Plus rien à espérer, n’est-ce pas ?

Réalisée par IncelAutiste · 2 sept. 2026 Aide psychologique

28 ans. Plutôt grand, mais un visage hideux, un gros nez avec de petits yeux presque bridés.
Une voix moche, ridicule, pas forte, on a l’impression que je n’ai pas terminé ma mue.
Aucun charisme. Plein de TOC.
Autiste (diagnostiqué par le CRA il y a plusieurs années). J’ai raté mes études. En fac d’histoire depuis 2016 (donc depuis 10 ans déjà) je n’ai toujours pas validé la licence que les gens normaux obtiennent en trois ou quatre ans.
Complètement inadapté. À bientôt 30 ans, incapable d’effectuer la moindre démarche administrative, ou au prix d'un stress important. Je vais avoir un éducateur, (et serai peut-être même un jour mis sous tutelle !?)
J’ai évidemment (ça ne va étonner personne) connu le harcèlement scolaire au collège et au lycée.
À la fac, pas d'insultes ou de moqueries mais la mise à l'écart persiste. Je suis complètement transparent, toujours seul, rejeté, les autres étudiants ne m’ont jamais intégré dans leurs groupes. Mes quelques tentatives de rapprochement se sont toujours soldées par des échecs.
Alors évidemment sur le plan sentimental, en ce qui concerne les relations amoureuses, c'est encore pire, aucune fille ne s’intéresse à moi, malgré mes efforts c’est le néant. À 28 ans, je suis d'ailleurs encore puceau, alors que beaucoup de personnes de mon âge ont déjà de l’expérience. (Certains sont même déjà mariés avec des enfants)
J’ai pourtant des passions, des centres d’intérêts, certes assez restreints, spécifiques : l’architecture et la musique sacrée de l’époque baroque (XVIIe-XVIIIe siècle) d’une part, et les deux guerres mondiales d'autre part (en m'intéressant spécifiquement à certaines batailles et à certaines armées plus qu'à d'autres).
Mes passions ne m’ont pourtant jamais rendu attirant et intéressant aux yeux des gens de mon âge. Pire, elles ont même déjà pu être un motif de moqueries.
J'ai essayé les sites de rencontres comme Tinder : alors que certains y enchaînent les rendez-vous, moi, je n'ai jamais reçu aucun match. (Enfin si, j'en ai reçu un seul, mais la fille a ensuite arrêté de me répondre... elle a dû trouver une autre marchandise plus attirante...) Je n'ose même pas imaginer le nombre de filles m'ayant "swippé" vers le côté gauche de leur écran, comme un déchet qu'on jette.
Je ne suis pas baptisé mais je me suis rapproché du catholicisme, d'une part en raison de liens avec certains de mes centres d'intérêts, mais aussi en espérant y rencontrer des femmes ayant une meilleure mentalité que les féministes hystériques de la fac ou que les p*tes superficielles de Tinder...
Quelle déception, j'ai fui la peste pour me retrouver avec le choléra : les jeunes femmes catholiques sont des bourgeoises ultra hautaines, méprisantes... Pas mieux que les autres, finalement.
Je suis donc devenu un INCEL, dans le sens où j’adhère de plus en plus à leur vision du monde, mon expérience ne peut que leur donner raison.
La sélection naturelle, l'hypergamie féminine, le rejet des personnes trop "bizarres", ce ne sont pas des mythes, je l'ai vécu.
C’est douloureux de réaliser que je n'aurai jamais été aimé amoureusement par une fille, que les seules qui m'ont regardé l'ont fait pour se moquer, ce n'était pas du désir.
Mais contrairement à d’autres incels plus radicaux, je ne cherche pas à me venger, je n'en ai de toute façon plus la force.
Quand tant d'année de consultations de psys, tant d’années d'efforts n'ont rien donné, (à part de la fatigue) c'est qu'il faut désormais se résigner et accepter le fait que les choses ne changeront pas, et s'en aller ?

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Meilleure réponse 3 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre message est particulièrement douloureux à lire. Pas seulement parce que vous souffrez de solitude ou parce que vous n’avez pas connu de relation amoureuse, mais parce que vous semblez avoir fini par retourner contre vous tout ce que vous avez vécu.

Vous ne dites pas simplement « je n’ai pas de succès sur Tinder » ou « je suis souvent seul ». Vous vous décrivez comme « hideux », « ridicule », « inadapté », puis comme un « déchet » ou une « marchandise ». Et je me demande si, à force d’avoir été regardé comme quelqu’un de différent, rejeté ou moqué, vous n’avez pas fini par adopter sur vous-même le regard de ceux qui vous ont blessé.

C’est une chose de constater que certaines expériences ont été difficiles. C’en est une autre d’en tirer la conclusion : « voilà ce que je suis et voilà ce que je serai toujours ».

Je comprends pourtant pourquoi cette conclusion vous paraît aujourd’hui presque évidente. Vous avez essayé. Vous avez fait des études, malgré vos difficultés. Vous avez cherché à créer des liens. Vous avez essayé les sites de rencontre. Vous avez consulté des professionnels. Et après des années d’efforts, vous êtes épuisé et vous avez l’impression que rien ne change.

Je crois qu’il faut aussi entendre cet épuisement-là. Vous n’avez peut-être pas besoin qu’on vous dise simplement de « faire encore des efforts ».

Mais je voudrais être prudente avec une chose : votre expérience ne permet pas de conclure que vous ne serez jamais aimé. Elle permet de dire que, jusqu’ici, vous avez énormément souffert du rejet, de la solitude et de difficultés qui rendent les relations beaucoup plus compliquées pour vous. Ce n’est pas la même chose.

Et vos passions, contrairement à ce que vous semblez penser, ne sont pas là pour vous rendre « attirant » ou « intéressant ». Elles témoignent aussi de votre capacité à vous passionner, à vous intéresser profondément à certaines choses. Peut-être que la question n’est pas de devenir quelqu’un de « normal » ou de correspondre à ce que vous imaginez que les femmes attendent, mais de trouver des endroits et des personnes auprès desquels votre manière d’être puisse avoir une place.

J’ai aussi envie de m’arrêter sur votre rapport aux femmes. Je comprends que la répétition du rejet puisse vous conduire à chercher une explication globale : « hypergamie », « sélection naturelle », « les femmes choisissent toujours les mêmes hommes »… Ces explications peuvent être très séduisantes lorsqu’elles permettent enfin de donner un sens à des années d’échecs.

Mais elles risquent aussi de vous enfermer dans une histoire dont vous devenez prisonnier : « je suis celui qui sera toujours rejeté, elles sont celles qui me rejetteront, donc rien ne peut changer. »

Et peut-être que le travail le plus important aujourd’hui n’est même pas de savoir comment rencontrer une femme.

C’est peut-être de comprendre pourquoi vous êtes devenu aussi convaincu que vous ne méritez pas d’être aimé.

Parce que votre message donne l’impression que cette conviction dépasse largement la question amoureuse.

Vous avez été harcelé, mis à l’écart, vous vous sentez en difficulté dans beaucoup de domaines et vous vous comparez constamment à ce que les autres de votre âge auraient déjà accompli. À force, chaque difficulté semble venir confirmer la même histoire : « je suis anormal, donc je serai rejeté ».

Vous dites avoir rencontré beaucoup de psys et être fatigué des consultations. Peut-être que vous n’avez effectivement pas besoin qu’on vous demande simplement de « travailler encore sur vous ». Mais votre souffrance mérite toujours d’être prise au sérieux.

Vous avez 28 ans. Je ne vais pas vous promettre que vous aurez une relation amoureuse, ni vous dire que tout changera forcément. Personne ne peut le savoir.

En revanche, je ne crois pas que vous soyez obligé de transformer les blessures et les rejets de vos premières années en une condamnation pour toute votre vie.

Et peut-être que, pour commencer, il y a une phrase que vous pourriez essayer de remettre en question : « Je suis quelqu’un que personne ne pourra jamais aimer. »

Ce n’est peut-être pas encore une phrase que vous pouvez remplacer par « je mérite d’être aimé ». Mais vous pourriez déjà commencer par : « Je souffre tellement que je n’arrive plus à imaginer que ce soit possible. »

Et ça, ce n’est pas la même chose.

Romane Rollandin Psy sur Reims

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7 OCT. 2026

Bonjour,

Dix années à porter seul autant de rejets laissent une fatigue que je prends très au sérieux, et votre dernière question, celle de « s'en aller », mérite qu'on s'y arrête avant toute autre chose.
Le harcèlement vécu au collège puis au lycée a installé chez vous une certitude très précoce, celle d'être fondamentalement inacceptable, et chaque mise à l'écart ultérieure est venue la confirmer, jusqu'au silence d'une application de rencontre. Quand on a été humilié à répétition, le regard des autres devient un tribunal permanent, et l'on finit par se juger soi-même avec leur sévérité, souvent davantage encore. La manière dont vous parlez de votre visage, de votre voix, de vous comme d'une marchandise ou d'un déchet, dit beaucoup de cette violence intériorisée.

