Question à propos du consentement dans les relations

Réalisée par elo95000 · 25 juin 2020

Bonjour,

J'ai eu plusieurs expériences quand j'étais en dernière classe de primaire avec un jeune adolescent (classe de collège) qui voulait me montrer un nouveau jeu, il m'a emmené dans sa chambre, fermé la porte (à clef) et m'a dit vouloir me montrer comment se comportent les adultes entre eux, quand il m'a demandé de me déshabiller, j'ai le souvenir que je ne le voulais pas, il me semble que je voulais sortir mais il me faisais barrage avec des arguments insistants, si bien qu'à force je finissais par céder. Il me demandait de lui faire des fellations et me faisait pareil, il se masturbait devant moi et il a même tenté d'éjaculer sur mon ventre. Il me promettait de faire venir un de ses copains pour partager ce type de jeux (comme si c'était une promesse de cadeau pour moi). Ce type de scène a recommencé plusieurs fois (quand aucun adulte n'était présent bien sûr), je disais non, puis il me faisais le reproche de vouloir rester une gamine, je finissais encore par céder, et je pensais que ce n'était qu'une expérience à passer avant de reprendre mes jeux d'enfant habituels, que ce garçon avait peut-être raison, et que ça me ferait grandir et découvrir la vie... Ma question est peut-on dire qu'on était "consentant" quand on fait quelque chose à contrecœur pour faire plaisir à quelqu'un même quand on est adulte?

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Meilleure réponse 25 JUIN 2020

Bonjour elo,

Dans le récit que vous faîtes, non seulement vous n'étiez pas consentante, mais de plus vous étiez une enfant, sous l'emprise d'un ado plus grand.
Consentir, c'est dire oui. Vous n'avez pas dit oui, vous avez même dit non, vous ne vouliez pas, mais vous vous êtes laissé impressionnée, vous avez cédé, et non pas consenti.
Adulte, c'est la même chose. Si le partenaire insiste, ferme la porte, utilise toute méthode d'intimidation, de pression ou de chantage pour obtenir des faveurs sexuelles, il n'y a pas consentement. Consentir, c'est dire oui de bon cœur.
Faites-vous des choses sexuelles à contrecœur ? Votre partenaire le sait-il ? L'avez-vous dit ou montré ? Insiste-t-il ? Voulez-vous que cela s'arrête ou bien la situation vous convient-elle ? Est-ce la sexualité que vous voulez avoir ?
N'hésitez pas à consulter pour vous sortir de ce schéma qui, apparemment, se répète suite à ce que vous avez vécu enfant.

Bien cordialement,

Marion Favry

Marion Favry Psy sur Paris

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29 JUIN 2020

Bonjour elo95000,
à partir du moment ou avez dit non, cela veut dire que vous n'êtes pas consentante. Il n' y a aucune concession à faire dans le but de minimiser la violence de ces actes et ce que vous avez vécu s'appelle un viol. Je vous conseille de vous faire accompagner par un professionnel afin de minimiser au maximum l'impact de ce choc traumatique qui peut se répercuter tout au long de votre vie et dans de nombreux domaines.
Patricia ELDIN

Patricia Eldin Psy sur Vers-Pont-du-Gard

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29 JUIN 2020

Bonjour elo95000,

Ce jeune adolescent a profité de votre jeunesse et de votre naïveté pour vous abuser sexuellement, vous n'étiez pas consentante. Dire non puis oui, ne fait pas de vous une personne consentante, il vous manipulé, vous étiez piégée.
Il est important que vous ne vous sentiez pas coupable de ce qui s'est passé, vous êtes une victime, vous avez subi un traumatisme et vous souffrez encore de ces faits.
Vous faire aider pour mettre un terme à vos souffrances, à votre culpabilité et pour comprendre que vous pouvez dire non, serait pour vous un soulagement, un point final à cette situation qui, encore aujourd'hui, impacte votre vie.
Cordialement,

Morgane SARNETTE SAVINEL

Anonyme-371590 Psy sur Enghien-les-Bains

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26 JUIN 2020

Bonjour,
Ce que vous avez subi enfant ne relève certainement pas de votre consentement. Ce serait même le contraire, c'est à dire que vous vous êtes retrouvée sous la contrainte d'un adolescent dont le jeune âge ne doit pas minimiser la gravité de ses actes. Il me semble donc qu'il ne s'agit pas de faire plaisir mais d'une obligation de céder à une pression illégitime.
Cet évènement s'est inscrit en vous de telle sorte que vous donniez à ce garçon raison de son comportement et que vous remettiez en question vos propres ressentis. Devenue adulte, cela a probablement minée votre confiance en vous et affaibli votre capacité à vous dire légitimement à l'autre.
Votre questionnement me paraît donc essentiel afin de sortir de ces représentations toxiques. Un accompagnement vous permettrait, en revisitant cette période traumatique, de vous aider à vous unifier et à vous autoriser face à l'autre.
C'est ce que je vous souhaite,
Bien cordialement.
Charles GEORGE

GEORGE Charles Psy sur Nîmes

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26 JUIN 2020

Bonjour Elo
Il m'apparait important ici de vous donner la définition de l'abus sexuel
Un abus sexuel est une contrainte (verbale, visuelle ou psychologique) ou tout contact physique, par lequel une personne se sert d'un enfant, adolescent, adulte en vue d'une stimulation sexuelle, la sienne ou une tierce personne.

