Mettre au monde un garçon / IVG tardif sexo selectif

Réalisée par Magdalena · 23 oct. 2025 Aide psychologique

Bonjour, je suis enceinte de 18SA. Ma grossesse se passait plutôt bien jusqu’à ce jour où j’ai compris que ce serait un petit garçon. Vers mes 6-7 ans il y avait de la violence conjugale entre mes parents. Ils ont finit par divorcés. Suite à cela j’ai mis 15 années pour avoir une relation apaisée avec mon papa. A mes 19 ans je suis tombée enceinte et j’ai mis au monde un petit garçon, ce qui a été très difficile et même traumatisant et m’a valu une dépression post partum. Dès le lendemain de l’accouchement j’ai commencé une thérapie à ma demande. Apporter les soins nécessaires à son enfant par devoir et par plaisir sont je pense 2 choses très différentes. 3 ans plus tard je commençais à peine à prendre plaisir de m’en occuper que je me suis faites violée (à mon domicile 1er appartement que je venais de louer) par un soit disant «ami ». Me voilà replonger encore plus bas dans la dépression, même dans la survie. J’ai donc suivie une thérapie EMDR par un spécialiste qui m’a je considère sauvée la vie. Après le viol toute la suite s’est enclenchée enquête de gendarmerie, d’entourage, expertises psy, médecin légiste, confrontation etc enfin toute la procédure ponctuée d’hospitalisations par période pour me garder en vie lorsque je voulais arrêter cette douleur qui me consumais de l’intérieur, jusqu’au procès 4 ans plus tard. Depuis que mon fils a 5 jours de vie son père et moi ne nous entendons pas. Après ma sortie d’hôpital après l’accouchement j’étais au tribunal le lendemain et cela a duré 15 ans les procédures JAF les mensonges sur ma personne que le père racontait à notre enfant. J’ai fais suivre mon fils par un psy. J’ai maintenant 36 ans et j’ai rencontré un homme depuis bien 10 bonnes années avec qui je n’ai jamais vécu mais que j’ai aimé rapidement profondément. Je croyais que nous aurions une relation infaillible pour la vie ne jamais perdre de vu la volonté l’amour la présence l’engagement seulement plusieurs fois il a coupé notre relation sans même me dire qu’il y mettait un terme, parfois le silence durait 1 semaine, 1 mois, ou bien 3 mois. Ce qui m’a profondément marqué. Il avait ses raisons biensûr, et au fil des années la cause de ses departs est devenu mes remarques/critiques répétées à son égard. Même si maintenant je vois qu’il est présent et me dis que ce cycle est terminé, que notre relation durera, chose que je souhaite mais n’empêche je me dis que ce n’est pas parce qu’il est là au présent que cela garanti qu’il restera dans 6 mois 1 an. Voilà mon vécu dans les grandes lignes pour en venir au fait que je suis enceinte actuellement de 18SA et que nous avons appris attendre un petit garçon. Depuis je ne vis plus ma grossesse pareil, je pleure, je voulais absolument une fille c’était logique dans ma tête depuis 4 ans et maintenant me voilà envisagé l’ivg à l’étranger. J’ai de suite ete voir un psy j’ai fais une consultation je sais que travail est nécessaire pour accepter que ce soit un garçon mais même si j’arrivais à l’accepter je ne suis pas certaine par la suite de m’occuper de ce bébé par plaisir j’ai peur de le faire par devoir. Mon sommeil est perturbé j’angoisse chaque nuit, je m’alimente moins je me sens comme déconnectée de la grossesse depuis la découverte du genre du fœtus. Je n’ai pas envie de mettre un garçon au monde j’aimerais tellement me réveiller demain et voir les choses autrement, être contente d’attendre un petit garçon , mais j’aimerais encore plus revenir en arrière pour avoir une fille. Je m’isole parfois car je m’en veux de gâcher cette période d’entrée dans la paternité pour mon copain car forcément ça l’impacte de me voir mal. Je voudrais tellement lui éviter un choc comme j’ai connu à ma 1ere grossesse seulement si je suis honnête avec moi même alors oui c’est difficil pour moi de vivre bien l’idée de porter un petit garçon et le mettre au monde. L’idée d’aller à l’étranger me vient en tête. Je ne sais pas quelle est la meilleure solution je n’ai aucune garantie que ma relation résistera à cet ivg ni à cette naissance si jamais je venais à faire un rejet. Je me sens coincée et cherche juste la solution la moins pire pour ma relation, ma santé mentale, mon fils et ce petit fœtus qui n’a rien demandé. Merci de m’avoir lu.

