Pensées intrusives violentes et inquiétantes

Réalisée par LL · 19 juil. 2025 Aide psychologique

Bonjour,

Je vous écris aujourd'hui car depuis plusieurs années maintenant (peut-être 3), j'ai des pensées intrusives très désagréables et très violentes.
En effet, sans que je ne m'y attende, je me retrouve à "subir" (car totalement indépendant de ma volonté) des flashs mettant en scène des membres de ma famille dans des situations plus qu'horrifiante.
Cela m'inquiète car il faut savoir que j'ai une très petite famille (nous somme à 4 avec moi incluse) et ce sont les seules personnes au monde que j'aime de manière inconditionnelle, extraordinairement profonde et sincère. Dès que je suis loin d'eux, je ne me sens pas forcément à l'aise et si je me trouve dans une situation plaisante de joie et/ou d'amusement, je ressens l'envie de leur demander de venir se joindre à moi, car les voir heureux m'illumine et me fais énormément de bien. Peut-être que cet amour est dû au fait que j'ai été surprotégée toute mon enfance (étant une fille) et que le plus grand pourcentage de ma vie et des moment heureux que j'ai passé ai été avec eux? Malgré tout, cela n'explique point pourquoi j'ai des pensées si récurrentes les incluant.
Parfois, sur la route en étant en voiture, je peux imaginer untel se faire écraser par un camion ou une voiture, untel se prendre une balle, untel se faire torturer, etc... (et je modère les exemples sur ce forum mais il y a bien pire). Ce sont des situations qui sont aussi très détaillées, très réalistes, vraiment trop. Parfois, ça peut être des éléments extérieurs qui leur font du mal, et parfois (peut-être même souvent) c'est moi...
Je n'y comprends rien. Pourquoi? Pourquoi ai-je des visions aussi cruelles envers des membres que j'aime tant?
Ces pensées peuvent survenir à n'importe quel moment. Dans la joie, la tristesse, la colère ou le stress(le plus souvent) et quand elles surviennent, je ferme les yeux fermement et m'incite à me reprendre mentalement. Au début, je disais "chuuut" dans ma tête afin de me calmer, en quelques sorte. Mais au fur et à mesure, les chut sont devenus agressifs et se sont transformés en "ferme là" ou "ta gueule". Généralement aussi, je me ronge la peau des lèvres et des ongles (mais ça fait depuis bien plus longtemps, près de 6/7 ans, depuis le collège) dès que je me sens stressée mais bien évidemment, ça n'arrange rien. Aussi, en imaginant chaque pensée, j'essaie de leurs faire prendre une autre tournure, de changer la vision et de la modifier afin qu'elle deviennent positive, anodine. Mais ça ne me fait pas oublier la vision de départ, la plus agressive.
Je suis tellement effrayé par moi-même et ce que je me surprends à penser. Pourtant je suis quelqu'un de bienveillante. J'aime aider, j'aime voir les autres heureux même si moi je ne le suis peut-être pas. Je suis aussi capable de me sacrifier pour la réussite, la santé ou la vie de ma famille, car ils compte énormément pour moi.
La chose est que dans moins de 2 mois, je vais devoir quitter mon département natal pour aller entamer mes études et je ne suis pas sereine. Dans un premier temps, ces pensées me font tout le temps m'inquiéter de leur sécurité et de leur situation. Si je ne suis pas avec eux, je les appelle pour savoir si ils vont bien, ce qu'ils font et/ou leur programme de la journée pour que je sache si ils seront en sécurité ou si ils auront besoin de mon aide.
Dans un second temps, j'ai peur de me demander : ai-je envie de faire du mal à mes proches? Mais même cette questions me semblent absurde et surréaliste! J'ai l'impression d'être un monstre alors que dans cette unique représentation je ne me reconnais pas.
Peut-être est-ce le stress et/ou l'anxiété? Oui, certes je suis souvent quelqu'un d'angoissée et d'anxieuse et j'ai pas mal de difficultés à gérer mon stress constant. Mais que ça aille jusque-là? J'ai atteint la majorité depuis peu donc étant jeune, j'ai du mal à me dire que ce soit mon "stress" qui me provoque ces flash horribles. Je ne me souviens pas avoir vécu des traumatismes qui les justifieraient (à part l'harcèlement en primaire). J'ai pensé aux quelques corrections physiques que j'eu reçue dans mon enfance quand je faisais de "grosses bêtises". Toutefois, elles n'étaient clairement pas cruelles, pas au point que j'en sois impactée ainsi.
Depuis 1 mois et demi, je prends des comprimés de magnésium et d'Ashwaganda (non prescrits) pour mieux gérer mon anxiété et baisser mon taux de cortisol, mais je ne vois pas tant d'amélioration que j'espérais. En tout cas, clairement pas pour les pensées intrusives.
Auriez-vous des conseils à me donner? Des points que je puisse creuser afin de trouver la source de ces pensées?
Cette situation devient plus que désagréable et je souhaite m'en sortir.
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Meilleure réponse 20 JUIL. 2025

