Rejet de ma mère

Réalisée par Alyzé · 3 nov. 2025 Aide psychologique

Bonjour, je suis un peu désespérée car j'ai coupé les ponts avec ma famille car ma mère est devenu un vrai poison pour moi. En effet mon père a toujours été un papa qui boit beaucoup, qui me criait dessus pour rien et me faisait peur quand j'étais petite. Notre vie de famille dépendait de ses sautes d'humeur et toute notre vie était organisé autour de ça, c'était le sujet principal de nos discussions, la raison de nombreux déménagements pour qu'il essaye d'être heureux etc... On a toujours fonctionné comme ça. J'ai deux petites soeurs aussi.
Quand je suis devenue grande, ma mère a commencé à me parler des problèmes avec mon père, je suis devenue une confidente. Elle m'appelait au moins deux fois par semaine pour en parler. Elle était à bout et parlait souvent de séparation. Mon père a toujours promis de se faire soigner mais ne l'a jamais fais.
En parallèle à ce contexte familial, moi je devais traiter des traumatismes d'agressions sexuelles datant de mon adolescence. Je n'avais rien dis à ma mère parce que j'avais très peur que mon père soit au courant (j'avais fugué et bu). La première fois que je lui ai dis, elle était tellement sous le choc qu'elle n'a rien dit. Je suis restée seule avec ça. J'avais des relations toxiques avec les hommes pendant de nombreuses années, je me laissais mal traiter et je restais avec des hommes qui me faisaient entretenir une image de moi vraiment mauvaise (je me sentais conne, faible, ridicule...).
J'avais l'impression que plus je grandissais et plus cette image me collait à la peau, même au sein de ma famille. J'ai toujours été l'enfant perturbée qui faisait des crises, qui se rebellais, et depuis mes agressions sexuelles j'étais très virulente parfois et sortais de la colère. Pour ma famille et moi-même, je commençais à ressembler à mon père, c'était une sorte d'évidence et quand j'en parlais à mes soeurs ou ma mère elles me le confirmaient. Donc j'ai grandis en pensant que j'étais comme lui et je me détestais pour ça. J'avais l'impression que ma mère me voyait comme un "danger potentiel" pour elle.
Je commençais à vraiment plus supporter le climat familial quand j'ai commencé à faire des thérapies EMDR pour me soigner de mes traumas.
Ca a été une vraie révélations de faire cette thérapie. Je suis sortie du dénis que j'ai eu pendant 10 ans : ce qu'il s'était passé était de ma faute. Mais ça a été très dur parce que j'ai dû affronter les violences qui m'ont été faites. Heureusement pour la première fois j'étais en couple avec un homme qui me traite bien, dans une relation saine. J'avais choisi un amour sain et ça m'a sauvé.
Pendant les séances il s'est passé une chose qui a tout déclenché. J'ai eu des souvenirs de mon père quand j'étais enfant où il me faisait peur. Nous avons parlé de ce sujet avec ma psy qui m'a tout de suite dit que mon père était violent et alcoolique, et que le fait que ma mère ne soit pas parti ne nous avait pas protégé mes soeurs et moi.
J'étais bouleversé et j'ai tout dis à ma mère de ce que la psy m'avait dit. Egalement j'étais révolté qu'on normalisait son attitude depuis toujours.
Ma mère est devenu folle, détruite, elle pleurait, elle tremblait. Je ne l'ai pas reconnu, et surtout je n'ai pas compris ce qu'il se passait. Elle a crié que je lui avait détruit sa vie, elle m'a dit plein de choses affreuses, et pendant des mois elle est rentrée en guerre contre moi. J'ai tout essayé pour la calmer : d'aller dans son sens, d'expliquer mon point de vue avec plus de nuances, d'atténuer mon point de vue... Mais rien de ce que je pouvais dire ne pouvait atténuer sa colère et sa déception.
Ma mère a commencé à faire de moi le sujet principal des problèmes de cette famille. Je suis devenue un danger, un nuisible, une machine a destruction. Tandis que mon père est à l'abris. Elle me l'a même dit : Toutes cette histoire les a rapproché. Et lui qui devait s'expliquer auprès de moi, ne m'a jamais envoyé de message et n'a jamais demandé à avoir une discussion. La seule fois que je lui ai parlé, c'était avec ma mère, j'étais en larmes, essayant vainement de leur expliquer que je n'étais pas dans une secte féministe mais que j'avais fais une thérapie qui m'avait fait prendre conscience que l'attitude de mon père m'avait beaucoup touché. Mon père a éructé : "Ca va je vous ai pas violé non plus !", ces mots m'ont dégoûté, il savait très bien ce qui m'était arrivé.

