    Bonjour Madame,

    Mes colègues vous ont suggéré beaucoup de pistes d'explication et d'action..., je rajoute les miennes.

    L'explication que vous avez donné à votre fille sur son frère mort né ne lui convient visiblement pas... : si vous lui parlez de la maison de Dieu... elle se l'imagine comme une vraie maison accessible et "visitable"... Donc, elle ne peut comprendre pourquoi elle ne peut pas le visiter..., le rencontrer, etc. Elle peut même s'imaginer que ce frère préfère être ailleurs que chez vous, et avec d'autres personnes qu'il préfère à elle et à vous..., que celles-ci soient "meilleures", etc...
    Il se peut même qu'elle vous demande à aller dans cette maison de Dieu elle même...
    Il me semble qu'il vous faut trouver d'autres mots pour lui expliquer ce qui s'est passé, et envisager aussi pour vous même de faire le deuil du petit être qui est mort avant d'avoir vu le jour.

    Un thérapeute familial peut vous aider tous (le père de vos enfants inclus) à trouver les mots pour vous raconter autrement cet événement douloureux de votre vie, et de l'intégrer à votre histoire familiale de manière plus apaisée.

    De toute manière, il me semble souhaitable que vous consultiez quelqu'un en famille, avec le père (pédopsychiatre ou autre type de thérapeute), puisque votre discours doit être commun, comme ce que vous avez vécu, et qui mériterait d'être partagé.

    Je vous souhaite le courage de remettre en question et en mots ce vécu douloureux pour vous tous.
    sp

    Téléchargé le 28 Novembre 2016

    Logo Silvia PODANI
    Silvia PODANI Issy-les-Moulineaux

    1211 réponses

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    • Et pourquoi ne pas lui laisser vivre ce lien, jusqu'à ce qu il s'apaise de lui même ? L'âme de ce petit être reste en lien avec la famille. Les enfants petits le sentent très fort, et l expriment à leur manière.

      Téléchargé le 12 Avril 2017

      Logo Aléna Sindilaire

      130 réponses

      117 J'aime

    • Bonjour Madame,
      La perte d'un enfant mort-né n'est pas un deuil comme les autres. C'est la vie qui normalement précède la mort. C'est donc en assimilant la réalité de l'existence de ce bébé que celle de sa perte est possible.
      Pour votre fille, il est probablement nécessaire et compliqué qu'elle s'approprie d'abord l'existence de ce bébé avant de pouvoir en intégrer sa mort. Vous, en tant que maman, avez porté ce bébé, l'avez senti bouger et êtes convaincue qu'il a vécu. Ce qui n'est pas le cas de votre fille qui ne peut qu'imaginer et symboliser la perte.
      Les rituels de deuil ont ici tout leur sens. Et les dates anniversaires réactivent longtemps la douleur. Mais cela laisse la place progressivement à un apaisement possible. Déposer des fleurs en famille ou un petit objet dans un lieu symbolique serait probablement un soulagement pour tous.
      Bon courage!

      Téléchargé le 03 Décembre 2016

      Logo HENON Marie-Noëlle

      15 réponses

      97 J'aime

    • Bonsoir Sonia,

      Les réponses sont nombreuses déjà et cependant, j'aimerais ajouter la mienne: vous avez vécu la perte d'un bébé peu de temps après sa naissance et votre fille (ainsi que votre conjoint dont vous ne parlez pas) a également vécu cette perte. Ce deuil touche chacun de vous.

      Quels sont les mots qui ont été dit au moment du décès de votre bébé? Quels sont les mots que vous dites aujourd'hui? Votre fille continue de se poser des questions, elle formule à voix haute ce que vous préfériez taire dans le silence de votre deuil.

      Que votre fille continue de parler de ce petit frère disparu est une bonne chose, c'est une manière de vous questionner vous aussi. Elle vous renvoie à votre propre deuil, elle vous aide à faire une place au bébé absent.

      Pour ma part, comme d'autre collègues ici, je vous conseille de consulter, de vous faire accompagner dans votre deuil et dans celui de votre petite-fille (et de votre conjoint).

