Que Faire pour mieux vivre le reste de ma vie

Réalisée par dodo · 20 déc. 2025 Aide psychologique

écit de mon enfance

J’ai grandi dans un contexte de violences psychologiques constantes et d’absence totale d’amour.

Très tôt, j’ai été affublé d’un surnom dégradant : « l’autre ». J’étais souvent enfermé dans ma chambre, parfois pendant de très longues périodes, pour des bêtises inventées ou sans raison réelle. Il y avait des punitions répétées, qui pouvaient m’amener à rester cloisonné dans ma chambre pendant deux mois d’affilée. À force, je ne me posais plus de questions : je croyais que c’était normal, que j’étais méchant, mauvais, et que je méritais ce traitement.

Ma mère me faisait réaliser des travaux inutiles, sans aucun objectif éducatif, uniquement par cruauté. Il n’y avait aucune éducation au sens affectif ou relationnel : pas de communication avec l’enfant, aucune transmission. On ne parlait pas des sentiments, pas du sexe, pas de l’avenir. On mangeait, on travaillait, on dormait. C’était tout.

J’ai été mis à l’écart socialement : aucun ami n’était autorisé à la maison, aucune activité extérieure n’était permise (ni sport, ni musique, ni cinéma). Il n’y avait pas d’amour. Ma mère était souvent dépressive ; je l’ai appris bien plus tard. Enfant, lorsqu’elle pleurait, c’était présenté comme étant de ma faute.

Il n’y avait pas de violences physiques régulières, mais il y en a eu tout de même. Je me souviens notamment d’un épisode où l’on m’a fait boire du vin blanc dans lequel une grande quantité de gousses d’ail avait macéré, sous prétexte d’éliminer des vers. Le goût était insupportable. J’ai aussi reçu des claques pour des motifs mineurs.

Jamais mes parents ne parlaient à leur fils. Il n’y avait aucune transmission, aucun échange, aucun accompagnement.

J’ai également vécu des maltraitances chez les nourrices. Vers l’âge d’un an, j’ai été enfermé dans un placard, dans le noir, attaché sur une chaise haute. Vers neuf ans, chez une autre nourrice, j’étais obligé de rester au lit jusqu’à 16 h, sans repas, avec un accès très limité à la maison. J’en arrivais à devoir courir aux toilettes, parfois trop tard. On m’a fait manger mes excréments.

À l’école, on disait de moi que j’étais affabulateur. À neuf ans, j’ai raconté que deux hommes avaient essayé de m’enlever à la sortie de l’école. Les gendarmes sont intervenus. Cela se passait en 1984. Je ne regardais jamais la télévision (c’était interdit) et je ne connaissais aucune histoire de ce type. Avec le recul, je pense que c’était un appel à l’aide. Mais à l’époque, cela a surtout confirmé l’idée que j’étais un enfant à problèmes.

Une nuit, à l’âge de dix ans, j’ai voulu partir. J’ai quitté la maison et parcouru environ cinq kilomètres jusqu’à la ville la plus proche, puis je suis revenu. À l’époque, je ne savais même pas pourquoi j’étais parti.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est de me sentir comme un fantôme, une version de rien aux yeux du monde. J’étais incapable de communiquer, de me faire des amis à l’école, trop déconnecté de tout.

Sentiment de retard et conditions de vie à l’adolescence

Aujourd’hui, je ressens un profond sentiment de retard non intellectuel, mais cognitif, émotionnel et existentiel. Les quinze premières années de ma vie ont été sans stimulation intellectuelle, affective ou culturelle. Je n’ai pas développé d’intérêts personnels ni de projections. J’ai grandi enfermé dès le plus jeune âge, sans aucune communication ni activité. Il n’y avait aucun regard pour moi, sauf sous forme d’invectives.