Aujourd'hui, après des mois de lutte pour rétablir l'harmonie en vain, j'ai envoyé un mail où j'exposais mes ressentis et où, pour la première fois, j'expliquais réellement les agressions sexuelles que j'ai subi, la solitude et l'isolement que ça a créé, le début de la thérapie qui a été très important dans ma reconstruction... J'ai expliqué que selon moi, ma mère s'est enfermé dans une bulle de dénis et que sans le savoir j'étais venu la crever, et quez c'est pour ça qu'elle me rejette. Je ne sais pas si c'est le bon pronostique mais c'est ce que je leur ai dis.
Je n'avais jamais parlé à mes soeurs de tout ça pour essayer de ne pas les inclure dans cette violente dispute qui m'a opposé à mes parents. Mais là j'ai dû le faire pour la première fois à la plus grande car l'autre vit encore sous leur toit. Elle m'a simplement dit "va récupérer tes affaires avant que je ne revienne", sans plus d'explications. Nous habitions ensemble avant toute cette folie.
J'ai bloqué ma mère car elle n'arrêtais pas de m'envoyer des messages, toujours les mêmes, se positionnant comme la victime et moi comme leur bourreau.
Aujourd'hui je n'ai plus aucun contact avec ma famille. C'est très récent et j'ai du mal à m'en sortir. Nous avons toujours été très unis, renfermé sur nous-mêmes, et très proches. Parfois ma conscience me martèle que j'ai tout détruit, je pense aux bons moments, quand mon père était de bonne humeur, que nous dansions tous et riions comme une belle famille unis. Je me demande parfois si je me suis trop focalisée sur le mauvais ? Et surtout j'essaye désespérément de comprendre l'attitude de ma mère à mon égard. J'ai l'impression qu'elle m'a complètement rejeté et je ne comprends pas comment une mère comme elle qui a toujours adoré ses enfants peut me faire ça à moi. Ma relation à mes soeurs est complètement détérioré, la plus grande adopte complètement le point de vue de ma mère te me voit comme une ennemi qui cherche à leur faire du mal, la petite est perdue mais se méfie de moi.
Si quelqu'un peut m'aider à y voir clair dans cette tempête je lui en serais très reconnaissante. Je suis vraiment très perdue. Merci

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Meilleure réponse 16 NOV. 2025

Bonjour Alizé,

Merci pour votre témoignage si émouvant. Vous avez subi de nombreux traumatismes durant toute votre vie en grandissant dans une famille dysfonctionnelle et toxique.

Vous ne devez pas culpabiliser d'avoir couper les ponts avec eux, car vous devez maintenant vous tourner vers l'avenir. Vous avez déjà compris beaucoup de choses grâce à votre thérapie, et c'est une très bonne chose. Mais si votre malaise persiste ou si vous avez des pensées négatives fréquentes, peut-être serait-il judicieux de reprendre quelques séances.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
Psychologue clinicienne

Caroline Crochet-Lançon Psy sur Saint-Aubin

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16 NOV. 2025

Bonjour,

Votre message est d’une grande clarté et d’une profonde humanité, on sent combien vous avez avancé sur votre chemin de compréhension, mais aussi combien cette lucidité vous a isolée. Ce que vous vivez aujourd’hui est extrêmement douloureux, parce que vous êtes en train de vous libérer d’un système familial dysfonctionnel, tout en faisant face au rejet de ceux que vous aimez le plus. C’est une double peine : la souffrance du passé, et celle d’être rejetée pour avoir voulu aller mieux.

Ce que votre mère a vécu face à vos prises de conscience s’apparente très probablement à un effondrement défensif. En remettant en question la figure de votre père, vous avez, sans le vouloir, brisé l’équilibre fragile sur lequel elle tenait depuis des années : celui du déni, du silence et de la survie. Pour elle, admettre votre version reviendrait à affronter non seulement ses propres choix (ne pas être partie, avoir minimisé la violence), mais aussi sa culpabilité. Ce rejet qu’elle vous adresse est une manière de se protéger d’une douleur qu’elle ne peut pas encore affronter.

Mais ce n’est pas une justification, ni une excuse pour la violence de ses mots. C’est une tentative d’explication pour que vous puissiez cesser de vous sentir coupable. Vous n’avez pas “détruit” votre famille, vous avez mis la lumière là où le déni régnait, et cela provoque une tempête avant de pouvoir, un jour, apaiser les choses. Vous n’êtes pas en faute.