Bonjour,

Vos pensées intrusives semblent être le signal d'un réel en jeu pour vous, à savoir le surgissement de la question de la mort, caractérisée par la séparation, la perte et la possibilité que cela arrive.

Cette question de la mort s'impose à vous, fait intrusion, et vous ne pouvez pas la faire taire (les "chut"). C'est l'une des questions centrales de l'être humain et elle se manifeste visiblement ainsi chez vous. Peut-être vous interrogez-vous d'ailleurs depuis bien longtemps...

En parler vous permettrait de savoir y faire avec l'angoisse qui surgit face à la question de la mort.

Bien à vous,
Karin Walter

Karin Walter Psy sur Tours

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28 JUIL. 2025

Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps d’écrire ce message si dense et si sincère. Je sens, à travers vos mots, une vraie détresse… mais aussi une grande une conscience de ce que vous traversez, et une immense tendresse pour votre famille.

Ce que vous décrivez, ces pensées intrusives violentes, répétitives, incontrôlables, est souvent profondément angoissant. Surtout quand elles concernent ceux qu’on aime le plus. C’est ce qui rend ces images si effrayantes c’est qu’elles vont à l’encontre de ce que vous ressentez profondément.

Et c’est justement là qu’il est important de faire la distinction entre ce que l’on pense et ce que l’on est. Ces pensées ne sont pas le reflet de votre volonté, ni de votre désir caché. Elles semblent plutôt être l’expression d’une angoisse profonde, d’un stress chronique, peut-être aussi de tensions accumulées, et d’un amour si fort qu’il devient parfois étouffant ou trop chargé pour être contenu.

En Gestalt-thérapie, nous accueillons toutes les parts de l’expérience : le visible et l’invisible, l’agréable et le dérangeant. Nous ne cherchons pas à “éliminer” ces pensées, mais à écouter ce qu’elles viennent dire, dans un cadre contenant, bienveillant et sans jugement. Ces images, aussi insoutenables soient-elles, sont souvent des formes de langage du psychisme quand il est dépassé ou saturé.

Vous semblez aussi très seule avec tout ça. Et pourtant, vous êtes là, à écrire, à chercher à comprendre, à transformer, à rester en lien avec votre bienveillance. C’est déjà un acte de courage et de soin envers vous-même.

Je ne peux pas vous dire ici ce qui est à l’origine exacte de ces pensées. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’elles méritent d’être accompagnées, tout comme votre angoisse, votre amour intense, et peut-être ce besoin de tout contrôler pour protéger. Vous avez tout à fait le droit de demander de l’aide, surtout dans cette période charnière de votre vie (le départ des études, l’éloignement familial, l’entrée dans l’âge adulte). Ce que vous vivez n’est pas un caprice, ni une “folie” : c’est une souffrance qui a besoin d’être écoutée avec délicatesse.

Si vous le souhaitez, je serai disponible pour en parler avec vous. Vous n’êtes pas seule.

Avec tout mon respect pour votre humanité et votre courage,

Fatima Moustakime
Gestalt praticienne

Fatima MOUSTAKIME Psy sur Le Raincy

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22 JUIL. 2025

Bonjour LL,

Ces pensées intrusives très dérangeantes et qui vous surprennent par leur contenu violent sont le signe d’une phobie d’impulsion qui parle de votre anxiété générale à laquelle s’associe probablement les peurs de la séparation et l’éloignement qui s’annoncent.

