Je suis avec mon copain depuis un an et tout se passe bien dans notre vie sexuelle, on se voit au minimum 1 fois par semaine.
Il se masturbe sur des sites pornographiques et c’est quelque chose qui me retourne le ventre, je me sens comme trahie, je n’arrive pas à accepter le fait qu’il regarde d’autre filles que moi et que ça l’excite au point de se masturber dessus. Comment prétendre m’aimer et être excité que par moi si une inconnue le fait jouir à travers un écran ?
Je ne l’ai jamais surpris mais au début de la relation on parlait de nos plaisirs solo et c’est vrai que ça me dérangeait pas tant qu’il le fasse mais depuis quelques mois ça me hante l’esprit j’ai envie de vomir, j’y pense tout le temps, tous les jours à chaque fois qu’on se voit pas. Je pleure beaucoup pour ça, imaginer le fait qu’il soit excité par d’autres que moi me dégoûte vraiment beaucoup.
Plusieurs fois on en parlé et je lui ai dis que ça me dérangeait et que je comprenais pas comment est ce qu’il pouvait avoir envie d’autre femme que moi. Il m’a dit qu’il comprenait mon ressentiment mais rien n’a changé, il continue de le faire. Je lui ai même dis il y a quelques mois que ce qui me faisait le plus mal c’est qu’il regarde le corps d’autres filles nues, et que du coup ça me dérange pas si il se branle sur des filles qui font des fellations par exemple. Mais à nouveau ça n’a pas marché.
Je sais que c’est un besoin humain, mais pour moi-même avoir arrêté de le faire sur des hommes depuis notre relation, je sais que c’est loin d’être impossible de se restreindre. Je me pose mille questions et je me dis que la bonne personne changerait pour moi, surtout que mon copain sait à quel point ça me rend malade.
Comment accepter ?
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Meilleure réponse
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 66 personnes
Bonjour,
Je comprends parfaitement votre ressenti, car vous vous sentez trahie, voire même trompée quand votre copain se masturbe sur des sites pornographiques.
Cependant, la première chose c'est qu'il vous le dit, et la seconde c'est qu'il s'agit d'une pulsion tout à fait normale qui doit être assouvie. Alors vous allez me dire : "Mais pourquoi il ne se masturbe pas en pensant à moi?" Et bien tout simplement car quand nous sommes en couple, notre partenaire perd de son potentiel excitant, et c'est tout à fait normal!
Il s'agit ici de fantasmes, même visuels dont il a besoin pour assouvir ses pulsions. S'il ne le faisait pas, ce serait problématique.
Si votre mal-être persiste, je vous conseille d'en parler avec un sexologue qui prendra le temps de bien tout vous expliquer et de répondre à vos questions. Je reste à votre disposition si vous souhaitez en parler.
Avec tout mon soutien
Bien à vous
Caroline Crochet-Lançon
Sexologue
Psychologue clinicienne
Thérapeute de couple
13 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour,
Je comprends profondément votre douleur, car voir l’être aimé désirer ailleurs, même virtuellement, réveille un sentiment de trahison et de mise en compétition.
Pourtant, la masturbation, pour beaucoup d’hommes comme de femmes, n’est pas une infidélité mais une manière intime d’évacuer la tension ou d’explorer le fantasme, sans remettre en cause l’attachement.
Votre réaction est aussi naturelle : elle traduit un besoin de sécurité et d’exclusivité. vous cherchez à être l’unique objet du plaisir, alors que le désir humain se nourrit aussi d’images internes, parfois étrangères à la relation.
Derrière votre dégoût se cache peut-être la peur d’être comparée, abandonnée ou insuffisante. Travailler cela permettrait de retrouver confiance et liberté intérieure. Je vous propose d’en parler ensemble, la première consultation est offerte, afin de comprendre l’origine de cette souffrance et apaiser ce cercle obsédant.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien - Psychanalyste - TCC
Professeure Facultad Lalangue
Séances en ligne ou en présentiel
Français, English et Español
11 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre partage et votre confiance.
