Question concernant viols durant mon enfance et état actuel

Réalisée par titi3721 · 15 sept. 2025 Aide psychologique

Présentation de la situation

Bonjour,
j’ai 21 ans et j’ai récemment pris la décision de couper les liens avec toute ma famille suite à la réactivation de souvenirs traumatiques liés à des agressions sexuelles.

Ces réactivations sont apparues lorsque je suis allé manger chez ma grand-mère en présence de mon père. J’ai alors ressenti une très forte angoisse, je suis monté dans ma chambre, et j’ai pleuré en me disant : « mon père m’a violé ».
Par la suite, j’ai fait un cauchemar dans lequel je me voyais allongé sur mon lit, mon père debout, s’apprêtant à me faire un viol oral. Aujourd’hui, je suis convaincu que ces violences sont arrivées, et même à de nombreuses reprises.

Quand j’en ai parlé à mon père, ma mère et ma grand-mère, ils ont tous nié en bloc, allant jusqu’à dire que je mentais et que mon père s’était beaucoup occupé de moi.



Contexte familial

Au fil de mes recherches, je me rends compte que j’ai grandi dans un environnement marqué par un narcissisme pathologique au sein de mes parents et de ma famille.



Symptômes actuels

Aujourd’hui, je ressens mon corps comme celui d’un enfant de 5 ans, comme si le trauma était en train de se rejouer en permanence.
• Difficultés corporelles : je n’arrive plus à parler, j’ai la sensation qu’on m’empêche de m’exprimer (sans voix intérieure, mais corporellement).
• Symptômes physiques : nausées, envie de vomir, blocages respiratoires, douleurs fréquentes, sensations d’étranglement, impression d’avoir quelque chose coincé dans ma bouche.
• Voix et souffle : difficultés à parler, à chanter, à respirer librement.

Je me sens anesthésié et sidéré, comme si j’étais figé dans cet état infantile.



Impact sur la vie quotidienne

Ces symptômes impactent profondément ma vie :
• Je ne peux plus travailler.
• Les interactions sociales sont très difficiles : je me mets à pleurer comme un enfant.
• Même pour les courses, je dois me forcer à sortir alors que je n’en ai pas envie. Je me sens hyper vulnérable, obligé de relever la tête et de « jouer l’adulte » pour ne pas paraître faible devant les autres, par exemple à la caisse du supermarché.



Question

Qu’est-ce que cela pourrait être ?

Je me sens complètement mort à l’état actuel et ce depuis des mois, je n’ai plus envie de rien, je me sens complètement anesthésié émotionnellement.
J’ai aussi une perte totale d’appétit (mais je me force à manger en petite quantité pour éviter de vomir et ne pas perdre de poids).

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Meilleure réponse 15 NOV. 2025

Bonjour,

Face à tout ce que vous avez vécu et devant vos symptômes, il faut absolument que vous consultiez un psychologue clinicien spécialisé dans le psychotrauma, car vous souffrez d'un syndrome de stress post-traumatique.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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25 SEPT. 2025

Bonjour,

Ce retour des souvenirs est crédible, et la suite des sensations et symptômes ressentis est naturelle dans un contexte d’abus tel qu’il vous apparaît aujourd’hui.
Le mieux serait de consulter le plus vite possible votre médecin traitant pour avoir un traitement anxiolytique ou peut être même des antidépresseurs qui vont permettre la diminution des symptômes gênants qui vous empêchent de vivre.
En parallèle vous avez besoin de faire une thérapie avec un-e thérapeute pratiquant l’EMDR, pour mettre au clair vos souvenirs et diminuer leurs impact sur vous.

