Bonjour, je suis une femme de 25 ans, en couple depuis moins d’un an avec un homme de mon âge. On s’aime très fort et avant lui j’ai vécu une expérience violente avec un homme heureusement ça n’a pas duré longtemps mais maintenant que je vis un amour sain je constate que j’ai des séquelles : je gère mal ma colère, on dirait que je me pousse à me prouver qu’il va pas m’abandonner. On vit ensemble tout allait bien à part quelques crises comme tous les couples, seulement il a perdu sa libido lui qui avant ça avait une forte libido et on avait une connexion sexuelle incroyable. J’en ai vite fais une obsession et je n’osais pas lui en parlé mais depuis que j’ai osé je n’arrête pas j’en fais des crises je fais des reproches même des menaces en fait je veux qu’il réagisse et ravive la flamme il avait essayé mais j’étais trop pressée et maintenant il est complètement bloqué. Sauf que je lui en veux je me sens pas désirée pas femme, ce n’est pas l’acte en soi qui me manque premièrement c’est la connexion et je le vis très très mal. Je regrette mes crises et excès de colère je me trouve dégoûtante mais en même temps je suis désespérée je pleure beaucoup on est soudés il me rassure et je ne pense pas qu’il soit infidèle il est h24 à la maison et il ne travaille pas pour le moment. Je me dis peut être que si on se voyait moins et qu’il avait une activité je lui manquerai.. de même si j’arrêtais de me comporter comme une tarée. Je ne gère plus ma tristesse et ma colère et je ne sais pas comment le retrouver comme avant. Il a compris mon cri d’alarme quand je lui ai dis que je ne pouvais plus continuer comme ça. Il va consulter un médecin. Mais après quoi? Est ce que ça peut vraiment marcher? Je suis censée faire quoi? Je n’arrive pas à juste attendre je me sens honteuse. Je n’aurai jamais pensé qu’on ait ce problème. Et je n’envisage pas la rupture même si je l’aborde pour le faire réagir, car en dehors de ça il est génial avec moi. Je perd confiance en moi je désespère que faire pour qu’il ravive la flamme enfin, aller vers lui je fonctionne plus..
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Meilleure réponse
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 66 personnes
Bonjour,
merci pour ce témoignage très sincère.
Ce que vous décrivez est fréquent après une relation violente : quand le corps et le psychisme ont connu l’insécurité, un amour sain peut paradoxalement réactiver la peur de l’abandon, le besoin de preuves, la colère et l’urgence affective. Ce n’est pas de la “folie”, c’est un traumatisme relationnel non digéré.
La baisse de libido de votre partenaire n’est pas un rejet de vous, mais souvent une réaction au stress, à la pression, à la peur de mal faire. Plus la sexualité devient un enjeu vital, plus elle se bloque.
Vos crises sont un cri d’alarme, pas un défaut de caractère.
Votre sentiment de ne plus vous sentir désirable touche directement l’estime de soi, pas le désir réel de l’autre.
Ce qui aide vraiment :
Sortir de la logique “il doit me rassurer” pour travailler votre sécurité intérieure
Apaiser le trauma passé (sinon il s’invite dans le présent)
Réintroduire du lien sans pression sexuelle
Que chacun soit accompagné : lui médicalement, vous psychiquement, et idéalement le couple ensemble
Oui, cela peut fonctionner, à condition de ne pas rester seule avec cette honte et cette détresse. Attendre sans aide entretient la souffrance.
En tant que psychothérapeute et thérapeute de couple au 48 avenue Diderot à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne – 94), j’accompagne régulièrement des couples confrontés à ces blocages intimes, liés au trauma, à l’estime de soi et à la sexualité.
Un accompagnement permet de désamorcer la pression, restaurer la confiance et relancer le lien, sans culpabilisation.
Vous n’êtes pas “trop”, vous êtes en souffrance. Et cette souffrance peut être accompagnée.
Thérapies individuelles, de couple et familiales , Saint-Maur-des-Fossés (94), Consultations en cabinet et en ligne.
7 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Millasnpy,
Ce que vous partagez fait beaucoup de sens au regard de ce que vous avez vécu auparavant : quand une relation devient enfin sécurisante, d’anciennes blessures peuvent se réactiver, notamment autour de l’abandon, du désir et de la colère.
Vos réactions ne font pas de vous quelqu’un de “dégoûtant”, elles disent surtout une grande souffrance et un besoin de réassurance.
La perte de désir et la pression qui l’entoure peuvent créer un blocage chez l’un comme chez l’autre. Il n’est pas possible de “forcer” le retour de « la flamme » comme vous l’appelez, mais ceci dit, vous pouvez prendre soin de ce qui se joue en vous.
