Bonjour,
J'ai été victime un soir d'août 2024 d'une agression sexuelle extrême avec hématome, par contrainte, puis d'un viol anal alors que j'étais Vierge de tous rapports.
J'ai été victime d'un État de choc, d'une pre sideration psychique, puis d'une sideration psychique totale avec dissociation.
Je suis encore à ce jour amnésique sur certaines choses ce soir là et les jours suivants...
Depuis cette soirée et malgré ma lutte, cet homme m'avait mise sous emprise totale...
J'ai réussi tant bien que mal à déposer plainte en mai 2025 pour viol et autres.
Mon affaire est classée sans suite depuis une semaine...
Je souffre de stress post-traumatique sévère, d'amnesie partielle sur cette
soirée, de dépression...
Ma vie est détruite.
Je vais entamer de nouvelles stratégies judiciaires car c'est monstrueux pour moi...
Comment puis-je être accompagnée...
Comment retrouver le calme, la panique, la mémoire...
J'ai également un technique d'évitement, j'essaye de me concentrer sur cette soirée et le reste mais mon cerveau refuse la concentration puisqu'il souffre horriblement.
Quelle prise en charge me conseillez vous ?
Merci de votre aide
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12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 19 personnes
Je voulais vous partager quelques éléments pour vous aider à y voir un peu plus clair dans ce que vous traversez, et dans les différentes approches qui existent autour du stress post-traumatique.
Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes, et cela peut parfois être déroutant. Certaines approches vont directement vers le trauma, en cherchant à le retraiter assez rapidement. Pour certaines personnes, cela peut être aidant. Mais pour d’autres, surtout lorsque le vécu a été très intense, cela peut être trop brusque, voire trop confrontant, voir cela peut empirer la situation. La boussole est votre sentiment de sécurité.
Une autre manière de faire, plus progressive, consiste d’abord à travailler sur la régulation du système nerveux. L’idée n’est pas d’aller directement dans le trauma, mais plutôt de s’en approcher très doucement, en construisant quelque chose de fondamental : un sentiment de sécurité intérieure.
Cela passe notamment par la création d’un lien de confiance stable et sécurisant, ainsi que par le renforcement de votre capacité d’auto-apaisement (une forme de stabilisation interne). Tant que le corps et le cerveau restent en état d’alerte, revenir directement au trauma peut être trop déstabilisant.
Après un traumatisme, le système nerveux reste souvent bloqué dans une forme de vigilance constante, comme si le danger pouvait réapparaître à tout moment. Le corps est tendu, l’esprit en alerte, et beaucoup de choses sont vécues à travers cet état. L’enjeu principal est donc de re-sécuriser progressivement le corps et le cerveau.
C’est souvent un chemin qui demande du temps. Et même s’il est naturel, et tout à fait compréhensible, de vouloir des solutions rapides ou radicales, la reconstruction passe généralement par quelque chose de plus lent, respectueux de votre rythme.
Il existe également de nombreuses ressources : conférences, podcasts, contenus de psychoéducation… Comprendre ce qui se passe en vous peut déjà être une étape importante, et cela peut aussi se faire en partie de manière autonome, en complément d’un accompagnement.
L’essentiel est de vous orienter vers ce qui vous parle, ce qui vous permet de vous sentir en sécurité. Ne pas forcer. Ne pas aller plus vite que ce que votre système peut intégrer. Même si l’envie d’aller mieux est très forte, c’est souvent en respectant vos limites que le chemin devient réellement soutenant.
C’est un parcours qui demande beaucoup de courage. Et même s’il peut être long, il existe des solutions, des passerelles, et des façons d’être accompagné. Vous n’êtes pas seul dans ce que vous traversez.
2 MAI 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez correspond à un vécu traumatique majeur, avec des mécanismes de sidération psychique, de dissociation et d’amnésie traumatique qui sont des réponses neurobiologiques fréquentes face à une violence extrême. Ce que vous traversez est donc compatible avec un psychotraumatisme sévère.
Le fait que certaines parties de cette soirée ou des jours suivants soient floues, absentes ou inaccessibles n’a rien d’anormal dans un contexte de trauma. Le cerveau peut « compartimenter » pour permettre la survie psychique.
