Que dois-je faire si je suis le problème??

Réalisée par Alexx · 30 août 2026 Aide psychologique

J'ai été hospitalisé il y a 2 ans pendant 1 mois suite à plusieurs crises d'angoisses au collège et à des envies suicidaires. Pendant que j'étais à l'hôpital, mes parents ont lu mon journal et ont cru que je me faisais "harceler" par mes amis (ils me manquaient juste de respect mais c'était pas si grave que ça en avait l'air), du coup j'ai été interrogé par la police et une seule parmi mes amis a été exclue à cause de ça. Quand je suis sorti de l'hôpital, j'ai repris confiance en moi mais ça n'a pas duré longtemps. Mon mal-être est toujours là ,même, je dirais qu'il s'est aggravé. Je surréagis pour des choses vraiment minimes (par ex: faire une grosse crise parce que j'étais obligé de casser des oeufs ou que je me gratte au sang car il y a trop de bruits et de monde), j'ai des pensées sombres tous les jours et à des moment aléatoires (par ex: quand je prends un truc tranchant j'ai envie de me faire du mal ou de planter quelqu'un ou quand je suis censé être heureux j'ai des images dans ma tête de moi pendu et que j'ai gâché la vie de mes anciens amis) et je commence à vraiment perdre goût à tout ce que je fais. Et pourtant, je n'ai même pas de raison d'être triste car je n'ai pas de vrais traumatisme (d'ailleurs le aftermath m'a mis plus mal que le "harcèlement" en lui même). De plus le fait que j'ai toujours été comme ça me réconforte dans l'idée que je suis le problème. J'ai essayé de régler ça par moi même en faisant mine d'aller mieux, en essayant de sortir encore plus avec mes nouveaux amis (alors que je DETESTE VRAIMENT discuter et sortir, encore plus si c'est pas avec mes parents) et en faisant en sorte de ne plus être médicamenté pour plus inquiéter personne (de toute façon c'etait un seul médoc qui marchait pas). Mais bof, pas de vrais résultats pour moi. Bref en gros, j'aimerais vraiment plus être le problème mais je sais pas comment m'y prendre. J'ai besoin de conseils.

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Meilleure réponse 31 AOÛT 2026

Bonjour,

Merci d’avoir pris le temps de raconter tout cela avec autant de sincérité. Ce que vous vivez semble particulièrement lourd et épuisant, et je comprends que vous puissiez avoir le sentiment de ne plus savoir comment vous en sortir.

Je voudrais surtout vous dire une chose : vous n’êtes pas “le problème”. Le fait d’avoir des réactions très fortes, des pensées sombres ou des images qui vous viennent de manière intrusive ne signifie pas que vous êtes une mauvaise personne, ni que vous souhaitez réellement passer à l’acte. En revanche, le fait que ces pensées soient présentes quotidiennement, avec notamment des idées de vous faire du mal ou de faire du mal à quelqu’un, mérite d’être pris très au sérieux et accompagné.

Vous avez déjà beaucoup essayé pour aller mieux, notamment en essayant de faire comme si tout allait bien ou de vous forcer à sortir davantage. Vous n’avez pas à porter cela seul, ni à faire semblant d’aller mieux pour rassurer votre entourage.

Je peux vous proposer un rendez-vous afin que nous puissions prendre le temps de comprendre ce que vous traversez, ce qui déclenche ces réactions et ces pensées, et surtout réfléchir ensemble à des moyens concrets pour retrouver progressivement un mieux-être.

Si vous souhaitez prendre rendez-vous avec moi, dites-moi simplement vos disponibilités et nous pourrons convenir d’un créneau.

Je reste à votre disposition et vous souhaite une belle journée

Bien à vous,

Cabinet A KEDDI
Psychopraticien

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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2 SEPT. 2026

Bonjour,

Votre récit est à prendre très au sérieux. Vous évoquez une hospitalisation, du harcèlement, des crises d’angoisse ainsi que des idées suicidaires… Ce sont des éléments importants qu’il ne faut pas minimiser.

Il serait essentiel de chercher à comprendre l’origine de ce qui a pu déclencher ou alimenter ces différentes problématiques. Vous n’êtes pas le problème. Il est possible que vous soyez aujourd’hui en train de réagir aux conséquences d’un traumatisme ou d’expériences particulièrement difficiles que vous avez vécues.

Dans ce contexte, le mieux serait de pouvoir être accompagné par un professionnel, notamment dans le cadre d’une thérapie. Cela pourrait vous offrir un espace sécurisant pour être écouté, mettre des mots sur ce que vous ressentez et mieux comprendre vos pensées, vos émotions et vos réactions.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach, Gestion des émotions

Mallory Legrain Psy sur Paris

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2 SEPT. 2026

Bonjour Alexx,

Votre question — « que dois-je faire si je suis le problème ? » — me semble déjà contenir une hypothèse très douloureuse : puisque vous souffrez depuis longtemps, puisque vos réactions vous dépassent et puisque vous avez l’impression d’avoir « toujours été comme ça », alors ce serait forcément vous, en tant que personne, qui seriez défectueux.

Je ne crois pas que ce soit la bonne manière de regarder ce que vous racontez.