Votre témoignage est touchant. Il me semble important de rappeler que la masturbation est une activité qui, avant de permettre de donner du plaisir à son ou sa partenaire, permet à chacun d'explorer sa sexualité, son corps, ses désirs, ses fantasmes. C'est avant tout une dimension individuelle et personnelle, avant d'être partagée dans le couple. C'est également un moment privilégié d'intimité avec soi-même, où il est possible de décharger les tensions accumulées du quotidien.
Votre compagnon n'a probablement pas la volonté de vous blesser ou de vous dévaloriser. Il a peut-être simplement besoin de cette activité en solitaire, sans que cela ne remette en cause son amour et son respect envers vous.
L'activité sexuelle n'est pas uniquement circonscrite à la sphère du couple. Pour alimenter l'érotisme dans la relation, chacun peut l'enrichir de ce qu'il découvre de lui-même au sein de sa propre sexualité. La sexualité s'ancre dans l'érotisme, et peut être envisagée comme une façon de penser, une curiosité et une ouverture à l'autre.
La souffrance que vous ressentez face à la masturbation de votre compagnon vient-elle du fait qu'il regarde d'autres femmes (avec un sentiment de concurrence) ? Ou plutôt du fait qu'il se procure du plaisir sans vous ? Regarder un contenu pornographique active des zones cérébrales associées au plaisir, à l'excitation et à une forme de transgression. Votre copain a sans doute besoin de ces sources de stimulation, mais cela ne signifie en aucun cas qu'il souhaite vous remplacer dans ce qu'il vit au quotidien avec vous. Cela reste dans l'espace de son imaginaire et lui appartient en propre.
De votre côté il serait intéressant d'explorer ce qui, dans cette relation, vous a amenée à mettre de côté cette pratique. C'est une partie de votre intimité qu'il est tout à fait possible de préserver, en étant célibataire ou en couple.
Prenez soin de vous,
Marion Castagni
Thérapeute en Thérapies Cognitives et Comportementales
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Votre message est touchant de sincérité : votre réelle souffrance face à cette activité solitaire de votre copain est à interroger pour être comprise dans toutes ses dimensions.
Pour vous ce qu’il fait est vécu à la fois comme une trahison, une menace et quelque chose de dégoûtant : il serait bon pour vous de comprendre ce qui vous touche le plus.
Il est probable que vous n’ayez pas suffisamment de confiance en vous et du coup vous ne pouvez pas vous empêcher de vous imaginer « entrer en concurrence » avec les actrices des pornos qu’il regarde.
Or, d’un côté tous les hommes font ça… (principalement pour se détendre ou tout simplement pour se donner du plaisir), et d’un autre côté ça reste du virtuel, et votre copain fait bien la différence entre cette action purement physique et le fait de faire l’amour avec vous, qui implique des sentiments et de la tendresse, et donne bien plus de satisfactions.
J’ose une provocation : si votre copain ne vous avait pas raconté ces détails de son intimité… et s’il avait juste fait ça en secret…, seriez vous toujours dans cet état de souffrance ?!
Vous pouvez néanmoins continuer à expliquer à votre copain que cela vous dérange et lui demander de cesser de se masturber sur du porno : à vrai dire le danger serait l’addiction qui pourra l’éloigner de vous, ou toute autre femme bien réelle qui n’a ni la plastique ni la la gestuelle ni la totale soumission d’une actrice porno.
Réfléchissez à toutes ces questions sur votre façon de vivre cette information sur l’intimité de votre copain.
Je vous souhaite de pouvoir être pleinement contente de la globalité de la relation affective avec votre copain et d’être moins touchée par l’aspect masturbation de son intimité à lui.
sp
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Nawnaw,
La masturbation en soi est naturelle, elle permet de se connaître, de découvrir comment nous fonctionnons, ce qui est un atout pour la relation à deux. Cela permet par exemple d'indiquer à son partenaire les zones qui stimulent le désir, donnent du plaisir, tout autant que les zones qui sont moins agréables voire douloureuses.
Votre partenaire est addict à la pornographie. La masturbation peut tout à fait avoir lieu sans pornographie. Dans la pornographie il y a une image dégradante le plus souvent de la femme, qui est utilisée comme un objet. Dans ce système de domination/soumission, nous sommes encore et toujours prisonniers du patriarcat. Je fais l'hypothèse que c'est plutôt cela qui vous dégoûte. Que votre partenaire puisse trouver du plaisir à maintenir ce système dégradant de la femme. Est-il conscient que les personnes qui jouent dans ces films pornographiques sont la plupart du temps esclaves de leur travail, non respectées, soumises ?