Étant donné le degré de votre anxiété il me semble qu’il vous serait difficile de vous en sortir seule.
Une thérapie de type TCC peut vous permettre de réduire ce stress permanent.

Dans tous les cas, ne rentrez pas en dialogue avec les pensées intrusives, mais laissez les partir tout en vous focalisant l’attention sur quelque chose d’autre (objet, parfum, image extérieure,…).

Je vous souhaite de réussir à bien vivre les changements de vie qui viennent et de vous débarrasser de ces pensées qui vous pèsent.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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21 JUIL. 2025

Bonjour,

Ces pensées violentes ne signifient pas que vous avez envie de faire du mal. Elles expriment peut-être quelque chose de très fort en vous, qui n’arrive pas à s’exprimer autrement. Vous avez fait comprendre que vous êtes prête à vous sacrifier pour les autres, que leur bonheur compte plus que le vôtre… Cela peut être l’occasion de vous poser des questions essentielles : et moi, dans tout cela ? Qu’est-ce que je ressens, moi ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Est-ce que je me respecte autant que je respecte les autres ?

Parfois, lorsqu’on étouffe ses émotions, ses envies ou même ses colères (parce qu’on pense ne pas avoir le droit de les ressentir), le corps et l’inconscient cherchent d’autres moyens de faire remonter ce qui a été trop longtemps contenu. Les pensées que vous décrivez peuvent alors apparaître comme des images symboliques d’une colère refoulée, ou d’un besoin d’exister davantage pour vous-même et pas uniquement pour les autres.

Vous êtes une jeune femme avec beaucoup d’amour à donner, mais aussi peut-être avec une forme de fatigue intérieure liée au fait de vouloir tout porter, tout contrôler, tout protéger.
Voici quelques questions que vous pourriez explorer pour mieux vous comprendre :
- Est-ce que je m’autorise à exprimer ma colère ?
- Est-ce que je me sens libre de dire non à mes proches?
- Est-ce que je fais des choses uniquement pour moi, sans penser aux autres ?
- Est-ce que je sais ce qui me fait du bien, indépendamment des besoins de ma famille ?

Ces questions peuvent vous aider à vous recentrer doucement sur vous-même. Vous êtes à une étape importante de votre vie (le départ pour les études), où il devient nécessaire de prendre un peu de distance avec le cocon familial. C’est une transition normale, mais elle peut générer de l’angoisse, surtout lorsqu’on a toujours vécu dans un lien très fusionnel. Cette étape peut aussi vous permettre de vous construire en tant que personne à part entière.

Concernant le magnésium et l’ashwagandha : ce sont en effet de bons soutiens naturels contre le stress. Vous pourriez également envisager des plantes comme la passiflore ou la rhodiola, qui agissent en synergie avec le magnésium ( il est toutefois important de choisir une forme adaptée, notamment le bisglycinate ou le L-thréonate, qui sont plus efficaces pour apaiser le système nerveux). Un naturopathe ou pharmacien pourra vous guider dans ce choix.

Cela dit, les compléments à eux seuls ne peuvent pas transformer ce que vous vivez à l’intérieur. Ce que vous ressentez mérite un espace où cela puisse être entendu, accueilli, et mis en mots. Une thérapie pourrait réellement vous aider à sortir de ce cercle de pensées angoissantes, à vous écouter davantage, à vous faire confiance, et à vous choisir.