Je vous souhaite de pouvoir comprendre et intégrer ce qui vous est arrivé, aller bien et décider ce que vous allez faire par la suite vis à vis de votre père et les autres membres de la famille.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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23 SEPT. 2025

Bonjour, vous avez un diagnostic très clair de votre etat, de vos symptômes traumatiques, et de votre histoire familiale. Ce que vous avez subi est doublement insupportable : ces agressions sexuelles et ces dénis, tout aussi intolérables que les actes eux-mêmes. Une approche a la fois médicale et psychologique pourrait vous aider. Par un traitement médical, vos souffrances physiques et psychiques pourraient être atténuées et moins vous immobiliser dans votre quotidien, vous permettre de vous lever, vous nourrir, échanger avec vos proches ou vos collegues. Et pouvoir penser. Une thérapie psychologique telle qu'une analyse vous donnerait une chance de laisser les affects et traumas que vous avez subis reprendre une place moins envahissante, et libérer vos capacités a vivre et ressentir de nouveaux désirs. Vous avez franchi une étape importante en faisant cet "état des lieux". Je suis à votre disposition pour en parler, vous aider.
Cordialement,
Harry Gozlan
Psychanalyste.

Harry Gozlan Psy sur Aix-en-Provence

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Merci pour votre témoignage et la confiance que vous accordez en partageant ce que vous traversez. Ce que vous décrivez est extrêmement lourd à vivre, et il est normal que vous vous sentiez submergé par vos émotions, votre corps et votre quotidien. Les symptômes que vous ressentez – blocages corporels, difficultés respiratoires, nausées, sensations d’étranglement, anesthésie émotionnelle – sont fréquents chez des personnes ayant vécu des traumatismes sexuels, surtout lorsqu’ils n’ont pas été reconnus ou validés par l’entourage.

Le fait que vous évoquiez une impression d’« être comme un enfant de 5 ans » et de ne pas avoir de souvenirs clairs d’événements traumatiques peut correspondre à des mécanismes de dissociation, souvent liés au syndrome de stress post-traumatique (SSPT). L’oubli partiel ou total d’événements traumatiques est une manière pour votre psychisme de se protéger face à des expériences insoutenables.

Il peut être utile de réfléchir à quelques axes de soutien et de réflexion :

Accueillir vos émotions et sensations corporelles : reconnaître que votre corps se souvient et s’exprime, même si votre esprit ne peut pas toujours nommer l’événement.

Sécurité et limites : maintenir vos distances avec des personnes qui vous blessent, et protéger votre espace pour pouvoir commencer un travail de reconstruction.

Accompagnement professionnel spécialisé : un(e) psychologue ou thérapeute expert(e) en traumatismes et violences sexuelles peut vous aider à comprendre vos symptômes, reconnecter progressivement vos émotions et votre corps, et explorer en sécurité ce que vous avez vécu.

Vous traversez une situation très lourde, et il est important de ne pas rester seul avec cette souffrance. Chercher un accompagnement peut vous permettre de retrouver progressivement des repères, un sentiment de sécurité et un lien plus apaisé avec votre corps et vos émotions. Vous avez le droit de demander de l’aide et de prendre soin de vous à votre rythme.

Bien à vous,

Delphine SENDRA
Psychopraticienne - Téléconsultations

Delphine SENDRA Psy sur Marseille

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Ce que vous traversez est extrêmement douloureux et bouleversant.

Les souvenirs qui surgissent, les cauchemars, cette sensation de redevenir un enfant, les blocages du corps (nausées, gorge serrée, difficulté à parler)… tout cela correspond très souvent à une réactivation d’un traumatisme.

Quand on a subi des violences, le corps peut garder une mémoire profonde même si l’esprit a essayé d’oublier. Un mot, un lieu, une rencontre peuvent réveiller ces sensations comme si c’était en train de se produire maintenant. Ce n’est pas de la folie : c’est une réaction normale à quelque chose d’anormalement violent.

Le déni de votre famille – le fait qu’ils nient ou minimisent – est une nouvelle blessure.
Le fait qu’ils ne reconnaissent pas votre vécu ne veut pas dire que ce que vous ressentez est faux. Votre corps et vos émotions sont des témoins fiables de ce qui s’est passé.