Un accompagnement seule et éventuellement en couple pourrait vous être bénéfique afin d’apaiser ces émotions, retrouver de la sécurité intérieure et surtout pour recréer du lien, sans vous faire violence.
5 JANV. 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Ce qui se joue ici n’est pas une simple question de libido mais un réveil traumatique. Après une relation violente, l’amour sécurisé peut paradoxalement activer une peur archaïque d’abandon : quand le désir de votre conjoint baisse, votre psychisme l’interprète comme un danger, et la colère devient une tentative désespérée de recréer du lien. Plus vous poussez, plus son désir se fige — non par manque d’amour, mais par pression et anxiété.
Votre sentiment de ne plus être désirable touche directement l’estime de soi blessée par le passé. La flamme ne se rallume pas par la contrainte mais par la sécurité émotionnelle retrouvée. Votre travail n’est pas d’attendre, mais d’apprendre à réguler vos affects et à séparer désir et abandon.
Je peux vous accompagner dans ce processus, la première consultation est gratuite.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien -Psychanalyste-TCC
Professeure Facultad Lalangue
Séances en ligne ou en présentiel.
Français, English et Español
19 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Merci pour votre message.
Votre récit montre à quel point une expérience violente passée peut continuer à se rejouer, même au cœur d’une relation aimante et sécurisante. Lorsque la peur de l’abandon, la colère ou le besoin de réassurance prennent le dessus, ce n’est pas un manque d’amour, mais souvent l’expression d’une blessure encore vive.
Un accompagnement en thérapie individuelle pourrait vous aider à comprendre ce qui s’active en vous aujourd’hui, à apaiser ces émotions envahissantes et à retrouver un sentiment de sécurité intérieure. En travaillant sur votre rapport à vous-même et à l’attachement, la pression autour du désir et de la relation peut peu à peu se relâcher, laissant à nouveau place à une connexion plus libre et plus sereine.
19 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 45 personnes
Bonjour Milla,
Vu votre situation, je pense qu'une thérapie de couple vous serait très bénéfique. En effet, vous pourriez en parler calmement tous les deux avec un psychologue clinicien. Le mieux serait qu'il soit aussi sexologue afin de déterminer pourquoi votre conjoint a ce blocage.
Dans ce que vous décrivez, tout est lié, il n'y a pas plusieurs problèmes. Je reste à votre disposition si vous souhaitez entamer cet accompagnement
Avec tout mon soutien
Bien à vous
Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne
Thérapeute de couple
Sexologue
17 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame
Merci pour la confiance que vous accordez en partageant quelque chose d’aussi intime et douloureux. Ce que vous décrivez est profondément éprouvant, et votre souffrance est légitime.
Vous avez vécu une relation violente auparavant, et ce que vous observez aujourd’hui n’est pas un “dysfonctionnement” de votre part, mais plutôt la trace encore active de ce traumatisme. Quand on a connu l’insécurité affective ou la violence, un amour sain peut paradoxalement réveiller des peurs très profondes : peur de l’abandon, peur de ne pas être désirée, peur de ne pas compter. La colère, l’urgence, les crises que vous décrivez sont souvent des tentatives désespérées de se rassurer, pas un manque d’amour ou de maturité.
La baisse de libido de votre partenaire semble être devenue le point de fixation de toutes ces peurs. Non pas tant le sexe en lui-même, mais ce qu’il représente pour vous : la connexion, le sentiment d’être choisie, désirée, en sécurité. Quand cela vacille, tout votre système d’alerte s’emballe. Cela peut expliquer pourquoi plus vous cherchez à provoquer une réaction chez lui, plus la situation se bloque : la pression et l’angoisse, même involontaires, ont souvent l’effet inverse de celui espéré.
Il est important que vous entendiez ceci : vous n’êtes pas “folle”, ni “dégoûtante”. Vous êtes une jeune femme en détresse émotionnelle, prise entre un attachement fort et une peur intense de perdre ce lien. La honte que vous ressentez est fréquente chez les personnes qui ont l’impression de ne plus se reconnaître dans leurs réactions.
Le fait qu’il consulte un médecin est une étape utile, mais ce n’est probablement pas suffisant à lui seul. Ce que vous traversez n’est pas uniquement médical ou sexuel, c’est relationnel et émotionnel. De votre côté, vous n’êtes pas censée “attendre en silence” ni “faire comme si de rien n’était”, mais vous n’êtes pas non plus responsable de “raviver la flamme” par la force ou le contrôle.
Ce qui peut réellement aider aujourd’hui, c’est de déplacer le focus :
passer de “comment le faire réagir / désirer” à “comment retrouver de la sécurité intérieure”
travailler sur la régulation de votre colère et de votre tristesse
comprendre comment votre histoire passée influence vos réactions actuelles
Un accompagnement thérapeutique pour vous serait très précieux, afin de déposer ce traumatisme ancien, de restaurer l’estime de vous-même et d’apprendre à exprimer vos besoins sans vous faire violence ni faire violence à l’autre. Un travail de couple pourra éventuellement venir ensuite, mais votre souffrance mérite déjà un espace à elle.