Si vous ne vous sentez pas encore prête à commencer une thérapie, vous pouvez déjà vous tourner vers certains livres, qui permettent de mieux comprendre ce que vous ressentez et de poser un premier regard plus doux sur vous-même. Voici quelques lectures accessibles et profondes que je peux vous recommander :
- « Ces pensées qui me font souffrir » de Christophe André et Matthieu Ricard : un livre clair pour comprendre l’origine des pensées intrusives, et apprendre à ne plus s’y identifier.
- « Imparfaits, libres et heureux » de Christophe André : pour mieux se comprendre, se déculpabiliser, et sortir du perfectionnisme.
- « Je pense trop » de Christel Petitcollin : utile si vous avez tendance à sur-analyser, à ruminer, ou à avoir du mal à apaiser votre mental.
- « Avoir le courage de ne pas être aimé » de Ichiro Kishimi & Fumitake Koga : une réflexion douce mais puissante sur l’indépendance émotionnelle, l’acceptation de soi, et la relation aux autres.
- « Le piège du bonheur » de Russ Harris : un guide simple et très concret pour sortir des cercles de pensée anxieuse et construire une vie qui a du sens.

Ces livres ne remplacent pas un accompagnement professionnel, bien sûr, mais ils peuvent déjà vous aider à prendre du recul, à vous apaiser, et à commencer à mieux vous connaître.

Prenez soin de vous,
Ekaterina

Ekaterina Fridman Psy sur Colomiers

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21 JUIL. 2025

Bonsoir,

La question qui se pose en premier lieu est de savoir si ce sont des flashs ou simplement des pensées intrusives.
Il semble qu'il s'agisse plutôt de pensées imaginatives que vous concoctez vous même de façon plus ou moins inconsciente. Cela traduit une personnalité anxieuse qui essaie de contrôler de manière maladroite ses angoisses en imaginant toujours le pire, et de préférence le plus opposé à ce que vous êtes en réalité.
Il ne faut surtout pas discuter avec ces pensées ni chercher à les contrôler. Il faut les laisser passer comme quelque chose qui vous traverse et qui s'en va, comme si cela venait d'une autre personne et ne vous concernait pas.
Plus vous resterez dans ces pensées et plus vous alimenterez votre angoisse.
Par ailleurs vous êtes confrontée à une séparation de votre milieu familial qui a toujours été là pour vous. C'est cette perspective de séparation qui augmente votre stress et crée ces pensées.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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21 JUIL. 2025

Bonjour,

Il est fort probable que ces pensées soient issues de vos angoisses et vos peurs que vous projetez sur vos proches. C’est une façon de vous faire mal à travers le mal que vous leur inventez, tout comme vous vous mangez la peau.
Je vous suggère fortement de consulter un thérapeute qui pourra vous aider à canaliser ses angoisses et donc ainsi à diminuer ces images surement traumatisantes. Ne restez pas seule en tout cas avec cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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21 JUIL. 2025

Bonjour,
A vous lire, vous fonctionnez clairement dans un schéma de dépendance, ainsi qu'un schéma de vulnérabilité pour ne citez que ceux là...

Je vous encourage vivement à consulter rapidement afin de comprendre et traiter tout ce que vous évoquez.

Vous dites également : "J'ai pensé aux quelques corrections physiques que j'eu reçue dans mon enfance".
Cela peut avoir un impact traumatique beaucoup plus important que vous ne croyez.

Mon approche hypnotique et psychocorporelle est pertinente pour explorer tout cela (voir mon profil).

Mes questionnaires clinique permettent d'évaluer précisément les schémas dysfonctionnels entre autres...

Restant à votre écoute,
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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21 JUIL. 2025

Merci pour votre message. Ce que vous décrivez semble vraiment lourd à vivre et je trouve que c’est une très bonne chose que vous ayez eu la force d’en parler ici.

Les flashs ou pensées intrusives autour de la souffrance ou de la mort de vos proches peuvent être compris comme l’expression de cette peur de perdre les figures d’attachement. Ils peuvent aussi témoigner d’un conflit intérieur entre votre besoin d’indépendance et une loyauté inconsciente envers votre famille. Ce genre de manifestations, même si elles peuvent faire très peur, sont souvent une manière pour le psychisme d’exprimer une tension qui n’a pas encore trouvé de mots.