La vision du monde incel offre une explication cohérente à cette douleur, et je comprends qu'elle soulage : elle transforme une souffrance intime en loi universelle et donne un sens à l'injustice. Elle a pourtant un coût, car elle vous enferme dans une sentence définitive et vous invite à regarder les femmes comme un bloc hostile, ce qui rend toute rencontre réelle encore plus improbable. Elle ne vous protège pas, elle referme la porte de l'intérieur. Votre autisme joue aussi un rôle que l'on sous-estime souvent : les codes implicites de la séduction, des groupes étudiants ou des applications fondées sur une photo et trois secondes d'attention sont précisément ceux qui demandent le plus d'énergie aux personnes autistes. Il ne s'agit pas d'une preuve d'infériorité, mais d'un environnement mal ajusté à votre fonctionnement, qui, je le rappelle, a autant de valeur que tout autre.
L'arrivée d'un éducateur n'a rien d'humiliant, c'est un appui concret pour alléger ce qui vous épuise au quotidien. Il existe également des groupes d'habiletés sociales et des associations d'adultes autistes où l'on peut créer des liens sans masquer qui l'on est, et où une passion pour la musique baroque ou l'histoire militaire devient une ressource plutôt qu'un motif de moquerie.

Que des années de consultations n'aient pas apporté le changement espéré ne signifie pas que rien n'est possible, mais peut-être que l'accompagnement n'était pas suffisamment adapté à votre profil ni centré sur les traces laissées par le harcèlement. Une psychothérapie menée avec un professionnel formé à l'autisme adulte et aux blessures relationnelles pourrait vous aider à déposer cette honte, à desserrer la conviction d'être condamné et à retrouver une place à partir de ce que vous êtes réellement.

Restant à votre écoute,

Agnès Favard
psychanalyste/thérapeute de couple

Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Vous avez essayé de vous rapprocher des autres, de consulter, de poursuivre vos études. Aujourd’hui, vous dites surtout être épuisé et ne plus voir ce qui pourrait vous aider. Après le harcèlement et les mises à l’écart que vous racontez, je comprends que vous ayez du mal à envisager la suite autrement.

Votre dernière phrase m’inquiète : quand vous parlez de « s’en aller », pensez-vous à vous suicider ou à vous faire du mal ?

Si ces pensées sont présentes, contactez un médecin dès aujourd’hui et dites-lui clairement ce que vous ressentez. Vous pouvez lui montrer votre message. Si vous êtes en France, le service national de prévention du suicide vous permet aussi de parler gratuitement à un professionnel, de jour comme de nuit. Si vous craignez de vous faire du mal maintenant, appelez immédiatement les secours, demandez à une personne de confiance de rester avec vous et éloignez-vous de ce qui pourrait vous servir à vous blesser.

Vous vous jugez très durement, sur votre apparence comme sur vos études et vos difficultés quotidiennes. Avoir besoin d’aide pour les démarches ou avancer plus lentement dans une formation ne permet pas de résumer ce que vous êtes. Vous parlez aussi de centres d’intérêt qui comptent pour vous et auxquels vous consacrez du temps.

Je comprends votre colère face aux rejets et aux moqueries. Ces expériences ne permettent pourtant pas de conclure que toutes les femmes vous méprisent, ni que votre avenir amoureux est déjà décidé. Cette colère peut être abordée dans un suivi, aussi franchement que vous l’exprimez ici.

Vous dites avoir déjà beaucoup consulté, sans trouver de soulagement. Il serait important de reprendre ce qui vous a manqué dans ces suivis avec un psychiatre ou un psychologue formé à l’autisme chez l’adulte, et de faire aussi le point sur les TOC que vous évoquez. Vous pouvez commencer par lui dire : « J’ai déjà essayé plusieurs suivis et je suis découragé. Voilà ce qui reste difficile pour moi aujourd’hui. »

Avec l’éducateur que vous devez rencontrer, vous pourrez préciser les démarches qui vous posent problème et ce que vous souhaitez pouvoir faire plus facilement. Cet accompagnement doit se construire avec vous, en tenant compte de vos choix.

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne TCC

Rachel Caudron Psy sur Lille

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10 SEPT. 2026

Bonjour,

En vous lisant, j’entends surtout quelqu’un qui semble très fatigué d’avoir essayé, d’avoir espéré, d’avoir été rejeté ou mis à l’écart, et qui aujourd’hui ne sait plus très bien comment continuer à croire qu’une autre expérience de la relation soit possible.

Il y a beaucoup de dureté dans les mots que vous utilisez pour parler de vous : « hideux », « inadapté », « déchet ». Et je me demande si, à force d’avoir été moqué, exclu ou regardé comme différent, vous n’avez pas fini par intégrer une partie de ce regard et à le retourner aujourd’hui contre vous-même.

Votre solitude et votre souffrance affective sont réelles. Le fait de n’avoir jamais eu de relation amoureuse à 28 ans peut être profondément douloureux lorsque vous voyez autour de vous des personnes qui semblent avancer plus facilement dans leur vie sentimentale. Mais cela ne dit pas tout de votre valeur, ni de votre capacité à être aimé.

Je comprends aussi que les idées auxquelles vous vous rattachez aujourd’hui puissent vous donner une explication à ce que vous avez vécu. Pourtant, avoir été rejeté ou ne pas avoir trouvé votre place dans certains environnements ne signifie pas que toutes les femmes fonctionnent de la même manière, ni que votre avenir est déjà écrit.

Vous avez aussi des centres d’intérêt, une sensibilité, une manière singulière d’être au monde. Peut-être que l’enjeu n’est pas de devenir « comme les autres », mais de pouvoir progressivement rencontrer des espaces et des personnes auprès desquels vous n’ayez pas à vous sentir constamment en défaut.

Et surtout, votre dernière phrase m’inquiète. Si par « s’en aller » vous voulez dire mourir, je vous encourage vraiment à ne pas rester seul avec cela. Vous pouvez appeler le 3114, gratuitement, 24h/24 et 7j/7. Et si vous sentez que vous pourriez vous faire du mal dans l’immédiat, appelez le 15 ou le 112.

Peut-être qu’avant de conclure que tout est terminé, il y a aussi à écouter cette partie de vous qui, malgré toute cette fatigue et cette souffrance, est encore là aujourd’hui pour écrire et chercher une réponse.

En espérant que ces mots trouveront résonance pour vous, bien à vous.

Guillaume Siegler Psy sur Clamart

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8 SEPT. 2026

En quoi vos particularités que vous décrivez dans le détails ont elles moins de valeurs que les autres?
En quoi votre singularité aurait elle moins de place dans ce monde que les autres ?
En quoi vos intérêts pour la musique sacrée, l'architecture et la guerre seraient elles moins valables que les autres passions?
En quoi vos difficultés affectives seraient elles un motif pour disparaitre ?
Vous avez largement votre place dans notre société que je désire pleine de différences , vivons ensemble avec nos différences et évitons de nous comparer les uns aux autres.
Je vous souhaite de trouver les oreilles qui vous encouragerons à devenir un être libre du regard des autres.

Sandra Gewinner Psy sur Digne-les-Bains

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7 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre message exprime une souffrance profonde, mais aussi quelque chose de plus précis qu’une simple absence de relation amoureuse : vous avez progressivement transformé les difficultés rencontrées dans plusieurs domaines de votre vie en un verdict global sur votre valeur.

Vous ne dites plus seulement : « Je suis seul », « mes études sont difficiles » ou « je n’ai pas rencontré de partenaire ». Vous concluez : « je suis hideux », « inadapté », « un déchet ». Le harcèlement et les rejets répétés ont peut-être fini par devenir une voix intérieure qui poursuit aujourd’hui le travail de ceux qui vous ont humilié.

Votre dernière phrase doit néanmoins être prise au sérieux. Lorsque vous demandez s’il faudrait « s’en aller », pensez-vous actuellement à mettre fin à vos jours ? Avez-vous imaginé comment ou quand vous pourriez le faire ? Si oui, ne restez pas seul : contactez dès maintenant le 3114, votre médecin ou une personne de confiance.

Concernant votre adhésion croissante à la pensée incel, je comprends qu’elle puisse vous procurer une explication après des années d’incompréhension. Elle transforme une succession de rejets douloureux en une théorie apparemment cohérente : certaines caractéristiques détermineraient votre valeur, les femmes sélectionneraient toujours les mêmes hommes et votre avenir serait donc déjà écrit.

Mais cette théorie vous enferme dans la logique même qui vous fait souffrir. Vous dénoncez le fait d’être traité comme une « marchandise », tout en décrivant également les femmes comme un groupe uniforme, régi par l’hypergamie, la superficialité ou le mépris. Les termes insultants que vous employez ne sont pas anodins : ils transforment des personnes singulières en catégorie ennemie. Or, il devient presque impossible de rencontrer réellement quelqu’un lorsqu’on pense déjà savoir ce qu’il ou elle représente.