Les symptômes que vous décrivez (sidération, anesthésie émotionnelle, troubles du sommeil, perte d’appétit) ressemblent beaucoup à un état de stress post-traumatique. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut « contrôler » par la seule volonté, mais cela peut s’apaiser avec un accompagnement adapté.
Un·e psychologue spécialisé·e en traumatismes sexuels ou en psychotraumatologie (EMDR, ICV, thérapies somatiques) pourra vous aider à :

stabiliser votre corps (respiration, sensations)

remettre des mots sur ce que vous avez vécu

retrouver une vie plus libre et moins envahie par la peur.

En attendant, il est important de vous protéger :

Vous pouvez appeler 0 800 05 95 95 (Viols Femmes Informations – aussi pour les hommes) ou le 3919 (violences) pour être écouté·e et orienté·e, gratuitement et anonymement.

Un médecin traitant ou un centre médico-psychologique (CMP) peut aussi vous aider à trouver un suivi proche de chez vous.

Vous n’êtes en aucun cas responsable des violences que vous avez subies.
Chercher de l’aide, parler, mettre des mots, comme vous le faites maintenant, est déjà un pas immense vers la guérison. Vous méritez d’être entendu·e, soutenu·e et protégé·e.

Delphine LIBES Psy sur Saint-André (La Réunion)

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20 SEPT. 2025

Bonjour ,

Selon ce que vous avez écrit, on peut raisonnablement faire l'hypothèse que vous avez vécu de longues années avec une amnésie traumatique, qui est uns statégie de protection face à un trauma que la psyché ne peut pas gérer (fragilité de l'enfant).

Aujourd'hui le souvenir de ce trauma se réveil car adulte vous avez sans doute davantage de ressources pour y faire face.

Néanmoins un traumatisme ne se traite pas tout seul : je vous invite vivement à consulter un.e thérapeute qui sait traiter le traumatisme, en recourant à des techniques psychocorporelles telles que l'EMDR. Moins vous attendrez, plus cela aura des chances de s'aranger.

Bien à vous,

Caroline GORMAND
Psychothérapie intégrative, thérapie systémique du couple et de la famille, Traumathérapie.

Caroline Gormand Psy sur Clermont-l'Hérault

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Merci d’avoir partagé ce message — il y a dans vos mots une douleur très vive et une grande confusion. Vous n’êtes pas seul·e à vivre ce type de réactions après la réactivation de souvenirs traumatiques : le corps, la voix et la mémoire peuvent se mettre en alerte et vous faire revivre un temps d’enfant, comme si le présent et le passé se superposaient.

Ce que vous décrivez ressemble à ce que nous observons souvent après des abus non reconnus :
• des réactions somatiques (nausées, blocages respiratoires, douleurs, sensation d’étranglement) ;
• une dissociation ou anesthésie émotionnelle (se sentir figé, comme un enfant intérieur pris au piège) ;
• des difficultés d’expression (impossibilité de parler ou de respirer librement) ;
• et une mise en danger de la vie quotidienne (travail, sorties, relations).

Dans une lecture systémique, il faut aussi regarder le contexte : la négation familiale et le narcissisme que vous décrivez servent souvent à maintenir le silence et à empêcher la réparation. Couper les liens peut être une stratégie de protection légitime quand le contact réactive le traumatisme.

