Ma technique qui me permet de jouir ne valorise pas mon partenaire

Réalisée par Sissi13090 · 22 janv. 2026 Aide psychologique

J’ai 50ans et depuis plus de 30ans je n’arrive à jouir que d’une seule façon, dans la position de l’andromaque, ou je chevauche mon partenaire. Je sais que je ne devrais pas me plaindre, car toutes les femmes n’ont pas la chance de pouvoir jouir avec n’importe quel homme, mais la suite mérite votre attention.
J’ai découvert la sexualité tardivement, à l’âge de 19ans. Ce n’est que par hasard, alors que je chevauchais mon petit ami, j’ai fermé les yeux et me suis concentrée égoïstement sur mon plaisir, en ondulant mon bassin d’avant en arrière en me frottant à lui, que j’ai ainsi connu mon premier orgasme. Et là, j’ai soudain compris que moi aussi je pouvais prendre du plaisir sexuellement.
Comme cette position me permettait de jouir à coup sur, je ne suis jamais posé la question, ni même voulu essayer d’autre technique, tant que celle là me permettait de prendre mon pied, jusqu’à maintenant.
Seulement en discutant avec mes amies, j’ai ouvert les yeux, sur ma triste et monotone façon de prendre du plaisir.
Je pratique cette position depuis 30ans et je n’arrive pas à jouir autrement qu’en me frottant sur mon partenaire.
Grace à cette technique, j’ai pu jouir avec une cinquantaine de partenaires que j’ai pu connaitre. Ni la taille du sexe (très bien membré ou tout petit) (dur ou mou) ni le physique (beau ou moins beau) ni l’expérience (bête de sexe ou très mauvais coup) n’a d’importance, je peux jouir avec n’importe qui sans distinction, ce qui m’a permis de ne jamais avoir ressenti la frustration du mauvais coup, ni d’être sélective dans la performance sexuelle de mes amants.
Comme cela flatte l’égo de l’homme, et son sex-appeal de voir sa compagne jouir, chacun d’entre eux s’est senti valorisé. Les plus médiocres de mes amants étaient ceux qui étaient les plus fiers et prétentieux, mais ils n’ont jamais su, qu’ils n’étaient pour rien dans l’obtention de mes orgasmes. Mes partenaires plus expérimentés, mes très bons amants ont tout fait pour me faire jouir autrement, mais sans résultat. Et c’est bien ce qui m’atteint aujourd’hui, car je me sens égoïste face au plaisir.

Pour que je puisse me concentrer sur mon plaisir, mon partenaire ne doit pas bouger, la position immobile et inerte que je lui impose, le réduit à un sexe dressé, autant dire, un sexstoy, rendant impossible toutes libertés d’action. Seul l’endurance peut permettre de différencier mes amants, ce qui reste très empirique et réducteur. Mais comme mon unique but recherché est l’orgasme, (en faisant abstraction de l’avant et après coït), je dois admettre que tout le monde est mis au même niveau d’égalité, sans distinction possible, puisque peu m’importe qui se trouve entre mes jambes, je ferme les yeux et je me frotte jusqu’à l’orgasme. C’est triste pour les supers amants, qui ne servent à rien, c’est triste pour moi aussi car je ne profite pas d’eux. Comme j’ai honte de cette triste constatation, qui annihile la virilité et la fierté sexuelle masculine, je fais maintenant un blocage.

Je culpabilise et j’aimerais savoir si je suis un cas isolé ou d’autres femmes sont comme moi ?

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Meilleure réponse 24 JANV. 2026

Bonjour,

C'est vrai que la relation sexuelle est quelque chose qui se fait à deux et on peut aussi prendre du plaisir à faire plaisir.
Concrètement rien ne vous empêche de commencer par une ou des positions qui valorise le partenaire et de terminer par la position qui vous fait aboutir à votre orgasme. C'est une question d'entente à deux.
Sur le plan psychique la position de l'andromaque peut correspondre à un désir de domination, ou-et de plaisir pour soi.
Etant donné le grand nombre de vos partenaires il serait peut-être intéressant de creuse ce sentiment éventuel.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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28 JANV. 2026

Bonjour
Vous ne considérez pas uniquement ces hommes comme des Sex Toys la meilleure preuve c’est que vous vous posez la question et que vous écrivez à ce site. Je vous encourage à aller au-delà de cette question qui n’est à mon sens que la première scène au-delà de laquelle il serait intéressant d’aller pour explorer d’autres éléments plus aptes à vous éclairer sur la question de votre corps, du plaisir , des hommes… et peut-être de l’amour.
N’hésitez pas à entamer une thérapie même brève. Bien à vous.