Votre souffrance mérite d’être entendue. Votre mépris, lui, ne doit pas devenir une vérité sur les femmes. Aucune femme ne vous doit une relation ou du désir ; inversement, l’absence de désir reçu jusqu’à présent ne détermine pas votre dignité.

Tinder vous confronte en outre à un mode de rencontre fondé sur une décision extrêmement rapide et largement visuelle. Votre absence de succès sur cette application renseigne sur votre expérience dans cet environnement particulier, pas sur l’ensemble de vos possibilités relationnelles.

Votre autisme peut rendre les codes sociaux, l’initiative relationnelle, l’imprévisibilité et les démarches quotidiennes beaucoup plus coûteux. Cela ne signifie pas que vous êtes « complètement inadapté ». L’arrivée d’un éducateur n’est pas la preuve d’un échec : un accompagnement sert précisément à réduire l’énergie consacrée aux tâches qui vous mettent en difficulté afin que vous puissiez investir davantage ce qui compte pour vous. Il ne signifie pas non plus qu’une mise sous tutelle serait automatique.

Je ne vous promettrai pas qu’une relation amoureuse arrivera. Personne ne peut le garantir. Or, votre absence actuelle de relation ne permet pas davantage de conclure que vous ne serez jamais aimé.

Peut-être avez-vous besoin de cesser, au moins temporairement, de faire de la rencontre amoureuse le tribunal de votre valeur. Vos passions pourraient vous conduire vers des lieux où le lien se construit autour d’une activité partagée, sans l’évaluation immédiate propre aux applications. L’objectif initial ne serait pas de trouver une partenaire, mais de vivre des expériences relationnelles moins organisées autour de la séduction, de la comparaison et du rejet.

Après plusieurs suivis infructueux, recommencer « encore une thérapie » à l’identique serait probablement épuisant. Il serait plus pertinent de rechercher un professionnel connaissant réellement l’autisme adulte, les TOC, les conséquences du harcèlement et les idées suicidaires, avec des objectifs concrets et évaluables, et cela vous sera plus favorable.

Vous pouvez renoncer aux méthodes et aux environnements qui vous épuisent. Vous pouvez vous résigner à ne pas contrôler le désir des autres. Mais cela ne vous oblige pas à vous résigner à votre propre disparition.

Prenez soin de vous, et si vous souhaitiez aller plus loin, sachez que ma première consultation en visio est offerte et réservable en ligne.

Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet ou en visio à Aix en Provence

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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7 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre message exprime une souffrance profonde, mais aussi quelque chose de plus précis qu’une simple absence de relation amoureuse : vous avez progressivement transformé les difficultés rencontrées dans plusieurs domaines de votre vie en un verdict global sur votre valeur.

Vous ne dites plus seulement : « Je suis seul », « mes études sont difficiles » ou « je n’ai pas rencontré de partenaire ». Vous concluez : « je suis hideux », « inadapté », « un déchet ». Le harcèlement et les rejets répétés ont peut-être fini par devenir une voix intérieure qui poursuit aujourd’hui le travail de ceux qui vous ont humilié.

Votre dernière phrase doit néanmoins être prise au sérieux. Lorsque vous demandez s’il faudrait « s’en aller », pensez-vous actuellement à mettre fin à vos jours ? Avez-vous imaginé comment ou quand vous pourriez le faire ? Si oui, ne restez pas seul : contactez dès maintenant le 3114, votre médecin ou une personne de confiance.

Concernant votre adhésion croissante à la pensée incel, je comprends qu’elle puisse vous procurer une explication après des années d’incompréhension. Elle transforme une succession de rejets douloureux en une théorie apparemment cohérente : certaines caractéristiques détermineraient votre valeur, les femmes sélectionneraient toujours les mêmes hommes et votre avenir serait donc déjà écrit.

Mais cette théorie vous enferme dans la logique même qui vous fait souffrir. Vous dénoncez le fait d’être traité comme une « marchandise », tout en décrivant également les femmes comme un groupe uniforme, régi par l’hypergamie, la superficialité ou le mépris. Les termes insultants que vous employez ne sont pas anodins : ils transforment des personnes singulières en catégorie ennemie. Or, il devient presque impossible de rencontrer réellement quelqu’un lorsqu’on pense déjà savoir ce qu’il ou elle représente.

Votre souffrance mérite d’être entendue. Votre mépris, lui, ne doit pas devenir une vérité sur les femmes. Aucune femme ne vous doit une relation ou du désir ; inversement, l’absence de désir reçu jusqu’à présent ne détermine pas votre dignité.

Tinder vous confronte en outre à un mode de rencontre fondé sur une décision extrêmement rapide et largement visuelle. Votre absence de succès sur cette application renseigne sur votre expérience dans cet environnement particulier, pas sur l’ensemble de vos possibilités relationnelles.

Votre autisme peut rendre les codes sociaux, l’initiative relationnelle, l’imprévisibilité et les démarches quotidiennes beaucoup plus coûteux. Cela ne signifie pas que vous êtes « complètement inadapté ». L’arrivée d’un éducateur n’est pas la preuve d’un échec : un accompagnement sert précisément à réduire l’énergie consacrée aux tâches qui vous mettent en difficulté afin que vous puissiez investir davantage ce qui compte pour vous. Il ne signifie pas non plus qu’une mise sous tutelle serait automatique.

Je ne vous promettrai pas qu’une relation amoureuse arrivera. Personne ne peut le garantir. Or, votre absence actuelle de relation ne permet pas davantage de conclure que vous ne serez jamais aimé.

Peut-être avez-vous besoin de cesser, au moins temporairement, de faire de la rencontre amoureuse le tribunal de votre valeur. Vos passions pourraient vous conduire vers des lieux où le lien se construit autour d’une activité partagée, sans l’évaluation immédiate propre aux applications. L’objectif initial ne serait pas de trouver une partenaire, mais de vivre des expériences relationnelles moins organisées autour de la séduction, de la comparaison et du rejet.

Après plusieurs suivis infructueux, recommencer « encore une thérapie » à l’identique serait probablement épuisant. Il serait plus pertinent de rechercher un professionnel connaissant réellement l’autisme adulte, les TOC, les conséquences du harcèlement et les idées suicidaires, avec des objectifs concrets et évaluables, cela vous sera plus favorable.

Vous pouvez renoncer aux méthodes et aux environnements qui vous épuisent. Vous pouvez vous résigner à ne pas contrôler le désir des autres. Mais cela ne vous oblige pas à vous résigner à votre propre disparition.

Prenez soin de vous, et si vous souhaitiez aller plus loin, sachez que ma première consultation en visio est offerte et réservable en ligne.

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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4 SEPT. 2026

Bonjour à vous

Je ressens beaucoup de désespoir dans votre message et cela me touche beaucoup. Et pour autant, vous écrivez sur ce forum et vous faites part de tous les efforts que vous avez fait pour vous "adapter" à ce monde. Vous vous sentez inadapté et mal aimé, voir rejeté et je comprends que ce ressenti soit bien souvent insupportable et que vous voulez que cela se termine. Et en même temps je ressens profondément que, dans votre dernière phrase, il ya cette question sous-jacente : "ça serait comment si j'acceptais complètement qui je suis et ce qui m'est destiné ? "
Vous êtes sur terre pour une raison précise et votre rôle, votre mission "si vous l'acceptez" est bien de prendre votre place ici et maintenant. Et cette place elle, est tout à fait adaptée pour vous. Elle ne peut même être portée par personne d'autres que vous puisque vous êtes unique et singulier.
Même si cela peut paraitre souvent dur à entendre, les épreuves que vous rencontrez sont également "faites pour vous" et DONC vous avez toutes les ressources en vous pour les dépasser sinon elles ne se présenteraient pas à vous. Elles sont comme des opportunités pour vous révéler au monde et vous "déployer", comme un papillon qui a besoin de sortir de sa chrysalide.
A vous lire et vous ressentir, je ressens énormément de capacités en vous et une force de vie toute particulière. Vous avez déjà développé une volonté et une capacité à rebondir à énormément de situations. Non, vous n'avez pas fait tout cela pour rien ! Vous vous êtes développé pendant toutes ces années, vous vous êtes fortifié et en cela vous êtes beau, magnifique et fort.
Vous avez également développé votre capacité à demander du soutien, de part les suivis thérapeutiques que vous avez fait. Vous avez pu ressentir que vous n'êtes pas seul sur ce chemin. Il existe des milliers d'âmes autour de vous qui sont prêtes à vous tendre la main. Qu'est ce que vous pourriez lâcher pour vous ouvrir à cette possibilité ? qu'est ce que vous ne voulez plus aujourd'hui ?
La vie est entre vos mains maintenant : que voulez-vous en faire ? comment voulez-vous la vivre ?
Je suis à votre écoute pour vous accompagner davantage sur ce chemin.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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4 SEPT. 2026

Votre témoignage me touche profondément. Derrière les mots très durs que vous employez envers vous-même, j’entends surtout beaucoup de solitude, de découragement et le poids de nombreuses expériences de rejet.