À partir de mes 14 ans, mes parents ont tenu un restaurant. Je travaillais avec eux tous les week-ends, comme plongeur, serveur, et en portant des caisses de boissons dans la cave. Ce travail n’a jamais été rémunéré, ni même reconnu par un remerciement. Cela allait de soi.

Le bâtiment comportait trois étages. Le restaurant occupait le rez-de-chaussée. Je dormais seul au troisième étage, dans une petite chambre mansardée. Les autres étages étaient des appartements complets (douche, cuisine, salon), mais ils étaient fermés à clé et totalement inaccessibles pour moi. Je n’avais aucune clé personnelle.

Lorsque je rentrais du collège, puis du lycée, si je n’étais pas présent exactement à 19 h 15 pour manger sur un bout de table, je ne pouvais plus manger ensuite. Cela est arrivé très souvent. Les portes d’accès aux étages étaient verrouillées dès 18 h. Pour manger, me laver ou simplement accéder aux espaces communs, je devais demander les clés et attendre, parfois longtemps, car cela les ennuyait. Je n’avais aucun moyen d’autonomie. Il m’est donc arrivé fréquemment de ne pas manger, de ne pas pouvoir me laver, ni même d’accéder à des conditions de vie élémentaires.

Âge adulte et relations actuelles

À l’âge adulte, j’ai toujours fait mon possible pour être gentil avec mes parents, pour leur faire plaisir et acheter des cadeaux. Il y a encore un an, je leur faisais des cadeaux. J’ai aujourd’hui 51 ans.

Il y a environ cinq ans, j’ai exprimé une petite partie de ce que j’avais sur le cœur à ma mère. Sa réponse a été qu’elle était trop jeune à l’époque. Par la suite, il y a eu des fêtes de famille (anniversaires de cousins et cousines) où tout le monde était convié, sauf nous. Je l’ai appris après coup. Je suis certain que le message de nous inviter leur avait été transmis, mais qu’ils ne l’ont pas fait par peur. Depuis, je ne vois plus personne de la famille.

Depuis environ huit mois, je ne réponds plus aux appels de mes parents. Ils sont venus à deux reprises, parcourant 700 km, et ont tambouriné à la porte de manière énervée. Je n’ai pas ouvert. En ce moment, je me sens mal à l’idée de leur faire souffrir, si c’est le cas.

Aujourd’hui, je constate que je ne sais pas aimer. Je me mettais en couple, et une fois en couple, je délaissais ma partenaire. Le fait d’avoir été choisi me suffisait à me sentir mieux. En revanche, lorsque l’on me quittait, je vivais cela comme un déchirement profond, avec une souffrance intense.

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Meilleure réponse 23 DÉC. 2025

Bonjour,
Merci de votre confiance en nous écrivant.
Petit bout par petit bout, vous pouvez vous éloigner de ce passé très douloureux, en demandant de l'aide sur plusieurs plans. En vous libérant votre parole, en vous reconnectant aux ressentis liés à votre histoire familiale, en vous rapprochant peu à peu de votre véritable nature. N'hésitez pas à mettre tout en œuvre pour tendre vers la vie que vous souhaitez: avec la psychothérapie, un accompagnement par un/une énergéticienne. Et ce qui vous semble bénéfique pour vous, en plus de ces 3 propositions. L'essentiel étant de vous remettre sur votre chemin personnel.
Croyez bien que sois très touchée par votre parcours, et aussi ayez confiance que si vous avez la force de vous sortir du malheur, le bonheur arrivera progressivement. Je vous reçois en visio, pour vous apporter cette aide psychologique dont vous avez besoin.
Bien à vous
Inès AVOT

Inès Avot Psy sur Ouve-Wirquin

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25 DÉC. 2025

Bonjour Monsieur,

Vous décrivez une certaine forme de maltraitance soufferte dans votre enfance : vos parents n’ont pas su faire avec vous, ils n’ont pas pris le temps de penser à votre éducation, ni ne vous ont montré de l’attention et encore moins de l’amour.