Vous mentionnez ne pas avoir vécu de trauma à proprement parler, et c’est important de le prendre en compte. Mais il arrive aussi que certaines expériences soient minimisées ou difficilement identifiables comme traumatiques, en particulier quand elles se sont produites tôt dans la vie ou dans un contexte perçu comme « normal ». Parfois, il peut même y avoir des zones de flou ou des sortes de "blackouts", où la mémoire s’est mise en retrait pour protéger. Une autre piste possible peut aussi concerner ce qu’on appelle la transmission transgénérationnelle. Il arrive que certains vécus, certaines peurs ou charges émotionnelles se transmettent inconsciemment d’une génération à l’autre, et viennent s’exprimer chez nous sous des formes parfois très intenses, sans que cela ait forcément été vécu directement.

Au vu de ce que vous racontez, j’ai vraiment le sentiment qu’il y a une augmentation de l’intensité des symptômes, et que la manière dont vous les vivez devient de plus en plus difficile. C’est pour cela que je pense qu’il serait vraiment important que vous puissiez trouver de l’aide. Ce genre de vécu peut évoluer dans des directions très différentes, et être accompagnée permet d’y mettre du sens, de relier ces éléments parfois épars, et de retrouver un peu de paix intérieure. Le fait que vous veniez en parler ici est déjà un pas important, et dans la perspective de votre départ, je crois qu’un accompagnement professionnel pourrait vraiment vous soutenir dans cette transition.

Bon courage

Maël Jourdan, thérapeute en présentiel et en ligne. Première séance en ligne gratuite

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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21 JUIL. 2025

Bonjour,
Il vous serait de revenir à du plus concret. Et si vous essayiez de prendre un rdv avec un psychothérapeute comportementaliste!
Cela pourrait vous aider à vous sentir plus apaisé.
Bien à vous
Inès AVOT Gestalt thérapie

Inès Avot Psy sur Aire-sur-la-Lys

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21 JUIL. 2025

Bonjour LL,

Tout d'abord, bravo de faire cette démarche! C'est la première étape vers la guérison.

Les pensées intrusives peuvent avoir différentes sources. Elles peuvent venir de traumatismes personnels (ce qui ne semble pas être votre cas), de traumatismes transgénérationnels, ou de peurs alimentées par des blessures émotionnelles.

Les traumatismes transgénerationnels seraient ceux de vos aïeux qui vous auraient été transmis par vos parents. L'épigénétique explique bien le phénomène. Savez-vous si dans votre famille, il y a eu des incidents similaires à ceux de vos pensées intrusives? Dans ce cas ce sont des peurs qui ne vous appartiennent pas mais qui vous font vivre beaucoup de stress.

L'autre piste est celle des blessures émotionnelles. Selon Lise Bourbeau, il y a 5 blessures émotionnelles: la trahison, l'injustice, le rejet, l'abandon et l'humiliation. Toutes les personnes ont au moins 4 de ces blessures à des degrés divers (toutes sauf la blessure de l'humiliation). Par exemple, la blessure d'abandon peut engendrer ce type de peurs et conduire à des pensées intrusives avec des scénarios catastrophe qui tournent en boucle.
La peur de la séparation prochaine avec votre famille pour faire vos études peut également amplifier le phénomène.

Un accompagnement psychologique me semble indiqué afin de vous aider à trouver la source de vos peur et de diminuer le stress et les pensées intrusives.