En Gestalt, je crois important de ne pas réduire une personne à son parcours, son apparence, ses difficultés ou son diagnostic. Nous sommes aussi ce qui se vit dans la relation, dans le contact avec soi-même et avec les autres, ici et maintenant.

À force d’avoir été rejeté ou mis à l’écart, il peut devenir difficile de ne plus se regarder à travers le regard des autres. Et pourtant, ce regard n’est pas une vérité sur votre valeur.

Vos passions, votre sensibilité, votre manière particulière de fonctionner peuvent aussi être des portes vers qui vous êtes, plutôt que des choses dont vous devriez avoir honte.

Vous écrivez être épuisé par des années d’efforts et de consultations. Peut-être qu’aujourd’hui, avant même de chercher à « devenir différent », il pourrait être précieux de pouvoir déposer ce que vous vivez, sans jugement, et de retrouver progressivement un contact plus doux avec vous-même.

Et lorsque vous écrivez « s’en aller », si vous pensez à mettre fin à votre vie, ne restez surtout pas seul avec cela. Votre souffrance mérite d’être entendue et accompagnée immédiatement.

Je vous souhaite sincèrement de pouvoir rencontrer, dans une relation, un espace où vous n’aurez pas à prouver votre valeur pour être entendu.

Stéphanie

Stephanie Pommier Psy sur Fréjus

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4 SEPT. 2026

Votre message me semble parler de bien plus que d’une absence de relation amoureuse. J’y entends surtout quelqu’un qui a accumulé, pendant des années, des expériences lui donnant le sentiment de ne jamais trouver sa place : harcèlement, mise à l’écart, difficultés dans les études et dans le quotidien, solitude, puis absence de rencontres sentimentales. À force, ce n’est plus seulement « je n’ai pas réussi à créer de lien » qui semble s’être installé, mais « je suis quelqu’un que les autres rejettent ».

Et c’est peut-être là que se trouve aujourd’hui l’un des mécanismes les plus douloureux.

Vous partez d’expériences réelles. Vous avez effectivement été rejeté, moqué, mis à l’écart. Votre souffrance n’est donc pas imaginaire et je ne vais pas vous répondre qu’il suffirait de « prendre confiance en vous ». Mais progressivement, ces expériences semblent être devenues une théorie générale : les femmes choisissent selon certains mécanismes, les personnes différentes sont rejetées, vous êtes physiquement repoussant, donc vous serez nécessairement seul. Puis cette théorie semble être devenue une identité : « je suis un incel », « je suis un déchet ». Et enfin une prédiction : « cela ne changera jamais ».

Le problème n’est pas que cette construction soit entièrement dépourvue de réalité. C’est justement ce qui la rend difficile à remettre en question : elle contient suffisamment d’expériences douloureuses pour sembler démontrée. Mais une explication qui permet de comprendre votre passé ne constitue pas pour autant une preuve concernant tout votre avenir.

Je me demande également si votre épuisement ne vient pas en partie d’une vie devenue une succession de tests : Tinder teste votre attractivité, la fac teste votre capacité à vous intégrer, vos études testent votre « normalité », vos rencontres testent votre valeur. Et lorsque ces tests donnent un résultat douloureux, vous avez l’impression d’obtenir à chaque fois une nouvelle preuve contre vous.

Peut-être qu’un travail thérapeutique différent ne consisterait donc pas à vous apprendre à « séduire » ou à vous convaincre que vous êtes beau. Il pourrait plutôt s’agir de comprendre comment vous avez appris à vous regarder à travers le regard supposé des autres, et comment sortir progressivement de cette logique où chaque interaction devient un verdict sur votre valeur.

Concernant l’incelisme, je peux comprendre qu’il puisse vous apporter une grille de lecture cohérente de votre expérience. Mais je serais prudent : lorsqu’une théorie explique tout à l’avance, elle finit aussi par rendre presque impossible toute expérience qui pourrait la contredire. Elle peut alors soulager l’incompréhension tout en enfermant davantage.

Et je veux prendre très au sérieux votre dernière phrase. Si « s’en aller » signifie que vous pensez à mettre fin à vos jours, ne restez pas seul avec cela et contactez rapidement quelqu’un de confiance ou un professionnel. En France, vous pouvez appeler le 3114, gratuitement, 24h/24 et 7j/7. En cas de danger immédiat ou si vous pensez pouvoir passer à l’acte, appelez le 15 ou le 112, ou rendez-vous aux urgences. Éloignez-vous également de ce qui pourrait vous permettre de vous faire du mal et restez auprès de quelqu’un.

Je ne vais pas vous promettre que vous connaîtrez un jour l’histoire amoureuse que vous espérez. Personne ne peut honnêtement vous le garantir. Mais il y a une différence considérable entre « je n’ai pas encore vécu ce que j’espérais » et « je sais désormais ce que toute ma vie sera ». Peut-être que, pour le moment, le travail n’est pas de retrouver l’espoir. C’est peut-être simplement de laisser cette deuxième affirmation redevenir une question plutôt qu’une certitude.

Leire Velasco Psy sur Toulouse

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

J’ai pris le temps de lire votre message sur ce forum, merci d’avoir pris ce temps pour vous, pour poser des questions et poser vos souffrances, afin d’avoir quelques réponses.
Je n’ai pas lu les réponses de mes collègues, mais je vous dirais que je trouve que vous vous regardez avec énormément de dureté. Lorsque l'on se mésestime profondément, on finit par voir partout la confirmation de ce que l'on pense déjà de soi : les échecs prennent toute la place et on se mésestime encore plus : cercle vicieux.

Il y a également beaucoup d'attentes dans votre rapport aux autres, notamment aux femmes, et plus les attentes sont fortes, plus les déceptions peuvent être violentes et marquées.
Je dis souvent qu'il faut aussi essayer d'être « aimable » au sens premier du terme : quelqu'un avec qui l'autre peut avoir envie de créer un lien.
Comme je ne vous connais pas, je ne peux pas mesurer cette partie la de vous : au-delà de ce que vous attendez des femmes et de ce qu'elles ne vous donnent pas, qu'avez-vous envie, vous, d'apporter à une relation ? Que proposez-vous de vous qui apporte de la joie et de la beauté dans une relation à 2 ?

Et surtout, ne concluez pas que plusieurs années de thérapie signifient que plus rien ne peut fonctionner !
Changer de thérapeute, essayer une autre approche, parfois en rencontrer plusieurs avant de trouver la bonne personne peut réellement faire bouger les choses. Ne restez pas seul à vous enfoncer dans cette vision de vous-même et du monde : vous ne trouverez probablement rien de plus beau en allant encore plus bas !
Même si vous ne croyez pas encore en vous, croyez au fait que chaque être humain peut être heureux, meme si le mode d'emploi n'est pas facile à déchiffrer !

Enfin, votre dernière phrase m'interpelle. Si « s'en aller » signifie que vous pensez à mourir, contactez le 3114 et parlez-en à quelqu'un dès maintenant.

Je reste à votre disposition, n’hésitez pas à me poser d’autres questions
Prenez soin de vous,

Aurélie
Psychopraticienne – Hypnothérapeute
*Visio & Présentiel
-----------------------------
•NB : cette réponse repose sur les éléments que vous partagez ici. Sans davantage de précisions, certains aspects peuvent m’échapper et mon propos reste donc à nuancer.

