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Plus l'énergie d'avoir envie....

Réalisée par Leslie le 16 mai 2018 · 6 réponses · Thérapie brève

Bonjour,

Je vais essayer de vous exposer mon problème de façon la plus concise possible. Je suis quelqu'un d'assez déterminée.
Quand j'ai eu mon diplôme, j'ai voulu travailler à l'étranger. J'ai postulé partout où c'était possible. J'ai finalement trouvé un poste au Luxembourg. Ce n'était pas du tout "l'étranger" que j'avais imaginé, mais c'était quand même hors de France et je n'y avait jamais mis les pieds.

J'y suis restée un an et demi et je m'y suis énormément plu. Seulement j'avais toujours envie de partir à l'étranger vraiment dépaysant. Du jour au lendement j'ai plaqué le boulot, le copain et les amis pour partir toute seule en sac à dos en Nouvelle Zélande. Plusieurs raisons à ce choix : c'est un beau pays, ça parle une langue que je comprends, le visa est facile à obtenir et c'est le plus loin que je puisse aller (si on va plus loin on revient...)

J'ai passé un an à travailler de petits boulots en NZ. Ca c'est aussi très bien passé, même si j'ai un peu souffert de solitude. Mais déterminée comme je suis, je ne voulais pas rentrer avant d'y avoir passé une année entière.

Un an tout pile après, le jour de l'expiration de mon visa, je suis revenue en France, bilingue. En pensant que mon CV avait pris de la valeur. Ca n'a pas été le cas et j'ai passé 8 mois au RSA chez mes parents dans un village paumé des Pyrénées. A ce moment là, je gardais quand même un esprit combatif. Je me disais : OK, c'est long, je m'ennuie, mais je vais y arriver. Je cherchais un travail n'importe où en France.

Puis j'ai fini par trouver un poste, bien en dessous de mes qualifications et de mon ancien salaire, mais je suis restée positive en me disant que c'était à moi de faire mes preuves. Ca a fonctionné car j'ai vite été augmenté et mes responsabilités ce sont élargies.

Malheureusement au bout de 2 ans, j'ai eu un changement de management. Je n'ai pas eu d'affinités avec le nouveau chef et j'ai commencé à m'ennuyer. J'ai cherché un nouveau poste. Mais dans ma branche je ne trouvais rien d'intéressant. Sur la plupart des annonces qui m’intéressait je constatais qu'il me manquait un diplôme d'école de commerce.

Ni une ni deux, j'ai monté un dossier de financement au Fongecif et j'ai passé les concours de selection d'une Grande Ecole. J'ai intégré un programme executive (spécifique aux gens qui travaillent) pour un double diplôme (tant qu'à être là...) Master Grande Ecole et MBA. Pendant deux ans, je continuais mon travail avec mon employeur, mais une semaine sur deux j'allais en cours du mercredi au samedi inclus.

Deux grosses années bien chargées donc, mais qui ont abouti à l'obtention de mes deux diplômes supplémentaires. Là dessus je décide de quitter mon poste où je m'ennuyais et je pars rejoindre mon conjoint sur Paris où tout le monde me dit que je trouverai vite un travail...

6 mois de recherches infructueuses plus tard, j'accepte par dépit un poste qui ne m’intéresse pas parce qu'il faut bien gagner sa croûte. Je reste positive, ma relation avec mon conjoint est idyllique, même si le boulot est sans intérêt, au moins ma vie perso va bien. Je n'ai qu'à serrer les dents le temps d'enrichir mon CV et le prochain poste sera le bon.

Seulement, 3 ans et demi plus tard, mon conjoint me dit qu'il m'aime mais est malheureux dans sa vie et ne veut plus être en couple. Après deux semaines de discussions, il n'y a rien à sauver, je pose ma démission et je déménage dans une autre région. Je fais une dépression réactionnelle selon mon médécin qui me prescrit des AD. Mais je n'arrive pas à rester immobile, j’enchaîne les candidatures et je trouve un nouveau poste dans une nouvelle ville en quelques jours.