Vous avez surtout décrit quelqu’un qui souffre, qui ne comprend pas complètement ce qui lui arrive et qui a essayé différentes façons de faire disparaître cette souffrance : faire semblant d’aller mieux, vous forcer à sortir davantage alors que vous détestez cela, arrêter un traitement pour ne plus inquiéter votre entourage… Mais remarquez quelque chose : beaucoup de ces efforts semblent avoir consisté à devenir plus facile à vivre pour les autres, plutôt qu’à comprendre ce dont vous aviez réellement besoin.

Vous n'avez d’ailleurs pas besoin de trouver un « vrai traumatisme » qui justifierait votre souffrance. Une souffrance psychique n'est pas une preuve à fournir pour avoir le droit d'être aidé. Et le fait que vous minimisiez vous-même ce qui s’est passé avec vos amis ne signifie pas que cela n’a pas eu d’impact sur vous. Vous dites même que ce qui s’est passé après votre hospitalisation vous a davantage marqué que les événements initiaux. C’est un élément important de votre histoire.

Je serais également prudente avec l’idée de simplement vous définir comme « hypersensible », « TDAH », ou autre à partir de quelques lignes. Vos réactions au bruit et à la foule, vos crises très intenses, le fait de vous gratter jusqu’au sang, vos difficultés relationnelles et votre perte de goût pour les activités méritent certes d’être explorés, mais avant de chercher une étiquette, il faudrait comprendre comment votre système fonctionne et ce qui vous met en débordement.

En revanche, il y a un point que je ne voudrais surtout pas relativiser : vous parlez de pensées suicidaires quotidiennes, d’images de vous pendu, d’envies de vous blesser avec des objets tranchants et parfois de faire du mal à quelqu’un. Avec votre antécédent d’hospitalisation, cela nécessite de ne pas rester seul avec cela.

Je vous encourage donc à dire exactement ce que vous venez d’écrire à vos parents ou à un adulte de confiance, et à reprendre rapidement contact avec un psychiatre ou un médecin. Le fait qu’un médicament n’ait pas fonctionné ne signifie absolument pas qu’il n’existe pas d’autre prise en charge possible. Et n’arrêtez pas ou ne reprenez pas un traitement seul : cela mérite d’être discuté avec le médecin qui vous suit.

Si vous sentez que vous pourriez passer à l’acte contre vous-même ou contre quelqu’un, restez avec une personne de confiance, éloignez-vous des objets avec lesquels vous pourriez vous blesser ou blesser quelqu’un et demandez immédiatement une aide urgente. En France, le 3114 est accessible gratuitement 24h/24 et 7j/7 ; en cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

Enfin, peut-être que votre première étape n’est pas de chercher comment « ne plus être le problème ». Elle pourrait être beaucoup plus simple et beaucoup plus juste :

« Qu’est-ce qui m’arrive, et de quoi ai-je besoin pour ne plus avoir à gérer cela seul ? »

Cette question ne nie pas vos difficultés. Elle vous permet simplement de ne plus les confondre avec votre identité.

Vous n’avez pas à apprendre à mieux cacher votre souffrance. Il faudrait pouvoir commencer à la comprendre.

Bien à vous.

Leire Velasco Psy sur Toulouse

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1 SEPT. 2026

Bonjour,

Quand vous demandez si vous êtes le problème, vous êtes en train de vous identifier au problème.
Or vous êtes un humain, probablement adolescent puisque vous évoquez le collège.
Des problèmes se présentent à vous. Vous avez été hospitalisé pour des crises d'angoisse. Ce sont les faits.

Pouvez-vous dire ce qui a provoqué les crises d'angoisse ? Que s'est-il passé ? Qu'avez-vous vécu dans votre enfance ?
Vous dites que vous n'avez pas de vrais traumatismes. Et ce harcèlement ? Vous semblez le minimiser. Ce n'est peut-être pas la cause de vos envies suicidaires, alors quelle est la cause ?
Si vous n'avez aucune réponse, que s'est-il passé pour vos parents, quelle est leur histoire ? Les enfants portent inconsciemment les traumatismes de leurs ancêtres. Peut-être y a t-il des secrets de famille ? Ce serait intéressant d'interroger vos parents.

Et en même temps vous avez peut-être aussi une hypersensibilité ou un trouble TDAH ou autre. Un diagnostique pourrait permettre de le savoir et par la suite d'adapter votre quotidien, votre scolarité.
Faire une crise pour casser des oeufs, imaginer vous faire du mal avec des objets tranchants est préoccupant.

Je vous invite à demander à vos parents de vous accompagner pour une thérapie systémique familiale.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alexx,

En vous lisant, la première chose que j’aurais envie de reprendre avec vous est cette phrase : « je suis le problème ».

Je ne crois pas que vous soyez « le problème ». En revanche, ce que vous décrivez montre que vous êtes actuellement en grande souffrance, et surtout que vous essayez depuis un certain temps de gérer cette souffrance essentiellement par vous-même : faire comme si vous alliez mieux, vous forcer à sortir alors que cela vous coûte énormément, arrêter votre traitement pour ne plus inquiéter votre entourage… Vous faites beaucoup d’efforts pour ne pas déranger ou inquiéter les autres, mais pendant ce temps-là, votre mal-être, lui, reste présent.

