J'ai déjà écris une question auparavant par rapport à mes mensonge,mes exagérations et mes pensais intrusives.
Sa fait 1 mois que j'avoue des chose non-stop à ma mère.
Des conneries que j'ai accumuler pendant 2 ans.
J'ai une relation très proche et fusionelle avec ma mère ce qui m'a encore plus impacter niveau culpabilité.
Depuis 2 jours j'ai finis de tout avouer a ma mère pourtant je chercher le moindre détails.
Sachant que j'ai fait de nombreuses bêtise comme mentir sur des chose très graves ou bien parler de la vie priver de ma famille.
Depuis ces 2 jours j'ai la pensais "et si j'aimais pas vraiment maman et papa mais surtout maman",à cause de tout ce que j'ai fait.
Tout sa me rend mal et j'ai peur de ce que sa veux dire sur moi alors que ma mère est tout pour moi.
Pendant 1 mois tout les matin je me lever la boule au ventre avec l'envie de vomir.
Ma mere me soutiens énormément au quotidien mais elle est aussi super triste que je l'ai trahis autant.
J'aimerais vraiment aller mieux,je vois déjà la psy de mon établissement scolaire pourtant je trouve plus de réponse sur ce site où bien dans des livres ou vidéos.
J'aimerais pouvoir revivre normalement et ainsi aller mieux et pouvoir aller de l'avant et surtout sans cette pensais qui me terrorise.
Merci d'avance en espérant avoir des réponse.
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13 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 20 personnes
Bonjour,
Je vous remercie pour votre confiance et pour le courage qu'il vous a fallu pour déposer cette souffrance. Ce que vous décrivez – ces réveils la boule au ventre, ces nausées, cette quête obsessionnelle du moindre détail à avouer – témoigne d'un état d'épuisement anxieux très profond.
Grâce à la Thérapie des Schémas (de Jeffrey Young), nous pouvons mettre des mots sur ce mécanisme inconscient qui s'est emparé de vous. Vous n'êtes pas une mauvaise personne, vous êtes simplement prisonnier d'une tempête émotionnelle que votre cerveau essaie de gérer comme il peut.
Voici le décodage de ce qui se passe en vous :
1. Le Schéma de Fusion (ou Soi sous-développé)
Vous mentionnez une relation « très proche et fusionnelle » avec votre mère. En psychologie, la fusion parent-enfant fait que votre propre identité, votre valeur et votre sécurité dépendent entièrement du regard et de l'approbation de votre mère.
Parce que cette relation est votre pilier central, l'idée de l'avoir déçue ou « trahie » par des mensonges devient une menace existentielle pour votre inconscient. C'est cela qui a déclenché cette culpabilité disproportionnée et ces symptômes physiques (l'envie de vomir) : c'est la panique interne de perdre ce lien fusionnel.
2. Le Schéma d'Imperfection / Honte et le piège des aveux
Pour tenter de calmer cette panique, votre inconscient a activé une stratégie de survie : le besoin compulsif de tout avouer.
En cherchant le moindre détail à confesser pendant un mois, vous cherchiez inconsciemment une « pureté » absolue pour vous laver de votre culpabilité.
Le problème, c'est que plus on nourrit l'anxiété en lui donnant des aveux, plus elle en demande. Votre esprit s'est habitué à être en mode « alerte maximale ».
3. Le décodage de la pensée intrusive (« Et si je n'aimais pas maman ? »)
C'est le point le plus important pour vous rassurer : cette pensée est un symptôme d'anxiété, elle ne reflète pas votre réalité.
Une fois que vous avez fini de tout avouer, votre niveau d'anxiété est resté très haut, mais votre cerveau n'avait plus de « bêtises » à confesser. Pour continuer à s'alimenter, votre anxiété a créé une nouvelle cible, encore plus terrifiante : « Et si le problème, c'était que je ne l'aimais pas ? ».
En psychologie, c'est une pensée intrusive classique (que l'on retrouve dans les mécanismes de type TOC ou phobies d'impulsion).
