Reconnaître l'inceste

Réalisée par Alyzé · 18 mai 2026 Aide psychologique

Bonjour,

Depuis peu je suis en plein questionnement pour savoir si j'ai été victime d'inceste. En effet, plusieurs signes sont probants (agressions sexuelles répétées de l'adolescence jusqu'à l'âge adulte), peu de souvenir de la petite enfance ou souvenirs comme si j'étais dans une bulle, inconfort ressenti à partir de l'adolescence à être vue de mon père en maillot de bain, ou son étreinte me met mal à l'aise. Depuis que je commence la thérapie je fais des cauchemars répétées sur le sujet.
Même si je suis une thérapie je n'arrive pas à mettre le doigt sur un souvenir probant qui confirmerait cette sensation. Mes questions sont, est-ce possible de ne jamais se souvenir d'un événement incestuel si trop tôt dans l'enfance ? est-ce que ma situation ressemble en effet a celle d'une victime d'inceste ? est-ce qu'un climat incestuel peut être la cause de tout ce rumue ménage dans ma vie ?
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Meilleure réponse 19 MAI 2026

Bonjour,

Le souvenir ne répond à aucune règle et il est possible d'effacer des épisodes traumatiques mais l'inconscient en gardera une trace mnésique.
Dans votre cas, les évènements et ressentis évoqués ne constituent pas des preuves probantes d'un inceste ou même d'un climat incestuel mais ils nécessitent d'être "décodés" car il y a une compulsion d'actes douloureux sur le moi.

Je vous conseille de vous en remettre à la guidance de votre psychothérapeute qui, comme tous les thérapeutes sérieux, saura prendre le temps et démêler le fantasme de la réalité.

Cordialement.
Catherine Cadou - Psychanalyste.

Catherine Cadou Psy sur Les Angles

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22 MAI 2026

Bonjour,

Il est très difficile de pouvoir accéder à des vrais souvenirs d’inceste quand celui a eu lieu très tôt dans l’enfance.

Ceci étant rien qu’un climat incestuel et manquant de pudeur de la part d’un parent (ou des deux…) peut vous mettre très mal à l’aise aujourd’hui et aussi expliquer les agressions vécues.

Il y a des signes qui ne trompent pas, et des thérapeutes qui savent les interpréter sans non plus induire des faux souvenirs (ce qui est un risque non négligeable quand on aborde ces sujets).

Je vous souhaite de trouver une réponse crédible à vos questionnements et surtout une forme d’apaisement et aussi d’affirmation de vous même qui vous mettra à l’abri d’autres agressions éventuelles.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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22 MAI 2026

Bonjour,
Les cauchemars répétés sont à prendre au sérieux car c'est le seul moment où nous pouvons avoir des informations de notre inconscient qui s'exprime. Pour autant, il est important de ne pas oublier que nous ne rêvons que de nous, et des parties de nous, de façon imagée, donc ce n'est pas à prendre au premier degré, et à démêler avec votre thérapeute.

Il est fréquent effectivement de ne pas avoir de souvenir précis quand il y a eu inceste ou agression sexuelle, et cel

Aurélie Laumont Psy sur Troyes

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21 MAI 2026

Bonjour,

Il est fréquent qu' on ne puisse pas avoir de souvenir précis lorsqu'il a eu inceste et cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord, cela dépend de l'âge auquel c'est arrivé, et puis nous sommes protégés par nos propres mécanisme de protection, notamment la dissociation qui "coupe" nos sens de ce qui est en train de se passer, et survivre.

Pour autant, même si nos sensations semblent anesthésiées, le corps se souvient toujours, même des années après. Le corps ne ment pas. Donc vous pouvez faire confiance à votre corps et aux sensations qui vous envoie, même si pour l'instant tout est flou pour vous, et peut-être qu'un jour un souvenir reviendra...