Aurélie Vicedo Psy sur Saint-Georges-sur-Cher

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

En effet, la souffrance que vous ressentez est réelle. Cependant, il faut bien comprendre que si vous n’arrivez pas à vous acceptez tel que vous êtes et que vous rejetez aussi bien votre apparence que votre psyché, vous allez transmettre également à travers vos paroles, mais aussi et surtout à travers le langage non verbal que l’on ne peut pas vous aimer que ce soit amicalement ou amoureusement.
Il n’est cependant pas nécessaire de s’aimer à en devenir narcissique, mais bien de s’accepter, et surtout comprendre ses forces et ses faiblesses. Et rassurez-vous, tout le monde a des faiblesses. Elles sont juste souvent très bien cachées sous le vernis social que l’on aime mettre en avant.
Je vous recommande vivement de trouver un thérapeute qui vous aidera à retrouver cette légitimité et cette confiance et estime de soi nécessaire qui vous permettra vraiment de retrouver une vie sociale bien plus riche.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre dernière phrase, « se résigner et accepter le fait que les choses ne changeront pas, et s’en aller ? », m’interpelle particulièrement. Si par « s’en aller » vous évoquez l’idée de mourir ou de mettre fin à vos jours, je vous invite vraiment à ne pas rester seul avec cela et à solliciter rapidement une aide directe : un professionnel qui vous connaît, un proche, les urgences ou le 3114.
À vous lire, je n’entends pas seulement un homme de 28 ans qui n’a pas eu de relation amoureuse. J’entends surtout quelqu’un qui, depuis longtemps, semble avoir accumulé les expériences de rejet, de mise à l’écart, de harcèlement et d’échec, jusqu’à finir par porter sur lui-même le regard qu’il pense que les autres portent sur lui : « hideux », « ridicule », « inadapté », « déchet »… À force, ce regard peut devenir une véritable prison intérieure. Votre diagnostic d’autisme, vos TOC et les difficultés que vous rencontrez sont des réalités. Ils peuvent rendre certaines interactions sociales ou certaines démarches beaucoup plus coûteuses pour vous. Mais ils ne permettent pas de conclure que vous êtes condamné à être seul ou que vous ne pourrez jamais être aimé. Je serais également prudente concernant les conclusions auxquelles vous conduit aujourd’hui la pensée « incel ». Je peux comprendre qu’elle donne une explication à ce que vous avez vécu et qu’elle mette des mots sur votre colère et votre sentiment d’injustice. Mais votre expérience, aussi douloureuse soit-elle, ne peut pas devenir une vérité générale sur les femmes, pas davantage qu’un verdict définitif sur votre propre valeur.
Vous dites avoir des centres d’intérêt très spécifiques. Ce qui me frappe, c’est la façon dont vous les présentez presque comme des preuves supplémentaires de votre étrangeté. Pourtant, être passionné par l’architecture baroque, la musique sacrée ou l’histoire militaire dit aussi quelque chose de votre sensibilité, de votre curiosité et de votre capacité à investir profondément certains domaines. Peut-être que l’enjeu thérapeutique aujourd’hui n’est justement plus de vous demander de faire encore davantage « d’efforts » pour devenir comme les autres ou pour parvenir absolument à séduire une femme. Il pourrait être de partir de vous. De ce que vous vivez dans la rencontre. De ce qui se passe dans votre corps lorsque quelqu’un s’approche. De ce que vous anticipez du regard de l’autre. De la manière dont les expériences de harcèlement et de rejet continuent peut-être à être présentes dans vos relations actuelles. Et aussi de cette violence avec laquelle vous vous regardez vous-même.
Un accompagnement adapté à l’autisme adulte et qui ne cherche pas à vous « normaliser » pourrait avoir du sens, même après plusieurs expériences thérapeutiques décevantes. Parfois, ce n’est pas nécessairement la personne qui est en échec dans la thérapie ; c’est aussi le cadre ou la manière de travailler qui ne lui correspond pas. Je ne peux évidemment pas vous promettre qu’une relation amoureuse arrivera. Aucun thérapeute sérieux ne pourrait vous le garantir. Mais entre « personne ne peut me garantir que je serai aimé un jour » et « il n’y a plus rien à espérer et je dois disparaître », il existe un espace immense.
Et c’est précisément cet espace-là qui mérite, aujourd’hui, d’être exploré.

Prenez soin de vous.

Karine
Psychothérapeute – Gestalt-thérapie / EMDR

Karine Mens Steininger Psy sur Dinan

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4 SEPT. 2026

Bonjour,
Je comprends également votre découragement lorsque vous dites avoir déjà consulté et beaucoup essayé. Mais le fait que des accompagnements antérieurs ne vous aient pas suffisamment aidé ne signifie pas nécessairement que plus rien ne peut évoluer.
Et le courage de mettre des mots sur votre souffrance en est la preuve.
Ce qui m'interpelle n’est pas votre apparence physique, votre absence d’expérience amoureuse ou votre parcours universitaire, mais la violence du regard que vous portez aujourd’hui sur vous-même. Vous vous décrivez exclusivement à travers ce que vous considérez comme des défauts, des échecs ou des preuves de votre exclusion. Vos expériences de harcèlement, de rejet et d’isolement ont ancré des croyances dans la manière dont on se perçoit et dont on anticipe le regard des autres.

Votre adhésion progressive au discours incel par exemple mérite d’être entendue et travaillée pour comprendre ce qu’elle vient protéger en vous car elle semble vous enfermer dans une catégorie devenue une prison, laquelle vous permet de confirmer vos croyances que rien ne changera jamais.

Votre dernière phrase m’interpelle particulièrement lorsque vous écrivez qu’il faudrait peut-être « se résigner » et « s’en aller ». Si vous voulez dire par là que vous envisagez de mettre fin à vos jours, il est important de ne pas rester seul avec cette idée et de solliciter immédiatement une aide médicale ou un service d’urgence autour de vous.
Je pense qu’un accompagnement thérapeutique pourrait avoir du sens, précisément parce qu’il ne s’agirait pas de vous promettre que tout va soudainement changer, mais de comprendre avec vous comment toutes ces expériences de rejet ont construit le regard extrêmement dur que vous portez désormais sur vous-même, sur les autres et sur votre avenir.

C’est à partir de là qu’un travail peut commencer.

Veronique Ruggirello Psy sur Paris

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4 SEPT. 2026

Bonjour jeune homme,
Lorsque je lis votre texte je perçois quelqu'un qui souffre de la solitude et du rejet ainsi que de l'absence de perspectives. Bien évidemment vos expériences personnelles renforcent votre conviction actuelle que les explications à votre situation sont liées à votre physique, à votre autisme et aux préférences des femmes qui seraient par nature hypergames. Je ne vais pas nier que cela n'existe pas du tout et votre expérience à elle seule tend à valider vos hypothèses en première lecture mais s'arrêter uniquement à cela serait trop facile.
Car je percois aussi de l'intelligence et de réelles capacités de communication à l'écrit et j'imagine qu'il y a possiblement des personnes qui tiennent à vous dans votre entourage quand bien même vous n'auriez aucun ami. Je peux me tromper mais il me semble que vos capacités intellectuelles et votre communication pourraient être totalement parasitées dès lors que vous êtes face à quelqu'un ou face à un stress important.
Bien évidemment cela est à mettre en lien avec l'autisme qui a tendance à isoler les personnes, mais il apparaît déjà évident que vous ne faites pas partie de la majorité des personnes atteintes d'autisme avec une déficience intellectuelle car vous ne seriez pas à la fac (quand bien même vous n'avez pas encore validé votre licence) et vous n'écrireriez pas aussi bien ; reste donc le handicap lié à vos difficultés à comprendre les situations sociales et à maîtriser le stress qui les accompagne. Et, surtout, un manque de confiance en vous qui certes peut se baser sur des éléments plus ou moins objectifs (comme votre maladie, votre manque d'aisance relationnelle ou votre apparence physique) mais surtout sur des éléments subjectifs qui sont profondément ancrés en vous et qui semblent jusqu'à définir votre identité sans que vous n'envisagiez une autre possibilité (je suis moche, je n'intéresse personne, etc.).
Pour ce qui est de l'apparence physique, le fait que vous soyez grand peut vous donner un avantage auprès de certaines filles. Pour ce qui est de votre visage, même s'il ne vous plait pas et même s'il était réellement disgracieux nombre de femmes n'en font pas un critère principal dans la vraie vie (mais c'est peut-être moins vrai sur les applis qui offrent un 'catalogue') à partir du moment où un homme sait les aborder avec confiance, respect et naturel, qu'il s'intéresse véritablement à elles et qu'elles sont ouvertes à une éventuelle rencontre à ce moment là (un moment approprié, à ne pas confondre avec de la drague à la chaîne mais je me doute que ce ne serait pas le cas pour vous de toute façon).
Ce n'est bien sûr pas simple, et encore moins avec votre manque de confiance en vous et votre handicap actuel, mais avec du travail sur vous je suis convaincu que vous pourrez surmonter vos difficultés actuelles. Par ailleurs l'attirance "physique" des femmes repose parfois sur des détails qui n'ont rien à voir avec le visage : taille, corpulence, look (coiffure, barbe, habits...) et des conseils personnalisés de spécialistes pourraient également vous aider. Mais n'oubliez pas que même le plus beau "beau gosse" aura toujours les plus grandes difficultés à séduire une femme si, une fois le premier mouvement d'attirance physique passé, cet homme est inintéressant dans ses interactions avec la femme qu'il convoite. Et inversement un homme de premier abord peu attrayant mais ayant les codes des contacts sociaux et amoureux peut arriver à séduire des femmes, quand bien même il ne serait pas "riche" ni "beau".
Je ne me permettrais pas de vous donner des conseils directs en vous disant qui consulter - car cela doit faire partie de votre travail et vous devrez chercher par vous-même qui correspond à vos attentes - mais je concluerais juste en vous disant qu'à 28 ans tout est encore possible et votre souffrance actuelle peut être le moteur qui vous donnera les moyens de travailler sur vous avec le(s) bon(s) professionel(s).
Bon courage à vous,
Nicolas CARO
Psychologue Psychothérapeute

Nicolas CARO Psy sur Champvans

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

L'essentiel de votre problématique vient de votre autisme. En effet l'autisme, comme d'autres états tel que le HPI, a pour conséquence d'isoler. L'isolement vient en partie du regard de l'extérieur porté sur vous, et d'autre part d'une stratégie de protection par vous même. L'autiste a beaucoup de difficultés à vivre les relations sociales et cela lui coûte beaucoup d'énergie. Il doit s'adapter à son autisme en trouvant l'équilibre qui lui est nécessaire entre relations et solitude.
On ne guérit pas de l'autisme. Il faut tout d'abord accepter d'être dans cet état. Vous aurez à vivre toute votre vie avec. Pour autant vous pouvez trouver votre équilibre. La vie n'est pas une question de perfection mais d'adaptation et d'équilibre.
Le regard des autres peut-être blessant. Mais vous n'avez pas pour autant à vous y arrêter.
Chercher votre équilibre et votre bien-être sans vous occuper des autres, de leur regard sur vous.
Vous pourriez aussi rejoindre un groupe de neuro-atypiques pour échanger et vous sentir soutenu.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

Vous décrivez des difficultés importantes dans plusieurs domaines : relations sociales, études, démarches du quotidien et vie affective. Après des années de difficultés, de rejet et de déceptions, votre découragement et votre fatigue sont compréhensibles.