Pourquoi cette pensée surgit-elle ? Justement parce que votre mère est tout pour vous. Votre cerveau sait que c'est la chose la plus précieuse à vos yeux. Pour se protéger d'une future souffrance, il simule le pire scénario possible.
La preuve que vous l'aimez : Si vous ne l'aimiez pas, cette pensée vous laisserait totalement indifférent. Le fait qu'elle vous terrorise et vous rende malade est la preuve absolue de l'amour immense et de l'attachement que vous lui portez.
Pour aller de l'avant aujourd'hui :
Arrêtez la quête de perfection : Vous avez le droit d'avoir une part de jardin secret, d'avoir fait des erreurs et d'avoir menti. Cela fait partie de l'apprentissage de la vie et de la construction de votre autonomie par rapport à vos parents.
Ne discutez pas avec cette pensée : Quand la pensée « et si je ne l'aimais pas » arrive, ne cherchez pas à vous prouver le contraire. Dites-lui simplement : « Tiens, revoilà mon anxiété qui essaie de me faire peur », et laissez-la passer sans lui donner d'importance.
Accompagnez votre inconscient : C'est une excellente chose que vous voyiez la psychologue de votre établissement. Les livres et vidéos vous aident à comprendre intellectuellement, mais pour apaiser la « boule au ventre », il faut aller rassurer l'enfant terrifié à l'intérieur de vous.
Le travail sur les mémoires émotionnelles et le détachement de ce schéma de fusion est précisément ce qui permet de retrouver sa liberté d'exister, sans cette peur constante de mal faire.
Prenez une grande respiration. Vous êtes en sécurité, et ce passage douloureux va s'apaiser. Je reste à votre entière disposition si vous souhaitez que nous échangions plus en détail.
Bien à vous,
Jonathan Desjours – Coach et thérapeute de l'inconscient.
22 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Le fait que votre mère a réagi en vous disant qu’elle se sent trahie pour vos mensonges accentue votre pensée coupable et le questionnement sur la réalité de l’amour que vous portez à votre mère.
Vous avez voulu vous rendre « intéressante » en racontant tout un tas d’histoires pas vraies : ce qui compte maintenant c’est de pouvoir renoncer à cette habitude, du moins sur des sujets importants de votre vie.
Mentir n’est pas un crime…, et c’est même utile de le faire dans certaines situations pour justement ne pas faire du mal.
Cacher certaines vérités à ses parents fait partie du processus naturel de différenciation de ses proches, et c’est même un signe d’autonomie nécessaire pour pouvoir se séparer d’eux pour construire sa propre vie.
Continuez à voir la psychologue scolaire pour qu’elle vous aide à vous libérer des idées intrusives et accepter que vous ayez dit des « bobards » mais que vous avez tout raconté à votre mère : et ceci est un signe d’amour et confiance que vous sentez pour elle.
sp
22 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Vous êtes dans une situation intense avec votre mère. Cette exacerbation est naturelle compte tenu de votre âge. La violence de votre ressenti, vous parlez de vomir au réveil, est dû à la difficulté de vous séparer de votre maman. Tout en ayant un quotidien proche, , il est naturel de vous trouver vous même, de devenir un individu à part entière. Cependant cette séparation est vécue inconsciemment comme une trahison et augmente votre sentiment de culpabilité. Votre corps vous fait ressentir ces émotions, à la fois le besoin naturel d'être un individu distinct et d'évacuer votre culpabilité.
Dans votre relation fusionnelle, vous pensez que votre mère doit tout savoir et tout partager. Le mensonge n'a été qu'une frontière, une façon de grandir et de pouvoir avoir votre vie. C'est naturel comme procédé à cet âge. Vous vous êtes ainsi créé un espace propre.
Vos aveux sont un retour à votre mère, peut-être que la séparation était trop violente ou que vous avez vécu un événement difficile et vous avez eu besoin de renforcer votre lien pour revenir sous sa protection.
Votre réaction physique matinale est dû à votre système nerveux. L'axe intestin-cerveau avec l'angoisse déclenche une décharge de cortisol dont le pic est matinal. Cela s'ajoutant à la nécessité d'affronter la réalité à votre réveil. Symboliquement, votre envie de vomir représente le fait d'avoir "vomi" la vérité à votre mère et le rejet de cette culpabilité toxique.