Concernant votre relation, oui, il est possible que les choses évoluent positivement, surtout si chacun est accompagné et que la pression redescend. La connexion ne se recrée pas dans l’urgence ou la peur, mais dans un climat où chacun se sent libre et en sécurité.
Pour l’instant, vous n’avez pas à avoir toutes les réponses. Vous avez surtout besoin de soutien, de compréhension et d’aide pour traverser ce moment sans vous perdre vous-même. Le fait que vous demandiez de l’aide montre déjà votre lucidité et votre désir profond que les choses aillent mieux.
Vous n’êtes pas seule, et cette situation ne définit ni votre valeur ni l’avenir de votre couple
N'hésitez pas à consulter mon profil et revenir vers moi
16 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour ,
Merci pour la confiance et le courage qu’il y a dans vos mots. On sent combien vous êtes habitée par cet amour, par la peur de le perdre, et par une grande détresse intérieure. Rien de ce que vous décrivez ne parle de « folie » ou de quelque chose de dégoûtant : cela parle d’une jeune femme qui a été blessée dans une relation violente et qui tente aujourd’hui, comme elle peut, de se sentir en sécurité dans un amour sain.
En tant que Gestalt Thérapeute, ce que vous vivez a beaucoup de sens. Votre colère, votre tristesse, votre insistance autour du désir et de la connexion ne sont pas des ennemies : ce sont des tentatives ,certes douloureuses et parfois maladroites –,de protéger le lien, de vérifier que vous comptez, que vous n’allez pas être abandonnée. Quand on a connu la violence, le corps et le cœur restent souvent en alerte, même quand l’autre est aimant.
Il est important de nommer une chose essentielle : la perte de libido chez votre compagnon n’est pas un verdict sur votre valeur, votre féminité ou votre désirabilité. Le désir ne se commande pas, et la pression, la peur, la culpabilité ou l’urgence peuvent malheureusement le bloquer encore davantage. Cela ne veut pas dire que son amour ou l’attachement qu'il vous porte ont disparu.
Vous semblez très lucide quand vous dites que ce n’est pas tant l’acte sexuel qui vous manque, mais la connexion, le sentiment d’être choisie et désirée. C’est un besoin profondément humain. En Gestalt, nous dirions que ce besoin mérite d’être reconnu, senti, accueilli… sans être transformé en exigence ou en menace envers l’autre, car cela vous fait souffrir tous les deux.
Peut-être que le travail, pour vous, n’est pas d’« attendre passivement », mais plutôt de revenir à vous :
– apprendre à sentir quand la peur monte, avant qu’elle ne se transforme en crise,
– distinguer ce qui appartient à votre histoire passée de ce qui se joue réellement ici et maintenant,
– trouver des moyens plus doux de dire « j’ai peur », « j’ai besoin de me sentir désirée », « j’ai besoin de connexion avec toi ».
Le fait qu’il consulte un médecin est une étape. Mais il y a aussi quelque chose qui vous concerne directement : votre relation à la colère, à la honte, à la peur de l’abandon. Vous n’avez pas à porter cela seule. Un accompagnement thérapeutique pour vous pourrait être un espace précieux pour déposer ce vécu, réparer ce qui a été abîmé par la violence passée, et retrouver une sécurité intérieure qui ne dépende pas uniquement de la réaction de votre compagnon.
Est-ce que « ça peut marcher » ? Oui, parfois, quand chacun accepte de regarder ce qui se joue plutôt que de vouloir réparer vite. Mais pas en forçant le désir à revenir, ni en vous faisant violence à vous-même. La flamme ne se ravive pas sous la contrainte, elle renaît souvent quand la pression baisse, quand chacun se sent à nouveau libre, reconnu et en sécurité.
Enfin, soyez très attentive à la façon dont vous vous parlez à vous-même.
Vous êtes en souffrance, pas « tarée ». La honte isole et aggrave tout. La douceur envers vous-même sera probablement un premier pas essentiel pour que quelque chose se transforme dans votre couple.
Vous n’êtes pas seule, et ce que vous traversez mérite d’être accompagné avec respect et humanité.
je reste à votre écoute :)
16 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
il y a plusieurs éléments à mettre en évidence dans votre message : primo, vous souffrez certainement d'un stress post traumatique, issu de votre précédente relation. Vous avez été blessé et le fait d'avoir une relation saine vous mets en panique, d'où vos crises à répétition. Vous cherchez à reprendre du contrôle, ce qui nuit au bon cours de la relation avec votre actuel conjoint. Pourquoi consulte-t-il un médecin ? Je pense que vous devriez entrer en thérapie pour explorer votre trauma et vous permettre de vous en libérer, de le rendre vivable, ce qui, à mon sens, impactera de manière positive votre relation actuelle.
