On me dit que c'est des phobies d'impulsion mais je doute sincèrement

Réalisée par Dirkou · 29 mars 2026 Aide psychologique

Bonjour,
J'ai 20 ans, et suis suivi par un 4eme psychologue spécialisé en TCC et phobies d'impulsion depuis hier. Avant lui j'en ai vu 3 autres qui n'ont jamais eu le même avis: le 1er me disait stress post traumatique avec un syndrome de Stockholm, le 2eme me disait trouble/état anxio dépressif et le 3eme anxiété avec possibilité d'un problème énergétique.

Je vais vous décrire la raison première de ces problèmes :
Fin 2024, J'ai vécu un événement "traumatisant " (j'ai plus l'impression depuis longtemps que ce soit si traumatisant que ça... ) . Mon père était suivi par une psychiatre et une psychologue et prenait un traitement, notamment du fluoxetine (je crois). Après de nombreux mois sous traitement il a décidé de tout arrêter d'un coup, sans avis médical. A partir de ce moment là tout à changé, il est devenu par moments aggressif/violent dans ces paroles (insultes envers moi etc...), il me disait que ma mere etait diabolique une sorciere etc...il s est montre nu devant moi en me demandant comment je le trouvé, il disait avoir volé dans les magasins et s'en ventait etc... et un jour il a décidé de quitter ma mère suite à une énième dispute avec elle. A partir de là, ça a pris un autre tournant, il m'engueulait au téléphone parce que je ne voulais pas obéir à ce qu'il demandait, voulait avoir le contrôle sur mon parcours pro, critiquait par mail le petit copain de ma demie sœur aîné en lui balançant tout ses defauts... Puis un jour, ma mère etait inquiete car il ne repondait pas au telephone, et on avait reçu un mail de la gendarmerie d'une 100 aine de km de la maison car il avait déposé sur le rebord de la route ces documents, diplômes, papiers d'identité... ma mère a donc décidé de déposer une disparition inquietante au commissariat.
Bref, tout à suivi son court, jusqu'au jour où il a décidé de revenir et de vouloir rester. Moi je ne voulais pas je suppliais ma mère pour qu'il parte ( je n'ai jamais ete très attachée à lui de toute manière ). Il est resté 1 journée et demie. Et à un moment, je ne me rappelle plus de la raison exacte, je sais juste que je lui disais de partir que j'en avais rien à faire de lui, et il m'a attrapé par la gorge (sans serrer) et à dit "tais toi, je vais te tuer si tu continues" sur un ton de colère etc... ma mère qui était là l'a stoppé et on est parties à l'hôtel et porter plainte contre lui. Après ça, le lendemain ma mère a voulu revenir à l'appart pour voir si du courrier ete reste dans la boîte aux lettres et m a dit vouloir monter voir s'il était toujours la ou pas. Et moi, avec je ne sais quelle certitude, je lui ai dit qu'il était hors de question qu'on monte, qu'il allait se passer quelque chose de grave si on y allait. On y est pas monté. Et un matin, les gendarmes nous on appelé en panique car ils l'avait trouvé entrain de crier partout "j'ai tué ma femme, j'ai tué ma femme", et a jeter les cles de sa voiture dans l'eau ( au bord de la mer car on habite pas tres loin) Ils l'ont donc arrêté et amené à l'hôpital psy qui est dans cette ville.
Il avait avant de partir tout saccagé dans l'appartement, mis des coups de couteau dans les fauteuils, lits,et dans le renard empaillé de ma mère, écrit et dessiné des têtes sur les murs avec du ketchup, foutu le bordel dans les chambres, découpé les photos, tout cassé, télé, imprimante, micro ondes etc... et tout ça on l'a constaté quand on est revenu dans l'appartement pour voir les dégâts. Je n'y croyais pas, et je n'ai pas ete à l'aise... ( je ne me rappelle plus des sentiments que j'ai eu là).je sais que j'ai pris des photos de l'état de l'appartement et après j'ai gardé tout ça sur mon téléphone pendant longtemps ( à chaque fois que j'allais dans ma gallerie photo je faisais tout pour pas les regarder, pour pas tomber dessus etc..). Après cet épisode là tout c'est enchaîné comme ça devait : ma mère à du nettoyer l'appartement, virer ce qui était inutilisable, trier les documents etc... moi je ne voulais ou ne pouvais pas ( je sais pas trop le mot adapté)... Le fait de n'avoir jamais eu d'atome réellement crochu avec lui, à part ma passion pour la musique, je dois dire que ça me touché sans vraiment m'étonner....( c'est bizzare à expliquer)...