Et il mérite d’être entendu.

Vous dites également ne pas avoir de « raison d’être triste » parce que vous n’auriez pas vécu de « vrai traumatisme ». Pourtant, une souffrance psychique n’a pas besoin d’être justifiée par un événement suffisamment grave pour être légitime. Ce qui importe, c’est ce que vous vivez aujourd’hui et l’intensité avec laquelle vous le vivez.

Les réactions que vous décrivez face au bruit, au monde, à certaines contraintes qui peuvent sembler minimes de l’extérieur, le fait de vous gratter jusqu’au sang, votre besoin important de rester auprès de vos parents, votre difficulté avec les interactions sociales, mais également cette impression d’avoir « toujours été comme ça », sont autant d’éléments qui mériteraient d’être explorés avec un professionnel. Non pas pour déterminer ce qui « ne va pas chez vous », mais pour comprendre votre fonctionnement, ce qui vous met en surcharge et ce dont vous avez réellement besoin.

Il y a cependant un point dans votre message que je prends particulièrement au sérieux : vous évoquez des pensées suicidaires quotidiennes, des images de vous pendu ainsi que des impulsions de vous faire du mal ou de faire du mal à quelqu’un lorsque vous avez un objet tranchant entre les mains.

À ce niveau de souffrance, je ne vous conseillerais pas d’essayer encore davantage de vous débrouiller seul.

Je vous encourage vraiment à en parler dès maintenant à vos parents ou à un adulte en qui vous avez confiance et à reprendre rapidement contact avec un psychiatre, votre médecin ou l’équipe qui vous avait accompagné lors de votre hospitalisation. L’arrêt d’un traitement mérite également d’être discuté avec le médecin qui vous suit plutôt que d’être porté seul.

Et si, à un moment, vous sentez que vous pourriez réellement vous faire du mal ou faire du mal à quelqu’un, ne restez pas seul et éloignez-vous des objets avec lesquels vous pourriez vous blesser. Demandez immédiatement de l’aide à un proche, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, 24h/24 et 7j/7) ou le 15/112 en cas de danger immédiat.

Enfin, peut-être pourriez-vous commencer par remplacer la question « comment faire pour ne plus être le problème ? » par une autre :

« Qu’est-ce qui se passe en moi pour que je souffre autant, et de quoi ai-je besoin pour être aidé ? »

Ce n’est pas du tout la même question. Et celle-ci ouvre la possibilité de comprendre ce que vous traversez plutôt que de vous condamner pour le vivre.

Prenez soin de vous et, surtout, ne restez pas seul avec tout cela.

Karine
Psychothérapeute Gestaltiste

Karine Mens Steininger Psy sur Dinan

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

Merci d’avoir raconté tout ça. Je vais vous répondre sérieusement, parce que ce que vous décrivez est important — et surtout, je ne pense pas que vous soyez “le problème”.

Le premier point que je veux relever, c’est celui-ci :
vous parlez de pensées suicidaires quotidiennes, d’images de vous pendu, d’envies de vous faire du mal avec des objets tranchants, et parfois de blesser quelqu’un. vous dites aussi que vous perdez progressivement le goût des choses. Avec votre antécédent d’hospitalisation, ce n’est vraiment pas quelque chose que vous devriez essayer de gérer seul.

Je vous conseillerais une chose très concrète

Parle à vos parents.
vous n'êtes pas obligé de leur raconter toute votre histoire oralement si c'est trop difficile, vous pouvez leur envoyer un message et
ne restez pas seul avec ça. Demandez une nouvelle évaluation professionnelle, plutôt que d'essayer une nouvelle fois de faire semblant d'aller mieux.

Bien à vous

Safia El Youssoufy Psy sur Paris

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

A ce stade il ne semble pas qu'un vrai diagnostic ait été établi. On ne voit pas bien si vous souffrez ou non d'une pathologie particulière qui pourrait expliquer vos symptômes. On voit que vous avez du mal à vous estimer et du mal aussi dans la relation aux autres. Vos manières de surréagir sont aussi un symptôme dont on doit tenir compte mais il est indispensable de parler avec vous afin d'établir un diagnostic qui permettra ensuite d'appliquer la bonne thérapeutique.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez, je l'ai lu attentivement. Entièrement.

Ce qui me touche d'abord, c'est cette phrase : "je suis le problème." Vous portez quelque chose de très lourd là-dedans — comme si tout ce que vous traversez était de votre faute, comme si vous étiez vous-même la source de votre propre souffrance. C'est une pensée qui peut faire très mal, et qui peut aussi isoler beaucoup.

Mais je veux m'arrêter sur ce que vous décrivez concrètement : des pensées intrusives quotidiennes, des images difficiles qui arrivent à des moments aléatoires, une perte de goût pour ce que vous faites, des réactions qui vous dépassent. Ce n'est pas "être le problème". C'est quelque chose qui se passe en vous, et qui dépasse ce que vous pouvez traverser seul.