Je vous souhaite un bon cheminement avec votre thérapeute vers cette conscience de votre corps et de réparer ce qui a été abîmé dans la représentation de vous-même, de votre intimité, pour faire place peu à peu à la reconstruction.

Chaleureusement.
Aurélie LAUMONT
Psychopraticienne relationnelle intégrative

Aurélie Laumont Psy sur Troyes

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20 MAI 2026

Bonjour,

Beaucoup de personnes qui ont eu un vécu familiale conflictuel, violent ou incestueux (« climat incestueux ») se posent ce type de questions, surtout lorsqu’un travail thérapeutique commence à faire émerger certaines émotions ou images.
Il est effectivement possible que certains souvenirs de l’enfance soient fragmentés ou flous, que ce soit par rapport au développement normal du cerveau (nous gardons les souvenirs plus facilement une fois adulte) ou pour mettre à distance certaines expériences difficiles.

En revanche, il est important de rester prudent face à une recherche trop active ou insistante de “preuves” ou de souvenirs précis. La mémoire humaine est complexe et influençable. Certaines recherches en psychologie ont montré qu’une forte suggestion, des interprétations trop affirmatives ou une quête intense de souvenirs peuvent parfois favoriser la construction de faux souvenirs ou de reconstructions inexactes. C’est notamment ce qu’ont étudié des chercheurs comme Elizabeth Loftus sur les mécanismes de mémoire. (il y a un livre s’il vous intéresse).

Dans ce contexte, l’enjeu thérapeutique n’est pas forcément de “prouver” absolument qu’un événement précis a eu lieu, mais plutôt de travailler à partir de ce que vous ressentez aujourd’hui : votre malaise, vos cauchemars, votre rapport au corps, à la sécurité, aux liens familiaux et aux agressions que vous savez avoir subies plus tard.
En se préoccupant du présent, sans attentes (je sais que c’est plus facile à dire qu’à mettre en place), vous laisserez émerger des souvenirs qui viendront d’eux même.
Le plus important semble être de continuer à avancer à votre rythme, sans vous forcer à trouver une réponse immédiate ou définitive, et sans invalider non plus ce que vous ressentez intérieurement, votre ressentis est le plus important !

Je vous souhaite de pouvoir trouver du soutien et un peu de réconfort dans cette période si difficile.
Je reste à votre disposition, n’hésitez pas à me poser d’autres questions
Prenez soin de vous,

Aurélie
Psychopraticienne – Hypnothérapeute
*Visio & Présentiel

•NB : cette réponse repose sur les éléments que vous partagez ici. Sans davantage de précisions, certains aspects peuvent m’échapper et mon propos reste donc à nuancer.

Aurélie Vicedo Psy sur Saint-Georges-sur-Cher

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19 MAI 2026

Bonjour,

Votre question me touche parce qu'au travers de vos mots, je lis une recherche de vérité sur votre passé mais aussi quelque chose de plus profond me vient: ce besoin de comprendre pourquoi vous vous êtes sentie différente, en insécurité et même en décalage avec vous-même. Je me demande si il n'y aurait pas une charge supplémentaire que vous porteriez aujourd'hui: celle que pour légitimer votre souffrance actuelle, il vous faudrait retrouver un souvenir précis.
A mon sens, un traumatise ne se construit pas uniquement autour d'un acte dont on se vient, mais également d'un climat dans lequel on a vécu: confusion des rôles, absence de sécurité émotionnelle, intrusion dans l'intimité, un regard mal placé... vous n'avez pas été protégé comme vous auriez dû l'être.

Je vais rester prudente, tout ceci ne permet pas de conclure à un inceste, en revanche cela mérite d'être exploré.
Vous évoquez peu de souvenirs d'enfance, un inconfort à l'adolescence devant votre père.. qui me fait me demander autre chose :et si votre corps essayait moins de retrouver un souvenir mais plutôt de raconter une expérience émotionnelle ancienne?
Parfois, le corps garde en mémoire des alertes d'une histoire qui manque de clarté comme pour vous demander d'y prêter plus attention.