Suite à la plainte que j'avais déposé quelque temps plus tôt, je ne l'ai pas gardé longtemps et je l'ai retiré car j'ai compris /on m'a expliqué que tout cela avait ete fait suite à l'arrêt brutal du traitement ( et après réflexion je n'ai pas souvenir d'épisodes violents comme ça avant). Ducoup j'ai pris la décision de retirer ma plainte, et quelque part, j'avais du mal à accepter cette plainte (je me disait que j'avais des torts également et que je ne pouvais pas porter plainte et envoyer mon père en prison alors que j'ai appris que c'est à cause du traitement...en plus de ça je craignais qu'il utilise des trucs contre moi pour me retourner la faute dessus.)

Après tout ça, j'ai commencé à m'intéresser (je sais plus le moment exacte ) et à m'obsèder avec l'histoire d'Alexia et de Jonathann Daval (ça à un rapport pour la suite), jusqu'au point que je cherchais le maximum de photos sur internet, Facebook etc... et scruter les comptes des amies du couple pour voir les commentaires que les 2 laissaient etc...
Ça m'a vraiment obsédé pendant plus de 6mois. Et ma première "phobie d'impulsion " est apparu exactement le 10 novembre 2024, mon père avait déjà ete arrêté. C'était par apport à un gars que j'avais vu sur les réseaux sociaux qui avait égorgé deux infirmières dans un hôpital.... je ne sais pas pourquoi mais depuis qu'il s'est passé tout ça avec mon père je suis attirée par tout ça, ça me dégoute pas bien au contraire...


Bref, tout ça pour dire que petit à petit, après toute cette histoire avec mon père, j'ai commencé a ressentir de l'anxiété, surtout quand ma mère me disait qu'elle devait aller cherchait mon père pour l'amener à tel ou tel endroit en voiture pour des trucs importants. J'avais des pensées où ma mère conduisait et que subitement mon père tirait sur le volant pour aller foncer dans un mur ou un arbre...plein de petits trucs comme ça (fermer la porte d'entrée vite derrière moi pour 'éviter' qu'il rentre dans la maison (alors qu'il était encore à lhopital)))...