Quelques pistes stratégiques, sans promesses magiques mais pragmatiques :
1. Sécurité d’abord. Si vous vous sentez en danger ou avez des pensées de passage à l’acte, appelez immédiatement les services d’urgence (15/112) ou la ligne d’écoute (3114 en France).
2. Stabilisation avant tout. Avant d’explorer les souvenirs en profondeur, il faut retrouver des ressources corporelles et relationnelles qui ramènent un sentiment de contrôle. Cela peut se faire en quelques séances ciblées : ancrages simples, exercices de respiration, petits rituels de mise en sécurité.
3. Travailler les cinq corps. Le trauma agit sur plusieurs niveaux — physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel — et il faut souvent intervenir sur plusieurs d’entre eux. Par exemple :
• le corps (exercices de respiration, mouvements doux, posture) pour réguler le cortisol et la respiration ;
• l’émotionnel (nommer ce qui est là, même par petits fragments) ;
• le mental (routines, repères temporels, faire des listes de sécurité) ;
• l’énergétique (pratiques d’ancrage, travail somatique) ;
• le spirituel (sens, appuis symboliques, ce qui vous rattache à la vie).
Agir sur un de ces plans crée souvent un effet domino sur les autres.
4. Approches possibles : la stabilisation somatique, la thérapie centrée sur le trauma (EMDR, thérapies somatiques, approche sensorimotrice), et un accompagnement systémique qui prend en compte la dynamique familiale. Attention : l’EMDR peut être très efficace, mais il doit être proposé après ou en parallèle d’une stabilisation suffisante.
5. Protection relationnelle. Votre décision de couper les liens peut être une étape nécessaire pour permettre la guérison. On peut travailler ensemble à consolider ce choix et à gérer ses conséquences.
6. Petit plan d’action concret (à court terme) :
• mettre en place 1–2 ancrages corporels (ex. : respiration 4-4-4, tenir un objet rassurant) ;
• noter trois personnes ou ressources à contacter si la crise monte (amis, associations, ligne d’écoute) ;
• prévoir de courtes séances (3 à 6) de stabilisation somatique avec un thérapeute formé au trauma ;
• éviter l’exploration intensive des souvenirs tant que la stabilisation n’est pas en place.

Si vous voulez, je peux :
• vous donner 2 exercices de respiration/ancrage courts à pratiquer tout de suite ;
• vous aider à écrire un message clair pour poser vos limites à votre famille ;
• ou vous accompagner pour préparer les premières séances de stabilisation.

Vous n’êtes pas « cassé·e » : vous êtes en réaction à ce qui vous est arrivé. Le chemin est lent parfois, mais il existe des manières concrètes de reprendre la voix et le souffle.

Image — une métaphore :
Votre corps est comme un instrument dont une corde s’est tendue trop fort après une fausse note. Pour rejouer une mélodie, il ne s’agit pas d’arracher la corde ni d’ignorer le bourdonnement ; il faut d’abord détendre, accorder, puis reprendre la pratique, petit à petit. Nous pouvons vous accompagner pour réaccorder cet instrument, mesure après mesure.

Éric Oignet
Psychopraticien – Approche systémique et stratégique

Eric Oignet Psy sur Herblay

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20 SEPT. 2025

Bonjour

Ce que vous décrivez est lourd, effrayant et très réel.
Ce que vous vivez ressemble à plusieurs conséquences de trauma-liées qui peuvent coexister
C'est un trouble de stress post-traumatique complexe.
Il est important de vous faire aider.

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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20 SEPT. 2025

Bonjour Titi 3127
Vous avez la réponse à votre question.
Et bien sûr que tout ce qui est remonté est vrai bien enfermé dans la mémoire traumatique. Moi je vous crois !!! d'où la sidération puis la dissociation...
Quel agresseur reconnaitrait son agression ???? Et pour quelles raisons inventer des faits aussi graves ???
Faites confiance à vos ressentis et sensations corporelles : le corps ne ment pas!!!
Vous faites très bien le lien entre ce que vous vivez au présent et les traumatismes que vous avez subis dans votre enfance .
Toute blessure d'enfance non soignée se répète!!! C'est logique.
Soigner ses blessures d'enfance c'est définir une demande d'aide et suivre un protocole de soins spécifique pour atteindre l'objectif que vous fixé au thérapeute.
C'est en allant soigner le fond du fond de chaque trauma que vous recommencerez à vivre, à espérer et à vous projeter. Et que repenser à ces événements graves ne vous fera plus aucun effet.
L'élan de vie ne se crée pas : il se retrouve ... une fois enlevées les couches d'émotions, de croyances, de culpabilités générés par les blessures d'enfance... comme la bonne santé qui ne se crée pas, mais qui apparait une fois que la maladie est partie!!!
Si vous souhaitez plus d'informations sur la logique des émotions je vous invite à me contacter.
Mme D.A. GRAF-LAPEYRE
psychologue clinicienne diplômée d'Etat
thérapeute en libération des émotions et psychotraumatologie
Consultation en ligne et présentiel

Dominique GRAF - LAPEYRE Psy sur Castries

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Ce que vous décrivez ressemble à une expérience où le lien entre le corps et l’esprit s’est fragilisé, souvent en conséquence de traumatismes vécus dans l’enfance. Ces souffrances et souvenirs enfouis semblent aujourd’hui remonter à la surface, ce qui entraîne ce sentiment de déconnexion et de perte de repères : vous avez du mal à ressentir, à savoir qui vous êtes, comme si vous vous décriviez sans parvenir à vous reconnaître.

