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Quand est-ce qu'il faut arrêter une thérapie ?

Réalisée par Alexandra le 5 mars 2013 7 réponses  · Thérapie brève

Bonjour,


Je voudrais savoir quand est-ce qu'il faut arrêter une thérapie, lorsque le psychologue nous dit que le moment est arrivé, lorsqu'on sent que c'est le moment ? Autre chose ?


Je suis en psychanalyse depuis 4 ans. Mon psy ne m'a rien dit, mais je sens que je n'avance plus, que j'ai envie d'arrêter. Est-ce que j'ai cette envie parce qu'elle est basée sur le fait qu'il faut que j'arrête ou est-ce que cette envie signifie autre chose ? J'en ai parlé avec lui et il me dit que c'est à moi de décider. Moi, je ne sais pas quoi faire.


Merci pour vos conseils

thérapie , psychanalyse

Meilleure réponse

Bonjour Alexandra,

Votre question, récurrente lorsqu'il s'agit de thérapie, et plus particulièrement de psychanalyse, a donné lieu depuis longtemps à de vastes débats, où se mêlent l'autonomie du sujet, le type et la finalité de l'analyse, le statut de l'analysant, de l'analyste, les résistances... Bref, un enchevêtrement de paramètres qui n'ont jamais fait l'unanimité au sein des différentes écoles.

Déjà du temps de Freud, il y avait la position de Ferenczy, par exemple, pour qui les critères de soin, de guérison, de bien-être, étaient essentiels et servaient de marqueur quant à la durée de la thérapie.

La position de Freud n'a pas toujours été claire entre le soin et l'analyse pour l'analyse. Cette dernière option ayant atteint son apogée avec Lacan, pour qui l'analyse sans fin prenait le statut d'exercice intellectuel, que le Maître avait lui-même (paraît-il) qualifié ironiquement un jour de bavardage.

Comme quoi rien n'a jamais été simple. Surtout lorsqu'on avance l'idée que vouloir en terminer avec une analyse peut s'interpréter comme le signe de résistances. Et puis, si un psychanalyste est convaincu que l'inconscient est un réservoir sans fond, un processus sans fin, peut-il facilement accepter d'un point de vue, ne serait-ce que théorique, que le voyage soit terminé et vous dire : "c'est bon, on arrête".

Alors, critère purement subjectif : avez-vous, au bout de 4 ans, le sentiment de vous sentir bien ou mieux avec vous-même et avec les autres ? Avez-vous l'impression que c'est pareil, voire pire !

Si vous pensez avoir acquis suffisamment de capacité d'introspection, d'autonomie, est-ce au psy de prendre une décision à votre place ?

Enfin, il ne faut pas oublier qu'il est toujours possible de reprendre un travail sur soi, sous la forme d'une nouvelle "tranche" ou à partir d'autres méthodes.

J'espère que mes collègues sauront vous apporter leur point de vue, sans que cela ne déclenche une polémique qui n'aurait d'ailleurs pas sa place dans le cadre ici présent du "Questions-Réponses" !

Bonne semaine à vous.

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Peut-être que vous êtes allée au bout de ce qu'il était possible de travailler avec ce psy là. Il est peut-être temps de faire une pause ou de changer de psy.

Cordialement,
Morgane Nadeau

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16 MAI 2014

Logo Morgane Nadeau-Lemaire Morgane Nadeau-Lemaire

8 réponses

14 J'aime

Quand l'objectif qui a été défini au départ est atteint et que le changement est durablement installé.

Si rien a évolué dans les 10 premières séances, il faut changer de thérapeute.

Cordialement,
Stéphane BRUNEL

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14 MARS 2013

Logo Stephane Brunel Stephane Brunel

2 réponses

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Bonjour Alexandra,

Votre questionnement est pertinent et positif. Il met en évidence la dynamique d'envie.

Votre psychanalyste vous renvoie à vous même, vous laissant libre de vous positionner. La notion de liberté est primordiale en psychothérapie, tant au commencement qu'à son terme. Le patient est libre de ses choix. La psychothérapie est un espace de liberté.