Ce que vous traversez maintenant, c’est une phase de sevrage émotionnel d’un système familial qui vous a façonnée. Il est normal que des souvenirs heureux remontent, que vous doutiez, que vous culpabilisiez. Le cerveau cherche à retrouver le lien, même quand ce lien était douloureux, car il était votre repère. Mais la vérité, c’est que vous avez enfin commencé à vivre pour vous, et non plus pour maintenir le fragile équilibre familial.

Ce travail de thérapie que vous avez entrepris, et la force avec laquelle vous l’avez mené, montre une grande résilience. Vous êtes en train de reconstruire une identité autonome, en vous séparant de l’image que votre famille vous a renvoyée : celle de “la fille perturbée”, “celle qui crée les problèmes”. Cette image ne vous appartient plus.

Continuez votre thérapie, et si possible, entourez-vous de personnes bienveillantes (amis, groupe de parole, association de victimes). Vous avez besoin, en ce moment, d’un miroir sain : des regards qui vous renvoient non pas la culpabilité, mais la reconnaissance du courage qu’il faut pour briser des schémas familiaux aussi lourds.

Votre mère n’est pas prête, vos sœurs non plus peut-être. Mais cela ne veut pas dire qu’elles ne comprendront jamais. Parfois, l’amour reste là, enfoui, même si la communication est rompue. Pour l’instant, votre tâche, c’est de vous protéger et de continuer à guérir.

Vous n’avez pas détruit votre famille : vous êtes celle qui a voulu que la vérité soit entendue. Et ça, c’est une forme d’amour très exigeante, mais profondément juste.

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne spécialisée en Thérapies Comportementales et Cognitives et en troubles anxieux.

Rachel Caudron Psy sur Lille

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16 NOV. 2025

Bonjour Alizé,

Votre témoignage est très touchant et émouvant. Quel courage vous avez!

Il ne faut surtout pas culpabiliser pour avoie couper les ponts avec votre famille. Il s'agit d'une famille toxique et destructrice, et vous avez très bien fait de vous détacher de tout cela. Il faut vous rappeler tout ce que vous avez vécu : l'alcoolisme et la violence de votre père, le détachement de votre mère, vos agressions sexuelles que vous avez du porter seule, et enfin le fait d'avoir été le mouton noir de votre famille. Alors certes, il y a sûrement eu de bons moments, c'est certain, mais vous avez subi trop de choses et maintenant, vous devez prendre soin de vous.

Vous avez votre vie à construire, peut-être devenir maman, mais en tout cas, votre vie est devant vous et vous devez la croquer à pleine dents. Si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à de nouveau consulter un psychologue clinicien, qui vous aidera à passer ce cap si difficile et à accepter cette situation. Je reste à votre disposition si vous souhaitez un accompagnement.

Avec tout mon soutien
Bien à vous

Caroline Crochet-Lançon
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16 NOV. 2025

Bonjour Alizé,

Votre témoignage est très touchant. Vous avez eu raison de couper les ponts avec votre famille car elle est toxique et ne vous a pas soutenue lors de vos agressions sexuelles.

C'est vrai que ça peut être extrêmement déstabilisant de faire cela, mais vous avez su vous protéger et c'est le principal. Vous savez, on ne choisi pas sa famille, et vous ne devez pas culpabiliser quand vous essayez de vous souvenir des périodes heureuses.

Vous devez vous faire confiance, et peut-être reprendre une thérapie maintenant que vous en ressentez l'envie. Je reste à votre disposition si vous souhaitez entamer cet accompagnement.

Avec tout mon soutien
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Caroline Crochet-Lançon
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10 NOV. 2025

Bonjour Alyzé,

Malheureusement vous vivez ce que beaucoup de victimes d’un climat familial dysfonctionnel vivent quand elles « ouvrent les yeux » sur les réalités familiales et vont les mettre au grand jour : vous êtes devenue celle par qui le malheur arrive…, les rôles sont inversés, et ce que vous avez vécu est nié.

Vous avez reçu beaucoup de réponses et de suggestions, et des hypothèses d’explication des positions des uns et des autres : elles sont pleines de bon sens.

Vous avez fait du bon chemin et vous avez trouvé un homme bien pour vous : ne vous laissez pas gagné par la culpabilité, vous avez fait ce que vous avez pensé être le mieux en parlant à votre mère. Elle n’est pas prête de sortir de sa « bulle » qui lui permet de continuer à vivre sa vie, telle qu’elle est.

De votre côté vivez maintenant pour vous, et acceptez pour le moment cette cassure inévitable avec les membres de votre famille. Avec le temps il est possible qu’un rapprochement se profile, si vous pouvez ne plus vous attaquer ouvertement aux sujets qui les ont poussé à vous bannir.

