Mère pathologique, ou bien c’est moi qui a un problème?

Réalisée par Deboussolee · 27 févr. 2019 Thérapie familiale

Bonjour,
J’ai un frère plus jeune, marié, deux enfants, qui habite près de mes parents. Il peut arriver à n’importe quelle heure, manger midi, soir, ma mère sera toujours aux petits soins, pleine d’égards. Pareil envers ma belle sœur : elle peut venir manger pratiquement tous les we, fait manger ses propres enfants chez ma mère très fréquemment, aucun problème pour ma mère. Au contraire, elle est heureuse de les servir- et toute sa retraite passe dans l’achat de courses pour eux. Ma mère ne se plaint pas d’eux, d’ailleurs elle est «  folle » de l’un de ses petits fils, qu’elle donne l’impression de couver.
Ma sœur, qui n’habite pas du tout la région lui a laissé ses enfants trois jours. C’est rare. Et les enfants réclamaient leur grand mère. Une fois partis, je l’ai entendue, en haut des escaliers, étant moi même de passage en même temps qu’eux, s’exprimer soulagée, «  Ah! Enfin, ils sont partis ». Le soir, elle téléphonait à son fils, notre frère, pour se plaindre de ma sœur, et moi, évidemment. Apparemment ses enfants lui ont causé «  trop de travail » ( par exemple lits à préparer... lits qu’elle prépare sans rechigner pour les gamins de son fils, repas,..) c’est bien ce que j’ai entendu. Ça m’a bien sûr choquée, car elle ne dit pas cela à ma sœur, ni à ses enfants dont deux sur quatre ont le même âge que ceux de mon frère. Et je trouve que c’est de mauvaise foi... Car elle n’a rien préparé de si «  spécial » à table, contrairement à ce qu’elle fait pour la belle sœur et son fils. Elle se plaignait évidemment aussi que moi et ma sœur lui avions fait comprendre qu’il «  n’y en a que pour notre frère », en se disant choquée que nous pouvions la «  juger » ainsi...

Voilà pour la partie «  commune ».
Maintenant, je voudrais en venir à ce qui est encore plus angoissant, problématique pour moi personnellement, car je ne sais plus où j’en suis face à cette femme qui est ma mère.

Ces derniers temps, ayant perdu mon travail, au téléphone, les liens ont eu l’air de se renouer. En effet, ma mère ne m.a jmais vraiment supportée si je puis dire, pour des raisons qui m’échappent, mais elle aurait plein d’arguments à vous donner- des raisons pour Moi blessantes, car ce ne sont que ses jugements gratuits, et moi me blessent profondément. J’ai toujours souffert de la distance qu’elle créait entre moi et elle, donc , avec son revirement, depuis quelques mois, j’essaye de lui refaire confiance.

Mais donc voilà. Par exemple quand je suis arrivée, mon frère arrivait aussi à midi, lui a l’improviste, pour son repas, et devant elle, me rabaissait en sous entendant que j’étais une fainéante et que je venais sans avoir l’intention de l’aider à faire quoique ce soit. Il se vantait d’avoir nettoyé toute sa maison, à lui, la veille. Me suggérait d’en faire autant pour notre mère, puisque j’étais là. M.a fait observer que le sol n’était pas tout à fait propre ( faut pas exagérer, c’était pas «  sale »! ... mais ma mère est si maniaque...) Je n’ai rien répondu, blessée par ses jugements gratuits, auxquels je suis malheureusement habituée, mais l’après midi, saisissant seau, aspirateur etc., voilà mon père qui déboule et me demande furieux ce que je suis entrain de faire, précisant que ma mère a tout lavé la veille, et qu’il faut lui demander si je veux faire quelque chose. C’est souvent ce qui arrive chez eux : si je prends une initiative, ma mère me rabroue, elle ou ( c’est nouveau depuis quelques temps) via notre père, qui hurle à sa place. Si je «  ne fais pas » ( s’il vous plaît n’y voyez aucune mauvaise volonté, mais plutôt les circonstances, parce que je me suis occupée d’autre chose, comme mes neveux, parce que j’ai décidé de sortir faire une course, pour eux, ou moi, mais bref que je n’étais donc pas «  là », etc.) , c’est systématiquement des reproches un jour ou l’autre, comme si ma mère tenait à tout prix a relever des choses négatives. Et de fait, même quand je veux l’aider dans la cuisine, par exemple, j’avoue que c’est assez insupportable, car elle ne me laisse rien faire, me critique pour tout, me faisant comprendre combien je ne sais rien faire, fait mal, et me reproche chaque fois où je ne suis pas venue l’aider.... Bref, que du noir avec elle. C’est franchement difficile pour moi, pas’pour mon frère évidemment, de vivre une relation où la seulement une communication digne de ce nom, et pas parasitée par ses jugements négatifs, ses reproches, ses culpabilisations. Mon frère agit finalement de la même sorte".. et je crois , je trouve qu’il a même contaminée ma belle sœur avec ce jugement latent et sur négatif sur moi. En la revoyant pour la première fois le lendemain, elle a sous entendu qu’il fallait aider notre mère.... c’étaient ses premiers mots, complément hors sujet si je puis dire., on venait de se saluer.