Et depuis Septembre 2025, à peu près, ça va beaucoup plus loin, je ne serai pas expliquer mot pour mot les symptomes que j'ai eu au début, il y a par moment des phases "down": fatigue plus ou moins, pas de motivation, envie de rien, pas ou peu d'appétit etc...(ça fluctue même dans la journée), avec des pensées intrusives mais j'arrive pas à démêler le vrai du faux dans mes envies car c'est obsedant et d'une intensité inexplicable : par ex, quand je regarde des bandes d'annonces de film policiers ou que je discute avec quelqu'un de tueurs en séries etc... je vais vouloir faire comme eux, pour passer à la télé, qu'on s'intéresse à moi, et qu'on debate sur mon sujet, que jaille en prison parce que cest cool dy aller etc... J'ai même la sérieuse impression de ne plus être moi même ,avec un manque d'empathie en ces moments là, même des envies (comme une force) qui me pousse a passer a l'acte . Quand je suis énervé contre mon chat, j'ai également des images subites de le planter avec un couteaux et en finir. Des idées de suicide peuvent aussi me pourrir pendant max 1 semaines, automutilation, sauter de la fenêtre... Des pensées qui me disent de planter ma mère ou de l'etrangler, une envie de dessiner des têtes coupées sur une feuille ( a savoir que je m'étais intéressée également a la revolution francaise donc a une epoque je regardé des films et reportages sur ça et donc j'ai vu des têtes coupées et sur le coup ça m'a "choquée " sûrement.)
J'ai aussi une envie soudaine (et une force) d'ecraser quelqu'un, de rentrer brutalement dans un mur, pour avoir la même sensation que dans les auto tamponeuses etc... Des pensees delirantes que ma mère est une sorciere, un diable qui espère que je reste comme ça toute ma vie etc... (exactement ce que m'a dit mon père 1 ou 2 fois.) . Les bouton d alarme incendie me donne parfois également très envie dappuyer dessus etc... ce sont des vraies envies en moment de crise mais mon psychologue actuel ( et mon psychiatre y compris )me dit phobies d'impulsion mais que ça l' etonne que ça me donne du désir. Hors crise, j'ai même peur parfois du jour où ma mère partira, du fait qu'on fasse plein de trucs ensemble etc.... c'est cette contradiction totale que je ne comprends pas, mais auxquelles je crois dur comme fer suivant les pensees que j'ai. Par exemple les pensees delirantes je sais quelles le sont uniquement quand je ne suis pas engourdies dans ces dernières.
Le psy que je voyais avant me parlait d'un potentiel problème énergétique mais comme ces crises viennent et partent plus ou moins d'un coup je n'y crois pas vraiment, et avant qu'il me dise qu'il avait enlevé quelque chose de diabolique en moi, ça me le faisait déjà...et ça n'a pas vraiment changé les choses sur le long terme. J'ai même une amie qui fait c'est trucs là, mais c'est pareil, elle m'a dit avoir enlevé une entite mais je ne me suis pas pour autant senti extrêmement mieux, libéré etc... Ce qui me fait également peur hors crise, c'est que parfois je fais une tête "diabolique" pour voir, et j'y crois parfois à ce que je vois... et desfois non car je me force à le faire, de manière volontaire.
Depuis le tout debut des symptomes j'ai eu la peur de devenir Bipolaire ( dû au fait que mon père se croyait bipolaire), borderline, psychopathe, sociopathe, dépressive, anxio -depressive, TAG, possedée par un démon, schizophrène et maintenant folle... peut être une autre maladie dans 1 semaine

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Meilleure réponse 30 MARS 2026

Bonjour,

Ce récit que vous nous faites de votre vie est très parlant. Evoluer dans un tel climat d'insécurité est évidemment anxiogène et ne peut que laisser des traces, des séquelles. Ne cherchez pas à poser un nom précis à ce que vous pensez avoir : vous êtes dans une anxiété bien logique au vu de ce que vous avez vécu. Et si vous souhaitez vraiment qu'un nom médical soit apposé sur votre trouble, allez consulter un psychiatre. Si quatre psychologues posent des diagnostics différents, ce n'est pas vraiment étonnant : vous êtes en grande souffrance et elle ouvre sur une infinité de pathologies, mais ça reste de la souffrance. Et le but d'une thérapie est que vous ne souffriez plus ou que ce soit très atténué. Rassurez-vous, il n'y a rien de "démoniaque" en vous, en revanche il y a une grande vulnérabilité , de la colère, du chagrin, de l'insécurité etc...
Ne perdez pas de vue que vous n'êtes ni votre mère ni votre père : vous êtes *vous*. Vous nous dites vos mots / maux très clairement : vous désirez être vue... et même aller en prison (ce qui symboliquement peut être entendu comme un lieu où on peut être rassurée car c'est un lieu protégé, qui met à l'abri ... Les pensées "intrusives" ne sont pas des actes et vous n'irez pas en prison pour des pensées, quelles qu'elles soient. Ces pensées, ce désir d'être vue, d'entre "enfermée" dans un lieu sécurisé.... je vous invite vivement à aller en parler avec un psychothérapeute ou un psychiatre qui vous écoutera et vous entendra. Ecrire ici toute votre souffrance est important, cela révèle le grand désir de vivre qui vous anime. Allez verbalisez tout ceci, trouvez un professionnel avec qui vous vous sentirez en pleine confiance, et parlez de vous.