Soyez fière de votre parcours thérapeutique et continuez le pour pouvoir moins souffrir de cet éloignement que votre famille vous a imposé.

Je vous souhaite d’accepter cette cassure que j’espère temporaire, et dont vous même comme eux tous ayez grand besoin.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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7 NOV. 2025

Bonjour,

Votre message est bouleversant. Vous n’avez pas détruit votre famille : vous avez simplement déplacé un équilibre fondé depuis longtemps sur le silence, la peur et le déni. Ce que vous vivez aujourd’hui, c’est la réaction d’un système qui tente de se protéger du changement que vous avez initié.

Voici une lecture systémique pour mieux comprendre les forces en présence :
• Mère–fille : la loyauté blessée. Votre mère vous rejette non par manque d’amour, mais parce que vos mots viennent fissurer le déni sur lequel elle s’est construite. Reconnaître ce que vous dites, ce serait reconnaître qu’elle n’a pas su protéger.

Que deviendrait votre relation si vous ne cherchiez plus à être comprise, mais simplement à être vous ?

• Père–fille : la peur et le non-dit. Votre père reste figé dans son rôle, protégé par le silence de tous. Tant que vous attendez qu’il reconnaisse, vous restez liée à lui par la blessure.

Que feriez-vous si vous n’aviez plus besoin qu’il admette sa faute ?

• Sœur aînée–fille : la gardienne du clan. Elle défend la version officielle, celle qui maintient la cohésion familiale. Son rejet est une forme de protection du système, pas une haine personnelle.

Si elle n’avait plus à défendre votre mère, que resterait-il entre vous ?

• Sœur cadette–fille : la loyauté flottante. Elle navigue entre vous et eux, tentant de ne pas perdre sa place. Inutile de la convaincre, laissez la porte ouverte pour plus tard.

Que faudrait-il pour qu’un jour elle vienne vers vous sans peur ni colère ?

Et une question centrale, pour vous aider à prendre de la hauteur :

Eric Oignet Psy sur Herblay

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6 NOV. 2025

Bonjour Alyze,

Vous avez été gravement maltraitée et juste le fait d’être en vie aujourd’hui est le révélateur d’une énorme force de vie chez vous.
Tout ce que vous décrivez est juste , ce qui prouve que vous avez fait un beau travail sur vous.

Il serait nécessaire pour vous d’envisager maintenant une thérapie de la relation style Gestalt ou ACP mêlée à des TCC pour vous sortir de ce gouffre dans lequel on vous a mise.m et avoir plus de paix , de joie et de confort dans votre vie.

Vous avez besoin d’être soutenue.

Courage, je suis disponible si vous avez besoin d’accompagnement.

Chaleureusement,

Laurence Dhume
Psychopraticienne
Sexothérapeute
Thérapeute Familale
Thérapeute de couple

Laurence Dhume Psy sur Nîmes

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6 NOV. 2025

Bonjour,
je me permets de réagir à votre message.
Primo, dans votre malheur, je trouve que votre thérapeute a fait du bon travail : elle a identifié les responsabilités, à traiter les traumas, etc. Peut être pourriez vous reprendre la thérapie avec cette praticienne.
D'autre part, votre témoignage est très intéressant car il montre que vous avez perturbé le système familial en identifiant vos blessures et les mettant en lumière, mais que le fait que vous alliez mieux a entraîné une réaction nocive de la part de votre structure familiale. C'est triste, j'en conviens, mais c'est justement parce que vous avez du sortir de votre posture pour reprendre le contrôle qui a entraîné cette réaction qui vous blesse aujourd'hui. La suite pour vous est soit de continuer ce changement et ce retour à une posture de vie plus saine, mais cela vous coûtera votre famille; ou revenir dans votre posture précédente, mais vous retrouverez votre famille dysfonctionnelle.
Je reste à votre disposition si vous voulez en parler.

Jimmy Ruscica Psy sur La Garde

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6 NOV. 2025

Bonjour,

La relation aux parents peut parfois être toxique et dans ce cas, il est préférable de prendre de la distance.
C'est ce que vous faites et, pour l'instant, cela semble être la bonne solution pour vous.

Selon votre témoignage, je comprends qu'au fur et en mesure de la thérapie EMDR vous avez pris conscience de cette violence sous jacente dans votre famille et vous vous en êtes ouverte à votre mère. Effectivement, il est possible que votre mère devait trouver plus confortable le déni de la situation et vos dires sont devenus gênants.