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Meilleure réponse 24 OCT. 2025

Bonjour Magdalena,

Votre témoignage est extrêmement touchant et émouvant. Merci d'avoir eu le courage de nous le faire partager.

Votre vie a été jalonnée de ruptures vécues comme de véritables abandons, de difficultés maternelles et pour finir d'un viol où le traumatisme psychique est indéniable.

Maintenant, vous savez que vous attendez un second fils et cela vous fait replonger dans tous vos traumatismes. Je comprends aisément votre mal-être et vos questionnements quant à cette grossesse. Ayant été sage-femme pendant plus de 15 ans en hôpital, j'ai rencontré des femmes ayant vécu la même chose. Et maintenant en tant que psychologue clinicienne, je comprends mieux les mécanismes psychiques au moment de la grossesse. Un des plus important est ce qu'on appelle l'ambivalence, et vous êtes en plein dedans : d'où les questionnements sur l'interruption ou non de votre grossesse.

N'oubliez pas ceci : vous avez fait un énorme travail sur vous depuis toutes ces années, vous n'êtes plus la petite fille que vous étiez, ni la femme de 19 ans qui a mis au monde son premier enfant. En plus, vous avez un nouveau compagnon.

Tout cela pour vous dire que vous avez changé, il faut vous en rendre compte : vous êtes bien plus forte que vous ne pensez et vous êtes entourée.

Je vous conseille de reprendre contact avec in psychologue clinicien spécialisé afin d'y voir plus clair et de prendre les meilleurs décisions pour vous. Je reste à votre disposition si vous souhaitez entamer ce travail, avec tout mon soutien.

Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne spécialisée en périnatalité
Thérapeute de couple
Sexologue

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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3 NOV. 2025

Bonjour Magdalena
Quelle est votre demande d'aide ?
Toute blessure d'enfance et d'adulte non soignée prend le pouvoir sur la vie de la personne, dictant ses choix, ses façons de réagir, de ressentir et de penser. D'où la nécessité pour chacun afin de retrouver la joie de vivre, de soigner les blessures du passé et d'enlever ainsi tout mal-être qui obscurcit la vie du présent. Vous saurez alors écouter vos ressentis et suivre la petite voix de votre coeur...
Si vous souhaitez plus d'informations sur la logique des émotions je vous invite à me contacter.
Mme D.A. GRAF-LAPEYRE
psychologue clinicienne diplômée d'Etat
thérapeute en libération des émotions et psychotraumatologie
Consultation en ligne et présentiel

Dominique GRAF - LAPEYRE Psy sur Castries

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29 OCT. 2025

Bonjour,

Votre message montre à quel point vous traversez une période bouleversante et combien cette grossesse réactive des blessures profondes. Ce que vous ressentez n’est ni honteux ni anormal : vos réactions sont le reflet d’une histoire très marquée par la douleur et la peur de revivre ce qui a été si difficile.

Vous avez déjà fait un travail immense sur vous, et le fait de chercher de l’aide à nouveau montre votre force et votre lucidité. Il est important de ne pas rester seule avec ces émotions : poursuivez l’accompagnement psychologique que vous avez entamé, peut-être en y ajoutant un suivi spécialisé autour de la grossesse et du trauma (périnatalité, EMDR, etc.).