Myriam Lasry Psy sur Paris

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25 JANV. 2026

Votre message est très sincère, et vous n’êtes absolument pas un cas isolé.
De nombreuses femmes découvrent leur plaisir à travers une seule modalité, souvent liée à la manière dont l’orgasme a été vécu pour la première fois. Le corps apprend alors, mémorise… et s’y accroche.

Ce n’est ni de l’égoïsme, ni un dysfonctionnement, mais un conditionnement du plaisir, très fréquent, surtout lorsque la sexualité a été découverte tardivement ou sans espace de parole.

Ce qui vous fait souffrir aujourd’hui, ce n’est pas la manière dont vous jouissez, mais la culpabilité, la honte et le sentiment de ne plus pouvoir être pleinement dans la relation.

Un accompagnement permet justement de comprendre ce que cette sexualité dit de votre rapport au corps, au lâcher-prise, à l’autre, et d’ouvrir — si vous le souhaitez — d’autres chemins du plaisir, sans pression ni injonction.

N’hésitez pas à me contacter.
Bien à vous,
Christian RICHOMME
Psychanalyste et auteur à Paris (cabinet et en ligne)

Christian Richomme Psy sur Paris

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24 JANV. 2026

Bonjour,
Votre témoignage est intéressant car à 1ère lecture, il est important de se concentrer sur son plaisir mais quand on continue à lire votre énoncé, je ne vois aucun sentiment, amour pour vos partenaires, juste un besoin de plaisir orgasmique...
Il n'y a pas de honte à avoir, ni à culpabiliser, d'ailleurs, je trouve cela plutôt triste pour vous, de n'être réduite qu'à ce plaisir orgasmique.

Je vous encourage vivement à consulter. Car il y a un travail de fond à explorer dans votre comportement qui a un côté masculin au final. Il serait utile de vous poser des questions bien ciblées sur votre enfance, adolescence, quelle place vous aviez pour vos parents, et/ou votre fratrie.

Car à vous lire, il y a un besoin de prendre le contrôle et d'en retirer de la satisfaction "seule". Peut être une attention ou amour que l'on ne vous a jamais accordé en tant qu'enfant, vous n'aviez peut être pas assez d'attention de vos parents, ou que quelqu'un a pris votre place d'enfant, un frère ?... Quelle éducation avez vous eu ?...

Mon approche thérapeutique est pertinente pour aller à la rencontre de ce comportement actuel (voir mon profil).

Restant à votre disposition
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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24 JANV. 2026

Bonjour Sissi,

En réalité, ce que vous décrivez est totalement normal et logique. Le plaisir féminin provient de l’organe clitoris. Or, chez la femme, la plus grande partie de cet organe est interne et seul le gland de celui-ci s’expose hors du corps, surtout lors de l’excitation (très proche du gland du pénis, mais nettement plus innervé que lui). C’est donc ce petit « bouton » que vous stimulez lors de vos mouvements de bassin sur votre partenaire. D’ailleurs, vous pourrez tout à fait faire la même chose sur un oreiller, un accoudoir ou toute autre zone sur laquelle vous pourriez frotter votre clitoris.
Le problème, c’est que vous avez appris pendant ces longues années à votre cerveau à n’atteindre l’orgasme que de cette façon. Il y a pourtant bien d’autres méthodes pour y parvenir. C’est ce que je vous propose de découvrir dès maintenant pour étendre ainsi votre sexualité et découvrir de nouveaux plaisirs partagés. Je propose sous forme de forfait une thérapie pour parvenir à cette fin. N’hésitez pas à me consulter pour cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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24 JANV. 2026

Bonjour Madame

Merci pour votre message et pour la sincérité avec laquelle vous abordez un sujet aussi intime.

Votre questionnement montre une réelle capacité de réflexion sur votre vécu, votre plaisir et la place de l’autre dans la relation sexuelle. Il n’y a rien d’anormal ni de honteux à se poser ces questions, bien au contraire.

Tout d’abord, vous n’êtes absolument pas un cas isolé. De nombreuses femmes accèdent à l’orgasme principalement, voire uniquement par stimulation indirecte du clitoris, souvent via des positions ou des mouvements
spécifiques.

Ce que vous décrivez relève donc d’un fonctionnement sexuel fréquent, même s’il est rarement exprimé aussi clairement.

La difficulté que vous rencontrez aujourd’hui ne semble pas tant liée à la technique en elle-même, qu’au sens que vous lui donnez désormais.
Pendant longtemps, cette manière de faire vous a permis d’accéder au plaisir, de vous sentir libre, confiante et satisfaite.