Je reste disponible si vous voulez en parler.
16 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous traversez parle d’abord d’une insécurité affective profonde réveillée par un lien important, et non de ce que vous valez. Quand la peur prend trop de place, elle se transforme en urgence, en colère, en honte, et la connexion se tend malgré l’amour bien présent.
À mesure que vous pourrez vous sentir un peu plus soutenue et apaisée de votre côté, quelque chose pourra doucement recommencer à circuler entre vous, sans pression, dans un espace plus rassurant pour vous deux.
15 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
C’est vraiment bien que votre compagnon aille consulter un médecin pour tenter de trouver les raisons de son manque actuel de libido.
Étant donné qu’il n’a plus d’activité il se peut que ça l’affecte et le déprime ?!
Vous même vous écrivez avoir un comportement qui peut aussi le bloquer : certes vous souffrez de la situation et vous avez besoin que cela change, mais vous devez remettre en question aussi vos difficultés de régulation de vos émotions.
Vous pouvez le faire en vous offrant une thérapie individuelle.
Aussi, vous pouvez aussi vous faire aider ensemble, en thérapie de couple.
Cela vous permettra de mieux vous connaître, vous comprendre et faire évoluer votre relation.
Je vous souhaite de réussir à trouver une satisfaction réciproque.
sp
15 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 16 personnes
Bonjour,
Votre comportement avec votre conjoint actuel n'est qu'une réaction de votre expérience violente, vous le dites vous même que vous constatez des séquelles...
Mais je pense qu'il serait utile de consulter et de revisiter votre enfance qui doit être un peu similaire à cette violence que vous avez vécu avec votre partenaire précédent. Souvent la personne a du mal à vivre des relations paisibles et saines car cela leur est étranger et cherche à faire réagir l'autre par des réactions disproportionnées.
La perte de libido de votre conjoint est certainement dû à votre comportement explosif...
Je vous encourage vivement à consulter rapidement (voir mon profil).
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
bonjour Madame
j'ai lu avec grande attention ce témoignage qui est très touchant; vous n'êtes absolument pas dégoutante ni taré pour reprendre vos termes bien au contraire; vous avez vécu une expérience traumatisante avec votre conjoint précédent et votre inconscient est resté sur son mécanisme de défense suite à cette expérience souffrante; afin de retrouver une sérénité et des rapports harmonieux avec ce nouvel homme qi est bienveillant il faut que vous puissiez consulter afin de faire un travail personnel qui vous permettra d'évacuer les expériences négatives qui viennent cour circuiter votre vie intime aujourd'hui, ce travail nécessite un suivi afin d'écouter les émotions qui vous envahissent qui sont à entendre et travailler ; je suis disponible sur Doctolib pour vous accompagner si vous le souhaitez
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
D’après ce que vous décrivez, j’entends deux choses en parallèle :
1. une blessure ancienne, liée à l’expérience violente que vous avez vécue avant cette relation,
2. et aujourd’hui, la peur panique de perdre ce lien amoureux qui, justement, est beaucoup plus sain.
Vos colères, vos crises, vos menaces ne font pas de vous quelqu’un de “dégoutant” : ce sont des réactions de survie, pas toujours adaptées, mais qui montrent surtout à quel point vous avez peur d’être abandonnée, trahie ou laissée de côté. Vous cherchez désespérément une preuve qu’il tient vraiment à vous.
Le problème, comme vous l’avez bien vu, c’est que plus vous mettez de pression (“réagis, désire-moi, prouve-moi”), plus il se bloque, plus sa libido chute, et plus vous souffrez. Ce n’est pas une question de valeur personnelle : ce n’est pas vous qui êtes moins désirable, c’est le contexte émotionnel qui est devenu étouffant pour lui.
Dans votre situation, il y a selon moi deux axes importants :
1. Lui et sa libido
Qu’il consulte un médecin est une bonne chose : stress, fatigue, hormones, angoisses, honte… tout cela peut bloquer le désir. La baisse de libido n’est pas forcément un signe de désamour.
2. Vous, votre colère et votre peur d’être abandonnée
Là, il y a quelque chose de plus profond à travailler :
• votre besoin de contrôle sur la relation (“je teste, je menace, je vérifie qu’il reste”),
• la manière dont le traumatisme précédent continue à se rejouer dans ce couple pourtant plus sécurisé,
• votre difficulté à vous sentir “suffisante” sans passer par la sexualité comme preuve.