      Il me semble qu'il faut surtout que vous engagiez ce travail de deuil, tout doucement, en étant accompagnée et peu à peu vous trouverez les mots justes pour votre fille.

      Bon courage à vous,
      Bien cordialement,
      Fabienne Verstraeten

      Téléchargé le 30 Novembre 2016

      Logo Fabienne Verstraeten

      471 réponses

      2244 J'aime

    • Bonjour Sonia,
      Le principal a été dis dans ces messages....
      Je reviendrais sur le point que seule une nouvelle explication est effectivement nécessaire pour votre fille. Elle doit, malgres son jeune âge, savoir qu'elle ne pourra pas voir son frère puisqu'il est décédé.
      Je pense également qu'une therapie familiale pourra vous aider, ou dans un premier temps un therapie individuelle vous permettra de trouver les mots appropriés pour votre fille et pouvoir enfin faire ce deuil si douloureux.
      Je vous souhaite beaucoup de courage, et vous soutien dans cette épreuve....

      Téléchargé le 30 Novembre 2016

      Logo Vanessa Haguel
      Vanessa Haguel Aix-en-Provence

      58 réponses

      123 J'aime

    • Bonjour, vous avez vécu quelque chose de trés difficile. Et votre foi peut-être vous aide à surmonter cela. Mais il y a cette réalité de l'absence qu'il faut bien intégrer. Ce non -retour. Les rites qu'ils soient religieux ou non aident à cela: pour prendre conscience de la réalité de la mort, pour dire au revoir, et, pour certains, dire aussi leur espérance que la vie continue...mais sans nier la mort. Car il y a les paroles qu'on se partage: c'est important car ce n'est pas tabou. Et il semble qu'elle puisse en parler chez vous. C'est important. Cherche-t-elle une nouvelle explication qui lui convienne mieux? Cherche-t-elle à se rassurer en vous entendant aussi du moins dans votre ressenti: qu'on peut croire qu'il est dans la maison de Dieu et en même temps souffrir de son absence. On a le droit. Les enfants parlent aussi un peu, beaucoup de nous: veillez aussi sur vous-mêmes. Sachez en parler librement avec la personne ou les personnes que vous voulez, et bien sûr avec votre enfant quand elle le demande. Les flots de parole peuvent parfois cacher une angoisse, des émotions qu'on n'ose pas exprimer. Oui, effectivement, une thérapie familiale pourrait permettre de faire circuler cette parole, ces émotions pour que ce petit frère mort né trouve sa place, sa juste place dans l'histoire de votre famille. Je suis certain que ce chemin, vous saurez le faire.

      Téléchargé le 29 Novembre 2016

      Logo Jean-Luc KERDRAON

      281 réponses

      562 J'aime

    • Bonjour Madame
      le monde de votre fille se construit sur votre parole. A vous de construire cette maison de Dieu pour que cette absence soit pour votre fille comme pour vous, imaginable et supportable.
      Tourner la page concerne t il seulement votre fille?
      Si cela s'avérait trop difficile pourquoi ne pas consulter?

      Très cordialement
      Isabelle Thomas
      Psychologue psychanalyste

      Téléchargé le 29 Novembre 2016

      Logo Isabelle Thomas

      1090 réponses

      2903 J'aime

    • Bonsoir Sonia.
      L'explication que vous avez donné à votre petite fille ne lui a pas permis de comprendre que son frère était décédé. Vous faites l'analogie entre ce qu'elle vit avec sa grand mère et votre image de la maison de Dieu ce qui n 'est pas assez "parlant" pour elle. Il est préférable, à mon avis, de lui dire la vérité et de l'emmener sur le lieu où son frère a été enterré ou incinéré pour qu'elle comprenne que son frère ne peut pas revenir.
      Bon courage.

      Catherine Vidal.

