Bonjour,
j'ai 22 ans et je suis étudiant. Dans ma classe, une personne est accusée d'agression sexuelle depuis 3 mois. En y repensant et en discutant avec des gens de cette affaire, un souvenir étrange et qui me perturbe très fort m'est revenu lundi.
Quand j'avais 9 ans et demi et ma soeur 6 ans, on était en vacances et on dormait dans la même chambre. Une après-midi, sans que je ne me souvienne vraiment comment c'est arrivé, nous avons fait comme un jeu d'exploration sexuelle. J'étais nu et je lui ai montré ce que je ne savais pas nommer à l'époque, la masturbation chez un garçon. Il me semble me souvenir qu'elle avait touché mon sexe, pour voir à quoi ça ressemblait. Je n'ai pas de souvenir de l'avoir forcée, ni qu'il n'y ait eu de rapport de domination. Je pense qu'on était curieux, mais j'ai la sensation que j'étais trop âgé à cette époque pour que cela ait été normal... Est-ce que c'est de l'inceste ?
Je me sens très mal en y repensant, écrire ces lignes me tordent l'estomac. J'ai une peur immense d'avoir pu la traumatiser. Elle a fait beaucoup de dépression, je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours d'avoir participé à son mal-être par des souvenirs traumatiques. J'hésite à lui en parler mais j'ai peur de sa réaction, d'autant qu'on s'entend très bien aujourd'hui.
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20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 22 personnes
Bonjour Kjui
Ces lignes vous tordent l'estomac et ce n'est pas sans raison car tout au fond de vous, vous savez que ce jeu d'exploration que vous avez initié n'est pas un jeu ... Vous écrivez "je pense qu'ON était curieux ..." Comment une enfant de 6 ans qui ne connait rien à la sexualité adulte aurait pu avoir rien que l'idée de cette "exploration sexuelle" et en être curieuse ?????
Oui c'est de l'inceste et oui les conséquences sont importantes pour la petite fille qu'elle était et l'adulte qu'elle est devenue !!!
Par contre vous-même, que vous ayez ce souhait "d'exploration sexuelle" si jeune, pose question aussi... Oui vous aviez à votre âge, pour une raison à trouver, plus de "curiosité" d'explorer la sexualité mais avec une enfant de 6 ans ? Et que s'est-il passé avant ou après la masturbation ?
Vous écrivez aussi 'Il n'y a pas eu de rapport de domination" mais donc un rapport quand même ? sans que votre soeur soit forcée de le subir?
Etre confrontée à la sexualité adulte à 6 ans est traumatisant bien sûr avec des conséquences dramatiques pour la personne...
C'est en effectuant un travail sur votre ressenti de culpabilité entre autre que vous pourrez trouver l'événement vécu qui vous a poussé à votre insu à commettre un inceste avec votre soeur. Et j'ai bien dit "à votre insu".... Et à terme, peut-être en parler avec elle... qu'elle ne se sente plus coupable de ce qui s'est passé, de ce que vous l'avez obligé à faire ou à regarder car à 6 ans elle ne pouvait pas s'opposer à son grand frère.
Je vous invite à me contacter si vous souhaitez de plus amples informations concernant la logique des émotions et des comportements induits par les violences sexuelles.
Mme D.A. GRAF-LAPEYRE
Psychologue clinicienne diplômée d’Etat
Thérapeute en libération des émotions et comportements induits
Consultation en ligne et en présentiel
26 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Les jeux sexuels entre enfants n’ont pas le caractère anormal qu’ils ont entre un enfant et un adulte. Beaucoup d’enfants ont eu des jeux sexuels dans aucun traumatisme subséquent.
22 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour
Merci pour votre témoignage.
Il est difficile de vous dire ce qu'il serait le mieux de faire car c'est à vous qu'appartient cette décision, cependant, à la lecture de votre post, on sent que vous vous culpabiliser pour des choses qui n'ont peut-être pas de lien (ses épisodes dépressifs et ce souvenir d'enfance.)