Un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à :
• déposer votre colère et votre honte dans un cadre sécurisé,
• comprendre d’où viennent ces peurs (ancien partenaire, histoire familiale, schémas d’attachement),
• trouver une autre façon d’exprimer vos besoins sans faire exploser le couple,
• reconstruire votre estime de vous en dehors du lit.
En attendant, ce que vous pouvez déjà faire concrètement :
• lui dire que vous voyez que vous avez été dure, non pas pour vous culpabiliser, mais pour reconnaître votre souffrance et la sienne ;
• poser des mots sur ce qui vous manque vraiment : la connexion, la tendresse, la complicité, pas seulement la performance sexuelle ;
• vous donner un peu d’espace à vous (amis, activités, temps seule) pour que toute votre identité ne repose pas sur “être désirée par lui”.
Vous n’êtes ni “folle”, ni “trop”, ni “dégoutante : vous êtes une jeune femme de 25 ans qui essaie de protéger un amour précieux avec les armes qu’elle a, mais qui peuvent aujourd’hui être améliorées.
Si vous le souhaitez, nous pouvons travailler ensemble sur :
• votre peur d’être abandonnée,
• vos réactions émotionnelles (crises, menaces, colères),
• et la manière de retrouver une relation plus apaisée, autant dans le cœur que dans le corps.
Je reste à votre écoute,
Alexandre LOCONTE
Psychopraticien – Thérapie intégrative
Disponible 7j/7 de midi à minuit
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour à vous
Votre partage est très touchant et je peux ressentir que cette expérience violente dont vous parlez vous a laissé des traces émotionnelles très fortes. C'est comme si cette histoire vous avez laissé une blessure qui n'est pas cicatrisée à ce jour. Et dans votre expérience de couple actuelle, des situations réactivent régulièrement cette blessure et vous font mal.
Vous parlez notamment de la colère. C'est une émotion très forte dont nous avons besoin pour nous protéger avant que nos limites soient dépassées.
Si dans votre expérience de violence conjugale, vous n'avez pas pu exprimer cette colère, c'est comme si elle était restée bloquée (ou figée) en vous. La gestalt thérapie propose de débloquer cette émotion par le biais d'outils thérapeutiques puissants pour vous en libérer. Cela vous permettra de vous appaiser et de poser un nouveau regard sur votre relation de couple actuelle.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.
Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous traversez une crise existentielle de couple. Il va être urgent de s’en préoccuper si vous ne souhaitez pas que cela mettre à mal votre relation. Dans ce genre de situation, je vous conseille vivement de faire une thérapie de couple (en tout cas tel que je les pratique) afin que chacun comprenne mieux la situation et prenne les mesures nécessaires pour retrouver un couple plaisant et heureux. Venez donc me consulter pour cela.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour, merci pour votre message. Ce que vous traversez a vraiment l’air difficile, aussi bien dans ce que cet événement a créé dans votre relation avec votre conjoint, que dans les difficultés d’intimité et le blocage que vous percevez aujourd’hui chez lui.
Je vous conseille d’entamer un accompagnement pour explorer ce qui s’est passé, comprendre ce qui a été éprouvant pour vous, et voir ce qui pourrait vous aider à retrouver davantage d’apaisement. J’ai l’impression qu’il y a un vrai enjeu autour de l’estime de vous-même et de la gestion des émotions, peut-être présent avant, mais particulièrement fort en ce moment. Ceci sans nier les besoins que vous avez, qui sont légitime, se sentir femme, désiré...
Dans ma vision, travailler sur cet apaisement intérieur peut aussi soutenir quelque chose de plus serein au niveau du couple : sortir de la pression, de la tension, de la frustration, et permettre à chacun de respirer un peu plus.
L’idée serait vraiment de voir comment prendre soin de vous, de ce que vous ressentez, et de ce qui a été touché.
Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette période.
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez révèle une situation où la perte de libido de votre compagnon a réactivé chez vous des blessures profondes liées à votre expérience violente antérieure, et cette réactivation transforme ce qui pourrait être un problème de couple relativement banal en une crise existentielle où votre valeur en tant que femme et votre sécurité relationnelle semblent dépendre entièrement du désir sexuel qu'il manifeste ou non pour vous.
Quand vous dites que vous vous poussez à vous prouver qu'il ne va pas vous abandonner, vous mettez le doigt sur le mécanisme central qui alimente vos crises, car inconsciemment vous testez sa solidité relationnelle en créant des situations de tension extrême, comme si vous aviez besoin de vérifier encore et encore qu'il restera malgré vos débordements émotionnels, et cette dynamique est directement héritée de votre relation violente précédente où vous avez probablement appris que l'amour pouvait basculer à tout moment.
Le fait que vous ayez transformé sa baisse de libido en obsession montre que vous ne réagissez pas simplement à l'absence de sexualité, mais à ce que cette absence symbolise pour vous, c'est-à-dire une forme de rejet, d'abandon potentiel ou de confirmation que vous n'êtes pas suffisamment désirable, et cette interprétation catastrophique est alimentée par vos séquelles traumatiques qui vous font interpréter tout signe de distance comme une menace pour la relation.