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Catherine Vidal
      Catherine Vidal Vitry-sur-Seine

      126 réponses

      1359 J'aime

    • Bonjour Sonia
      Vous vous posez la question de savoir si c'est normal que votre fille parle autant, il me semble que oui. Pour que votre fille puisse aller mieux, il faudrait que vous vous occupiez de votre deuil aussi, pour cela une thérapie familiale me semble indispensable.
      Bien souvent aborder ce sujet là ce n'est pas facile pour les adultes, et encore moins avec ses enfants, cependant avec l'aide d'un professionnel vous pourrez mieux parler et expliquer à votre fille.
      En attendant Même si c'est très difficile il faut lui dire la "vérité", avec des phrases simples, courtes et clairs. À son âge elle ne comprend pas encore la mort comme une fin "définitive" , elle croit que son frère puisse revenir, mais elle commence à comprendre d'une certaine manière et Il pourrait être bénéfique d'organiser" quelque chose "de simple pour que votre fille puisse dire au-revoir à son frère. Pleurer avec elle sans vous cacher en
      etant présente, bienveillante...
      Les histoires qui abordent ce sujet peuvent vous aider, le dessin, le jeu.


      Isabelle Silva, Psychologue clinicienne

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Isabelle Silva

      615 réponses

      2562 J'aime

    • Bonjour Sonia,
      les enfants prennent au premier degré ce qui apparaît pour nous comme des métaphores.
      Son frère est quelque part dans la maison de Dieu, autrement dit dans un « ailleurs » comparable à la maison du père Noël. Mais en tout cas, un « quelque part » pour de vrai.
      Cet ailleurs, elle ne peut réellement se le représenter mais elle y croit d’autant mieux que avez évacué la notion de non-naissance, de mort, qu’il faudra bien aborder un jour ou l’autre.
      Un pédo-psy peut vous y aider.
      Cordialement à vous.

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Maurice Gaillard

      1757 réponses

      3315 J'aime

    • Bonjour,
      Votre fille attendait l'arrivée de ce petit frère, et s’attendait à en avoir un. Et vous le dites vous-même "évoquer ce frère qu'elle n'a pas eu" Je n’ai pas bien saisi quand vous dites qu’elle parle de deux frères ? Mais beaucoup d’enfants, encore d’avantage s’ils sont uniques, souhaitent avoir des petits frères ou sœurs. Si elle l’a souhaité très fort, en plus d’être peinée elle fut surement très frustrée de ne pas avoir eu ce petit frère à ses cotés finalement. Même si je comprends que cela ne vous aide pas beaucoup dans votre propre deuil à vous, pour elle, reparler de ce décès et de ce frère, lui permet de combler sa frustration et de minimiser ce qui est devenu un manque du petit frère. Sachant qu’il arrive que les enfants à cet âge s’inventent des amis imaginaires pour partager avec eux leur jeu ou autre, elle a tout a fait pu faire de ce frère qui n’est pas présent « physiquement » cet ami. Il me semble qu’avec ses moyens d’enfants « l’imaginaire » c’est sa façon à elle de le rendre présent et d’avoir sa compagnie malgré tout. Ce genre d’arrangement n’est pas forcement une mauvaise chose chez les enfants après une perte pareille, à moins que ça ne dure trop longtemps.
      Bien cordialement

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Maloufi Lynda

      32 réponses

      142 J'aime

    • Bonjour,
      Il existe des thérapies alternatives comme l'hypnothérapie pour les enfants que je pratique qui peut aider votre fille.
      Soit par le dessin, ou par des techniques appropriées.

      Pour les entants de cet âge, il est généralement facile de traiter le problème de 1 à 2 séances.

      Restant à votre disposition

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Nathalie Follmann
      Nathalie Follmann Clichy

      1861 réponses

      7299 J'aime

    • Bonjour,

      Je vous conseille fortement d'aller amener votre fille chez un pedopsy.
      Il devrait l'aider à comprendre.
      Les enfants ont d'énormes ressources pour s'adapter à la réalité.

      Il l'aidera à comprendre.

      Avec toute mon attention et courage à vous

      Téléchargé le 28 Novembre 2016

      Logo Marie-Claire BINETTE

      149 réponses

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