Si le fait de parler serait de vous déculpabiliser alors ce n'est pas utile d'en parler car cela pourrait rajouter de la souffrance à sa fragilité.
De plus, vous réagissez aujourd'hui avec votre regard d'adulte alors que vous étiez des enfants. Sans prendre conscience de ce que cela pouvez engendrer sur l'un de vous 2.
Peut-être que la solution serait d'en parler avec un professionnel pour que vous puissiez prendre du recul sur ce souvenir et décidez en pleine conscience de ce qui serait le mieux pour vous et surtout pour votre sœur.
Prenez soin de vous
Je reste à votre écoute.
Michaële
Praticienne en psychothérapie
Praticienne en psychogénéalogie.
22 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 16 personnes
Bonjour,
Je ne vous conseille pas du tout de lui en parler. Vous n'avez aucune information sur ses épisodes dépressifs, ils n'ont peut être rien à voir avec cet évènement isolé, car il s'agit bien d'un événement isolé ?
Donc, à vous lire, il n'y a eu aucun geste intime, juste qu'elle vous a touché votre sexe ?
Pour moi, il n'y a rien de très grave, même si vous étiez le plus grand et que vous n'auriez pas dû... Mais si cela vous hante à présent.
2/3 séances D'EMDR vous seraient utiles (voir mon profil).
J'ai déjà reçu des hommes avec la même problématique.
21 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Malheureusement effectivement les jeux et découvertes sexuelles diverses sont assez courants dans la fratrie, avec des conséquences plus ou moins graves.
C’est pour cela que l’éducation sexuelle adaptée doit intervenir très tôt, avec notamment l’enseignement de la pudeur et les interdits d’attouchements en famille.
Le problème c’est que les parents ne pensent pas et ne savent pas non plus le faire : ils imaginent que les enfants sont très très sages… ayant « oublié » (c’est à dire mis de côté, un peu comme vous avec le souvenir revenu en mémoire récemment) leurs propres curiosités et sensations de leurs enfances.
Vous concernant il faudrait oser parler de cet épisode à votre sœur, et voir quel le souvenir qu’elle garde.
Si vous ne l’aviez pas forcé à quoi que ce soit, ni tenté de la pénétrer, cela peut ne pas l’avoir marqué et surtout pas traumatisé, mais tout dépend des gestes et actes qui ont eu lieu.
Étant donné la culpabilité que vous ressentez ça vous ferait du bien d’aller parler à un-e thérapeute, qui peut vous aider à aborder ce sujet avec votre sœur.
Par ailleurs il est très peu probable que ses problèmes psychologiques soient dues à cet événement de votre vie.
Je vous souhaite de pouvoir vous décharger de votre culpabilité et surtout de tirer les enseignements qui s’imposent si un jour vous êtes parent.
sp
21 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Les jeux sexuels et les jeux de découverte entre frère et sœur ou cousin et cousine sont courants, la culpabilité que vous éprouvez par contre a besoin d'être entendue. Consultez un psy, pour y voir plus clair et vous libérer de tout cela. Les sentiments éprouvés peuvent cacher quelque chose de plus sérieux. Courage
21 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour Monsieur,
Votre question et votre inquiétude illustrent tragiquement à quel point notre société actuelle, par ses dérives, l’ignorance généralisée et une fausse démocratie basée sur le refus des experts et l’absence de repères comme de hiérarchies sème le trouble et l’égarement, notamment en matière de sexualité.
Vous écrivez que « ce souvenir vous perturbe très fort ». Cette perturbation est toute récent-, induite par l’accusation d’agression de quelqu’un d’autre-, et non une rumination de longue date. Cette après-midi a sans doute été refoulée. Il est vraisemblable qu’elle n’ait posé aucun problème et n’ait eu aucune incidence sur votre sexualité actuelle. A vous de voir, si cela vous éclaire et rassure, en vous tenant à des éléments réels, non à des croyances ou angoisses erronées.