Vos crises répétées, vos reproches et vos menaces ont créé exactement l'effet inverse de ce que vous recherchiez, car en mettant une pression énorme sur lui pour qu'il ravive la flamme, vous avez transformé la sexualité en obligation anxiogène pour lui, ce qui explique pourquoi il est maintenant complètement bloqué, et cette situation illustre tragiquement comment vos mécanismes de défense traumatiques produisent précisément ce que vous redoutez le plus.
Ce que vous appelez votre comportement de tarée est en réalité la manifestation d'une détresse psychologique intense qui n'a pas trouvé d'autre canal d'expression que la colère et l'agressivité, et cette colère n'est probablement pas dirigée contre lui en tant que personne mais contre la situation qui vous renvoie à votre sentiment d'impuissance et de non-désirabilité que vous avez vécu dans votre relation violente.
Le fait que vous disiez ne pas penser qu'il soit infidèle et qu'il soit constamment à la maison sans travailler pour le moment pourrait justement être une partie du problème, car l'absence d'activité professionnelle, le manque de stimulation extérieure et le fait de se voir en permanence peuvent effectivement contribuer à une baisse de désir qui n'a rien à voir avec vous en tant que femme, mais avec son propre état psychologique et sa situation de vie actuelle.
Votre intuition selon laquelle le fait qu'il ait une activité et que vous vous voyiez moins pourrait raviver le désir a du sens, car le désir a besoin d'espace, de manque et de séparation pour exister, et votre présence constante combinée à la pression que vous mettez a probablement étouffé tout espace pour que le désir puisse émerger naturellement de son côté.
Le fait qu'il aille consulter un médecin est une démarche positive qui pourrait révéler s'il y a des causes physiologiques ou hormonales à sa baisse de libido, mais même si le médecin trouve une explication ou un traitement, cela ne résoudra pas automatiquement le problème relationnel qui s'est installé entre vous, car vous avez maintenant tous les deux développé une anxiété autour de la sexualité qui ne disparaîtra pas avec une simple pilule.
Vous demandez ce que vous êtes censée faire et comment arrêter d'attendre dans la honte, mais la réponse passe d'abord par le fait d'accepter que vous ne pouvez pas contrôler son désir ni le faire revenir par la force de votre volonté ou de vos crises, et que la seule chose sur laquelle vous avez vraiment du pouvoir c'est votre propre gestion émotionnelle et votre rapport à vous-même.
Le fait que vous disiez perdre confiance en vous et que vous fassiez dépendre votre valeur en tant que femme de son désir sexuel révèle que le véritable problème n'est pas tant sa libido que votre mécanisme d'attachement insécure qui semble reposer entièrement sur le regard et le désir qu'un homme porte sur vous, et cette dépendance émotionnelle est directement liée à vos séquelles traumatiques qui n'ont jamais été véritablement traitées.
Vos menaces de rupture pour le faire réagir sont une forme de manipulation émotionnelle qui, même si vous n'en avez pas conscience, reproduit certains patterns de violence psychologique, et le fait que vous reconnaissiez vous-même que vous ne gérez plus votre tristesse et votre colère indique que vous êtes dépassée par vos propres réactions et que vous avez besoin d'aide pour retrouver un sentiment de contrôle sur vos émotions.
Un accompagnement thérapeutique individuel serait absolument essentiel pour vous permettre de travailler sur les séquelles de votre relation violente précédente, de comprendre comment cette expérience continue d'influencer votre manière de vivre les relations actuelles, d'apprendre à gérer votre colère et votre anxiété d'abandon sans les déverser sur votre compagnon, et surtout de reconstruire une estime de vous qui ne dépende pas du désir sexuel qu'un homme manifeste pour vous, car tant que cette dépendance existera vous serez prisonnière d'une insécurité qui empoisonnera toutes vos relations intimes.
Restant à votre écoute
Agnès FAVARD
Psychopraticienne
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne et en cabinet
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous ne supportez pas cette situation car vous interprétez son attitude comme un abandon. Vous vous sentez abandonnée, ou peur de l'être et vous projetez sur lui et cette situation quelque chose de votre histoire. Or ce n'est pas lui qui pourra résoudre votre problème.
Par ailleurs lui mettre la pression ne fera que provoquer l'effet contraire. Vous dites qu'il est actuellement seul à la maison car sans travail. Il est possible que cette situation lui pèse et l'angoisse. Cela peut par exemple le dévaloriser voire le rendre un peu déprimé. Dans ce cas il est normal que la libido diminue.