J'ai donc recommencé à bosser, un nouveau travail qui cette fois me plait, avec une équipe sympa... et pourtant, pour la première fois de ma vie, je n'ai plus du tout d'énergie. Je n'ai plus d'envie. Plus de projet. Plus d'attente. Je n'arrive plus à me dire "de belles choses vont m'arriver". Je rejette en bloc la vie que je mène aujourd'hui. J'ai pas envie de vivre ça, pas envie d'être dans cette ville, d'aller à ce travail. Je me dit en permanence "tout ça pour ça".

Aujourd'hui je me sens seule et contrainte dans une vie que je n'ai pas choisie. Je n'arrive plus du tout à me projeter dans l'avenir. Je n'ai plus du tout envie de voir mes amis, je n'ai plus envie de voyager (qui était ma plus grande passion), je n'ai plus envie de faire des plans pour mon avenir. Je ne veux plus rien.

Je suis toujours sous AD, on m'a changé 4 fois les molécules et les dosages sans effet. J'ai vu 3 psy différents avec des approches différentes (Gestalt, EFT, hypnose), et rien à faire, je n'ai toujours aucune énergie de vie, aucune attente.

On me dit (famille, amis, psy) que ça prend du temps. Que ça ne fait que 6 mois que je suis dans cet état et que c'est normal, qu'il faut attendre.
Mais je ne sais pas attendre. J'en crève d'attendre. Et puis attendre quoi ?

Rester plantée là à être malheureuse comme les pierres, c'est l'anti-thèse de ce que je suis. Pourtant impossible de savoir quoi faire. Je motive des potes pour faire des sorties et puis j'annule juste avant parce que je n'ai aucune envie d'y aller. Je me suis même forcée à organiser un voyage avec des copains que je n'ai absolument pas envie de faire, juste parce que c'est ce que j'aurais fait si j'allais bien. Maintenant je m'épuise à chercher des excuses pour ne pas y aller.

Je n'ai plus envie de rien. L'avenir ne m’intéresse plus. Le présent non plus d'ailleurs et ça me rend complètement dingue. La dernière chose que j'ai envie d'entendre c'est qu'il faut attendre et qu'un jour peut être, par l'opération du saint esprit, l'envie reviendra. J'entends ça en boucle depuis 6 mois et ça me rend malade.

Voilà voilà... si quelqu'un peut me donner quelques conseils éclairés... je suis preneuse!
Merci d'avance.

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6 réponses

  • Meilleure réponse

    Bonjour Leslie,

    Vous faites bien de compléter vote précédent message cette fois en parlant de vous.

    Il y a en vous, il y a eu en vous tout au long de ces années que vous évoquez, une immense volonté d'action, de déplacement, de maîtrise de votre vie et de votre destin. Vous ne vous êtes pas laissée abattre, à chaque moment-clé vous vous êtes débattue pour avancer, bouger - au sens propre aussi, en vous déplaçant de ville en ville, de pays en pays. Comme un combat contre l'adversité, contre l'éventualité d'un échec.

    Vous avez fait preuve d'une volonté colossale et vous voila épuisée, échouée (sans mauvais jeu de mot) dans une nouvelle ville encore et cette fois sans plus d'énergie, comme si vous aviez tout épuisé.

    Attendre vous est un mot insupportable, comme si vous étiez prise dans une course contre le temps. Or la vie peut aussi être plus lente, moins maîtrisée, le tempo autre...

    Manque à votre propos orienté sur le présent et votre passé tout proche, votre histoire familiale, d'où vous venez, ce qui s'est passé dans cette famille pour que vous soyez devenue cette jeune-fille puis jeune-femme combative, entreprenante...

    Vous avez fait quelques démarches psy: et oui, un travail thérapeutique demande, exige du temps. Un temps long : le temps de défaire et de recomposer autrement. Le temps d'apprendre un jour à lâcher prise, à aborder la vie autrement...

    N'hésitez donc pas... Du côté de la psychanalyse peut-être?

