Père incestueux qui ne s'en rend pas compte

Réalisée par GraineDeNuit · 2 mars 2026 Aide psychologique

Bonjour

J'ai 27 ans, je me suis toujours bien entendu avec mes parents. Mais il y a 2 jours j'ai brutalement pris conscience que mon père a une vision de moi et de mon corps, incestueuse.
Exemple, jusqu'à il y a tout juste 1, 2 ou 3 ans je ne sais plus exactement, quand je le charriais ou envoyait des piques (on fait beaucoup ça dans ma famille par humour) il me "punissait" par une claque sur les fesses. Si j'enlève ma veste parce que j'ai chaud, il siffle comme un macho sifflerait une femme dans la rue. Si j'ai un décolleté qui baille un tant soit peu, il me dit "Attention quand tu te penche" sur un ton de "Ha ha, j'ai tout vu", voire il me dit ouvertement "J'ai tout vu. Et tu es une très belle femme". Et QUAND je fais attention en me penchant parce que je sais quand le décolleté baille (on le sait quand on s'habille nous les femmes, on est pas débiles), il fait "semblant" de vouloir mater mes seins. Il m'a déjà dit que j'étais "bien foutue".
Quand j'ai envie de bien m'habiller, je sais que ma mère va me dire "Tu es toute mimi" et passer à autre comme une personne normale (compliment réel et agréable). Mon père, lui, ça va être le regard langoureux qui va de haut en bas, un regard traînant sur mon visage et un "T'es jolie ma fille", langoureux.
Il fait de la photographie et fait régulièrement des blagues sur la fameuse "photo sous la douche". ça, c'est une chose qu'il fait aussi avec ses amies, qui sont d'une autre génération que la mienne donc pas encline à se défendre réellement face à ce genre d'attaques sexuelles.
Et aussi quand il voit une femme dans la rue il dit "Bonjour mademoiselle" sur un ton dragueur sans que la femme en question ne l'entende, ou bien "Oh une gazelle" si madame est en train de courir.
Avec ma mère on lui a déjà dit plusieurs fois qu'il n'a pas a faire ces choses-là, que c'est sexualisant, irrespectueux et compagnie mais il veut rien entendre. Si lui ne voit pas de problème, il le fait peu importe ce que nous, les femmes, en pensons.
J'ajoute qui veut mettre les mains sur les fesses de ma mère dès que celle-ci se penche en avant. Systématiquement. Son grand truc c'est de faire le geste et après de dire "J'ai juste fais le geste, je ne l'ai pas fait vraiment donc ça ne compte pas". Et là aussi, pas moyen de lui faire regarder en face que c'est déjà trop, qu'il n'a pas à avoir ce genres d'idées, ni a montrer qu'il a des envies dérangeantes comme ça.
Dès qu'on lui en parle, soit il se braque, soit il fait l'enfant en rigolant, en ridiculisant ce qu'on lui dit, en disant "Je t'aime ma chérie" ou bien "Mais non t'es pas fâchée". Ce qui montre que ce qu'il veut, ce n'est pas notre confort à ma mère et moi, mais le sien. Et après il nous dit "Mais non je suis pas comme ça". Bref, le cliché du macho qui trouve ça terrrrrrible quand les autres hommes font ça mais normal quand c'est lui et qui refuse de le voir en face. Et sa plus grande excuse c'est "Il y en a qui font bien pire".
Forcément, je ne supporte pas qu'il me touche, (hors, il est très tactile avec les femmes, pas avec les hommes bien sûr), cela fait entre 10 et 15 ans que je le lui dis, que ma mère lui dit d'arrêter de me toucher et il ne le respecte pas. Parfois j'ai même droit à des câlins et bisous forcés.
J'en ai parlé à mon frère (aîné de 3 ans) pour lui demander si notre père avait fait la même chose avec lui. Il est totalement de mon côté et est prêt à rentrer dans le lard à mon père contre ça.
Donc j'aimerai savoir comment stopper cette situation, sans débordement de préférence.
Je crains que le "pétage de câble" d'au moins 1 personne dans la famille ne soit nécessaire, sachant que, d'expérience, les seules fois où j'ai réussi à stopper 1 de ses comportements (les fessées) c'est en le choquant. Cet été, j'ai dû lui dire "Une agressions sexuelle sur ta propre fille, ce n'est pas drôle. Il faut que tu règles ton problème avec le corps des femmes, en particulier le mien." Il n'y a pas répondu mais il a arrêté définitivement les fessées. Mais continue le reste.