Est-il conscient qu'il est lui-même piégé dans un système addictionnel ?
Vous demandez comment accepter cela. Il ne s'agit pas de l'accepter, il s'agit de faire exactement ce que vous faites, de refuser. Vous en avez parlé avec votre partenaire, rien n'a changé. Même s'il a de bonnes intentions, sortir d'une addiction demande à être accompagné, à avoir une réelle volonté d'évolution. Vous avez exprimé votre désarroi, vos limites, et il n'en tient pas compte. Je vous invite à lui proposer de rencontrer un-e thérapeute ensemble afin de pouvoir parler de votre sexualité devant un professionnel.
Si rien de tout cela n'est possible, alors je vous invite à vous faire accompagner vous-même seule, afin de mieux comprendre ce qui vous a attiré chez ce partenaire, est-ce que dans votre inconscient quelque chose de votre histoire se rejoue ? Auriez-vous déjà connu de l'humiliation, des traumatismes, des blessures d'enfance ? Le dégoût et les larmes qui vous habitent actuellement sont des indicateurs de blessures beaucoup plus profondes, peut-être bien enfouies dans votre inconscient.
Je vous invite à une introspection, auriez-vous subi des abus, attouchements, viol ou inceste ?
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Vous le dites, votre vie sexuelle en couple se passe à merveille. Or, la masturbation solitaire tant qu’elle n’entre pas en conflit avec les relations de couple est parfois nécessaire pour assouvir certaines envies que l’on ne peut pas toujours assouvir en couple (puisque vous ne vous voyez qu’une fois par semaine).
Vous dites que vous avez l’impression qu’il vous trompe en étant excité par ces femmes. Déjà, c’est rarement les femmes en tant que personnalité qui va exciter, mais plutôt le scénario ou le moment qui est filmé. Ainsi, les personnages finalement sont largement interchangeables et ne comptent par réellement dans l’excitation. N’oubliez pas que c’est bien avec vous qu’il vous retrouve dans le réel. De plus, il est aussi possible qu’il transpose ce qu’il voit en vous imaginant à la place de ces femmes et ce ne sont donc pas elles vraiment qui l’excitent, mais une image de vous fantasmée.
Pour finir, vous vous êtes refusée de regarder également de la pornographie pour ne pas avoir de regard sur d’autres hommes. Mais pourquoi avez-vous fait cela ? Votre regard sur eux était-il juste pour vous procurer de l’excitation ou bien fallait-il qu’ils soient forcément à votre gout pour procurer cet élan ? De plus, ce que vous vous imposez, vous ne pouvez l’imposer à votre partenaire. Il pourra faire de même s’il en a envie et s’il en comprend l’enjeu. Visiblement, ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Je vous invite vivement à me consulter si vous pensez ne pas arriver seule à passer au-delà de cette problématique afin de ne pas nuire à votre couple.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
D'une manière générale la psychologie féminine fonctionne sur le mode relationnel alors que la masculine est plus basée sur la pensée.
Ce qui compte pour une femme c'est le prima de la relation et la sexualité est subordonnée à cela, ce qui fait qu'une femme peut plus facilement qu'un homme s'abstraire de la sexualité.
La sexualité masculine est plus instinctive et basée sur le besoin immédiat. L'homme n'a pas l'impression de trahir par la masturbation. Il se débarrasse d'un problème qui lui permet d'être ensuite plus disponible à la relation. Il ne trompe ni ne trahit. C'est avec vous seule qu'il est en relation.
De votre côté vous voudriez être l'unique sur tous les plans. Ce n'est pas possible. Vous ne pourrez jamais rester la plus belle, la plus attirante. La vie à deux est un choix qui n'implique pas d'avoir trouvé celui qui est parfait mais celui qui me convient.
Tous les hommes ne sont pas comme votre copain mais en même temps il vous aime tout autant. Peut-être aussi qu'une seule rencontre par semaine ne lui suffit pas.