Votre dernière phrase m’interpelle particulièrement. Si par « s’en aller » vous évoquez l’idée de mourir ou de vous suicider, ne restez pas seul avec ces pensées. Vous pouvez contacter le 3114 (gratuit, 24h/24 et 7j/7), ou le 15/112 en cas de danger immédiat.

Prenez soin de vous.

Anonyme-485667 Psy sur Yainville

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre message me touche profondément. Derrière toute cette violence que vous dirigez contre vous-même — « hideux », « déchet », « inadapté » — j’entends surtout quelqu’un qui a été profondément blessé par des années de rejet, de solitude et de harcèlement.

Vous avez fini par transformer le regard des autres en regard intérieur. À force d’avoir été mis à l’écart, vous semblez aujourd’hui vous regarder avec la même cruauté que ceux qui vous ont blessé. Mais être autiste, avoir des difficultés sociales, ne pas avoir validé une licence ou n’avoir jamais eu de relation amoureuse ne fait pas de vous un déchet.

Je comprends aussi que la pensée incel puisse vous apporter une explication à votre expérience. Elle donne une cohérence à des années de souffrance : « voilà pourquoi cela m’arrive ». Mais attention à ne pas confondre une explication qui soulage momentanément avec une vérité sur le monde. Votre vécu est réel ; les conclusions que vous en tirez ne sont pas nécessairement une fatalité.

Et surtout, votre dernière phrase m’inquiète. Lorsque vous dites qu’il faudrait « s’en aller », je ne voudrais pas passer à côté de ce que vous exprimez. Si vous voulez dire par là que vous pensez à mourir ou à vous faire du mal, ne restez pas seul avec cela aujourd’hui. Contactez votre psychiatre, votre médecin ou une personne de confiance. En France, vous pouvez également appeler le 3114, gratuitement, 24h/24 et 7j/7, pour parler avec un professionnel de la prévention du suicide. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

En Gestalt, je ne chercherais pas à vous convaincre que « tout ira bien » ni à vous demander de devenir soudainement confiant. J’aimerais plutôt commencer beaucoup plus près de vous : qu’est-ce que vous ressentez lorsque vous dites « je suis un déchet » ? De la honte ? De la colère ? Du désespoir ? De la tristesse ? C’est cette expérience-là qu’il faudrait pouvoir rencontrer avec quelqu’un, plutôt que continuer à vous condamner.

Vous dites avoir essayé beaucoup de thérapies et être épuisé. Cela mérite également d’être entendu. Peut-être n’avez-vous pas besoin de faire davantage d’efforts, mais d’un accompagnement différent, adapté à votre autisme, à votre histoire de harcèlement et à cette immense solitude.

Votre vie actuelle est extrêmement douloureuse. Elle n’est pas pour autant une preuve de ce que sera toute votre vie.

Et vos passions — l’architecture, la musique baroque, l’histoire — n’ont pas besoin de vous rendre « attirant » pour avoir de la valeur. Elles sont une partie de vous. La rencontre avec quelqu’un ne devrait d’ailleurs pas être un examen destiné à déterminer si vous êtes suffisamment séduisant ou « normal » pour mériter d’être aimé.

Pour l’instant, ne cherchez peut-être pas à résoudre toute votre vie. Cherchez simplement à ne pas rester seul avec cette souffrance aujourd’hui.

Patricia JOUBERT Psy sur Palaiseau

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

À vous lire, on sent surtout que vous êtes épuisé par tout ce que vous avez vécu, a savoir le rejet, le harcèlement, la solitude, les difficultés du quotidien et surtout les efforts répétés qui n’ont pas donné les résultats que vous espériez. À force, on peut finir par se dire « rien ne changera jamais ». C'est tout a fait compréhensible...

Par ailleurs, il y a une différence entre dire « jusqu’ici, ma vie relationnelle a été très difficile » et conclure : « ce sera forcément comme ça toute ma vie ». Vos expériences avec certaines femmes ont été douloureuses, mais elles ne disent pas tout de votre avenir, ni de votre valeur. votre avenir reste une incertitude, et cela pour tout le monde.

Et je ne suis pas sûre que l'objectif, aujourd’hui, soit simplement de « trouver une petite amie ». plusieurs choses se mélangent l’isolement, les TOC, les conséquences du harcèlement, l’autisme, l’autonomie au quotidien, les études, le sentiment d’être rejeté ou sans valeur. Ce sont peut-être ces points-là qu’il faudrait reprendre un par un, de façon plus concrète. Un probleme à la fois svp...

Et surtout, votre dernière phrase m’inquiète. Si par « s’en aller » vous voulez dire mourir ou vous faire du mal, ne restez pas seul avec cette idée. Vous pouvez appeler le 3114, gratuitement ou rendez-vous aux urgences.

Se résigner à ne plus poursuivre exactement les mêmes efforts qui vous épuisent peut parfois avoir du sens. C'est ok. Se résigner à votre propre disparition, non.

Peut-être que la question à vous poser maintenant n’est pas : « comment devenir enfin quelqu’un que les autres désirent ? », mais « Qu’est-ce qui pourrait rendre ma vie moins douloureuse et plus vivable, indépendamment de ma situation amoureuse ? ».

Bien cordialement.
Chérifa Sider

Chérifa Sider Psy sur Villiers-sur-Marne

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4 SEPT. 2026

Bonjour,

On entend votre souffrance et votre douleur à travers votre récit, et je comprends à quel point tout ce que vous avez vécu a pu être difficile : le harcèlement, le rejet lié à votre autisme, le sentiment de solitude…

Mais malgré tout cela, je remarque aussi quelque chose d’important : vous êtes un battant. Vous continuez vos études malgré les difficultés, même si cela vous demande parfois plus de temps et d’efforts. C’est une véritable preuve de courage et de persévérance.

Vous avez également des passions, vous vous intéressez à des sujets variés et intéressants. Cela montre que vous avez un esprit curieux et ouvert, et c’est justement sur cette ouverture qu’il pourrait être intéressant de vous appuyer.

Aujourd’hui, le fait de ne pas avoir d’amis ou de petite amie semble surtout renforcer chez vous le sentiment d’être rejeté et différent. Peut-être pourriez-vous essayer, progressivement, de regarder les choses sous un autre angle : plutôt que de chercher d’abord à combler cette solitude, pourquoi ne pas commencer par vous rapprocher de personnes qui partagent vos centres d’intérêt ?

Par exemple, vous pourriez rejoindre un club ou une association autour de l’histoire, de la culture ou d’un autre sujet qui vous passionne. Vous pourriez également chercher des groupes ou des associations où vous pourriez rencontrer d’autres personnes autistes, avec lesquelles vous partageriez déjà certaines expériences et certaines difficultés.

Cela vous permettrait d’élargir progressivement votre environnement social, sans avoir immédiatement la pression de devoir vous faire des amis ou de trouver une petite amie. Les relations peuvent se construire naturellement lorsque l’on se retrouve autour de centres d’intérêt communs ou d’un vécu partagé.

Je pense que cela pourrait vous aider à porter un regard différent sur vous-même et sur les autres, et peut-être à découvrir que vous avez davantage de choses à partager avec les autres que vous ne le pensez aujourd’hui.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en fleurs de Bach.

Mallory Legrain Psy sur Paris

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3 SEPT. 2026

Bonjour,
Vos mots m'ont beaucoup touchée.
Votre message témoigne d'un profond épuisement, nourri par des années de lutte contre le harcèlement, l'isolement et les blocages administratifs. Il est tout à fait légitime d'être fatigué.