Il y a aussi quelque chose de courageux — et de douloureux à la fois — dans le fait que vous ayez essayé de "faire mine d'aller mieux" pour ne pas inquiéter les autres. Comme si votre souffrance devait rester invisible pour protéger ceux que vous aimez. Ce renversement-là mérite d'être vu.

Vous n'avez pas besoin d'avoir vécu un traumatisme reconnu pour avoir le droit d'aller mal. Ce que vous ressentez est réel. Il compte.

Les pensées que vous décrivez — envies de vous faire du mal, images intrusives — sont un signal important. Pas un signe que vous êtes dangereux ou "le problème". Un signal que vous avez besoin d'un soutien adapté, pas seul, pas en faisant semblant.

Le 3114 est disponible à tout moment, si ces pensées deviennent trop présentes ou trop intenses. Et un accompagnement thérapeutique — quelqu'un à qui vous n'auriez pas à faire semblant — pourrait vraiment changer quelque chose.

Ce que vous portez en ce moment, dans le corps comme dans la tête, mérite d'être accueilli — pas effacé, pas minimisé.

Bien chaleureusement,

François Créach Psy sur Le Relecq-Kerhuon

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31 AOÛT 2026

Ce que vous décrivez mérite d’être pris au sérieux. Et j’aimerais commencer par vous dire quelque chose d’essentiel : vous n’êtes pas « le problème ».

Le fait d’avoir l’impression d’avoir toujours été comme ça ne signifie pas que vous êtes condamné à rester ainsi. Et vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un « vrai traumatisme » pour souffrir. La souffrance psychique n’a pas besoin d’être justifiée par un événement suffisamment grave aux yeux des autres pour être réelle.

Ce qui m’interpelle particulièrement dans votre témoignage, ce ne sont pas seulement les crises d’angoisse ou votre hypersensibilité aux bruits et aux situations qui peuvent sembler anodines. Ce sont surtout les pensées suicidaires quotidiennes, les images de vous faisant du mal et les pensées de violence qui apparaissent notamment lorsque vous avez un objet tranchant, ainsi que cette perte progressive de goût pour les choses que vous aimiez.

Ce sont des signaux qui justifient de ne pas essayer de gérer cela seul.

Je comprends également pourquoi votre expérience de l’hôpital et de ce qui s’est passé ensuite a pu vous faire perdre confiance dans les adultes censés vous aider. Votre journal a été lu, votre parole a été interprétée, la police est intervenue et une relation amicale a été profondément modifiée. Même si vos parents pensaient probablement agir pour vous protéger, ce que vous avez vécu ensuite a pu être très déstabilisant. Vous avez peut-être eu le sentiment que, dès que vous montriez votre souffrance, elle vous échappait et que d’autres décidaient à votre place de ce qu’elle signifiait.

Mais aujourd’hui, faire semblant d’aller mieux, sortir davantage alors que cela vous coûte énormément, ou arrêter un traitement uniquement pour ne plus inquiéter votre entourage ne semblent pas vous avoir soulagé. Ce n’est pas un échec de votre part. C’est plutôt le signe que vous avez besoin d’une aide différente et réellement adaptée à ce que vous vivez.

En tant qu’accompagnante en parentalité spécialisée dans l’adolescence, je peux vous dire une chose que je répète souvent aux jeunes et à leurs parents : un comportement qui paraît disproportionné à l’extérieur a souvent une logique intérieure que l’on ne voit pas. Une crise déclenchée par quelque chose qui semble minime n’est pas forcément une réaction « pour rien ». Avant de chercher à supprimer la réaction, il faut comprendre ce qui se passe à l’intérieur.

Votre sensibilité au bruit, votre difficulté avec les interactions sociales, vos réactions très intenses, vos pensées intrusives et votre besoin de vous gratter jusqu’au sang méritent donc d’être explorés avec un professionnel de santé mentale. Pas pour vous coller une étiquette, mais pour comprendre votre fonctionnement et trouver enfin des stratégies qui vous correspondent.

Et surtout, ne restez pas seul avec les pensées suicidaires que vous décrivez. Puisqu’elles sont présentes quotidiennement et que vous évoquez des moyens concrets de vous faire du mal, parlez-en aujourd’hui à vos parents ou à un adulte de confiance et demandez une évaluation rapidement par un médecin, un psychiatre ou un service spécialisé dans les adolescents. Si vous sentez que vous pourriez passer à l’acte ou que vous ne pouvez plus garantir votre sécurité, appelez immédiatement les urgences ou le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit 24h/24 et 7j/7.

Vous n’avez pas à prouver que vous allez suffisamment mal pour mériter de l’aide.