Au delà du sex soyez aussi attentive à ses besoins profonds.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Votre message montre une grande souffrance, et je veux d’abord reconnaître cela. Vous n’êtes pas « folle », ni mauvaise : vous êtes une femme marquée par une expérience violente, aujourd’hui confrontée à une situation qui réactive une peur centrale : celle de ne plus être choisie, désirée, aimée.
Mais il est important de vous dire une chose de façon très claire, car c’est un point fondamental en sexologie :
14 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Votre message montre une grande souffrance, et je veux d’abord reconnaître cela. Vous n’êtes pas « folle », ni mauvaise : vous êtes une femme marquée par une expérience violente, aujourd’hui confrontée à une situation qui réactive une peur centrale : celle de ne plus être choisie, désirée, aimée.
Mais il est important de vous dire une chose de façon très claire, car c’est un point fondamental en sexologie :
12 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci de votre partage.
La baisse de libido de votre compagnon n'est probablement pas un rejet de vous. Le fait qu'il ne travaille pas actuellement et soit toujours à la maison peut naturellement affecter son désir - cela n'a probablement rien à voir avec votre désirabilité.
Malheureusement, la pression que vous mettez involontairement, issue de votre peur, crée un cercle vicieux : plus vous insistez, plus il se bloque.
Vous êtes ensemble depuis moins d'un an. Un couple a besoin de temps pour se construire, et cette crise est peut-être l'une des premières à traverser ensemble. Aussi douloureux soit-il, ce type de blocage peut aider à ancrer votre relation et à vous rencontrer véritablement en tant qu'individus. Vous êtes chacun une personne à part entière, avec vos propres démons et questionnements.
Avez-vous envisagé un accompagnement thérapeutique individuel pour gérer la colère et la frustration que vous mentionnez ?
Vous parlez d'espace et d'activités séparées et vous êtes dans le juste. Le manque nourrit le désir.
Prenez soin de vous.
Marion CASTAGNI
Thérapeute en Thérapies Cognitives et Comportementales
12 DÉC. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci pour la confiance que vous accordez en partageant ce que vous traversez. Votre situation est profondément douloureuse, et ce que vous ressentez est cohérent au regard de votre histoire. Lorsqu’on a vécu une relation violente, même sur une courte durée, il est fréquent que des séquelles émotionnelles réapparaissent au moment où l’on vit enfin un amour sécurisant.
En Gestalt thérapie, nous observons souvent que la peur de l’abandon, la colère et l’hypervigilance émotionnelle ne sont pas des défauts, mais des stratégies de survie mises en place pour ne pas revivre la violence ou la perte. Votre besoin intense de connexion, votre souffrance face à la baisse de libido de votre compagnon et vos réactions excessives parlent avant tout d’un besoin profond de sécurité affective, et non d’un manque d’amour ou d’un problème de couple « classique ».
Vous le dites très justement : ce n’est pas l’acte sexuel qui vous manque, mais le sentiment d’être désirée, choisie et en lien. La perte de désir chez votre partenaire vient toucher une blessure sensible, liée à l’estime de vous-même et à votre histoire. De son côté, la pression, même involontaire, peut accentuer son blocage et créer un cercle relationnel douloureux, où chacun souffre sans parvenir à sortir de l’impasse.
Il est important de comprendre que le désir ne se commande pas et ne revient pas sous la contrainte. Le fait que votre compagnon consulte un médecin est une première étape, mais cela ne suffira pas à lui seul. Ce que vous vivez appelle un travail plus global, qui prenne en compte le traumatisme, les émotions, le corps et la relation.
De votre côté, « attendre » n’est pas une solution si cela vous plonge dans la honte, la culpabilité et l’auto-dévalorisation. Un accompagnement thérapeutique, notamment en Gestalt thérapie, peut vous aider à :
apaiser votre colère et votre tristesse,
comprendre vos réactions sans vous juger,
différencier la peur de l’abandon de la réalité de la relation,
restaurer votre confiance en vous et votre sentiment de valeur,
retrouver une présence à vous-même, condition essentielle pour que le lien et le désir puissent évoluer.
Oui, une évolution est possible, mais pas en cherchant à « redevenir comme avant ». Il s’agit plutôt de construire un lien nouveau, plus ajusté, plus sécurisant, où chacun reprend sa part de responsabilité sans porter celle de l’autre. Menacer la rupture pour faire réagir est souvent l’expression d’un cri de détresse ; cela mérite d’être entendu et accompagné, plutôt que culpabilisé.
Vous n’êtes ni excessive, ni défaillante. Vous traversez une crise relationnelle qui réactive des blessures anciennes. Vous avez le droit d’être aidée et soutenue pour ne pas rester seule avec cette souffrance.