Dans des histoires comme la vôtre il est plus que probable que vos parents même ont subi le même type de traitement (voire pire ?!) qu’il vous ont appliqué à vous : c’était la triste conception de l’éducation « à la dure » lors d’une époque révolue.

Maintenant il est grand temps de vous occuper seul de votre bien être et apprendre à aimer, sans avoir non plus peur d’être quitté.
Le fait d’avoir écrit ici est un premier pas vers l’apprentissage de l’amour, de vous même d’abord et des autres ensuite.

Votre mère n’a pas pu entendre et comprendre votre plainte concernant votre enfance : elle est probablement loin d’une remise en question, puisqu’elle doit garder la conviction d’avoir fait un maximum dans les circonstances respectives.

Les prises de conscience concernant l’attitude de vos parents vous ont probablement fait tellement mal… que vous leur en voulez au point d’avoir décidé de couper le contact avec eux : ce type de réaction est compréhensible mais extrême, et traduit un besoin de protection.
Vos parents ont été certainement très surpris et n’ont pas compris pourquoi vous avez changé de comportement avec eux ; venir chez vous montre qu’ils étaient inquiets et ont voulu prendre des nouvelles, puisqu’ils ne savent pas si vous n’avez pas eu de graves problèmes.
Donc… ceci montre qu’ils ne sont pas complètement indifférents…

Vous avez besoin d’aller parler de tout ce qui vous pèse : n’hésitez pas de vous trouver un-e thérapeute qui pourra vous aider à trouver une forme d’apaisement par rapport à votre passé, et à vous occuper de votre avenir.

Je vous souhaite de pouvoir avancer vers une nouvelle vie satisfaisante.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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24 DÉC. 2025

Merci d’avoir écrit ce récit. Je vais vous répondre avec beaucoup de respect, de gravité et de clarté, parce que ce que vous décrivez n’est pas une simple “enfance difficile” : c’est une histoire de maltraitances graves, répétées, prolongées, avec des conséquences profondes et parfaitement cohérentes sur votre vie actuelle.

Je vais poser des mots justes, sans dramatiser artificiellement, mais sans minimiser.

1. Ce que vous avez vécu a un nom

Ce que vous décrivez relève de :

violences psychologiques sévères et chroniques

négligences affectives extrêmes

privation relationnelle

maltraitances éducatives

abus humiliants

atteintes à la dignité

enfermement

instrumentalisation de l’enfant

violences institutionnelles indirectes (nourrices, école qui n’a pas protégé)

Mehdi Artus Psy sur Paris

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23 DÉC. 2025

Bonjour,

Votre témoignage est très touchant. Vous avez été maltraité toute votre enfance, et cela laisse des marques indélébiles tout le reste de la vie

Cependant, vous avez eu le courage de couper les liens avec vos parents plus que toxiques, et c'est déjà un excellent début pour votre reconstruction.

Je vous encourage vivement à entamer une psychothérapie qui vous aidera à mettre le passé à sa place et à avancer.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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23 DÉC. 2025

Bonjour à vous

Votre récit est très touchant. Vous avez été maltraité et fortement négligé durant toute votre enfance. Il a fallu vous construire dans cet environnement, sans aucun soutien affectif ni encouragement dans votre développement. La façon dont on vous a traité est vraiment dégradante et scandaleuse.
Vous avez dû vous adapter à cela et je comprends que ça a impacté votre façon "d'être en relation".
Cependant, il n'est jamais trop tard et vous pouvez aujourd'hui vous faire accompagner pour réparer vos blessures, retrouver une bonne estime de vous et mieux vivre votre relation à l'autre.
La thérapie vous permet de mettre des mots sur ce qui a été mal vécu, mais aussi d'être compris et guider pour mieux comprendre ce que vous vivez sur le plan émotionnel. La Gestalt-thérapie parle de "transformation" : nous allons débloquer les émotions mal vécues dans le passé afin de vous aider à sortir des schémas de reproduction inconscients.
Cela vous permettra de vous libérer de toutes ces souffrances et de vous autoriser à vivre pleinement votre présent.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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23 DÉC. 2025