Tant que vous avez envie de vomir, vous êtes en mode survie, il convient de faire redescendre votre anxiété et d'apaiser votre système nerveux.
Pour ce faire vous pouvez regarder sur le net des exercices de cohérence cardiaque avec la respiration, à faire dans votre lit dès le réveil et des exercices d'ancrage dans le ici et maintenant en utilisant vos cinq sens : lister ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que vous sentez, vous touchez, bien sentir le sol sous vos pieds...
Consulter vous permettrait de mettre de l'espace entre vous et votre mère. Il convient de déculpabiliser vos mensonges en comprenant pourquoi vous aviez cette réaction. Peut-être que votre maman avait un comportement trop enveloppeur et décideur.
Or à votre âge, avoir un espace secret est tout à fait normal, il est même nécessaire pour votre épanouissement que vous appreniez à dire non, pour protéger votre espace et votre temps.
Vous vous sentez coupable d'avoir grandi alors que c'est la structure fusionnelle entre vous et votre mère qui est étouffante et à recadrer. Vous pouvez ne pas tout raconter à votre mère, vous avez le droit d'avoir des secrets et des divergences d'opinions, de choix de vie. Vos mensonges n'étaient qu'un outil, ils ne sont pas votre identité. Votre maman vous aime inconditionnellement, quelque soit votre espace secret personnel. Quelle a été sa réaction? Si elle vous culpabilise c'est peut-être qu'elle ressent la peur de vous perdre. Rassurez la sur ce point tout en gardant votre vie privée pour vous et vos amies de votre âge. Votre maman représente une autre génération et elle ne peut tout partager avec vous.
Prenez soin de vous
16 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Ce que tu décris — les aveux compulsifs qui ne s'arrêtent pas, les pensées intrusives qui t'obsèdent, la boule au ventre chaque matin, la peur que ces pensées révèlent quelque chose de terrible sur toi — ce sont des signaux cliniques précis. Ça ressemble fortement à ce qu'on appelle un TOC (trouble obsessionnel compulsif), notamment dans sa forme "scrupulosité" ou TOC de la culpabilité.
Voici ce qui est important que tu entendes :
Les aveux en boucle ne soulagent pas — ils alimentent le cycle. C'est exactement le piège du TOC : confesser apporte un soulagement de quelques secondes, puis l'anxiété revient encore plus fort, et tu cherches le prochain "détail" à avouer. Ce n'est pas de la honte, c'est un mécanisme neurologique.
La pensée "est-ce que j'aime vraiment ma maman" est une pensée intrusive classique. Le TOC s'attaque précisément à ce qui compte le plus pour toi. Plus ta mère est centrale dans ta vie, plus ton cerveau anxieux va cibler ce lien-là. Cette pensée ne dit rien de vrai sur tes sentiments réels.
Ce que tu dois faire concrètement :
La psychologue scolaire est un premier pas, mais elle a des limites. Ce dont tu as besoin, c'est d'un suivi avec un psychologue ou psychiatre spécialisé en TCC (thérapie cognitive et comportementale), qui est le traitement de référence pour le TOC. Tu peux en parler à tes parents pour consulter en dehors du cadre scolaire.
En attendant, arrête d'avouer. Je sais que c'est contre-intuitif et que ça va créer de l'angoisse à court terme — mais chaque aveu prolonge ta souffrance.
Tu n'es pas une mauvaise personne. Tu es quelqu'un dont le cerveau s'est emballé, et ça se traite.
Prends toi en main et fais confiance à la vie.
16 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Il est vrai que lorsque l'on garde au plus profond de soi des choses qui nous gênaient ou blessaient, ce n'est pas évident de pouvoir les exprimer par des angoisses ou émotions que l'on a du mal à affronter.
Il serait bien de lister tout ce qui s'est produit en vous durant ces années et de voir avec votre psychologue les attentes que vous avez vis-à-vis de votre mère.
Le travail d'accompagnement de votre psychologue doit aussi s'axer autour de ce sentiment de culpabilité qui vous anime.