Il est important me semble-t-il de préciser que les personnes ayant vécu des violences précoces développent parfois sans le vouloir une certaine forme de familiarité avec le rapport aux limites, au corps voir même au danger. Cela ne va pas dire qu'elles attirent ou provoquent mais que le système intérieur s'est construit très tôt autour de l'insécurité.

La vraie question pour moi n'est pas: est-ce que ma situation ressemble? Mais plutôt: de quoi mon corps essaie-t-il de me protéger depuis si longtemps?
Car votre souffrance mérite d'être entendue. Je vous encourage à poursuivre votre travail thérapeutique avec beaucoup de prudence, et de douceur envers vous-même.

Prenez soin de vous, je reste à votre écoute si vous souhaitiez aller plus loin dans votre réflexion.

Virginie VINCENT
Psychopraticienne,
En cabinet à Aix-en-Provence ou en visio.

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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19 MAI 2026

Bonjour,

il est très fréquent et salutaire qu'il n'y ait pas de souvenir. Celle qui a pu vivre cela (que cela soit réel ou que des actes aient été vécu comme abusifs) est souvent dans un état de sidération et de figement et un clivage s'opère.
Le choc est généralement tel que la réaction physiologique est de se dissocier du corps, de ne plus ressentir (c'est ce que font tous les mammifères).

Cela permet de survivre, c'est précieux.
D'autant qu'un enfant a besoin de ses racines, de l'amour de ses parents. Parents qu'il est ensuite possible de respecter et d'aimer en tant qu'êtres (qui ont fait du mieux qu'ils pouvaient), tout en condamnant les actes abusifs, injustes, répréhensibles, etc.

Ensuite, lorsque le contexte peut permettre assez de sécurité, que l'on n'est plus dans la survie (adulte et autonome par exemple), des choses peuvent remonter pour permettre à la vie de se déployer.
Car ce qui avait à l'époque permis de survivre est bien souvent ensuite un frein. Frein à la réalisation de projets, à des rencontres, à la joie, etc.

D'une part car, pour arriver au figement, le corps mobilise une énergie considérable, cf les neurosciences. Alors, ensuite, lorsque le contexte (accompagnement adéquat, sécurité, etc.) est favorable, cela peut être libéré. Et toute cette énergie redevient disponible pour réaliser vos projets, vivre votre vie, vous déployer.

D'autre part car celles que nous étions et qui n'ont pas été entendues dans leurs éprouvés peuvent appeler. Notamment grâce à des symptômes désagréables et interpellants.

Les agressions vécues à répétition sont parfois là spécialement pour amener à reconnecter avec l'être magnifique que nous étions, qui a vécu quelque chose d'abusif et qui s'est comme coupées de nous (on parle de clivage) pour survivre.
Parce que le moment de se déployer et de vivre pleinement est venu.

En maïeusthésie, cela ne s'effectue pas en revivant le trauma mais en rencontrant cet être, avec toute sa beauté, ses élans, etc. Et en une à quelques séances les symptômes peuvent disparaître.
Pas parce qu'on les supprime mais parce que ce vers quoi ils appelaient a été entendu.

En espérant que cela vous amènera un peu de clarté. Beau cheminement,

Géraldine Siméon

Géraldine Siméon Psy sur La Combe-de-Lancey

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19 MAI 2026

Bonjour,

Effectivement on peut n'avoir aucun souvenir d'un trauma d'enfance (surtout avant 4 ans).
Concernant le sentiment d'inceste, tant qu'il n'y a pas de souvenirs il vaut mieux considérer que cela n'a pas eu lieu et rechercher des souvenirs ne sert à rien. D'autant que le sentiment peut naître d'un climat incestuel sans qu'il y ait eu d'incestes. Le simple fait d'être regardée de manière bizarre par son père peut déclencher un tel sentiment sans toutefois qu'il n'y ait jamais rien eu.
C'est différent de vos agressions sexuelles pour lesquelles vous pouvez avoir des souvenirs.
Je vous conseille de rester sur des éléments objectifs, ce qui devrait apaiser vos nuits.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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19 MAI 2026