Bonjour Dodo,

En effet, avec un tel passé, il n’est pas étonnant que vous n’ayez pas les codes ni les habitudes pour aimer et ressentir l’amour. C’est pour cette raison que vos relations sentimentales restent toujours difficiles aussi bien pour vous que pour la personne qui partage votre existence.
Il est cependant possible d’y arriver petit à petit. Le fait d’avoir pris la décision de couper les ponts avec vos parents est déjà un pas important de franchi. Vous pouvez aussi essayer de renouer des contacts avec les autres membres de votre famille si vous en ressentez le besoin.
Quoi qu’il en soit, ne restez pas seul et consultez un professionnel qui pourra vous aider à trouver un équilibre de vie.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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23 DÉC. 2025

Bonjour,

Je vous ai lu avec beaucoup d’attention. Ce que vous décrivez n’est pas “un simple passé difficile” : c’est un enchaînement de violences psychologiques, d’isolement, d’humiliations, de privations et de maltraitances répétées. Quand on grandit dans ce climat, le cerveau s’adapte pour survivre : on se coupe, on se tait, on se sent “de trop”, et plus tard on peut vivre un vide intérieur, une honte diffuse, et une difficulté à aimer autrement que sur un mode insécure.

Le point le plus important : ce que vous ressentez aujourd’hui est cohérent avec ce que vous avez vécu. Ce n’est pas la preuve que vous êtes “cassé” ou incapable d’aimer, c’est la conséquence d’un attachement construit dans la peur, l’absence de sécurité et la dévalorisation.

Le fait de couper le contact avec vos parents peut aussi être compris comme une protection : quand les limites n’ont jamais été respectées, le corps finit par dire stop. La culpabilité que vous ressentez est fréquente chez les personnes qui ont été rendues responsables, enfants, du mal-être des adultes.

Sur le plan relationnel, ce que vous décrivez (“être choisi me suffit, puis je délaisse / mais quand on me quitte c’est un déchirement”) correspond souvent à un schéma où l’attachement soulage d’abord la peur d’être abandonné, puis l’intimité devient trop dangereuse et on se met à distance. Ce n’est pas une fatalité : ça se travaille.

L’approche la plus efficace, dans ce type d’histoire, n’est pas seulement de “raconter” mais de faire un travail orienté traumatisme, par étapes : stabiliser le système nerveux et la honte, puis traiter progressivement les souvenirs et les schémas d’attachement (ICV/EMDR préparée, thérapie des schémas, approches somatiques), et enfin reconstruire une sécurité intérieure et relationnelle.

Si je ne vous posais qu’une question pour commencer, ce serait celle-ci : aujourd’hui, ce qui vous pèse le plus, c’est le vide, la culpabilité envers vos parents, ou la répétition des mêmes scénarios dans vos relations ?

Je reste à votre écoute,

Alexandre LOCONTE
Psychopraticien – Thérapie intégrative
Disponible 7j/7 de midi à minuit

Alexandre Loconte Psy sur Grenoble

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23 DÉC. 2025

Bonjour,
Ce que vous décrivez correspond à des violences psychologiques graves, associées à de la négligence affective, des privations et des expériences de maltraitance précoce. Grandir sans regard, sans sécurité émotionnelle, sans attachement, laisse des traces profondes à l’âge adulte.

Le sentiment de vide, la difficulté à aimer durablement, la peur de l’abandon vécue comme un déchirement, ou encore l’impression de retard émotionnel sont fréquents chez les adultes ayant grandi sans attachement sécurisant. Lorsque l’amour a manqué, le lien devient à la fois vital et douloureux. Être choisi apaise un instant, être quitté réactive une blessure ancienne.