Enfin le plaisir solo est quelque chose d'intime que le conjoint n'a pas besoin de savoir. C'est parce que vous cherchez à savoir que vous êtes mal à l'aise. Renoncez y.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
3 NOV. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre réaction est compréhensible : la masturbation du partenaire, surtout associée à la pornographie, peut réveiller des sentiments de trahison, de comparaison ou d’insécurité. Pourtant, il est important de rappeler que la masturbation est un comportement fréquent, y compris chez les personnes en couple, et qu’elle ne traduit pas forcément un manque de désir ou d’amour pour l’autre.
Ce qui semble aujourd’hui douloureux pour vous, c’est le sens que vous attribuez à ce geste : comme si regarder d’autres corps équivalait à vous rejeter, ou à ne pas vous trouver désirable. Cela touche directement à l’estime de soi et à la sécurité affective, deux piliers essentiels de la vie intime.
Un accompagnement peut vous aider à :
• comprendre les besoins et les imaginaires sexuels (les vôtres et les siens) ;
• poser des limites claires dans le couple, sans être dans le contrôle ;
• et surtout, à restaurer une image de vous apaisée et confiante dans la relation.
N’hésitez pas à consulter un·e sexologue ou un·e thérapeute formé·e à ces questions : il ne s’agit pas de “changer” votre partenaire, mais de trouver un équilibre entre votre ressenti, vos valeurs et votre bien-être sexuel.
Bien à vous,
Emilie Delaunay – Infirmière sexologue
30 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
je me permet de répondre à votre message.
D'une part, comme vous l'avez dit, c'est un besoin humain, variable selon les personnes. Certains en ont besoin souvent, d'autres rarement. Le rapport à la pornographie est quelque chose de systémique plus que relationnel : vous voyez une femme là où il voit un fantasme d'un acte. Ca ne remet pas en cause son amour ou son désir pour vous. Ce n'est pas parce qu'on aime regarder des films d'action qu'on va pouvoir vivre ces situations.
D'autre part, votre argument sur le fait que vous ayez arrêté ne me semble pas recevable: son rapport à la masturbation et la pornographie n'est peut être pas le même que le votre. Comprenez que ce n'est pas parce que vous l'avez fait qu'il en est capable, et surtout ce n'est pas parce que vous l'avez fait pour lui qu'il est obligé de le faire pour vous. Cela serait très autoritaire de sous entendre cela, et de penser que vous comprenez mieux que lui ses besoins et ses envies.
Enfin, et c'est ce qui m'intéresse davantage, il serait pertinent pour vous d'approfondir le malaise que vous ressentez pour comprendre d'où provient cette insécurité et cette dépendance affective (le fait que vous vous sentiez en concurrence avec des actrices qui performent sur internet montre que vous avez peur de le perdre à un haut point et que vous vous sentez en insécurité dans vos relations).
Je me tiens à votre disposition si vous voulez en parler.
30 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour nawnaw,
J'entends votre souffrance, vous vivez manifestement de manière extrêmement douloureuse le fait que votre copain continue à se masturber. Mais, ce que vous vivez là révèle surtout une insécurité affective très profonde qui transforme un comportement banal, la masturbation devant de la pornographie, en quelque chose de menaçant pour votre couple.
Votre copain ne vous trompe pas, il ne cherche pas à vous remplacer, il ne désire pas ces femmes dans le reel, dans le sens où il voudrait les connaître ou construire quelque chose avec elles. Il s'agit de fantasme, une stimulation visuelle qui n'engage aucun sentiment, aucune infidélité. C'est aussi éloigné de la trahison qu'un livre érotique ou une rêverie dans sa tête.
Le vrai problème, c'est que vous avez transformé ça en preuve que vous ne suffisez pas, que vous n'êtes pas assez désirable, que si quelqu'un d'autre l'excite alors vous êtes remplaçable. Cette pensée obsessionnelle qui vous fait pleurer au quotidien, qui vous donne envie de vomir, qui occupe tout votre esprit quand vous ne le voyez pas, ce n'est pas proportionnel à ce qui se passe réellement. C'est le signe que quelque chose en vous est fragilisé, et que vous utilisez sa masturbation comme preuve de vos peurs les plus profondes.