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Meilleure réponse 4 MARS 2026

Bonjour GraineDeNuit,

Merci pour votre question, et votre témoignage qui est prenant.

Pour commencer, j'aimerais être sûr que vous allez vraiment bien. Vous racontez tout cela avec une certaine distance. Soit cela signifie que cela ne vous atteint pas tellement, et c'est tant mieux ! Soit c'est une manière de vous protéger - surtout que vous vous exposez sur un forum, et c’est compréhensible. Dans ce cas, il est possible qu'en réalité, tous ces comportements aient des conséquences importantes pour vous, par exemple sur l'estime de vous-même, ou votre image. Vous allez peut-être en prendre conscience petit à petit. Je me permets d'évoquer d'abord votre santé psychique parce que cela me paraît plus important que les problèmes de votre père, dont le comportement est choquant, mais qui, visiblement, ne s'interroge pas beaucoup sur lui-même…

Justement, au sujet de votre père, il faut distinguer ce qui relève des limites que vous voulez lui poser (à raison !!!), et du travail qu'il devrait faire sur lui-même.

Sur ce deuxième aspect, mon opinion est que vous ne pouvez probablement pas faire grand-chose. L'expérience des psys montre qu'on ne peut pas vraiment soigner quelqu'un qui ne le souhaite pas. En revanche, il est possible qu'il finisse par aller voir un thérapeute si cela fait partie des exigences que votre mère, ou vous-même lui posez. Mais vous n'en êtes pas là, semble-t-il. Ce sont donc d'autres limites qu'il faut envisager.

Vous écrivez que vous ne voudriez pas de débordement, ce que je peux tout à fait comprendre. Et cette précision mérite qu'on s'y attarde. Elle s’ajoute au fait que vous avez accepté tous comportements durant ces années, avant cette prise de conscience toute récente. Je ne remarque pas du tout cela pour que vous le reprochiez (certainement pas !), mais je me demande si on ne doit pas y voir le signe d’une éventuelle peur du conflit.

Attention ! En écrivant ceci, je ne veux surtout pas suggérer que vous êtes le problème. Absolument pas ! Le comportement de votre père est extrêmement problématique (pour ne pas dire plus…). Mais le premier levier sur lequel vous pouvez agir est vous-même. Face à lui, et face à d’autres hommes, il est important que vous puissiez poser des limites. Or, malheureusement, il est souvent nécessaire d’être ferme, et de supporter les débordements et les conflits, pour que nos limites soient respectées.

En l’espèce, j’ai l’impression qu’être ferme avec votre père n’est pas évident – ce qui est très fréquent et bien compréhensible. Vous l’avez été pour les fessées, et cela a fonctionné (bravo !!!). A mon avis, l’idée est de continuer dans cette voie pour mettre fin aux autres comportements qui vous concernent et vous dérangent.