Dans votre situation, je vous conseillerais une prise en charge spécialisée en psychotraumatologie, avec un professionnel formé au trauma, afin de travailler en plusieurs étapes :
• stabilisation émotionnelle et sécurisation intérieure (apaiser les états de panique, l’hypervigilance, les débordements émotionnels)
• compréhension des mécanismes traumatiques (sidération, emprise, dissociation, évitement)
• travail progressif de retraitement du trauma (EMDR, thérapie sensorimotrice, approche intégrative du trauma selon votre rythme)
• restauration du sentiment de sécurité, de contrôle et de continuité de soi
L’objectif thérapeutique, dans un premier temps, n’est pas de “se souvenir”, mais de retrouver de la sécurité intérieure, de diminuer l’état d’alerte permanent et de remettre du mouvement là où le trauma a figé.
Je travaille justement avec les problématiques de psychotraumatismes, d’agressions sexuelles, d’emprise et de stress post-traumatique, avec notamment une approche intégrative orientée régulation émotionnelle et retraitement traumatique.
Si vous souhaitez échanger pour évaluer vos besoins et voir si mon cadre thérapeutique peut vous convenir, vous pouvez me contacter.
Prenez soin de vous.
Mme MENS Karine
Psychothérapeute Gestalt
Praticienne EMDR
19 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je suis plus que désolée de savoir que vous ayez vécu tout ça, et le classement sans suite de votre de votre plainte est révoltant.
Les réactions psychiques que vous décrivez sont naturelles, elles sont en quelques sortes des protections que le cerveau met en place automatiquement pour vous permettre de continuer à vivre.
Dans un premier temps l'EMDR est le type de thérapie le plus recommandé, mais renseignez vous bien pour faire appel à une personne réellement qualifiée dans le domaine et ayant une bonne expérience du traitement des traumas graves.
Je vous souhaite d'arriver à vous apaiser par rapport à ces événements et aussi à éviter de vous retrouver sous l'emprise de quiconque.
sp
14 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Je vous remercie pour votre message, et pour la confiance que vous mettez dans le fait de déposer ici ce que vous traversez. Ce que vous décrivez est d’une extrême violence, et je veux d’abord vous dire que votre souffrance est légitime. Ce que vous avez vécu est un traumatisme grave, et les réactions que vous présentez aujourd’hui (choc, sidération, dissociation, amnésies, stress post-traumatique) sont des réactions connues et fréquentes face à des événements d’une telle intensité.
Je vais vous répondre en tant que praticienne en Gestalt, avec beaucoup de prudence et de respect pour votre vécu.
D’abord, il est important de reconnaître que dans un traumatisme, le psychisme se protège comme il peut. La sidération, la dissociation et les trous de mémoire ne sont pas des dysfonctionnements de votre part, mais des mécanismes de survie. Votre système a fait ce qu’il a pu pour vous permettre de traverser l’insupportable. Le fait que votre mémoire soit fragmentée ne remet en aucun cas en question la réalité de ce que vous avez vécu.
Le sentiment que votre vie est “détruite” est une expression fréquente après un trauma sévère. Cela traduit l’effondrement intérieur que provoque ce type d’expérience. Mais ce que la clinique montre, c’est qu’un traumatisme, même très grave, peut être accompagné et progressivement transformé. Il ne s’agit pas d’oublier, ni de forcer la mémoire, mais de permettre au système nerveux de sortir de l’état d’alerte permanent dans lequel il se trouve.
Vous décrivez également une impossibilité de vous concentrer sur les souvenirs, comme si votre esprit refusait d’y accéder. Cela est également cohérent avec un fonctionnement post-traumatique : le psychisme oscille entre des intrusions douloureuses et des évitements massifs. Ce n’est pas un manque de volonté de votre part, mais une protection naturelle face à une surcharge émotionnelle extrême.