Bien cordialement
Frédérique Le Ridant



Frédérique Le Ridant Psy sur Marseille

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12 AVRIL 2026

Bonjour Dirkou
Les pensées intrusives que vous décrivez n'ont rien à voir avec une bipolarité susceptible d'être génétique comme celle de votre père !!! Vous n'êtes pas "folle", vous subissez un phénomène bien connu maintenant...Les pensées intrusives sont issues d'un traumatisme particulier qu'il vous faudrait retrouver que vous avez vécu que vous vous en souveniez ou pas. Mais ces pensées-là ne sont pas là par hasard !!! Lorsque l'on a vécu un événement particulier comme une agression par autrui ultra violente, générant une frayeur immense, notre cerveau pour nous protéger, nous sidère dans un premier temps. puis la peur immense, l'incompréhension, la terreur de mourir sécrètent deux hormones de stress : l'adrénaline et le cortisol qui a forte dose sont dommageables pour la personne. Il faut donc stopper ces sécrétions d'hormones de stress par des endorphines qui font disjoncter le système nerveux: le corps est anesthésié, plus d'émotions, plus de douleurs, plus souvenirs ... Cependant le cerveau enregistre à notre insu, tout ce qui se passe pendant l'agression : ce que nous sommes en train de vivre dont on ne se souviendra pas consciemment mais aussi tout ce qui concerne l'agresseur (sa violence, sa perversion, son odeur, ses propos, ses insultes etc...) Et ces "souvenirs-là non conscients" vont constituer une drôle de mémoire : la mémoire dite traumatique accessible que par un travail spécifique sur les psychotraumas. Et consciemment cette mémoire va faire ressortir ces pensées de l'agresseur et nous allons les prendre comme nous appartenant. Or c'est faux ! les pensées intrusives viennent alors manifester une véritable colonisation de notre cerveau par les pensées et sensations perçues de l'agresseur!!! Le protocole de soins très spécifique pour soigner les pensées intrusives est de bien faire la part de ce qui appartient à la personne agressée et ce qui appartient à l'agresseur !!!
ce n'est donc pas votre faute si vous avez ces pensées-là ! elles ne sont pas de vous !!! Et vous ne deviendrez jamais le monstre qui mettraient en application ces pensées-là de destruction...
Tout comportement que l'on vit a une raison d'être et le soin efficace passe par un protocole spécifique qui vise à trouver cette cause, à soigner la blessure d'origine et la cicatrisation reprend son cours. Le cerveau n'a plus ces pensées intrusives!!!
Si vous souhaitez plus d'informations sur la logique des émotions et les conséquences des psychotraumas, je vous invite à me contacter.
Mme D.A. GRAF-LAPEYRE
psychologue clinicienne diplômée d'Etat
thérapeute en libération des émotions et psychotraumatologie
Consultation en ligne et présentiel

Dominique GRAF - LAPEYRE Psy sur Castries

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10 AVRIL 2026

Bonjour, je comprend que vous avez été exposée à des expériences très déstabilisantes, notamment à travers ce que votre père a vécu. Même si cela vous paraît aujourd’hui moins marquant, votre psychisme a intégré une forme d’insécurité et de perte de repères.

Les pensées que vous décrivez (violentes, intrusives, parfois vécues comme étrangères) s’inscrivent dans des mécanismes connus d’anxiété, notamment les phobies d’impulsion.

Elles ne traduisent pas une dangerosité, mais au contraire une peur de perdre le contrôle. Le fait que vous soyez choquée par ces pensées et que vous cherchiez à les comprendre est un élément rassurant.
L’impression de désir est trompeuse, elle est liée à l’intensité de l’angoisse, pas à une réelle intention. Par ailleurs, ces pensées ciblent souvent ce qui compte le plus pour vous, ce qui renforce la confusion.
Enfin, ce que vous décrivez autour de la peur de devenir comme votre père fait écho à votre vécu, sans pour autant indiquer que cela va se produire.