Les sentiments que vous éprouvez aujourd’hui ne figent pas l’avenir : beaucoup de femmes, dans des contextes similaires, voient leur lien à l’enfant évoluer avec du temps, du soutien et de la bienveillance envers elles-mêmes. Vous avez droit à cette bienveillance.

Prenez soin de vous pas à pas, sans pression. Vous n’êtes pas seule.
Bien cordialement
Elisa Le Goff

Elisa Le Goff Psy sur Rennes

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27 OCT. 2025

Bonjour Madame,

Votre message est très touchant, et vous avez bien fait d’exprimer ici votre fort ressenti de rejet face au sexe du bébé que vous portez.

Ce rejet est tout à fait compréhensible après tout ce que vous avez vécu comme extrêmement traumatisant dans le passé.

C’est dommage que vous n’aviez pas décrit ici votre relation actuelle avec votre premier fils : est ce que celle ci a une quelconque influence sur votre désir d’avoir une fille et non pas un garçon ?!

Ceci étant vous avez trop attendu pour faire une IVG, qui peut être très traumatisante physiquement et psychologiquement à 18 semaines de grossesse.

Et si votre compagnon est devenu plus fiable et il désire cet enfant il pourra vous aider à mieux vivre cette maternité et à vous attacher à l’enfant à venir… qui…, comme vous l’écrivez si bien… n’a à priori « rien demandé ».
Ceci étant il se raccroche, et cela montre qu’il a envie de naître et de vivre.

Vous avez pu dépasser beaucoup de malheurs, et même vous pouvez aimer l’homme qui est le père de votre « fœtus »… : donc, quelque part vous avez bien compris que tous les hommes ne sont pas violents, et qu’il existe de ceux qui méritent la confiance et l’amour.

Vous avez besoin de parler de toutes les pensées et croyances qui contribuent à créer votre rejet d’un garçon : une bonne thérapie peut vous amener à bien accueillir ce bébé et à bien l’accompagner pour devenir un homme responsable, respectueux et respectable.

Savez vous que beaucoup de femmes des siècles derniers ne voulaient pas mettre au monde des filles… parce qu’elles considéraient que le sort des filles dans le monde était trop difficile ?!
Et que donc la vie est plus facile pour un garçon ?

N’hésitez pas à faire baisser vos angoisses liés au bébé que vous portez en parlant à un-e thérapeute qui pourra vous orienter vers une prise en charge ultérieure à la naissance, pour devenir une bonne mère de ce garçon.

Étant donné le comportement passé de votre compagnon il vous serait utile de parler ensemble à un-e thérapeute de couple qui pourra vous aider à devenir de bons parents tout en restant attentifs aux besoins de votre relation de couple, à nourrir continuellement.

Je vous souhaite de laisser derrière vous tous les traumatismes vécus et de vous réjouir de chaque jour de votre avenir.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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27 OCT. 2025

Bonjour,

Apparemment vous avez plus à perdre qu'à gagner en envisageant cette ivg.
Par ailleurs vous ne vous faites pas assez confiance et ne vous laissez pas la chance d'être capable d'accepter cet enfant.
Vous voulez tout contrôler au lieu de vous laisser conduire par la vie. Essayez de vous abandonner.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
ontrôler par peur car vous êtes très angoissée. Plutôt que de conduire essayez de vous faire conduire par la vie.

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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27 OCT. 2025

Bonjour Magdalena,

Dès le départ, vous vous refusez à avoir un enfant qui serait un garçon. En effet, bien avant d’avoir subi tous vos déboires, vous avez dès la naissance rejeté ce garçon en ayant beaucoup de mal à l’accepter. Vous avez tout de même réussi à le faire et il est probable qu’aujourd’hui, vous aimez votre fils avec force.
Cependant, vous semblez mettre sur le dos de ce futur enfant à naitre tous les malheurs que vous avez vécus. Pourtant, il n’a rien à voir avec tout cela, il n’est que le fruit d’une union amoureuse entre deux personnes et ce que ce petit être demandera, c’est uniquement de l’attention et un amour inconditionnel. Vous pouvez vous conditionner pour réussir à l’accueillir positivement, tout comme le travail avec ce praticien EMDR vous a permis de surmonter la vie après ce viol horrible. N’hésitez donc pas à vous faire aider pour cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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27 OCT. 2025