Les violences physiques que vous évoquez sont graves et méritent d’être entendues et prises au sérieux. Toutefois, il est fréquent que l’inconscient bloque ou brouille certains souvenirs difficiles à accepter, ce qui peut s'apparenté à un état de stress post-traumatique d’où la nécessité d’un accompagnement adapté.

Je vous encourage vivement à être suivie par un thérapeute, afin de bénéficier d’un soutien psychologique et de pouvoir clarifier et démêler ces souvenirs. L’hypnothérapie ou l’EMDR peuvent être particulièrement efficaces une fois que vous vous sentirez prête à explorer cette mémoire plus en profondeur.

En attendant, certaines pratiques peuvent vous aider à vous reconnecter à vous-même, comme la méditation guidée, qui favorise l’ancrage et le recentrage. Les fleurs de Bach peuvent également être un soutien pour mieux gérer vos émotions au quotidien.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach et Méditation guidée

Mallory Legrain Psy sur Paris

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Ce que vous décrivez ressemble à une expérience où le lien entre le corps et l’esprit s’est fragilisé, souvent en conséquence de traumatismes vécus dans l’enfance. Ces souffrances et souvenirs enfouis semblent aujourd’hui remonter à la surface, ce qui entraîne ce sentiment de déconnexion et de perte de repères : vous avez du mal à ressentir, à savoir qui vous êtes, comme si vous vous décriviez sans parvenir à vous reconnaître.

Les violences physiques que vous évoquez sont graves et méritent d’être entendues et prises au sérieux. Toutefois, il est fréquent que l’inconscient bloque ou brouille certains souvenirs difficiles à accepter, cela peut ressembler à un état de stress post-traumatique, d’où la nécessité d’un accompagnement adapté.

Je vous encourage vivement à être suivie par un thérapeute, afin de bénéficier d’un soutien psychologique et de pouvoir clarifier et démêler ces souvenirs. L’hypnothérapie ou l’EMDR peuvent être particulièrement efficaces une fois que vous vous sentirez prête à explorer cette mémoire plus en profondeur.

En attendant, certaines pratiques peuvent vous aider à vous reconnecter à vous-même, comme la méditation guidée, qui favorise l’ancrage et le recentrage. Les fleurs de Bach peuvent également être un soutien pour mieux gérer vos émotions au quotidien.

Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne, Praticienne en Fleurs de Bach et Méditation guidée

Mallory Legrain Psy sur Paris

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20 SEPT. 2025

Bonjour et merci d’avoir partagé votre histoire si lourde et difficile.

Pour répondre à votre question, vous êtes probablement en état de syndrome du stress post traumatique.
Celui-ci se caractérise par un état constant d’hypervigilance, et de sidération caractérisés par de l’extrême fatigue, une hyper émotivité et tous les symptômes que vous mentionnez.
Ce trouble du stress post traumatique résulte d’un ou plusieurs traumatismes/abus vécus et qui ont des conséquences psychiques soit juste après le traumatisme, soit après plusieurs mois ou années.
D’après ce que vous décrivez, vous avez été sans doute dans une forme d’amnésie traumatique, d’où le fait que vos souvenirs n’aient resurgis que récemment.

Il faudrait que vous consultiez un professionnel et entamiez une psychothérapie puis sans doute de l’EMDR.