Concernant vos questions sur la prise en charge, il est important de vous orienter vers un accompagnement spécialisé dans les psychotraumatismes. Certaines approches sont particulièrement indiquées dans ce type de situation, notamment l’EMDR, les thérapies sensori-motrices, les thérapies du trauma basées sur la régulation du système nerveux, ainsi que certaines approches intégratives du psychotraumatisme. Un suivi psychiatrique peut également être nécessaire si les symptômes dépressifs et anxieux sont très envahissants, ne serait-ce que pour vous soutenir sur le plan du sommeil, de l’angoisse et de la stabilisation.
En Gestalt, nous travaillons également avec le corps, les sensations et le présent, mais dans votre situation, il est essentiel que l’accompagnement soit spécifiquement formé au trauma, avec une grande prudence et sans forcer la reviviscence des souvenirs.
Sur la question de la mémoire, il est important de ne pas chercher à “forcer” le souvenir. Dans les traumatismes, la mémoire revient parfois par fragments, parfois pas complètement, et cela n’est pas un obstacle à la reconstruction. Le travail thérapeutique ne consiste pas à tout se rappeler, mais à permettre au système interne de se réguler et de retrouver de la sécurité.
Je tiens aussi à souligner que le classement sans suite de votre plainte ne remet pas en cause votre vécu ni votre souffrance. Sur le plan psychique, cela peut même être une étape très douloureuse et réactivante, qui nécessite un soutien important.
Vous demandez comment retrouver le calme. Cela passe rarement par la pensée seule. Dans les états post-traumatiques, le retour au calme se fait progressivement, par des ancrages corporels très simples, par la régulation du système nerveux, par des expériences de sécurité répétées dans la relation thérapeutique et dans votre environnement.
Vous n’avez pas à traverser cela seule. Il est essentiel que vous soyez accompagnée par un professionnel formé au psychotrauma, et si possible en lien avec une équipe pluridisciplinaire.
Enfin, je voudrais vous dire quelque chose d’important : ce que vous ressentez aujourd’hui ne dit rien de votre valeur, ni de votre avenir. Cela dit uniquement l’ampleur de ce que votre système a traversé et tente encore de survivre.
Il est possible, avec du temps et un accompagnement adapté, de retrouver de la stabilité intérieure, même après un traumatisme aussi grave.
Je vous encourage vraiment à vous faire accompagner rapidement par un professionnel spécialisé, et à ne pas rester seule avec ces charges.
Je vous souhaite beaucoup de courage et de soutien dans ce chemin.
Bien à vous,
Christelle Courtay
Praticienne en thérapie Gestalt
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Val,
Ce qui vous est arrivé est effectivement horrible. Le pire est ce classement sans suite, puisqu’il nie votre état de victime et des souffrances que vous endurez depuis.
Surtout, il va être essentiel de vous faire accompagner par un professionnel pour, petit à petit réussir à apaiser vos souffrances. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour cela en qui vous devrez avoir pleine confiance.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour, ce que vous vivez est une réaction normale à un traumatisme sévère. L’amnésie, la sidération, l’évitement et la panique font partie du stress post-traumatique, ce n’est pas un manque de volonté, c’est votre cerveau qui vous protège.
Il ne faut pas chercher à forcer la mémoire, cela accentue le blocage.
Le travail consiste d’abord à retrouver un minimum de sécurité intérieure, puis les souvenirs peuvent revenir progressivement.
La priorité est un accompagnement spécialisé avec une thérapie du trauma comme l’EMDR ou une thérapie cognitivo-comportementale adaptée.
Un suivi psychiatrique peut aussi vous aider si les symptômes sont trop envahissants.
Au quotidien, revenez à des choses simples comme respirer lentement, vous ancrer dans le présent, et ne pas vous forcer.
Vous n’êtes pas bloquée, vous êtes en train de réagir à un choc et avec un accompagnement adapté, l’apaisement peut revenir progressivement.
Cabinet de psychothérapie et TCC en ligne. Morgane Muller
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous avez besoin d'avoir tout d'abord d'un soutien juridique pour relancer vos démarches, d'un avocat sur lequel vous pouvez vous appuyez et auprès duquel vous pouvez déléguer un maximum de choses.
Vous avez surtout besoin d'un accompagnement psychologique. Vous pourriez commencer par une psychothérapie EMDR qui devrait vous aider à prendre de la distance. Cette psychothérapie est adaptée aux grands traumas.