Celui qui abuse de l'autre est un pervers qui met en place une stratégie.
D'abord mettre en confiance sa victime, développer une certaine intimité, une forme de caractère confidentiel -comme un petit secret qu'il faut bien garder- puis l'abus sexuel arrive et la victime se sent piégée et tétanisée.
Enfin, la poursuite de l'abus sexuel avec l'obtention du silence.
Cette dernière phase est extrêmement déstabilisante pour la victime car le pervers obtient le silence des sa victime par la honte, la culpabilité, les menaces ou les privilèges.
C'est exactement ce que vous avez vécu et ressenti. D'où votre interrogation concernant votre propre "consentement".

Vous n'étiez pas consentante, vous étiez victime. Adolescent ou adulte, cela ne change en rien le fait que si la personne n'est pas d'accord, on appelle cela un abus.

Elo, j'accompagne mes patientes en toute bienveillance, confiance et neutralité.
Je vous propose un premier échange téléphonique sans engagement pour un premier contact. Ce qui compte avant tout c'est que soyez assez en confiance pour poser votre charge émotionnelle sans retenue ni peur du jugement.

Mes consultations sont en ligne, à un tarif très abordable afin de vous faciliter l'accès à votre mieux-être sans contraintes ou stress supplémentaires.
Bien à vous
Sandra URBANSKY - ThérHappEasy - Psycho & Sexo Thérapies
TCC et Thérapies systémiques conjugales - familiales

Sandra Urbansky - ThérHappEasy Psy sur Andrésy

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26 JUIN 2020

bonjour,
votre question se situe sur deux tranches d'ages différentes et appelle à deux réponses différentes.
Tout d'abord, lorsque vous étiez encore une enfant: on ne peut en aucun cas définir comme consentant un enfant. Les relations intimes appellent un niveau de réflexion et maturation que l'enfant ne possède pas, et quand bien même vous vous êtes "laissé faire, vous n'aviez pas conscience à cet age là de ce qui se passait réellement. Ne connaissant pas l'age de ce collégien, je ne porterait pas de jugement sur son propre niveau de conscience, cependant il est évident qu'il avait instauré une relation d'influence où il usait de stratagèmes psychologiques pour arriver à ses fins ( vous reprochant de vouloir "rester une gamine"). Le fait que cela se produise uniquement lorsqu'il n'y avait pas d'adultes tend également à montrer qu'il sav

Azaloux nora Psy sur Saint-Sever

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26 JUIN 2020

Bonjour Elo95000,
Dans votre message, ce que vous décrivez montre clairement que vous avez dit "non" pour finalement dire "oui", même si c'est à contrecœur. Ce qui me touche c'est le fait qu’aujourd’hui encore, en tant qu'adulte, c'est difficile pour vous d'assumer votre NON face à des demandes parce que vous voulez faire plaisir à l'autre. Lorsque vous faites cela, vous ne vous respectez pas dans votre ressenti et envie et vous risquez d'attendre que la limite vienne de l'autre. Malheureusement, c'est un fonctionnement qui risque de vous amener de la frustration, du ressentiment et de vous causer une baisse dans l'estime de vous : pour vous faire aimer, vous vous manquez de respect. Un accompagnement thérapeutique en relation d'aide par l'approche non directive pourra être intéressant dans votre situation puisque c'est dans votre rapport aux relations que ça se joue. Le meilleur moyen de retrouver du pouvoir sur votre vie, c'est de tenter de voir en VOUS vos ressources intérieures pour vous donnez suffisamment d'importance et de respect pour que, peu importe ce que dit l'autre ou la réaction de l'autre, vous puissiez oser assumer et affirmer votre décision. J'ai accompagné, avec succès, plusieurs clients dans cette démarche personnelle et relationnelle.
En tout cas, bravo déjà de faire cette démarche de venir chercher de l'aide ici et je vous souhaite une bonne suite !
Chaleureusement !
Samnang Seng - Thérapeute en relation d'aide par l'ANDC - Thérapies en ligne

Samnang SENG Psy sur Toulouse

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26 JUIN 2020

Bonjour,

La question posée : « peut-on dire qu’on était ‘consentant’ quand on fait quelque chose à contrecœur pour faire plaisir à quelqu’un même quand on est adulte »…. sous-entend peut-être d’autres questions.
Par exemple : suis-je coupable de n’avoir pas su dire non à cette époque et d’en souffrir maintenant ? …. auquel cas il serait bon de crever l’abcès et revoir cela avec un psy.
Autre question : enfant ou adulte, la notion de consentement est elle définie de la même manière dans les 2 cas. ?
Dès lors qu’il s’agit de « faire plaisir » la notion d’emprise est alors une dimension psychologique qui doit être prise en considération et qui fait l’objet de bien des débats lorsque tout cela arrive devant des juges suite à une plainte. En gros, quand on est sous l’influence de quelqu’un a t’on encore une possibilité de choix ? Est on encore en capacité de dire non ?
Chez les enfants, les jeux pour faire comme les grands, la curiosité qui émerge à cet âge pour découvrir des choses interdites mais que l’on imagine, amènent à subir encore plus cette emprise et le passage à l’acte qui s’ensuit…..et plus tard la culpabilité qui arrive un jour ou l’autre.
Si vous avez encore une fragilité,des doutes, quant à votre capacité à vous affirmer dans ce genre de situation, il conviendrait d’explorer cela avec un(e) psy afin d’être au clair avec vous-même.
Cordialement à vous.

Maurice Gaillard Psy sur Vincennes

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26 JUIN 2020

BOnjour,

on ne peut pas parler de consentement quand il y a emprise par un autre enfant plus grand qui vous enferme dans une chambre et vous fait du chantage. C'est une forme de traumatisme qu'il faut traiter et il faut en parler pour vous, pour vous faire avancer dans votre propre bien être.

Appelez moi et nous en parlerons de vive voix.

Bien cordialement,
Christian RICHOMME

RICHOMME Christian Psy sur Paris

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