Vous avez arrêté de vous masturber sur d'autres hommes, non pas parce que c'était naturel ou évident, mais peut-être parce que vous vous êtes imposé une règle rigide pour vous rassurer, pour vous prouver votre fidélité, et maintenant vous attendez qu'il fasse pareil pour vous prouver la sienne. Mais ce sacrifice que vous avez fait, personne ne vous l'a demandé, et surtout, il ne vous protège pas de vos angoisses.
Lui demander de changer, de renoncer à quelque chose qui fait partie de sa vie personnelle et qui n'a rien à voir avec vous, c'est en réalité lui demander de gérer votre insécurité à votre place. Et ça ne marche jamais sur le long terme, parce que même s'il arrêtait complètement, vous trouveriez probablement autre chose à surveiller, une autre source d'angoisse, parce que le problème n'est pas ce qu'il fait, c'est ce que vous ressentez face à l'idée qu'il puisse désirer autrement que vous.
Le désir ne fonctionne pas comme un robinet qu'on ferme pour une seule personne, on peut aimer profondément quelqu'un et continuer à avoir des fantasmes, des pulsions, une vie érotique autonome qui coexiste parfaitement avec l'amour qu'on porte à l'autre.
Ce dont vous avez besoin, c'est de travailler sur cette angoisse d'abandon, cette peur de ne pas être assez, cette idée que si votre copain trouve d'autres femmes excitantes alors vous perdez de la valeur.
Un accompagnement pourrait vraiment vous aider à comprendre d'où vient cette insécurité, à renforcer votre estime de vous, à déconstruire cette croyance que l'amour doit passer par un contrôle total du désir de l'autre, et surtout à retrouver une sérénité dans votre couple au lieu de vivre dans cette surveillance mentale permanente qui vous détruit. Vous méritez de ne plus être rongée par ces pensées, et votre relation mérite de ne pas être polluée par une jalousie qui n'a pas lieu d'être.
Restant à votre écoute.
Agnès FAVARD
Psychopraticienne
Thérapie individuelle/thérapie de couple
en visio consultation et en cabinet
29 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Nawnaw
Je perçois votre inquiétude et l'angoisse générée par le besoin de votre compagnon de se donner du plaisir seul.
J'attire votre attention sur le fait qu'il ne vous le cache pas et qu'il est honnête avec vous en vous partageant son besoin qui est tout à fait naturel.
Il existe pour vous une grande insécurité relationnelle possiblement conséquente d'un attachement ambivalent.
J'entends pas là que la sécurité qui se développe chez le tout petit enfant en rapport à son entourage proche (le plus souvent les parents) n'est pas suffisante pour vous permettre de vivre sereinement le besoin de votre compagnon.
Vous demandez comment accepter ? Pour se faire il est nécessaire de mettre de la sécurité là où il en manque et vous ne pouvez le faire seule. Je vous invite à rencontrer un thérapeute afin d'explorer avec lui / elle votre vécu de petite fille et éventuellement rencontrer un thérapeute de couple afin d'échanger ensemble sur ce sujet délicat pour vous comme pour votre compagnon, afin que chacun puisse vivre votre relation avec le plus de sérénité possible.
Retrouver confiance en vous est possible...
Belle continuation
29 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour
Je comprends votre douleur légitime
Vous ressentez une blessure de trahison, le fait d'être excité par d’autres femmes à travers un écran est vécu comme une infidélité du désir.
Vous avez besoin d'être exclusive
Vous êtes dans une anxiété relationnelle
N'hésitez pas à lui exprimer votre douleur concernant cela afin qu il puisse agir en conséquence
A défaut je vous propose de vous aider a sortir de cet état d'anxiété afin de retrouver votre équilibre
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre malaise est légitime et il est important de l’écouter. Vous ne pouvez pas “forcer” votre compagnon à changer, mais vous pouvez poser clairement vos limites : soit vous acceptez cette pratique en travaillant sur la confiance et en apprenant à distinguer son imaginaire de votre relation réelle, soit vous décidez que c’est une frontière non négociable pour vous et vous vous positionnez en conséquence.