Bonjour,

Merci d’avoir eu le courage de partager un parcours aussi dense, bouleversant et intime. Ce que vous décrivez n’est pas anodin : votre corps et votre esprit portent des traces de multiples traumatismes. Votre vécu témoigne d’une résilience exceptionnelle, mais aussi d’un épuisement émotionnel profond.

La découverte du sexe de votre bébé semble avoir réactivé un ensemble de mémoires traumatiques liées à votre premier fils et à votre histoire familiale. Ce que vous ressentez (rejet, culpabilité, peur, tristesse) n’est pas de la froideur, c’est une manifestation de la souffrance non résolue qui refait surface. Ce n’est pas une “mauvaise mère” qui s’exprime, c’est une femme blessée qui redoute de revivre l’effondrement psychique qu’elle a déjà traversé.

Vous avez eu le bon réflexe d’aller consulter rapidement. Ce travail thérapeutique est absolument essentiel, il ne s’agit pas simplement d’“accepter un garçon”, mais de comprendre ce que ce sexe masculin réveille de votre propre histoire :

votre relation aux hommes (père, agresseur, figure de domination ou d’abandon), les répétitions possibles autour du “fils”, du “mâle”, de la peur de reproduire ou de subir encore et la place que vous pouvez enfin prendre comme femme et mère dans la sécurité.

Ce chemin ne se fera pas en quelques séances, mais il est possible.

Je vous invite à continuer votre suivi par une écoute spécialisée : psychiatre, psychologue, ou centre de périnatalité (il en existe qui accompagnent spécifiquement les traumas antérieurs à la grossesse). Vous n’avez pas à porter seule cette décision.

Je vous invite aussi à mobiliser un suivi parallèle, ne serait-ce que pour réguler votre sommeil et vos angoisses actuelles : le corps, les hormones et les blessures psychiques interagissent fortement pendant la grossesse.

Enfin, prenez conscience que rien n’est figé : le lien à cet enfant, même s’il vous semble impossible aujourd’hui, peut se construire dans le temps, avec aide et accompagnement. Vous êtes déjà dans une démarche de conscience et de soin et c’est la plus belle preuve d’amour et de responsabilité envers vous-même et envers ce bébé, quel que soit votre choix à venir.

Je vous encourage à poursuivre ce suivi sans attendre, à parler ouvertement de vos pensées, même les plus dures, pour ne plus les porter en silence.

Bien à vous.

Delphine LIBES Psy sur Saint-André (La Réunion)

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26 OCT. 2025

Bonjour,

Votre message est bouleversant et témoigne d’un parcours de vie d’une grande force, malgré la souffrance et les épreuves que vous avez traversées. Vous décrivez un vécu marqué par des traumatismes majeurs, des pertes de repères affectifs et corporels, et aujourd’hui cette grossesse réveille de manière très vive tout ce passé douloureux. Votre réaction n’a donc rien d’anormal : elle exprime une profonde détresse, mais aussi une tentative de protection psychique face à ce qui réactive d’anciennes blessures.

Le fait que le bébé soit un garçon semble réveiller, de manière inconsciente, les traumas liés à votre père, à votre premier enfant, et au viol que vous avez subi. Votre esprit tente de faire face à la peur de revivre une douleur déjà connue, celle de la proximité masculine, du lien maternel difficile, et du sentiment d’impuissance. C’est pour cela que votre rejet actuel n’est pas une absence d’amour, mais plutôt une manifestation d’un trauma encore à apaiser.