Vous semblez avoir une relation de couple stable et cela démontre, malgré les souffrances, une capacité à ne pas reproduire à l'identique le schéma parental. C'est une pulsion de vie importante lorsqu'on a grandi dans la tourmente !

Je vous conseille de continuer un travail thérapeutique car il ne suffit pas de DIRE ses souffrances, faut-il encore pouvoir se convaincre que nous n'en sommes pas responsable. L'inconscient est ainsi fait et l'enfant se croit souvent à l'origine des situations de conflit dans la famille. D'autant plus que la prise de distance de vos sœurs vient aussi imager, implicitement, que vous êtes en faute. Tout cela est très culpabilisant !

Je vous souhaite de continuer à avancer sur votre chemin et si vous êtes intéressée par la psychanalyse, je vous invite à visiter mon site "un psychanalyste en ligne".

Cordialement
Catherine Cadou - Psychanalyste

Catherine Cadou Psy sur Les Angles

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6 NOV. 2025

Bonjour Alyzé,

Je ne vous recommande pas de rester bloquée sur le passé. En effet, il ne pourra plus être changé et, chaque fois que vous y revenez, vous ne faites que revivre ces moments peu agréables.
Vos parents ont décidé de mettre cette distance entre vous, vous n’y pouvez rien, et ce n’est pas de votre faute. Tout comme le viol, le rejet de vos parents sont de leur seule responsabilité. C’est pourtant un devoir des parents d’offrir à leur enfant un amour inconditionnel.
Aujourd’hui, il vous faut maintenant regarder vers l’avenir et avancer enfin dans votre vie. Vous allez y arriver, vous êtes forte. Gardez en mémoire les bons souvenirs et ne vous focalisez plus sur les mauvais. Ouvrez-vous à la vie et vivez pleinement la vôtre.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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6 NOV. 2025

Bonjour Ayzé, je suis vraiment touchée par ton histoire et te félicite d'avoir eu le courage de demander de l'aide ici.

Je m'aligne à ton analyse qui est d'avoir percé la bulle de ta mère. En plus de cela, il est probable que le fait que tu aies développé certains caractères de ton père lui ait donné l'occasion de déverser toute la colère dédiée à ton père sur toi, car son déni ne lui permet pas de s'exprimer directement à ton père. Et c'est aussi probable que ta sœur ait suivi ta mère dans son déni à cause de l'influence positive qu'elle a sur elle (ta maman représente le refuge dans cette atmosphère malsaine créé par ton père).

Puis, concernant le caractère de ton père que tu as développé malgré toi, il est probable que ton inconscient de petite fille ait développé un mécanisme de survie calqué sur ton père, car malgré tout le mal qu'il pouvait causer, l'attention était toujours tourné vers lui. Attention que ta mère qui subissait en silence n'a jamais reçu et Attention que tu as recherché en vain dans ton enfance et partie de ta vie adulte.

Enfin, je t'encourage à n'entretenir aucune culpabilité, car tu n'es pas responsable des blessures infligées par les autres, cependant tu es responsable de ce que tu décides d'en faire. Décides-tu de subir en silence ou Décides-tu de dénoncer et sortir de ce cercle vicieux tout en acceptant le rejet de tes proches, mais qui te mènera vers une vraie liberté intérieure ?

Bon courage pour la suite.

Larisse Yamgoué Psy sur Carrières-sous-Poissy

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6 NOV. 2025

Bonjour Alizé,
Une thérapie permet en effet de mettre en lumière les situations vécues comme les trauma. Mais me semble t il de retrouver également la force qui vous a permis de traverser tout cela sans vous écrouler. Et c est le cas en ce qui vois concerne. Votre mère vous rejette. Peut être est ce difficile pour elle de regarder la vérité en face. Cette fois encore ce n est pas
Votre cas. Néanmoins je crois que chacun fait ce qu il peut avec ses propres moyens. Faîtes vous aider consolez la petite fille et l adolescente que vous avez été. Prenez conscience de votre résilience et recontactez l amour pour vous même et vos proches.
Claire S. Gestalt therapeute à Agen

Claire Sackstetter Psy sur Moirax

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6 NOV. 2025

Bonjour,

Votre mère a très mal vécu le fait que vous la rendiez responsable de ne pas vous avoir protégée en quittant votre père. Vos soeurs ont eu l'impression que vous trahissiez votre famille. D'une certaine manière vous vous êtes exclue de votre famille en la jugeant.
Vous avez "résolu" votre problème, mais en en rejetant la responsabilité sur quelqu'un d'autre, alors que votre maman n'est tout de même pas responsable de l'alcoolisme de votre père.
Je ne conseille jamais à mes patients de couper avec leur famille. Il faut simplement gérer la relation dans l'espace et le temps et trouver un équilibre qui nous permette de vivre notre propre vie.
Vous ne changerez pas votre enfance, ni vos parents mais vous pouvez très bien accepter d'avoir eu cette enfance.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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5 NOV. 2025