Bonjour Alyzé,

Dans votre témoignage, vous parlez d’agressions sexuelles répétées de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. J’imagine que c’était donc des agressions en dehors du cadre familial. Que s’est-il donc passé durant ces nombreuses années de ce côté ?
Il faut aussi faire très attention à ce que vous ressentez. Vous pouvez être mal à l’aise en maillot de bain en présence de votre père, tout simplement parce que c’est votre père et à cause des agressions subies, vous l’associez à tous les hommes qui ont pu abuser de vous. L’idéal serait d’avoir des témoignages ou des indices vous permettant d’avoir plus de certitude quant à l’attitude de votre père à votre égard. Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous fait penser qu’il aurait pu avoir des gestes déplacés ?
N’hésitez pas à venir consulter en séance afin de travailler sur ces traumatismes passés.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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19 MAI 2026

Bonjour,

Ce type de questionnement peut être extrêmement bouleversant, surtout lorsqu’il existe des sensations corporelles, un malaise relationnel ou des souvenirs très fragmentés sans accès à quelque chose de clairement identifiable.

Et souvent, ce qui est le plus difficile, c’est justement cette impression diffuse, sans certitude, qui laisse la personne seule avec beaucoup de confusion et d’angoisse.

L’important est de pouvoir accueillir cela avec prudence et douceur, sans chercher à forcer une conclusion ou un souvenir. Un travail thérapeutique sécurisant permet parfois de mieux comprendre ce qui se rejoue, ce qui appartient au trauma, aux limites familiales, au vécu émotionnel ou relationnel.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée autour de ces questionnements, sachez que je propose des consultations psychologiques en visioconférence. Nous pouvons également prendre un premier échange téléphonique d’une dizaine de minutes si vous souhaitez en parler un peu plus.

Vous n’avez pas besoin d’avoir une “preuve” pour prendre au sérieux votre souffrance actuelle.

Axel David Psy sur Lyon

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19 MAI 2026

Bonjour,
Vous n'aurez jamais la preuve qu'il s'agit d'inceste, mais si vous êtes en thérapie, il serait important de travailler sur votre ressenti qu'il soit vrai ou pas. Par contre, si votre approche thérapeutique est uniquement verbale, vous ne pourrez pas accéder à ce qui est inconscient.
Une approche clinique hypnotique et les techniques que j'utilise permettent d'aller au coeur de la problématique (voir mon profil).

Je reçois régulièrement des personnes dans le même cas que vous et mon approche permet d'aller traiter le malaise émotionnel, cognitif et physique...

Je vous joins un article que j'ai écrit qui pourrait vous éclairer :
https://www.psychologue.net/articles/mieux-comprendre-la-memoire-traumatique

Restant à votre écoute,
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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19 MAI 2026

Bonjour,

Le questionnement dans lequel vous vous trouvez est une étape particulièrement éprouvante. Le fait de ressentir un bouleversement intérieur et de faire des cauchemars depuis le début de votre thérapie montre que votre psychisme est en train de travailler activement pour tenter de donner un sens à des ressentis anciens.

Pour répondre le plus précisément possible à vos interrogations légitimes :

1. Est-il possible de ne jamais se souvenir d'un événement si trop tôt dans l'enfance ?
Oui, c'est tout à fait possible. Il existe plusieurs raisons à cela :
L'amnésie infantile : Le cerveau humain ne développe les structures nécessaires à la mémoire à long terme (notamment narrative et verbale) qu'à partir de l'âge de 3 ou 4 ans. Avant cet âge, les souvenirs ne s'enregistrent pas sous forme d'« images » ou de « récits », mais sous forme de mémoire traumatique corporelle ou sensorielle (une sensation d'angoisse, un inconfort physique, un rejet viscéral).
L'amnésie traumatique : Face à un événement intolérable, le cerveau d'un enfant peut mettre en place un mécanisme de défense appelé la dissociation. C'est précisément cette sensation « d'être dans une bulle » que vous décrivez. Le souvenir est alors clivé, mis de côté pour permettre à l'enfant de survivre, et peut rester inaccessible pendant des années.