Une solution intermédiaire peut être de chercher un terrain d’entente : par exemple, convenir que la masturbation reste possible mais sans recours à la pornographie, ou explorer ensemble des alternatives (fantasmes partagés, lectures érotiques, intimité à distance). L’important est que vos besoins et vos valeurs soient respectés des deux côtés.
Un accompagnement thérapeutique individuel ou de couple peut vous aider à clarifier ce qui est acceptable pour vous, et à décider de la place que vous souhaitez donner à cette relation.
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
À la lecture de votre message, je ressens combien cette situation vous fait souffrir et à quel point cela vous déstabilise dans votre relation. Il est douloureux de constater que quelque chose qui nous blesse profondément perdure malgré nos tentatives d’en parler.
Vous terminez votre message par « comment accepter ? » : c’est une question importante. Mais je ne pense pas que vous soyez obligée d’accepter ce qui vous fait mal. Ce qui compte ici, c’est de pouvoir identifier vos besoins, vos limites, et de trouver la manière la plus juste pour vous de les exprimer et de les faire respecter.
Un accompagnement pourrait vous aider à clarifier cela mais aussi à trouver des solutions (par des actions concrètes et personnalisées) à mettre en œuvre pour apaiser l’envahissement émotionnel que vous décrivez et à retrouver une situation acceptable pour vous.
Bien à vous,
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre souffrance est très légitime : elle touche à un point profondément symbolique du lien amoureux, celui du désir exclusif. Dans l’imaginaire amoureux, être aimé, c’est souvent être l’unique objet du désir de l’autre — celui ou celle qui comble, qui suffit. Or la confrontation avec la masturbation pornographique du partenaire ébranle cette illusion fondatrice : elle confronte au réel du désir, multiple, mouvant, parfois dissocié de l’amour. Ce décalage est douloureux car il réveille des blessures narcissiques et des peurs archaïques d’abandon, de comparaison ou d’infériorité.
Sur le plan psychique, le fantasme pornographique ne relève pas forcément d’un manque d’amour ni d’une recherche de substitution. Il exprime souvent une part pulsionnelle autonome, une scène intérieure où le sujet s’évade des exigences du lien affectif. C’est un espace d’excitation imaginaire, parfois mécanique, déconnecté de la tendresse ou de la relation réelle. Pour beaucoup d’hommes — et de femmes — cette activité n’a pas le sens d’une infidélité, mais celui d’une décharge pulsionnelle. Cependant, le fait que cela vous bouleverse signale qu’il touche un noyau de blessure plus profond : peut-être un sentiment ancien de ne pas être « assez » pour être désirée pleinement.
Ce que vous décrivez mérite donc d’être abordé non sur le mode du reproche, mais sur celui de l’exploration intérieure. Plutôt que chercher à « accepter » ce qui vous répugne, il serait fécond de comprendre ce que cette scène réveille en vous : la peur d’être remplacée ? La honte du corps féminin réduit à l’objet ? Le besoin d’exclusivité absolue ?
Un travail thérapeutique pourrait vous aider à distinguer l’amour du désir, à vous réapproprier votre propre puissance érotique et à poser des limites relationnelles plus justes — non dans le contrôle, mais dans la connaissance de vous-même et du lien.
Bien à vous,
Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêve
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 4 personnes
Bonjour
Merci pour votre témoignage et pour votre sincérité.
On sent qu’il y a beaucoup de tristesse dans votre récit et beaucoup d’interrogations.
C’est normal.
La sexualité est un vaste sujet qui parfois reveille beaucoup de blessures émotionnelles et beaucoup d’incompréhensions entre les partenaires.
Le rapport à la sexualité solo est différent d’un homme à l’autre et d’une femme à l’autre.
De même qu’il y a différentes raisons de se masturber.
En tout cas il y a aussi une raison hormonale car elle apporte de la détente et souvent, certaines hommes ont pris l’habitude de se masturber pour évacuer une journée de stress, de contrariétés pour trouver le sommeil.
Cela n’a aucun rapport ni impact sur le désir et l’amour qu’ils ont pour leur compagne.
Et ça, c’est très important de le savoir.
