Rechute trouble anxieux

Réalisée par Tristeetangoissee · 23 déc. 2025 Anxiété

Bonjour ! J'ai fait un premier épisode anxieux couplé à une DPP suite à la naissance de mon 4eme enfant en 2024. J'ai développé de gros troubles anxieux m'empêchant d'apprécier la vie et tout ce que j'aimais avant. Ça m'a même mener à une ceise suicidaire suivie d'une hospitalisation de quelques jours en unité de crise. J'ai été sous Sertraline 125mg pendant 1 an. Puis j'ai arrêter car ça faisait plusieurs mois que ça allait vraiment mieux. J'ai donc arrêter en Mai 2025. En parallèle j'ai suivi une thérapie EMDR complète. Tout allait de nouveau bien dans ma vie. Mais voilà que ce 23 Novembre, l'anxiété est revenue. Me submergeant comme une vague impossible à éviter. Tout est revenu comme lors de la 1ere crise, me reconduisent de nouveau en crise suicidaire et hospitalisation. Je suis sous de nouveau sous Sertraline depuis le 26 Novembre. D'abords à 50mg, puis à 75mg 1 semaine plus tard, puis à 100mg depuis le 11 Décembre. Actuellement, je suis encore plus angoissée depuis quelques jours. Je m'inquiète aussi pour l'avenir. Est-ce que ça va être ça toute ma vie maintenant ? Quelques mois où ça va bien et boum rechute ?!?! Je me sens démunie, désespérée, j'ai peur. Je suis également une thérapie TCC en parallèle, mais on m'a dit que même si je fais tout bien, il peut y avoir des rechutes quand même....alors des fois je me dis à quoi bon ? Je souffre tellement....

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Meilleure réponse 26 DÉC. 2025

Bonjour,
Votre message est très touchant car vous faites tout ce qu'il faut pour sortir de votre dépression: médicaments prescrits par un médecin, thérapies EMDR et TCC. Vous observez des périodes où vous allez mieux et des rechutes. Si on reprend l'historique de votre état anxieux suivi d'une DPP, vous dites que c'est après la naissance de votre 4ème enfant. En tant que psychogénéalogiste, je voudrais vous faire réfléchir sur la place (n°4) de cet enfant. Quelle est votre place dans votre fratrie? Y a-t-il eu des femmes de votre famille qui ont vécu des choses particulièrement difficiles à l'arrivée d'un 4ème enfant (sachant qu'on compte toutes les grossesses, y compris les FC et IVG et bébés nés dcd)? Les transmissions générationnelles ont plus d'impact qu'on ne l'imagine. L'anxiété dont vous parlez est arrivée après la naissance donc cherchez dans votre histoire familiale si un enfant a été "en danger" ou une mère particulièrement éprouvée suite à une grossesse ou dans un contexte particulier (guerre, maladie, ressources ...). Vous ne dites pas si votre 4ème grossesse était désirée, si votre relation de couple était stable. Votre message prouve que vous cherchez une solution, je suis sûre que vous allez trouver la meilleure thérapie. bien à vous.
Mme Dhaine Dominique
Psychothérapeute et psychogénéalogiste
à Paris 20 ou en visio.

Dominique Dhaine Psy sur Paris

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5 JANV. 2026

Bonjour,

Votre message est très touchant. Après ce que vous avez traversé, il est normal que le retour des symptômes soit vécu comme quelque chose de profondément angoissant et injuste.

Une rechute ne veut pas dire que tout ce que vous avez fait n’a servi à rien, ni que votre avenir sera forcément une succession de crises. Dans les troubles anxieux, surtout après un épisode aussi marquant, le système nerveux reste parfois très sensible. Il peut réagir fortement au stress, aux changements, ou même à la peur… de rechuter. Cela ne signifie pas que vous revenez à zéro.

La reprise de la Sertraline peut aussi, au début, augmenter l’anxiété avant que l’effet stabilisant s’installe. Ce que vous vivez actuellement est donc extrêmement éprouvant, mais pas anormal dans ce contexte. Vous faites déjà beaucoup : suivi médical, traitement, TCC.