Aujourd’hui, avec le recul et l’évolution de votre regard, elle réveille de la culpabilité, un sentiment d’égoïsme et une inquiétude quant à la place laissée à votre partenaire.

Il est important de souligner que le plaisir sexuel n’est pas une performance à partager équitablement, ni une preuve de valeur pour soi ou pour l’autre.
La sexualité peut être tour à tour centrée sur soi, sur l’autre, ou sur la rencontre des deux.
Le fait que votre plaisir ne dépende pas directement de la performance de votre partenaire ne retire rien à sa virilité ni à la qualité du lien, tant que cela peut être pensé, verbalisé et vécu sans honte.

Le blocage que vous décrivez aujourd’hui semble davantage lié à cette culpabilité et à ce regard sévère posé sur vous-même qu’à votre fonctionnement corporel. Explorer ce rapport au plaisir, à l’abandon, au contrôle et à l’altérité pourrait vous permettre de retrouver une sexualité plus apaisée, moins chargée de jugements, et peut-être plus ouverte à d’autres expériences si tel est votre désir.

Si vous le souhaitez, je vous propose de prendre un rendez-vous en ligne afin d’aborder ces questions dans un cadre confidentiel et bienveillant.

Un accompagnement pourrait vous aider à vous réconcilier avec votre plaisir, à alléger la culpabilité et à redonner une place plus sereine à l’autre dans votre vécu sexuel.

Des créneaux sont disponibles rapidement

Je reste à votre disposition

Bien à vous

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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23 JANV. 2026

Bonjour,

Vous n'êtes pas seule dans ce type de situation. Ce que vous décrivez correspond souvent à un conditionnement du corps au plaisir, installé très tôt et répété pendant des années. Cette façon de faire a été efficace, puis elle est devenue automatique, fréquente et aujourd'hui vous la percevez comme limitante.

Il ne s'agit pas d'égoïsme, mais plutôt d'un mode de fonctionnement qui peut évoluer. C'est comme si le plaisir était emprisonné dans un seul chemin.

Avec un accompagnement adapté, centré sur le corps, le ressenti et la relation à l'autre, il est possible de d'élargir cette expérience.
Sans pression de performance, ni d'orgasme.
Votre malaise actuel est un signal : quelque chose cherche à changer. Et c'est déjà un premier pas.

Bien à vous,
Anne-Sophie Théotime
Praticienne en Gestalt thérapie

Anne-Sophie Theotime Psy sur La Grande-Motte

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23 JANV. 2026

Bonjour,
votre témoignage est à la fois très lucide, courageux et loin d’être isolé. Il touche à quelque chose de fondamental en sexothérapie : la manière dont le plaisir s’est construit, s’est sécurisé… puis parfois figé.

Vous n’êtes ni un “cas à part”, ni anormale.
Beaucoup de femmes, bien plus qu’on ne l’imagine, accèdent à l’orgasme par une seule modalité spécifique, souvent celle qui a permis la toute première expérience orgasmique. Le corps, à ce moment-là, apprend un chemin très précis vers le plaisir et s’y accroche, car il est fiable, sécurisant, efficace.
Ce n’est ni de l’égoïsme, ni un défaut : c’est un apprentissage sexuel.

Quand le plaisir devient performant plutôt que relationnel :
Ce que vous décrivez est très intéressant : votre corps sait jouir, mais au prix d’un certain retrait relationnel. Pour atteindre l’orgasme, vous devez vous isoler sensoriellement, contrôler le rythme, figer le partenaire.
En sexothérapie, on observe souvent cela chez des personnes qui ont dû, à un moment donné, se débrouiller seules pour accéder au plaisir, sans accompagnement, sans sécurité affective suffisante, ou sans espace pour explorer lentement.

Le plaisir est alors devenu une compétence maîtrisée mais peu partagée.

La culpabilité est un signal, pas une condamnation.
Ce qui vous fait souffrir aujourd’hui n’est pas votre façon de jouir, mais le sens que vous lui donnez :
- sentiment de réduire l’autre à un objet,
- impression de passer à côté de la rencontre sexuelle,
- honte de ne pas connecter profondément avec votre partenaire.

Cette culpabilité indique souvent un désir nouveau : non pas d’orgasme (il est là), mais de lien, de réciprocité, de jeu, de lâcher-prise partagé.