    Bien cordialement,
    Fabienne Verstraeten
    Psychanalyste

    Téléchargé le 17 Mai 2018

    Logo Fabienne Verstraeten

    1157 réponses

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    • bonjour Leslie,
      Que voulez-vous faire, être, vivre?
      Vous partiez aux quatre coins du monde: une belle et riche expérience. Aujourd'hui, le voyage semble plus intérieur.
      Vous cherchiez un travail qui vous plaise, et vous aviez un lieu d'amour: votre conjoint.
      Vous trouvez un travail qui vous plait mais votre conjoint part.
      Et l'envie avec.
      Vous dites-vous "Tout ça pour ça?". Ou peut-être: "Ah quoi bon tout cela si je ne peux le partager avec l'être que j'aime et me sentir aimée!".
      Qu'est-ce qui jusqu'à maintenant donnait sens à votre quête?
      Je comprends que vous n’ayez pas envie d'attendre. Dés maintenant, vous pouvez faire ce voyage plus intérieur (qui n'est pas opposé à l'extérieur).
      Faut-il du temps pour y parvenir? Je ne sais. Il s'agit en tout cas de commencer dés maintenant le chemin qui redonne vie.
      L'envie serait-elle partie avec l'amour? Ces voyages ont-ils permis de recharger les batteries ou de les épuiser? Et cette quête du travail? Et cet idéal qui vous a accompagné?
      En PNL (programmation neuro linguistique) nous travaillons à ces différents niveaux logiques pour saisir où se trouvent les besoins, à quel niveau vous avez eté comme atteinte.
      La dépression peut être l'occasion d'une avancée par delà l'épreuve qu'elle représente.
      Quel type d'approche conviendrait le mieux?
      Vous avez sur ce site de nombreuses approches. Fiez-vous à votre intuition. Et quelque soit le thérapeute, la thérapie, il s'agit d'une traversée en cordée. Le thérapeute comme vous-même entama

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      Téléchargé le 17 Mai 2018

      Logo Jean-Luc KERDRAON

      535 réponses

      814 J'aime

    • Je me permets de faire un ajout, après avoir lu un commentaire d'une consœur.

      Si votre médecin vous a prescrit des A.D., prenez-les. Ils vous aident, peut-être pas à guérir, mais à moins souffrir. La dépression est une maladie (même si elle est un symptôme) qui n'est pas à prendre à la légère et nécessite le plus souvent un traitement médical. Mais pas uniquement : il faut que ce traitement médical soit en binôme avec une démarche psycho-thérapeutique.
      Et ils n'ont jamais empêché qui que ce soit de faire une analyse, de ressentir... de parler.. . Bien au contraire, ils débloquent souvent la parole, ils ont un effet désinhibiteur (qui n'est d'ailleurs pas sans danger...).
      Bref, continuez à prendre vos médicaments, à voir régulièrement votre médecin traitant.
      Mais entamez un travail sur vous. Et là, avec le temps et la parole libérée, la prise des A.D. ne sera peut-être plus nécessaire.

      Bien à vous
      Frédérique Le Ridant

      Téléchargé le 17 Mai 2018

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      Frédérique Le Ridant Saint-Michel-de-Chabrillanoux

      122 réponses

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    • Bonjour Leslie,

      Vous dites "plus rien ne m’intéresse"... mais vous nous écrivez un long message, très détaillé, très clair. Je le reçois un peu comme un appel au secours. Donc il y a bien une chose qui vous intéresse : cesser de souffrir.

      Il est évident que vous avez un immense besoin de parler : et pas de n'importe quoi mais de vous. Vous êtes au cœur du problème qui vous fait souffrir et en même temps au cœur des possibilités de retrouver un sens à votre vie. Et la souffrance se taira. Mais pour ça, il va falloir que vous parliez à un thérapeute de votre choix, qui saura entendre ce qui vous anime.

      Vous nous dites avoir essayé plusieurs thérapies qui sont restées plus ou moins sans effet. Peut-être faut-il en essayer une autre ? Il est d’ailleurs surprenant que votre médecin ne vous ait pas conseillé de faire cette démarche vers vous-même. Et vous avez parfaitement raison : 6 mois de souffrance c'est extrêmement long, extrêmement douloureux et totalement inutile. Si souffrir était une solution, nous le saurions depuis longtemps.