Bonjour,

Merci pour votre message d’une rare sincérité. Vous avez traversé des traumatismes profonds, et il est compréhensible que cette rupture familiale ravive aujourd’hui un immense sentiment de perte, d’injustice et de solitude. Vous n’avez rien détruit : vous avez simplement choisi de vous protéger, après tant d’années à porter un poids qui n’était pas le vôtre.

Il est normal de douter et de se sentir coupable après avoir mis des limites à sa famille, surtout lorsqu’on a longtemps été assigné au rôle du “bouc émissaire”. Ce que vous vivez demande du courage et un accompagnement doux, pour continuer à vous reconstruire sans vous perdre dans la culpabilité.

Vous êtes en train de poser les fondations d’une vie plus juste, même si la douleur est encore vive. Prenez soin de vous avec la même compassion que celle que vous auriez aimée recevoir.

Si vous avez besoin d’en discuter plus en profondeur, n’hésitez pas, je suis là.

Avec Bienveillance,
Kathleen

Kathleen Eusebe Psy sur Corbeil-Essonnes

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4 NOV. 2025

Bonjour Alysé,
Je sens toute la douleur dans vos mots. Vous avez osé briser un silence qui étouffait tout le monde, et on vous en veut pour ça. Pourtant, ce n’est pas vous qui avez "cassé" la famille – c’est la vérité qui a éclaté.
Votre mère a choisi de protéger l’illusion plutôt que vous. Ce n’est pas juste, mais c’est sa limite, pas la vôtre. Vos sœurs réagissent par peur ou par loyauté ; elles aussi ont grandi dans ce mensonge.
Vous n’êtes pas folle. Vous n’êtes pas méchante. Vous avez simplement refusé de continuer à porter ce qui ne vous appartenait pas.
C’est normal de douter, de pleurer les bons moments, de se demander si vous avez "trop" parlé. Mais souvenez-vous : vous avez enfin respiré. Et ça, personne ne pourra vous le reprocher.
Je suis là si vous voulez en parler.
Brigitte

Brigitte Bizeul Psy sur Niort

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4 NOV. 2025

Bonjour Alyzé,

Vos mots m'ont beaucoup touchés. Je sens à travers votre récit tout le chemin que vous avez parcouru pour vous et aussi pour votre famille, avec sans doute l'espoir que vous pourriez les aider, les sauver.
Vous n'êtes simplement pas au même endroit les uns et les autres. Vous seule, semblez avoir fait un premier travail sur vous.

Reconnaître que sa propre famille ne nous apporte pas du bon est complexe. En effet, vous avez grandi, évolué avec eux. C'est un peu comme une "zone de confort" qui n'en est pas une. Je sens à travers vos mots combien jusqu'alors vous aviez besoin qu'ils reconnaissent ce qui vous est arrivé, ce que vous avez vécu à leur contact. Chaque vécu est singulier. Je ne peux m'empêcher de voir combien il est nécessaire que vous puissiez trouver de la compréhension. Malgré vous, vous avez confronté votre mère à la réalité, et c'est insupportable pour elle de regarder cela. Le rôle des parents est d'amener de la sécurité, à se sentir aimer, pas de maltraiter. Vous partagez avoir été sa confidente, est-ce à l'enfant de porter? Vous avez grandi dans un environnement suffisamment dysfonctionnel pour que cela amène énormément de confusion notamment dans les rôles de chacun des membres de la famille.
Est ce réellement auprès de votre famille que vous pourrez trouver de la compréhension ? Ou à travers d'autres personnes autour de vous ? Vous parlez de votre conjoint, d'une relation qui vous a sauvé, d'un travail thérapeutique qui vous a fait évolué. N'est ce pas plus de ce côté qu'il faudrait regarder?
.. en tout cas là où vous pouvez être accueillie telle que vous êtes. Vous ne pouvez pas changer le passé mais agir sur votre présent.
Avec tout mon soutien, chaleureusement, Corinne Leymary

Corinne LEYMARY Psy sur Ancenis

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4 NOV. 2025

Bonjour,

Je sens à quel point tout cela vous pèse. Vous avez porté beaucoup trop seule, pendant trop longtemps… Entre la peur de votre père, le rôle de confidente imposé par votre mère et vos blessures personnelles, vous n’avez jamais vraiment eu de place pour être simplement vous.
Vous n’avez rien détruit. Vous avez juste eu le courage de mettre des mots sur ce que tout le monde préférait taire. Et ce courage-là dérange souvent ceux qui ne sont pas prêts à regarder la vérité en face. Ce n’est pas de la méchanceté de leur part, mais une forme de défense, de panique face à ce que cela réveille chez eux.
Votre mère réagit comme quelqu’un qui se sent coupable et dépassée. Elle se protège à sa façon, mais malheureusement en vous blessant. Et c’est profondément injuste.