Pour le moment, je ne me battrais pas contre les remarques qu’il fait aux autres femmes. Evitez, dans un premier temps, les affirmations générales sur ce qui est dégradant pour les femmes (même si vous avez raison sur le fond). Commencez par lui faire intégrer ce que VOUS ne tolérez pas pour VOUS-MÊME. Car je pense qu’il vaut mieux appréhender les comportements les uns après les autres, et à partir de ce que cela VOUS fait. C’est une femme concrète qui lui dit non. Et, surtout, c’est sa fille. On peut espérer que cela va l’aider à s’arrêter. Quant à la manière de poser de vos limites, cela peut passer par le fait de quitter la pièce, ou la maison, tant qu’il n’a pas présenté ses excuses, et dit qu’il ne recommencera pas. Quitte à le faire autant de fois que nécessaire. J’imagine qu’il aime bien être avec sa fille. Si les moments avec vous sont systématiquement interrompus lorsqu’il se comporte mal à votre égard, il changera peut-être d’attitude. Et si ce type d’exigences à son égard vous paraît impossible à demander, il est peut-être bon de consulter pour travailler sur la relation avec votre père.

J’espère que cette réponse, et les autres qui vous seront apportées sur ce forum vous aideront. Il me semble en tout cas que vous êtes sur la bonne voie. Bon courage !

Philippe Lemoyne
Praticien en psychothérapie – Thérapeute de couple
En ligne / A Aix-en-Provence

Philippe Lemoyne Psy sur Aix-en-Provence

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7 MARS 2026

Bonjour,

Bravo pour votre courage. et Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant une situation aussi difficile.
Ce que vous décrivez est sérieux et vos ressentis sont totalement légitimes.
Les comportements que vous évoquez : claques sur les fesses, regards insistants, commentaires sur votre corps, ne sont pas acceptables, et même lorsqu’ils sont présentés comme de l’humour, ils parlent de vos limites et de votre intimité.

Il est normal que ces comportements génèrent de la colère, de la peur et un sentiment de perte de contrôle. Vous avez le droit de définir des limites claires et de les faire respecter, sans avoir à justifier vos ressentis.

Voici quelques pistes pour agir de manière sécurisée et protéger votre intégrité :

- Clarifier vos limites de façon ferme et répétée : par exemple pas de commentaires sur votre corps, pas de gestes sexualisés.
- Maintenir une distance physique et émotionnelle autant que possible.
- Préparer une réponse claire et structurée : indiquer ce qui est inacceptable, l’impact sur vous et les conséquences si le comportement se répète .
- Chercher un soutien professionnel : un psychologue ou thérapeute pourra vous aider à poser vos limites, à gérer l’impact émotionnel et à élaborer des stratégies sécurisées.

Vos sentiments sont justifiés. Il est essentiel de vous protéger, de vous faire entendre et de restaurer un espace sûr pour vous. Vous n’êtes pas responsable du comportement de votre père, et vous avez le droit de vous faire respecter pleinement.
Vos demandes sont saines et légitimes.
Bon courage,

Je suis disponible si vous besoin.


Bien à vous,
Amina BENZIDOUR

Amina Benzidour Psy sur Montreuil

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7 MARS 2026

Bonjour,
En effet, votre père semble être un vrai macho.
Mon interrogation est quel est le motif de votre message ? Car on ne peut pas changer son père qui est dans le déni, sauf faire une séance de thérapie familiale. La présence d'un tiers professionnel peut changer la donne.
Mais en ce qui vous concerne, cela vous affecte t-il ? Avez vous un petit copain ? Comment se passent vos relations amoureuses/sexuelles ? Vivez vous toujours chez vos parents ?

En gros, quel est l'impact du comportement de votre père sur vous ?
Mais je trouve votre mère un peu faible au vu de tout ce que vous raconté, comme assujettie...

Je vous encourage à consulter pour vous dégager de tout sentiment de honte ou d'autres choses.

Restant à votre disposition (voir mon profil)
Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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7 MARS 2026

Bonjour,

Les situations que vous décrivez soulèvent une question importante de respect des limites et de la place de chacun dans la relation entre un parent et son enfant.

Les remarques sexualisées, les regards appuyés, les gestes comme les claques sur les fesses ou les contacts physiques non désirés brouillent les frontières générationnelles qui devraient normalement rester très claires dans une relation parent-enfant.