Nous vivons dans un contexte général délétère qui, outre qu’il incite à créer des problèmes quand il n’y en a pas, et à ne pas affronter l’énormité de ceux qui existent, tend à créer une confusion générale : entre hommes et femmes, enfants et adultes, sexualité et pornographie, geste grossier et abomination d’un viol. Le système juridique lui-même a implosé, avec des peines disproportionnées pour des incidents et l’impunité ou des peines commuées pour des faits graves. Il est extraordinaire que l’expansion sidérante -et souvent addictive- de la pornographie ne paraisse interpeller personne (alors que les conséquences sur la sexualité et la relation amoureuse sont redoutables) tandis que nous nous offusquons pour des gestes inconvenants de certains hommes, ou des explorations sexuelles d’enfants.
Référons-nous aux spécialistes, psychiatres, psychanalystes : Françoise Dolto (très compétente, quoique vulgarisée et mésinterprétée sur la base de raccourcis considérables de la part de tous ceux qui ne l’ont pas lue), Freud ou Ferenczi avant elle ont largement traité de ces jeux sexuels d’enfants. Il ne s’agit pas d’abus d’adultes ni de perversion, mais d’une curiosité compréhensible sans rapport de forces. Ce serait autre chose si vous reproduisiez un abus d’adulte que vous avez subi, si vous étiez plusieurs face à votre petite soeur, si vous preniez l’autre enfant au piège, par exemple.
L'important, c'est votre sexualité d'aujourd'hui, la vôtre et celle de votre soeur.
Faites-vous confiance. Vous avez manifestement des aptitudes à interroger votre conduite, à vous remettre en cause. C'est un gros atout, qui ne doit pas conduire à des angoisses qui n'ont pas lieu d'être.
21 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Attention au jugement que vous portez aujourd’hui avec votre moralité d’adulte à une activité faite lorsque vous étiez enfant et que vous n’aviez pas les mêmes notions d’interdit.
Il y a deux points qui devraient vous rassurer. Le premier, c’est que vous vous entendez très bien avec votre sœur. Ne pensez-vous pas que s’il restait quelque chose envers vous, vous auriez ce lien ?
Ensuite, vous dites ne pas l’avoir forcée à quoi que ce soit, mais que vous lui avez juste montré la procédure. Il est donc peu probable que cela soit resté et ait provoqué ces dépressions dont vous parlez.
Si vous souhaitez avoir son ressenti, abordez le sujet en lui disant qu’aujourd’hui, ce souvenir vous met mal à l’aise, car vous avez l’impression que vous êtes pour quelque chose dans son mal-être. Vous verrez ainsi ce qu’elle vous dira.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement
21 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ne vous inquiétez pas : la différence d'âge était suffisamment faible pour que ces jeux sexuels, normaux entre frères et sœurs consentants et à peu près du même âge, ne soit pas traumatisante. Sa série de dépressions n'a sans doute rien à voir avec ces jeux. Il faudrait qu'elle consulte un psychothérapeute si elle ne va pas bien. Peut-être que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, nous faisons pas mal de bêtises quand nous sommes enfants! Elle a sans doute oublié ce jeu innocent.
Bien à vous, Anne Fierry Vérité, psychologue clinicienne
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
C'est très bien de vous poser des questions par rapport à ce qui s'est passé pour vous et votre soeur dans votre enfance. En effet, le vécu de l'un peut être totalement différent de celui de l'autre pour la même situation. A votre question, s'agit-il d'un inceste, je répondrai par la négative car les éléments que vous présentez ne correspondent pas à la définition. Cependant, du fait de votre inquiétude, et effectivement du mal être de votre soeur, il est très important de trouver un moment favorable pour aborder ce jour-là de votre histoire commune. Essayez de lui relater la situation telle que vous nous la présentez ici -en ne cachant pas que vos souvenirs peuvent être inexacts en partie- de manière à ce qu'elle se sente libre de donner son ressenti à elle. Si vous ne lui en parlez pas, sachez que votre relation sera impactée car il y aura eu une expérience dont le sens reste à trouver.