Courage à vous.
Melodie Carré

Mélodie Carré Psy sur Saumur

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20 SEPT. 2025

Bonjour Monsieur,

Cela est déjà un grand pas de nous partager votre histoire et vous en remercie.
J'ai le sentiment que votre ressenti est juste et que vous n'êtes pas fou, vos cellules savent.
Un livre qui m'a beaucoup aidé: Nos âmes oubliées de Stéphane Allix.
Son récit peut être très inspirant sur votre chemin de vie.
Probablement qu'un accompagnement est nécessaire afin de franchir cette étape de votre vie.
Au delà des apparences, c'est possible.
Et rappelez vous: Je suis également une belle personne, qui a de la valeur, qui s'aime et aussi avec cette partie de mon histoire de vie.

Serge Zwolinski Psy sur Lille

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20 SEPT. 2025

Bonjour,

Actuellement vous êtes dans un climat de stress et d'angoisse très fort qui engendre une forte dépression.
D'ores et déjà il faudrait en parler à votre médecin ou un psychiatre afin de voir si on traitement ne pourrait pas soulager vos symptômes, en attendant d'y voir plus claire.
Sur le fond de votre situation il ne faut pas aller trop vite. Vous êtes "obnubilé" par la possibilité d'avoir été violé par votre père mais vous ne semblez en avoir aucun souvenir. Vous en êtes seulement convaincu. Par ailleurs votre rêve n'est pas nécessairement une révélation de la réalité d'un viol. Ce rêve parle plutôt d'un sentiment d'étouffement de la parole, peut-être effectivement par votre père mais pas nécessairement.
Je vous conseille d'approfondir la question avec un professionnel.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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20 SEPT. 2025

Bonjour Titi,

Il est difficile de répondre à votre question ici.
En effet, il est toujours très difficile de savoir si un souvenir est réel ou forgé. Il est possible que vous ayez subi une agression dans votre enfance, mais il est tout aussi possible que cela provienne d’un souvenir forgé que vous considérez maintenant comme réel.
Le problème est que l’une et l’autre de ces possibilités peuvent provoquer les symptômes que vous décrivez.
Peut-être serait-il intéressant pour vous de consulter un thérapeute spécialisé dans l’hypnose afin de vous aider à travailler sur ce traumatisme ?

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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20 SEPT. 2025

Bonjour,
Ce que vous évoquez sont en effet des réactivations de traumas.
Je vous encourage vivement à consulter sans plus attendre. Une approche psychocorporelle et pluridisciplinaire serait le plus appropriée pour vous (voir mon profil). Dirigez vers un praticien utilisant l'EMDR mais qu'il sache également travailler sur les troubles dissociatifs ce qui arrive souvent dans le cas de traumas répétitifs dans l'enfance.

Je vous propose de lire mon article sur le sujet :
- Mieux comprendre la mémoire traumatique

Restant à votre écoute,
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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16 SEPT. 2025

Bonjour,
Merci pour votre partage, qui touche à des expériences très difficiles.
D’après ce que vous décrivez, il est possible que vous soyez confronté à un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Un traumatisme, lorsqu’il n’a pas été "travaillé", reste inscrit dans le corps : même si les faits remontent à de nombreuses années, le corps continue de réagir comme si le danger était toujours présent. C’est ce qui explique les sensations que vous mentionnez (dissociation, sidération, oppression dans la gorge, difficulté à respirer, angoisses sociales). Les impacts dans votre vie que vous nommer sont aussi malheureusement "classique" dans le SSPT.

Le corps n’a pas la même temporalité que l’esprit : tant que le choc n’a pas été travaillé en profondeur, il reste « figé » et continue de déclencher ces réactions de panique. Ainsi pour le corps l'environnement est menaçant car le danger pourrait resurgir à tout moment.

Face à cela, il existe des accompagnements spécifiques, proposés par des personnes formées à ces situations. L’idée n’est pas de replonger de façon brutale dans le traumatisme, mais d’avancer progressivement et en sécurité, avec des méthodes qui prennent en compte le corps autant que la parole. Ce travail permet, petit à petit, de libérer cette empreinte et d’apaiser les réactions automatiques.