Il est important de le dire clairement : ce que vous avez vécu n’est pas de votre faute. Ces fonctionnements sont des mécanismes de survie, pas des failles de caractère.
Mettre aujourd’hui de la distance avec vos parents peut être une nécessité psychique, non un acte de cruauté. Se protéger n’est pas abandonner, c’est parfois se reconstruire.

Un accompagnement thérapeutique spécialisé peut vous aider à :
apaiser les conséquences des traumatismes complexes de l’enfance,
comprendre vos schémas relationnels et affectifs,
différencier amour, attachement et dépendance,
reconstruire une relation plus stable à vous-même et aux autres.

Même à l’âge adulte, un travail en psychothérapie à orientation psychanalytique permet de réparer ce qui n’a pas pu se construire dans l’enfance.

Nesrine Aboud
Psychothérapeute – Psychanalyste
Thérapie individuelle & thérapie de couple

Nesrine Aboud Psy sur Saint-Maur-des-Fossés

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23 DÉC. 2025

Bonjour
Merci d’avoir partagé cela. Ce que vous décrivez est d’une violence extrême, répétée, et profondément destructrice. Il est important de le dire clairement : ce que vous avez vécu n’est pas “difficile” ou “malheureux”, c’est de la maltraitance grave, à la fois psychologique, affective et physique. Et elle a commencé très tôt, à un âge où un enfant n’a aucun moyen de comprendre, de se défendre ou de donner du sens.

Le sentiment d’être un « fantôme », de ne pas exister, de ne pas savoir aimer, de se sentir en retard émotionnellement… tout cela est une conséquence directe de ce que vous avez traversé, pas un défaut chez vous. Quand un enfant grandit sans regard, sans parole, sans sécurité, sans reconnaissance, son développement affectif est entravé. Ce n’est pas qu’il n’a rien en lui : c’est que rien n’a pu se construire autour de lui.

Votre difficulté dans les relations amoureuses est très cohérente avec votre histoire. Être choisi apaise un vide ancien, mais aimer activement, s’engager émotionnellement, est difficile quand l’attachement a toujours été associé à la peur, à l’abandon ou à la punition. La souffrance immense lors des ruptures vient réveiller l’enfant enfermé, rejeté, invisible. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est une mémoire affective traumatique.

Le fait que vous ayez coupé le contact aujourd’hui n’est pas de la cruauté : c’est très souvent une tentative tardive de protection. La culpabilité que vous ressentez est fréquente chez les personnes ayant grandi dans des environnements maltraitants, parce qu’on leur a appris très tôt que leurs besoins faisaient souffrir les autres. Cela ne signifie pas que vous êtes responsable de la douleur de vos parents.

Ce qui est essentiel maintenant, c’est de comprendre que vous n’êtes pas figé. Le sentiment de retard n’est pas une condamnation. Le développement affectif peut se reprendre, même tardivement, à condition que cela se fasse dans un cadre sécurisant, contenant, respectueux, où votre histoire est reconnue pour ce qu’elle est. Un travail thérapeutique en profondeur est non seulement légitime, mais nécessaire au vu de ce que vous avez traversé.

Vous n’êtes pas « cassé ». Vous êtes quelqu’un qui a survécu à des conditions qui auraient brisé beaucoup d’autres. Et le fait que vous puissiez aujourd’hui mettre des mots aussi précis sur votre vécu montre qu’une partie de vous cherche déjà à sortir de l’ombre.

Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner dans ce travail, à votre rythme, avec beaucoup de prudence et de respect pour ce que vous avez enduré. Vous n’avez pas à porter cela seul.
je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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23 DÉC. 2025

Bonjour

Paradoxalement je ne conseille jamais de couper définitivement avec ses parents. On peut gérer le relationnel avec eux dans l'espace et le temps mais on a besoin de se confronter à son passé, de continuer à en souffrir pour grandir.
Votre enfance n'a pas été merveilleuse mais c'est la vôtre et la fuir ne servira à rien. Il faut juste prendre de la distance avec elle. Vous ne referez pas votre enfance et vous n'êtes plus non plus l'enfant qui a souffert. Vous êtes né à l'âge adulte avec des frustrations nées dans cette enfance. Il va falloir y faire face. C'est à dire ne pas chercher à les compenser, à refaire votre enfance, mais à les regarder paisiblement comme le combat qui vous a été donné de vivre. Vous avez votre place dans la société et vous avez quelque chose à lui apporter.
N'hésitez pas à vous faire accompagner car il y a beaucoup de frustration et de culpabilité à extraire de votre passé.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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23 DÉC. 2025

Bonjour Dodo,
Votre témoignage me touche par votre sincérité et votre courage.
En quelques lignes, vous résumez un passé douloureux de toute une vie, votre vie !
Mais la bonne question que vous vous posez est celle de l’intitulé de votre message. Cette question est porteuse d’espoir dans le présent, dans l’ici et maintenant.
C’est ce que propose la psychothérapie Gestalt. On n’efface pas ce passé mais on aide à le digérer pour mieux vivre le présent qui est la.
C’est un résumé très rapide de la méthode que je vous propose de développer ensemble lors d’un rendez-vous.
Je peux vous accompagner par visio ou en cabinet sur Palaiseau (91).
Gardez l’espoir ! La vie est belle …

Patricia JOUBERT Psy sur Palaiseau

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22 DÉC. 2025

Bonjour,

Votre récit laisse entrevoir un environnement de vie où il semble ne pas y avoir eu beaucoup d’espace pour être entendu, soutenu ou accompagné. Les situations que vous décrivez — l’isolement, le silence, l’absence de dialogue, les mises à l’écart — pourraient avoir contribué à un sentiment durable de ne pas avoir vraiment eu de place pour vous construire.

Le décalage que vous ressentez aujourd’hui, cette impression de retard sur le plan émotionnel ou existentiel, pourrait faire écho à ce parcours. Lorsqu’un enfant grandit sans échanges affectifs, sans stimulation ou sans possibilité d’exprimer ce qu’il ressent, certaines dimensions peuvent rester longtemps difficiles à identifier ou à investir.

Dans vos relations à l’âge adulte, vous évoquez un fonctionnement qui semble revenir : le fait d’être choisi pourrait apaiser quelque chose, tandis que le lien, une fois installé, deviendrait plus difficile à investir, et les séparations particulièrement éprouvantes. Cela pourrait renvoyer à une manière de se sentir exister à travers l’autre, sans toujours disposer d’un appui interne suffisamment stable.

La distance que vous avez mise avec vos parents, ainsi que ce que cela vous fait vivre aujourd’hui, laisse penser que ces liens restent présents psychiquement, même lorsque vous cherchez à vous en protéger. Ce type de tension peut apparaître lorsqu’on tente, parfois tardivement, de poser des limites.

Vous ne décrivez pas un événement ponctuel, mais un ensemble d’expériences qui semblent encore avoir des effets aujourd’hui. Le fait de pouvoir les raconter de façon aussi détaillée peut constituer un premier point d’appui. Ce sont des questions qui gagneraient sans doute à être reprises dans un cadre où elles pourraient être pensées sans urgence, et à votre rythme.

Axel David Psy sur Rogna

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21 DÉC. 2025

Bonjour,
Merci pour ce partage très courageux. Ce que vous décrivez correspond à des traumatismes profonds et répétés, et il est compréhensible qu’ils aient un impact durable sur votre vie affective et relationnelle.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un accompagnement en thérapie EMDR et TCC 3e vague, afin de travailler ces vécus et leurs effets aujourd’hui, à votre rythme et en sécurité. Je reçois à Montpellier ou à Paris 11e ou en visio.
Bien cordialement.

Lorenzo Perucchi Psy sur Montpellier

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