D’autres exemples; pendant le repas du soir où il y avait en plus le beau père de mon frère, je dis tout haut à ma mère, et j’étais evidmment très sincère, car j’avais vraiment de la peine en la voyant se démener comme ça pour ce repas, «  maginifique », juste parce que le beau père de mon frère était là, «  S’il te plaît maman, laisse, on va se servir tous seuls. Toi assieds toi ». J’ai insisté en lui prenant le plat des mains, pour faire à sa place.... Elle est tout le temps debout, c’est presque supportable. Là , silence, elle finit par s’asseoir et ne dis plus rien, comme personne. J’ai eu l’impression que finalement tout son empressement sert à meubler d’autres silences d’ailleurs... Mais ça c’est un autre problème, et son problème.
Le soir, avec mon père, car la soirée s’était très bien passée, je l’entends se plaindre violemment des mots que j’ai eu à table. En gros «  Je suis une fainéante, et là tout à coup je m’intéresse à quelque chose du repas, de quoi je me mêle ». Ses mots et expression pour le dire étaient vraiment violents... Elle a dit que sa propre mère, si elle lui avait dit ça devant des invités, «  l’aurait prise par la gueule pour la mettre dehors ». Je précise que ce n’est pas une femme grossière devant les gens... sauf quand elle me parle parfois.

J’aurais encore plein de choses à dire, pour rendre compte de son attitude, que je ne comprends pas envers moi.

Imaginons que je sois vraiment une fainéante alors, pour aller dans son sens et celui de mon frère, et de mon père, à t elle le droit de me traiter comme ça?...
Je ne pense pas en être une, même si effectivement, nous n’avons peut-être pas la même «  urgence » devant certaines situations. Elle est sans cesse en train de faire des repas, vaisselle, lessive... trop, trop... Mais en même temps, on voit parfois que ça la rend même heureuse. L’immense problème, je vous le dis franchement, c’est qu’elle refuse que je l’aide... car même quand je le fais, surtout quand elle s’absente! ( au moins elle est pas là à me reprendre, dire des choses méchantes, etc.) , elle est réellement insatisfaite la plupart du temps. Enfin, c’est variable, j’ai réellement du mal « à la suivre ». En fait... j’ai vraiment le sentiment de la déranger quoique je fasse, quoique je dise...

Le pire... c’est que j’ai l’impression de toujours rencontrer son irritation «  quand je vais bien », cherché à lui rendre service, l’écoute, l’écoute, et quand à bout, je «  fuis » ou n’en peux plus de ses reproches et jugements, alors elle commence à m’interroger, m’interroger, sur le «  pourquoi », sous entendre que je ne suis «  pas bien », que je ne suis «  jamais satisfaite », «  insupportable «  même...
Comment vous rendre compte dans ce déjà si long exposé de ma situation, qu’en fait je ne cesse de me remettre en cause, mais que finalement cette femme est toujours plus culpabilisante, à n’en plus finir, malgré mes demandes de pardon, malgré mon écoute, etc etc...

Je vous écris parce que je n’en peux plus.
Je crois qu’il faille définitivement rompre les liens avec elle, et donc mon père, ce frère insultant. Cela aura tant de conséquences négatives dans ma vie déjà solitaire. Car j’ai très peu de famille. J’oubliais de vous dire que ma sœur et ce frère s’apprécient mutuellement, et ont des rapports assez proches, ne serait ce que du fait de leurs enfants. Bref me coupant ici, je me coupe «  là aussi », avec cette sœur.

Je vous écris donc ca, j’ai essayé de vous décrire autant que possible des choses concrètes, mais évidement il y a mille autres exemples, et d’une autre gravité, mais toujours sur ce même «  mode » finalement, alors, s’il’vous plaît, est ce que mon frère et ma mere- ont « raison « , c’est moi le problème? Je ne sais pas « vivre » avec eux? Suffisamment m’adapter? Je suis si insupportable? Je ne demande qu’à reconnaitre mes torts- Mais en l’occurrence, je ne comprends vraiment pas comment ces situations que je supporte de mon côté, ne trouvent jamais de dénouement heureux?

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Meilleure réponse 27 FÉVR. 2019

Bonjour,

J'ai lu très attentivement votre post. Les rapports mère/fille sont souvent les plus compliqués, Mélanie Klein (auteure que je vous invite à lire à ce sujet) disait que l'on aime autant que l'on déteste sa mère. Il s'agit de la relation qui nous apporte le plus tout en nous prenant énormément.
Je ne peux que vous suggérer de prendre contact avec un psychologue, pour une psychothérapie personnelle en premier lieu, car votre place au sein de ce système familial ne semble pas définie, vous ne vous y retrouvez pas et cela semble générer beaucoup de souffrance.
Ensuite, pourquoi pas envisager une psychothérapie familiale, avec un thérapeute systémique. La communication semble faire défaut dans votre famille, et parfois introduire une tiers personne neutre dans ce système peut aider à améliorer la compréhension de chacun et surtout de faire en sorte que la voix de tout le monde soit entendu.