Ce qui compte maintenant, c’est de continuer à être entourée et accompagnée, surtout au vu des idées suicidaires passées. Ce n’est pas un recul, c’est une protection.

Vous n’êtes pas faible, ni condamnée à souffrir toute votre vie. Vous traversez une période très difficile, et vous méritez du soutien, du temps et de la sécurité pour que le système se réapaise.

Betty - Thérapeute en ligne (psychothérapie dont TCC)

Anonyme-442144 Psy sur Louverné

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3 JANV. 2026

Bonjour,

Merci pour la confiance avec laquelle vous partagez votre histoire. Ce que vous traversez est profondément éprouvant, et votre détresse est parfaitement légitime. Les épisodes anxieux sévères associés à une dépression du post-partum peuvent être extrêmement violents, et la rechute que vous vivez aujourd’hui est d’autant plus déstabilisante que vous aviez retrouvé un réel mieux-être.

Il est important de vous dire que ce que vous vivez n’est pas un échec de votre part ni de vos efforts thérapeutiques. Les troubles anxieux et dépressifs peuvent évoluer par phases, et une rechute ne signifie ni que vous êtes condamnée à revivre cela toute votre vie, ni que les soins entrepris sont inutiles

Votre système nerveux a vécu un traumatisme émotionnel majeur, et il réagit encore avec une hypersensibilité qui peut donner l’impression d’une perte totale de contrôle. Mais ce terrain est traitable, et surtout réversible, même si aujourd’hui tout semble obscur.

Vous êtes déjà très engagée dans votre parcours de soin : suivi médical, traitement, EMDR, TCC… c’est considérable. Ce que vous vivez aujourd’hui nécessite probablement un accompagnement encore plus ajusté, intégrant à la fois le trauma, la régulation émotionnelle, l’épuisement maternel et votre sentiment de sécurité intérieure

Je travaille précisément sur ce type de problématiques, et je peux vous proposer un accompagnement dans mon cabinet, dans un cadre sécurisant et progressif, afin de vous aider à retrouver de la stabilité, de l’apaisement et de la confiance dans votre avenir.

Ce que vous ressentez aujourd’hui est un état, pas une destinée.

Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter pour organiser un premier rendez-vous. Vous n’êtes pas seule, et il existe un chemin pour aller réellement mieux

Bien à vous

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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31 DÉC. 2025

Bonjour,

Ce que vous traversez est extrêmement éprouvant, et votre détresse est légitime. Une rechute ne signifie pas que tout est perdu ni que cela sera ainsi toute votre vie, surtout après un arrêt de traitement et dans un contexte de grande vulnérabilité. L’augmentation récente de la Sertraline peut aussi expliquer une anxiété transitoirement plus forte.

Vous avez déjà mobilisé de nombreuses ressources, ce qui montre votre capacité à vous faire aider. Quand la souffrance est trop intense, il est essentiel de rester entourée des professionnels qui vous accompagnent.

Avec tout mon soutien,

Loelia Maraldo
Thérapeute

Maraldo Loelia Psy sur Le Perreux-sur-Marne

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26 DÉC. 2025

Bonjour Madame,

Votre témoignage est très touchant. Il faut absolument que vous continuez à suivre non seulement votre traitement mais aussi vos thérapies.

Les risques de rechute sont toujours présentes mais s'atténuent quand on a un bon suivi. Gardez foi en l'avenir, ne baissez pas les bras et n'hésitez pas à demander des explications aux personnes qui vous suivent, elles seules pourront vous rassurer

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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25 DÉC. 2025

Bonjour,

Est-ce que cette rechute en novembre a été liée à un événement particulier ou à un moment de grande fatigue ? La DPP est surtout liée à un bouleversement hormonal et à la fatigue. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui a pu de nouveau déclencher ces angoisses ? C’est avant tout ce qu’il faut découvrir pour vous éviter dans le futur de vivre de nouveau ces crises. Il sera ainsi possible de traiter la problématique. N’hésitez pas à venir en consultation pour cela.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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25 DÉC. 2025