12 DÉC. 2025
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Bonjour,
Merci pour la confiance que vous accordez en partageant ce que vous traversez. Ce que vous décrivez est profondément douloureux, mais aussi très compréhensible au regard de votre histoire relationnelle. Lorsqu’on a vécu une relation violente, il est fréquent que des blessures d’attachement et des réactions émotionnelles intenses réapparaissent au moment où l’on vit enfin une relation plus sécurisante.
En Gestalt thérapie, nous observons que la colère, l’angoisse ou la peur de l’abandon ne sont pas des “dysfonctionnements”, mais des tentatives de protection face à une insécurité intérieure réactivée. La perte de désir chez votre partenaire peut alors venir toucher des questions très sensibles : le sentiment d’être désirée, reconnue, choisie. Cela peut entraîner un cercle relationnel douloureux où la pression émotionnelle, bien malgré vous, accentue le blocage et la souffrance de chacun.
Il est important de comprendre que le désir ne se commande pas et qu’il ne revient pas sous la contrainte. En revanche, un travail thérapeutique peut vous aider à apaiser vos émotions, à retrouver une sécurité intérieure et à différencier ce qui relève de votre histoire personnelle de ce qui appartient à votre partenaire. La Gestalt thérapie permet notamment de travailler la régulation émotionnelle, les blessures liées aux relations passées, la confiance en soi et la qualité du lien dans le couple, en tenant compte du vécu corporel et émotionnel.
Le fait que votre compagnon consulte un médecin est une première étape. De votre côté, vous faire accompagner pourrait vous permettre de sortir de la honte, de la culpabilité et de l’auto-jugement, et de retrouver une relation plus sereine à vous-même et à l’autre. Ce n’est pas une question de “patience forcée”, mais d’apprendre à être en lien autrement, sans vous perdre ni vous sur-adapter.
Oui, une évolution est possible, à condition de ne pas chercher à revenir “comme avant”, mais de construire un lien plus sécurisant et plus respectueux des besoins de chacun. Un accompagnement en Gestalt thérapie, en individuel ou éventuellement en couple, peut être un réel soutien dans cette étape de votre vie.
12 DÉC. 2025
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Bonjour Millasnpy,
Je suis touchée de vous voir désespérée et de savoir que vous pleurez beaucoup. Néanmoins je suis contente que vous ne restez pas seule avec tout cela, que vous vous faites une place ici. Merci pour votre transparence, votre confiance. C’est très touchant de vous lire. Votre message transmet beaucoup de sincérité et je saisie bien combien cette situation vous bouscule. Le fait que vous veniez en parler ici montre déjà une vraie volonté de comprendre ce qui se passe en vous et dans votre relation.
Vous décrivez un lien amoureux fort, avec quelqu’un qui compte pour vous et avec qui vous aviez une connexion intense. Et aujourd’hui, la baisse de sa libido vient toucher quelque chose de très sensible en vous. Vous parlez de colère, d’angoisse, de peur d’être moins désirée, d’un sentiment d’être « moins femme », d'être désespérée. J'en suis bien sensible à ce que vous vivez.
Il y a aussi votre vécu passé, cette relation violente qui a laissé des traces. Vous avez traversé quelque chose de difficile, et il est compréhensible que certaines insécurités se réveillent aujourd’hui. Je peux saisir la honte, le dégoût de vous même face à vos réactions. En même temps ce que vous vivez n’est pas un “défaut” chez vous : c’est une manière pour votre psychisme d’essayer de se protéger, même si cela prend des formes qui vous font souffrir et qui fatiguent votre couple.
Votre souffrance ne vient pas seulement de la sexualité en elle-même il me semble, mais de ce que cette baisse de libido réveille en vous : la peur de perdre le lien, la peur d’être moins aimée, la peur d'être abandonnée, le besoin d’être rassurée, reconnue, vue.
De son côté, votre compagnon semble pris dans un mouvement de blocage : plus la pression monte pour lui, plus son désir se fige. C’est quelque chose de fréquent dans les couples, et ça ne dit rien de la qualité de vos sentiments l’un pour l’autre.
Vous avez déjà posé une première pierre importante : mettre des mots, chercher du soutien. Je vous encourage fortement d'aller plus loin. Un travail thérapeutique pourrait vous aider à :
- mettre de la clarté sur ce que cette situation réveille en vous,
- apprivoiser vos réactions de colère et de détresse,
- retrouver un espace intérieur plus apaisé,
alléger la pression émotionnelle dans le couple.
Vous aimez profondément cet homme, et vous avez envie que ce lien reste vivant. Ce que vous traversez est surmontable — et le simple fait que vous cherchiez à comprendre et que vous mettez des mots sur ce que vous vivez montre déjà un mouvement très précieux dans ce sens.
Je vous souhaite beaucoup de douceur pour la suite.
Aline Caprara
Thérapeute en relation d'aide par l'ANDC