Je vous souhaite sincèrement de trouver l'apaisement par rapport à cette situation.

Bien cordialement,
Justine Coulon - Psychologue clinicienne/sophrologue.

Justine Coulon Psy sur Bruyères

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28 FÉVR. 2019

Bonjour,
votre questionnement est très juste et j'entends ce genre de raisonnement très fréquemment aussi bien en individuel que dans un contexte groupal (thérapies familiales et de couple, groupes de parole etc).
Ce que je peux vous dire d'emblée est que celui qui est désigné comme le mouton noir dans un système familial est souvent celui qui (se) questionne, qui s'oppose qui se veut vecteur de changement. Les systèmes et leurs membres ayant tendance à vouloir rester statiques, refusent ces tentatives et tendent à exclure l'élément perturbateur.
Si vous en souffrez (et il semble que c'est le cas), je vous conseillerais de consulter un thérapeute ayant une approche systémique qui pourrait vous suivre en individuel, voire même dans le cadre d'une thérapie familiale.

Bien à vous,

Stefanie Böhme
psychologue clinicienne
analyse systémique
psychothérapie intégrative
enfants ados adultes couples familles
au cabinet ou en ligne

Stefanie Böhme Psy sur Fontaine-Notre-Dame

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28 FÉVR. 2019

Bonjour,

Vivre auprès de votre famille vous fait terriblement souffrir et envisager de les quitter également.
Cette ambivalence vous perturbe et c'est normal.
Face à ce que vous ressentez, je vous invite à consulter un thérapeute pour comprendre comment sont articulés les liens qui vous lient avec votre famille.
Car, même lorsque des parents font souffrir leurs enfants, il est extrêmement difficile pour eux de renoncer à cet amour qu'ils attendent d'eux.
Ce travail d'introspection vous permettra de comprendre qui vous êtes, quelle est votre place et ce que vous souhaitez faire de votre vie d'adulte.
Prenez bien soin de vous,
Patricia Berna Thérapeute analytique

BERNA Patricia Psy sur Lavérune

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27 FÉVR. 2019

Bonjour,

Vous semblez chercher une coupable : soit c'est vous qui êtes inadaptée, soit c'est votre mère qui est tordue. Et l'une comme l'autre des solutions vous semble souhaitable ou insupportable, en alternance. Lorsque vous tiendriez la coupable, qu'en faire ?

Peut-être espérez-vous que nous vous disions que votre mère y va un peu fort, pour vous permettre de vous sentir du bon coté. Mais, l'ennui, c'est que cela ne vous apporterait surement pas l'apaisement que vous recherchez. Il est fort probable que les questions qui vous tourmentent actuellement continuent de vous tourmenter sous d'autres formes. Car, en définitive, quelle réponse apporter à "pourquoi moi ?" Pourquoi l'injustice ?" et le doute sur le fait que, en quelque sorte, vous méritez cela risque bien de ne pas être éliminé par ce le jugement que nous pourrions porter sur votre mère.

En fait, quelque soit les intentions de votre mère, il se trouve que son comportement vous blesse. Votre souffrance est déjà à prendre en compte, que votre mère soit ceci ou cela. Votre souffrance existe, c'est un fait. C'est à entendre et à prendre en compte.

Vous pouvez abandonnez la chasse au coupable pour vous demander ce que vous avez envie de vivre et vous occuper de votre souffrance pour vous en libérer. Et pour ensuite prendre le chemin qui vous conviendra. Facile à dire, évidemment. Mais un thérapeute pourra vous aider dans ce sens

Bien cordialement,

Marion Favry

Marion Favry Psy sur Paris

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27 FÉVR. 2019

Bonjour, le problème n est pas de savoir de qui vient le problème mais bien quelle solution va être efficace pour vous ?
Vous ne pouvez pas changer les gens, uniquement les comportements (s ils ont envie d'évoluer)..

Nous plaindre en permanence nous permet de trouver une place de victime qui peut nous convenir car elle va pousser qq a nous sauver...

Nous vivons dans notre réalité et cela nous fait donner un sens à certains faits..
Si vous trouvez ce qui à créé votre réalité dans le passé et que vous traitez cela vous pourrez vous détacher de vos émotions et mettre une véritable solution en face de ces problèmes.

Notre famille est celle que nous avons créé pas toujours celle dont nous sommes issu.

Bon courage

Manglano Vincent. Hypnothérapeute, et Formateur Hypnose, PNL & EMDR Psy sur Bordeaux

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