Il est important de rappeler une chose simple : personne, y compris un parent, n’a de droit sur votre corps. Le respect du consentement et des limites personnelles devrait être une base dans toute relation.

Le point central dans votre récit est que vous avez déjà exprimé votre inconfort à plusieurs reprises, et que ces limites ne sont pas réellement entendues. Le fait d’avoir posé une parole très claire concernant les "fessées" a d’ailleurs eu un effet : ce comportement s’est arrêté. Cela montre que votre parole peut avoir un impact lorsqu’elle est posée fermement.

Pour la suite, il peut être utile de rester sur cette ligne : nommer clairement la limite, sans chercher à convaincre ou à débattre de ses intentions. Par exemple : « Je ne veux plus de remarques sur mon corps ni de gestes de ce type. » Si la limite est franchie, vous pouvez aussi vous autoriser à vous retirer de la situation.

Le soutien de votre frère peut également être précieux, non pas dans un affrontement, mais dans le fait de rappeler ensemble ce cadre. Parfois, lorsqu’un comportement est nommé par plusieurs membres de la famille, cela peut aider à faire évoluer la situation.

Votre malaise est légitime et mérite d’être entendu et respecté.

— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel

Olivier Cordier Psy sur Marly-le-Roi

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4 MARS 2026

Bonjour,

Votre prise de conscience est importante et votre malaise mérite d’être pris au sérieux. Même si votre père présente ces comportements comme de l’humour, ce qui compte ici est votre ressenti. Vous avez clairement exprimé que ces gestes et ces remarques vous mettent mal à l’aise, et cela devrait être respecté.

La question centrale est celle des limites. Vous avez le droit de dire que certains comportements ne sont plus acceptables pour vous. Une limite posée n’a pas à être minimisée ni tournée en dérision. D’ailleurs, vous avez déjà constaté quelque chose d’essentiel : lorsque vous avez été très claire et ferme sur les fessées, ce comportement a cessé. Cela montre que votre parole peut avoir un réel impact lorsqu’elle est posée sans ambiguïté.

L’enjeu est donc de continuer à affirmer ces limites pour protéger votre intégrité et votre confort, sans vous sentir obligée de tolérer ce qui vous blesse.

Si vous le souhaitez, je peux bien sûr vous accompagner pour travailler ces questions de limites et vous aider à trouver une manière de vous positionner qui vous protège.

Bien à vous.

Delphine Bailly — Psychopraticienne

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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4 MARS 2026

Bonjour Madame,

Sachez que vous êtes dans le "vrai" ; Ces situations correspondent bien à des comportements sexualisés et intrusifs. Le fait que cela vous mette mal à l’aise suffit à légitimer votre ressenti. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait “pire” pour que ce soit problématique.

Votre père semble minimiser et tourner en dérision lorsque vous posez une limite. Cela indique moins une incompréhension qu’une difficulté à accepter la frustration et la remise en question.

La position la plus contenante, est la fermeté simple :
formuler une limite claire, sans vous justifier, puis vous retirer si elle n’est pas respectée. Par exemple :
« Ce commentaire est déplacé. »
« Ne me touche pas. »

Sans débat. Sans argumentation. La répétition calme est souvent plus efficace que l’explosion.

Enfin, vous n’avez pas à protéger son confort au détriment du vôtre. Poser une limite n’est pas agresser, c’est vous protéger.

Poursuivez vos efforts!

Bon courage,

Perrine GOUGLER
Dîplomée d'un Master de psychologie clinique Américain

Perrine Gougler Psy sur Carquefou

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4 MARS 2026

Bonjour,

Bravo pour votre courage. Merci pour votre confiance.

Ce que vous décrivez est très lourd… Cette prise de conscience peut être déstabilisante. Votre malaise est néanmoins totalement légitime.