Et non, vous n’êtes pas « le problème ». Vous êtes un jeune qui souffre depuis longtemps et qui essaie, avec les moyens dont il dispose, de tenir debout. Maintenant, il faudrait que vous n’ayez plus à le faire seul.
Virginie Accompagnante Familiale et Parentale spécialiste ados et jeunes adultes

Virginie DEMERY-NAVILLE Psy sur Antony

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alexx

Votre message est très touchant. Qu'est ce qui vous fait croire que vous ÊTES le problème ? d'où vient cette croyance ? Cette expression est très forte car elle touche directement à votre identité. Vous vous identifiez comme étant un problème. Et je comprends vraiment que ça n'est pas facile à vivre.
Comment ça serait de commencer par dire que vous rencontrez des problèmes dans votre vie. Vous pouvez ainsi les traverser comme on passe un obstacle.
Vos pensées ont un effet très puissant sur ce que vous vivez et je peux comprendre qu'aujourd'hui vos pensées sont très négatives. Elles vous amènent à vivre des émotions désagréables qui vous font souffrir et vous souhaitez que cette souffrance s'arrête.
Il est important de comprendre d'où viennent ces émotions négatives, de remonter à la source pour comprendre comment vous vous êtes construit. Quelles ont été les expériences qui ont créé cela.
Ainsi vous accéderez petit à petit à un potentiel en vous que vous ne considérez même pas aujourd'hui. Vous avez d'énormes possibilités en vous qui font que vous êtes capable de dépasser toutes les épreuves que vous rencontrez. Votre histoire est le terreau idéal pour votre croissance. Vous pouvez retrouvez cette confiance en vous qui vous permettra de vivre pleinement la personne que vous êtes. Non pas un problème mais un TRÉSOR caché qu'il vous reste à découvrir.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alexx,
Votre message est très touchant car il exprime un désarroi profond.
Être confronté à des problèmes psychologiques ou relationnels, cela ne signifie pas être le problème. Cela signifie surtout que vous êtes confronté à des symptômes qui "parlent" de votre problème.
Il est bien sûr difficile de savoir lesquels sur la seule base d'un message écrit, mais il y a tout de même plusieurs choses à comprendre :
- si vous avez été hospitalisé, c'est bien pour une raison importante. Mais laquelle ? J'ai l'impression que vous minimisez ce qui a pu vous perturber. Le "harcèlement" ? Peut-être n'avez vous pas conscientisé le mal que cela pouvait vous faire intérieurement... justement parce que c'était trop difficile à regarder en face ? C'est une hypothèse.
Mais au delà, surréagir à des événement banals indique une hypersensibilité peut-être liée à une blessure ?
Ne pas supporter le bruit et le monde : un besoin de protection vis à vis de l'extérieur ? Mais protection de quoi ?
L'impression d'avoir gâché la vie de vos amis : une culpabilité qui s'enracine dans quoi ?
Pas de traumatisme mais une tristesse profonde : peut-être faudrait-il revenir sur cette notion de trauma qui peut être en creux c'est à dire pas forcément lié à un événement qui vous est arrivé, mais à un événement qui ne vous est pas arrivé et vous manque (relations aux autres, à l'entourage ?).

En tout cas, faire semblant d'aller bien n'a jamais résolu un problème.

À ce stade, je ne saurais trop vous encourager à engager un travail de psychothérapie avec un professionnel qui puisse vous entendre, vous comprendre et vous accompagner dans la compréhension des origines de vos problèmes.

En espérant que ces conseils vous apportent l’aide souhaitée.

Je reste à votre écoute.

Michel Raffoul
Psycho-praticien en Analyse transactionnelle
Séances en présentiel à Paris XIIIe ou en distanciel en visio

Michel Raffoul Psy sur Paris

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alex,

Merci d’avoir pris le temps de raconter tout cela avec autant de sincérité. Ce que vous décrivez semble très lourd à porter, et je voudrais d’abord vous dire quelque chose d’important : vous n’êtes pas « le problème ».

Le fait que vous ayez l’impression d’avoir toujours été comme ça ne signifie pas que vous êtes condamné à rester ainsi. Et vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un traumatisme « suffisamment grave » pour que votre souffrance soit légitime. Votre vécu compte, même si, avec le recul, vous estimez que ce qui s’est passé avec vos amis n’était « pas si grave ». Ce qui semble avoir été particulièrement douloureux pour vous, c’est aussi ce qui s’est passé ensuite : le sentiment d’avoir été mal compris, exposé, peut-être privé de votre intimité lorsque votre journal a été lu, puis le fait que votre souffrance ait été interprétée à votre place.

Vous dites également avoir essayé de faire comme si vous alliez mieux, de sortir davantage alors que cela vous coûte beaucoup, et même d’arrêter votre traitement pour ne plus inquiéter votre entourage. J’entends derrière cela beaucoup d’efforts pour essayer de redevenir « comme il faut », alors qu’une partie de vous semble aujourd’hui épuisée.

En Gestalt, nous pouvons justement nous intéresser à ce qui se passe pour vous ici et maintenant : comment vous ressentez les choses dans votre corps, ce qui déclenche vos réactions très intenses, ce dont vous avez besoin lorsque le bruit, le monde ou certaines situations deviennent trop envahissants, et comment vous pouvez progressivement retrouver un sentiment de sécurité et de liberté intérieure.

Mais avant tout travail thérapeutique, ce que vous décrivez nécessite de ne pas rester seul avec ces pensées. Le fait d’avoir chaque jour des pensées suicidaires, des images de vous faisant du mal et, parfois, des pensées de faire du mal à quelqu’un lorsque vous avez un objet tranchant mérite d’être pris très au sérieux. Cela ne signifie pas que vous allez nécessairement passer à l’acte, mais c’est suffisamment important pour que vous soyez accompagné et évalué rapidement par un professionnel de santé.