Aujourd’hui, vous avez choisi de guérir. Et guérir, c’est parfois devoir s’éloigner pour respirer à nouveau. L’amour que vous portez à votre famille ne disparaît pas parce que vous prenez soin de vous. Vous avez le droit de mettre une distance pour vous protéger.
Continuez votre thérapie, entourez-vous de douceur, et surtout ne doutez pas de vous : ce que vous traversez est douloureux, mais c’est aussi le début d’une vraie libération.
Prenez soin de vous, vraiment.

Yahia bacha farah Psy sur Aubervilliers

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4 NOV. 2025

Bonjour Alyzé,
Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour ce long parcours de guérison que vous avez effectué et que vous continuez de faire.
C’est énorme. Vous pouvez être fière de vous même d’avoir réussi à vous extirper de toute cette violence et de ce déni dans lequel vous avez vécu.
Votre chemin de guérison a amené de la clarté pour vous meme mais également un grand chamboulement au sein de la famille. Dans des familles dysfonctionnelles, il est souvent plus simple pour les membres de cette famille d’accuser et de rejeter, de mettre à l’écart la personne qui vient casser les non-dits et sortir du déni que vraiment d’affronter les moments difficiles ou ils ont été maltraitants. C’est ce qui se passe actuellement dans ce cas, souvent, il vaut mieux vous protéger. C’est ce que vous faites en mettant de la distance et coupant les ponts. Pourtant, cela ne viens pas aussi facilement car oui, on est attachés à notre famille et on peut meme ressentir de l’amour envers eux tout en etant très lucide sur le mauvais traitement. C’est ça la complexité des relations familiales.
Vous faites bien de prendre de la distance et de vous focaliser sur vous meme, sur votre propre épanouissement et mieux etre. N’hésitez pas à continuer à vous faire accompagner par des professionnels durant cette période. Je vous envoie beaucoup de douceur.
Carmen Azar
Psychologue clinicienne

Carmen Azar Psy sur Paris

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4 NOV. 2025

Ce que vous partagez est bouleversant, et avant tout, je voudrais vous dire que vous avez fait preuve d’un courage exceptionnel. Traverser autant de blessures — familiales, affectives et traumatiques — et choisir malgré tout de chercher la compréhension et la paix intérieure, c’est une démarche profondément digne et humaine.
Vous décrivez une famille marquée par des dynamiques de survie autour de la violence et de l’alcool, où chacun a appris, à sa manière, à s’adapter pour tenir. Dans ces familles, les rôles sont souvent figés : celui qui protège, celui qui apaise, celui qui porte la colère ou la vérité. Vous avez, semble-t-il, endossé le rôle de celle qui met des mots sur ce que tout le monde préférait taire. Et ce rôle est à la fois nécessaire et très lourd à porter.
Ce que vous vivez aujourd’hui n’est pas la conséquence d’un geste destructeur, mais d’un processus de vérité. En entamant votre thérapie, vous avez commencé à sortir du déni collectif dans lequel votre famille s’était construite. Et dans ces moments-là, il est fréquent que la personne qui se soigne devienne le miroir douloureux de ce que les autres ne veulent pas voir.
Votre mère, en particulier, semble réagir non pas à votre parole elle-même, mais à ce qu’elle vient ébranler en elle : sa propre culpabilité, sa peur d’avoir failli, sa nécessité de maintenir une image cohérente de la famille pour survivre. Le rejet qu’elle manifeste est une forme de défense, non pas une mesure de votre valeur, mais le reflet de son incapacité à affronter la douleur.
Vous n’avez pas “tout détruit”. Vous avez cessé de participer à un fonctionnement destructeur. Ce n’est pas la même chose.
Mettre de la clarté et nommer les violences, ce n’est pas détruire — c’est tenter de réparer, de remettre du vrai, même si cela passe d’abord par une déchirure.
Aujourd’hui, il est normal que vous vous sentiez perdue et coupée d’eux : c’est une forme de deuil. Le deuil d’une famille idéale, le deuil de la reconnaissance que vous auriez méritée, le deuil de l’amour sous sa forme ancienne.
Mais ce vide peut aussi devenir l’espace d’une reconstruction plus apaisée, plus juste, où vous n’êtes plus définie par la peur ou la honte.
Continuez à vous entourer de soutien thérapeutique, et laissez le temps faire son œuvre.
Ce n’est pas à vous de réparer leur regard sur vous — seulement de prendre soin de la femme que vous êtes devenue.
Vous avez déjà commencé ce chemin, et c’est un pas immense vers la liberté intérieure.