Les regards insistants, les commentaires sur votre corps, les gestes répétés malgré vos demandes d’arrêts, les contacts forcés… ce ne sont pas de simples maladresses. Ce sont des comportements sexualisés. Le plus problématique est qu’il ne respecte pas vos limites en plus de leur nature problématique. Un non devrait suffire.

Il a l’air de se déresponsabilisé qd il minimise, tourne en dérision etc. Ça vous laisse seule dans l’inconfort, comme si c’était vous le problème, alors que ce n’est absolument pas le cas.
Votre corps vous appartient, même face à votre père, surtout face à lui.

Le fait qu’il est arrêté la fessées car vous avez dû le choquer montre qu’il est capable de comprendre que vous posez une limite. Il choisit simplement jusqu’ou il peut aller tant que ça ne lui coute rien.

Peut être qu’au lieu d’essayer de lui faire comprendre, il faut vous en protéger. En montrant de la fermeté dans vos propos, qu’ils n’amènent aucun débat : « Ne commente pas mon corps » « ne me touche pas » et si ça ne suffit pas, vous éloigner physiquement. Votre limite est non-négociable.

Le soutien de votre frère est précieux, mais attention à l’affrontement violent.

Ce que votre père semble éviter, ce n’est pas le conflit, c’est d’être confronté calmement et fermement à la réalité de ses actes.

Et j’aimerai ajouter. Ce que vous vivez peut laisser des traces plus profondes. Se sentir regardée, sexualisée, envahie dans sa propre famille, ça touche quelque chose d’intime et de sécuritaire. Si vous sentez que cela vous remue beaucoup, vous faire accompagner vous, pour déposer tout ça, pourrait être soutenant.

Vous ne dramatisez pas, vous ne cherchez pas des problèmes, vous demandez simplement du respect et c’est une demande saine.

Je reste à votre écoute.

Margaux Jarrige.

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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4 MARS 2026

GraineDeNuit, bonjour
Ce que vous décrivez est profondément intrusif et violent, d'autant que votre père ne semble pas en mesurer la gravité. Son comportement est inapproprié : il s’agit d’une transgression répétée de vos limites, de votre intimité, et de votre droit de disposer de votre corps sans pression ni sexualisation. Vous avez le droit de vous sentir en sécurité, y compris dans votre propre famille.

Votre père n’a pas à dépasser les règles que vous posez. Ce n’est pas à vous de tolérer ses gestes ou ses remarques pour préserver son confort ou son déni. C’est à lui de respecter vos limites, sans négociation sur ce plan. Pour symboliser cela, je vous invite à découvrir la métaphore de la théière (sur YT) : le consentement, c’est comme offrir une tasse de thé. Si la personne ne veut pas, on ne force pas. Si elle dit non, on arrête. Point. Votre corps, votre espace, votre consentement fonctionnent de la même manière. Vous pourrez lui montrer…

La prochaine fois qu’il transgresse une limite (un regard, un geste, une remarque), arrêtez-le net, avec des mots clairs et sans sourire. Vous avez déjà réussi, vous y arriverez encore.
C’est en posant ces limites que vous pourrez l’aimer plus librement - sans culpabilité, sans peur, sans avoir à gérer ses pulsions. Une relation saine se construit dans le respect, pas dans la contrainte.

Son déni et ses justifications ("Il y en a qui font pire") montrent qu’il a besoin d’être confronté à la réalité de ses actes, idéalement avec un tiers neutre. Proposez-lui une thérapie familiale (avec votre mère et votre frère si possible) :
"Papa, ces comportements nous blessent. On a besoin d’en parler avec un professionnel pour comprendre comment avancer ensemble. J'en ai besoin pour te faire confiance."
Cela peut l’aider à entendre l’impact de ses actes, hors du cadre des disputes familiales.

Par ailleurs, vous pouvez aussi :
Documenter, notez les incidents (dates, mots, gestes) pour objectiver la répétition.
Coordonnez vos alliés : votre frère et votre mère sont des soutiens. Présentez-vous comme un front uni.
Si rien ne change, envisagez de limiter les contacts pour vous protéger, mettez de la distance. Votre bien-être passe avant son déni.