Je vous encourage donc à en parler dès maintenant à vos parents ou à un adulte de confiance, à votre médecin traitant, à un psychiatre ou à une structure spécialisée. Si vous êtes actuellement en danger ou que vous sentez que vous pourriez perdre le contrôle, ne restez pas seul et éloignez-vous des objets avec lesquels vous pourriez vous blesser ou blesser quelqu’un. En France, vous pouvez appeler le 3114, gratuitement et 24h/24, 7j/7 : vous serez mis en relation avec des professionnels formés à la prévention du suicide. En cas de danger imminent, appelez le 15 ou le 112.

Et si vous souhaitez entreprendre un travail thérapeutique, il pourra être intéressant de chercher non pas à « réparer le problème que vous êtes », mais à comprendre ce qui vous arrive et à retrouver progressivement une manière d’être au monde qui vous convienne davantage.

Vous n’avez pas à faire semblant d’aller bien pour protéger les autres.

Votre souffrance mérite d’être entendue, sans jugement.

Christelle Courtay
Praticienne en Gestalt-thérapie

Christelle Courtay Psy sur Rennes

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alex, le problème n’est pas toi…. Se sont ces angoisses qui te hantent! Vous n’êtes qu’une humaine et avoir des pensées noires font aussi partie de l’être humain, le mieux est de pouvoir être suivi par quelqu’un qui pourra vous aider à déterminer d’où viennent ces angoisses, quelles en sont leurs origines. Êtes vous suivi? En dehors des médicaments que vous prenez je pense à une prise en charge psy.
Je ne connais pas votre âge, visiblement dans la phase de l’adolescence, il est tout à fait normal de ne se sentir pas en phase avec soit même. Vous avez écris dans un journal intime qui a été lu par vos parents vous avez certainement senti cela comme une intrusion. À travers des échanges sur ce forum il est difficile de vous accompagner et vous aider à apaiser ce mal être qui vous hante. Je reste disponible pour échanger avec vous et vous accompagner.
N’hésitez pas…

Laetitia Bresteau Psy sur Rochefort-du-Gard

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alex.
J'aimerais vraiment vous pouvoir vous donner des conseils pertinents, mais votre situation est complexe et les conseils que je pourrais vous donner seraient très insuffisants, sinon peut-être continuer le suivi psychiatrique éventuellement en changeant de psychiatre si ça se passe mal avec celui ou celle que vous avez (les traitements s'ajustent et s'adaptent, si vous avez un médicament qui ne fonctionne pas il y a peut-être de meilleures solutions), commencer un suivi thérapeutique pour mieux comprendre ce qui se joue pour vous, éventuellement appeler SOS Amitié si parler quand vous vous sentez mal peut vous aider.
Mais ce que je tiens surtout à souligner, c'est que ce n'est certainement pas vous le problème, c'est votre souffrance. Vous subissez une souffrance terrible, presque constante, que, c'est le moins qu'on puisse dire, vous ne choisissez pas. Et vous subissez une double peine avec cette culpabilité et ces reproches que vous vous faites, votre impuissance en devient encore plus insupportable. Pour autant, si jamais il y avait une solution identifiable pour vous sentir mieux, vous l'auriez mise en place depuis longtemps! Ne pas savoir d'où vient la souffrance ne vous en rend pas responsable.
J'espère de tout cœur que vous pourrez trouver de l'apaisement, peut-être de façon progressive.
Prenez soin de vous.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, et en visio

Grégoire Taconet Psy sur Lyon

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alexx (au regard de vos écrits avec la limite des écrits voici ma réponse)
j'entends surtout une souffrance très importante que vous essayer de contenir seul depuis bien longtemps - vous avez essayé différents façons de faire : faire semblant d'aller mieux - s'adapter sortir avec les autres et ne plus prendre de traitement mais la souffrance est là et s'exprime par des crises violentes - cela ne veut pas dire que vous êtes "le problème" on a pas besoin d'avoir vécu un gros traumatisme pour que la souffrance ne soit pas réelle. Votre question signifie que vous êtes conscient que vous ne pouvez pas rester dans cet état seul - vous devriez consulter un psychiatre ou un service d'urgence psychiatrique, un médicament inefficace ne veut pas dire qu'aucun traitement ne pourra vous convenir - cet échange permettra une meilleure prise en charge médicamenteuse pour vous permettre de faire un autre travail de fond.

si vous craignez de vous faire du mal ou de faire du mal aux autres, ne restez pas seul !! éloignez vous de tout objet dangereux et prévenez un adulte ou le 3114 en cas de danger immédiat le 15 ou le 112

Vous n’avez pas à devenir plus sociable ni à résoudre cela tout seul. Votre message ne montre pas que vous êtes "le problème" : il montre que votre souffrance a besoin d’être réellement entendue et accompagnée.
cordialement

Valérie Verny Psy sur Toulouse

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alex,

Vous avez réellement besoin d’être suivi par un psychiatre. Lui seul pourra vous prescrire après des périodes d’essai, la solution médicale dont vous avez besoin. Il est très probable également que vous souffriez d’hypersensibilité (bruit, foule, etc.). C’est aussi une source d’angoisse et de stress qui peut déclencher vos crises.
Le plus important est de vous faire aider au plus vite afin que le mal n’empire pas. N’hésitez pas à inclure vos parents dans ce suivi de traitement.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez ne ressemble pas à quelqu’un qui « est le problème ». Cela ressemble surtout à quelqu’un qui va mal depuis longtemps et qui essaie de le cacher pour ne plus inquiéter son entourage. Et le fait de ne pas identifier de « gros traumatisme » n’enlève rien à la réalité de votre souffrance.