Vous n’êtes pas en train de perdre pied, mais de faire face à une anxiété envahissante.

Un accompagnement thérapeutique vous aidera à comprendre ces mécanismes et à retrouver de la sécurité intérieure.
Cabinet Morgane Muller thérapeute en ligne

Morgane Muller Psy sur Chantilly

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8 AVRIL 2026

Bonjour,

Vous avez vécu plusieurs événements traumatisants qui peuvent bien expliquer votre anxiété extrême et les autres problèmes psychologiques que vous décrivez dans votre message.

Votre état psychique a été fragilisé par l’ambiance familiale où les comportements de votre père dus à sa maladie psychiatrique ont créé des situations choquantes qui se sont enchaînées sans vous avoir laissé le temps psychique nécessaire pour les « digérer ».

Il ne faut vous aggraver l’état en regardant sur Internet ou en écoutant tout ceux qui ont des opinions sur vos symptômes, puisque tout ça vous embrouille et vous fait encore plus peur. Les soins dits « énergétiques » ne peuvent vous aider maintenant.

Vous n’êtes pas psychotique et vous ne le deviendrez pas.

Vous êtes en grande souffrance qui doit être bien soignée pour vous permettre de mener normalement votre vie de jeune femme.
Vous avez besoin de trouvez un médecin psychiatre de confiance qui pourra vous donner un traitement qui fera baisser votre anxiété le temps que la psychothérapie fera ses effets.

Ce n’est pas tant le diagnostic qui est important : d’ailleurs vous voyez qu’il n’est pas unique, puisque vous souffrez de stress post traumatique avec des troubles anxio dépressifs qui se manifestent entre autres par les phobies d’impulsion.

Les thérapies TCC sont efficaces sur les phobies, mais peut être qu’avant vous aurez besoin d’une thérapie EMDR pour vous permettre de ne plus garder à l’esprit les chocs subis par le comportement de votre père.
Suivez avec votre psy actuelle et voyez avec le temps si c’est suffisant ou pas.

Je vous souhaite de pouvoir sortir de cet état psychique qui vous fait mal pour pouvoir vous concentrer sur la construction d’un avenir personnel qui vous conviendra.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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31 MARS 2026

Bonjour,

Merci pour votre message, et pour la confiance que vous accordez en partageant une situation aussi troublante.

Ce que vous décrivez pensées violentes, impression d’envie, peur de perdre le contrôle est très impressionnant à vivre, mais correspond bien à des pensées intrusives que l’on retrouve dans certaines formes d’anxiété, notamment les phobies d’impulsion.

Le fait que vous en ayez peur, que vous doutiez et que cela vous questionne est justement un signe important : cela montre que ces pensées ne vous définissent pas.

L’événement vécu avec votre père a pu fragiliser votre sentiment de sécurité et amplifier ce type de mécanismes, même si cela vous semble aujourd’hui moins marquant.

Il est tout à fait possible de comprendre ce qui vous arrive et surtout d’apaiser ces pensées, à condition d’être accompagné de manière adaptée et régulière.

Si vous le souhaitez, je vous propose que nous en échangions lors d’un rendez-vous. Cela vous permettra d’y voir plus clair rapidement et de mettre en place des outils concrets pour retrouver de l’apaisement.

Je reste à votre disposition pour convenir d’un créneau.

Bien à vous

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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30 MARS 2026

Bonjour,

En vous lisant, on sent à quelle point vous avez traversé quelques choses de violent, déroutant et profondément insécurisant. Ce que votre père a vécu, et ce que vous avez vu de lui.. ce n’était pas anodin. Même si aujourd’hui vous avez l’impression que ce n’est plus si traumatisant, votre corps et votre tête ont bien enregistré que le monde pouvait devenir dangereux, imprévisible et même menaçant dans votre propre maison.
Et depuis.. votre esprit essaie de comprendre, de contrôler, de donner du sens. Parfois de manière très dure pour vous.