Pour aller plus loin, vous avez des informations et des liens avec Fil Santé Jeunes – Inceste et transgressions, ou Collectif Féministes Contre le Viol et bien d'autres encore …

Vous n’êtes pas responsable de son comportement, mais vous avez le pouvoir de définir ce que vous acceptez. Courage à vous.

Matthieu JOLY, psychopraticien

Matthieu Joly Psy sur Cannes

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4 MARS 2026

Bonjour,

Comme le dit l’adage « on ne choisit pas sa famille ». En clair, vous avez hérité d’un père irrespectueux avec les femmes et vous n’y pouvez rien sur ce plan. Par contre, vous avez tout à fait le droit de vous en éloigner si vous trouvez que son comportement est malsain vis-à-vis de vous. C’est malheureusement à cause d’hommes comme cela, que beaucoup de femmes se sentent mal à l’aise (au mieux) ou harcelées.
Réagissez, mettez de la distance, voire n’acceptez plus sa présence si cela devient invivable pour vous. C’est votre droit le plus strict.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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4 MARS 2026

Bonjour,

Manifestement vous avez gagné du terrain lorsque vous lui avez dit qu'il fallait qu'il règle son problème.
Cela signifie que vous devez avoir la même attitude lorsqu'il a un comportement qui ne convient pas, et ne pas baisser votre garde.
Si cela ne marche pas il faudra lui dire que vous ne viendrez plus le voir tant qu'il n'aura pas changé de comportement et que vous verrez votre mère indépendamment de lui.

Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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4 MARS 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez est profondément troublant, et votre malaise est totalement légitime. Les comportements de votre père sont sexualisants, intrusifs et transgressent clairement vos limites, même s’il les banalise ou les tourne en dérision. Le fait qu’il se braque, minimise ou ridiculise vos paroles est une forme de déni qui protège son confort, pas votre sécurité émotionnelle. Ce que vous ressentez n’est ni exagéré ni « trop sensible » : votre corps et votre intimité vous appartiennent, y compris face à un parent.

Vous avez déjà constaté que lorsque vous posez une limite claire, ferme et directe, cela peut produire un effet. Cela montre que le rapport de force implicite est parfois le seul langage qu’il entend. Pour éviter un « débordement », il peut être aidant de poser un cadre très précis, idéalement soutenue par votre mère et votre frère : nommer les comportements concrets, affirmer qu’ils cesseront immédiatement, et annoncer une conséquence claire (quitter la pièce, écourter les visites, réduire les contacts) s’ils se reproduisent. La clé n’est pas de le convaincre qu’il a tort, mais de protéger votre intégrité.

Un accompagnement thérapeutique individuel pourrait vous aider à mesurer l’impact de ces années de transgressions sur votre rapport à votre corps, à la sécurité et aux hommes en général, et à vous soutenir dans la mise en place de limites stables. Vous n’êtes pas responsable de changer votre père, mais vous pouvez vous faire accompagner pour sortir de cette dynamique et vous protéger durablement.

Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations sur Paris ou en visio.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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4 MARS 2026