Bonjour,

Déjà il faut faire attention que l'on ne peut pas arrêter brutalement un antidépresseur car cela favorise la reprise d'angoisse.
Ensuite il faudrait mieux comprendre la cause intérieure de votre dépression. Par exemple comprendre quel événement ou quelle situation a à nouveau générée l'anxiété ce 23 novembre. Il a dû se passer quelque chose qui pourrait être un bon indicateur de la nature de votre dépression.
Continuez à vous faire suivre sans trop mélanger les différentes approches psychothérapeutique et essayez de prendre conscience de ce qui vous trouble intérieurement.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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25 DÉC. 2025

Bonjour,

Merci pour votre message et pour la confiance que vous accordez en partageant une expérience aussi éprouvante. Ce que vous traversez est profondément angoissant, et votre détresse est tout à fait compréhensible au regard de votre histoire récente.

Tout d’abord, il est important de souligner plusieurs points essentiels :

Vous n’êtes pas en train de “repartir de zéro”, même si la rechute peut en donner l’impression. Le fait que l’anxiété soit revenue ne remet pas en cause tout le travail thérapeutique que vous avez accompli ni les ressources que vous avez développées.

Les troubles anxieux et dépressifs, en particulier lorsqu’ils sont survenus dans un contexte aussi intense que le post-partum et une DPP, peuvent évoluer de façon non linéaire. Cela signifie que des périodes d’amélioration peuvent être suivies de rechutes, sans que cela signe un échec personnel ou thérapeutique.

Concernant le traitement :

La sertraline peut majorer l’anxiété transitoirement lors de la reprise ou de l’augmentation des doses, surtout dans les premières semaines. Être plus angoissée actuellement, alors que vous êtes à 100 mg depuis peu, est malheureusement quelque chose de fréquemment observé.

L’effet thérapeutique complet met souvent 4 à 6 semaines à s’installer à dose efficace. Ce que vous ressentez aujourd’hui ne préjuge donc pas de l’évolution à venir.

Sur le plan psychothérapeutique :

La TCC et l’EMDR sont des approches solides et complémentaires. Le fait qu’on vous ait dit qu’il peut y avoir des rechutes même en faisant “tout bien” n’est pas une condamnation, mais une réalité clinique : une rechute n’annule pas les bénéfices, elle indique souvent qu’un nouveau palier de compréhension ou de régulation émotionnelle est à travailler.

Les rechutes peuvent aussi survenir à des moments de fatigue, de vulnérabilité hormonale, émotionnelle ou existentielle, sans cause unique identifiable.

Sur votre question centrale : « Est-ce que ça va être ça toute ma vie ? »
Non, pas nécessairement. Ce que l’on observe très souvent, c’est que les rechutes deviennent moins intenses, moins longues et mieux contenues avec le temps, les ajustements thérapeutiques et l’expérience que vous gagnez de vous-même. Aujourd’hui, vous êtes dans la vague, pas dans la trajectoire globale.

Enfin, un point très important :

Le fait que vous ayez demandé de l’aide, consulté, accepté un traitement, suivi des thérapies, et que vous continuiez malgré l’épuisement, montre une force psychique réelle, même si vous ne la ressentez pas du tout en ce moment.

Les pensées suicidaires sont le signe d’une souffrance intense, pas d’un désir réel de mourir. Elles nécessitent évidemment une vigilance continue et un accompagnement rapproché, ce que vous êtes déjà en train de faire.

Vous n’êtes pas “cassée”, ni condamnée à une alternance éternelle de mieux/pire. Vous traversez une phase aiguë, douloureuse, mais réversible, même si aujourd’hui cela semble impossible à croire.

N’hésitez pas à vous appuyer autant que nécessaire sur les professionnels qui vous suivent, et à signaler toute aggravation. Vous n’avez pas à porter cela seule.

Je peux vous proposer des séances d'hypnose douce au travers d'histoires symboliques afin de motiver votre inconscient à retrouver calme et sérénité et un moment de calme psychique, je reste à votre disposition si vous souhaitez ( par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure )

Avec beaucoup de considération et de soutien.

Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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24 DÉC. 2025

Bonjour Madame,

Si tout allait bien jusqu’à l’arrivée de ce 4e enfant il y a eu probablement un « trop plein » émotionnel et pratique dans votre vie, ce qui pourrait bien expliquer la dépression post partum et ses suites.