Vous avez déjà eu la force d’entreprendre une thérapie, et c’est probablement ce qui vous a permis d’en arriver là aujourd’hui, vivante, lucide et capable de demander de l’aide à nouveau. Vous faites exactement ce qu’il faut : vous remettre en lien avec un professionnel pour être accompagnée dans cette période, afin d’apaiser les émotions et de redonner du sens à cette grossesse. Ce travail peut réellement vous permettre de réparer la relation entre vous, votre histoire et ce bébé, en douceur, sans culpabilité.

Avant toute décision, il est essentiel que vous ne restiez pas seule. Un accompagnement thérapeutique — notamment en psychotraumatologie ou en périnatalité — peut vous aider à comprendre ce que représente ce petit garçon dans votre histoire, et à trouver la voie la plus juste pour vous, qu’elle passe par la poursuite ou non de la grossesse.

Vous n’êtes pas coincée, même si tout semble fermé aujourd’hui : il existe des chemins de reconstruction, mais ils demandent de la bienveillance envers vous-même et du soutien extérieur. Vous avez déjà fait la première étape la plus importante : parler.

Prenez soin de vous.
Delphine Bailly
Psychopraticienne - TCC

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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24 OCT. 2025

Bonjour,

Merci d’avoir eu la force d’écrire ce message. On ressent dans vos mots une souffrance immense, mais aussi une lucidité rare : vous savez que ce que vous traversez aujourd’hui ne se limite pas à la grossesse, mais s’inscrit dans une histoire de blessures profondes, de violences et de pertes successives qui ont laissé une empreinte durable dans votre corps et dans votre mémoire émotionnelle.

Votre réaction à l’annonce du sexe de votre bébé ne fait pas de vous une mauvaise mère. Elle exprime la réactivation de plusieurs traumatismes à la fois : la relation complexe avec votre père, la dépression post-partum liée à votre premier fils, et le viol, trois expériences associées à la peur, à la douleur et à une forme d’impuissance. Le fait que ce soit de nouveau un garçon fait remonter, inconsciemment, tout ce que votre corps et votre esprit ont cherché à enfouir pour survivre. Ce n’est pas un rejet de cet enfant en soi, c’est la trace de votre peur de revivre la même douleur.

Vous faites exactement ce qu’il faut en cherchant de l’aide psychologique dès maintenant. Ce travail peut être long, mais il peut réellement vous permettre de transformer cette peur en quelque chose de plus apaisé. Vous n’avez pas à affronter ça seule : vous avez besoin d’un cadre thérapeutique contenant, peut-être aussi d’un accompagnement périnatal spécialisé dans les traumas (certaines maternités ou sages-femmes formées à l’EMDR peuvent vous soutenir).

Avant toute décision concernant la poursuite de la grossesse, il serait essentiel que vous puissiez être prise en charge dans un espace sécurisé, avec une équipe qui tienne compte de votre état psychique. Votre souffrance mérite toute l’attention du corps médical et psychologique, pas seulement pour ce bébé, mais aussi pour vous, la femme et la mère que vous êtes déjà.

Vous pouvez aussi en parler à votre médecin, à votre sage-femme, ou à une structure d’urgence psychologique si vous sentez que vous perdez pied, ce n’est pas un aveu d’échec, c’est un acte de protection. Vous avez survécu à des choses terribles, et aujourd’hui encore, vous cherchez à faire au mieux malgré la peur. C’est une preuve de courage immense.

Prenez le temps, entourez vous, et ne restez pas seule avec ces pensées. Vous méritez d’être accompagnée avec douceur, sans jugement, dans ce moment extrêmement sensible.

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne spécialisée en Thérapies Comportementales et Cognitives et en troubles anxieux.

