Pourquoi je n'arrive pas à ressentir de "compersion" au sens large
Bonjour à tous et toutes,
Je suis une femme de 37 ans, en couple depuis 8 mois avec un partenaire dont je suis folle amoureuse. Nous vivons ensemble depuis 6 mois environ. Il est gendarme mobile, donc très souvent en mouvement et très souvent absent. Néanmoins, notre relation est solide et basée sur beaucoup de communication et de transparence. Je n'ai pas de doute quant à son engagement envers et moi et à son envie que cette relation dure et continue de se construire.
Je viens d'un passé relationnel assez difficile où je me suis longtemps cherchée dans des relations aux hommes compliquées, douloureuses, où je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour leur plaire. Résultat, je me suis souvent sur adaptée et donc oubliée.
Dans cette relation, c'est très différent et je veille précisément à ce que cela ne se reproduise pas. Je fais des progrès.
Mais je souffre malgré tout d'un manque de confiance en moi assez nette qui me cause du tort notamment dans le sentiment de compersion au sens large, non pas seulement comme on l'entend dans les relations polyamoureuses. J'ai du mal à ressentir du bonheur pour mon compagnon s'il vit quelque chose d'agréable sans moi. Et je trouve cette idée insupportable car c'est vraiment quelqu'un qui mérite toute ma plus grande bienveillance et qui fait déjà de son mieux pour m'aider à me rassurer, à prendre conscience de l'importance que j'ai pour lui etc...
J'ai l'impression d'associer ces moments de bonheur sans moi comme à des épisodes où "il souffle", "il n'a pas à me supporter", "je ne le dérange pas"... Alors que je sais pertinemment que ce n'est pas ce qu'il se dit. C'est moi qui me dis ces choses là et non lui qui les pense ou me les dit.
J'aimerais recevoir quelques conseils pour tâcher d'identifier ce qui pourrait être la cause ou le déclenchement de ce sentiment et peut être trouver quelques pistes pour travailler làdessus et être capable d'évoluer...
Je vous remercie infiniment d'avance pour votre lecture.
Bien à vous,
C.