Peut on avoir tous les symptômes du pervers narcissiques sans l’être ?
Bonjour,
Je m’exprime aujourd’hui car je me torture le cerveau a l’idée d’être une perverse narcissique. Ma question est la suivante : peut on adopter tous les comportements du pervers narcissiques sans l’être pour autant ?
Je viens de me séparer de mon compagnon après 4 ans de relation. Et je remets tout en question. Nous étions à distance et je demandais énormément d’attention (trop d’attention de sa part). J’étais tout le temps jalouse sans aucune raison apparente, je fouillais son téléphone, j’étais terrorisé à l’idée de le perdre mais paradoxalement c’est tout le temps moi qui parlait de rupture. Je me posais énormément en victime pour le faire culpabiliser : tout le temps. Comme si c’était mon seul moyen d’exister et de me sentir vue : être une victime.
Paradoxalement ma jalousie ne m’empêchait pas de séduire et flirter à droite à gauche (je ne l’ai jamais trompé). Car j’ai un besoin de plaire, d’être au centre de l’attention tout le temps et si je ne le suis pas je me sens inexistante.
Je pense aussi être particulièrement douée pour la manipulation, et principalement en utilisant la culpabilisation. Je mens aussi souvent.
À savoir que je pouvais être très méchante en parole et même parfois insultante quand je ne me sentais pas assez aimée et valorisée.
Je me pose aussi la question de l’empathie. J’en ai je crois en tant normal mais je ne sais pas c’est un peu flou. Déjà depuis la rupture je n’en ai aucune, je suis centrée sur mon malheur.
Une chose est sûr je suis très toxique en amour et je le sais. J’ai tous les comportements des personnes toxiques et ça me ronge. Je suis intimement convaincue d’être une très mauvaise personne et j’ai peur que tout le monde voit mon vrai visage.
J’ai vraiment l’impression de continuellement me servir des gens, les vouloir que pour moi, être le centre de leur vie.
J’ai commencé une thérapie, mais j’ai besoin d’avoir plusieurs avis sur la question. Je suis tellement persuadée d’être monstrueuse.
Je vie très très mal la rupture, et quand je lis des choses sur le pervers narcissique dont le monde s’écroule quand il a perdu sa proie, je me vois dedans.