Rachel Caudron Psy sur Lille

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24 OCT. 2025

Bonjour,

Votre message témoigne d’un immense courage et d’une lucidité rare. Ce que vous traversez aujourd’hui s’inscrit dans une histoire de blessures profondes : la violence, la trahison, la perte de sécurité et la confrontation répétée à la souffrance. Votre ambivalence face à cette grossesse ne traduit pas un manque d’amour ou de valeur maternelle, mais la résurgence d’une mémoire traumatique. L’annonce du sexe de l’enfant agit ici comme un déclencheur symbolique : le « garçon » réactive, à un niveau inconscient, les traces du père violent, du fils douloureusement accueilli, et du viol subi. Ce n’est donc pas ce fœtus que vous rejetez, mais ce qu’il fait remonter de votre propre passé.

En psychologie analytique, la grossesse réveille l’inconscient archaïque : l’enfant à naître devient un miroir des parties de soi encore blessées. Le refus de porter un garçon exprime peut-être la difficulté à accueillir le masculin — celui du père destructeur, du compagnon instable, du violeur — mais aussi celui qui sommeille en vous, c’est-à-dire la force, l’affirmation et la puissance créatrice. Accueillir cet enfant pourrait devenir, à terme, un travail d’intégration du masculin intérieur, non plus menaçant, mais pacifié.

Cependant, il est essentiel que vous soyez accompagnée intensivement, car cette détresse psychique n’est pas anodine. La priorité est votre sécurité psychique : rencontrez rapidement un psychiatre ou un centre spécialisé dans le suivi périnatal des traumatismes. Une prise en charge pluridisciplinaire — psychologique, médicale et émotionnelle — peut vous aider à traverser cette tempête sans décider dans l’urgence.

Ne vous jugez pas : vos pensées actuelles sont l’expression d’une souffrance, non d’une faute. Vous avez déjà prouvé votre capacité de résilience. Aujourd’hui, il s’agit de prendre soin de la femme blessée avant la mère, pour que la naissance, quelle qu’en soit l’issue, puisse un jour s’enraciner dans la paix plutôt que dans la peur.

Bien à vous,

Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêves

Séverine Hutinet Psy sur Léognan

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24 OCT. 2025

Je vous félicite pour le chemin parcouru et pour avoir eu le courage de partager cette expérience. Ce que vous vivez est profondément bouleversant, et votre message montre à quel point vous portez beaucoup, depuis bien longtemps. Votre parcours est celui d’une femme qui s’est relevée, encore et encore, malgré des épreuves d’une intensité extrême. Vous avez survécu à la violence, au viol, à la dépression, aux procédures, à la solitude… et vous êtes encore là, lucide, à chercher la meilleure voie pour protéger tout le monde, même dans un moment où vous êtes, vous, épuisée et perdue.

Votre réaction à la découverte du sexe de votre bébé n’est pas un caprice ni un simple refus de la réalité. Elle réveille des blessures profondes, des souvenirs de douleur et de peur associés à la figure masculine, à la maternité, et sans doute à votre premier accouchement. Votre corps, votre inconscient se souviennent. Ce n’est pas votre faute. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une mémoire traumatique qui se réactive face à ce symbole fort : un petit garçon.

Ce que vous ressentez, ce rejet, cette angoisse, cette culpabilité, n’est pas un signe que vous ne serez pas capable d’aimer cet enfant. C’est un signe que la souffrance a besoin d’être écoutée avant tout, accueillie sans jugement. Vous avez déjà eu la sagesse de consulter, et c’est un pas immense. Ce travail thérapeutique pourra, petit à petit, vous aider à démêler la peur du passé de la réalité présente.

Ce que je ressens à travers vos mots, c’est une immense peur de revivre la douleur, d’être encore une fois dépassée, et aussi la peur de faire du mal à votre compagnon, à votre fils, à ce bébé. Vous cherchez à protéger tout le monde, mais je crois qu’il est temps que quelqu’un vous aide, vous, à être protégée à votre tour. Vous n’avez pas à porter tout cela seule.

Est-ce que vous sentez quelque chose de particulier dans votre corps quand vous pensez à ce petit garçon, une tension, une pression, un vide ? Cela pourrait être un premier pas pour commencer à comprendre comment votre corps parle de cette histoire avant même les mots.