2. Est-ce que votre situation ressemble à celle d'une victime d'inceste ?
Les éléments que vous décrivez — l'amnésie de pans entiers de l'enfance, la sensation de dissociation (« la bulle »), l'inconfort massif et l'évitement corporel vis-à-vis de votre père à l'adolescence, ainsi que les cauchemars actuels — sont en effet des indicateurs cliniques fréquemment retrouvés chez les personnes ayant subi des traumatismes sexuels intrafamiliaux.
Cependant, en thérapie, le manque de souvenirs précis (la "preuve" visuelle) ne doit pas invalider ce que votre corps et vos émotions crient aujourd'hui. Votre souffrance et votre inconfort sont, en soi, des réalités indiscutables.

3. Est-ce qu'un "climat incestuel" peut être la cause de ce remue-ménage ?
Absolument. Le concept de « climat incestuel » (théorisé notamment par le psychanalyste Paul-Claude Racamier) désigne un environnement familial où, même s'il n'y a pas forcément de passage à l'acte sexuel génital direct, les limites de l'intimité, de la pudeur et du respect des corps sont constamment poreuses, floues ou transgressées (regards insistants, propos déplacés, intrusions dans la salle de bain, contacts physiques ambigus).
Ce climat induit une confusion permanente chez l'enfant ou l'adolescent, qui sent que quelque chose "ne va pas" sans pouvoir poser de mots dessus. Ce dysfonctionnement relationnel suffit à créer des traumatismes profonds et une anxiété chronique à l'âge adulte.

Mes conseils pour la suite de votre parcours :
Faites confiance à votre rythme : N'essayez pas de "forcer" les souvenirs à revenir. Si votre cerveau a mis des barrières, c'est pour vous protéger. La vérité historique (le fait précis) est parfois moins importante dans un premier temps que le soin apporté à votre vérité émotionnelle et corporelle actuelle.

Continuez ce travail en thérapie : L'irruption des cauchemars prouve que la thérapie ouvre des portes, ce qui est douloureux mais nécessaire. Assurez-vous que votre thérapeute est spécifiquement formé(e) au trauma et à la victimologie (les approches corporelles ou neurobiologiques comme l'EMDR ou l'ICV sont souvent très aidantes pour la mémoire traumatique).

Ancrez-vous dans le présent : Quand l'angoisse ou les cauchemars deviennent trop forts, rappelez-vous que vous êtes aujourd'hui une adulte, en sécurité, et que vous reprenez le contrôle de votre histoire.

Vous êtes sur un chemin de vérité et de guérison courageux. Écoutez votre corps, il a sa propre mémoire.
Prenez soin de vous,
Caroline Duhamel
Sexothérapeute & Thérapeute de Couple

Caroline Duhamel Psy sur Marolles-en-Hurepoix

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19 MAI 2026

Bonjour Alyze et merci de votre confiance !

Vous reviennent en mémoire des évènements de votre adolescence de violences sexuelles répétées. Vous n'avez pas pas de souvenirs précis de votre enfance et vous pressentaient qu'il aurait pu se passer quelque chose.
Oui, il est possible que vous viviez une forme d'amnésie. En tous cas, se souvenir n'est pas absolument nécessaire pour que vous puissiez débuter un accompagnement.
Il est essentiel que vous puissiez être accompagner sur les déclencheurs au présent (les cauchemars notamment) qui sont très certainement difficiles à vire et qui montrent que votre cerveau mnésique n'a pas pu traité des souvenirs très fortement chargés émotionnellement.
Un accompagnement sur ces symptômes au présent sont importants à ce stade afin de vivre votre présent de façon confortable (sans cauchemars et questionnement récurrent) et vous projeter sereinement dans le futur.