"Il faut que j'arrête" ou "Il faut que je continue" résonnent comme des injonctions de type parentales, en effet dans l'enfance il nous est commun d'entendre "il faut que..." ou "il ne faut pas que..." L'autre décide et la place ne nous est pas laissée...

Il n'y a pas non plus d'obligation de toujours avancer. Autorisez-vous à vous poser et à vivre les bénéfices de votre psychanalyse acquis durant ces 4 années. L'analogie serait que lorsque nous roulons sur l'autoroute, nous ne roulons pas toujours à vitesse maximale !

Et si l'envie d'arrêter était une résistance à approfondir le travail ? Peut-être vous posez-vous cette question... un élément de réponse serait de dire que ce n'est sans doute pas le moment d'approfondir.

Le temps passé en analyse vous a permis d'acquérir une connaissance de vous-même, c'est vous qui avez accompli ce travail, certes accompagnée par votre thérapeute, mais c'est vous-même qui l'avez fait, vous pouvez par conséquent être fière de vous !

Les fins "précipitées" peuvent être également une manière de rejouer un scénario du passé, il revient au thérapeute d'aider le patient à entrevoir les vraies raison de son envie d'arrêter, pour qu'il n'en soit pas dupe. Je vous invite à échanger avec votre thérapeute essentiellement sur ce point, en prenant le temps nécessaire, en prenant VOTRE temps...

Prenez bien soin de vous,

Cordialement,
Samuel Zenadocchio - Psychothérapeute - Agréé par l'Agence Régionale de Santé ARS MONTPELLIER - Ministère de la Santé - N° Adéli : 340003870

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6 MARS 2013

Logo Cabinet Psychikk Cabinet Psychikk

5 réponses

8 J'aime

Je pense que cela dépend des objectifs que vous vous êtes fixée avant de commencer une thérapie. Effectivement, en psychanalyse, le questionnement personnel est perpétuel, mais pas forcément continu ; aussi je pense que vous pouvez arrêter votre thérapie jusqu'à ce que vous ressentiez le besoin de la reprendre avec votre thérapeute ou un autre, avec la même méthode ou une autre.

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6 MARS 2013

Logo Alexandra Rimsky-Korsakoff - Cabinet De Psychothérapies Alexandra Rimsky-Korsakoff - Cabinet De Psychothérapies

1 réponse

4 J'aime

Bonjour,ç

Avec l'approche d'orientation psychanalytique, l'appréciation de fin de thérapie est laissée entièrement à l'analysant. Dans l'approche comportementale et cognitive, l'appréciation se fait sur la réduction ou résolution des demandes initialement définies.

Vous pouvez peut-être vous même observer en quoi vous avez résolu les problèmes pour lesquels vous aviez débuté ce travail psychologique sur vous-même. De plus, un travail arrêté peut se reprendre quand vous le voulez.

Cdt,

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6 MARS 2013

Logo Véronique Di Mercurio Véronique Di Mercurio

96 réponses

206 J'aime

Bonjour,

Ce qu'il se passe entre le patient et son psychologue s'appelle bien une relation et cela détermine souvent la réussite ou l'échec d'une thérapie. La constante, en psychothérapie, c'est une relation construite et nourrie par un patient et son psychologue. Il faut, bien sûr, être deux pour avancer.

Certains patients jugent la psychothérapie comme ils jugent leur parents quand ils sont devenus adultes : ils trouvent qu'ils transmettent de bonnes directives qu'ils ne remarquaient pas à l'époque, mais qu'ils découvraient après avoir été confrontés aux virages de la vie.

Malgré que certaines choses soient complexes en psychothérapie, il reste, néanmoins des approches qui sont des valeurs sur comme l'EMDR, pour les traumas et les troubles réactionnels.

Un bon psychologue est, avant tout, un professionnel, disposant d'une expertise pour avoir une action thérapeutique et appuyer cette logique en étant capable, toujours, d'évoluer avec son patient, pour arriver, ensemble, à l'objectif déterminé.

Cordialement et bon courage

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5 MARS 2013

Logo Olivier Dawant - Psychologue Olivier Dawant - Psychologue

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