Continuez votre thérapie sans trop se précipiter. Il faut du temps et beaucoup de courage pour avancer.
16 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Le fait d'avoir pensé « Et si je n'aimais pas vraiment ma mère ? » ne signifie pas que c'est vrai.
Après un mois à chercher quoi avouer et à vérifier chaque détail, votre cerveau semble continuer à chercher un nouveau sujet d'inquiétude.
Vous avez le droit à l'erreur. Que vous ayez menti ou déçu votre mère, tout en l'aimant profondément.
Le fait que "cette pensée me terrifie" et vous fasse autant souffrir suggère justement que votre relation avec votre mère est très importante pour vous.
Continuez à en parler avec une psychologue, notamment du besoin d'avouer sans cesse et de chercher une certitude absolue.
La phrase marquante que je souligne :
« J'ai une pensée qui me fait peur, mais une pensée n'est pas un fait. »
Après un mois d'angoisse, de culpabilité, il est normal que votre esprit soit encore fatigué.
Pour conclure : souvent les mensonges apparaissent pour eviter quelque chose. Un travail de fond s'impose.
En vous souhaitant de trouver sens.
15 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 9 personnes
Bonjour,
En vous lisant, ce qui me frappe surtout, c'est la souffrance et l'angoisse dans lesquelles vous semblez vivre depuis plusieurs semaines.
Vous expliquez avoir passé un mois à chercher, vérifier, vous souvenir, avouer le moindre détail à votre mère. Et maintenant que vous avez l'impression d'avoir tout dit, votre esprit semble avoir trouvé un nouveau sujet d'inquiétude : « Et si je n'aimais pas vraiment ma mère ? »
Or, plus vous semblez chercher à obtenir une certitude absolue sur cette question, plus le doute revient. C'est souvent le fonctionnement des pensées obsessionnelles : lorsqu'une inquiétude est résolue, une autre prend sa place. Non pas parce qu'elle est vraie, mais parce que le cerveau continue à chercher quelque chose à vérifier pour tenter de faire baisser l'anxiété.
Ce qui me fait penser cela, c'est que vous écrivez dans le même message que votre mère est « tout pour vous », que sa tristesse vous fait souffrir et que vous avez passé un mois à essayer de réparer ce qui vous semblait être des trahisons envers elle. Tout cela me parle davantage d'un lien très fort que d'une absence d'amour.
J'ai aussi l'impression que vous vous jugez extrêmement sévèrement. Faire des erreurs, mentir, exagérer ou regretter certains comportements ne fait pas de vous une mauvaise personne. Cela parle surtout d'un jeune qui souffre beaucoup et qui semble avoir développé une culpabilité très importante.
Vous avez déjà fait quelque chose de courageux : parler à votre mère, consulter la psychologue de votre établissement et chercher de l'aide. Peut-être que l'étape suivante n'est plus de chercher une nouvelle preuve ou une nouvelle réponse, mais d'apprendre progressivement à tolérer l'incertitude sans repartir dans une nouvelle vérification.
Si vous le souhaitez, je pense qu'il serait important d'aborder précisément ces pensées intrusives et cette culpabilité avec votre psychologue, car elles semblent aujourd'hui prendre énormément de place dans votre quotidien.
Je peux également vous accompagner dans cette réflexion afin de mieux comprendre ce qui se joue derrière ces doutes permanents et vous aider à retrouver un peu d'apaisement.
12 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 12 personnes
Bonjour,
Votre 1ère question qui était : https://www.psychologue.net/questions/pensees-intrusives-et-mensonge
où je vous ai répondu, je vais vous répéter la même chose, prenez vous en main et consultez, c'est la seule chose que vous pouvez faire pour comprendre et vous délester de ce qui vous pèse intérieurement.
Une psy scolaire n'a pas les compétences pour travailler sur ce qui doit l'être. Une psy scolaire peut être juste un accompagnement mais pas faire un travail sur soi.