En revanche, certains éléments de votre message m’inquiètent : les pensées suicidaires quotidiennes, les images de vous pendu, les envies de vous blesser lorsque vous voyez un objet tranchant, mais également les pensées de faire du mal à quelqu’un. Avec vos antécédents d’hospitalisation, cela nécessite de retrouver rapidement un accompagnement professionnel, même si vous avez l’impression que le précédent traitement n’a pas fonctionné.

Je vous conseille surtout d’arrêter de faire semblant d’aller mieux. Dites à vos parents ou à un adulte de confiance exactement ce que vous venez d’écrire ici et demandez à revoir rapidement un psychiatre. Un traitement qui n’a pas aidé ne signifie pas qu’aucune prise en charge ne pourra vous aider.

Et si vous sentez que vous pourriez réellement vous faire du mal ou faire du mal à quelqu’un, éloignez-vous des objets avec lesquels vous pourriez agir, restez avec un adulte et demandez une aide médicale urgente. En cas d’idées suicidaires, le 3114 est également disponible 24h/24.

Vous n’avez pas à trouver seul pourquoi vous fonctionnez ainsi avant d’avoir le droit d’être aidé. La première étape, maintenant, c’est de ne plus porter tout cela en silence.

Prenez soin de vous ☀️

Aurore Zerger
OPOP THÉRAPIE

Aurore ZERGER Psy sur Ars-Laquenexy

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

En vous lisant, je ne pense pas que la question soit de savoir si vous êtes « le problème ». J’entends surtout quelqu’un qui souffre depuis longtemps et qui a essayé de toutes ses forces de faire disparaître cette souffrance pour ne plus inquiéter les autres.

Vous avez même écrit quelque chose de très révélateur : vous avez fait « mine d’aller mieux », vous vous êtes forcé à sortir davantage alors que cela vous coûte énormément et vous avez cherché à ne plus prendre de traitement pour rassurer votre entourage. Autrement dit, une partie importante de votre énergie semble aujourd’hui consacrée à paraître aller mieux plutôt qu’à pouvoir dire à quel point vous allez mal.

Et ce que vous décrivez mérite réellement d’être entendu.

Vous dites faire des crises face à certaines situations qui peuvent sembler insignifiantes aux autres, être extrêmement sensible au bruit et à la présence de beaucoup de monde, vous gratter jusqu’au sang, perdre progressivement le goût des choses et avoir quotidiennement des pensées ou des images de mort et de violence. Ce ne sont pas des manifestations que je vous conseillerais d’essayer de gérer seul.

Je voudrais aussi revenir sur votre phrase : « Je n’ai même pas de raison d’être triste car je n’ai pas de vrai traumatisme. »

La souffrance psychique n’a pas besoin d’un traumatisme suffisamment spectaculaire pour avoir le droit d’exister. Et ce que vous avez vécu autour de votre hospitalisation semble vous avoir profondément marqué : votre journal intime lu pendant votre absence, l’intervention de la police, l’exclusion d’une amie, puis les conséquences sur vos relations. Vous dites vous-même que « l’après » vous a davantage affecté que ce que vous aviez vécu auparavant. Cela mérite d’être entendu comme votre expérience, sans chercher à décider si elle est suffisamment grave pour expliquer votre mal-être.

En revanche, les pensées que vous décrivez actuellement nécessitent une attention particulière. Lorsque vous prenez un objet tranchant et ressentez l’envie de vous blesser ou de blesser quelqu’un, même si vous ne souhaitez pas réellement le faire, il est important d’en parler très clairement à un professionnel. Le fait d’avoir déjà été hospitalisé pour des idées suicidaires rend d’autant plus important de ne pas attendre une nouvelle crise.

Je vous encourage donc à reprendre rapidement contact avec un psychiatre ou avec l’équipe qui vous avait suivi, et à leur raconter exactement ce que vous venez d’écrire, sans minimiser pour protéger vos parents. Si vous sentez que vous risquez de passer à l’acte contre vous-même ou quelqu’un d’autre, éloignez-vous des objets avec lesquels vous pourriez vous blesser, restez auprès d’un adulte de confiance et demandez immédiatement une aide urgente. En France, vous pouvez également appeler le 3114, 24h/24 et 7j/7.

Et sur le plan thérapeutique, je crois qu’il y aurait quelque chose de très important à travailler autour de cette conviction : « J’ai toujours été comme ça, donc je suis le problème. » Être accompagné ne devrait pas consister à vous apprendre à mieux cacher ce qui vous arrive ni à vous forcer à devenir plus sociable. Il faudrait au contraire comprendre votre fonctionnement, ce qui vous déborde, votre rapport aux autres, à la colère et à vous-même, et pourquoi toute cette violence finit si souvent par se retourner contre vous.