Ensuite il y a la manière dont l’apprentissage de la sexualité s’est faite…certains ont appris à se masturber uniquement devant des films pornographiques et ils ont gardé « cette habitude » et là encore, ce n’est pas un problème de désir pour la partenaire.
Pour finir, le fait que cela vous blesse, peut-être que cela met en avant le fait que vous ayez peur de le perdre, peur de ne pas être suffisamment désirable pour lui…ce qui mettrait en lumière un manque de confiance ou d’estime de vous…
Et peut-être aussi qu’il y a quelques choses à déconstruire par rapport à la compatibilité entre sexualité solo et sexualité dans le couple.
Souvent la partenaire se sent rejetée…si pour votre partenaire c’est une question de détente pour mieux dormir et non une question de désir, cela veut dire qu’il fait la différence avec vous qu’il aime, qu’il désire pleinement et l masturbation qui lui permet de se détendre avant d’aller dormir, comme une sorte d’habitude qu’il avait quand il était jeune.
Peut-être que vous pourriez prendre quelques séances pour identifier les blessures émotionnelles qui se reveillent actuellement.
Prendre aussi conscience que ce n’est pas contre vous, mais plutôt comme un rituel qui lui permet de se détendre et que cela n’enlève rien au désir et à l’amour qu’il vous porte.
Je reste à votre écoute.
Prenez soin de vous
Michaële
Consultation à distance
Sexothérapeute
Praticienne en psychothérapie
Praticienne en psychogénéalogie.
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message.
Ce qui me vient en vous lisant, c’est que le comportement de votre partenaire vous fait souffrir, et cela, c’est déjà quelque chose de très important à reconnaître. Vous ressentez une douleur, une atteinte, et dans le même temps, le comportement, lui, ne change pas.
Bien sûr, cette situation vient réactiver chez vous certaines choses : des enjeux autour de l’estime de soi, du rapport à votre corps, ou de la manière dont vous êtes aimée. Mais je pense que ce n’est pas sur ces aspects-là qu’il serait le plus juste de travailler en premier.
L’enjeu, ici, c’est surtout de voir comment, dans le couple, votre parole peut être entendue. Comment votre place, vos besoins, vos limites peuvent être reconnus et respectés. Ce n’est pas à vous seule de “tout travailler sur vous” pendant que lui continue à agir de la même manière. Dans un couple, il est essentiel que le cheminement soit mutuel, que chacun puisse se remettre en question et avancer vers plus de justesse.
Ce que vous vivez actuellement est l’occasion d’explorer une question plus large :
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre ressenti est tout à fait légitime. Ce n’est pas simplement la pornographie qui vous blesse, mais ce qu’elle représente pour vous : un écart entre vos valeurs, vos besoins affectifs et ce que vous vivez dans la relation.
Il est important de comprendre que dans un couple, les façons de vivre la sexualité peuvent différer. Mais quand quelque chose vous fait souffrir au point de pleurer régulièrement, cela mérite d’être entendu avec sérieux.
Vous avez exprimé vos limites, et il ne semble pas y avoir de changement. Alors la vraie question devient : Est-ce que je peux continuer ainsi sans me perdre moi-même ? Si la réponse est non, ce n’est pas une faiblesse, c’est un acte de respect envers vous-même.
Vous avez le droit de poser vos besoins, sans culpabilité. Prenez soin de vous en priorité.
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Comment accepter est une question importante..
C’est comment mettre des mots sur ce qui n’est pas dit. Comment le vivre dans votre corps et quels mots pourriez vous mettre à partir de vos sensations corporelles qui je l’imagine doivent être désagréables. Vous avez besoin de clarifier avec votre copain là où sont vos propres limites et ce qui est acceptable pour vous et ce qui ne l’est pas.. Comment lui proposez vous la discussion sur la pornographie en essayant de garder une ouverture d’esprit et qu’est-ce vous auriez envie de lui qui vous touche profondément dans la relation?
Respectueusement
28 OCT. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre souffrance est très compréhensible, et elle mérite toute votre attention. Vous décrivez un mélange de dégoût, de tristesse et de trahison, face au fait que votre compagnon regarde du porno et se masturbe via ce support — alors même que votre relation se passe bien et que vous partagez une sexualité satisfaisante.