Par contre il n'est absolument plus recommandé de revivre continuellement les scènes anciennes. Il s'agit de guérir votre mémoire et cela ne peut s'effectuer qu'en luttant contre les souvenirs lorsqu'ils viennent. Ce peut-être un combat de tous les jours.
En fonction de l'efficacité de l'EMDR il vous faudra poursuivre sur une thérapie d'accompagnement en face à face.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Je vous conseille de vous orienter vers un psychologue spécialisé en psychotrauma qui pratique l'ICV, intégration du cycle de la vie.
C'est une thérapie psycho-corporelle qui part de la construction de la ligne du temps et qui travaille à partir de répétitions.
Il existe un protocole spécifique pour les syndromes de stress post-traumatiques.
Cette technique est dite douce.
Vos symptômes correspondent à une conséquence d'un psychotrauma avec mémoire traumatique.
Il peut être utile de vous répéter que désormais "vous êtes en sécurité" afin d'aider votre cerveau à ne pas se perdre dans la temporalité floue de la mémoire traumatique.
Vous pouvez en parallèle être accompagnée par toute association qui peut vous soutenir dans votre parcours de justice. Association spécialisée dans le soutien des victimes.
Il est possible de sortir du psychotraumatisme.
J'espère avoir répondu à votre demande
Bien cordialement
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous apporte tout mon soutien dans ce traumatisme extrême que vous vivez. Vous avez déposé plainte et vous avez eu tout à fait raison.
Malheureusement, la justice française se trouve confrontée à une totale incompétence des magistrats. Manque de volonté politique, manque de formation des différents intervenants. Les tribunaux se renvoient la balle et les classements sans suite sont hélas bien plus fréquents que l'inverse.
Pour plus d'infos sur le sujet, un ouvrage récent de Romane Brisard "Inceste d'État" fait cet édifiant constat.
Maintenant il est essentiel de soigner ce traumatisme, vous avez besoin d'une prise en charge pour apaiser votre corps, votre esprit. Je vous invite à vous faire accompagner par un-e thérapeute qui pratique l'hypnose Ericksonniene ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).
Et en même temps vous pouvez aussi faire appel à une association de victimes afin d'avoir du soutien au quotidien : https://arretonslesviolences.gouv.fr/associations-de-lutte-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles
Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je suis profondément touchée par ce que vous décrivez. Ce que vous avez vécu est d’une extrême violence, et les réactions que vous ressentez aujourd’hui — sidération, amnésie partielle, panique, évitement — sont malheureusement des réponses fréquentes face à un traumatisme de cette intensité.
Rien de ce que vous vivez n’est “anormal”. Votre cerveau n’a pas “lâché”, il a fait ce qu’il pouvait pour vous protéger.
La sidération, la dissociation, les trous de mémoire sont des mécanismes de survie. Et aujourd’hui encore, si votre esprit refuse de se replonger dans cette soirée, ce n’est pas un blocage volontaire : c’est une protection. Forcer la mémoire peut même renforcer la souffrance. Le travail ne consiste pas à “se souvenir à tout prix”, mais à retrouver d’abord un sentiment de sécurité intérieure.
Le classement sans suite vient ajouter une couche de violence, parce qu’il peut donner l’impression que ce que vous avez vécu n’est pas reconnu. C’est extrêmement éprouvant, et votre besoin de poursuivre des démarches est légitime.
Concernant l’accompagnement, il est vraiment important que vous ne restiez pas seule. Certaines approches sont particulièrement adaptées dans ce type de traumatisme :
un suivi avec un professionnel formé au psychotraumatisme
des approches comme l’EMDR ou les thérapies orientées trauma
un accompagnement qui respecte votre rythme, sans vous brusquer
L’objectif, dans un premier temps, n’est pas de “revenir sur tout”, mais de vous aider à apaiser le corps, diminuer les états de panique, et retrouver des repères stables.
Vous avez déjà fait quelque chose d’énorme : parler, déposer plainte, chercher de l’aide. Même si aujourd’hui vous avez l’impression que tout est détruit, cela montre qu’il y a encore en vous une part qui veut vivre et se relever.