Si vous souhaitez disposer d’un espace où vous n’aurez justement pas besoin de faire semblant d’aller mieux, je peux vous accompagner en consultation dans ce travail, en complément du suivi psychiatrique qui me paraît important compte tenu de vos pensées actuelles.

Bien à vous,
Olga Kroutolapova
Psychanalyste et psychopraticienne

Olga Kroutolapova Psy sur Lyon

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31 AOÛT 2026

Bonjour,

En te lisant, ce qui me touche d’abord, c’est à quel point tu as essayé de gérer tout cela seul : faire comme si tu allais mieux, sortir davantage alors que cela te coûte, arrêter ton traitement pour ne plus inquiéter tes proches… Pourtant, ce que tu décris ne ressemble pas à quelqu’un qui « est le problème », mais plutôt à quelqu’un qui souffre et qui aurait besoin d’être accompagné.

Tu dis aussi ne pas avoir de « vraie raison » d’être triste ou ne pas avoir vécu de traumatisme suffisamment important. Mais ta souffrance n’a pas besoin d’être justifiée par un événement particulièrement grave pour être réelle. Ce qui compte, c’est ce que tu ressens et vis aujourd’hui.

Les réactions très fortes que tu décris face au bruit, au monde ou à certaines situations mériteraient également d’être explorées avec un professionnel, sans jugement. Non pas pour te coller une étiquette, mais pour comprendre ce qui se passe en toi et pourquoi certaines situations deviennent parfois aussi difficiles à supporter.

En revanche, je voudrais vraiment attirer ton attention sur quelque chose d’important : les pensées suicidaires quotidiennes, les images de toi pendu ainsi que les impulsions de te faire du mal ou de faire du mal à quelqu’un nécessitent que tu ne restes pas seul avec tout cela. Je t’encourage vraiment à en parler dès maintenant à tes parents ou à un adulte en qui tu as confiance et à reprendre contact avec un psychiatre ou avec l’équipe qui t’avait accompagné lors de ton hospitalisation. Tu n’as pas à protéger ton entourage en cachant ta souffrance.

Si tu sens à un moment que tu risques de passer à l’acte, éloigne-toi des objets avec lesquels tu pourrais te blesser ou blesser quelqu’un, reste avec un adulte et demande immédiatement de l’aide en appelant le 15 ou le 112. Tu peux également appeler le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuitement, 24h/24 et 7j/7.

Et surtout, j’aimerais que tu essaies progressivement de remplacer cette idée de « je suis le problème » par une autre question : « qu’est-ce qui m’arrive et de quoi ai-je besoin ? ». Ce changement peut sembler minime, mais il permet de commencer à regarder ce que tu traverses avec un peu moins de jugement envers toi-même.

Un accompagnement thérapeutique pourrait justement t’offrir un espace où tu n’aurais plus besoin de faire semblant d’aller bien et où tu pourrais progressivement comprendre ce qui se passe en toi.

Prends soin de toi et, surtout, ne reste pas seul avec ces pensées.

Sandra Kesteman
Psychopraticienne – approche humaniste & EMDR
Accompagnement des adolescents et des adultes
La Roquebrussanne – proche de Garéoult, Rocbaron, Brignoles et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Consultations en cabinet et en visio.

Sandra Kesteman Psy sur La Roquebrussanne

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31 AOÛT 2026

Bonjour Alexx,

Tout d'abord, je tiens à souligner le courage qu'il vous a sûrement fallu pour vous adresser ici aussi ouvertement sur ce que vous traversez.
Je trouve que vous expliquez plutôt clairement ce que vous vivez, et il n'est pas nécessaire de lire entre les lignes pour comprendre dans quelle détresse vous vous trouvez.

Je pense qu'il est important de revenir sur cette formulation : "je suis le problème". Vous ne pouvez pas l'être, car ce qui ne va pas est UNE PART de vous, et non toute votre personne. Ce qui est en difficulté, c'est a priori votre rapport aux autres.
Toutefois, il serait imprudent de ma part de mettre des mots à votre place ; c'est pourquoi il me paraît important de vous encourager à trouver un·e thérapeute avec qui vous pourrez établir une relation de confiance et poser vos mots sur ce que vous traversez.

Il n'est pas nécessaire de traverser cette difficulté seul, l'espace thérapeutique peut être un vrai soutien.
Je vous invite à franchir le pas vers un accompagnement plus régulier, vous méritez d'être soutenu dans la durée, pas seulement le temps d'un message.

Prenez soin de vous,
Caroline Risser-Julien
Psycho-somatothérapeute
Toulouse/Tournefeuille

Caroline Risser-Julien Psy sur Tournefeuille

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31 AOÛT 2026

Bonjour
Je trouve très courageux de poser les mots de vos soucis avec clarté. Vous n'êtes pas le problème, un problème n'est simplement pas une personne. Cependant votre mal être est réel et votre difficulté à vous relier aux autres semble un symptôme clair. Il est intéressant de venir consulter pour une thérapie afin de pouvoir élaborer sans jugement et indiscrétion une fois l'alliance thérapeute-thérapisant actée.

Florence Strauss Psy sur Paris

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