Re-connect Valérie Ballière Psy sur Illkirch-Graffenstaden

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4 NOV. 2025

Chère Alyzé,

Je reçois la profondeur et la douleur de ce que vous partagez.
Vous traversez un moment de grande solitude après avoir osé mettre des mots sur ce qui a longtemps été tu, et cela peut bousculer profondément les liens familiaux.
Il me semble important que vous ne restiez pas seule avec tout cela, et que vous puissiez être accompagnée dans un espace bienveillant, où votre vécu puisse être entendu dans sa complexité, sans jugement.
En Gestalt-thérapie, nous travaillons à partir de ce qui se vit dans l’ici et maintenant, pour redonner du sens, du souffle et du soutien à ce qui cherche à se réorganiser en vous.
Si vous en ressentez le besoin, je vous accueillerai volontiers — en présentiel ou en visio — pour en parler ensemble à votre rythme.

Bien à vous,

Valérie
Psychothérapie Gestalt

Valerie Charrier Psy sur La Verrie

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4 NOV. 2025

Bonjour,

On sent à travers vos mots toute la profondeur de la blessure, la solitude dans laquelle vous vous trouvez, et le courage qu’il vous a fallu pour faire face à cette histoire, puis pour en parler. Vous avez entrepris un travail thérapeutique essentiel, celui de regarder enfin la vérité de ce que vous avez vécu, de sortir du déni et d’essayer de vous reconstruire à partir de là. Ce n’est jamais un chemin facile, et ce que vous traversez aujourd’hui en est une conséquence directe, lorsque l’un des membres d’un système familial commence à se libérer, tout le système est ébranlé.

Votre mère, sans en avoir conscience, réagit à la peur et à la dissonance intérieure que cela provoque. En reconnaissant la violence de votre père et son rôle passif, elle serait confrontée à une immense culpabilité et à une douleur qu’elle n’est pas prête à affronter. C’est souvent plus supportable, psychiquement, de transformer celle qui parle — vous — en menace ou en agresseur, plutôt que d’accepter la réalité de la violence subie ou transmise. Cela ne justifie pas son comportement, mais cela permet d’en comprendre la logique défensive : elle se protège de la douleur, en vous rejetant.

Vous n’avez rien détruit. Ce que vous avez fait, c’est mettre de la lumière là où il y avait de l’ombre. C’est douloureux pour tout le monde, mais c’est un acte de vérité et de courage. Ce que vous ressentez, la culpabilité, le doute, la nostalgie des bons moments est très humain. Ces souvenirs heureux n’effacent pas la violence vécue ; ils coexistent avec elle, et c’est souvent ce paradoxe qui rend le deuil d’une famille toxique si difficile.

Il vous faudra du temps pour apaiser cette tempête intérieure, pour retrouver un sentiment d’équilibre et de sécurité. Pour le moment, la coupure est probablement une manière de vous protéger, de créer un espace respirable, un espace à vous. Cet espace est nécessaire à la reconstruction de vos propres repères émotionnels, en dehors de la confusion et du renversement des rôles que vous avez longtemps portés.

Vous êtes déjà engagée sur le chemin de la réparation. Votre lucidité, votre capacité à mettre des mots, et votre désir de comprendre montrent une très grande force intérieure. Même si aujourd’hui la douleur prend toute la place, il y a derrière cette crise une forme de renaissance en train de s’opérer : celle d’une femme qui se réapproprie son histoire, son identité, et sa valeur.

Prenez soin de cette partie de vous qui se sent encore perdue, elle a besoin de douceur, de temps et de sécurité.
Continuez à être accompagnée dans ce processus, à parler, à écrire si cela vous aide. Il n’y a pas de bonne manière de traverser cela, mais il y a une vérité à tenir : vous n’êtes pas responsable du déni des autres, ni de leur incapacité à affronter leurs propres blessures.

Bien à vous,

Brigitte Chapuis Psy sur Rennes

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