Vous écrivez « Je vais avoir un éducateur, (et serai peut-être même un jour mis sous tutelle !?) », je pense que cet éducateur est un relais et non un échec.
Les démarches administratives vous demandent une grande énergie. Cet éducateur est là pour vous aider, pour que vous ne soyez plus seul face au stress que vous vivez actuellement.

Valider une licence en dix ans avec un trouble du spectre de l’autisme est une preuve d’une grande persévérance car l’université classique n’est pas adaptée à votre fonctionnement. Vous avancez à votre propre rythme et chaque étape franchie a une immense valeur.

Vous écrivez avoir « pourtant des passions, des centres d’intérêts, certes assez restreints, spécifiques : l’architecture et la musique sacrée de l’époque baroque (XVIIe-XVIIIe siècle) d’une part, et les deux guerres mondiales d'autre part (en m'intéressant spécifiquement à certaines batailles et à certaines armées plus qu'à d'autres) ». Ce sont des domaines très intéressants.
Dans le cadre d’un espace, je peux vous proposer de vous aider à échanger ces passions hors des espaces comme Tinder… etc. pour aller vers des associations où votre connaissance sera respectée.

À la lecture de votre message, je ressens votre besoin de vous préserver de la souffrance, de ce rejet amoureux. C’est très compréhensible de vouloir s’en protéger.
Vous essayez de trouver des explications Incel dans le sens où vous adhérez "de plus en plus à leur vision du monde, mon expérience ne peut que leur donner raison ». Il serait dommage de vous enfermer dans cette catégorie. Vous êtes manifestement bien plus que ceci.

Vous parlez de "s'en aller" parce que vous êtes à bout de forces. Vous n'avez plus à porter tout cela tout seul.
Laissez un nouvel accompagnement se mettre en place.
Un accompagnement où ensemble nous pourrions mettre de côté cette pression des rencontres pour l'instant, afin de reconstruire d'abord votre sécurité émotionnelle et votre estime de vous-même. Et vous amenez à avoir un regard nouveau, plus bienveillant, sur vous-même.

Bien à vous.
Nathalie TORRENT



Nathalie TORRENT Psy sur Privas

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3 SEPT. 2026

Bonjour,

Merci pour votre partage, qui est particulièrement personnel et courageux. J’ai été très touchée par vos mots, et surtout par la souffrance et la solitude qui semblent les traverser.
Vous vous décrivez avec une très grande dureté : « visage hideux », « voix moche », « aucun charisme », « complètement inadapté », « déchet »… J’aimerais commencer par vous dire quelque chose d’important, la manière dont vous vous regardez aujourd’hui n’est pas nécessairement la manière dont le monde vous voit. Lorsque l’on a vécu du harcèlement, du rejet, des années de solitude et de nombreuses expériences douloureuses, il est possible que le regard des autres finisse par devenir notre propre regard sur nous-mêmes. Vous avez 28 ans. Je comprends que, lorsque l’on compare son parcours à celui des autres, cet âge puisse donner l’impression d’être « en retard » : certains ont déjà un diplôme, une relation, une famille, une vie professionnelle installée… Mais il n’existe pas de calendrier universel de la vie. Vous n’avez pas échoué parce que vous n’avez pas obtenu votre licence en trois ans. Vous n’avez pas échoué parce que vous êtes encore célibataire ou parce que vous n’avez pas encore eu de relation sexuelle. Et vous n’avez certainement pas raté votre vie parce que vous approchez de la trentaine. Nous vivons dans une société qui nous donne énormément de repères sur ce que nous sommes censés avoir accompli à 20, 25, 30 ou 40 ans. Mais ces repères ne sont pas des vérités. Votre chemin n’a pas besoin de ressembler à celui des autres pour avoir de la valeur.

Concernant votre autisme, il me semble également important de ne pas réduire votre personne aux difficultés que vous rencontrez. Votre fonctionnement est différent, et certaines choses qui paraissent simples pour beaucoup peuvent vous demander énormément d’énergie. Cela ne signifie pas que vous êtes moins intelligent, moins intéressant ou moins digne d’être aimé, au contraire les autiste on généralement une haute fréquence.

Vous parlez également de vos passions pour l’architecture, la musique sacrée baroque et l’histoire des deux guerres mondiales. Mais pourquoi faudrait-il que vos passions vous rendent « attirant » aux yeux des autres ? Elles font partie de votre univers, de votre sensibilité et de ce qui vous intéresse profondément. Peut-être que la question n’est pas de devenir quelqu’un de plus « normal » ou de plus conforme aux attentes, mais progressivement de trouver des personnes auprès desquelles vous n’aurez pas besoin de jouer un rôle pour être accepté.

Je comprends aussi votre désillusion concernant les relations amoureuses et votre expérience sur les applications de rencontre. Les rejets répétés peuvent devenir extrêmement douloureux et finir par donner l’impression qu’ils prouvent quelque chose sur notre valeur. Mais votre expérience personnelle, aussi réelle et douloureuse soit-elle, ne permet pas de conclure que toutes les femmes fonctionnent selon les mêmes mécanismes, ni que votre avenir sentimental est déjà écrit.

Je serais particulièrement attentive à la place que prennent aujourd’hui certaines croyances liées à l’incelisme dans votre vision du monde. Elles peuvent parfois apporter une explication à des expériences de rejet qui ont été très difficiles à comprendre, mais elles risquent aussi de transformer des blessures personnelles en certitudes sur les femmes, les hommes ou les relations humaines. Vous méritez de pouvoir comprendre votre souffrance sans avoir à vous enfermer dans une vision du monde qui risque de vous isoler davantage.

Vous dites avoir déjà rencontré de nombreux psychologues et être fatigué d’avoir fait des efforts sans avoir l’impression que cela ait changé les choses. Je peux comprendre le découragement. Mais peut-être que la question n’est pas uniquement de « continuer à essayer » de la même manière. Il peut être intéressant de chercher une personne qui connaisse réellement les problématiques liées à l’autisme chez l’adulte, au sentiment de rejet, à l’estime de soi et aux difficultés relationnelles, et avec qui vous pourrez construire un accompagnement adapté à votre fonctionnement.

Votre intérêt pour le catholicisme et la spiritualité peut également constituer une ressource si cette recherche de sens vous apporte quelque chose de positif. Une dimension spirituelle peut parfois aider certaines personnes à traverser des périodes de questionnement profond. L’important est qu’elle puisse être une source de sens et d'ouverture, plutôt qu'un nouvel endroit où vous vous sentiriez jugé ou rejeté.

Et surtout, j’aimerais revenir à votre dernière phrase, « faut-il désormais se résigner et accepter que les choses ne changeront pas, et s’en aller ? » Si par « s’en aller » vous voulez dire mettre fin à vos jours, je vous invite vraiment à ne pas rester seul avec cette pensée. Même si vous avez l’impression d’avoir déjà tout essayé, le fait que vous soyez épuisé aujourd’hui ne signifie pas que rien ne pourra jamais changer. À 28 ans, votre histoire est loin d’être terminée. Vous n’avez pas besoin de résoudre toute votre vie maintenant. Peut-être que, pour commencer, il s’agit simplement de retrouver un peu de curiosité pour la personne que vous pourriez devenir si vous cessiez progressivement de vous définir uniquement à travers vos échecs, vos rejets et vos comparaisons avec les autres. Continuez à nourrir ce qui vous intéresse, vos passions, votre sensibilité et votre curiosité. Cherchez des environnements dans lesquels vous pourrez rencontrer des personnes partageant réellement vos centres d’intérêt, plutôt que de mesurer votre valeur uniquement à travers les réponses obtenues sur Tinder ou le regard d'étudiants qui ne vous ont pas intégré.

Et si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche, je serais heureuse d’échanger avec vous et de voir ensemble ce qui pourrait vous aider aujourd’hui.

Vous n’avez pas besoin d’avoir « réussi votre vie » à 28 ans pour mériter d’être là.

Avec bienveillance,
Benjamine Artaud
Psychopraticienne - EMDR, psychologie transpersonelle
À Marseille ou en Visio

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

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3 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre témoignage est particulièrement poignant, car on ressent combien vous êtes épuisé à avoir essayé, espéré, puis été déçu. De plus, le regard des autres semble être devenu votre propre regard sur vous-même.

Vous vous décrivez aujourd’hui de façon extrêmement dure : visage hideux, voix ridicule, aucun charisme, inadapté, déchet, … Mais, ces qualificatifs ne sont pas des faits. Ils témoignent de la violence avec laquelle vous avez appris à vous regarder après des années de harcèlement, de mise à l’écart et d’expériences relationnelles douloureuses.

Votre parcours est manifestement difficile, avec les obstacles que vous rencontrez : l’autisme, les TOC, les difficultés dans les études et les démarches du quotidien, les expériences de rejet et la solitude affective. Cependant, difficile ne signifie pas condamné. A 28 ans, ne pas avoir eu de relation amoureuse ne permet absolument pas de conclure que vous n’en aurez jamais. De même, dix années d’études difficiles ne déterminent en rien ce que pourront être les dix prochaines années.