Donc, si vous êtes suffisamment soutenue dans la vie de tous les jours avec vos enfants il n’y a pas de raison de ne pas sortir de votre état de détresse.
Il est possible que la saison hivernale affecte aussi votre état d’esprit.

Gardez l’espoir, et continuez vos thérapies : il n’y a pas de raison de ne pas vivre une amélioration de votre état d’humeur et de votre vie.

Je vous souhaite d’aller bien et de vous réjouir de la famille que vous avez construit.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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24 DÉC. 2025

Bonjour,

Votre message est profondément touchant et il est important de le dire d’emblée : ce que vous traversez est extrêmement éprouvant, et votre détresse est légitime. Après un épisode de dépression post-partum (DPP) avec troubles anxieux sévères, une crise suicidaire et une hospitalisation, le retour de l’anxiété peut être vécu comme une trahison du corps et de l’esprit, et raviver une peur immense pour l’avenir.

La rechute que vous décrivez ne signifie pas que tout votre travail n’a servi à rien. Dans les troubles anxieux et dépressifs, en particulier lorsqu’ils sont associés à un contexte hormonal, émotionnel et relationnel intense (grossesse, post-partum, charge parentale), il peut exister des phases de vulnérabilité, même après une longue période de mieux-être et un travail thérapeutique sérieux (EMDR, TCC).

Concernant le traitement : lors de la reprise de la sertraline, il est fréquent que l’anxiété augmente transitoirement dans les premières semaines, surtout lors des ajustements de dosage. Cela peut être très déstabilisant et donner l’impression que “ça ne marche plus” ou que “ça empire”, alors que le traitement n’a pas encore atteint son plein effet thérapeutique. Ce point mérite d’être suivi de près avec votre médecin ou psychiatre.

D’un point de vue Gestalt et psychotraumatique, il est aussi important de comprendre que votre corps a appris à réagir très fort face au danger. Cette hyperréactivité anxieuse n’est pas un échec personnel, mais une tentative de protection. Les pensées du type « est-ce que ça va être comme ça toute ma vie ? » sont fréquentes dans l’angoisse aiguë, mais elles sont des pensées d’anticipation, pas des prédictions.

Non, cela ne signifie pas que votre vie sera faite de cycles sans fin de rechutes.
Oui, il est possible d’apprendre à traverser ces vagues différemment, à restaurer un sentiment de sécurité intérieure et à consolider ce qui a déjà été construit.

Il peut être utile, en complément de la TCC et de l’EMDR, de travailler dans un cadre thérapeutique qui prenne aussi en compte :

la sécurité émotionnelle et corporelle dans l’ici-et-maintenant

la relation à la peur, plutôt que la lutte permanente contre elle

la fatigue profonde liée à la maternité, à la charge mentale et aux exigences internes

le sens de ce que ces crises viennent signaler, sans les réduire à un simple “dysfonctionnement”

Enfin, je veux souligner quelque chose d’essentiel : le fait que vous demandiez de l’aide, que vous soyez suivie, que vous vous exprimiez ici, est déjà un signe de force et de vie. Même quand tout semble inutile, une part de vous cherche encore du soutien et une issue.

Si l’angoisse ou les idées suicidaires s’intensifient, il est fondamental de rester en lien étroit avec les professionnels qui vous suivent et de ne pas rester seule face à cela.

Vous souffrez beaucoup, et cette souffrance mérite d’être accompagnée avec douceur, patience et respect de votre rythme. Vous n’êtes pas condamnée à vivre ainsi.

Je vous adresse tout mon soutien.

Mehdi Artus Psy sur Paris

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24 DÉC. 2025

Bonjour,

À travers vos mots, on ressent une souffrance très intense, une grande fatigue intérieure et une forme de détresse profonde, comme un appel lancé dans l’espoir de trouver enfin un point d’appui. Avant toute chose, j’aimerais vous inviter, si vous le pouvez, à faire une courte pause en lisant ces lignes : prenez un instant pour sentir votre respiration, le contact de votre corps avec le sol ou le fauteuil, le rythme de votre cœur. Ralentir, même quelques secondes, peut parfois aider à apaiser un peu la vague d’angoisse lorsqu’elle est trop forte.
Si c’est possible, essayez ensuite de mettre des mots sur ce que vous ressentez auprès d’une personne de confiance ou par écrit. Ce n’est pas une solution en soi, mais cela peut permettre de ne pas rester seule face à cette intensité.