A votre écoute.

Laurence DUBORY

Laurence Dubory Psy sur Issy-les-Moulineaux

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19 MAI 2026

Bonjour,

Votre questionnement est important et mérite d’être accueilli avec beaucoup de délicatesse.

Il est possible que certains vécus précoces ne soient pas accessibles sous forme de souvenirs clairs, mais qu’ils se manifestent autrement : par le corps, les cauchemars, les sensations de malaise, les réactions de protection ou la difficulté à poser des limites.

En séance , nous ne cherchons pas forcément à retrouver une “preuve” ou à forcer un souvenir. Nous partons de ce qui est là aujourd’hui : ce que vous ressentez, ce qui se répète, ce qui se ferme ou se tend dans votre corps, ce qui devient confus dans la relation.

Ce que vous décrivez peut évoquer un vécu traumatique ou un climat incestuel, c’est-à-dire une atteinte des frontières intimes, même sans souvenir précis d’un passage à l’acte. L’important est de pouvoir explorer cela dans un cadre sécurisé, à votre rythme, sans interprétation imposée.

Je peux vous accompagner dans ce travail, en présentiel ou en visio, pour vous aider à remettre de la clarté, de la sécurité et des limites là où il y a aujourd’hui du trouble.

Bien à vous,
Patrick Honorez
Gestalt-praticien
Cabinet à Paris 15e — présentiel et visio.

Patrick Honorez Psy sur Paris

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19 MAI 2026

Bonjour
Terribles expériences que vous semblez avoir vécues et plus terrible encore de ne pas savoir de ne pas être sûre.
Les indices : les agressions dont vous vous souvenez ( de la part de qui?)
Votre mal-être inconfort avec votre père ( mais ça peut aussi être une gêne normale)
Vos cauchemars ( l'inconscient nous fait parfois passer des messages que l'on ne veut pas voir consciemment)
Je vous conseille de faire une thérapie de régression . En vous mettant en un état de relaxation très profond qui vous fasse toucher votre inconscient et revivre des expériences de l'enfance.
Cela peut être douloureux mais ça apaise.
Je suis disponible pour vous accompagner si vous le souhaitez . Mais prenez rdv à l'avance.
Courage !

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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19 MAI 2026

Bonjour Alizé,

Vous avez été victime d'agressions sexuelles répétées depuis l'adolescence, et en amnésie possiblement traumatique de votre enfance.
Je vous invite à écouter vos ressentis, sensations.
Vos souvenirs sont flous, pour autant il y a ce malaise persistant dans les étreintes de votre père, l'inconfort à être vue en maillot de bain.
Et il y a les cauchemars. Ce sont souvent par les cauchemars que les souvenirs reviennent.

Je vous invite à lire les ouvrages de Bruno Clavier "l'inceste ne fait pas de bruit" et aussi "les fantômes familiaux".
Peut-être que des souvenirs plus précis vous reviendront, peut-être pas. Il est possible que cela appartienne aux générations précédentes.
Pour autant cela vous impacte et provoque un remue-ménage dans votre vie.

Oui un climat incestuel peut générer cela, oui vous avez été victime ou vous portez la souffrance d'un-e ancêtre.

Que vous ayez ou pas la réponse précise, vous pouvez vous en libérer avec l'accompagnement de votre thérapeute ou ponctuellement d'un-e autre qui pratique l'hypnose Ericksonniene ou toute méthode qui en est issue. NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients), TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes) ou encore l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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19 MAI 2026

Bonjour,

Je sens dans votre message quelque chose de très sensible et très lourd à porter en même temps : une intuition corporelle et émotionnelle forte, des ressentis anciens, des zones de flou dans les souvenirs, et en parallèle une grande envie de comprendre et de “mettre de l’ordre” dans ce que vous vivez.