Je pense qu'il est inutile de lire ce site dans tous les sens, maintenant vous savez ce qu'il vous reste à faire, consulter en vous dirigeant vers une thérapeute avec une approche psychocorporelle pour explorer vos ressentis, ce qui vous ronge...
12 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Vous vous questionnez sur l’amour que vous portez à vos parents. Cependant, le fait d’avoir enfin avoué vos mensonges à votre mère prouve très justement que vous avez de l’estime et de l’amour pour elle. En effet, si vous n’en aviez pas, vous n’auriez pas eu ce besoin de repenti.
Je vous suggère d’éviter de vous poser trop de questions et de vivre un peu plus au jour le jour dans la réalité en éloignant de votre vie, les univers parallèles que vous vous créez avec vos mensonges.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
12 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Vous évoquez avoir accumulé des conneries depuis 2 ans. Que s’est-il passé il y a 2 ans ?
Y aurait-il eu un traumatisme ? Un évènement ou une situation trop lourde pour réussir à en parler avec votre mère ? Auriez-vous bravé un interdit ou au contraire vous seriez-vous retrouvée dans une situation indicible ?
Le mensonge est souvent une parade contre la peur. La peur de dire, la peur d’être réprimandée ou jugée.
Quel âge avez-vous ? Est-ce que le mensonge a aussi fait partie de votre petite enfance ou non ?
Si c’est le cas, alors je peux faire l’hypothèse que cela vous dépasse parce que cela ne vous appartient pas. Possiblement cela appartient à vos parents ou aux générations d’au-dessus. Je m’explique : lorsqu’il y a des secrets de famille et/ou des non-dits, le petit enfant ressent un malaise, il ne comprend pas, alors il prêche le faux pour connaître le vrai. Possiblement votre maman ne vous a pas tout dit, peut-être des fausses-couches ou des IVG avant ou après vous, peut-être que votre père vous a caché une situation qui le met mal à l’aise qu’il aurait vécue avant de rencontrer votre mère. Peut-être que dans les générations précédentes il y a eu des abus, attouchements, viols, incestes, ou des problèmes d’argent, de faillite, ou des enfants morts en bas âge…
Et vous n’avez peut-être aucune connaissance de tout cela.
Je vous invite à poursuivre le dialogue avec votre mère, questionnez-là, demandez-lui s’il y a des événements dont elle ne vous a pas parlé.
Et peut-être que certaines situations que j’évoque dans les générations d’au-dessus vous concernent. Y aurait-il encore des choses à confier ? À dire ? Et peut-être pas à votre mère, plutôt à un professionnel neutre ?
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute
12 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Lila,
Effectivement, vous avez déjà partagé récemment des questionnements autour de ces difficultés. Je trouve intéressant que vous cherchiez aujourd'hui du soutien à travers ce forum, des vidéos ou d'autres ressources sur Internet. C'est une démarche importante.
L'essentiel est surtout de trouver des ressources qui vous apportent du soutien et de pouvoir les approfondir progressivement, que ce soit à travers des lectures, des vidéos, des apprentissages, des échanges ou un suivi individuel.
Concernant cette peur au ventre que vous décrivez, cela peut effectivement être lié à ce que l'on appelle des manifestations psychosomatiques. Lorsque nous traversons une souffrance psychologique ou émotionnelle, le corps réagit souvent lui aussi. Parfois, nous pensons que nous gérons les choses mentalement, mais le corps continue d'exprimer un mal-être ou une tension qui demande à être entendue.
Le fait que vous puissiez aujourd'hui mettre des mots sur ce que vous ressentez est déjà un pas important. Écrire ce message en est un autre. Chaque petit pas compte.
Je vous encourage à continuer à chercher ce qui peut réellement vous soutenir dans cette période, et à vous appuyer sur les personnes de confiance qui vous entourent, notamment votre famille si cela est possible. Même si j'entends bien cette difficulté "double" avec votre mère, elle vous soutien, mais il y a vos mensonges, exagérations qui viennent tout compliquer.
Ne perdez pas espoir. Vous êtes déjà en mouvement et il existe des solutions pour aller mieux.