      La psychanalyse me semble bien indiquée pour vous aider à franchir ce barrage entre ce que vous vivez depuis si longtemps et ce que vous vous voulez vivre. Il faut vous "trouver", trouver la place qui est la vôtre, écouter votre désir: apprendre à le reconnaître, apprendre à déchiffrer qui vous êtes. Et oui ça demande du temps. Mais ce ne sera jamais du temps perdu.

      A votre disposition pour en parler, si vous le souhaitez, sur mon espace pe

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      Téléchargé le 17 Mai 2018

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      Frédérique Le Ridant Saint-Michel-de-Chabrillanoux

      122 réponses

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    • Bonjour Leslie,

      J'ai également lu votre message antérieur et les commentaires et bons conseils qui vous ont été donnés.

      Personne ne peut vous aider "en un clic"..., et aucun conseil ne peut vous épargner la traversée de la dépression dont vous souffrez après la rupture brutale avec votre compagnon, d'autant plus douloureuse que la relation a été beaucoup idéalisée... ("idyllique").

      Voyager... c'est, certes, découvrir d'autres pays : paysages, cultures, langues, modes de vie, personnes,...
      Mais... dans certains cas c'est aussi (et parfois même avant tout) une forme de "fuite en avant" : fuir des situations déplaisantes auxquelles on ne veut pas réfléchir (puisque c'est difficile et ça fait mal...), fuir un passé douloureux, fuir... la confrontation avec soi même tout simplement.
      Est-ce votre cas ?
      Le fait d'avoir quitté du jour au lendemain un poste qui vous plaisait, un copain, des amis... pour aller à l'étranger me pousse à vous inviter à vous interroger là dessus.

      Les "AD" ne sont pas indispensables pour traiter une dépression : ils empêchent un éventuel suicide (je doute que vous ayez eu des idées de ce genre, mais je peux me tromper...), mais ils empêchent aussi de sentir et d'affronter la souffrance, de la traverser et de l'intégrer pour en sortir "grandi".
      Ils créent des dépendances..., et se peut d'ailleurs que cette lassitude (manque d'envie) soit pas seulement due à la dépression même, mais aussi un effet des médicaments.

      Il est dommage que votre médecin ne

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      Téléchargé le 17 Mai 2018

      Logo Silvia PODANI
      Silvia PODANI Issy-les-Moulineaux

      1600 réponses

      3840 J'aime

    • Bonjour Leslie,

      C'est étonnant comme il y a dissonance entre votre écrit et votre ressenti : le style déborde d'énergie et le propos mène vers un état que je qualifierais de dépressif ; on vous sent épuisée... Vous ne voulez plus rien, alors que vous rêviez de tout, de hauteurs, d'ailleurs. Et aujourd'hui, ça boucle, vous tournez en rond.
      Le temps est devenu votre pire ennemi, alors qu'il pourrait être un allié, le plus beau de vos alliés.
      A l'évidence, vous avez besoin d'un soutien ; au plan médical, ça n'a pas l'air stabilisé, au plan thérapeutique ce sera un complément (au médical) indispensable pour vous aider à sortir de ce marasme. Et oui, une thérapie prend du temps, mais c'est le temps nécessaire pour aller mieux. J'ai bien conscience que je ne vous apporte pas le conseil miraculeux attendu...
      Peut-être pourriez-vous réviser votre choix de thérapies. Je lis que vous avez privilégié les thérapies courtes ; il y a peut-être là du temps à donner pour aller vers un suivi plus en profondeur, mais qui sera tellement enrichissant pour vous. D'autant qu'en vous lisant, les fils à tirer sont nombreux.

      Je souhaite sincèrement que vous trouviez les ressorts, le courage, que vous vous accordiez ce temps pour que ce loup en cage trouve la petite porte qui le libèrera, pour dépasser cette rage dépressive qui vous bloque.

      Bien à vous

      Virginie Morin Riccio - Psychanalyste

      Téléchargé le 16 Mai 2018

      Logo Virginie Morin Riccio

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