Ce que vous traversez est extrêmement éprouvant. Vous avez connu un épisode anxieux et une dépression du post-partum après la naissance de votre enfant, avec des manifestations très sévères, jusqu’à une crise suicidaire et une hospitalisation. Vous avez pourtant entrepris beaucoup de démarches : traitement médicamenteux, EMDR, puis TCC aujourd’hui. Cela montre à quel point vous avez cherché – et cherchez encore – à aller mieux. Le fait que vous soyez là, vivante, à demander de l’aide, est déjà en soi un élément fondamental.

Il est possible que les thérapies suivies jusqu’ici n’aient pas encore permis une transformation suffisamment profonde ou durable, et cela ne signifie en aucun cas que vous avez « échoué » ou que vous avez fait quelque chose de travers. Les rechutes existent parfois, même lorsque l’on fait « tout comme il faut ». Elles ne remettent pas en cause vos efforts ni leur valeur. Elles indiquent souvent que quelque chose, à un niveau plus profond, continue de demander à être entendu et accompagné.

La dépression du post-partum et l’anxiété peuvent être l’expression d’un déséquilibre plus global : une accumulation de fatigue, de responsabilités, d’exigences, d’émotions anciennes ou actuelles devenues trop lourdes à porter seule. Ce sont parfois des signaux douloureux indiquant qu’une partie de soi n’arrive plus à continuer comme avant. Cela ne veut pas dire que votre vie sera condamnée à cette alternance permanente entre mieux et rechutes.

Il est important de rappeler qu’il n’y a aucune faute à faire une dépression ou à vivre des troubles anxieux. Dans un monde de plus en plus exigeant, rapide et anxiogène, ces états sont malheureusement fréquents, en particulier chez les personnes sensibles, engagées, et soucieuses des autres – comme vous semblez l’être, notamment en tant que mère. La dépression peut parfois être une tentative maladroite, mais réelle, de transformation : une manière pour le corps et le psychisme de dire « stop », lorsqu’il n’est plus possible de continuer au même rythme ou dans les mêmes conditions.

Concernant votre anxiété, il serait important que celle-ci puisse être abordée non seulement comme un symptôme à faire disparaître, mais aussi comme quelque chose à comprendre et à contextualiser dans votre histoire de vie et votre environnement actuel. L’anxiété peut parfois porter un message confus, mais essentiel : celui d’un besoin de sécurité, de soutien, ou de changement. Lui donner une place, dans un cadre thérapeutique sécurisant, peut permettre qu’elle perde progressivement son caractère envahissant.

Je ne peux pas vous dire de quoi sera fait votre avenir, ni vous garantir qu’il n’y aura plus jamais de moments difficiles. Ce que je peux en revanche vous dire, c’est que votre situation appelle un accompagnement thérapeutique profondément sécurisant, avec un·e professionnel·le capable de vous écouter avec douceur, sans jugement, et de prendre en compte l’ensemble de votre vécu – émotionnel, corporel et relationnel. Une relation thérapeutique authentique et stable peut devenir un point d’ancrage essentiel dans cette traversée.

Ce que vous vivez, aussi douloureux que cela soit aujourd’hui, peut devenir, avec le bon accompagnement, une occasion de transformer en profondeur votre relation à vous-même, à vos limites, à vos besoins, et au monde qui vous entoure. Ce chemin est long, mais il peut mener vers une manière de vivre plus apaisée, plus juste pour vous, et vers le retour progressif d’une joie de vivre qui semble aujourd’hui hors de portée.

Vous n’êtes pas seule, et votre souffrance mérite d’être entendue et accompagnée avec respect et humanité.
Massimiliano Cangelosi
Gestalt Praticien sur Paris 13

Massimiliano Cangelosi Psy sur Paris

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