Bonjour,

Merci pour votre témoignage.
Je vous propose de nommer les choses, déjà. Ce que votre père vous fait subir cela s'appelle l'incestuel. L'incestueux c'est le passage à lacte. L'incestuel c'est le climat ultra sexualisé omniprésent, exactement ce que vous décrivez, et qui bien sûr est totalement déplacé et poisseux. C'est très agressif pour le psychisme d'une jeune femme, et ça l'était d'autant plus pour la petite fille puis la jeune fille que vous avez été. Si le mot existe, c'est que le phénomène est bien connu. Il est l'héritage de notre société sexiste et patriarcale qui objectifie le corps des très jeunes femmes, on parle d'éphèbophilie (attirance sexuelle pour des adolescent.e.s). Si je pose ces mots c'est aussi pour soutenir votre expression, votre juste revendication par rapport au comportement totalement inapproprié de votre père. Il va s'agir pour vous de nommer et de poser des limites, ce que vous êtes déjà en train de faire. Dans l'incestuel, il y a de la perversité. Boris Cyrulnik définit le pervers ainsi "celui qui privilégie son plaisir au détriment de l'autre, quelles que soient les conséquences pour l'autre". Et ça peut aller jusqu'à la mort dans certains cas. Votre père ne changera pas, il n'y a aucun intérêt pour lui de le faire. Mais les mots désignent et ont le pouvoir de faire exister le réel. Vous pouvez nourrir votre compréhension, les mécanismes qui sont à l'œuvre pour mieux pouvoir vous y opposer. Un soutien thérapeutique peut aussi s'avérer pertinent, l'incestuel laisse des traces. Bravo déjà pour avoir commencé à refuser les attaques de votre père.
Bien à vous,
Agnès Foissac
Analyste Psycho-Organique

Agnès Foissac Psy sur Nantes

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4 MARS 2026

Bonjour,

Merci pour votre message.

J’ai le sentiment que vous prenez conscience de quelque chose d’important, et cela demande beaucoup de lucidité et de courage. C'est positif de voir que votre frère vous rejoint, que votre mère commence un peu à reconnaître la situation

Je vous invite à oser vous positionner, à être au clair avec vos besoins. Qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui ? Quelles sont vos peurs ? Et aussi : qu’est-ce que cela crée en vous de ne pas agir ? Quels sentiments cela entretient ?

J’ai l’impression que vous êtes sur la bonne voie. Faire confiance à ce que vous ressentez et oser la confrontation, de manière posée et affirmée, peut être une étape importante.

Si cela reste trop difficile ou que ça bloque, en parler à un professionnel peut être aidant. Mais sincèrement, vous semblez avoir en vous les ressources nécessaires pour traverser ce moment que vous êtes en train de reconnaître comme essentiel.

Mael jourdan, accompagnement en visio possible. Grenoble

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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3 MARS 2026

Bonjour,
Ce que vous décrivez n’est pas anodin. Les comportements que vous évoquez — remarques sexualisées, gestes déplacés, regards insistants, contacts non consentis malgré vos demandes répétées d’arrêter — constituent une atteinte à vos limites et à votre intégrité, même s’ils sont banalisés ou tournés en dérision par votre père.
Le fait que vous ressentiez un malaise profond est un indicateur important. Votre ressenti est légitime. Ce n’est pas à vous de vous adapter à un comportement qui vous met mal à l’aise.
Lorsque les limites sont clairement exprimées depuis des années et qu’elles ne sont pas respectées, cela dépasse la simple “blague lourde”. La difficulté, dans ce type de dynamique familiale, est que toute tentative de mise au clair peut être minimisée, ridiculisée ou retournée contre vous, ce qui crée un sentiment d’impuissance.
Il est très difficile de régler seule une situation installée depuis longtemps, surtout lorsqu’elle implique des mécanismes de déni et de banalisation. Un accompagnement psychologique pourrait vous aider à :
• clarifier ce que vous voulez poser comme limites,
• trouver une manière ferme et sécurisée de les exprimer,
• réfléchir à la distance nécessaire pour vous protéger,
• et vous soutenir émotionnellement dans ce processus.
Si vous vous sentez en insécurité ou si les comportements deviennent plus intrusifs, il est également important de ne pas rester isolée et de vous rapprocher de ressources spécialisées.
Vous avez déjà montré beaucoup de lucidité et de courage en mettant des mots sur cette situation. Vous faire accompagner vous permettra d’agir avec plus de solidité et de protection pour vous-même.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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3 MARS 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez est sérieux : les attitudes de votre père sont clairement sexualisantes, intrusives et irrespectueuses de vos limites. Votre malaise est pleinement légitime. Il est important de rappeler que ces comportements ne relèvent ni de l’humour ni de la maladresse. Ils créent une confusion du cadre familial et instaurent une dynamique inappropriée. Le fait que cela se poursuive malgré vos demandes répétées montre que le problème ne vient pas de votre perception, mais de son refus de se remettre en question.