Je peux vous accompagner dans ce processus, avec beaucoup de douceur, pour vous aider à retrouver progressivement un apaisement et une stabilité.
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Val.
Les prises en charge possibles sont nombreuses, mais, autant que le choix de l'approche thérapeutique, il est capital que vous soyez accompagnée par une personne avec laquelle vous vous sentez bien et pleinement en conscience.
Les thérapies comportementales et cognitives, et l'EMDR, ont une efficacité avérée en cas de traumatisme.
Des thérapies qui donnent plus de place à une parole libre, qui vont vous permettre de parler, à votre rythme (suivre votre rythme à vous, c'est non négociable!), de ce que cet évènement du passée vous fait vivre aujourd'hui, telle l'Approche Centrée sur la Personne que je pratique, peuvent également vous aider.
Plus généralement, quelle que soit l'approche, un thérapeute spécialisé dans le traumatisme sera aidant.
N'hésitez pas à changer après une ou quelques séances si le suivi ne vous convient pas.
Je vous recommande également le livre Se relever d'un traumatisme, de Pascale Brillon, qui en complément de la thérapie pourra vous donner des clefs importantes.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Bravo pour votre courage de déposer ici ce que vous avez traversé et ce qui vous traverse aujourd'hui. Il n'est jamais facile de le faire, alors merci pour votre confiance.
Je vous lis avec attention, émotion et soutien. Je veux que vous entendiez une chose : ce que vous vivez est une réaction normale face à qqch d'extrêmement violent. Vous n'êtes pas en train de "perdre pied". Votre cerveau, votre corps essaient de survivre à un traumatisme majeur, il vous protège.
L'état de choc, la sidération, la dissociation, les trous de mémoire, l'évitement, tout ce que vous décrivez correspond au stress post-traumatique.
L'amnésie partielle n'est pas un échec, le fait de ne pas réussir à vous concentrer non plus. C'est votre cerveau qui bloque l'accès à certains souvenirs pour vous protéger. Et plus vous essayez de forcer, plus il résiste. Ce n'est pas contre vous, c'est un mécanisme de survie.
Le classement sans suite est une épreuve supplémentaire, profondément injuste à vivre. Cela peut donner l'impression que ce que vous avez subi n'est pas reconnu, voir nié. Mais ce classement ne dit rien de la réalité de ce que vous avez vécu. Il parle du cadre juridique, pas de votre vérité. Votre volonté de continuer des démarches montre une force immense, même si aujourd'hui vous vous sentez détruite.
Vous ne devez pas rester seule avec ça. Pour l'instant l'objectif n'est pas de "retrouver toute la mémoire" mais plutôt de retrouver un peu de sécurité intérieure.
Très concrètement, revenir au corps, pour retrouver un peu de calme interieur, vous ancrer dans le présent pour diminuer la panique (même légèrement) et accepter de faire des pauses avec ce sujet. Vous avez le droit de ne pas penser à cette soirée en permanence. Ce n'est pas fuir, c'est vous préserver.
Votre vie n'est pas détruite. Elle est profondément bouleversée, blessée, mais pas finie.
Aujourd'hui vous êtes en train de survivre. Et petit à petit avec de l'aide adaptée, vous pourrez retrouver des espaces de calme. Pas d'un coup mais par étapes.
Vous avez fait qqch d'énorme en parlant, en portant plainte, en cherchant de l'aide. Vous n'êtes pas seule, même si ça peut en donner l'impression.
Je reste à votre écoute.
Margaux Jarrige
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Val,
Je suis remué par ce que vous racontez. C'est déjà très fort de votre part de le partager.
Et rien que cela vous aide à guérir tout doucement...
Vu les termes que vous employez je me doute que vous êtes déjà suivie par des professionnels de la santé. C'est très bien, continuez.
Un autre suivi thérapeutique peut être mis en place pour vous permettre d'extérioriser toute votre douleur, votre colère....
Et surtout pour ne pas assimiler les hommes à celui qui vous a torturé.
Recevez toute ma compassion.