Si vous en ressentez le besoin, je vous invite à en parler de vive voix afin de voir ensemble quelles pistes pourraient vous convenir, il y a des formations très spécifiques sur ce sujet, formations qui ne sont pas présentes dans les cursus "classiques". Vous n’êtes pas seule face à cela, et aujourd’hui il existe de véritables ressources pour vous aider à retrouver un apaisement.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans ce chemin.

Maël Jourdan, accompagnement en ligne possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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16 SEPT. 2025

Bonjour,

Ce que vous décrivez — réapparition de souvenirs traumatiques, cauchemars, sensation d’être un enfant intérieur, engourdissement émotionnel, symptômes corporels (nausées, blocages respiratoires, sensation d’étranglement) et incapacité à travailler — oriente vers une réaction traumatique complexe, pouvant relever d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) avec dissociation ou d’un trouble dissociatif lié à des souvenirs d’agression sexuelle.

La dissociation est une réponse de survie : quand le psychisme est dépassé, le corps « gèle », la voix se bloque, les émotions s’engourdissent. Le sentiment d’être « figé » dans l’enfance traduit une régression protectrice : une partie de vous reste coincée dans le moment traumatique. Les symptômes somatiques sont fréquents et montrent que la mémoire traumatique s’exprime par le corps.

Que faire maintenant ? D’abord, assurez-vous d’une sécurité immédiate : si vous avez des pensées suicidaires ou un risque imminent, appelez les urgences ou une ligne d’écoute. Ensuite, cherchez une prise en charge spécialisée : un psychiatre pour un bilan (éventuelle prescription courte d’antidépresseur ou d’anxiolytique) et un thérapeute formé aux traumas (EMDR, thérapie des états du moi, thérapie somatique, ou psychothérapie analytique selon votre préférence). Les centres de prise en charge des victimes proposent des évaluations pluridisciplinaires.

À court terme, des techniques d’ancrage peuvent aider : exercice 5-4-3-2-1 (nommer 5 choses que vous voyez, 4 que vous touchez, 3 que vous entendez…), respiration diaphragmatique, tenir un journal des déclencheurs, et éviter pour l’instant les confrontations familiales. Préparez pour le premier rendez-vous une liste des symptômes, des déclencheurs, de la fréquence des cauchemars et des épisodes dissociatifs.

Je sais que le refus familial augmente la détresse ; votre sentiment d’invalidation est réel. Ne confrontez pas seule, documentez vos souvenirs et privilégiez l’espace sécurisé du thérapeute.

Bien à vous,

Séverine Hutinet
Psychanalyste Jungienne et analyste de rêves

Séverine Hutinet Psy sur Léognan

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16 SEPT. 2025

Je comprends combien ce que vous traversez est éprouvant. Les souvenirs traumatiques que vous décrivez, associés à des symptômes corporels intenses (anesthésie, blocages, difficultés respiratoires et vocales), sont compatibles avec ce qu’on observe dans les troubles liés au trauma complexe et parfois dans des manifestations dissociatives. Ces réactions ne signifient pas que vous « inventez », mais que votre corps et votre mémoire tentent de traiter des expériences très douloureuses.

Dans ce type de situation, une thérapie spécialisée dans le trauma, comme l’EMDR, peut être particulièrement indiquée. L’EMDR ne se limite pas à parler des événements : il aide le cerveau à “débloquer” les souvenirs traumatiques restés figés et à les réintégrer de manière moins douloureuse. Ce travail se fait progressivement, en renforçant d’abord vos ressources de sécurité et de stabilisation avant d’aborder les souvenirs.

Compte tenu de la gravité de vos symptômes et de leur impact sur votre vie quotidienne, il est essentiel que vous soyez accompagné par un thérapeute spécialisé dans le trauma et la dissociation. Vous n’êtes pas « mort », même si vous vous sentez anesthésié : votre système est figé dans une réponse de survie. Avec un accompagnement adapté, il est possible de retrouver progressivement des sensations de sécurité, d’expression et de vitalité

Alfonso Lopez Psy sur Amboise

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