Vous avez déjà tenté d’expliquer, de nommer les choses et de poser des limites, et vous n’avez pas été entendue. Votre mère a également tenté de lui faire prendre conscience de l’impact de ses actes. Il répond par la minimisation, la dérision, la négation ou un retournement émotionnel qui recentre le sujet sur lui. Ce sont des réactions fréquentes chez les personnes qui refusent de reconnaître la portée de leurs comportements.

Vous avez le droit, et même la nécessité, de protéger votre intégrité psychique et physique. Cela peut impliquer de limiter votre exposition, de maintenir une distance lorsque vous en ressentez le besoin ou d’affirmer un refus clair de tout contact non consenti. Votre frère étant déjà un soutien, vous pouvez vous appuyer sur lui pour ne pas porter cela seule.

Vous avez aussi constaté qu’un changement n’est survenu que lorsque vous avez formulé les choses de manière très explicite. Cela montre que la diplomatie ne suffit pas toujours et qu’un positionnement ferme et non négociable peut être nécessaire pour que vos limites soient respectées. Cela ne signifie pas s’emporter, mais être claire, constante et cohérente dans votre cadre.

Vous n’avez pas à assumer la responsabilité de ce qui relève de son comportement. La situation mérite d’être accompagnée si vous en ressentez le besoin, car il est normal d’être déstabilisée par une dynamique familiale de ce type. Si vous le souhaitez, nous pouvons réfléchir ensemble à une formulation de limites plus directe ou à envisager les différentes options qui s’offrent à vous selon la relation que vous souhaitez maintenir.

Prenez soin de vous,
Oriane Montabonnet - Thérapeute conjugale et familiale

Oriane Montabonnet Psy sur Montpellier

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3 MARS 2026

Bonjour,

Vous avez raison de vous interroger. Votre père transgresse clairement les frontières corporelles et symboliques qui définissent la relation parent-enfant. Le fait qu'il minimise, esquive ou retourne chaque confrontation en moment de légèreté n'est pas de la maladresse, c'est une stratégie, probablement inconsciente, pour ne jamais avoir à se remettre en question.
Vous avez déjà trouvé la seule chose qui a fonctionné : nommer les choses avec une précision qui ne laisse aucune échappatoire à l'humour ou à la relativisation. "Agression sexuelle" a stoppé les fessées là où des années de demandes polies n'avaient rien changé. Ce n'est pas un hasard.
La question n'est donc pas tant comment le convaincre, il ne veut pas être convaincu, mais comment poser des limites qui n'ont pas besoin de son accord pour exister. Une limite réelle ne se négocie pas, elle se pose, et les conséquences de son non-respect sont concrètes : vous quittez la pièce, vous quittez le repas, vous raccourcissez les visites. Sans explication supplémentaire, sans débat.

Votre frère est un allié précieux, mais attention à ne pas transformer ça en confrontation collective qui lui permettrait de se poser en victime d'un "complot familial", ce qui est exactement le type de retournement dont il pourrait être capable.

Ce que vous traversez depuis des années mérite d'être travaillé en psychothérapie, non pas parce que vous avez quelque chose à "guérir", mais parce que grandir dans ce type d'environnement laisse des traces sur la façon dont on perçoit ses propres droits sur son propre corps, et ça, ça se démêle bien mieux en consultation qu'en famille.

Restant à votre écoute

Agnès FAVARD
Psychopraticienne/thérapeute de couple

thérapie individuelle/thérapie de couple
Consultations en ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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