Ce que vous vivez touche à quelque chose de profondement intime : le sentiment d’exclusivité et la sécurité affective. Pour certaines personnes, la pornographie n’a pas de lien avec le couple — elle est vécue comme une stimulation isolée, sans enjeu émotionnel. Pour d’autres, au contraire, cela peut être vécu comme une infidélité symbolique, une atteinte à la confiance. Ces deux visions ne sont ni « bonnes » ni « mauvaises », elles traduisent simplement des cadres de référence différents.
Le fait que vous ayez arrêté de regarder du porno par amour montre votre implication, mais aussi la valeur que vous accordez à la fidélité psychique et au respect de votre sensibilité. Le problème, c’est que si votre compagnon ne partage pas la même perception, il ne vivra pas cela comme une trahison — et votre douleur restera incomprise. Ce décalage peut être très destructeur à long terme.
Il ne s’agit pas forcément « d’accepter » qu’il regarde du porno, mais plutôt de comprendre ce que cela réveille chez vous :
Est-ce la peur de ne pas être assez désirable ?
L’impression d’un manque de loyauté ou de contrôle dans la relation ?
Une blessure liée à l’image du corps ou à la comparaison avec d’autres femmes ?
Travailler sur ces émotions peut vous aider à retrouver un sentiment de sécurité, indépendamment des choix de votre partenaire. Vous pouvez en parler dans un cadre thérapeutique — seul(e) ou en couple — afin d’explorer ce que cette situation dit de vos besoins, de vos limites et de la place que vous souhaitez donner à la sexualité dans votre relation.
Il est aussi possible de trouver un terrain d’entente, par exemple en redéfinissant ensemble ce qui est acceptable ou non dans vos pratiques individuelles, sans jugement mais avec écoute.
Vous n’êtes pas seule à vivre cela, et votre malaise n’est pas « excessif » : il est le reflet d’un besoin de cohérence et de respect mutuel.
28 OCT. 2025
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Bonjour,
Vous ne pouvez pas forcer votre partenaire à changer, mais vous pouvez écouter ce que ce malaise révèle en vous : un besoin d’exclusivité, de sécurité, peut-être la peur de ne pas être « assez ». La pornographie ne remplace pas forcément le désir qu’il éprouve pour vous, mais si cela vous fait souffrir, il est important d’en parler avec lui — ou d’envisager un accompagnement pour comprendre pourquoi cela vous touche. Je reste à votre écoute.
28 OCT. 2025
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Bonjour Nawnaw,
Ce que vous décrivez est une expérience très douloureuse, et on sent combien cette situation vous bouleverse profondément. Vous parlez de dégoût, de pleurs, d’un sentiment de trahison… Ce sont des émotions fortes, légitimes, qui montrent à quel point ce sujet touche quelque chose de sensible pour vous : votre besoin d’être reconnue, désirée, sécurisée dans le lien.
Même si vous comprenez intellectuellement que “c’est un besoin humain”, votre corps, lui, dit autre chose : il réagit, il se défend, il essaie de vous protéger d’une douleur. Ce décalage entre ce que vous savez et ce que vous ressentez peut être très éprouvant.
Peut-être que ce n’est pas tant le fait qu’il regarde du porno qui fait souffrir, mais plutôt le sentiment de ne pas être entendue dans votre malaise, de ne pas être rejointe dans ce que vous vivez.
Dans une relation amoureuse, chacun arrive avec sa manière de vivre le désir, l’intimité, les fantasmes. Parfois, ces différences réactivent de vieilles blessures — peur de ne pas être “assez”, de perdre la place unique qu’on pensait avoir. Il ne s’agit pas forcément de “changer” l’autre, mais de comprendre ce que cette douleur vient raconter de vous, de votre besoin d’exclusivité, de reconnaissance ou de sécurité.
Si ces pensées deviennent envahissantes, que votre corps se crispe et que la souffrance prend toute la place, il pourrait être aidant d’en parler dans un espace thérapeutique. Non pas pour “vous forcer à accepter”, mais pour mettre du sens et du souffle sur ce qui se rejoue à travers cette situation.
Vous méritez d’être entendue, apaisée et respectée dans vos limites.