Je comprends que certaines expériences aient fini par ancrer chez vous une vision très pessimiste des relations entre hommes et femmes. Devant toute cette souffrance, je comprends qu’il est humain de chercher une explication à ce vécu. Mais attention à ne pas transformer ces expériences douloureuses en une condamnation définitive de votre avenir. Votre passé peut expliquer une partie de votre souffrance sans pour autant constituer une prédiction de votre avenir.

Je lis néanmoins quelque chose de très vivant dans votre récit : vous avez des passions, une curiosité intellectuelle, vous avez tenté de créer du lien, cherché des lieux où vous pourriez trouver votre place, vous avez consulté et vous continuez malgré tout à chercher une issue. Tout cela ne ressemble pas à quelqu’un qui n’aurait plus rien à construire.

L’objectif, dans un premier temps, n’est peut-être pas de « devenir attirant » ou d’obtenir un rendez-vous amoureux, mais de reconstruire progressivement une image de vous moins impitoyable. Il s’agirait de travailler sur les TOC, sur les conséquences du harcèlement et du rejet, sur les difficultés sociales liées à l’autisme, et de retrouver un sentiment de compétence et une capacité à agir. Les relations peuvent alors devenir un objectif parmi d’autres, et non la mesure de votre valeur.

Enfin, votre dernière phrase, « s’en aller ? », m’interpelle réellement. Si par là, vous évoquez l’idée de mettre fin à vos jours, surtout ne restez pas seul avec cette pensée. Parlez-en rapidement à un professionnel ou à votre entourage. Cette souffrance ne doit pas être gardée en silence.

Une rencontre avec un professionnel connaissant à la fois les TOC, l’autisme et les problématiques d’estime de soi pourrait constituer un nouveau point de départ. Pas pour vous convaincre que « tout est dans votre tête », mais pour essayer de comprendre comment sortir progressivement de ce cercle de rejet, de honte, de comparaison et de découragement.

Ce sont d’ailleurs des problématiques que j’accompagne, et je suis à votre écoute si vous souhaitez en parler.

Vous n’avez pas besoin de croire aujourd’hui que tout ira bien. Il suffit peut-être de ne pas décider aujourd’hui que tout est définitivement joué.

Prenez soin de vous.

Delphine Revault
Psychanalyste et Praticienne en TCC
(en cabinet et en Visio)

Delphine Revault Psy sur Lyon

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3 SEPT. 2026

Bonjour,

J’ai lu attentivement votre message et je suis très touchée par votre témoignage. Je sens beaucoup de souffrance, de solitude, de découragement et aussi beaucoup de jugement envers vous-même. Vous vous décrivez avec des mots très extrêmes qui, justement par leur caractère excessif, ne peuvent en aucun cas être complètement justes. Ils me semblent davantage traduire aujourd’hui votre souffrance, qui agit comme un filtre à travers lequel vous vous regardez et ne vous permet plus de vous voir dans toute votre réalité.

Vous dites également être « devenu un INCEL ». Je serais très prudente avec cette étiquette. Se définir à travers une catégorie, quelle qu’elle soit, c’est aussi prendre le risque de s’y enfermer et de finir par regarder toute son expérience à travers elle. Or vous êtes évidemment bien plus que cela.

Et c’est d’ailleurs ce que je vois dans votre message. Vous avez 28 ans, vous poursuivez vos études malgré les difficultés, vous avez des passions très précises, une curiosité intellectuelle, une sensibilité à l’architecture, à la musique et à l’histoire. Tout cela existe aussi et fait partie de vous.

Je ne sais pas si vous avez déjà travaillé cela au cours de vos thérapies, mais il me semblerait intéressant d’aller regarder le regard que vous portez sur vous-même et toutes les croyances que vous avez probablement construites, au fil de vos expériences, sur vous-même, sur les autres, sur les femmes et sur les relations. Non pas pour nier ce que vous avez vécu, mais pour distinguer votre expérience des conclusions que vous en avez progressivement tirées et qui semblent aujourd’hui être devenues des certitudes.

Car nos croyances ont une particularité : une fois installées, elles nous poussent inconsciemment à repérer et à retenir tout ce qui vient les confirmer. Elles influencent notre manière d’interpréter ce qui nous arrive, d’entrer en relation et parfois même nos comportements. Nous pouvons alors nous retrouver dans des mécanismes répétitifs qui renforcent encore ces croyances et nous donnent l’impression que rien ne pourra jamais changer.

Or rien n’est figé. Tout est impermanent : les circonstances changent, les rencontres changent, les relations changent et nous changeons nous-mêmes continuellement. Ce que vous avez vécu jusqu’ici appartient à votre histoire, mais ne peut pas devenir une vérité définitive sur vous-même et sur ce que vous pourrez vivre demain.

Je comprends que toutes ces années de consultations psychologiques et tous les efforts que vous avez faits aient pu vous fatiguer et vous décevoir s’ils n’ont pas apporté les changements que vous espériez. Mais peut-être que l’un des enjeux d’un accompagnement serait justement de vous aider à porter un regard beaucoup plus bienveillant sur vous-même et à sortir de cette comparaison permanente avec les autres : leurs études, leurs relations amoureuses, leur sexualité, leur vie de famille…En effet, la comparaison est l’un des sports préférés de notre ego : elle focalise notre attention sur ce que nous n’avons pas et sur ce que les autres semblent avoir de plus ou de mieux. Nous pouvons tous trouver quelqu’un à qui nous comparer pour nous sentir insuffisants. À force de regarder ce qui vous manque, vous finissez par ne plus voir ce qui est déjà là.

Ne restez pas seul avec cette souffrance et continuez à chercher du soutien. À travers votre message, je perçois aussi beaucoup de belles choses en vous que, pour l’instant, vous ne semblez plus parvenir à voir.
J’espère que les réponses que vous recevrez à votre message vous donneront un peu d’espoir et vous permettront d’entrevoir qu’avec un accompagnement qui vous corresponde vraiment, les choses peuvent changer et que vous pouvez vous en sortir.

Ne renoncez pas. Une grande partie des ressources dont vous avez besoin sont déjà à l’intérieur de vous.

Prenez vraiment soin de vous.
Anne-Sophie Bianne
Gestalt praticienne

Anne Sophie BIANNE Psy sur Toulouse

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3 SEPT. 2026

Bonjour, je vous remercie pour votre message.

Je ressens beaucoup de désespoir et de désillusion dans vos mots, notamment face au sentiment que tant de choses ont pu être difficiles et que les changements semblent parfois tellement loin. Je l’entends vraiment.

De mon côté, j’ai connu des accompagnements qui partaient de situations extrêmement difficiles, avec parfois des changements qui se faisaient de manière assez sous-jacente. Au-delà des mots échangés et des processus vécus dans l’accompagnement, quelque chose pouvait progressivement se transformer en profondeur. Cela me donne en tout cas le sentiment que certaines évolutions restent possibles, même lorsque l’on n’y croit plus vraiment.

Et je ne pense pas que ce soit simplement une question de « vouloir changer » ou « d’accepter » : ce serait trop binaire. J’ai plutôt l’impression qu’il y a un chemin à trouver quelque part entre ces deux pôles, à son propre rythme.

En tout cas, votre désespoir me touche à travers vos mots, et j’ai malgré tout envie de vous transmettre l’idée que quelque chose peut peut-être encore être possible, même au cœur de ce désespoir. Peut-être en continuant à chercher, à votre manière, d’autres formes d’accompagnement ou d’autres chemins qui pourraient vous convenir davantage.

Et puis, à trente ans, c’est déjà un morceau de vie, avec tout ce que cela peut représenter, mais c’est aussi encore jeune. Beaucoup de choses peuvent encore évoluer.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans ce cheminement. Et si vous souhaitez échanger davantage autour de ces questions, n’hésitez pas.

Mael Jourdan, accompagnement par visio possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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3 SEPT. 2026

Bonjour,

C'est déjà un courage d’avoir mis des mots aussi précisément sur ce que vous vivez.
On peux lire à quel point la solitude que vous évoquez, les expériences de rejet expérimenté et les années d’efforts vous donne le sentiment que rien ne changera?

Mais sachez que votre situation actuelle ne définit ni votre valeur, ni votre avenir. Vous n’êtes pas « un déchet », et votre parcours personnel ne se résume pas à vos difficultés ou à votre absence d’expérience amoureuse.

En revanche, la phrase « s’en aller » interpelle particulièrement. N'hésitez pas à venir en parler directement afin de comprendre ce qu’elle signifie pour vous et de ne pas rester seul(e) avec cette souffrance. Vous méritez d’être accompagné sans jugement, même lorsque vous avez perdu espoir, car rien n'est jamais perdu

Maïté NIRLO
Thérapeute (Psychopraticienne)

Maïté Nirlo Psy sur Neufchâteau

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