Peut-on élargir sa sexualité après 30 ans de conditionnement ?
Oui. Mais pas en cherchant à “faire autrement” de force.
En sexothérapie, le travail ne consiste pas à supprimer votre mode de jouissance, mais à :
- redonner une place au corps entier (respiration, lenteur, sensations diffuses),
- réintroduire le partenaire comme sujet, pas comme support,
- explorer le plaisir sans objectif orgasmique immédiat,
- désamorcer la pression de performance (la vôtre comme celle projetée sur l’autre).

Ce sont des chemins progressifs, doux, souvent très libérateurs.

Vous êtes loin d’être seule.
De nombreuses femmes jouissent principalement, voire exclusivement par frottement, contrôle du bassin, stimulation externe indirecte. Cela ne nie ni leur féminité, ni la virilité de leurs partenaires.
La sexualité ne se mesure pas à la variété des positions, mais à la qualité de présence à soi et à l’autre.

Votre question n’est pas “suis-je anormale ?”
Elle semble plutôt être : ai-je envie que ma sexualité devienne un espace de rencontre, et pas seulement d’efficacité ?
Et cette question, en soi, est déjà un très beau point de départ.

Si vous en ressentez le besoin, je peux vous proposer un accompagnement personnalisé où vous pourrez exprimer vos ressentis, vos doutes, vos pulsions et vos envies librement, ouvrir à un plaisir plus grand qui vous ressemble, retrouver la connexion avec l'autre et surtout avec vous même sans jugement et explorer la pleine liberté et justesse dans votre sexualité.

Bien à vous,

Julie Pecoraro
Psychopraticienne · Sexothérapeute
Consultations en ligne

Julie Pecoraro Psy sur Quimper

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23 JANV. 2026

Bonjour Sissi,

Beaucoup de femmes ont une manière très spécifique d’atteindre l’orgasme, souvent liée à un schéma corporel appris tôt dans leur vie sexuelle. Ce schéma devient ensuite le chemin le plus fiable, celui que le corps connaît, celui qui rassure, celui qui fonctionne.

Dans les études sur la sexualité féminine, on retrouve plusieurs points qui résonnent avec votre expérience :

1. La majorité des orgasmes féminins sont liés à la stimulation externe du clitoris, même pendant un rapport avec pénétration, l’orgasme provient très souvent d’un mouvement de frottement ou de pression sur la zone clitoridienne externe.
Ce que vous décrivez — un mouvement de va-et-vient du bassin, en position où tu contrôles l’angle et la pression — correspond exactement à ce mécanisme.

2. Beaucoup de femmes n’atteignent l’orgasme que dans une seule position :
Certaines uniquement en étant au-dessus.
D’autres uniquement en étant sur le côté.
D’autres uniquement avec une stimulation manuelle.
D’autres uniquement avec un mouvement très précis.
Ce n’est pas un signe de dysfonctionnement. C’est un conditionnement corporel.

3. Le corps apprend ce qui fonctionne et s’y accroche
Quand une technique donne un orgasme fiable, le cerveau renforce ce circuit. C’est un apprentissage neurophysiologique classique.
Vous n'avez rien “cassé” mais simplement développé une voie royale vers le plaisir.

Vous avez construit votre plaisir dans un contexte où vous deviez vous assurer vous-même de votre orgasme. Beaucoup de femmes n’ont jamais eu cette chance. Vous n'avez pas “réduit” vos partenaires mais trouvé une manière de jouir qui ne dépend pas d’eux.
C’est très différent.
Et surtout :
Vous n'avez jamais empêché un partenaire d’exister sexuellement. Vous avez simplement eu besoin d’un cadre précis pour votre propre plaisir. Ce n’est pas égoïste. C’est humain.

Pourquoi la culpabilité apparaît maintenant ?
Parce que vous comparez votre expérience à celle d’autres femmes.
Parce que vous vous demandez si vous “devriez” jouir autrement.
Parce que vous avez envie d’élargir votre répertoire, pas par obligation, mais par curiosité et désir de partage.
Ce n’est pas un problème sexuel. C’est une évolution personnelle.

Vous n'avez pas “raté” votre sexualité, vous avez eu : des orgasmes réguliers, une autonomie corporelle, une capacité à jouir avec différents partenaires, une absence de dépendance à la performance masculine, une sexualité fonctionnelle, fiable et assumée.
Ce que vous décrivez comme “monotone” est en réalité une stabilité orgasmique que beaucoup envieraient.

Si votre désir est d’explorer d’autres façons de ressentir du plaisir, c’est tout à fait possible mais ce n’est pas une obligation, ni un “problème” à réparer. C’est un chemin d’exploration, pas une correction.