Si vous ressentez le besoin d'être davantage accompagnée, il peut être utile d'échanger une première fois avec un professionnel que vous trouvez en ligne. Cela ne signifie pas forcément s'engager dans un suivi au long cours, mais simplement prendre un temps pour faire le point sur ce que vous traversez et identifier ce dont vous avez besoin aujourd'hui, par téléphone simplement, sans engagement.
11 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci d'avoir pris le temps d'écrire à nouveau. En vous lisant, je ressens à quel point vous êtes épuisée par cette lutte intérieure qui semble occuper une place énorme dans votre quotidien.
Ce qui m'interpelle, c'est que depuis un mois vous avez cherché à tout avouer, à tout vérifier, à ne rien oublier, comme si vous aviez besoin d'être absolument certaine d'avoir tout dit pour enfin retrouver la paix. Pourtant, maintenant que vous avez terminé ces confidences, votre souffrance ne semble pas s'être apaisée. Le doute a simplement changé de sujet.
Avant, il portait sur ce que vous aviez pu faire ou ne pas faire. Aujourd'hui, il porte sur une pensée qui vous terrorise : « Et si je n'aimais pas vraiment ma mère ? »
C'est ce déplacement du doute qui me paraît important. J'ai l'impression que votre esprit ne cherche pas tant la vérité qu'une certitude absolue et rassurante. Or cette certitude semble toujours vous échapper, quel que soit le sujet concerné.
Ce qui me touche dans votre message, c'est que vous dites à plusieurs reprises combien votre mère compte pour vous. Vous décrivez une relation très proche, vous souffrez de l'avoir déçue, vous cherchez désespérément à réparer ce qui a pu l'être et cette pensée vous fait peur précisément parce qu'elle est en contradiction avec ce que vous ressentez profondément.
Souvent, les pensées qui nous effraient le plus sont celles qui vont à l'opposé de nos valeurs, de nos attachements ou de l'image que nous avons de nous-mêmes. Le fait qu'une pensée existe dans votre esprit ne signifie pas qu'elle révèle une vérité sur vous.
J'entends également combien cette situation affecte votre corps : la boule au ventre, l'envie de vomir au réveil, l'angoisse permanente. Cela montre à quel point vous êtes en souffrance actuellement.
Je trouve très positif que vous soyez déjà accompagnée par la psychologue de votre établissement. J'aurais envie de vous encourager à lui parler précisément de ce besoin de tout avouer, de cette recherche constante de certitudes et de la manière dont les pensées changent de forme mais continuent à vous faire souffrir.
Vous semblez aujourd'hui consacrer énormément d'énergie à analyser chacune de vos pensées pour savoir ce qu'elles signifient. Peut-être qu'une partie du travail consistera justement à apprendre progressivement qu'une pensée n'est pas forcément un reflet fidèle de ce que l'on est.
Vous écrivez que vous aimeriez revivre normalement. J'ai envie de vous dire que cela me paraît possible, mais probablement pas en trouvant enfin la pensée parfaite qui vous rassurera définitivement. Peut-être davantage en apprenant à ne plus donner autant de pouvoir à ces doutes qui semblent prendre toute la place.
Cette souffrance mérite d'être accueillie avec sérieux et bienveillance. Si vous le souhaitez, nous pourrons prendre le temps d'explorer ensemble ce qui se joue derrière cette culpabilité, ce besoin de tout avouer et ces pensées qui semblent aujourd'hui vous empêcher de trouver un peu de répit.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous,
Margaux Jarrige
11 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Rebonjour Lila
Il y a beaucoup de souffrance dans ce que vous décrivez. C'est touchant.
Il y a aussi que votre problème de culpabilité est quelque chose de complexe qui demande du temps et un suivi peut être un peu plus complet que celui qui est fait dans un cadre institutionnel.
Je vois aussi beaucoup de peur. Il faudrait rechercher dans cette direction.
Vous sentez-vous aimée?
La peur représente une paralysie. N'ayez pas peur d'être vous même pour avancer.
À votre disposition.
Courage
10 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Lila,
En vous lisant, je retrouve plusieurs éléments que vous évoquiez déjà dans votre précédent message : les mensonges, la culpabilité, le besoin d'avouer, les doutes permanents et les pensées qui vous terrorisent.
Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est que même après avoir passé un mois à tout avouer à votre mère, votre souffrance ne semble pas s'apaiser. Au contraire, votre esprit semble avoir trouvé une nouvelle source de doute : « Et si je n'aimais pas vraiment ma mère ? »
C'est un élément important.
Car si le problème venait uniquement des choses que vous aviez cachées, on pourrait s'attendre à ce que le fait d'avoir tout révélé vous soulage durablement. Or, dès que vous avez terminé de vérifier et d'avouer, une nouvelle pensée angoissante est apparue.
Cela me fait penser que votre souffrance actuelle ne vient peut-être pas seulement de ce que vous avez fait, mais aussi de la place que prennent le doute et la culpabilité dans votre fonctionnement psychique.
Je remarque également que cette pensée vous fait peur précisément parce qu'elle est contraire à ce que vous ressentez profondément. Vous écrivez que votre mère est « tout pour vous », que votre relation est très proche et que vous êtes terrorisée par cette idée.
Les pensées intrusives ont souvent cette caractéristique : elles attaquent ce qui compte le plus pour nous.
Plus vous cherchez à vérifier si vous aimez réellement votre mère, plus votre cerveau risque de continuer à produire du doute. Non pas parce que vous ne l'aimez pas, mais parce qu'il cherche une certitude absolue qu'il ne peut pas obtenir.
Par ailleurs, le fait d'avoir passé un mois à avouer sans cesse des choses à votre mère peut aussi avoir entretenu un cercle difficile :
* une pensée provoque de la culpabilité,
* vous cherchez à être rassurée ou à avouer,
* le soulagement est temporaire,
* puis un nouveau doute apparaît.
Je comprends également votre inquiétude lorsque vous voyez votre mère triste. Vous semblez porter une grande responsabilité émotionnelle vis-à-vis d'elle. Pourtant, il est important de rappeler qu'aimer quelqu'un ne signifie pas ne jamais lui faire de peine ou ne jamais commettre d'erreur.
Vous semblez aujourd'hui juger votre valeur personnelle uniquement à travers vos fautes passées.
Or une personne ne se résume jamais aux erreurs qu'elle a commises.
Je pense qu'il serait important de continuer à parler de ces pensées avec votre psychologue scolaire, notamment de ce besoin de vérifier, d'avouer et de chercher des certitudes. Car ce qui vous fait souffrir aujourd'hui ressemble davantage à un enfermement dans le doute et la culpabilité qu'à un manque d'amour envers votre mère.
Et pour répondre simplement à votre question : le fait d'avoir cette pensée ne prouve absolument pas que vous n'aimez pas votre mère.
Ce que montre surtout votre message, c'est à quel point l'idée même de ne pas l'aimer vous est insupportable.
10 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
En vous lisant, je suis surtout touché par la souffrance que vous décrivez.
Depuis un mois, vous semblez vivre dans un état d'alerte permanent, à rechercher sans cesse ce que vous auriez pu faire de mal, ce que vous auriez pu oublier de dire ou ce qui pourrait encore remettre en question l'image que vous avez de vous-même.
Vous avez eu le courage de parler à votre mère de nombreuses choses qui vous pesaient depuis longtemps. Cela a certainement demandé beaucoup d'énergie et de sincérité. Pourtant, malgré tous ces aveux, l'apaisement que vous espériez ne semble pas être arrivé. Aujourd'hui, c'est une nouvelle pensée qui vous fait souffrir : la peur de ne pas aimer réellement vos parents, et particulièrement votre mère.
Ce qui m'interpelle, c'est que cette pensée vous bouleverse précisément parce que votre mère compte énormément pour vous. Lorsqu'une idée nous laisse indifférent, elle ne provoque généralement pas autant d'angoisse, de tristesse et de remise en question.
J'ai davantage l'impression que vous êtes prisonnier d'un cercle de culpabilité et de doute qui vous pousse à remettre constamment en question ce qui est pourtant essentiel pour vous. Plus vous cherchez à être certain, plus de nouvelles interrogations apparaissent et plus la souffrance grandit.