Chaleureusement,
Sandra Maignant


Sandra Maignant Psy sur Lagord

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20 JUIL. 2025

Bonjour et merci pour votre sollicitation. En lisant votre retour sur votre perception et votre interprétation de votre récit, je perçois plusieurs schémas qui entraînent ce type de pensée. Vous fusionnez émotionnellement avec votre famille et vous en êtes dépendante. Ce qui crée en vous beaucoup de confusion et donc des émotions de peur (la peur de perdre le soutien extérieur), de l'anxiété et des angoisses abandonniques. Les pensées qui vous animent sont le reflet de cette peur de perdre ses liens d'attachements fusionnels de sécurité. Ce sont eux qui vous sécurisent en permanence. Comme vous le savez, tout a une fin, alors vous angoissez à l'idée de perdre (votre famille) ses liens d'attachements, de sécurité un jour. Dans votre situation, on peut aisément comprendre que vous avez grandi avec un sentiment d'insécurité non transformé, peut-être à la suite d'un rejet / d'un abandon, d'une injustice, d'une humiliation… ou bien d'un handicap à la naissance ou autres (décès, deuil non résolu, etc.), (voir votre histoire personnelle et les fondations de l'être). Vous êtes resté en "mode enfant vulnérable". Ce schéma se lie à d'autres schémas, comme celui de : je ne sais pas qui je suis, je n'ai pas eu assez (d'affection), je me sens imparfaite (ce n'est jamais assez…) / honteuse, vulnérabilité aux préjudices et aux maladies, dépendante / incompétence (avoir besoin d'une aide extérieure : le soutien extérieur), de l'anxiété et des angoisses abandonniques, une Restriction de l'autonomie et de la capacité à transformer, des carences affectives, de la méfiance et une très grande peur d'être abusé, peur de l'abandon / rejet et instabilité émotionnelle, orientation vers les autres (le sacrifice, "le sauveur", et la soumission : la victime), l'hypervigilance, la peur de la séparation, une sensibilité exacerbée (l'origine de la fusion émotionnelle). Ce ne sont pas, seulement, les émotions à calmer, mais les schémas à transformer, sinon les émotions reviennent dès qu'un déclencheur fera son apparition. Je vous invite à vous investir dans un accompagnement de la transformation de vos mémoires et de vos schémas, afin d'apaiser votre quotidien. Je reste à votre écoute. Bien à vous, Jonathan Desjours — coach et thérapeute de l'inconscient.

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

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20 JUIL. 2025

Bonjour LL,

Ce que vous décrivez, ces pensées violentes, envahissantes, incontrôlables ressemble beaucoup à ce qu’on appelle effectivement des pensées intrusives et peuvent avoir un caractère obsessionnel. C’est ce que l’ont appelle une phobie d’impulsion.

C’est plus fréquent qu’on ne le croit, surtout chez les personnes très sensibles, anxieuses, et avec un fort attachement émotionnel.
Le fait que ces pensées vous choquent et vous inquiètent autant est justement le signe que vous ne les désirez pas.
Elles ne disent pas qui vous êtes, elles expriment plutôt un trop-plein, une peur de la perte, de la séparation, de l’impuissance.

On pourrait dire que votre cerveau, sous tension, génère le scénario catastrophe pour tenter de garder le contrôle.
Ce mécanisme, épuisant et très anxiogène, peut se traiter.

Je vous encourage vivement à consulter un spécialiste (dans la gestion de l’anxiété ou des troubles obsessionnels).

Si je peux me permettre, ce que vous vivez n’est pas de la folie, ce n’est pas dangereux, et vous n’êtes très certainement pas un monstre.

Ce n’est pas votre volonté qui est en cause, mais votre système nerveux en surcharge, vous avez besoin d’apaisement, d’accueil, et de repères stables.

Il y a des solutions. Vous n’avez pas à vivre cela seule.

Bien à vous,
Stéphane Eguienta

Stephane Eguienta Psy sur Paris

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20 JUIL. 2025

Bonjour LL,
Tout d’abord merci pour votre précision et votre sincérité, même si vous êtes protégé par l’anonymat cela ne doit pas être évident d’exposer cela.

Il est difficile d’entrée dans les détails mais ce que vous décrivez ressemble à des pensées intrusives obsédantes. Vous semblez être consciente de l’irrationalité de ces pensées et pourtant vous ne parvenez pas à vous en détacher ce qui renforce votre angoisse et probablement un sentiment de culpabilité chez vous.

Très souvent ce type de pensées intervient chez des personnes ayant été exposées à un grand stress mais aussi chez des individus vulnérables psychologiquement (anxiété, dépression…).

Il existe plusieurs solutions en termes de thérapie : - Les thérapies analytiques visant à aller chercher la source de ces pensées et comprendre pourquoi elles interviennent à ce moment de votre vie. Comprendre pour mieux déconstruire ce fonctionnement qui vous perturbe.

- Les thérapies cognitivo-comportementales visant à se concentrer sur le problème actuel pour permettre à l’individu de le dépasser.

J’espère vous avoir donné quelques pistes et je vous souhaite un très bon dimanche.

Ludovic Mattei, Psychanalyste.

Ludovic Mattei Psy sur Marseille

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