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous lis avec beaucoup d’émotion. Ce que vous avez vécu est d’une violence extrême, et vos réactions aujourd’hui – sidération, amnésie partielle, stress post-traumatique, évitement, confusion – ne sont pas des faiblesses :
Ce sont des réponses normales d’un psychisme qui a été submergé.
Votre cerveau a fait ce qu’il a pu pour vous protéger.
D’abord, une chose essentielle :
vous n’êtes pas détruite, même si vous en avez profondément le sentiment aujourd’hui. Vous êtes blessée, profondément, mais réparable, accompagnable, reconstruisible.
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant une expérience aussi difficile.
Ce que vous décrivez est extrêmement violent, et les réactions que vous traversez aujourd’hui — sidération, dissociation, amnésie partielle, stress post-traumatique — sont des réponses psychiques connues face à un traumatisme de cette ampleur. Cela ne signifie en aucun cas une faiblesse de votre part, mais au contraire que votre système psychique a tenté de vous protéger.
Vous avez déjà fait des démarches importantes, notamment le dépôt de plainte, et cela demande beaucoup de courage, surtout dans un contexte où la reconnaissance judiciaire n’a pas été à la hauteur de ce que vous avez vécu. La souffrance que vous exprimez aujourd’hui est légitime.
Concernant votre question, oui, il est possible de vous accompagner de manière adaptée.
Dans ce type de situation, la prise en charge repose généralement sur plusieurs axes :
• Un travail de stabilisation dans un premier temps, pour apaiser les états de panique, d’angoisse et retrouver un minimum de sécurité intérieure
• Une approche spécialisée du psychotraumatisme, permettant de travailler progressivement la mémoire traumatique, sans forcer ni brusquer votre système
• Un accompagnement respectueux de votre rythme, notamment face aux mécanismes d’évitement et de dissociation, qui sont des protections et non des obstacles
Il est important de ne pas chercher à “forcer” la mémoire ou la concentration. Le cerveau traumatisé fonctionne différemment, et le travail thérapeutique consiste justement à restaurer un sentiment de sécurité avant toute élaboration.
Je propose un accompagnement centré sur ces problématiques, avec une attention particulière portée à la régulation émotionnelle, à la compréhension des mécanismes traumatiques, et à un travail progressif autour de ce qui a été vécu.
Si vous le souhaitez, nous pouvons prendre un premier temps d’échange (en visio ou en présentiel) afin de voir ensemble ce qui serait le plus juste pour vous, à votre rythme.
Vous n’avez pas à traverser cela seule.
Je reste à votre écoute,
Bien à vous
Mme MENS Karine
Praticienne de la relation d’aide
Gestalt -thérapie
EMDR
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Pour t’accompagner au mieux, il y a plusieurs axes importants à mettre en place.
D’abord, oriente-toi vers un professionnel formé spécifiquement au psychotraumatisme. Des approches comme l’EMDR ou les thérapies centrées sur le trauma permettent de travailler en profondeur sans forcer la mémoire. C’est essentiel de respecter le rythme de ton cerveau.
Ensuite, priorise tout ce qui peut t’aider à retrouver du calme dans ton corps. Le travail ne passe pas d’abord par comprendre ou se souvenir, mais par apaiser le système nerveux. Des exercices simples d’ancrage, de respiration ou des routines régulières peuvent vraiment t’aider à stabiliser ce que tu ressens.
Concernant la mémoire, évite de chercher à la faire revenir volontairement. Plus tu forces, plus ton cerveau peut se bloquer. Elle revient souvent progressivement, quand un certain niveau de sécurité est retrouvé.
Sur le plan juridique, fais-toi accompagner par une association spécialisée dans les violences sexuelles. Elles peuvent t’aider à comprendre les recours possibles, te soutenir dans tes démarches et ne pas rester seule face à cette situation.
L’important maintenant, c’est d’avancer étape par étape, en respectant ton rythme et en t’entourant de professionnels adaptés.
Pense surtout en approche TCC pour entrer en thérapie brève dans le but claire de changer tes programmations cours en passant très peu de temps sur « comprendre ».
Je suis de tout cœur avec toi