D’abord, il est important de dire qu’il existe effectivement des situations où la mémoire d’événements vécus dans l’enfance peut être partielle, fragmentée ou difficile d’accès, surtout quand il s’agit de situations précoces, répétées ou vécues dans un climat d’insécurité. Le psychisme, notamment chez l’enfant, peut parfois “mettre à distance” ou cloisonner certaines expériences pour permettre de continuer à fonctionner.

Cela dit, aucune réponse extérieure ne peut confirmer ou infirmer ce que vous avez vécu à votre place. Et ce point est essentiel : ce qui compte en thérapie, ce n’est pas uniquement de retrouver un souvenir “parfaitement clair”, mais aussi de prendre au sérieux ce que votre corps, vos émotions et vos réactions actuelles racontent aujourd’hui.

Les malaises que vous décrivez face à certains contacts, les souvenirs flous, les cauchemars qui apparaissent en thérapie… tout cela mérite d’être accueilli avec beaucoup de prudence et de délicatesse, sans forcer ni interpréter trop vite dans un sens ou dans un autre. Le travail thérapeutique dans ces situations consiste justement à avancer à votre rythme, sans imposer une vérité, mais en vous aidant à mieux comprendre vos ressentis, vos limites, et ce qui peut avoir été douloureux pour vous.

Ce que je retiens surtout, c’est que vous êtes déjà engagée dans un processus de thérapie, et que quelque chose en vous cherche à se protéger et à se comprendre. Et c’est précieux. Mais vous n’avez pas à porter seule cette quête de certitude, ni à vous obliger à “prouver” quoi que ce soit pour que votre souffrance soit légitime.

Je pense qu’il est vraiment important que vous puissiez continuer ce travail dans un cadre sécurisant, où rien ne sera forcé, et où vos ressentis pourront être explorés avec beaucoup de respect et de lenteur.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

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19 MAI 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez revient très souvent chez des personnes qui commencent un vrai travail thérapeutique autour du trauma, de l’enfance et des limites familiales. Et je comprends que cela puisse être très déstabilisant.

Oui, il est possible de ne pas avoir de souvenir clair d’un événement vécu très tôt dans l’enfance. Le psychisme peut mettre certaines choses à distance, surtout quand elles ont été vécues dans un climat de confusion, de peur ou d’insécurité. Chez certaines personnes, cela revient par sensations, malaises, cauchemars, réactions corporelles ou impressions diffuses avant de revenir sous forme de souvenirs précis. Et parfois, il n’y aura jamais de souvenir totalement clair.

Par contre, il faut rester prudent. Aucun thérapeute sérieux ne peut confirmer un inceste uniquement à partir de ressentis, de symptômes ou de rêves. Ce serait aller trop vite. En revanche, ce que vous décrivez peut effectivement faire penser à un vécu où les limites n’ont pas été suffisamment respectées, ou à ce qu’on appelle parfois un climat incestuel.

Le malaise avec le regard ou le contact de votre père, l’impression d’être “dans une bulle” dans les souvenirs d’enfance, les cauchemars qui arrivent en thérapie, les agressions sexuelles répétées plus tard… ce sont des éléments qu’il faut écouter et travailler, sans chercher à se convaincre absolument d’une chose ou de son contraire.

Souvent, le plus important n’est pas de retrouver coûte que coûte “la preuve”, mais de comprendre ce que votre histoire a produit en vous aujourd’hui : dans votre rapport au corps, à la sécurité, aux autres, aux limites, à la honte ou à la confiance.

Continuez votre thérapie à votre rythme, sans vous forcer. Les choses ont besoin de temps pour se déposer.

Laurent Chorier Psy sur Barsac

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