Votre histoire n’est ni triste, ni honteuse. Elle est humaine, cohérente, et profondément compréhensible.

Bien à vous,
Valérie Freliger
Psycho-praticienne

Valérie Freliger Psy sur Metz

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23 JANV. 2026

Bonjour
Vous n’êtes absolument pas un cas isolé. Beaucoup de femmes ont une modalité d’accès au plaisir très spécifique, parfois unique, qui s’est installée très tôt dans leur vie sexuelle et qui s’est ensuite renforcée avec le temps. Le corps apprend, mémorise et automatise. Ce que vous décrivez correspond à un conditionnement orgasmique : votre corps a associé depuis longtemps le plaisir à un type précis de stimulation, de position, de mouvement et de concentration, ce qui n’a rien d’anormal ni de pathologique.

Le fait que vous puissiez jouir facilement de cette manière est plutôt une force qu’un problème. Là où une vraie question apparaît, c’est dans votre ressenti actuel : la culpabilité, le sentiment de réduire l’autre à un rôle passif, l’impression de passer à côté d’une sexualité plus partagée, plus vivante, plus relationnelle. Autrement dit, ce n’est pas votre façon de jouir qui pose problème, mais le décalage entre ce que vous vivez et ce que vous aimeriez vivre aujourd’hui.

Il est important de rappeler que l’orgasme féminin est majoritairement clitoridien, et que ce que vous décrivez reste très physiologiquement cohérent. La pénétration seule provoque rarement l’orgasme chez les femmes, et beaucoup utilisent des frottements, des pressions, des rythmes précis pour y parvenir. Vous n’êtes donc ni “égoïste”, ni “anormale”, ni dans une sexualité pauvre en soi.

En revanche, si vous ressentez aujourd’hui un blocage, une honte ou une perte de plaisir, cela mérite d’être entendu. Cela peut être l’occasion de déplacer légèrement le centre de gravité de votre sexualité, non pas pour renoncer à ce qui fonctionne, mais pour explorer autre chose à côté, sans vous forcer ni vous juger. Par exemple, redonner une place au regard, au toucher hors pénétration, au jeu, à la lenteur, à la sensualité, à ce qui se passe avant et après, pas seulement au moment de l’orgasme. L’enjeu n’est pas d’apprendre à jouir autrement à tout prix, mais de réinvestir la sexualité comme un espace de rencontre, pas uniquement comme un moyen d’obtenir une décharge orgasmique.

Ce travail est souvent beaucoup plus simple et plus libérant lorsqu’il se fait accompagné, notamment avec un ou une sexologue ou un psychologue formé à la clinique de la sexualité. Cela permet de déposer la culpabilité, de comprendre votre histoire corporelle et sexuelle, et d’ouvrir éventuellement de nouvelles possibilités, à votre rythme, sans pression de performance.
Vous n’êtes ni seule, ni en faute. La vraie question est plutôt : qu’aimeriez-vous vivre aujourd’hui dans votre sexualité, au-delà de l’orgasme lui-même ? C’est là que peut commencer un cheminement intéressant pour vous.

Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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23 JANV. 2026

Bonjour,
Vous n’êtes absolument pas un cas isolé. Beaucoup de femmes jouissent principalement, voire exclusivement, par stimulation clitoridienne indirecte, et la position que vous décrivez en est une modalité très fréquente et efficace. Il n’y a là rien d’anormal ni de pathologique.
Ce qui vous fait souffrir aujourd’hui n’est pas tant la manière dont vous jouissez que le sens que cela a pris pour vous : l’impression d’un plaisir solitaire, coupé de l’autre, et la culpabilité d’avoir réduit vos partenaires à une fonction. Autrement dit, ce n’est pas le corps qui bloque, mais le regard que vous portez désormais sur votre sexualité.

La sexualité n’est pas une performance ni une dette à payer à l’autre. Le plaisir féminin n’a aucune obligation de se conformer à un modèle « complet », « varié » ou « réciproque ». En revanche, lorsque la honte et la culpabilité s’installent, elles peuvent effectivement entraver le désir et l’orgasme.

Il peut être très aidant d’explorer cela avec un(e) sexologue ou un(e) psychologue : non pour « changer de technique », mais pour réconcilier plaisir, lien à l’autre et légitimité du désir. Votre manière de jouir n’est pas triste en soi ; c’est la condamnation que vous en faites aujourd’hui qui vous enferme.

Vous avez le droit à votre plaisir, tel qu’il est.
Et vous n’êtes pas seule dans cette expérience.

Bien à vous.

Patrick Groult Psy sur Nice

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