Je reste à votre disposition si vous souhaitez échanger à ce sujet.
Bien à vous.
Marie-Laure Passerel, Psychothérapie relationnelle et humaniste
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je sens à quel point ce souvenir vous bouleverse et génère en vous beaucoup d’angoisse et de culpabilité. Ce que vous décrivez ressemble à une expérience d’exploration enfantine, qui arrive chez de nombreux enfants et qui ne repose pas sur une intention de faire du mal. Mais aujourd’hui, ce souvenir ressurgit avec une forte charge émotionnelle, et il est normal que vous soyez troublé.
Plutôt que de rester seul avec cette angoisse, il pourrait être aidant d’en parler dans un cadre bienveillant, pour prendre du recul et comprendre pourquoi ce souvenir refait surface maintenant. Une consultation pourrait vous permettre d’explorer ce que vous ressentez, sans jugement, et de vous apaiser.
Si vous en ressentez le besoin, je suis là pour en discuter avec vous lors d’une séance en visioconférence. N’hésitez pas à me contacter.
Prenez soin de vous.
Elodie Seng
Psychopraticienne
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour ,
Tout d’abord, je tiens à souligner que la culpabilité que vous ressentez témoigne de votre sensibilité et de votre souci du bien-être des autres. Ce que vous décrivez semble correspondre à une exploration infantile, un phénomène relativement courant entre enfants du même âge, motivé par la curiosité plutôt que par une intention de domination ou de malveillance.
Avec le recul de l’adulte que vous êtes aujourd’hui, il est compréhensible que vous éprouviez du malaise en repensant à cet événement. Cependant, la mémoire de l’enfance est malléable : il est possible que ce souvenir soit teinté par votre regard actuel et amplifié par le contexte émotionnel que vous traversez.
Concernant votre sœur, il est naturel de vous inquiéter pour elle, mais ses souffrances passées ne sont pas nécessairement liées à cet événement. Si elle n’a jamais évoqué de malaise à ce sujet, il n’est pas certain qu’il ait eu un impact négatif sur elle. Avant d’en parler directement avec elle, il pourrait être bénéfique de prendre du recul sur vos propres émotions et d’en discuter avec un professionnel, qui pourra vous aider à clarifier ce que vous ressentez et à trouver la meilleure approche.
Ce qui importe aujourd’hui, c’est d’accueillir ces émotions avec bienveillance, sans vous juger trop durement. Votre inquiétude montre votre empathie, et il est essentiel que vous puissiez exprimer ces pensées dans un cadre sécurisant, sans laisser la culpabilité vous envahir.
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Les enfants sont de nature curieuse, et surtout naïfs. La découverte du corps et de ses mystères pour les enfants est souvent intrigant.
Il n'y a pas de pudeur et les enfants ne comprennent pas pourquoi, elles sont "différentes".
Avant la puberté, les limites sont flous, la maturité y est pour cause.
Le consentement, est lié à la maturité, la capacité de comprendre ce qui est acceptable ou non, ce qui est interdit et pourquoi.
Les garçons jeunes se découvrent par la masturbation et ses sensations, mais comme vous l'expliquer sans compréhension...
Vous culpabilisez avec votre "conscience actuelle", parce que les "codes" aujourd'hui, ne sont pas les même qu'à 9 ans.
Il est difficile de parler d'inceste ou de traumatisme dans cette situation.
Votre témoignage est touchant. Vous avez un souvenir qui est remonté.
Vous pouvez consulter pour vous libérez de ce que vous ressentez, ne brutalisez pas votre sœur sans vraiment vous comprendre.
Vous pourriez rendre plus difficile votre situation, dans un premier temps prenez soin de vous.
Après vous verrez.
Je reste disponible pour continuer, belle journée Mélina
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
Vous n'étiez probablement pas encore pubère. Donc il s'agissait comme vous le dites d'un simple jeu, d'une simple découverte du corps. Le plus probable est qu'elle l'est complètement oublié et cela n'est sûrement pas la cause de sa dépression. Il s'agit de jeu d'enfant et c'est vous qui projetez sur cette situation un regard d'adulte normalement sexué.