Ces questions, ses peurs sont légitimes et peuvent se résoudre en thérapie. Vous avez raison de vous questionner et de chercher de l'aide. Peu importe vos choix, vous y arriverez petit à petit. un pas après l'autre.

Aurore Negura
Psychopraticienne en régulation des émotions

Aurore Negura Psy sur Toulouse

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24 OCT. 2025

Bonjour Madame Magdalena,
votre message exprime une immense souffrance et une profonde détresse. Au regard de votre histoire et de la réactivation de traumatismes anciens, il est essentiel que vous soyez accompagnée de près — psychologiquement et médicalement. Vous avez déjà eu la force de demander de l’aide par le passé ; c’est à nouveau le moment de vous entourer de professionnels compétents (psychiatre, psychothérapeute, sage-femme, centre périnatal spécialisé en traumatisme, prévention dépression postpartum). Ne restez pas seule avec ces pensées : votre douleur est légitime, et un soutien adapté peut réellement vous aider à traverser cette période et à retrouver un lien plus apaisé avec vous-même et votre grossesse.

Lorenzo Perucchi Psy sur Montpellier

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24 OCT. 2025

Bonjour Magdalena

Merci infiniment pour votre témoignage.
Merci aussi pour votre authenticité.

À la lecture de votre récit on voit à quel point vous avez été maltraitée , traumatisée par le comportement de certains hommes et ces traumatismes se sont réactivés à l’annonce du sexe de votre bébé.

Notre apprentissage se fait de la manière suivante :
Notre cerveau réagit en mécanisme de survie, son but est de nous maintenir en vie, de ce fait il associé 1 evenement et 1 émotion et il inscrit cela en vous, comme dans une référence.
quand vous vous retrouvez dans une situation similaire à un événement déjà vécu, il va vous mettre en mode « alerte » car pour lui, vous êtes dans la même situation… sauf que dans la réalité vous n’êtes pas dans la même situation.

Parce que vous êtes en 2025, vous n’etes plus cette petite fille traumatisée par les violences de son père.
Vous n’êtes pas avec le même compagnon.
Et pourtant votre ressenti dit que vous êtes dans la même situation…et c’est là la clé de pouvoir vivre les choses autrement.

Pour synthétiser, ce sont les traumatismes de votre passé qui vous font penser que les choses vont se répéter.

Le cerveau ne fait pas la différence entre l’intérieur et l’extérieur, le passé et le présent…il ne fonctionne qu’au présent.
Il a 4 outils pour se mettre à jour : le réel, le virtuel, l’imaginaire, le symbolique, c’est pour cela que nous pouvons pleurer devant un film qui est une pure fiction pourtant pour nous c’est « comme si c’était vrai ».
c’est pour toutes ces raisons que vous êtes si mal.

En résumé ce sont les blessures émotionnelles de votre passé qui se réactivent dans votre présent alors qu’elles appartiennent à des situations passées.

Et c’est là qu’est votre clé pour enfin vous apaiser et laisser le passé derrière vous.

A l’annonce du sexe de ce petit être tout c’est réactivé.
Alors que la situation est differente.

Pour voir les choses autrement, il faut identifier vos blessures encore douloureuses et vous en libérer, il faut dissocier ce qui appartient au passé et ce qui appartient au présent justement parce que ce petit être a son histoire unique, que c’est votre 2eme enfant, que votre compagnon n’est pas le même que le précédent ect…

L’avantage c’est que le cerveau se déprogramme et se reprogramme (en libérant les blessures passées et en voyant les choses sous un angle différent).

Et c’est cela que permet la psychothérapie.

Et c’est aussi cela qui vous permettra de faire votre choix en fonction de la situation présente uniquement.

Prenez soin de vous.

Je reste à votre écoute.

Michaële
Consultation par visio
Praticienne en psychothérapie
Praticienne en psychogénéalogie
Sexothérapeute.



Michaële pellissier Psy sur Trets

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