Je vais vous dire qqch d’important, ce que vous décrivez ne fait pas de vous qqn de dangereux. Au contraire, ça ressemble beaucoup à quelqu’un qui a peur de le devenir.

Ces pensées, ces images violentes, ces « envies » qui vous donnent l’impression d’être attirée par ça… ça peut être extrêmement troublant. Mais dans les phobies d’impulsion (et dans certaines formes d’anxiété intense), le cerveau peut aller très loin : il peut mélanger peur, fascination, dégoût, curiosité, jusqu’à vous faire douter de qui vous êtes vraiment.

Le fait que vous soyez choquée, que vous analysez, que vous cherchez à comprendre, que vous en parliez… montre qu’il y a une part de vous très lucide, vivante et attachée aux autres.

Même cette contradiction que vous décrivez (aimer votre mère mais avoir des pensées de lui faire du mal, par ex).. elle est typiques de ce genre de fonctionnement anxieux : le cerveau attaque justement ce qui compte le plus pour vous.

Et pour votre père, il y a qqch de très marquant, vous avez été exposée à une perte de contrôle extrême, avec des propos délirants, de la violence, de la confusion entre le réel et l’irréel. Ce que vous décrivez aujourd’hui (les pensées de « diable », de transformation, de perte d’identité…) vient clairement faire écho à ça. Comme si votre cerveau vous disait : « Et si ça m’arrivait à moi aussi ». C’est terrifiant…mais ce n’est pas la même chose.

Je veux aussi être très claire sur un point : ce que vous décrivez n’a rien à voir avec une « possession », une « énergie » ou qqch de diabolique. C’est psychique, anxieux, et compréhensible vu votre histoire.

Et ce « désir » dont vous parlez.. souvent ce n’est pas un vrai désir profond. C’est une sensation trompeuse, presque physique, qui vient de l’intensité de l’angoisse et de l’obsession. Ça peut donner l’impression de « vouloir », alors qu’au fond, c’est plutôt une sorte de piège du cerveau.

Vous n’êtes pas en train de devenir folle, vous êtes en train de lutter avec qqch de très envahissant.

Si je peux vous laisser avec une chose : ne restez pas seule avec ces pensées quand elles montent. Continuez d’en parler, même des parties qui peuvent susciter de la honte ou de la peur.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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30 MARS 2026

Bonjour,

Effectivement l'arrêt brutal d'un antidépresseur peut entraîner de fortes décompensations. Pour autant le comportement de votre père est quand même très problématique et mérite un diagnostic.
Vous avez tort de consulter des personnes qui ne sont pas des professionnels de la psychologie et qui ne font que renforcer votre angoisse (démons etc ...)
Le comportement de votre père vous a de fait fortement impacté et a engendré beaucoup d'anxiété et d'angoisse, ce qui est bien naturel. Par contre ce n'est pas en rejouant le film que vous allez en guérir. Il faut au contraire lutter contre ces souvenirs qui sont beaucoup trop envahissants. Aujourd'hui vos pensées intrusives sont une tentative maladroite de tenter de reprendre le contrôle.
Le comportement de votre père vous a envahit et est tellement opposé à ce que vous êtes que vous essayer de l'extirper en vous testant comme si vous pouviez être la même chose que votre père.
Peu importe les mots, vous êtes effectivement traumatisée par le comportement de votre père et cela a généré une forte angoisse en vous. Vous devez fuir ces souvenirs, ne pas coller au personnage de votre père comme si cela pouvait être le votre. Ne vous laissez pas "contagiée" par cela.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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30 MARS 2026

Bonjour,

Pourquoi remettre en question les différents diagnostics qui ont été posés ? Comme vous l’indiquez dans votre récit, depuis le début de celui-ci jusqu’à sa fin, vous n’avez cessé de changer. Vos comportements se sont faits de plus en plus intenses et la violence de ceux-ci s’est également accrue. D’ailleurs, pourquoi avez-vous décidé de changer de thérapeute ?
Je vous suggère vivement de continuer à consulter votre psychiatre, qui vous aidera à réduire et même possiblement à stopper ces crises.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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30 MARS 2026

Bonjour,
Merci pour votre message. Partager tout cela est déjà une bonne chose. Il y aurait plein de choses à répondre, à explorer, à questionner.

Ce qui me vient spontanément en vous lisant, c’est que vous avez déjà vu plusieurs psychologues, avec pour certains des approches assez orientées (TCC, exercices, approche énergétique, etc.), mais que cela n’a pas l’air de vraiment vous aider. J’imagine que les autres avaient aussi leurs méthodes et leurs visions.

Moi, ce qui me vient surtout, c’est que peut-être que l’apaisement ne passe pas forcément d’abord par un diagnostic précis ou par des outils à appliquer. Vous décrivez beaucoup de choses, dans différentes directions, avec beaucoup de symptômes, de vécus, d’émotions… Et j’aurais plutôt envie de vous proposer quelque chose d’assez différent : travailler le lien.

L’idée serait vraiment de prendre le temps de la rencontre, d’explorer ensemble, sans chercher à tout changer tout de suite, sans vouloir absolument comprendre, classer ou mettre dans des cases. Juste rencontrer, comprendre, ressentir, mettre du sens peu à peu.

Souvent, dans les histoires de vie difficiles ou les traumas, il y a des liens qui ont été abîmés : le lien avec les parents, avec les autres, avec soi-même. Et cela peut créer beaucoup de stress, d’insécurité, de confusion intérieure. Le travail thérapeutique, ce n’est pas seulement des techniques ou des exercices, c’est aussi, et parfois surtout, faire l’expérience d’un lien sûr, d’une relation où on peut être soi, parler librement, être accueilli sans être jugé ou corrigé.

Ça peut paraître un peu théorique dit comme ça, mais en réalité, beaucoup de choses peuvent s’apaiser simplement parce qu’on fait l’expérience, dans la durée, d’un lien de confiance. Et parfois, cela change plus profondément les choses que des outils ou des diagnostics très précis.

En tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage. Continuez à chercher de l’aide, à ne pas rester seul avec tout ça. Il y a vraiment des évolutions possibles, même dans des situations qui paraissent très bloquées. J’ai déjà vu de vrais changements chez des personnes qui pensaient que rien ne pouvait bouger.

Bon courage à vous.

Mael jourdan, accompagnement en ligne possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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30 MARS 2026

Bonjour,

Ce que vous avez vécu est extrêmement difficile. Il n'est donc pas illogique qu'aujourd'hui que vous ressentiez ces phases que vous qualifiez de "down". S'évertuer à rechercher les causes est habituel dans notre culture. Cependant aujourd'hui, il est important de vous aider à sortir de ces phases sans forcément chercher les causes. C'est ce que nous pratiquons en thérapie brève selon le modèle de Palo-Alto. Nous examinons ce qui est un problème pour vous "ici et maintenant" et nous agissons en vous prescrivant des tâches entre 2 séances.

Lydie Frappier Psy sur Lyon

1 réponse

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30 MARS 2026

Bonjour
Il est possible que vos psys antérieurs aient tous raison.
Il n'y a rien d'anormal à avoir des diagnostics légèrement différents quand il s'agit de parler de notre self.
Le diagnostic signifie poser des mots sur un problème.
Je vois que vous avez l'énorme capacité à laisser parler votre inconscient et en même temps c'est cela qui vous fait peur.
Il y a une différence immense entre les pensées et le passage à l'acte. C'est ce qui fait de nous des êtres humains.
Courage

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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30 MARS 2026

Bonjour,

Merci pour votre message.
Je vais vous répondre de manière claire, car ce que vous décrivez est impressionnant à vivre… mais aussi très compréhensible dans sa logique.



Eric Oignet Psy sur Herblay

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