Ce que vous faites est un scrupule et il n'y a aucun intérêt à rester dedans.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous remercie pour votre message et pour la sincérité avec laquelle vous exprimez votre ressenti. Il est normal que ce souvenir vous trouble aujourd’hui, et je tiens à souligner votre démarche de réflexion et de questionnement.
Ce que vous décrivez semble s’inscrire dans le cadre du développement psychosexuel normal de l’enfant, où la curiosité et l’exploration corporelle sont des phénomènes fréquents. À 9 ans et demi, vous étiez encore un enfant en pleine découverte de son propre corps et du monde qui l’entoure, sans intention de malveillance ni de domination.
Votre culpabilité vient peut-être aussi du fait que ces sujets sont souvent tabous et peu expliqués aux enfants. L’éducation sexuelle, lorsqu’elle est adaptée à chaque âge, joue un rôle essentiel dans l’accompagnement du développement psychosexuel. Lorsqu’un enfant reçoit des repères clairs de la part de ses parents, enseignants ou professionnels de santé, il comprend mieux les notions d’intimité, de consentement et de respect des limites. À défaut, il peut se retrouver à expérimenter sans cadre explicite, ce qui peut, à l’âge adulte, générer des questionnements comme ceux que vous avez aujourd’hui.
Il est important de replacer votre expérience dans ce contexte : un manque d’information ou d’encadrement ne fait pas de vous une personne coupable ou malveillante. Votre inquiétude sur les répercussions possibles pour votre sœur témoigne de votre sensibilité et de votre bienveillance à son égard. Si ce souvenir vous pèse, il peut être bénéfique d’en parler avec un professionnel pour mieux comprendre votre ressenti et trouver des clés pour l’apaiser.
Vous n’êtes pas seul dans cette réflexion, et je vous encourage à prendre soin de vous en vous offrant la possibilité d’un accompagnement bienveillant et professionnel.
20 FÉVR. 2025
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Kjui
Merci pour votre témoignage courageux.
Vous évoquez une scène qui en effet pourrait être assimilée à une scène assez ordinaire de jeux et découverte sexuels entre frère et sœur, chacun curieux du corps de l’autre et des possibles que celui-ci promet!
La question qui s’impose est bien celle de l’ascendant d’un frère aîné sur sa petite sœur mais ici vous semblez rassuré du consentement de votre petite sœur et de l’absence de pression exercée.
Parce que ce souvenir est ravivé à l’occasion d’un événement qui vous rapporté mais aussi sans doute parce que vous êtes soucieux du respect envers votre sœur, vous interrogez ses difficultés psychologiques et vous vous sentez peutetre responsable de sa dépression.
Il conviendrait au mieux de vous en ouvrir à elle afin de connaître quelle lecture votre sœur fait elle de ces moments?
Ses dépressions répétées ne sont elles pas dues à d’autres événements, sexuels ou non dont vous n’êtes pas l’auteur?
D'autant que vos relations sont bonnes dites vous, il semblerait nécessaire de lui communiquer votre douleur puisque vous souffrez tous 2.
Pas facile me direz vous d’exprimer ces choses, notre part d’ombre pourtant universelle ne se dévoile pas si facilement.
Le faisant, vous pourrez vous approcher des moments, événements de votre enfance qui ont fait de vous le jeune homme que vous êtes aujourd'hui, un homme courageux préoccupé de l’équilibre de ses proches.
Si vous souhaitez être accompagné dans une réflexion plus avant sur ce cheminement difficile mais indispensable pour vous libérer de ces doutes et ainsi trouver les ressources pour poursuivre la bonne relation avec votre " petite soeur", n'hésitez pas à contacter un thérapeute il peut être aidant voire necessaire de ne pas rester seul dans cette démarche.
Si vous le souhaitez je peux être ce thérapeute.
Bon courage à vous dans ce chemin
Isabelle Bognini-Garcia