Vous n'avez pas à porter cela seul. Même si vous êtes déjà accompagné au sein de votre établissement scolaire, je pense que ce que vous décrivez mérite un espace thérapeutique où vous pourrez prendre le temps d'explorer cette culpabilité, ces pensées intrusives et cette anxiété qui semblent aujourd'hui envahir votre quotidien.
Retrouver de l'apaisement ne passera probablement pas par le fait de trouver une réponse parfaite à chacune de vos pensées, mais plutôt par apprendre à ne plus leur donner autant de pouvoir sur vous.
Si vous souhaitez approfondir cela dans un cadre bienveillant et confidentiel, je pourrai vous accompagner afin de mieux comprendre ce qui se joue actuellement pour vous et vous aider à retrouver un peu de sérénité dans votre vie quotidienne.
10 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
En vous lisant, je remarque quelque chose de très important : pendant un mois, vous avez cherché à vérifier, à avouer, à vous assurer que vous n'aviez rien oublié. Aujourd'hui que vous avez terminé, votre esprit semble avoir trouvé un nouveau sujet de doute : *"Et si je n'aimais pas vraiment ma mère ?"*
C'est souvent ainsi que fonctionnent les pensées intrusives et l'anxiété. Lorsqu'une inquiétude est résolue, une autre apparaît pour prendre sa place. Le problème n'est alors plus le contenu de la pensée, mais le mécanisme de doute lui-même.
Ce qui me frappe, c'est que votre message est rempli de preuves de l'attachement que vous portez à votre mère, vous souffrez de l'avoir blessée, vous cherchez à être honnête avec elle, vous avez passé un mois à tout lui avouer et vous dites qu'elle est "tout pour vous".
Et pourtant, malgré cela, une petite voix vous demande encore : *"Et si je ne l'aimais pas ?"*
Une pensée n'est pas une vérité. Une pensée intrusive est souvent précisément ce qui nous fait le plus peur parce qu'elle touche à ce qui compte le plus pour nous.
J'ai l'impression que vous cherchez une certitude absolue pour être rassurée. Malheureusement, plus on cherche cette certitude, plus le doute revient.
Je vous encourage à continuer le travail avec votre psychologue et à lui parler de cette nouvelle peur. Le but n'est pas de prouver que vous aimez votre mère, mais d'apprendre à ne plus donner autant de pouvoir à ces pensées.
Vous avez déjà fait un grand pas en parlant de vos erreurs et en cherchant à avancer. Aujourd'hui, il me semble que votre défi est davantage d'apprendre à vous pardonner qu'à continuer à chercher de nouvelles fautes.
10 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Ce que vous décrivez semble avant tout témoigner d'une souffrance importante liée à la culpabilité et au besoin de vous assurer que vous n'avez rien oublié. Le fait de continuer à chercher le moindre détail à avouer, puis de voir apparaître une pensée du type « et si je n'aimais pas vraiment ma mère ? », ne signifie pas nécessairement que cette pensée reflète la réalité ou vos véritables sentiments.
Au contraire, ce qui ressort de votre message est l'importance que votre mère et votre famille ont pour vous, ainsi que la peur de les avoir déçus. Les pensées intrusives ont souvent pour particularité de viser précisément ce qui compte le plus pour nous, ce qui les rend très angoissantes.
Le fait que vous soyez déjà accompagnée par la psychologue de votre établissement est une ressource précieuse. Je vous encourage à poursuivre ce travail avec elle afin de mieux comprendre ce qui se joue derrière ces pensées et cette culpabilité.
10 JUIN 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Lila.
En vous lisant, je n'ai pas de doutes sur l'amour que vous portez à votre mère. Vous dites à quel point elle est importante pour vous, que vous avez une relation proche et fusionnelle avec elle, vous avez même fait l'effort, qui vous a énormément coûté, de lui raconter tant de choses que vous aviez à vous reprocher pour avoir un lien plus authentique avec elle.
J'espère de tout coeur que vous pourrez, à terme, aller mieux, vous faites déjà énormément pour.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio